papounet a écrit :La plupart de ces migrants sont des hommes jeunes et paraissant en très bonne santé. Pourquoi quittent-ils leur pays au lieu soit de chasser le dictateur sanguinaire qui le dirige soit d'y travailler et de le faire prospérer ? Hein ? pourquoi ?
Là, vous parlez à la fois de la solution et de la question des migrations en général et cette dernière n'est pas aisée à appréhender. Regardez : lorsque la crise de 1929 a frappé, l'Italie a saigné à blanc, des régions entières de ce pays ont été désertées. On voit aujourd'hui à l'étranger d'importantes communautés d'origine italienne. A Marseille, c'est presque un habitant sur deux qui est d'origine italienne.
Par contre, la France a toujours été peu encline aux migrations. Et même en 1929, les Français n'ont pas trop bougé comparativement à d'autres populations de l'Ouest.
Je l'ai déjà mentionné sur ce forum, mais c'est une thèse américaine intéressante : la France aurait perdu l'Amérique non pas parce que militairement elle n'aurait pas pu la garder, mais simplement parce qu'elle ne parvenait pas à la peupler. Certes, on peut dire que les insulaires que sont les Anglais ont ressenti plus fortement l'appel du large et que la France, malgré ses deux fronts de mer n'a pas été intéressée.
Il y a une question de mentalité en-dehors de toute considération de misère, de manque d'avenir, etc. : il y a des populations qui restent, peu importe les conditions, d'autres qui migrent. Je ne vais pas essayer de répondre à la question : pourquoi ceux-là migrent-ils et non ceux-là, car il faudrait y regarder de près pour comprendre leurs choix.
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(Évitons le hors sujet : les pays cités ne sont que des exemples et il est évident qu'avec l'UE, les Français bougent plus et, oui, les Italiens avaient la mafia qui ne doit pas être complètement étrangère à la déroute du pays en 29. Revenons à nos moutons : les migrations clandestines qui se déversent, ne l'oublions pas, sur tous les rivages des pays avancés : l'Europe, l'Amérique du Nord, l'Australie.)