Kisito,
Merci pour les commentaires. Ça aide, je pense, à faire avancer la réflexion. Moi, ça m'aide.
En effet je pense qu'on devrait se sentir solidaire des péchés de tout le monde; pourquoi? peut-être celui qui commet un péché le fait parce que, par ma paresse, j'ai empêché Dieu de répandre sur lui des grâces qui l'auraient converti.
Si par notre paresse? peut-être ... c'est possible. Tout comme il est possible aussi que l'un ne soit pour rien dans le fait de devoir subir un mal quand même; ou alors, nous nous retrouverons tous dans la situation mitoyenne, celle d'être à la fois partiellement coupables (plus ou moins complices) et vraiment victimes d'un mal qui nous aura précédé (mauvaise éducation, mauvais exemple de "X", traumatisme ancien (scandale de ...), influence maligne d'esprits mauvais, etc.)
Se solidariser avec les péchés de tout le monde? dans une sorte de «moi aussi»? Je ne sais pas. Pas sûr (?) A moins de se solidariser avec l'autre en face, et en ce sens de reconnaître qu'il aura été lui aussi victime, une victime de quelque chose. Alors, le pardon : une capacité de voir plus loin? un choix volontaire d'aller se réfugier dans l'amour qui est celui de Dieu? la décision personnelle et ferme de "casser" avec le mal, et ainsi sauvegarder le lien qui relie à l'autre; de nombreux autres?
Je n'avais jamais pensé au fait que le «
Pardonne-nous comme nous pardonnons à ceux qui ...» pouvait
se relier directement à ce lien vital - lien collectif - nous faisant tous vivre. Un peu comme si la qualité de notre "état de vivant" s'en trouverait directement proportionnel à notre capacité de pardon.
Le pardon pour être vivant, plus vivant, entrer de plus en plus dans la vie ... L'opération peut être crucifiante en même temps ... «
Si le grain ne meurt ...» Je suis en train de me dire que cette capacité doit être reliée aussi à ma capacité d'accueillir la grâce, au fait d'avoir le coeur intérieurement disposé à ... Si j'ai de la difficulté (c'est mon cas), alors c'est qu'il doit s'y trouver des ronces, des épines, des obstacles (manque de confiance, peur de la vie, peur de s'affirmer positivement, etc.) ou des "richesses" (obstination à vouloir se maintenir dans un rôle de victime? amour-propre?) qui freinent le processus.
