Superman Returns de Brian Singer

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Josahn
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Superman Returns de Brian Singer

Message non lu par Josahn »

-Oui, il est de retour.
-Mais qui ?
-Notre sauveur!
-C'est a dire?
-Ben...Superman!
-AH... :blink:

C'est donc du film de Brian Singer "Superman Returns", film mytho-christique si il en est, dont je vais vous parler.

Superman, un super héros de la culture américaine, un icône de la culture pop qui semble très loin de Jésus ...et pourtant.

Superman est de retour...alléluia

Je vous prose de visionner le Teaser sur allocine : http://www.allocine.fr/film/video_gen_cfilm=47356.html

On y entend Marlon Brando qui est ici le père de Superman dire:
"Tu as juste était élever par la race humaine, tu n'est pas l'un d'entre eux."
"Ils pourrait être les grand hommes qu'ils aspirent a devenir...Ils ne leur manque que la lumière pour leur montrer le chemin...Pour cette raisons avant tout, leurs capacités pour faire le bien, je leur ai envoyer toi, mon fils unique".

Bon la c'est plus clair non!

Avant de voir le traitement particulier que fait Brian Singer de Superman, regardons le mythe superman:

Les deux créateur de Superman, Joe Shuster et Jerome (Jerry) Siegel, deux fils d'immigrés juif : une piste pour les aspect judeo-chrétien du personnage.

Personne n'est prophète en son pays: Superman viens de la planète Krypton d'où son père Jor-El l'envoi sur Terre afin d'échapper a un cataclysme. Le jeune Kal-El (c'est le nom de baptême originale de Superman) arrive du ciel et tombe de nuit tel une étoile filante a bord de son vaisseau/berceau dans un champs de blé du Kansas (région populaire et agricole).

Il est adopté par un couple qui ne peu pas avoir d'enfant ( Les Kent).Ils l'appellent Clark. Le vaisseau/berceau est caché dans la grange et très vite celle-ci sert de lieu de prédilection a Clark. Dans certaines versions les Kent découvrent un message de Jor-El qui leur fait l'annonce de la venue de son fils unique afin d'aider l'humanité. Les kent découvrent effectivement que leur enfants fait des merveilles et qu'il est capable de prodiges...Clark en grandissant découvrira son origine et aura le privilège de retiré dans une grotte de glace (sorte de lieu désert prompte a la méditation). Là des messages de son père lui permettrons de connaître sa missions parmi les hommes: les guidés à devenir des grands hommes, c'est a dire des hommes pleinement bon, soucieux de la paix du monde.


Faut-il vraiment faire un comparatif plus explicite:
la naissance est la venu du sauveur est annoncé a Marie et a Joseph/ Les kent ont accès a un message qui leur révèle qu'ils sont destiné a élevé Kal-El.
Une étoile signale au mage l'arrivée du messie/ Kal-El arrive dans une ogive/berceau qui fait une étoile filante en entrant dans l'atmosphère.
Jésus née dans une étable, on le place dans une mangeoire/ Clark grandi dans une grange, il s'approprie cette endroit en y consultant fréquemment son berceau où sont stockés les messages de son père.
L'enfant Jésus est retrouvé au temple et étonnent par son intelligence. Ces parents sont dépassé par les capacité de leur fils/ Clark fait des prouesses grasse a ces pouvoir;ces parents sont dépassé par les capacité de leur fils.
A l'âge de sa maturité spirituel, 30 ans Jésus se retire au Désert pour médité/ A la fin de son adolescence Clark se retire dans une grotte perdue dans un désert blanc et réfléchie a son identité et a son destin.
Jésus commence l'annonce de son message qu'il tient de son Père/ Clark devient Superman après avoir médité les messages de son père.


Et figurez vous que le film de Singer met tres avant la "nature divine" de Superman.
La question de la foi en superman est omniprésent:
Après cinq d'absences, alors que tout le monde penser qu'on ne le reverrai plus, Superman est de retour pour aider les terriens.
Alors les humain on il besoin de cette présence bienveillante, on t il toujours besoin de Superman ?

Mais cette fois Superman sort de son tiraillement identitaire entre "faire l'humain" via son identité de Clark Kent et assumer pleinement sa différence, être pleinement Superman.

La présence omniprésente du père de Superman par l'utilisation des dialogues de Marlon Brando ( tiré du premier film comme dans le teaser), la sublimation de Superman proche du soleil les bras en croix ou encore au dessus de la terre écoutant les humain et fonçant les aidé quand il entend leur détresse...

Il y a d'autre aspect mytho-hristique important, notamment lors d'une séquence humiliation/mis a mort, "une passion" ou il est considérer comme mort mais il reviend de la mort. Et a la fin du film ou Superman n'est plus dans la position du fils.... mais bon ...je voudrai pas trops défleuré le film.

Voici l'affiche du film. Ne vous rappelle t elle pas l'iconographie classique de l'ascension du Christ ?

Image

Pour conclure j'ai apprécier les magnifiques images très poétique de ce Superman divin...mais cela me laisse un goût amer, comme si cette icône pop se servais d'un fond sacrée pour faire profité sa forme hollywoodienne.
Christian
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Message non lu par Christian »

Bonjour Josahn,

L’une des forces du cinéma hollywoodien et une raison de l’extraordinaire séduction qu’il exerce sur l’humanité est sa capacité de s’attaquer aux grands mythes (entendu dans le sens ethnologique). Il est le seul cinéma assez audacieux encore pour parler de Dieu, du Pouvoir et de la Violence, de la Nature et du Progrès, de l’Homme…

Les autres cinématographies se cantonnent au vaudeville, dissèquent les médiocres passions, jouent aux gendarmes et voleurs ou glosent sur des faits divers… Dans le genre, le pire est le cinéma français. Comme il est le plus largement subventionné, il est celui qui se fiche le plus des spectateurs. Ils lui sont inutiles. Les financiers n’aiment pas le risque et plutôt que de dépendre du capricieux public, ils préfèrent assurer d’avance leur recette avec l’argent des contribuables. Il leur faut donc présenter aux organismes dispensateurs des scénarios bien ennuyeux, bien « artistiques », faciles à tourner puisqu’ils sont le train-train quotidien, contemplant le nombril d’individus dont on ne voudrait pas écouter l’histoire s’ils nous la racontaient dans un compartiment de train.

Alors, oui, Superman fera plus d’entrées que les couchailleries de chômeurs parisiens ou les misérables intrigues de misérables flics.

Malheureusement, l’économie du cinéma veut qu’il s’adresse d’abord aux ados. Il parle leur langage, pas celui du théâtre grec. Le mythe se dessine à l’arrière-plan d’un scénario galopant, emballé (dans les deux sens du mot) d’effets spéciaux. Superman, comme E.T., comme Terminator 1, reprennent l’histoire du Christ ; Jurassic Park est une méditation sur le féminin, Le Seigneur des Anneaux sur le pouvoir et le mal, le très lyrique Titanic dénonce l’hybris technologique, etc. Il y a des échecs dans ce cinéma, mais au moins il ose être grand.

Cordialement

Christian
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Josahn
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Message non lu par Josahn »

Je suis d'accord.
Il ne faut effectivement pas cantonné le cinéma hollywoodien a du pure spectacle. L'histoire d'hollywood est plein de réalisateur qui ont su faire du spectacle un oeuvre intellectuellement riche ( Hitchckok, Michael Curtiz ou Frank Capra par exemple).

Du reste j'aime le film de Brian Singer. Quand je parle de forme hollywoodienne, c'est de Superman dont je parle, pas du système hollywoodien. J'aurais envie de demander au jeune exalté par la figure de Superman dans le film: "Qu'est ce que tu aimes dans ce Superman?". Il a fort a parié que ce qu'il apprécie le plus dans ce héros c'est sa "divinité" christique, même si l'ensemble des valeurs et figures qu'il aime chez Superman ne lui révèle pas directement son amour a la personne du Christ.
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Etrigan
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Message non lu par Etrigan »

Félicitation à Josahn ! On voit que tu maîtrises parfaitement ton sujet.


Un conseil, lire Superman For Tomorrow de Brian Azzarello et Jim Lee

La question fera sens pour nombre de personnes ne lisant pas de comics, persuadées que Superman est un personnage sans relief ; un boy-scout légèrement, voir carrément, fascisant ; un bon représentant des Etats-Unis, un chien de garde au costume kitschissime... Un personnage nul et sans intérêt, là où Batman séduit tout le monde, même ceux ne lisant pas ses aventures.

Faux. Irrémédiablement faux. Superman est un personnage complexe, bien plus complexe qu’un Batman dont personne ne sait vraiment plus quoi faire. Batman représente un concept fort et fascinant mais, en quelques récits cultes – Les Dark Knight de Frank Miller, le Arkham Asylum de Grant Morrison et Dave McKean –, la messe a été dite là où un Superman autorise toutes les approches, métamorphoses, audaces : parce que d’une richesse insurpassable – à la fois Ange Salvateur, symbole de l’impérialisme américain, objet d’espoir, fantasme adolescent, icône gay, j’en passe et des meilleures –, Superman autorise la lecture bêtifiante des super-héros pour enfant, mais aussi l’analyse psychologique et philosophique d’un Friedriech Nietzsche.

For Tomorrow constitue une des dernières tentatives pour bouleverser le mythe de Superman ; Brian Azzarello, le scénariste, va s’abreuver à la source même du personnage, à savoir sa nature christique. Car Superman a été imaginé par deux adolescents juifs américains : une planète supérieure est détruite, le père envoie son fils à travers l’espace sur la Terre… Moïse ? Jésus ? Pouvoirs merveilleux, sens de l’honneur et de la justice, volonté de protéger les faibles et les démunis contre les puissants. Le héros biblique était de retour. Et dans un pays catholique, Superman ne tarda pas à devenir un nouveau Jésus Christ comme l’écrivait d’ailleurs Grant Morrison lorsqu’il scénarisait la JLA dans les années 90.

L’histoire : sur Terre, des humains ont disparus sans raisons, littéralement évaporés, ne laissant d’eux qu’une trace. Superman, en mission dans l’espace pour sauver son ami Green Lantern n’a rien pu faire. Mais le pire dans tout cela est que Loïs Lane, sa femme, a disparue. L’homme d’acier est désespéré, perdu, brisé. Il sent sa part humaine s’éloigner de lui, il se sent coupable d’un pêché trop lourd pour ses épaules. Le prêtre Léone va alors devenir son confesseur et amis : Superman lui parle de ses souffrances et peurs… En même temps, il se rend dans un pays du moyen orient en pleine guerre et aide le général qui a pris le pouvoir à pacifier la région. Mais qu’elle n’est pas sa surprise de découvrir le globe qui a servi à rayer les humains de la carte entre les mains du général. Seulement, voilà, le pire est encore à venir…

La conclusion de ce récit se révèle en effet choquante. Tellement choquante que DC a sans aucun doute fait table rase de ce récit aux Etats-Unis avec le mega crossover d’Infinite Crisis. Au vu des chroniques lues sur le Net concernant le dernier numéro de l’histoire, il paraît évident que personne n’a réellement compris ce qui s’est passé. Il faut dire que la révélation dépasse tout ce qui a été imaginée jusqu’à aujourd’hui en terme de déconstruction d’un icône.

Superman ne vous apparaîtra plus comme le même une fois que vous aurez lu For Tommorow. Exercice de style intellectuel brillant, ce récit, superbement illustré par Jim Lee, semble avoir voulu racoler le grand public en lui en mettant plein les yeux grâce aux dessins, mais pour mieux bouleverser sa vision du personnage à la fin – et celle de la JLA, qui ne s’en sort pas mieux. Si Azzarello voulait cracher à la gueule de son public, il ne s’y serait pas mieux pris. Remercions le, et remercions DC d’avoir autorisé ce suicide en direct – auquel personne ne semble, malheureusement, avoir compris grand-chose.

Superman For Tomorrow : épisodes 204 à 215 de la revue américaine Superman
Pour l’édition française, il faut acheter la revue Superman éditée par Sémic, puis reprise par Marvel :
http://www.comicsvf.com/fs/18165.php et http://www.comicsvf.com/fs/18406.php

Pour l’édition américaine, il existe deux albums en hardcover (couverture dure) et le seul le premier tome de la saga est pour le moment en couverture souple (softcover) : http://www.dccomics.com/graphic_novels/?cat=SUPERMAN
« Le Verbe s’est incarné pour la Rédemption du Péché. Faudra-t-il que le Saint-Esprit s’incarne pour la rédemption de la sottise ? » Léon Bloy
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Josahn
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Message non lu par Josahn »

Merci pour cet article.
Je vais essayer de trouver For Tomorrow.
Du coté des illustrateurs qui considère les super héros comme des mythes modernes on trouve Alex Ross qui développe son point de vu dans un documentaire d'Arte paru en dvd: "De Superman a Spider-man".
Il y aussi le roman de Neil Gaiman, American Gods que je n'ai pas encore lu.

Mais disons que Brian Singer met quand même bien en avant le coté mytho-christique de Superman alors que les auteurs ci-haut ont comme références des dieux païens, tendance mythologie grec.

Discussion a continuer.... :)
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