Le rôle du PS dans la destruction du pays

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Cinci
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Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

Message non lu par Cinci »

Quem quaeritis,

Merci d'exprimer votre opinion.
L'intellectualisation (Todd ou autres) autour de ces événements est à mon sens de l'enfumage. Comprendre son bouquin n'a certainement aucun intérêt et constitue une perte de temps compte tenu de l'état d'urgence dans lequel nous sommes.
Peut-être avez-vous raison. N'ayant pas lu son livre, il me serait difficile de dire ce qu'il vaut.

De l'enfumage ? Que voulez-vous dire ? Vous auriez une explication à la fois plus simple et supérieure à ce que ce que Todd pourrait jamais nous raconter, tout spécialement au sujet du comportement "destructeur" des socialistes ? Qu'est-ce qui vous fait parler d'enfumage ?

Vous trouveriez peut-être que Marcel Gauchet ne présente aucun intérêt avec ses remarques ? même chose ? Je ne sais pas. Je pose la question.
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PaxetBonum
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Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

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Cinci a écrit :Bonjour Paxetbonum,
si vous n'êtes pas d'accord avec moi [François Hollande] alors vous êtes contre Charlie et pour l'islam terroriste (même si le sujet n'a rien à voir…) Bref de la récupération de com' politicienne la plus vil et basse qui soit.
Auriez-vous deux exemples ou trois de cela ? Ce pourrait être utile à l'édification des travailleurs.

:)
Je vais être imprécis mais M Hollande est un maître en la matière :

- peu de temps après les attentats il a rencontré des syndicats réticents à je ne sais plus quelle réforme, il leur a servi l'esprit de cohésion nationale alias l'esprit du 11 janvier pour les inviter à ne pas s'opposer à sa réforme…

- récemment au panthéon il nous a resservi l'esprit du 11 janvier en détournant les vies de ces personnes pour justifier ses propres choix politiques

Je pense qu'il ne peut plus faire un discours sans invoquer sur l'autel 'St Onzejanvier' et le sang de tous les membres de l'assemblée qui l'écoute doit instantanément se mettre au garde à vous sous peine de trahison infâme…

Tenez sa se répand de partout comme la vérole :
http://www.google.fr/search?client=safa ... ovFUM_KgEg
http://www.google.fr/search?client=safa ... SFUKGfgMgO
Pax et Bonum !
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Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

Message non lu par Quem quaeritis »

Cinci,

Je m'exprime ici avant tout selon mon ressenti. Lors des événements de janvier, j'étais comme traversé par l'idée que tout procédait de Machiavel sans que je puisse clairement dégager une thèse plus qu'une autre.
À un certain stade, si l'on considère les choses qui se jouent réellement, il faut cesser d'essayer de penser autour du mal. Trop souvent, c'est une distraction de philosophes et c'est un matériau pour les politiciens.
Je suis à peu près persuadé qu'ici, la stratégie (Charlie) a consisté à effectuer quelques transactions avec le monde de l'ésotérisme et de l'occultisme. Le slogan "je suis Charlie" en est une émanation.
Lire Todd, je dirai : bof...
J'ai envie de dire que si vous ne le comprenez pas, c'est qu'au fond, il n'y a rien à comprendre ou à gratter (peut être)

Les leçons que je tire de ceci :

- il appartient à chacun de réinvestir le champ de sa propre réflexion et de faire confiance à son intuition, analyse. Le Saint-Esprit n'est-il pas en nous ?
- il est indispensable de revenir à l'ascèse chrétienne afin de se remettre dans le réel par le jeûne et le silence et ainsi de combattre Satan.
- bien entendu, demander le repentir, le sacrement de pénitence, et communier aux saints mystères.

Enfin Gauchet ou un autre ou les socialistes ou la droite... ne m'intéressent pas, je le reconnais. Je remarque de plus en plus que c'est à moi qu'il revient de trouver des réponses, de chercher le sens de ce qui m'apparaît comme opaque.
Je crois qu'une des tâches importantes du Malin consiste à nous mettre sur de fausses pistes, à nous faire perdre notre temps, à nous éreinter en quelque sorte.
Perdre du temps, c'est perdre le cœur à cœur avec le Christ.
Et Satan, qui est Prince de ce monde travaille dur en ce moment et l'enfumage fait partie de ses techniques...
C'est de cette urgence là que je parlais. Nous n'avons plus le temps de nous divertir.

«Ne nous laisse pas succomber à la tentation,
Mais délivre nous du Malin. Amen ! »
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Lys_Sul
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Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

Message non lu par Lys_Sul »

Marcel Gauchet sur la première question
C’est un événement qui a été exceptionnel par l’intensité d’affect, de commentaire, de mobilisation et qui s’est évanoui comme s’il n’avait jamais eu lieu, sans laisser de trace profonde. A ce titre, il est doublement extraordinaire.
Défiler pour la liberté d'expression le message initial fut essentiel, le seul problème, c'est l'après, une loi sur le renseignement un 'patriot act' à la française, des événements qui sont annulés pour cause de risques élevés, des débats impossibles à tenir car des propos peuvent être interprétés de façon de tomber sous le coup du droit pénal.

Après ces signaux contraires à l'idée défendue, il me paraît sans surprise de voir des personnes abandonner ce pour quoi ils ont marché, il n'y a pas de débat serein possible sur ces questions, ce qui manque au fond, c'est une forme de liberté. Mais comme cela est une notion inconnue, le débat restera toujours guider par l'émotion entre deux parties, ce qui envenimera les choses au lieu d'y trouver une solution de façon par la raison.

La question reste secondaire concernant la psychologie de la masse, en ce sens Marcel Gauchet dans son entretien semble amha, plus pertinent que E.Todd.
L’esprit est à soi-même sa propre demeure ; il peut faire en soi un Ciel de l’Enfer, un Enfer du Ciel.

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Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

Message non lu par Cinci »

Bonjour Paxetbonum,

Votre deuxième lien est intéressant à raison du nombre de commentateurs variés qui sont évoqué et leurs différents commentaires. Il y a le mot de Frederic Lordon entre autres. Merci.


Quem quaeritis,
Je suis à peu près persuadé qu'ici, la stratégie (Charlie) a consisté à effectuer quelques transactions avec le monde de l'ésotérisme et de l'occultisme. Le slogan "je suis Charlie" en est une émanation.
Lire Todd, je dirai : bof...
J'ai envie de dire que si vous ne le comprenez pas, c'est qu'au fond, il n'y a rien à comprendre ou à gratter (peut être)
Je comprends malaisément ce qu'il veut dire parce qu'il me manque certains éléments, au départ, et auxquels il va vouloir se référer probablement. Si je n'ai pas pu lire son bouquin jusqu'ici, j'aurai pu au moins le feuilleter brièvement. Et c'est vrai que c'est un genre de littérature qui paraît peu engageant, un peu verbeux peut-être (enfumage ?), sans compter les diagrammes pour faire sérieux. Normalement, je serais plutôt rebuté.

Donc, il me faudrait dire que si je me sens comme «un chien lancé sur une piste» alors ce le sera bien à cause de sa remarque touchant le catholicisme et le PS. Je pense à cette histoire de départements français comme autant d' anciens bastions de résistance contre-révolutionnaire et qui auraient maintenant basculés dans le camp des meilleurs défenseurs de l'ordre républicain actuel, du côté de nos socialistes d'affaires, ces socialistes de droite.

Il est possible aussi que Todd n'aura rien inventé de neuf avec ses remarques.

Fort longtemps avant lui, peut-être que d'autres observateurs auront pu faire des remarques similaires, utilisant d'autres expressions mais pour finalement dire la même chose que lui.

Repensant à son "catholique zombie", je sais qu'un Victor Hugo parlait déjà d'athées de la nuance catholique en son temps, pour évoquer ces bourgeois et autres notables de la monarchie de Juillet, ce règne du roi Louis-Philippe, anglophile, qualifié aussi de régne des banquiers. Malgré la différence d'époque, s'agirait-il d'un phénomène parent ? Les défenseurs de l'ordre des possédants affectant de tenir le même langage moral que celui de l'Église catholique mais sans y croire bien entendu et inversement. Comprenez : l'Église pouvant tenir le discours politique des possédants mais sans s'y inféoder complètement non plus. Qu'une convergence d'intérêts.

De nos jours

La formule politique 2015 nous vaudrait ces appels du pied en faveur de l'immigration en accéléré, l'anti-nationalisme, l'anti-FN, l'Europe unie, «Pas d'amalgame !», «Ce n'est pas ça, l'islam», etc. On y verrait sans mal l'archevêque de Paris sur la même tribune que François Hollande.

En fait, on pourrait peut-être résumer le propos de Todd au fait qu'il existe bien un ordre politique en France pour commencer. Et les catholiques ont tendance à se ranger du côté de cet ordre des notables, d'autant plus volontier s'il peut se révéler économiquement conservateur et autoritaire («Maréchal, nous voilà !»; «Voici la vérité, maintenant ...») Todd voulait peut-être dire que le gouvernement français se comporte "dogmatiquement", au mépris de la réalité, écartant le fait si celui gêne l'idée. Oui, c'est peut ça qu'il veut dire.

Comme des anciens catholiques ici (ou dont la foi serait très faible) n'ayant plus beaucoup d'affinités avec le contenu réel de la foi de l'Église, nous aurions des gens ayant su conserver parfaitement intact ce réflexe moral/vertueux d'être celui qui a raison, avec encore cette particularité déterminante d'être celui qui a raison avec la raison qui est celle du plus fort («Notre raison a valeur universelle,»; « soumettez-vous !»; « A genoux, mécréants !») Cette affaire d'unanimisme de commande gênerait Emmanuel Todd, et son réflexe à lui sera de voir dans cette belle construction d'un consensus de façade une sorte de réssurgence de l'ancien temps.

La destruction

Il appellerait «destruction de la France par le Parti socialiste» le fait d'une construction d'un faux consensus ou fausse unanimité et à quoi tous seraient pratiquement sommés de se rallier. Ce serait une «destruction» pour Todd au sens où pratiquement aucun musulman ne pourrait véritablement se sentir intégrés avec ce discours idéologique. Ex : les musulmans se feront administrer une paire de gifles avec le mariage pour tous, ensuite l'exhortation à «être Charlie». Peut-être Todd voudrait-il reprocher au parti socialiste de ne plus pratiquer une politique française assimilatrice au fond. Il dénoncerait le multi à sa façon.

«Soyez vous-même. Gardez les coutumes ancestrales de la tribu. Étalez-moi le tapis de prière (pas la crèche) à l'hôtel de ville svp ... mais pour être français il faut être Charlie. Ceux qui ne sont pas Charlie ...»

:s
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Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

Message non lu par Quem quaeritis »

«Soyez vous-même. Gardez les coutumes ancestrales de la tribu. Étalez-moi le tapis de prière (pas la crèche) à l'hôtel de ville svp ... mais pour être français il faut être Charlie . Ceux qui ne sont pas Charlie ...»
C'est E. Todd qui parle ici ?

Ce slogan ridicule me donne de l'urticaire à chaque fois que je le vois. D'aucuns en ont parlé comme d'un sida mental, j'ai du mal à leur donner tort.
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PaxetBonum
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Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

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Lys_Sul a écrit :
Défiler pour la liberté d'expression le message initial fut essentiel, (…)

Après ces signaux contraires à l'idée défendue, il me paraît sans surprise de voir des personnes abandonner ce pour quoi ils ont marché, (…)
Je crois que l'erreur est de croire que les gens ont massivement marché pour la liberté d'expression.
Ils ont massivement réagi a l'islam qui une fois de plus a tué les mécréants.
C'est une œuvre quotidienne de l'islam qui préoccupe légitimement les français.
Le 'Je suis Charlie' n'a été qu'un détournement de cette levée des français.
Il est donc naturel que se levant pour une cause et se faisant ostensiblement détourné de son but, le français ne s'intéresse plus à ce faux sujet.
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Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

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Bonjour Lys_Sul,

Merci pour les commentaires.

Défiler pour la liberté d'expression le message initial fut essentiel
Oui.

le seul problème, c'est l'après, une loi sur le renseignement un 'patriot act' à la française, des événements qui sont annulés pour cause de risques élevés, des débats impossibles à tenir car des propos peuvent être interprétés de façon de tomber sous le coup du droit pénal.
Oui.
Après ces signaux contraires à l'idée défendue, il me paraît sans surprise de voir des personnes abandonner ce pour quoi ils ont marché, il n'y a pas de débat serein possible sur ces questions, ce qui manque au fond, c'est une forme de liberté.
Il faudrait penser qu'il y a de la méfiance. J'explique : on serait probablement plus libre quand on serait en ouverture. Sauf, à quoi bon l'ouverture quand on se méfie ? Les dirigeants démontrent zéro confiance envers le bon populo et inversement.

Je songe ici à une impression citoyenne apparemment justifiée et qui est celle de se faire déposséder, circonvenir et puis jouer littéralement par les représentants institutionnels (ici le gouvernement lui-même). Voilà qui serait chose propre par-dessus tout à instiller une sorte de fatalisme, de démission. Chacun se repli sur ses terres.

Le professeur disait :

Pourquoi une telle démission intellectuelle?

Ce climat défaitiste me frappe. Je l’ai éprouvé moi même dans le milieu académique. Il y a quelques semaines, requis par mes étudiants sur ce sujet, j’ai tenté une explication théorique de ces événements. Et j’ai ressenti un double sentiment. J’ai eu l’impression de répondre à une attente profonde et, à la fois, j’ai senti au fond une sorte de scepticisme face à la nécessité d’une telle entreprise. En fait, je me suis fait l’effet d’un ancien combattant Don Quichottesque, livrant le combat de la raison – au nom de celle-ci, on doit pouvoir comprendre de tels phénomènes – et se heurtant au doute. Ce micro-phénomène me semble révélateur de l’état général de sociétés européennes qui ont perdu leur allant. Derrière cela, il existe un vrai motif de fond. Les Européens sont devenus incapables de comprendre des comportements procédant de motivations religieuses, quelles qu’elles soient. Ceux-ci sont devenus tellement inintelligibles pour nous que l‘on préfère se dire que ce type de radicalisation n’a rien à voir avec l’Islam, la religion, qu’ils relèvent plutôt d’explications sociales. Parce que ces jeunes sont pauvres, déscolarisés, exclus, ils ont basculé. C’est la seule explication accessible à l’entendement de nos sociétés.
Gauchet parle de démission, et au premier chef, ici, concernant la religion comme phénomène. Mais l'on pourrait peut-être le comprendre aussi comme un énervement par rapport à tout ce qui pourrait paraître compliqué, qui réclamerait des réponses éxigeantes, des réponses modulées.



Mais comme cela [la liberté ?] est une notion inconnue, le débat restera toujours guider par l'émotion entre deux parties, ce qui envenimera les choses au lieu d'y trouver une solution de façon par la raison.
... émotion qui peut révéler peut-être une certaine impuissance.



Je reprendrai ici une partie du compte-rendu de ce qu'exprimerait Marcel Gauchet :
L’autre débat issu de ces événements est celui sur l'Islam et sur la place des musulmans de France. Jusqu’où doit-il aller ?

Je trouve qu’il n’a pas réellement lieu. Il est cantonné par principe à la sphère économico-sociale. Il est résumé par le mot de Manuel Valls: «apartheid». Avec cela, on aurait l’explication à tout. Mais même si cela peut recouper quelques réalités, même si je n’en sous estime pas l’importance, le sujet va bien plus loin. Je le redis: nos sociétés européennes sont incapables d’appréhender ces phénomènes qui relèvent du cadre mental et social fourni par la religion dont elles sont aujourd’hui tellement loin. C’est pourtant le monde autour de nous. Un milliard de ses habitants sont sortis de ce cadre et six milliards ont toujours un pied dedans même s’ils sont en train de s’en extraire. Cela donne une idée de la profondeur du décalage.
Il dit qu'un vrai débat n'a pas eu lieu, n'a jamais eu lieu. Ce débat n'a pas lieu et quasiment par défaut : les intervenants n'étant tout simplement pas capables de prendre la mesure de ce qu'est réellement une société religieuse. Il y aurait une incapacité à saisir la puissance motrice de la croyance religieuse, son importance centrale pour mobiliser les gens et les faire agir d'une manière ou d'une autre. On dédaigne le religieux comme facteur, on le minoriserait quoi.

Ce qu'exprime Marcel Gauchet correspondrait pour moi à une in-communication entre les parties. Partant de là, c'est sûr que le dialogue est impossible à quelque part.

Les édiles tiendront leur discours économique et matérialiste qui se voudrait rassurant, les fanatiques religieux affirmeront leur croyance, les citoyens inquiets pourront toujours faire part de leur souci, eux, mais dans le vide alors que tout le monde en face s'entendra pour dire que l'inquiétude serait chose suspecte. La raison va consister à répéter ce que le gouvernement dit avec les banquiers. «Pas de problème ! La norme c'est encore Charlie, sa tolérance, sa minorisation du religieux. L'infime minorité de fous dangereux ne remet pas en cause le fait que l'islam est une religion d'amour et de paix, mesdames et messieurs, continuons à consommer et dormir sur nos deux oreilles, etc.»

Pour moi, la solution est toute trouvée; du côté des politiciens en tout cas. Elle est toute trouvée, cette solution, sans que personne n'ait été consulté réellement, sans débat. C'est ne rien faire. Et c'est peut-être pour ça aussi que le phénomène "manifestation monstre" ressemble tant à l'expression de la société du spectacle. C'est comme aller voir un film. Le lendemain, on n'y pense déjà plus. Le film ne change rien, n'impacte à rien du tout.

On aura bien vu quelque chose soit ! Mais rien ne changera dans le discours, l'orientation politique de fond, etc. Rien ? Rien si ce n'est la ferme résolution du côté des possédants de mettre un peu plus la police sur les rangs, afin de resserer la surveillance des citoyens risquant d'être mal conformés au discours politique reçu.


La question reste secondaire concernant la psychologie de la masse, en ce sens Marcel Gauchet dans son entretien semble amha, plus pertinent que E.Todd.
Pourquoi diriez-vous que la psychologie de la foule serait secondaire ? Que vouliez-vous dire ?
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Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

Message non lu par Cinci »

Quem quaeritis,

Je faisais allusion à l'incitation passive à "être Charlie".

Ceux qui ne peuvent pas prendre part à la manifestation, comme des voteurs du FN dûment identifiés comme tels, ne peuvent pas non plus être des Français légitimes. Non, ils sont excommuniés de la messe. Le parti socialiste se donne comme le rassembleur de toute la France. C'est là qu'est le problème aussi. Certains veulent monopoliser le discours et ainsi nous délimiter la seule réalité possible. Emmanuel Todd fait simplement allusion au fait que son propre désavoeu de la politique socialiste en place suffirait largement pour qu'il ne soit plus entendu du tout. Le pouvoir oppose une surdité aux critiques. Les mécontents deviennent suspects. Ce sont des raisons pourquoi il aura bien voulu se taire en janvier, dira-t-il.

Enfin, il pourrait y avoir là-dedans l'expression d'une dynamique de pouvoir. On pense à la réduction du «bien» à l'expression de mon seul point de vue, déqualification des contestataires, diabolisation de l'adversaire d'opinion, démagogie, etc.
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Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

Message non lu par Lys_Sul »

PaxetBonum a écrit : Je crois que l'erreur est de croire que les gens ont massivement marché pour la liberté d'expression.
Sur les 4 millions de français, je ne me risquerais pas à savoir dans les esprits qui pensaient quoi à ce moment précis, seulement que le message véhiculé était la liberté d’expression, il est préférable d'utiliser l'article « des » que « les », car vous lisez ces faits par votre propre interprétation politique, sur des événements complexes vis à vis des motivations des personnes.

Cela n'est pas une attaque, mais je pense que chacun suivant son logiciel explique ces événements de façons différentes donc il doit y avoir du vrai dans vos propos.

Cinci a écrit :  Il faudrait penser qu'il y a de la méfiance. J'explique : on serait probablement plus libre quand on serait en ouverture. Sauf, à quoi bon l'ouverture quand on se méfie ? Les dirigeants démontrent zéro confiance envers le bon populo et inversement.
Pour dissiper toute méfiance, il faudrait déjà avoir comme considération en face que la personne est responsable en tant que qualité propre, non pas comme un enfant ou adolescent à qui il faudrait expliquer que cela est bien et cela ne l'est pas. Le rôle du dirigeant est celui d'apporter à des attentes des solutions responsables qui garantissent la paix dans la société suite à des événements dans le pays, sauf qu'une sorte de mépris à l'égard de la population jugée comme une masse ignorante rend tout discours inaudible, l'exemple du « pas d'amalgame » ce mot est devenu une caricature perdant sa force. C'est le résultat de ne plus avoir une liberté sur des questions épineuses, car sans réel débat ne peut émerger une solution crédible, seulement des mots incantatoires comme une pommade pour apaiser le choc après un événement.
Cinci a écrit :Voilà qui serait chose propre par-dessus tout à instiller une sorte de fatalisme, de démission. Chacun se repli sur ses terres.
A une personne qui pose ses questions, vous lui rétorquez par un suffixe en phobe et si cela ne suffit pas, par la menace de la loi, il est quasi certain que la personne rendra son esprit aride de toute réflexion, sauf que ses entrailles seront en ébullition.
Cinci a écrit : Gauchet parle de démission, et au premier chef, ici, concernant la religion comme phénomène. Mais l'on pourrait peut-être le comprendre aussi comme un énervement par rapport à tout ce qui pourrait paraître compliqué, qui réclamerait des réponses éxigeantes, des réponses modulées.
J'y vois plutôt l'effet de la laïcité agressive à l'égard de la question religieuse avec pour conséquence une aseptisation de la société sur ce qui concerne le fait religieux, garder sa foi chez soi pour ne pas choquer autrui. Une personne ne connaissant rien sur le fait religieux ne comprendra jamais hors des étiquettes sociologiques ce genre d'acte, hors la réponse se trouve sur le terrain de la religion qui reste pour la majorité la grande inconnue, seule cette réponse «  un monde sans religion, un monde sans problème » se dégage.

Cinci a écrit : .. émotion qui peut révéler peut-être une certaine impuissance. 
oui, c'est l'infantilisation de la société, des adolescents se croyant adultes.
Cinci a écrit :  Pourquoi diriez-vous que la psychologie de la foule serait secondaire ? Que vouliez-vous dire ?
Notre monde est tourné sur la psychologie, je pense qu'ici tout le monde connaît Gustave le Bon et son livre la psychologie des foules, avec des bons livres sur la psychosociologie nul besoin d'éterniser la discussion sur une probable récupération politique.

L'élément primordial est la vision marxiste d' E. Todd contre celle de M.Gauchet qui tente d'expliquer par des arguments relevant du fait religieux ces événements, le débat est plus fécond sur ce terrain, que la psychologie de la masse.
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Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

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Lys_Sul a écrit : Sur les 4 millions de français, je ne me risquerais pas à savoir dans les esprits qui pensaient quoi à ce moment précis, seulement que le message véhiculé était la liberté d’expression, il est préférable d'utiliser l'article « des » que « les », car vous lisez ces faits par votre propre interprétation politique, sur des événements complexes vis à vis des motivations des personnes.
Je pense que la démotivation rapide qui a suivi, est la preuve que l'on a détourné l'intention des français qui, comprenant qu'on avait encore une fois voulu diriger le troupeau de moutons où il ne voulait pas aller, n'ont pas suivi après.
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Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

Message non lu par Cinci »

Bonjour,

Lys_sul,
Notre monde est tourné sur la psychologie, je pense qu'ici tout le monde connaît Gustave le Bon et son livre la psychologie des foules

Puisqu'on en parle ...
«... suivant les hasards du moment, la foule sera placée sous l'influence de l'une des idées diverses emmagasinées dans son entendement et commettra par conséquent les actes les plus dissemblables. Son absence d'esprit critique ne lui permet pas d'en percevoir les contradictions.

Ce n'est d'ailleurs pas un phénomène spécial propre aux foules. On le rencontre chez beaucoup d'individus isolés, non seulement parmi les êtres primitifs, mais chez tous ceux qui, par un côté quelconque de leur esprit - les sectataires d'une foi religieuse intense par exemple -, se rapprochent des primitifs. Je l'ai observé, par exemple, chez les Hindous lettrés, élevés dans nos universités européennes, et ayant obtenu tous les diplômes. Sur leur fond immuable d'idées religieuses ou sociales héréditaires s'étaient superposée, sans nullement les altérer, une couche d'idées occidentales sans parenté avec les premières. Suivant les hasards du moment, les unes ou les autres apparaissaient avec leur cortège spécial de discours, et le même individu présentait ainsi les contradictions les plus flagrantes.

Il ne faut pas croire du reste que c'est parce que la justesse d'une idée est démontrée qu'elle peut produire ses effets, même chez les esprits cultivés. On s'en rend compte en voyant combien la démonstration la plus claire a peu d'influence sur la majorité des hommes. L'évidence la plus éclatante pourra être reconnue par un auditeur instruit; mais il sera vite ramené par son inconscience à ses conceptions primitives. Revoyez-le au bout de quelques jours, et il vous servira de nouveau ses anciens arguments, exactement dans les mêmes termes.»

Source : Gustave Le Bon, Psychologie des foules, Paris, Flammarion, 2009 [original : 1895], p. 73
Encore :
«... on a souvent raconté l'histoire de ce théâtre populaire dramatique obligé de faire protéger à la sortie l'acteur qui représentait le traître, pour le soustraire aux violences des spectateurs indignés de ses crimes imaginaires. C'est là je crois un des indices les plus remarquables de l'état mental des foules, et surtout de la facilité avec laquelle on les suggestionne. L'irréel a presque autant d'importance à leurs yeux que le réel. Elles ont une tendance évidente à ne pas les différencier. C'est sur l'imagination populaire que sont fondées la puissance des conquérants et la force des États. En agissant sur elles, on entraîne les foules.

Tout ce qui frappe l'imagination des foules se présente sous forme d'une image saisissante et nette. dégagée d'interprétation accessoire [...]

La grande épidémie d'influenza qui fit périr, à Paris, cinq mille personnes en quelques semaines, frappa peu l'imagination populaire. Cette véritable hécatombe ne se traduisit pas, en effet, par quelque image visible, mais uniquement par les indications hebdomadaires de la statistique. Un accident qui, au lieu de ces cinq mille personnes, en eût fait périr cinq cents, le même jour, sur une place publique, par un événement bien visible, la chute de la tour Eiffel, par exemple, aurait produit sur l'imagination une impression immense.» [p.80]
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Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

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Une autre observation :
L'élément primordial est la vision marxiste d' E. Todd
Remarquez, Emmanuel Todd ne serait peut-être pas d'accord. Ce serait discutable. Pour ma part, je ne le connais pas assez pour me prononcer.
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Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

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PaxetBonum a écrit :Je pense que la démotivation rapide qui a suivi, est la preuve que l'on a détourné l'intention des français qui, comprenant qu'on avait encore une fois voulu diriger le troupeau de moutons où il ne voulait pas aller, n'ont pas suivi après.
Nous le verrons pour les prochaines élections régionales de décembre 2015.

Cinci a écrit :Remarquez, Emmanuel Todd ne serait peut-être pas d'accord. Ce serait discutable. Pour ma part, je ne le connais pas assez pour me prononcer.
J'ai caricaturé sa position, je vous l'accorde, mais dans ses propos sur ce fil, il y a ce schéma d'une classe sociale qui domine et une autre opprimée.
L’esprit est à soi-même sa propre demeure ; il peut faire en soi un Ciel de l’Enfer, un Enfer du Ciel.

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Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

Message non lu par PaxetBonum »

Lys_Sul a écrit :
Nous le verrons pour les prochaines élections régionales de décembre 2015..
Il va falloir m'expliquer comment vous ferez ?
Je ne vois pas le rapport entre les élections politiciennes et la crainte légitime que les français ont de l'islam ?
Allez-vous compter les voix du PS par rapport aux autres, le PS étant le seul parti à s'afficher ouvertement pro-islam ?
Comment évaluer les gens qui se sentaient vraiment pro-Charlie aux élections ?
Comment évaluer ceux qui sont pour ou contre la liberté d'expression ?
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