La situation politique en Syrie
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jean_droit
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La situation militaire en Syrie
Simplement pour vous citer, à travers le Salon beige, un article tout à fait intéressant qui fait le point sur la situation militaire en Syrie avec de nombreuses cartes assez lisibles et assez détaillées.
http://fr.sputniknews.com/points_de_vue ... 81707.html
http://fr.sputniknews.com/points_de_vue ... 81707.html
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jean_droit
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Un projet de partition de la Syrie
Le Salon Beige nous rappelle la situation des chrétiens en Syrie.
Et revient cette idée de partition de la Syrie redoutée par de nombreux syriens modérés dont les chrétiens.
Pourtant la partition de l'Irak et de la Syrie me semble personnellement avoir du sens. Au lieu de défendre des frontières qui n'existent plus et l'union de peuples de plus en plus désunis il vaut mieux séparer ceux qui se haïssent.
Lire le site de la christianophobie nous montre bien, aussi, l'état des lieux. Triste !
http://www.christianophobiehebdo.fr/
Et que faisons nous pour amener la paix ? Rien ! Rien de rien ! Si ce n'est exister les combattants tueurs :
https://fr.news.yahoo.com/blogs/ravanel ... 26338.html
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog ... syrie.html
Et revient cette idée de partition de la Syrie redoutée par de nombreux syriens modérés dont les chrétiens.
Pourtant la partition de l'Irak et de la Syrie me semble personnellement avoir du sens. Au lieu de défendre des frontières qui n'existent plus et l'union de peuples de plus en plus désunis il vaut mieux séparer ceux qui se haïssent.
Lire le site de la christianophobie nous montre bien, aussi, l'état des lieux. Triste !
http://www.christianophobiehebdo.fr/
Et que faisons nous pour amener la paix ? Rien ! Rien de rien ! Si ce n'est exister les combattants tueurs :
https://fr.news.yahoo.com/blogs/ravanel ... 26338.html
Hollande veut neutraliser Assad
Par Olivier Ravanello | Le Monde selon Ravanello – mer. 26 août 2015
En Syrie la situation ne cesse d’empirer mais la France garde la même ligne politique. À défaut d’efficacité, ça a au moins le mérite de la constance. Sous les ors de la salle des fêtes de l’Élysée, François Hollande a repris son raisonnement syrien qui doit mener la démocratie sur le chemin de Damas.
Le préambule est classique. Le chef de l’État le répète désormais à chaque intervention : « Si on m’avait écouté on n'en serait pas là. » Si les Américains avaient bombardé le régime, tout aurait été réglé et Hollande d’oser un raccourci saisissant : « L’inaction de la communauté internationale a coûté cher, très cher. Daesh qui n’existait pas alors en Syrie s’est installé. »
.....
On n’aime pas se retrouver seul en rase campagne après être monté au front pour s’apercevoir que ses alliés ne suivent pas et sont encore à couvert. Mais depuis, ça tourne à la marotte que rien ne justifie vraiment d’ailleurs.
Qui peut dire ce qui se serait passé si le régime était tombé en septembre 2013 ? La victoire des modérés ? Peut-être
.....
On peut aussi penser que, sans le régime syrien, Daesh aurait eu un boulevard devant lui et qui sait si le drapeau noir ne flotterait pas sur Damas.
Mais passons. Aujourd’hui reste la question de fond. La France fait la guerre avec une coalition internationale hétéroclite (États-Unis, France, Royaume-Uni, Arabie saoudite, Qatar avec l’appui tacite de la Turquie), dont le seul ciment est la volonté de renverser Assad. Soit. Mais quel est l’objectif ensuite ? Réponse du président là aussi constante : « Garder les structures de l’État syrien mais sans Assad et ses proches, qui ont du sang sur les mains. » Eviter de répéter l’erreur américaine en Irak : « Assad doit partir. » Cette position, au passage, n’est pas née d’Hollande. C’est Nicolas Sarkozy qui l’avait formulée le premier en janvier 2012 devant les armées. Constance de la France donc… Mais comment convaincre Assad de partir ?
Sur ce point, le chef de l’État a franchi une ligne jaune aujourd’hui : « Il faut neutraliser Bachar el-Assad. » Neutraliser. On trouve généralement le terme dans la bouche des barbouzes. On neutralise avec une balle dans la tête.
....
C’est peut être une façon d’essayer de faire peur à Bachar. Mais c’est encore oublier une chose. Les Assad ne sont pas les Ben Ali. Il en faut plus pour les effrayer. C‘est surtout oublier que ce n’est pas un homme ou une famille qui contrôle l’état syrien. C’est un clan. Celui des Alaouites. Une minorité religieuse qui a toujours été persécutée dans la région par les sunnites, qui les voient comme une secte de mécréants à éradiquer. Plus de mille ans que ça dure. Pour survivre, ils se sont repliés dans les montagnes, ont théorisé la duplicité, le mensonge sur sa croyance si cela est nécessaire pour survivre.
Et aujourd’hui Assad est leur bouclier. « Tu es avec Assad, tu es avec toi-même », dit un slogan. S’il tombe ce ne sera pas lui et ses proches qui seront passés au fil de l’épée, mais tous les Alaouites et ils le savent mieux que personne. C’est cela qui explique la solidité de ce régime en comparaison avec ceux des Ben Ali ou des Kadhafi. Ils se battent pour leur survie.
Pour neutraliser Assad, il faudrait qu’il soit cerné de toute part (et encore). Que ses alliés le lâchent. Les Russes et l’Iran. Téhéran qui, dans la bouche du président de la République, est devenu par la grâce des accords de Vienne une puissance capable de résoudre les crises régionales. C’est peut-être aller un peu vite en besogne. Pour neutraliser Assad, mieux vaut compter sur les Navy Seal ! En encore. Pas sûr que le clan ne tombe pour autant.
Ce 25 août, François Hollande a poussé encore plus loin son positionnement sur la Syrie. Les monarchies du Golfe lui en sauront gré. Mais au final s’il faut un jour faire machine arrière, le chemin de Damas sera long à faire à reculons.
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog ... syrie.html
Il y a un projet de partition de la Syrie
Monseigneur Tabeh, évêque syriaque catholique de Damas, répond à Christianophobie Hebdo :
"[...] Les chrétiens ont été abandonnés des pays qui étaient leurs soutiens historiques. La France a perdu sa souveraineté pour se mettre à la botte des États-Unis et d’Israël. Quelle tristesse de voir la France rentrer ainsi dans la mafia internationale ! Jusqu’au début de la guerre, les chrétiens vivaient bien en Syrie. Désormais, ils souffrent de la situation sécuritaire, sanitaire, économique... comme tous les autres Syriens. C’est pourquoi je veux être là pour eux, plus que jamais.
Quel message faites-vous passer à vos fidèles ?
Celui de l’espérance, qui est celui de Notre Seigneur! Mais j’encourage également mes fidèles à passer du temps avec les musulmans, à discuter avec eux, à renforcer des liens qui existent déjà. La Syrie est un pays multiconfessionnel dans lequel nous avons su vivre ensemble; nous continuerons. Ne regardez pas cette mosaïque culturelle et religieuse avec vos yeux européens.
Vous connaissez un fanatisme qui nous a très longtemps été totalement étranger et dont nous souffrons pendant cette guerre. En Syrie, nous sommes tous Syriens, chrétiens et musulmans, et la situation est différente: cela se passait vraiment bien. En Europe, vous avez toutes les menaces. Celle de l’islamisme, bien entendu, mais également celle de la perversion morale. Les chrétiens occidentaux n’ont plus rien, vos gouvernants combattent le christianisme en permanence. Cela n’est pas le cas ici.
Cette entente vous semble désormais compromise ?
Dans le cœur des Syriens, non. Dans la tête de ceux qui s’acharnent contre la Syrie, c’est le but. Les grandes puissances n’aiment jamais les pays qui s’appliquent à rester indépendants. Il y a un projet de partition de la Syrie, parce que c’est le seul moyen de l’affaiblir. Les tensions communautaires sont alimentées à cette fin. [...]"
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Qui veut la paix au Proche Orient ? Personne
Qui veut la paix au Proche Orient ? Personne. Alors ne nous étonnons pas de cette masse de réfugiés qui envahissent les frontières sud de l'Europe.
La France veut la défaite de Assad et de son camp, les Allaouites.Maintenant il envisage de frapper l'Etat Islamique en Syrie.
https://fr.news.yahoo.com/la-france-env ... 34720.html
Début article :
Belle façon de faire la paix. Surtout que ce qu'il propose et ce qu'il a toujours proposé c'est plus de guerre, plus d'armes et plus de morts. Qu'on le veuille ou non, que cela nous plaise ou non, l'Etat Islamique fait maintenant partie du conflit. Si l'on veut la paix il faut ou le détruire, ce qui me semble guère possible en profondeur, ou composer avec lui. Cela devrait, sans doute, passer par une partition de la Syrie. Aïe ! Aïe ! Mais pour l'instant notre président est partisan des destructions et de la mort ... propre, bien sûr.
Pour continuer ce tout petit tour d'horizon on peut parler de l'action de la Russie. Sur le terrain il semble que Assad ne soit pas en bonne posture. Alors ses alliés vont à sa rescousse. De l'action de l'Iran on est peu au courant mais un peu plus de celle des Russes.
Lu dans Aleteia :
http://fr.aleteia.org/2015/09/05/syrie- ... 05/09/2015
D'autres informations du même type et plus précises sont déjà parues. Sur l'implication des pilotes russes, et sans doute des avions russes. Ce ne sont pas ces informations qui ne concernent que deux des protagonistes, alors qu'ils doivent une dizaine, qui sont signes de paix.
Au moins ce que pourrait faire la France c'est se retirer le plus possible de ce conflit. Ce serait déjà un premier pas. Puis d'essayer de s'entendre avec les intervenants étrangers au Moyen Orient. Avant de participer modestement à une construction de la paix qui impliquerait, bien, sûr tous les belligérants.
La France veut la défaite de Assad et de son camp, les Allaouites.Maintenant il envisage de frapper l'Etat Islamique en Syrie.
https://fr.news.yahoo.com/la-france-env ... 34720.html
Début article :
En gros il veut bien faire la paix mais sans deux des protagonistes principaux de la guerre en Syrie et seulement avec ses alliés.PARIS (Reuters) - La France envisage de frapper les djihadistes de l'Etat islamique (EI) en Syrie et non plus seulement en Irak, écrit Le Monde à la une de son édition à paraître samedi.
La crise des réfugiés qui fuient la guerre civile en Syrie expliquerait ce changement de stratégie. "Tout le monde se rend compte que ça ne peut plus continuer en l'état", déclare une source citée par le journal.
La France est engagée depuis septembre 2014 dans la coalition mise en place contre l'EI en Irak mais s'est refusée jusqu'à présent à intervenir militairement en Syrie.
L'entourage du président français n'a pas commenté les informations du Monde, renvoyant à la conférence de presse semestrielle que François Hollande doit donner lundi matin à l'Elysée.
"Le président redonnera sa position et ses perspectives", a-t-on déclaré.
Jeudi, le chef de l'Etat a de nouveau appelé à une "solution politique" en Syrie tout en appelant de ses voeux des décisions de la communauté internationale.
Belle façon de faire la paix. Surtout que ce qu'il propose et ce qu'il a toujours proposé c'est plus de guerre, plus d'armes et plus de morts. Qu'on le veuille ou non, que cela nous plaise ou non, l'Etat Islamique fait maintenant partie du conflit. Si l'on veut la paix il faut ou le détruire, ce qui me semble guère possible en profondeur, ou composer avec lui. Cela devrait, sans doute, passer par une partition de la Syrie. Aïe ! Aïe ! Mais pour l'instant notre président est partisan des destructions et de la mort ... propre, bien sûr.
Pour continuer ce tout petit tour d'horizon on peut parler de l'action de la Russie. Sur le terrain il semble que Assad ne soit pas en bonne posture. Alors ses alliés vont à sa rescousse. De l'action de l'Iran on est peu au courant mais un peu plus de celle des Russes.
Lu dans Aleteia :
http://fr.aleteia.org/2015/09/05/syrie- ... 05/09/2015
La Russie à la manœuvre en Syrie
Alors que la Syrie s’enfonce dans la confusion, le gouvernement de Vladimir Poutine se présente comme le dernier rempart contre Daesh.
Le conflit syrien dure depuis quatre ans, aggravant chaque jour la situation d’une population dont la moitié a déjà fui le pays. Les divers groupes rebelles opposés à Bachar el-Assad, se combattent régulièrement entre eux (Aleteia), simplifiant singulièrement la tâche d’une armée syrienne exsangue.
Outre l’autoproclamé État islamique (EI), des forces comme le Front Al-Nosra bénéficient de soutiens internationaux puissants, qui entretiennent le conflit. L’un de nos confrères syriens, journaliste de l’édition Aleteia en langue arabe, confie : « Cette guerre ne pourra pas être résolue par les seuls Syriens, elle ne sera gagnée par l’un ou l’autre des camps, que s’il est massivement soutenu par des forces étrangères ».
Des groupes terroristes milliardaires
Or l’armée arabe syrienne de Bachar el-Assad, donnée pour morte en 2012, s’est révélée plus résistante que prévu devant les assauts de l’Armée syrienne libre dans un premier temps, puis face aux groupes islamistes radicaux comme Al-Nosra, filiale d’Al-Qaïda ou encore l’État islamique. Tous ces groupes ont bénéficié de soutiens officiels ou officieux considérables. Les Chrétiens d’Alep, la ville syrienne assiégée, constatent que les rebelles disposent de moyens en artillerie qui semblent illimités (Aleteia).
Malgré tout, la dispersion des groupes rebelles et la résistance du triptyque – armée arabe syrienne, milices pro-gouvernementales et Hezbollah – les ont jusqu’à présent privé de la victoire. De plus, la folie destructrice de l’organisation État islamique fédère contre elle de nouvelles forces, et en premier lieu « l’Ours russe », qui s’était bien gardé d’intervenir militairement jusqu’à présent.
Bruit de bottes
À plusieurs reprises cet été, une rumeur a prétendu que des avions et des pilotes russes étaient venus renforcer l’Armée arabe syrienne. D’abord démentie par le Kremlin, l’information peut être sérieusement étayée par des éléments incontestables, comme le passage du détroit du Bosphore par le Nikolai Filchenkov, navire de transport russe, manifestement chargé de matériel militaire (comme le rapporte le site d’informations américain le Daily Beast).
Mais l’élément le plus déterminant qui plaide en faveur d’une action plus directe de la Russie en Syrie, c’est qu’elle est confortée par le silence de la diplomatie des États-Unis. Il n’y a plus d’appel à « renverser Assad », et le ton général serait plutôt de lutter en priorité contre l’État islamique.
Poutine « défenseur des chrétiens d’Orient »
Alors que la France a une tradition de la défense des chrétiens d’Orient qui remonte à l’époque Louis IX, c’est à présent Vladimir Poutine qui endosse ce rôle aux yeux des chrétiens de Syrie, malmenés, qui espèrent désormais une victoire d’el-Assad. Ils se réjouiraient donc d’une intervention militaire russe. Mais elle pourrait avoir des implications redoutables pour l’équilibre de la région. Israël notamment ne verrait pas d’un bon œil l’arrivée d’avions de chasse modernes, susceptibles de lui interdire l’accès au ciel syrien.
D'autres informations du même type et plus précises sont déjà parues. Sur l'implication des pilotes russes, et sans doute des avions russes. Ce ne sont pas ces informations qui ne concernent que deux des protagonistes, alors qu'ils doivent une dizaine, qui sont signes de paix.
Au moins ce que pourrait faire la France c'est se retirer le plus possible de ce conflit. Ce serait déjà un premier pas. Puis d'essayer de s'entendre avec les intervenants étrangers au Moyen Orient. Avant de participer modestement à une construction de la paix qui impliquerait, bien, sûr tous les belligérants.
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Re: Qui veut la paix au Proche Orient ? Personne
Et pourquoi pas dans la foulée sortir de l'OTAN ... bon, ok, il est peu probable que cela arrive, mais on peut toujours rêver ... (Il est loin l'ami Charles, mais toujours dans mon coeur)jean_droit a écrit :...
Au moins ce que pourrait faire la France c'est se retirer le plus possible de ce conflit. Ce serait déjà un premier pas. Puis d'essayer de s'entendre avec les intervenants étrangers au Moyen Orient. Avant de participer modestement à une construction de la paix qui impliquerait, bien, sûr tous les belligérants.
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Re: Qui veut la paix au Proche Orient ? Personne
Personne ne croit donc au bon sens revenu à la tête des USA ?jean_droit a écrit : Mais l’élément le plus déterminant qui plaide en faveur d’une action plus directe de la Russie en Syrie, c’est qu’elle est confortée par le silence de la diplomatie des États-Unis. Il n’y a plus d’appel à « renverser Assad », et le ton général serait plutôt de lutter en priorité contre l’État islamique.
Heureusement que Poutine est là pour penser à la place de tous nos dangereux dirigeants.
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jean_droit
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Re: La situation politique en Syrie
1- Cela fait une bonne année que les Etats Unis ont décidé de se retirer sur la pointe des pieds du guêpier moyen oriental.
Ils me semblent se limiter au "service minimum".
Je croyais que la France avait pris le même chemin mais je vois que notre "général en chef" veut réanimer la guerre.
Dommage ....
Alors que nous devrions rechercher la paix ... ne serait-ce, égoïstement, que pour arrêter cette "invasions" de migrants.
2- La Russie me semble-t-il avait pris les mêmes résolutions mais l'affaiblissement actuel des allaouites l'oblige à les réarmer. La Russie n'est pas disposée à perdre ses liens avec la Syrie.
3- Le Moyen Orient est vraiment à feu et à sang. De plus en plus de protagonistes divers se font la guerre.
Depuis le début des conflits l'Arabie Saoudite et la Turquie sont intervenus à travers leurs alliés et beaucoup plus que l'on ne croit.
Mais maintenant l'Arabie Saoudite intervient directement au Yemen avec des pertes importantes au niveau des combattants et au niveau des civils.
La Turquie s'y est mise aussi en bombardant et tuant des kurdes.
Et nous nous allons nous y mettre aussi ...
4- Il me semble illusoire de penser que qui que ce soit pourra vaincre son ou ses ennemis. Et même si c'est le cas ces défaites auront des conséquences pour de nombreuses années. Vaincre l'Etat Islamique ce n'est pas vaincre le terrorisme islamique.
Ils me semblent se limiter au "service minimum".
Je croyais que la France avait pris le même chemin mais je vois que notre "général en chef" veut réanimer la guerre.
Dommage ....
Alors que nous devrions rechercher la paix ... ne serait-ce, égoïstement, que pour arrêter cette "invasions" de migrants.
2- La Russie me semble-t-il avait pris les mêmes résolutions mais l'affaiblissement actuel des allaouites l'oblige à les réarmer. La Russie n'est pas disposée à perdre ses liens avec la Syrie.
3- Le Moyen Orient est vraiment à feu et à sang. De plus en plus de protagonistes divers se font la guerre.
Depuis le début des conflits l'Arabie Saoudite et la Turquie sont intervenus à travers leurs alliés et beaucoup plus que l'on ne croit.
Mais maintenant l'Arabie Saoudite intervient directement au Yemen avec des pertes importantes au niveau des combattants et au niveau des civils.
La Turquie s'y est mise aussi en bombardant et tuant des kurdes.
Et nous nous allons nous y mettre aussi ...
4- Il me semble illusoire de penser que qui que ce soit pourra vaincre son ou ses ennemis. Et même si c'est le cas ces défaites auront des conséquences pour de nombreuses années. Vaincre l'Etat Islamique ce n'est pas vaincre le terrorisme islamique.
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etienne lorant
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Re: La situation politique en Syrie
En annonçant jeudi 10 septembre, par la voix de son porte-parole Josh Earnest, que les États-Unis allaient s’efforcer d’accueillir 10 000 Syriens au cours de l’année fiscale qui débutera au 1er octobre, le président Barack Obama a voulu montrer que les États-Unis participaient à l’élan de solidarité vis-à-vis des réfugiés qui tentent de fuir un pays livré au chaos. Un effort relatif rapporté aux chiffres avancés par l’Allemagne, notamment, mais qui marque néanmoins une véritable inflexion par rapport aux années précédentes. Le porte-parole du département d’Etat, John Kirby, avait déjà donné une idée des ambitions américaines en annonçant le 24 août que Washington envisageait d’accueillir entre 5 000 et 8 000 réfugiés pour l’année fiscale à venir.
Les États-Unis ont accueilli en moyenne 70 000 réfugiés par an depuis plus d’une décennie, toutes origines géographiques confondues, mais la proportion de Syriens est restée infime jusqu’à cette année.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/international/art ... a07UP3V.99
Les États-Unis ont accueilli en moyenne 70 000 réfugiés par an depuis plus d’une décennie, toutes origines géographiques confondues, mais la proportion de Syriens est restée infime jusqu’à cette année.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/international/art ... a07UP3V.99
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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jean_droit
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Re: La situation politique en Syrie
"10.000 réfugiés en 2016 aux Etats Unis" ?
Epsilon en bon français.
Alors qu'ils sont parmi les principaux responsables de l'état du Moyen Orient.
"24.000 réfugiés d'ici fin 2016 en France" ?
C'est très peu et presque honteux par rapport à d'autres pays.
Ce ne peut être la propagande gouvernementale qui peut cacher la réalité.
Mais comme le flot des réfugiés n'est pas près de se calmer ces chiffres ne changent rien.
Au total combien seront-ils ? Le chiffre de 1.000.000 est souvent cité.
Si on ne veut pas les faire rentrer, eh bien ! ils rentreront quand même et grossiront la masse des clandestins.
La seule solution est de faire la paix non pas à nos conditions mais aux conditions de la paix.
En essayant, d'abord, de la négocier, bien sûr, avec l'Etat Islamique tout en essayant de le contenir.
Ou alors prolongeons la guerre d'un an ou deux avec ses conséquences au Moyen Orient ... et chez nous.
Epsilon en bon français.
Alors qu'ils sont parmi les principaux responsables de l'état du Moyen Orient.
"24.000 réfugiés d'ici fin 2016 en France" ?
C'est très peu et presque honteux par rapport à d'autres pays.
Ce ne peut être la propagande gouvernementale qui peut cacher la réalité.
Mais comme le flot des réfugiés n'est pas près de se calmer ces chiffres ne changent rien.
Au total combien seront-ils ? Le chiffre de 1.000.000 est souvent cité.
Si on ne veut pas les faire rentrer, eh bien ! ils rentreront quand même et grossiront la masse des clandestins.
La seule solution est de faire la paix non pas à nos conditions mais aux conditions de la paix.
En essayant, d'abord, de la négocier, bien sûr, avec l'Etat Islamique tout en essayant de le contenir.
Ou alors prolongeons la guerre d'un an ou deux avec ses conséquences au Moyen Orient ... et chez nous.
Dernière modification par jean_droit le ven. 11 sept. 2015, 12:58, modifié 1 fois.
- Marie du 65
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Re: La situation politique en Syrie
Oui c'est peu pour un pays aussi grand!!!
Tu Aimeras ton Prochain comme Toi-même
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jean_droit
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Re: La situation politique en Syrie
Je parlais d'un million de réfugiés .... d'autres font d'autres prévisions. 300 préfabriqués en Hongrie ... une misère. Il faut dire que cette migration a pris presque tout le monde par surprise. J'ai l'impression que nous sommes bien dépassés.
https://fr.news.yahoo.com/des-millions- ... 37458.html
https://fr.news.yahoo.com/des-millions- ... 37458.html
Des millions de Syriens pourraient se réfugier en Europe
GENEVE (Reuters) - Plusieurs millions de réfugiés syriens pourraient tenter de trouver l'asile en Europe s'il n'est pas mis fin à la guerre en Syrie, estime le directeur régional de l'Unicef pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, vendredi.
"Il pourrait y avoir des millions et des millions de réfugiés supplémentaires quittant la Syrie pour rejoindre l'UE voire aller au-delà", a dit Peter Salama, rappelant que huit millions de personnes ont été déplacées par le conflit syrien.
De son côté, le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) a demandé la création immédiate de centres d'accueil de taille suffisante en Italie, en Grèce et en Hongrie.
"Nos premières estimations montrent des besoins supérieurs mais la priorité doit maintenant être de s'assurer que tous les Etats membres participent à cette initiative et qu'elle est mise en oeuvre immédiatement", a dit le Haut Commissaire de l'Onu pour les réfugiés dans un communiqué.
Un porte-parole du HCR a annoncé que l'agence onusienne allait envoyer des structures préfabriquées pour loger 300 familles en Hongrie avec l'accord des autorités de Budapest.
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Re: La situation politique en Syrie
Pourtant Daesh avait dit qu'ils feraient fuir 500 000 personnes donc c'était prévisible, prévu et pas fini.jean_droit a écrit : Il faut dire que cette migration a pris presque tout le monde par surprise. J'ai l'impression que nous sommes bien dépassés.
Le but étant effectivement de déstabiliser l'Europe et y faire pénétrer leurs terroristes.
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
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jean_droit
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Re: La situation politique en Syrie
Pour appuyer vos propos je viens de voir cette information :
Information à prendre avec des pincettes.Deux terroristes islamistes identifiés par les services secrets hongrois, sont rentrés parmi les clandestins syriens 10 septembre 2015 - Rubrique : FRANCE Immigration sauvage à Budapest Les services secrets hongrois ont annoncé aujourd’hui avoir identifié deux terroristes arabes, qui ont pénétré en Europe avec le flux migratoire.
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jean_droit
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Re: La situation politique en Syrie
Il me semble vital d'oeuvrer pour la paix et non pour la guerre.
Pendant que le président Hollande se prépare à la guerre en Syrie à travers des bombardements sur l'Etat Islamique,
Pendant qu'il proclame à corps et à cris que Assad est son ennemi,
Une marée humaine de syriens, d'irakiens etc ... déferle sur l'Europe.
Les français pensent, majoritairement, qu'il faudrait que nous "allions" en Syrie .... pour, je suppose, ajouter la guerre à la guerre et la mort à la mort.
https://fr.news.yahoo.com/majorit%C3%A9 ... 32764.html
Une telle intervention ne serait profitable que si elle correspond à une guerre "éclair" sinon nous risquons de nous embourber.
Et, encore, l'exemple irakien montre qu'une victoire rapide ne nous libère pas de lendemains sanglants.
D'autre part comment réagirait la population musulmane de Syrie et d'ailleurs. Nous ressentirait-elle comme des agresseurs ou des libérateurs. Faisons très attention aux réactions du monde arabe.
Et de quel droit allons nous décider de ce qui est bon ou mauvais pour les syriens et de quel droit allons nous guerroyer en Syrie ?
En pratique nous sommes déjà embourbés.
Il serait bon de revoir complètement notre stratégie afin d'arriver très rapidement à la paix et de limiter le nombre de réfugiés :
https://fr.news.yahoo.com/armes-chimiqu ... 56494.html
Doit-on composer avec lui en essayant de lui faire limiter ses exactions ?
Doit-on essayer de le faire disparaître et avec quels alliés fiables et quels moyens ?
Pendant que le président Hollande se prépare à la guerre en Syrie à travers des bombardements sur l'Etat Islamique,
Pendant qu'il proclame à corps et à cris que Assad est son ennemi,
Une marée humaine de syriens, d'irakiens etc ... déferle sur l'Europe.
Les français pensent, majoritairement, qu'il faudrait que nous "allions" en Syrie .... pour, je suppose, ajouter la guerre à la guerre et la mort à la mort.
https://fr.news.yahoo.com/majorit%C3%A9 ... 32764.html
Une majorité de Français en faveur d’une intervention militaire au sol en Syrie : les multiples raisons tactiques et politiques qui s'y opposent
Un sondage de l'Ifop et du JDD révélait ce week-end que 56% des Français se déclarent en faveur d'une intervention militaire terrestre en Syrie. Pourtant, la France n'a pas les moyens militaires de le faire, les Etats-Unis en période pré-électorale ne veulent pas d'un nouveau bourbier, et l'absence de solution politique rend cette éventualité intenable.
Atlantico : 56% des Français se déclarent favorables à une participation de la France à une éventuelle intervention militaire terrestre, dans le cadre d'une coalition militaire internationale, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche (JDD). Est-ce souhaitable et réaliste?
Alain Rodier : La question ne se pose même pas car une intervention terrestre est aujourd’hui totalement impossible pour des raisons simplement tactiques (qui viennent s’ajouter à celles qui peuvent être qualifiées de politiques). A savoir qu’une offensive militaire destinée à vaincre Daesh devrait descendre l’Euphrate et le Tigre pour reprendre Raqqa, la « capitale » de l’Etat Islamique et Mossoul, le poumon économique de l’Emirat (on peut discuter du ou des points de départ d’une telle opération). Pour avoir une chance de succès raisonnable, ces opérations devraient engager chacune au moins 150 000 hommes soit un total de 300 000 militaires. Bien sûr, l’armée française actuellement à la manœuvre au Sahel, en France dans l’opération sentinelle et sur des implantations extérieures, n’a plus un soldat disponible. On nous a aussi habitué à la guerre « zéro mort » (pour l’attaquant). L’offensive décrite ci-avant provoquerait immanquablement des pertes qui se compteraient par centaines car l’ennemi est prêt à se sacrifier volontairement. Je tiens à souligner ici que les armées françaises réalisent tous les jours des miracles pour remplir les missions qui leur sont données par le pouvoir politique.
Une telle intervention ne serait profitable que si elle correspond à une guerre "éclair" sinon nous risquons de nous embourber.
Et, encore, l'exemple irakien montre qu'une victoire rapide ne nous libère pas de lendemains sanglants.
D'autre part comment réagirait la population musulmane de Syrie et d'ailleurs. Nous ressentirait-elle comme des agresseurs ou des libérateurs. Faisons très attention aux réactions du monde arabe.
Et de quel droit allons nous décider de ce qui est bon ou mauvais pour les syriens et de quel droit allons nous guerroyer en Syrie ?
En pratique nous sommes déjà embourbés.
Il serait bon de revoir complètement notre stratégie afin d'arriver très rapidement à la paix et de limiter le nombre de réfugiés :
https://fr.news.yahoo.com/armes-chimiqu ... 56494.html
Reste le problème de l'Etat Islamique.Armes chimiques de l’Etat islamique : les Etats-Unis et la France sont-ils en train de se rendre compte de l’erreur commise en prenant Bachar el-Assad comme ennemi numéro 1 en Syrie ?
Atlantico.fr
La récente découverte en Syrie de la fabrication et de l'utilisation d'armes chimiques par l'Etat islamique pourrait bien faire évoluer les positions Franco-américaines vers une position plus convergente avec la Russie.
Atlantico : Avec cette nouvelle, en quoi pourrait faire remettre en question le choix de François Hollande et Barrack Obama de mettre Bachar El Assad en ennemi n°1, plutôt que l’Etat islamique ?
Alexandre del Valle : Il est certain qu’il y a une évolution des positions du côté de l’Union Européenne. Notamment celle de François Hollande, qui était le plus anti-Bachar avec les Américains, voire pire que les Américains il n’y a pas très longtemps.
Tout à coup, même si Laurent Fabius reste anti-Bachar, François Hollande a fait comprendre que, finalement, nous pourrions nous accommoder d’un Bachar qui aurait un nouveau rôle, sans réellement avoir du pouvoir pendant un certain temps.
Ensuite nous nous acheminerions vers une solution plus pragmatique, où l’on mettrait à la table à la fois les gens du régime et ceux qui ne le sont pas.
Avant François Hollande voulait exclure d’emblée Bachar du régime. Dans mon livre le Chaos syrien, que nous avions écrit avec l’opposante syrienne Randa Kassis nous avions justement dit que cette solution n’était pas réaliste et qu’il fallait absolument associer les deux partis.
Nous ne pouvons pas exclure d’emblée un régime. Nous revenons enfin à la raison. C’est un vrai changement. Nous allons vers une solution où certain du régime seront associés à une part des négociation pour un « après Bachar » , mais en attendant Bachar serait confirmé, et ses amis russes et iraniens seraient chargés de lui faire accepter de se retirer progressivement.
Doit-on composer avec lui en essayant de lui faire limiter ses exactions ?
Doit-on essayer de le faire disparaître et avec quels alliés fiables et quels moyens ?
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Re: La situation politique en Syrie
Tout est là…jean_droit a écrit :Il me semble vital d'oeuvrer pour la paix et non pour la guerre.
Pendant que le président Hollande se prépare à la guerre en Syrie à travers des bombardements sur l'Etat Islamique,
Pendant qu'il proclame à corps et à cris que Assad est son ennemi,
Reste le problème de l'Etat Islamique.
Doit-on composer avec lui en essayant de lui faire limiter ses exactions ?
Doit-on essayer de le faire disparaître et avec quels alliés fiables et quels moyens ?
On ne peut pas vouloir établir la paix en apportant que le chaos.
Assad est élu légitimement comme M Hollande mais avec des pourcentages de satisfaction démultipliés.
On ne compose pas avec les terroristes.
Les faire disparaître nécessite des interventions aériennes et terrestres conjointes.
Il faut s'allier avec les pays agressés, c'est à dire avec Assad et aider son armée à détruire son ennemi.
Il faut arrêter de semer plus de chaos en soutenant des "révolutionnaires" contre Assad.
La Russie le clame depuis le début pleine de bon sens, les USA commencent enfin à le comprendre, M Hollande est toujours dans le non sens…
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
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Re: La situation politique en Syrie
PaxetBonum a écrit :On ne compose pas avec les terroristes.
Les faire disparaître nécessite des interventions aériennes et terrestres conjointes.
"Pax et Bonum", c'est ainsi que saint François saluait les gens sur son chemin.
L’expérience de dialogue de Saint François d’Assise
Dieu a choisi les Frères et il les a envoyés pour le bien spirituel et pour le salut de tous les peuples du monde entier.
François s’est opposé à la violence représentée par la guerre qui sévissait entre le monde chrétien et le monde musulman. Il a refusé avec vigueur d’adhérer à la cinquième croisade. Il a aussi tenté de faire désister les Croisés de lancer l’assaut contre le camp Musulman. Sa vision de la situation étant en contraste avec la vision de la plus grande partie des gens de son temps. Ces derniers voulaient éliminer les musulmans parce qu’ils avaient envahi les lieux saints chrétiens, avaient persécuté les chrétiens et rendu difficile la visite des lieux saints.
Au milieu de ces événements de guerre, Saint François apparaît portant La Croix du Christ, exhortant tout le monde à vivre en fraternité, dans l’amour, dans le dialogue avec les Musulmans au lieu de les combattre avec des armes mortelles. Il rappelle aux Croisés que la Croix est signe d’amour et de sacrifice, non pas de guerre et de destruction. Il obtient, après une opposition tenace, la permission, de rencontrer le sultan Malek El Kamel El - Ayyoubi. L’historien Érnoul raconte dans son livre “Les Chroniques” (1227-1229), comment la rencontre s’est déroulée. Il est possible qu’Érnoul même ait été témoin de la rencontre entre le Sultan et Saint François, qu’il en ait parlé avec ce dernier de retour dans le camp des Francs à Damiette.
François, ayant obtenu la permission avec difficulté, du Cardinal, Légat du Pape, de rencontrer le Sultan d’Egypte, François et son compagnon Frère Illuminé, se rendent chez le Sultan. Avec ce dernier, il s’entretient sur des sujets religieux et en particulier sur le salut de l’âme du Sultan même. François déclare que la religion musulmane est erronée. Pour le prouver François n’hésite pas à défier les cheiks à l’épreuve du feu. Les cheiks refusent le défi et ils se retirent un après l’autre et ils ordonnent au Sultan de décapiter les deux Religieux parce qu’ils proclament une Religion contraire à l’Islam. Le Sultan sans écouter ses cheiks, propose à François de rester chez lui. François préfère revenir au camp chrétien puisqu’il avait terminé sa mission.
Importance de la rencontre
Nous pouvons résumer l’importance de la rencontre dans les points suivants :
1. La rencontre est un fait miraculeux
La rencontre entre ces deux personnages : François d’Assise et le Sultan Malek El Kamel, en 1219 en pleine guerre entre les deux camps, le chrétien François et l’Ayoubite musulman. On peut considérer le fait même comme un miracle. Le Sultan découvre en François un homme de foi et François découvre dans le Sultan un homme croyant et religieux. Que se taisent les armes , que les belligérants en nom de la religion, remettent les épées dans leurs étuis parce qu’un dialogue a commencé entre deux personnages bien différents, soit culturellement soit religieusement, mais unis dans la foi en Dieu et dans la fraternité humaine.
Deux personnalités différentes qu’unit la foi dans le Dieu miséricordieux et plein de pitié même s’ils parlent deux langues différentes.
2. Rencontre de connaissance mutuelle et découverte
François présente ses principes religieux au Sultan avec toute sincérité, franchise et brièveté. De sa part, le Sultan écoute avec intérêt et admiration, surpris par la sincérité et franchise de François. François n’a pas nié sa foi chrétienne, et n’a pas hésité à déclarer ses croyances religieuses.
3.Rencontre historique, unique dans son genre
François rencontre dans le camp chrétien refus et forte opposition à son initiative, au moins initialement, à cause de sa proposition de relations de paix entre chrétiens et musulmans. D’autre part nous voyons le Sultan accueillir les deux religieux avec toute cordialité et amitié. Quoiqu’en désaccord sur les principes religieux, les deux hommes se séparent comme les meilleurs amis chacun respectant l’autre et l’apprécie. Cette amitié durera pour toute la vie.
François a trouvé dans le Sultan une personne amant de la paix. De sa part, le Sultan découvre en François un homme simple et humble prêt à tout sacrifier, la vie aussi, pour ceux qu’il aime. Une harmonie profonde unit les deux personnalités en formant un rapport d’affection, de fraternité et d’amitié pour toute la vie.
4. Réparation au retrait des chrétiens de Najran au défi du Prophète Mahomet
Le Coran Raconté le défi (Ordalie au Moyen-Âge), proposée par le Prophète Mahomet aux chrétiens de Najran (Coran, surat Najran, v.62).
Les chrétiens de Najran avaient refusé le défi, et, payé l’impôt, ils présentèrent leur soumission au Prophète Mahomet.
Cette fois, avec François, ce sont les cheiks et les théologiens musulmans qui refusent le défi. De cette façon, François efface la honte de la retraite des chrétiens de Najran et rétablit leur honneur, ne connaissant pas l’histoire de Najran. Louis Massignon, célèbre spécialiste de l’Islam, pense la même chose.
5. Les principaux objectifs de la rencontre de François avec le Sultan
Quelques spécialistes pensent que quand François décide d’aller rencontrer le Sultan il ne cherche pas le martyre, c’est pour cela que nous ne trouvons pas dans les discours de François aucune expression contre le coran ni contre le Prophète et ses disciples. Beaucoup de prédicateurs chrétiens le faisaient par contre aux temps de François. La rencontre de François a été franche, amicale et fertile comme François l’avait promis au Cardinal Légat du Pape : “Je désire aller chez le Sultan pour faire un grand bien”, en effet c’est ce que François a essayé d’obtenir du Sultan, comme le pensent certains historiens :
· Obtenir du Sultan pour soi et pour ses Frères un permis particulier, pour pouvoir aller visiter les lieux saints de Jérusalem et de la Palestine, sans devoir payer les taxes.
· Que soient respectées les croyances religieuses de tous, et que l’on ne blasphème pas le nom de Christ en terre d’Islam.
· Que soit laissée la liberté à chaque personne de vivre selon sa propre Religion, d’en pratiquer les rites sans être dérangé, en pleine liberté.
Frère Halim Noujaim ofm
http://www.soeur-saint-francois-assise. ... o-chretien
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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