Une drôle de prière à Notre-Dame des Relous, pour les gens que nous avons du mal à supporter (mais si mais si, c'est une vraie prière ); par Edmond Prochain :
Mon Dieu, recevez la prière
D’un pauvre pécheur maladroit
Qui s’abreuve parfois de bière
Et d’autre chose par surcroît ;
Vous qui mourûtes sur la croix
Les bras ouverts à la souffrance,
Prenez mon cœur en désarroi,
Je vous donne toute créance.
Quand je gigote dans l’ornière
De mes vieux péchés aux abois
M’empoignez donc par la crinière
Et me refaites marcher droit ;
Pour que je reste de sang-froid
Sur le chemin des pénitences
Quelques bons mots au bon endroit,
Je vous donne toute créance.
Quand tintera l’heure dernière
En ma tête pleine d’effroi
Et que le diable à sa manière
Dansera son sabbat sur moi,
Me mandez vite, si je chois,
La Vierge de toute espérance
Qui sait vous mater le Sournois :
Je vous donne toute créance.
ENVOI
Mon âme de longs jours a froid
Quand souffle la désespérance,
Réchauffez-la comme autrefois,
Je vous donne toute créance.
Alphonse PICHÉ, Ballades de la petite extrace,
Éditions Fernand Pilon, l946.
Notre-Dame des Relous, accueillez-moi comme votre petite enfant chérie !
Notre-Dame des Fâcheux, vous pouvez compter sur ma dévotion aussi parfaite que mon humilité et mon inépuisable charité (ma patience en revanche est vite épuisée) !
Notre-Dame des Casse-pieds, priez pour nous !
avant que j'
Teano
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"
Messages dans cette couleur (ou à peu près...) : modération du forum
«Nous avons besoin de Toi seul autre et de nul autre. Seul Toi qui nous aimes, Tu peux avoir pour nous tous qui souffrons la pitié que chacun de nous éprouve pour soi. Tu peux seul sentir combien est grand, immensément grand le besoin de Toi en ce monde, en cette heure du monde...
Tous ont besoin de Toi, même ceux qui t’ignorent ; bien plus ceux qui l’ignorent que ceux qui le savent. L’affamé croit chercher du pain, il a faim de Toi ; l’altéré s’imagine qu’il veut de l’eau et il a soif de Toi ; le malade a l’illusion de désirer la santé et son mal est l’absence de Toi. Qui en ce monde cherche le Beau, Te cherche Toi, sans le savoir, Toi qui es la Beauté entière et parfaite ; celui qui lit dans ses pensées poursuit le Vrai, Te poursuit Toi, Qui est l’unique Vérité digne d’être connue et celui qui tend les bras vers la Paix, les étend vers Toi qui es la seule paix où puissent reposer les cœurs. Ils t’appellent sans savoir qu’ils t’appellent et leur cri est indiciblement plus douloureux que le nôtre.
Nous avons aujourd’hui, en tes journées malignes, en ces années qui sont un amoncellement d’horreur et de douleur, nous avons besoin, sans retard, d’être sauvés. Si tu étais un Dieu jaloux et acrimonieux, un Dieu qui tient rancune, un Dieu vindicatif, un Dieu seulement juste, tu n’accueillerais pas notre prière. Tout ce que les hommes pouvaient te faire de mal – plus après ta mort que durant ta vie – ils te l’ont fait ; nous tous nous te l’avons fait... Mais tu as pardonné tout et toujours. Tu sais, toi qui as vécu parmi nous, le fond de notre nature malheureuse.»
Giovanni PAPINI, Vie de Jésus, Payot.
Recueilli dans Devant Dieu, anthologie de la prière chrétienne,
par Pierre Richard et Bernard Giraud,
Éditions Xavier Mappus, 1948.
Rien qu'aujourd'hui, je serai heureux de vivre ma journée
sans chercher à résoudre le problème de toute ma vie.
Rien qu'aujourd'hui, je prendrai grand soin de me com-
porter et d'agir de manière courtoise.
Je ne critiquerai personne, je ne prétendrai corriger ou
régenter qui que ce soit, excepté moi-même.
Rien qu'aujourd'hui, je serai heureux avec la certitude
d'avoir été crée pour le bonheur, non seulement dans
l'autre monde mais également dans celui-ci.
Rien qu'aujourd'hui, je ferai une bonne action et n'en
parlerai à personne.
Je croirai fermement même si les circonstances attestent
le contraire que la providence de Dieu s'occupe de moi,
comme si rien d'autre n'existait au monde. Je n'aurai
aucune crainte. Je n'aurai pas peur d'apprécier ce qui est
beau et de croire à la bonté.
Julius Margolin écrivait pour dénoncer l'Intolérance :
"... "A qui la faute", dit le haineux. Il trouve toujours un offenseur à portée de main. Et si d'aventure celui-ci ne se montre pas, il faudra le débusquer, le démasquer."