Maman Léa toujours avec nous
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etienne lorant
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Re: Maman Léa toujours avec nous
Terribles souffrances vues à table ce midi. Elle ne voudrait pas que j'en parle, mais je ne suis pas encore aussi "résigné" (dans le sens de l'acceptation et de l'offrande) qu'elle est. Durant 50 minutes, j'ai souffert de la voir souffrir en essayant de soulever sa fourchette ... lentement... jusqu'à la bouche... Après l'avoir reconduite à sa chambre, j'ai discuté avec une infirmière afin qu'on lui donne un anti-douleur.
Je suis revenu travailler et j'ai lu les derniers mauvaises actualités, j'ai réussi à faire partir le dealer de cannabis, après l'avoir félicité pour son scooter flambant neuf: sa petite entreprise ne connaît pas la crise !!!
Bravo les méchants, malheur aux gentils !
Je suis revenu travailler et j'ai lu les derniers mauvaises actualités, j'ai réussi à faire partir le dealer de cannabis, après l'avoir félicité pour son scooter flambant neuf: sa petite entreprise ne connaît pas la crise !!!
Bravo les méchants, malheur aux gentils !
Dernière modification par etienne lorant le jeu. 19 févr. 2015, 18:39, modifié 1 fois.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Kerniou
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Re: Maman Léa toujours avec nous
Elle est courageuse votre Maman !
Vous avez bien fait de demander un anti-douleur. Qu'elle garde son énergie à sourire plutôt qu'à souffrir.
Quelle leçon de vie.
Vous avez bien fait de demander un anti-douleur. Qu'elle garde son énergie à sourire plutôt qu'à souffrir.
Quelle leçon de vie.
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.
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etienne lorant
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Re: Maman Léa toujours avec nous
Il y a un mois, à peu près, j'ai commis une grossière erreur en décidant de ne plus participer avec ma mère au long repas du dimanche. Cette idée partait pourtant d'une constatation juste : c'était trop long. Le service durait souvent deux heures. Elle en sortait fort fatiguée - et moi lassé du brouhaha des conversations. Je lui ai donc proposé de prendre le repas du dimanche à son étage. Ce dont je ne me suis pas rendu compte, c'est qu'à l'étage où elle réside, la table du dimanche est réservée aux pensionnaires abandonnés par leur famille, où n'ayant plus de famille... Ils sont une dizaine, dont la voisine de chambre de ma mère.
Quant à moi, je restais présent chaque jour pour le repas de midi. Mais mon absence le dimanche a été remarquée par le personnel infirmier de l'étage - et c'est une des infirmières qui m'a dit, dimanche dernier en fin d'après-midi : "Quelle tristesse : le dimanche, votre mère n'arrête pas de pleurer..." Je n'en savais rien mais c'est bien de ma mère de ne se plaindre que lorsqu'elle n'y tient vraiment plus... Je ne lui ai posé aucune question, mais lorsque
Je me suis de nouveau inscrit aux repas du dimanche, je reviens aux sept visites sur sept jours. Pour l'occasion, j'ai acheté une bouteille de Bourgogne, un Château de Dracy, Pinot noir, de quatre ans ... puisque comme dit le Psaume :
Il tire le pain du sein de la terre, et le vin qui réjouit le coeur de l'homme; il lui donne l'huile qui brille sur sa face, et le pain qui affermit son cœur.
Bon dimanche à vous ! Rendez visite à vos parents âgés, vous vous attirerez de grandes grâces !
Quant à moi, je restais présent chaque jour pour le repas de midi. Mais mon absence le dimanche a été remarquée par le personnel infirmier de l'étage - et c'est une des infirmières qui m'a dit, dimanche dernier en fin d'après-midi : "Quelle tristesse : le dimanche, votre mère n'arrête pas de pleurer..." Je n'en savais rien mais c'est bien de ma mère de ne se plaindre que lorsqu'elle n'y tient vraiment plus... Je ne lui ai posé aucune question, mais lorsque
Je me suis de nouveau inscrit aux repas du dimanche, je reviens aux sept visites sur sept jours. Pour l'occasion, j'ai acheté une bouteille de Bourgogne, un Château de Dracy, Pinot noir, de quatre ans ... puisque comme dit le Psaume :
Il tire le pain du sein de la terre, et le vin qui réjouit le coeur de l'homme; il lui donne l'huile qui brille sur sa face, et le pain qui affermit son cœur.
Bon dimanche à vous ! Rendez visite à vos parents âgés, vous vous attirerez de grandes grâces !
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- Anne
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Re: Maman Léa toujours avec nous
Bravo, Étienne ! Heureusement que maman Léa a la chance d'avoir un fils comme toi !
Bon courage dans cet accompagnement fidèle et dévoué de ta mère !
Bon courage dans cet accompagnement fidèle et dévoué de ta mère !
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
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etienne lorant
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Re: Maman Léa toujours avec nous
Ce lundi, bonheur complet à la table du midi: une de mes [soeurs] s'est jointe à nous de façon improvisée et, toute contente, maman Léa a commandé pour elle-même ; un verre vin de Muscat ! Car, nous voyant réunis, elle s'est souvenue que c'est ce qu'offrait sa propre mère (Hélène) lors des réunions de famille.
Comme nous nous sommes sentis heureux et excités ce midi ! Mais désormais, les membres d'une même famille, quand bien même ils sont célibataires et vieillissent... n'envisageraient jamais de partager un même immeuble en deux logements distincts.
C'est étonnant comme la société moderne a réussi à dissoudre la fratrie. L'idéal de la réussite individuelle, soutenu par la psychanalyse, a fini par aboutir en une défiance entre frères et sœurs, parents et enfants, cousins et cousinnes - les grandes réunions de famille, lors des fêtes de fin d'année, notamment, ont complètement disparu. Il est bien fini le temps où l'on offrait aux jeunes époux un service complet de douze couverts ! Douze couverts, ciel, mais pour quoi faire ????
En tout cas, grande réjouissance des cœurs aujourd'hui !
Comme nous nous sommes sentis heureux et excités ce midi ! Mais désormais, les membres d'une même famille, quand bien même ils sont célibataires et vieillissent... n'envisageraient jamais de partager un même immeuble en deux logements distincts.
C'est étonnant comme la société moderne a réussi à dissoudre la fratrie. L'idéal de la réussite individuelle, soutenu par la psychanalyse, a fini par aboutir en une défiance entre frères et sœurs, parents et enfants, cousins et cousinnes - les grandes réunions de famille, lors des fêtes de fin d'année, notamment, ont complètement disparu. Il est bien fini le temps où l'on offrait aux jeunes époux un service complet de douze couverts ! Douze couverts, ciel, mais pour quoi faire ????
En tout cas, grande réjouissance des cœurs aujourd'hui !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Kerniou
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Re: Maman Léa toujours avec nous
Merci de nous faire partager ce moment de joie.
Vous avez raison rien ne vaut une famille unie ! Mais il faut reconnaître que bon nombre d'entre elles sont en conflit. Je ne sais si la psychanalyse y est pour quelque chose mais je crains que les conflits remontent à très à loin dans le temps jusqu'à d'Abel et Caîn.
Bonne soirée à vous.
Vous avez raison rien ne vaut une famille unie ! Mais il faut reconnaître que bon nombre d'entre elles sont en conflit. Je ne sais si la psychanalyse y est pour quelque chose mais je crains que les conflits remontent à très à loin dans le temps jusqu'à d'Abel et Caîn.
Bonne soirée à vous.
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etienne lorant
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Re: Maman Léa toujours avec nous
Je suis de nouveau fort déprimé d'avoir pu percevoir la souffrance de ma mère, malgré tout ce qu'elle fait pour éviter que je m'en rende compte... Tout serait différent si la famille était plus unie qu'elle est, je m'en rends compte... Aussi, cette fois, c'est pour moi-même que je sollicite vos prières. Il m'est tout simplement impossible d'imaginer quelle sera ma réaction le jour venu... En dépit des grâces d'état reçues lorsque j'ai repris la gestion courante de la maison, après le décès de mon père, le 9 avril 2008, je me suis retrouvé un soir avec des larmes en priant à haute voix ce que me dictait ma peine : "Gabriel, pourquoi m'as-tu abandonné !" (j'imagine que ça vous rappelle quelque chose ?) Bref, maman Léa était très souffrante ce midi, mais toujours en le cachant à mon regard... mais je ne me trompais pas trop: en quittant la table, une aide-soignante lui a mis la main sur le front, et elle a tout de suite voulu prendre sa température - mais sa température était normale.
La maison de repos n'est plus du tout ce qu'elle a été durant les trois premières années: réduction de personnel, emploi moins rémunéré, infirmières en stages, etc. Ici comme partout, on racle les fonds de tiroir...
Dans un mois, le grand magasin voisin va fermer pour transformations... Je vais me trouver plus ou moins inactif tout l'été... et mais où est donc ma foi, dans tout ça, il y a des jours où je me pose la question !!!
Merci de prier pour moi aussi, j'en ai bien besoin !!
La maison de repos n'est plus du tout ce qu'elle a été durant les trois premières années: réduction de personnel, emploi moins rémunéré, infirmières en stages, etc. Ici comme partout, on racle les fonds de tiroir...
Dans un mois, le grand magasin voisin va fermer pour transformations... Je vais me trouver plus ou moins inactif tout l'été... et mais où est donc ma foi, dans tout ça, il y a des jours où je me pose la question !!!
Merci de prier pour moi aussi, j'en ai bien besoin !!
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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SergeA
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Re: Maman Léa toujours avec nous
Étienne,
vos témoignages se succèdent et à chaque lecture, je suis ému par tout cet amour à chacun de vos mots.
Je prie parfois pour vous et Léa, et je le ferai encore.
"... et mais où est donc ma foi, dans tout ça, il y a des jours où je me pose la question !!!"
La foi, c'est aussi faire du mieux qu'on peut, en accord avec Jésus Christ, simplement, et comme vous le faites, avec tout votre amour.
Serge
vos témoignages se succèdent et à chaque lecture, je suis ému par tout cet amour à chacun de vos mots.
Je prie parfois pour vous et Léa, et je le ferai encore.
"... et mais où est donc ma foi, dans tout ça, il y a des jours où je me pose la question !!!"
La foi, c'est aussi faire du mieux qu'on peut, en accord avec Jésus Christ, simplement, et comme vous le faites, avec tout votre amour.
Serge
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"Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée."
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- Anne
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Re: Maman Léa toujours avec nous
En U de P, Bruno...

Quand le jour viendra, il faudra, une fois de plus, t'en remettre au Seigneur pour qu'Il t'accompagne encore et toujours.
Il n'y a rien d'autre à faire, à part garder Espoir et se dire qu'on reverra nos êtres chers au Ciel !
Quand le jour viendra, il faudra, une fois de plus, t'en remettre au Seigneur pour qu'Il t'accompagne encore et toujours.
Il n'y a rien d'autre à faire, à part garder Espoir et se dire qu'on reverra nos êtres chers au Ciel !
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
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etienne lorant
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Re: Maman Léa toujours avec nous
On peut se demander comment il se fait qu'un homme de (bientôt) 59 ans s'est retrouvé à gérer les biens de son père, d'abord. Puis à son décès, d'établir des parts d'héritage permettant, outre le placement en maison de repos et de soins de sa mère, l'entretien d'une maison de trois étages.
Successivement j'ai fait remplacer la corniche, qui était usée, les vasistas de la cave (le bois se fendillait), j'ai fait remplacer les tuiles du toit qui risquaient de tomber sous grand vent.
Ensuite, un samedi maudit, le chauffe-eau posé à l'étage véritablement "explosé" entraînant une inondation de la cave - après avoir coupé l'arrivée d'eau, devant mon voisin qui n'a pas touché un seul seau, j'ai évacué plus de 150 litres depuis la cave dans le jardin en grimpant les escaliers. Hélas, en cette occasion, j'ai perdu la douche qui était un grand plaisir, une consolation heureuse, mais qui n'a pu être remplacée (du fait de nouveaux règlements de sécurité...).
L'année suivante, j'ai fait enlever brique par brique une ancienne cheminée qui menaçait la chaussée en contrebas. Contre le calcaire, qui avait été à l'origine du dysfonctionnement des appareils, j'ai fait installer un adoucisseur d'eau. Je n'ai pas fait tout ça pour mon profit personnel, puisque la maison sera revendue pour en retirer trois parts (une part pour chaque enfant survivant).
La télévision est morte de vieillesse, mais je ne l'ai pas renouvelée. J'écoute régulièrement France info (sauf quand leur discours tourne autour de la laïcité qui serait la valeur au-dessus de toutes les autres (y a du boulot !...) La plupart du temps, c'est la gestion des papiers administratifs, les factures, les cahiers comptables de la boutique.
Enfin, au début de cette année, je me suis acheté une machine à laver le linge (à mon nom, à mon nom, cette fois)- qui déménagera en même temps que moi.
Durant toutes ces années, depuis 2008, il n'y a plus jamais eu de réunion de famille dans la vieille maison : ni les anniversaires, ni Noël, ni nouvelle année, et rien à Pâques. Jamais de visite. Mais j'avais fait la promesse à mon père que "Je m'occuperai de tout" ...si j'avais pu savoir à quoi je m'engageais, l'aurais-je fait ? Mais comme dit mon prêtre âgé : c'est un jour à la foi !
Merci pour vos soutiens, ils me rendent mes forces et me confirment (rétrospectivement) que je n'y suis pas arrivé tout seul, j'ai reçu des forces en tout temps !
Successivement j'ai fait remplacer la corniche, qui était usée, les vasistas de la cave (le bois se fendillait), j'ai fait remplacer les tuiles du toit qui risquaient de tomber sous grand vent.
Ensuite, un samedi maudit, le chauffe-eau posé à l'étage véritablement "explosé" entraînant une inondation de la cave - après avoir coupé l'arrivée d'eau, devant mon voisin qui n'a pas touché un seul seau, j'ai évacué plus de 150 litres depuis la cave dans le jardin en grimpant les escaliers. Hélas, en cette occasion, j'ai perdu la douche qui était un grand plaisir, une consolation heureuse, mais qui n'a pu être remplacée (du fait de nouveaux règlements de sécurité...).
L'année suivante, j'ai fait enlever brique par brique une ancienne cheminée qui menaçait la chaussée en contrebas. Contre le calcaire, qui avait été à l'origine du dysfonctionnement des appareils, j'ai fait installer un adoucisseur d'eau. Je n'ai pas fait tout ça pour mon profit personnel, puisque la maison sera revendue pour en retirer trois parts (une part pour chaque enfant survivant).
La télévision est morte de vieillesse, mais je ne l'ai pas renouvelée. J'écoute régulièrement France info (sauf quand leur discours tourne autour de la laïcité qui serait la valeur au-dessus de toutes les autres (y a du boulot !...) La plupart du temps, c'est la gestion des papiers administratifs, les factures, les cahiers comptables de la boutique.
Enfin, au début de cette année, je me suis acheté une machine à laver le linge (à mon nom, à mon nom, cette fois)- qui déménagera en même temps que moi.
Durant toutes ces années, depuis 2008, il n'y a plus jamais eu de réunion de famille dans la vieille maison : ni les anniversaires, ni Noël, ni nouvelle année, et rien à Pâques. Jamais de visite. Mais j'avais fait la promesse à mon père que "Je m'occuperai de tout" ...si j'avais pu savoir à quoi je m'engageais, l'aurais-je fait ? Mais comme dit mon prêtre âgé : c'est un jour à la foi !
Merci pour vos soutiens, ils me rendent mes forces et me confirment (rétrospectivement) que je n'y suis pas arrivé tout seul, j'ai reçu des forces en tout temps !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Maman Léa toujours avec nous
Cher Bruno,
ta situation a quelque chose de semblable à la mienne. Je suis quelqu'un à la mi-cinquantaine qui a aussi habité avec ma mère, à la mort de mon père en 1984, jusqu'à son décès il y a presque trois ans. J'ai aussi participé à l'entretien de la maison (y a toujours quelque chose à faire !) et c'était normal vu que j'y vivais aussi.
Cependant, à son décès, la maison m'a été léguée, mes autres soeurs ayant déjà leur chez-soi.
Mais ça me fait plutôt penser au cas d'une de mes tantes veuve, décédée il y a déjà un certain temps. La maison familiale a été mise en vente, afin de remettre une somme d'argent à chacun des enfants. Les choses ont tourné d'une manière qui, je crois, a dû faire l'affaire de ce couple décédé. La maison ne se vendait pas (pourtant, c'est une fort belle grande maison). Après quelques temps, un des enfants qui habitait au loin a finalement offert à sa famille de l''acheter (probablement en y soustrayant la part qui lui revenait du prix de vente) pour revenir vivre ici. Il y habite depuis, seul, et y semble heureux...
C'est peut-être une possibilité à envisager ? Mais c'est certain que si la maison est un poids plus qu'un endroit où l'on aime vivre à cause des bons souvenirs qui y sont rattachés et du confort qu'elle peut procurer, c'est différent !
L'Esprit te (vous) viendra en aide au moment opportun, j'en suis persuadée !
ta situation a quelque chose de semblable à la mienne. Je suis quelqu'un à la mi-cinquantaine qui a aussi habité avec ma mère, à la mort de mon père en 1984, jusqu'à son décès il y a presque trois ans. J'ai aussi participé à l'entretien de la maison (y a toujours quelque chose à faire !) et c'était normal vu que j'y vivais aussi.
Cependant, à son décès, la maison m'a été léguée, mes autres soeurs ayant déjà leur chez-soi.
Mais ça me fait plutôt penser au cas d'une de mes tantes veuve, décédée il y a déjà un certain temps. La maison familiale a été mise en vente, afin de remettre une somme d'argent à chacun des enfants. Les choses ont tourné d'une manière qui, je crois, a dû faire l'affaire de ce couple décédé. La maison ne se vendait pas (pourtant, c'est une fort belle grande maison). Après quelques temps, un des enfants qui habitait au loin a finalement offert à sa famille de l''acheter (probablement en y soustrayant la part qui lui revenait du prix de vente) pour revenir vivre ici. Il y habite depuis, seul, et y semble heureux...
C'est peut-être une possibilité à envisager ? Mais c'est certain que si la maison est un poids plus qu'un endroit où l'on aime vivre à cause des bons souvenirs qui y sont rattachés et du confort qu'elle peut procurer, c'est différent !
L'Esprit te (vous) viendra en aide au moment opportun, j'en suis persuadée !
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
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etienne lorant
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Re: Maman Léa toujours avec nous
J'ai confiance, en effet, que je serai guidé intérieurement. Que Dieu me préserve des tricheurs et des voleurs dans ces transactions auxquelles je n'ai jamais éprouvé le moindre goût, mais plutôt la crainte de me faire rouler...
Entre-temps, J'ai retrouvé ce témoignage qui suit. Il y a une grande similitude entre le regard que je posais sur mon père, et celui que je porte sur ma mère... et c'est bien ainsi...
19/4/2008 - Souvenir de mon père. Depuis 2001, et de plus en plus, jusqu'à son décès, il a souffert de son dos et essayé différents traitements palliatifs. Durant les périodes de rémission de son mal, il poussait devant lui cette sorte de double-canne à roulettes, séparée par un plateau, qu'on appelle ici une "tribune". Chaque main enserrant une poignée de cette forme de poussette, le patient se déplace plus facilement et peut transporter quelques menus objets (sacs, couverts, journaux, etc.) Mais mon père, quant à lui, passait d'une pièce à l'autre, parcourant plusieurs fois comme en circuit, toutes les pièces du rez-de-chaussée. Un jour, je l'ai trouvé occupé ainsi et je me suis demandé s'il n'avait pas perdu la tête... pas du tout: "C'est pour affermir les muscles de mes jambes, j'ai besoin d'exercices si je veux guérir". Il se battait. C'était douloureux et à certains moments je l'entendais souffler fort, mais quel exemple de volonté, quelle ténacité !
Au cours de ces trois dernières années - encore mille jours, cet exercice devint de plus en plus difficile et il finit par y renoncer. A partir de ce jour-là, lorsqu'il s'extrayait péniblement de son grand fauteuil pour se rendre à son lit, j'ai commencé de l'aider à s'asseoir sur le plateau de la tribune et, cette fois, c'est moi qui tirais sur les poignées, en marchant à reculons pour traverser la salle à manger, puis le salon jusqu'à son lit.
Je le revois encore: déshabillé, puis couché, il fixait le plafond avec de grands yeux qui avaient toujours l'air étonné et comme regardant au-delà. On eût dit un de ses enfants du tiers-monde aux yeux globuleux - c'est vrai qu'il ne se nourrissait plus que d'aliments moulus et toute trace de graisse avait déserté sa figure, mais il y avait plus: il déprimait et c'est sa déchéance, ainsi que sa fin prochaine, qu'il contemplait comme un scénario visible pour lui seul sur le plafond... Pour remédier à ce moment toujours pénible avant le sommeil, nous lui avions obtenu un léger calmant - un des rares médicaments qu'il acceptait. Finalement, comme je lui souhaitais bonne nuit, il me répétait "Merci... merci... merci... " Et moi de répondre aussi vite: "Ce n'est rien, vraiment rien, repose-toi".
Ce chemin qui allait du fauteuil au lit, je l'ai parcouru chaque soir, trois années de suite, et je n'y ai manqué que les soirs où ma propre angoisse me serrait la gorge, ou bien au contraire parce que je me rebellais : ah, si l'on m'avait prédit, des années plus tôt, que je passerais chaque soir de dix à trente minutes (ce n'est pas moi qui décidais de l'heure du coucher), à attendre mon tour de service dans la pièce voisine... comme j'aurais dit: "Non, pas question, allons, jamais de la vie !"
Eh bien, je peux arrêter ce témoignage ici : à l'époque où je me suis converti, il y a cette fois plus de 23 ans, la volonté de Dieu m'est d'abord apparue comme quelque chose de "grandiose" à accomplir, et j'avais l'esprit vagabond, mais j'ai vite déchanté ! Cependant, j'étais en relation étroite avec un vieux Rédemptoriste et c'est lui qui m'a dit: "Si vous rêvez de mission, attendez le jour où vous vous sentirez poussé à faire ce que vous ne voudriez "certainement pas" fair: car, c'est là, et uniquement par le secours de la grâce, que vous aurez la certitude d'accomplir quelque chose d'utile à Dieu"...
Bon, les souvenirs, c'est fort, mais la vie continue !!!
Entre-temps, J'ai retrouvé ce témoignage qui suit. Il y a une grande similitude entre le regard que je posais sur mon père, et celui que je porte sur ma mère... et c'est bien ainsi...
19/4/2008 - Souvenir de mon père. Depuis 2001, et de plus en plus, jusqu'à son décès, il a souffert de son dos et essayé différents traitements palliatifs. Durant les périodes de rémission de son mal, il poussait devant lui cette sorte de double-canne à roulettes, séparée par un plateau, qu'on appelle ici une "tribune". Chaque main enserrant une poignée de cette forme de poussette, le patient se déplace plus facilement et peut transporter quelques menus objets (sacs, couverts, journaux, etc.) Mais mon père, quant à lui, passait d'une pièce à l'autre, parcourant plusieurs fois comme en circuit, toutes les pièces du rez-de-chaussée. Un jour, je l'ai trouvé occupé ainsi et je me suis demandé s'il n'avait pas perdu la tête... pas du tout: "C'est pour affermir les muscles de mes jambes, j'ai besoin d'exercices si je veux guérir". Il se battait. C'était douloureux et à certains moments je l'entendais souffler fort, mais quel exemple de volonté, quelle ténacité !
Au cours de ces trois dernières années - encore mille jours, cet exercice devint de plus en plus difficile et il finit par y renoncer. A partir de ce jour-là, lorsqu'il s'extrayait péniblement de son grand fauteuil pour se rendre à son lit, j'ai commencé de l'aider à s'asseoir sur le plateau de la tribune et, cette fois, c'est moi qui tirais sur les poignées, en marchant à reculons pour traverser la salle à manger, puis le salon jusqu'à son lit.
Je le revois encore: déshabillé, puis couché, il fixait le plafond avec de grands yeux qui avaient toujours l'air étonné et comme regardant au-delà. On eût dit un de ses enfants du tiers-monde aux yeux globuleux - c'est vrai qu'il ne se nourrissait plus que d'aliments moulus et toute trace de graisse avait déserté sa figure, mais il y avait plus: il déprimait et c'est sa déchéance, ainsi que sa fin prochaine, qu'il contemplait comme un scénario visible pour lui seul sur le plafond... Pour remédier à ce moment toujours pénible avant le sommeil, nous lui avions obtenu un léger calmant - un des rares médicaments qu'il acceptait. Finalement, comme je lui souhaitais bonne nuit, il me répétait "Merci... merci... merci... " Et moi de répondre aussi vite: "Ce n'est rien, vraiment rien, repose-toi".
Ce chemin qui allait du fauteuil au lit, je l'ai parcouru chaque soir, trois années de suite, et je n'y ai manqué que les soirs où ma propre angoisse me serrait la gorge, ou bien au contraire parce que je me rebellais : ah, si l'on m'avait prédit, des années plus tôt, que je passerais chaque soir de dix à trente minutes (ce n'est pas moi qui décidais de l'heure du coucher), à attendre mon tour de service dans la pièce voisine... comme j'aurais dit: "Non, pas question, allons, jamais de la vie !"
Eh bien, je peux arrêter ce témoignage ici : à l'époque où je me suis converti, il y a cette fois plus de 23 ans, la volonté de Dieu m'est d'abord apparue comme quelque chose de "grandiose" à accomplir, et j'avais l'esprit vagabond, mais j'ai vite déchanté ! Cependant, j'étais en relation étroite avec un vieux Rédemptoriste et c'est lui qui m'a dit: "Si vous rêvez de mission, attendez le jour où vous vous sentirez poussé à faire ce que vous ne voudriez "certainement pas" fair: car, c'est là, et uniquement par le secours de la grâce, que vous aurez la certitude d'accomplir quelque chose d'utile à Dieu"...
Bon, les souvenirs, c'est fort, mais la vie continue !!!
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Re: Maman Léa toujours avec nous
Ce dernier dimanche a été très pénible, au point qu'il a fallu abréger le repas du midi. C'est l'arthrose qui est en cause... désormais ses avant-bras sont atteints, en sorte que saisir la nourriture dans le plat et la porter jusqu'à la bouche relève d'un acte d'une extraordinaire volonté. J'ai eu mal de la voir manger... d'autant qu'à un moment, toute concentrée qu'elle était à paraître manger normalement... elle a fini par mâcher consciencieusement un petit bout de serviette jaune en papier ! Un peu plus tard, j'ai décidé que c'était suffisant: je l'ai remontée à l'étage et je lui ai tenu compagnie. L'épuisement du labeur à manger l'avait beaucoup fatiguée, en sorte que nous n'avons plus eu qu'un vague dialogue. Pour la première fois, elle a prononcé des mots sans suite logique... J'ai eu envie de m'en aller, de fuir, mais pas question: une voix en moi parlait plus haut, pour dire : "Tu es arrivé jusqu'ici, pas question de t'arrêter !" J'ai obéi, je suis resté, l'après-midi jusqu'au souper à 19h. J'ai eu un bref contact avec ma sœur cadette. Elle aussi n'est pas rassurée, elle parle des choix de vie à faire, des troubles qui retombent un peu partout... Ce sera une longue fin de carême... Mon père est décédé un 9 avril 2008 ... et cette année, Pâques sera un 5 avril... Au courage !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Re: Maman Léa toujours avec nous
Je suis tombé "par hasard" (mais il n'y a pas de hasard), sur ce petit forum qui permet de s'exprimer sur le deuil des parents. Je suis étonné de constater la "marque indélébile" que nous laissent nos parents - mais si l'on y songe bien, il ne peut qu'en être ainsi.
http://www.paradisblanc.com/blog/2012/0 ... s-parents/
En ce qui me concerne, j'ai naturellement poursuivi la pratique de l'Eucharistie quotidienne (toujours source de force intérieure, avec de la joie). Le chagrin m'enserrait le cœur, mais j'avais de la joie, une sorte de "ferment spirituel" qui permet de supporter beaucoup.
Un souvenir m'est revenu: au cours de la première année après le décès de mon père, j'ai mangé chaque midi dans un restau vietnamien. Un repas léger, digeste, je n'avais pas à cuisiner le soir et je pouvais m'occuper de tout le reste : que de papiers, que de documents ! Le "vrai" deuil n'a commencé que lorsque j'ai retrouvé la possibilité de "revivre autre chose" - mais c'est une fausse possibilité, il n'y a pas d'oubli, d'effacement, le souvenir de mon père est inscrit en moi car je suis une partie de lui. Je suis convaincu qu'il en sera ainsi également après le départ de ma mère, son "envol"... Je sais par avance que les photos et les souvenirs ne me consoleront pas. Il faudra vivre avec ce nouveau "trou dans le cœur" et continuer d'avancer.
Et j'aurai les forces nécessaires pour avancer.
http://www.paradisblanc.com/blog/2012/0 ... s-parents/
En ce qui me concerne, j'ai naturellement poursuivi la pratique de l'Eucharistie quotidienne (toujours source de force intérieure, avec de la joie). Le chagrin m'enserrait le cœur, mais j'avais de la joie, une sorte de "ferment spirituel" qui permet de supporter beaucoup.
Un souvenir m'est revenu: au cours de la première année après le décès de mon père, j'ai mangé chaque midi dans un restau vietnamien. Un repas léger, digeste, je n'avais pas à cuisiner le soir et je pouvais m'occuper de tout le reste : que de papiers, que de documents ! Le "vrai" deuil n'a commencé que lorsque j'ai retrouvé la possibilité de "revivre autre chose" - mais c'est une fausse possibilité, il n'y a pas d'oubli, d'effacement, le souvenir de mon père est inscrit en moi car je suis une partie de lui. Je suis convaincu qu'il en sera ainsi également après le départ de ma mère, son "envol"... Je sais par avance que les photos et les souvenirs ne me consoleront pas. Il faudra vivre avec ce nouveau "trou dans le cœur" et continuer d'avancer.
Et j'aurai les forces nécessaires pour avancer.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Kerniou
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Re: Maman Léa toujours avec nous
Cher Etienne,
Les morts ne sont plus avec nous mais en nous. Quand votre maman partira, vous aurez "un trou dans le coeur", c'est vrai, mais vous aurez aussi, en vous pour votre vie durant, la force de l'amour qu'elle vous aura donné tout au long de sa vie ...
Les morts ne sont plus avec nous mais en nous. Quand votre maman partira, vous aurez "un trou dans le coeur", c'est vrai, mais vous aurez aussi, en vous pour votre vie durant, la force de l'amour qu'elle vous aura donné tout au long de sa vie ...
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.
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