Bonjour Lys_sul,
A propos de l'article du journal
La Croix :
Le chef du gouvernement a également accusé "l'extrême droite et les salafistes" d'une "complicité" de fait pour susciter le "rejet et la peur" au sujet de la deuxième religion de France.
Le parti socialiste s'amuse à vouloir confondre "critiques de l'ordre du jour au plan politique" et fanatiques religieux. Or ce genre d'exercice rhétorique confusionniste est aussi partisan, borné et stupide aujourd'hui que pouvait l'être naguère les ratiocinations intellectuelles de Jean-Paul Sartre ainsi que les communistes français. Durant les années 1960 ou 1970, on se souvient que ces derniers se plaisaient à vouloir réduire au rang de "suppôt du fascisme et des exploiteurs colonialistes" tout individu critiquant tant soit peu Moscou et le parti communiste. On pouvait qualifier cela de terrorisme intellectuel.
Valls
Aussi, la remarque de Manuel Valls dans l'article illustrerait-elle assez bien le mécanisme de l'aveuglement idéologique et explique bien la motivation des organisateurs socialistes du grand rassemblement. En poursuivant l'analogie, je dirais que le système des camps soviétiques n'étaient pas un empêchement prioritaire pour des Sartre hier, de même le terrorisme islamique à la maison n'en constituera pas davantage un, d'empêchement, pour les socialistes d'aujourd'hui. Le terrorisme pourrait être associable bientôt - qui sait ? - aux caprices de la météo ou aux accidents de voiture en terme de malheureux incidents imprévisibles. Une fatalité non souhaitable, mais bien qu'incontournable d'une certaine manière. Un Merleau-Ponty aurait pu dire ça des camps staliniens à l'époque. Il faudra faire avec. La priorité "vraiment prioritaire" reste bien plutôt
les adversaires d'opinions pouvant potentiellement subsister sur le front politique intérieur. Et c'est peut-être aussi pourquoi Todd parle de destruction de pays. Le débat est supprimé au profit d'un certain conformisme d'idées sur le fond.
En arrivant à l'Assemblée pour participer au débat, le chef du gouvernement avait estimé qu'il y avait "deux manières de débattre de l'islam", l'une "stigmatisante" et l'autre "apaisante".
... et le premier ministre préfère stigmatiser («Fasciste !»; «Extémiste de droite !») ses opposants politiques franco-français.
Il y a comme une continuité entre le comportement de la communauté germanopratine, entre la sensibilité des intellos du café de flore et au temps des affaires d'Algérie, pensons ici à la détestation "universelle" pour le colon français, le pied-noir, les harkis, et le comportement actuel de l'intelligentsia socialiste mais alors incapable de considérer un autre point de vue que le sien. Un Jean-Paul Sartre était entiché des idées (c'est bien connu) et se contrefichait de la réalité.
Le débat s'est achevé sur un double appel: l'un "aux responsables politiques qui se réclament de la République" afin "qu'ils relèvent le défi sans démagogie politicienne ni surenchère populiste mais sereinement et fermement en se référant aux valeurs de la République"; et l'autre aux Français musulmans "afin qu'ils aident à la construction d'une relation apaisée avec la République par la promotion de l'islam de France comme un islam des Lumières, moderne et tolérant".
-'Harvard de l'islam'-
Lors du débat, Manuel Valls a de nouveau accusé "l'extrême droite et les salafistes" d'agir avec "un intérêt commun" et d'"une complicité, pour dire brutalement les choses".
"La peur et le rejet jaillissent de la méconnaissance mais aussi de la manipulation des intégristes, des extrémistes religieux ou politiques, ceux-là mêmes qui n'ont aucun intérêt à laisser s'épanouir un islam vivant et moderne en terme de liberté, d'égalité et de laïcité", selon lui.
Un morceau d'anthologie ! Ci-dessus est le royaume de la pensée magique.
Toute la bonne parole néglige le fait que les escrocs aiment endormir la méfiance des pigeons, qu'une confiance présomptueuse peut relever de la naïveté, de l'ignorance et de la sottise aussi bien. A part ça, mais qu'il est parfois sain et nécéssaire d'éprouver des appréhensions légitimes, etc. La prudence n'est pas une maladie.
En fait
Je suis tout simplement en désaccord majeur avec ces politiciens cosmopolites français et qui se seront octroyés le mandat d'islamiser la France. Je suis outré.
Je voudrais bien savoir quel est ce soi-disant peuple français qui aurait pu confier un tel mandat à Manuel Valls ? La chose est tellement énorme. Est-ce croyable ?
Laisser s'épanouir un islam vivant ... Non mais depuis quand
des politiciens laïcards seraient supposés travailler tous à l'épanouissement de la religion islamique en particulier ? Les Français sont sous le coup d'un hold-up, un détournement de démocratie.
Le plus inconcevable c'est le silence des fameux libres-penseurs, hédonistes irreligieux, amuseurs publics, chanteurs populaires aussi bien que des cercles d'études féministes. Normalement, on aurait pu être en droit de s,attendre à ce que ce soit eux qui iraient entarter les Valls ou Hollande, très précisément sur cette histoire d'islam. On aurait pu croire que la clientèle naturelle du parti serait pourtant la plus vivement intéressée à contrecarrer le nouvel agenda islamophile du parti. C'est pour ça que j'évoque un hold-up. A croire qu'il y aurait une impuissance chez la majorité des voteurs ...
Paxetbonum,
Mais il n'y a aucun débat avec le peuple.
Un discours différent de la vulgate qui est vendue par les Hollande, Sarko, Merkel, Cameron, Obama, la famille Bush et tutti mais alors c'est un discours qui se trouve
écarté d'office, discrédité, du moins dans la machinerie intellectuelle des faiseurs d'opinion. Le problème excède les limites géographiques de votre pays, je croirais. La source de ce «nouvel ordre des affaires» est ailleurs. Et c'est peut-être aussi ce qui rend le débat impossible. Il n'y avait pas place à un débat possible entre les esclaves et le roi nègre chargé de maintenir l'ordre alors exigé par les maîtres situés outre-atlantique.