Mensonges de l'universalisme

« Par moi les rois règnent, et les souverains décrètent la justice ! » (Pr 8.15)
Cinci
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Mensonges de l'universalisme

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Je voudrais illustrer ici par quelques extraits le genre d'arguments que l'on trouve dans le livre de Thierry Baudet.

Pour situer le contexte général qui m'est propre, disons que j'aborde cet ouvrage au moment où des politiciens au Québec examinent (en août) un projet de loi 59, une mesure politique qui devrait permettre à terme de contourner la loi fédérale en matière de «discours haineux», encourageant le dépôt de plaintes anonymes auprès d'une Commission des droits de la personne, laquelle pourra acheminer les plaintes jugées intéressantes vers une sorte de tribunal administratif, et lequel pourra condamner à son tour les délictueux à de fortes amendes, de même qu'à voir inscrire leur nom dans une sorte de registre national d'individus suspects consultable par n'importe quel employeur, etc.


http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinio ... cielle.php


Une police de la parole
Avec le projet de loi 59, n’importe qui pourrait porter plainte devant la CDPDJ au nom d’une communauté qu’il dira diffamée. N’importe qui se sentant vexé par un propos identifiant d’une manière ou d’une autre un groupe religieux, culturel, sexuel ou politique pourra saisir la commission dans l’espoir de faire taire celui qui l’embête.
La CDPDJ aura le pouvoir d’enquêter. Elle pourra coller des amendes aux délinquants et faire cesser de tels discours et censurer les publications qui les accueillent. Elle décidera de ce qu’on peut dire ou non au Québec.
http://www.journaldemontreal.com/2015/0 ... -au-quebec


Parallèlement :

Brian Wilson, un ancien député travailliste, a écrit dans le West Highland Free Press pendant 38 des 43 années d’existence du journal, après l’avoir fondé avec quatre autres personnes en 1972. Les années où il n’y a pas écrit sont celles où il était ministre dans le gouvernement de Tony Blair.

Il a été remercié après avoir défendu, dans sa chronique hebdomadaire, son ami et collègue chroniqueur, le professeur Donald Macleod, théologien à la Free Church of Scotland, qui avait écrit une chronique sur la propagation de l'islam au Royaume-Uni.
http://www.postedeveille.ca/2015/07/le- ... ssion.html


C'est un peu beaucoup le «merveilleux monde de demain» que nous prépare déjà les libéraux au nom de la vertu et du bien, comme des zélotes d'une nouvelle inquisition post-moderne. Il s'agirait d'imposer juridiquement les valeurs universelles d'organismes internationaux qui vont nier les frontières, etc. C'est exactement ce dont il est question aussi dans l'ouvrage de Thierry Baudet, puisqu'il y traite de la Cour européenne des droits de l'homme, Bruxelles et tout. Ainsi, il s'agit partout de juristes et d'experts qui souscrivent aux mêmes vues politiques globales. Et les politiciens sont comme à la remorque de ces clercs, ces intellectuels «respectés» disposant de tribunes imposantes. C'est vrai pour la France, vrai pour le Québec.


Dans un premier extrait de Baudet, ce dernier procède à des remarques préliminaires au sujet du procès qui est fait au nationalisme. Il fait remarquer que ce qui paraît tellement "aller de soi" en Europe n'est pas du tout un fait d'évidence dans la réalité. Donc la charge qui est faite contre le nationalisme procède surtout du bourrage de crâne, d'un choix idéologique biaisé.

J'aime ce que raconte l'auteur (un citoyen des Pays-Bas) car il permet de toucher vraiment du doigt le malaise énorme qui est le mien à la vue, la lecture ou l'audition de tant de propos raffinés que je retrouve un peu partout dans les forums, dans la bouche d'évêques catholiques aussi bien que chez des catholiques (et autres) du présent forum. Il me fait plaisir de redire à quel point je suis navré (pas qu'un petit peu) par l'orientation de tant de "socialisants" français et plusieurs «beaux esprits» au Québec.
Cinci
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Un premier extrait

Les mensonges de l'universalisme

Chapitre 8

Trois mensonges accompagnent l'assaut contre les frontières. Je les appelle les «mensonges de l'universalisme». Ils sont
sytématiquement répétés pour défendre les projets supranationaux et multiculturels. Le premier d'entre eux prétend que les
deux guerres mondiales nous ont appris que le nationalisme conduit de manière inévitable à la guerre et que les projets
supranationaux - universalistes - transcendent ces tendances dangereuses et sont porteurs de paix. L'idée est que le
caractère belliqueux de l'homme reviendrait dangereusement à la surface dans le cadre des démocraties nationales. Et qu'il
faut par conséquent les endiguer.

Le deuxième mensonge prétend que la société universelle fondée sur des principes abstraits de justice qui font consensus
pourrait se matérialiser. Au moins depuis les Lumières, cette idée a été à la mode dans les rangs des philosophes
politiques, et tous ceux qui y adhèrent aspirent à vaincre les spécificités des différentes cultures et à mettre en place
un gouvernement mondial qui pourrait rendre obsolètes les arrangements nationaux arbitraires.

Le troisième mensonge renvoie à l'idée que les loyautés politiques ne sont pas exclusives et que la détention de différents
passeports n'est absolument pas une donnée problématique. De même, il ne serait pas gênant de se sentir loyal vis à vis de
plusieurs États, ou de n'avoir aucun attachement particulier à son pays. Il faudrait plutôt entretenir des rapports
d'allégeance à différents sous-groupes voire à des communautés virtuelles qui peuvent passer outre les frontières, comme le
soutien la philosophie du multiculturalisme.

Ces mensonges de l'universalisme, servant à légitimer les attaques contre les frontières, sont généralement exposés par des
partisans du supranationalisme ou du multiculturalisme. Ce chapitre cherche à démontrer leurs erreurs, en commenàcant par la première d'entre elles : l'argument selon lequel le nationalisme aboutit forcément à la guerre.

L'une des thématiques principales de la seconde moitié du XXe siècle est sans doute résumée par la formule «Nie wieder
krieg» le refus de voir réapparaître un jour l'hécatombe et la destruction qu'entraînèrent les deux guerres mondiales. Le
nationalisme fut accusé de manière générale d'être l'une des causes principales de ces guerres et il est donc peu étonant
que nombre d'intellectuels européens aient adoptés une approche méfiante à l'encontre de la souveraineté nationale.

L'État-nation semble avoir produit le nationalisme qui fut lui-même à l'origine de la guerre, de la destruction et de la
Shoah. Le philosophe Karl Jaspers écrivit en 1951 que la «grande nation allemande avait pour tâche de nier la nationalité». Ne saisissant manifestement pas la contradiction évidente de son propos, il estimait que
  • «L'histoire de l'État-nation allemand est achevée. En tant que grande nation, nous ne pouvons plus faire autre chose pour nous et le monde : nous devons faire comprendre aux gens que l'idée de l'État-nation est synonyme de désastre pour l'Europe et pour tous les autres continents». Il concluait ainsi :«L'idée de l'État-nation est à l'heure actuelle, dans une large mesure, une force destructrice dans le monde. Nous devons mettre à jour ses racines et la détruire.» (K.Jaspers, Liberté et réunification,
    1962)
Sa perspective a été largement partagée par les élites européennes et l'est encore à ce jour. François Mitterand reçut des
applaudissements nourrit lorsqu'il déclara en 1995 que «le nationalisme c'est la guerre».(discours du 17 janvier 1995 au
Parlement européen)

Dix ans plus tard, Tony Blair affirmait devant le parlement européen que si l'Europe cessait de s'étendre et se limitait
aux membres qui partageaient un héritage commun (en excluant par exemple la Turquie), elle deviendrait «plus étriquée et
refermée sur elle-même» et plongerait dans un «nationalisme et une xénophobie passéiste». (discours du 23 juin 2005) Le
nationalisme était identifié comme le problème a fait remarqué le journaliste britannique Douglas Murray, «et parce que la
nation était à l'origine du nationalisme, elle devait être elle-même la soure du problème». (D. Murray, Neoconservatism :
Why We Need It
, Londres, Social Affairs Unit, 2005, p. 178)

L'ancien président du Parlement européen (1994-1997), l'Allemand Klaus Hänsch, se plaçait dans cette perspective lorsqu'il
déclara : «Un État ne doit plus jamais être souverain de manière à pouvoir décider librement de faire la guerre ou la
paix». (Frankfurter Allgemeine Zeitung, 16 octobre 1995) Voilà une attaque claire contre la souveraineté, elle-même
extrêmement caractéristique de l'idée supranationale, qui ne cherche pas à créer une nouvelle entité souveraine, mais,
comme je l'ai expliqué, à nier précisément le concept de souveraineté (et donc de l'État moderne).

Au moment du soixantième anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale, la commissaire européenne Margot Wallstrôm chercha à persuader les gens de voter en faveur du traité constitutionnel européen, soutenant que les responsables politiques qui refusent de mettre en commun la souveraineté nationale prennent le risque de faire revenir les horreurs nazies des années 1930 et 1940. Dans son discours, qui ne se tenait pas par hasard sur le site de l'ancien camp de
concentration de Theresienstadt, en république tchèque, elle tenait responsable de la Seconde Guerre mondiale «l'orgueil et
la rapacité nationaliste
[...]» («Vote for EU Constitution or Risk New Holocaust, Says Brussels», Daily Telegraph, 9 mai
2005)

Deux ans plus tard, en 2007, alors que l'Union européenne célébrait son cinquantième anniversaire, le mot d'ordre était
«L'union européenne : cinquante ans de paix», suggérant qu'il existait un lien causal entre les deux.

[...]

Mais existe-t-il un véritable lien entre la Seconde Guerre mondiale et le nationalisme ? En quoi l'Union européenne - et
d'autres projets supranationaux - peut-elle être créditée d'avoir établi une paix durable depuis 1945 ? D'ailleurs, le
nazisme était-il lui-même une forme de nationalisme ? Bien que cette assertion soit généralement défendue, elle n'en
demeure pas moins extrêmement controversée.
Source : Thierry Baudet, Indispensables frontières. Pourquoi le supranationalisme et le multiculturalisme détruisent la démocratie, Paris, Édition du Toucan, 2015, p.301
Cinci
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Deuxième extrait :

Hugh Seton-Watson, éminent historien à Oxford et vétéran des Opérations spéciales pendant la Seconde Guerre mondiale, est
l'un de ces universitaires qui remettent en cause cette identification trop rapide [nazisme/nationalisme]. Dans son ouvrage
classique sur les États et les nations, Seton-Watson développa l'analyse selon laquelle nous pouvons affirmer qu'Hitler
était lui-même un nationaliste, décidé à parfaire l'Union de l'ensemble des Allemands qui était restée inachevée en 1870
.

Il écrivit :
  • Il réussit à annexer la grande majorité des Allemands "abandonnés" en 1938 sans la moindre guerre (notamment ceux de
    l'Autriche et des Sudètes, appartenant à la Tchécoslovaquie), mais il a été incapable d'annexer le million et demi
    d'Allemands vivant en Pologne ainsi que la ville de Dantzig sans entrer en guerre avec les Polonais, et cela conduisit à
    une guerre européenne qui devint elle-même une guerre mondiale.
Néanmoins, il remarque :
  • Il est cependant évident que les objectifs d'Hitler ne se limitaient pas aux buts traditionnels du nationalisme allemand,
    même dans ses acceptions les plus extrêmes. Son but était de conquérir toute l'Europe et bien plus encore. Mussolini
    aspirait à créer un nouvel empire romain en Méditerrannée tandis que la sphère de coprospérité de la grande Asie orientale
    incluait des centaines de millions de non-Japonais.
Seton-Watson souligne ainsi la distinction importante entre le nationalisme et l'impérialisme. Bien que ce dernier puisse
découler du premier, il ne s'agit pas de deux phénomènes identiques.

Dans son essai polémique The Tainted Source [La source corrompue], John Lauhgland va plus loin et analyse les tendances eurofédéralistes inhérentes au fascisme et au nazisme.

«Il est faux, écrit-il, de dire que l'idéologie de l'unification européenne est postérieure à la Seconde Guerre mondiale
[...] et qu'elle n'a été conçue qu'afin de lutter contre ses pires excès. Au contraire, les nazis mais également les
fascistes et les collaborateurs de nombreux pays européens ont très largement usé de l'idéologie européenne.

Joseph Goebbels avait ainsi déclaré dans son discours intitulé «Das Europa der Zukunft» (L'Europe du futur) :
  • «Les peuples européens se rendent de plus en plus compte que nombre des problèmes qui les divisent ne sont que des querelles familiales lorsqu'ils sont comparés aux graves problèmes qui doivent être résolus à l'échelle des continents. Je suis
    convaincu que dans cinquante ans, les gens ne penseront plus en termes de pays - la plupart des difficultés actuelles
    auront disparu et bien peu de traces en subsisteront.» (J.Goebbels, Das Europa der Zukunft; «speech to Czech intellecual
    workers and journalists», 11 septembre 1940 in W. Lipgens, Documents on the History of the European Integration, Berlin et New-York, 1985, p.73)
On prête à Adolf Hitler les paroles suivantes, lors d'une conversation avec le ministre des affaires étrangères finlandais,
Witting le 28 novembre 1941 :
  • «Il apparaît de manière graduelle que les nations d'Europe sont liées comme une grande famille de nations, La France finira elle aussi par le réaliser et l'Angleterre devra également le reconnaître. Il faut juste espérer que ce ne soit pas trop tard.»
Les minutes de l'entretien poursuivent :
  • Il[le Führer] ne faisait pas partie de ceux qui étaient prêt à confier au hasard la tâche extrêmement difficile à laquelle
    ils étaient confrontés. La tâche de réunir la famille européenne devait être menée à bien dès maintenant. Avec la
    technologie militaire moderne, les petits pays ne pouvaient plus exister de manière indépendante. A une époque oû une
    distance de 600 kilomètres pouvait être franchie par un avion en l'espace d'une heure, une intégration territoriale
    ambitieuse des nations était nécéssaire. (W.Hewel, Record of Conversation between Hitler and the Finish Foreign Minister,
    R,Witing
    , 28 novembre 1941)
Dans un memorandum, vraisemblablement rédigé pour le haut diplomate nazi Cecil von Renthe-Fink, le journaliste et
secrétaire du NSDAP Karl Megerle développa une série de recommandations pour résoudre la question européenne, observant
notamment que :
  • Le nouvel ordre en Europe fera largement disparaître les causes qui ont conduit aux guerres internes européennes par le
    passé. Les nations d'Europe ne seront plus ennemies. L'âge du particularisme européen sera pour toujours clos.
Le memorandum s'achevait ainsi :
  • La nouvelle Europe sera tolérante en matière de religion et de philosophie personnelle. Elle les autorisera toutes. (Karl
    Megerle
    , «European Themes», automne 1941 in Lipgens, p.94)

Von Ribbentrop indiqua lui aussi dans une note de 1943 qu'il était d'avis que «nous devrions proclamer, comme je l'ai déjà proposé au Führer dans mes notes précédentes, une confédération européenne sous une forme précise dès que nous aurons
remporté un succès militaire significatif
». (J.von Ribbentrop,«European Confederation», 21 mars 1943)

Mussolini avait déjà annoncé en 1933 que l'«Europe pourra prendre à nouveau la tête de la civilisation mondiale si elle
peut forger un creuset d'unité politique» (B.Mussolini,«Discorso per lo stato corporativo» in E. Susmel, Opera omnia, XXVI,
Florence, 1958, p.91) et de nombreux penseurs qui furent charmés et fascinés par les initiatives fascistes, corporatistes
ou national-socialistes, tels Bertrand de Jouvenel et Pierre Drieu la Rochelle, étaient des partisans de la cause fédérale
européenne.

[...]

La propagande a certainement joué un rôle dans les évocations fascistes ou national-socialistes d'une «Europe tolérante,
unie et pacifique», mais les considérer uniquement sous cet angle ne constitue pas une explication entièrement
satisfaisante. En effet, les mentions d'une Europe unie ne furent pas faites en public, mais apparaissent dans des
conversations privées ou dans des notes à usage interne, et l'enthousiasme qu'elles suscitaient était aussi bien partagé
par les cercles dirigeants que parle monde intellectuel.

Peu importe la réalité de ces aspirations, nous ne cherchons pas à dire que l'idée que les nazis et les fascistes se
faisaient du futur de l'Europe était celle de Jean Monnet et de ses partisans. Nous voulons juste souligner que considérer
le fascisme et le nazisme comme des «nationalismes» est loin d'aller de soi. Ils étaient bien plus des impérialismes que
des nationalismes au sens strict.


Nous pourrions en outre souligner, comme Laughland a raison de le faire, que le «racialisme» en tant que constituant une
forme de déterminisme matérialiste sous son avatar pseudo-scientifique forgé par des théoriciens nazis comme Alfred
Rosenberg est un concept non-national. En effet, la race transcende les frontières de la nation et de l'État, et la théorie
racialiste est par conséquent une doctrine internationaliste.


[...]

Il est vrai que le nationalisme fut l'une des causes importantes de la Première Guerre mondiale, mais il faut ajouter que
la répression des aspirations nationales l'était autant et fut une des leçons marquantes que tirèrent de nombreux
observateurs du premier conflit mondial, à l'instar de Woodrow Wilson dont les principes d'autodétermination prônaient le
respect des diverses nationalités [cf. le droit des peuples a disposer d'eux-mêmes] plutôt que le désir de les dissoudre.
Source : T.Baudet, pp. 306-314
Cinci
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Troisième extrait
«...insister de manière permanente sur le fait que les pays de l'Union européenne ont connu un demi-siecle de paix revient à négliger une réalité essentielle : que les pays de l'Union européenne furent la plupart du temps en guerre avec l'URSS - qui était elle-même l'expression d'une philosophie «postnationale» par excellence : le communisme. S'émerveiller de voir que depuis la Seconde Guerre mondiale les membres de l'UE n'ont pas été impliqués dans une guerre qui les aurait opposés revient quelque peu à se réjouir du fait que les joueurs de la même équipe de foot n'ont pas commis de fautes contre leurs coéquipiers. Les pays de l'UE étaient des alliés majeurs dans un conflit nucléaire mortel et global : il est bien évident qu'ils n'allaient pas se faire la guerre !

Ce n'est pas l'UE qui fournit la réponse adéquate dans cette guerre, mais l'OTAN et la présence d'un armement américain redoutable dans chaque pays frontalier de l'Europe.

Nous ne devons pas non plus remercier l'UE pour le pouvoir dissuasif des bombes nucléaires ou l'étiolement du nationalisme. Avec l'invention de la bombe atomique, les guerres totales entre les pays sont devenues impossibles. Ce n'est pas uniquement le fait de la bombe atomique mais également de l'ensemble des méthodes de guerre qui furent déployées pour la première fois au cours de la Première Guerre mondiale. L'ampleur des destructions causées par les techniques de guerre moderne est insupportable - et puisque l'architecture moderne a déclaré qu'il était impossible de reconstruire des maisons et des centre-villes rasés mais les a remplacés de façon conséquente par des blocs hideux à l'image de la ville de Novosibirsk, il apparaît avec évidence que plus personne n'est prêt à payer le prix de la guerre.

C'est en prenant en compte toutes ces considérations que l'Allemagne a décidé après avoir connu tant de destructions de reconnaître - du moins pour le moment - ses frontières actuelles, et a abandonné son désir d'annexer l'Alsace et la Lorraine. Cela est peut-être dû également au fait que depuis la Seconde Guerre mondiale, la croissance de la population a stagné en Europe et que par conséquent la possibilité de mener une guerre massive n'existe plus.

En résumé, l'affirmation selon laquelle le nationalisme mènerait fatalement à la guerre et que la paix durable est à mettre au crédit de l'Union européenne est fausse pour cinq raisons. Tout d'abord, la différence entre la vie politique d'avant 1914 et celle d'après 1945 n'est pas aussi grande que l'on affirme. L'Europe avait connu une centaine d'années de quasi-paix avant le début de la Première Guerre mondiale, donc à une époque où l'UE n'existait pas. Deuxièmement, il n'est aucune raison de croire que la Première Guerre mondiale ainsi que les guerres du XIXe siécles eurent davantage comme origine le nationalisme plutôt que les tentatives pour le réprimer. Troisièmement, la Seconde Guerre mondiale eut peut-être pour élément déclencheur une humiliation nationale, mais le nazisme ne peut aisément se classer dans la case «nationalisme», les objectifs des puissances de l'Axe allaient bien au-delà de ceux de l'État-nation. Quatrièmement, le fait que les pays européens ne se sont pas livrés à une guerre entre eux est bien davantage lié à la guerre froide et à l'alliance avec l'OTAN qu'aux réglementations de Bruxelles. Cinquièmement, ce qui rend en réalité la guerre de plus en plus impossible est le caractère excessivement destructeur de l'armement moderne. Ce potentiel effrayant, couplé à une population extrêmement prospère aux taux de fécondité en baisse constante et à la perspective de voir les horreurs de l'architecture moderne remplacer les bâtiments historiques rasés, ne fournit tout simplement plus de motivation pour recourir à une intervention militaire dans la résolution de conflits.»
Source : T.Baudet, p.320
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Quatrième extrait


Un autre mensonge

Les loyautés multiples

Prétendre que les loyautés ne se heurtent jamais.
«Discutons d'abord de la nationalité en tant que telle. L'idée que la citoyenneté multiple n'aboutirait qu'à un renforcement des droits plutôt qu'à un renforcement des devoirs témoigne d'un manque complet de compréhension quant au sens des droits. C'est en effet par l'accomplissement des devoirs et non par la jouissance de droits que la citoyenneté peut être rattachée à un État, comme l'Universitaire néerlandais Twan Tak spécialiste de droit constitutionnel l'a souligné dans une interview accordée à l'hebdomadaire Opinio :
  • «Une double nationalité est logiquement aussi absurde qu'un double sexe ou une double religion. Et ce qui est absurde ne doit pas être déclaré possible par décret. C'est une aberration ridicule. Car n'oublions pas que la nationalité signifie être sujet d'un État souverain spécifique. Le sujet d'un État souverain n'en tire pas uniquement des avantages mais également des charges et des devoirs. Avec une double nationalité il est possible d'accumuler des droits, mais il faut également tenir compte des devoirs incompatibles. Un individu doté d'une double nationalité est sujet de deux systèmes juridiques,et de deux systèmes de devoirs.» (B.J. Spruyt, «Dubbele Nationaliteit is een gedrocht, interview met Twan Tak», Opinio, 23 février 2007)
[...]

Ce problème est particulièrement apparent dans une situation de guerre, lorsque l'État peut demander à ses citoyens de s'acquitter de tâches militaires. Comme le fit observer Raymond Aron : «Comment donc un citoyen peut-il appartenir à différentes entités politiques en même temps ? Assurément, il est impossible de réclamer les droits à la citoyenneté sans en accepter les devoirs, comme le service militaire.» (R, Aron, «Is Multinational Citizenship Possible?», art. cit [?]»)

[...]

Mais l'État peut également affirmer des droits sur ses citoyens dans des situations moins extrêmes.

Puisque la citoyenneté signifie être le sujet d'un système légal d'un État, au moment où deux systèmes juridiques entrent en collision, le double national se trouve dans une situation inconfortable. Imaginons un citoyen français qui possèdent également un passeport turc : en France, des tentatives ont été faites pour interdire de manière légale la négation du génocide arménien, alors qu'il est interdit à tout citoyen turc - même à ceux vivant à l'étranger - de le reconnaître.

Imaginons un Néerlandais qui possèdent également un passeport américain et qui serait traîné devant les tribunaux aux États-Unis parce qu'il a vendu - aux Pays-Bas - un demi-gramme de marijuana, ou qui a pratiqué un avortement dans une clinique néerlandaise.

Les États dont sont issuses d'importantes communautés de migrants en Europe n'oeuvrent pas non plus pour les libérer de leur nationalité. La nationalité marocaine est inaliénable et transmise indéfiniment. Alors qu'il est en théorie possible de renoncer à la nationalité turque, ceux qui le feront peuvent redouter des représailles de la part du gouvernement turc, qui leur interdira notamment de rentrer au pays afin de rendre visite à leur famille. Recep Erdogan, en parfaite cohérence avec cette politique, a dit aux Turcs en Europe, lors de sa visite en Allemagne en octobre 2010, qu'ils ne devaient pas s'assimiler à leur pays d'accueil et que l'«assimilation constitute un crime contre l'humanité». (Erdogan avait dit la même chose lors de sa visite en 2008 cf.«Erdogan's Visit Leaves German Conservatives Fuming», Spiegel Online, 2 décembre 2008)

Il est encore plus étonnant de noter que les Turcs de la diaspora doivent s'acquitter de dix-huit mois de service militaire en Turquie. Ils peuvent y échapper en payant 5000 euros, mais ne peuvent éviter l'appel à effectuer un service de 21 jours, sous peine de prison. La Turquie ne ferme pas non plus les yeux sur les infractions au code pénal turc commises par des Néerlandais d'origine turque aux Pays-Bas.

Tant qu'ils demeurent officiellement des sujets de l'État marocain, Rabat pourrait de manière similaires appeler l'ensemble des citoyens marocains à effecteur leur service. En théorie, l'affirmation de la compétence des juges marocains pour les juger pourrait aboutir à des poursuites judiciaires pour des actes commis aux Pays-Bas, même si ceux-ci n'enfreignent pas la loi hollandaise. On peut citer des délits comme le fait de critiquer le roi du Maroc, l'avortement, l'usage de drogues douces, les comportements homosexuels ou l'apostasie [...] des questions supplémentaires surgissent lorsque des secrétaires d'État ou d'autres personnes occupant des positions officielles ont la double nationalité. Même si la loyauté principale peut ne pas être en question, le fait qu'un responsable politique puisse être amené à devoir rendre des comptes, en dernier lieu, en tant que sujet d'un autre État est particulièrement problématique.

Ce qui est en jeu dans la conception de la citoyenneté fondée sur les droits est la transformation du passeport en une garantie faite par l'État le délivrant que les gouvernements étrangers peuvent avoir confiance dans son détenteur. Il s'agit là de la question de l'identité liée aux passeports.

Le libre passage et l'hospitalité sont offerts comme des gestes d'amitié de la part d'un État et de ses citoyens à destination d'un autre État. Nul «droit» d'entrer sur le territoire d'un autre État n'existe : au contraire, la règle veut que les étrangers n'ont pas le droit de pénétrer sur le territoire d'un autre État; néanmoins, grâce à des accords internationaux, les États ont ouverts mutuellement leurs frontières pour laisser entrer les citoyens pacifiques. Cela implique que l'on peut faire confiance, dans une certaine mesure, à un citoyen qui possède un passeport de l'État dont les citoyens sont autorisés à séjourner dans un certain pays. Lorsqu'un État se trouve en guerre avec un autre, aucun voyageur de cet État ne peut pénétrer sur le territoire de l'autre. Les visas ne sont en aucun cas un droit mais plutôt un cadeau, qui n'est donné qu'à partir du moment où l'on pense que le visiteur se comportera bien.

Cette observation nous permet de saisir un autre aspect du passeport, qui n'est pas juridique mais culturel. Il s'agit de sa valeur symbolique. Le grand nombre d'immigrants issus de pays non occidentaux accueillis par les États européens au fil des dernières décennies a mis la cohésion sociale a rude épreuve. Si les immigrants conservent le passeport de leur pays d'origine, cela implique inévitablement que leur intégration demeure conditionnelle. Ils peuvent toujours utiliser leur deuxième passeport pour retourner vers leur pays d'origine. Voilà une raison pour laquelle le double passeport peut poser des problèmes. Pour que le gouvernement représentatif et l'état de droit fonctionnent, ils n'exigent pas une simple loyauté mais une loyauté excluant toutes les autres à partir du moment où celles-ci entrent en conflits - et c'est ce que nous expliquerons au prochain chapitre.»
Source : T. Baudet, pp. 341-347
Cinci
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Re: Mensonges de l'universalisme

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Une note aurait pu être inscrite par moi pour le deuxième extrait. Elle m'aura échappée.
[+] Texte masqué
«Bertrand de Jouvenel publia en 1930 un livre intitulé Vers les États-Unis d'Europe. Il rejoignit ensuite le Parti populaire français, un parti antiparlementaire mené par Jacques Doriot et soutenu financièrement en partie par les fascistes italiens. Pierre Drieu la Rochelle écrivit un essai Genève ou Moscou (Paris, Gallimard, 1928), où il plaidait en faveur d'une coopération européenne resserrée et il défendit la collaboration avec l'Allemagne à partir de 1942. Un vif engouement pour l'idée européenne existait également parmi les penseurs communistes, Altiero Spinelli par exemple. En effet, le coeur de l'idée de Jean Monnet - selon laquelle l'unité culturelle découle de l'unité économique - est par essence marxiste.» (note p. 501)
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Re: Mensonges de l'universalisme

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Rien qu'une bonne, en passant ...

Thierry Baudet, p.111 :
[+] Texte masqué
«Dans son préliminaire à la Constitution, écrit en 1789, Siéyès déduit la structure souhaitée de la Constitution française entièrement à partir des qualités universelles de l'homme et de ses droits inaliénables. Son approche de la société est nettement universaliste - ne se souciant que de l'Homme et pas des hommes. Cela provoqua naturellement une réaction. Le philosophe Joseph de Maistre répondit à la «Déclaration universelle des droits de l'Homme» en observant (en 1796) que cet Homme n'existait pas : «Il n'y a point d'Homme dans le monde.» Il continuait :
  • J'ai vu dans ma vie des Français, des Italiens, des Russes, etc. Je sais même grâce à Montesquieu qu'on peut être persan. Mais quant à l'Homme, je déclare ne l'avoir jamais rencontré de ma vie : s'il existe, c'est bien à mon insu.
L'avis de Maistre n'est pas isolé.

En réponse aux idéaux universels des Lumières, de nombreux penseurs commencèrent à définir la notion en opposition explicite avec l'État; en tant qu'âme organique, ayant grandi à la suite de processus historiques, entièrement déconnectée de toute organisation politique. Cette conception rencontra notamment beaucoup de succès dans les États allemands, lesquels ne constituaient même pas une entité politique unifiée à l'époque.

La publication de l'ouvrage de Johann Gottfried Herder, Auch eine Philosophie der Geschichte zur Bildung des Menschheit (1774) est souvent considérée comme le point de départ de ce nationalisme particulariste-romantique. Herder y critique la vision de l'humanité bien trop universelle que les penseurs des Lumières, par exemple Voltaire, avaient développée. Il blâme «des Philosophen von Paris» de vouloir éduquer « toute l'Europe et tout l'univers», dans la mesure où la réussite d'un tel projet aboutirait à une société stérile, grisâtre et n'ayant aucun sens. Herder écrit en défendant sa thèse par des observations ironiques :
  • Avec nous [les voltairiens], Dieu soit loué ! Toutes les caractères nationaux ont disparu ! Nous nous aimons tous, ou plus exactement nul n'a besoin d'aimer l'autre . Nous nous socialisons tous; et nous sommes tous identiques les uns aux autres - des parangons de l'éthique, polis, respectueux; n'avoir nulle patrie, nuls concitoyens pour lesquels nous serions prêts à mourir, mais être amis avec l'humanité entière pour devenir de parfaits citoyens du monde.
Dans son ouvrage, Herder défend la thèse de l'unicité de chaque nation en tant qu'entité culturelle. Sous sa plume, «chaque nation a son centre de bonheur en elle-même, comme chaque sphère à son centre de gravité». Dans ses travaux ultérieurs, il appelle les Allemands à suivre leur propre chemin. «Laissons les hommes parler de notre nation, de notre littérature, de notre langue, en bien ou en mal : ils sont nôtres, ils sont nous-mêmes et cela suffit bien.» Pour Herder, la pluralité des âmes collectives s'est formée à travers la réalité historique de la nation. Bien que Herder reconnût que «dans la perspective de Dieu, l'ensemble des humains étaient identiques», une vision humaine de l'humanité, selon lui, ne devrait pas adopter une telle approche abstraite.»
Cinci
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Re: Mensonges de l'universalisme

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Cinquième extrait
Le discours de la diversité

«Le discour sur la diversité et le mépris afférent pour la culture et les traditions nationales sont demeurés à la mode. Suite à l'arrivée en Europe au cours des dernières décennies de contingents importants d'immigrants aux origines culturelles différentes la question est désormais d'une brûlante actualité de déterminer si la culture nationale doit être défendue, transmise et affirmée face aux revendications parallèles de ces immigrants. Nous le constatons par exemple lors des débats sur les jours de fête nationale, sur la langue, sur les comportements et sur les normes d'interaction sociale, mais également de manière encore plus sensible dans les zones ou les quartiers devenant en majorité marocains, algériens ou turcs alors que les populations autochtones en déménagent.

La seule manière d'éviter de prendre acte de cette réalité consiste à prétendre qu'une telle «identité nationale» n'a jamais existé et, puisqu'elle n'existe pas, que l'immigration ne peut par conséquent l'affecter. Bien que ce point de vue ne fournisse pas en lui-même un argument en faveur du multiculturalisme, il peut le favoriser de manière évidente.

La tendance à compromettre la cohésion sociale et l'allégeance claire à l'État-nation pour évoluer vers une société constituée de nombreux groupes qui ne s'identifient pas nécéssairement les uns aux autres, contredit l'idée même d'identité nationale. L'image que Théodore Roosevelt décrivit dans un discours de 1915 s'oppose à l'idée d'une Leitkultur commune :
  • «... un mélange de nationalités éparses, un entremêlement d'Allemands-Américains, d'Irlandais-Américains, d'Anglais-Américains, de Français-Américains, de Scandinaves-Américains ou d'Italiens-Américains, chacun préservant sa nationalité séparée.»
Pour Roosevelt, c'était assurément «le seul moyen de conduire cette nation à sa ruine et de l'empêcher de continuer à être tout simplement une nation.» Arthur Schlesinger commenta ces propos ainsi :
  • Trois-quart de siècle plus tard, nous devons ajouter quelques nationalités supplémentaires au ragoût de Théodore Roosevelt. Cela ne fait que conforter son opinion. Mais ce qui était un cauchemar pour Théodore Roosevelt est devenu le rêve des idéologues multiculturels d'aujourd'hui. Si ce rêve devait être accompli, si chacun de nos nombreux groupes se recroquevillait dans sa propre enclave séparé du reste de la société au nom de la sacro-sainte diversité, est-ce que le pays qui en émergerait serait plus pacifique, plus équitable, plus puissant, plus unifié et plus heureux ?
Le grand rabbin du Commonwealth britannique, Jonathan Sacks déclare :
  • «Le multiculturalisme n'a pas conduit à l'intégration mais à la ségrégation. Il a permis à des groupes de vivre de manière séparée, sans les inciter à s'intégrer et tout en les poussant à se dissocier du reste de la société. Il aspirait à promouvoir la tolérance. Le résultat en a été plutôt, dans les pays où cette expérience fut tentée, d'aboutir à des sociétés plus fragmentées et plus intolérantes qu'elles ne l'étaient par le passé.» (J. Sacks, The Home We Build Together. Recreating Society, Londres et New-York, Continuum, 2007, p.3)
Les derniers développements politiques suggérent que les représentants politiques occidentaux ont abandonné les discours sur la diversité. En l'espace de quelques mois, différents chefs de gouvernement de pays d'Europe de l'Ouest ont renoncé à la doctrine du multiculturalisme. [...] L'ancien Premier ministre de l'Espagne José Maria Aznar, le Premier ministre britannique David Cameron, l'ancien Président français Nicolas Sarkozy, tout comme l'ancien Vice-Premier ministre néerlandais Maxime Verhagen, ont également proclamé l'échec du multiculturalisme.

Pourtant, le débat continue. Les partisans du multiculturalisme et du maintien d'une immigration de masse sont encore nombreux en Europe. Il n'est pas non plus certain que les dirigeants politiques actuels ne perdront pas le pouvoir à l'occasion de prochains scrutins électoraux, redonnant ainsi la main aux défenseurs du multiculturalisme.

Ainsi, lorsque David Cameron s'exprima contre le multiculturalisme, il fut critiqué publiquement par de nombreux intellectuels, artistes et responsables politiques, parmi lesquels notamment deux députés qui estimèrent que :

  • Pour nous, les déclarations de David Cameron cherchent à creuser un fossé entre les différentes communautés en faisant un amalgame entre la société multiculturelle du Royaume-Uni et le terrorisme et les questions de sécurité nationale. Le Premier ministre imite les attaques menées par d'autres dirigeants européens tels Nicolas Sarkozy, qui fit passer une loi pour interdire le voile intégral, et Angela Merkel qui a également dénoncé le multiculturalisme en Allemagne. Nous considérons que notre société multiculturelle, ainsi que le respect et la solidarité sur lesquels elle est bâtie, est une source de fierté et nous rejetons toute manoeuvre du gouvernement visant à la saper et à la détruire.


[...]»
T. Baudet, p. 267
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