2014 - Synode sur la famille, les divorcés remariés
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Christophe67
- Barbarus

Re: Les divorcés-remariés
Bonjour à tous,
Je suis effaré par certaines positions, certes je vais être traité de conservateur, mais quand je lis "droit à l'erreur" ou qu'on interprète le magistère selon ce qui nous arrange je ne vois , personnellement, que cette perpétuelle erreur de l'homme qui se met en position centrale.
Je me suis marié il y a 28 ans avec une femme que j'aimais, mais avec qui je n'avais jamais vécu; le mariage implique la confiance et non le droit à l'essai, comme un kleenex qu'on jetterait après usage. Lors de mon passage à l'autel j'ai juré devant Dieu "pour le meilleur et pour le pire, jusqu'à ce que la mort nous sépare".
Je ne me souviens en aucun cas avoir juré à Dieu, et non à Jojo le clodo, que si le pire se présentait finalement je réviserai ma position et m'octroierai le droit de réarranger tout cela selon ma propre convenance. Jusqu'à ce que la mort nous sépare, cela ne veut pas dire non plus la mort du couple mais bien la vie physique.
Le divorce est un échec du couple, de l'amour, certes il y a des raisons compréhensives et je ne juge pas mais si on doit en arriver à cet état de vie, alors notre foi nous invite à suivre cette promesse à Dieu.
Vivre séparé mais dans l'abstinence, on peut chuter si on n'est pas assez fort, mais alors on se tourne vers Dieu et on demande pardon, non pas pour avoir droit de recommencer mais demander les grâces nécessaires pour être conforme à Sa volonté. Remettre Dieu au centre de ce problème et non s'arroger le droit de s'accommoder, d'interpréter, de détourner l'enseignement de Dieu pour des arrangements personnels. J'y vois un gouffre béant.
Un couple divorcé n'est pas excommunié, il est toujours membre de l'Église mais il ne peut communier aux espèces, il ne peut enseigner le catéchisme après en avoir mis à bas un de ses principes, le mariage.
Si les choix de la vie ont amené ce couple à cet extrême alors il faut l'assumer, au lieu de chercher un moyen détourné pour s'enfoncer; au contraire il faut l'utiliser pour se relever : d'un mal en faire un bien, voilà ce qui plait à Dieu.
Un jour, sur un média, j'ai entendu un prêtre qui disait : "les couples viennent me voir pour avoir une cérémonie alors que je ne peux leur offrir qu'un sacrement". SACREMENT, ce mot veut tout dire.
Si on rejette un sacrement alors on rejette l'Église de Dieu, si on transpose à la première communion par exemple, celui qui dirait : "j'ai droit à l'erreur ou à l'essai" et au final " :je ne veux plus être catholique", serait-il encore dans l'Église ? Pourrait-il continuer de communier après ? Faudrait-il réformer un sacrement afin de remplir les églises ?
De plus, je finirai en disant qu'il existe des tribunaux ecclésiastiques pour juger de la validité d'un mariage ou non; le divorce est une décision civile et non divine : se remarier civilement n'a de valeur qu'aux yeux de la société humaine, son fruit reste ... un adultère.
Je comprends le divorce, la difficulté insurmontable que rencontrent certains couples, mais la Parole de Dieu est au-dessus de tout cela, et c'est à nous de nous y conformer et non pas de la tordre pour qu'elle soit adaptée à nos envies propres, nos fables, afin que nous baignions dans le péché la conscience tranquille contentant ainsi les buts de l'accusateur.
Cordialement.
Je suis effaré par certaines positions, certes je vais être traité de conservateur, mais quand je lis "droit à l'erreur" ou qu'on interprète le magistère selon ce qui nous arrange je ne vois , personnellement, que cette perpétuelle erreur de l'homme qui se met en position centrale.
Je me suis marié il y a 28 ans avec une femme que j'aimais, mais avec qui je n'avais jamais vécu; le mariage implique la confiance et non le droit à l'essai, comme un kleenex qu'on jetterait après usage. Lors de mon passage à l'autel j'ai juré devant Dieu "pour le meilleur et pour le pire, jusqu'à ce que la mort nous sépare".
Je ne me souviens en aucun cas avoir juré à Dieu, et non à Jojo le clodo, que si le pire se présentait finalement je réviserai ma position et m'octroierai le droit de réarranger tout cela selon ma propre convenance. Jusqu'à ce que la mort nous sépare, cela ne veut pas dire non plus la mort du couple mais bien la vie physique.
Le divorce est un échec du couple, de l'amour, certes il y a des raisons compréhensives et je ne juge pas mais si on doit en arriver à cet état de vie, alors notre foi nous invite à suivre cette promesse à Dieu.
Vivre séparé mais dans l'abstinence, on peut chuter si on n'est pas assez fort, mais alors on se tourne vers Dieu et on demande pardon, non pas pour avoir droit de recommencer mais demander les grâces nécessaires pour être conforme à Sa volonté. Remettre Dieu au centre de ce problème et non s'arroger le droit de s'accommoder, d'interpréter, de détourner l'enseignement de Dieu pour des arrangements personnels. J'y vois un gouffre béant.
Un couple divorcé n'est pas excommunié, il est toujours membre de l'Église mais il ne peut communier aux espèces, il ne peut enseigner le catéchisme après en avoir mis à bas un de ses principes, le mariage.
Si les choix de la vie ont amené ce couple à cet extrême alors il faut l'assumer, au lieu de chercher un moyen détourné pour s'enfoncer; au contraire il faut l'utiliser pour se relever : d'un mal en faire un bien, voilà ce qui plait à Dieu.
Un jour, sur un média, j'ai entendu un prêtre qui disait : "les couples viennent me voir pour avoir une cérémonie alors que je ne peux leur offrir qu'un sacrement". SACREMENT, ce mot veut tout dire.
Si on rejette un sacrement alors on rejette l'Église de Dieu, si on transpose à la première communion par exemple, celui qui dirait : "j'ai droit à l'erreur ou à l'essai" et au final " :je ne veux plus être catholique", serait-il encore dans l'Église ? Pourrait-il continuer de communier après ? Faudrait-il réformer un sacrement afin de remplir les églises ?
De plus, je finirai en disant qu'il existe des tribunaux ecclésiastiques pour juger de la validité d'un mariage ou non; le divorce est une décision civile et non divine : se remarier civilement n'a de valeur qu'aux yeux de la société humaine, son fruit reste ... un adultère.
Je comprends le divorce, la difficulté insurmontable que rencontrent certains couples, mais la Parole de Dieu est au-dessus de tout cela, et c'est à nous de nous y conformer et non pas de la tordre pour qu'elle soit adaptée à nos envies propres, nos fables, afin que nous baignions dans le péché la conscience tranquille contentant ainsi les buts de l'accusateur.
Cordialement.
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Re: Les divorcés-remariés
Tout est là précisément.isabelle48 a écrit :Quand il s'agit de faire référence à l'enseignement du Christ, faisons-le dans sa totalité, notamment quand il parle du pardon.
Le pardon ne peut être reçu qu'à la condition de se convertir de vouloir changer.
Le pécheur qui persiste dans son péché sans regretter ne peut recevoir le pardon.
Le Christ est on ne peut plus moralisateur pour reprendre ce terme que vous employez : à la femme adultère Il dit : 'moi non plus je ne te condamne pas, va ne pèche plus'; à la samaritaine Il dit : « Tu as raison de dire que tu n'as pas de mari, car tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari : là, tu dis vrai. ».
Les divorcés du fait de l'indissolubilité du mariage : 'Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a uni' si ils se remarient, vivent alors en état d'adultère. "Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère.".
Dès lors étant en état de péché mortel continu, ils n'ont pas accès aux sacrements.
Dire autre chose, c'est parler comme les disciples de Jésus : "Ses disciples lui dirent: Si telle est la condition de l'homme à l'égard de la femme, il n'est pas avantageux de se marier."
Jésus n'a pas affadi son discours devant leur opposition : "Il leur répondit: Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère; il y en a qui le sont devenus par les hommes; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne."
Bref si l'Eglise revenait là-dessus, elle serait parjure.
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
"Deus meus et Omnia"
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axou
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Re: Les divorcés-remariés
Et bien le sujet nous met en ébullition !Anne a écrit : Donc partons de ce texte, somme toute assez explicite :
"Un jour, des pharisiens abordèrent Jésus et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »
Si une femme a renvoyé son mari et en épouse un autre, elle est coupable d’adultère ».
Je suis intriguée : comment le lisez-vous de votre côté afin qu'il cadre avec votre pointe de vue ?
Pour ma part j'ai déja répondu plus haut à cette question : Jésus parle dans un certain contexte où la femme peut être "renvoyée" et sa réponse vise à la protéger dans son aspect contextuel et à parler de sa vision du mariage dans son aspect universel. "Que l'homme ne sépare pas ce que Dieu unit", c'est-à-dire que Dieu s'engage aussi dans le mariage de deux êtres, et que tous deux peuvent s'appuyer sur ce sacrement, cet engagement de Dieu en eux pour cheminer. Que le mariage durable soit le souverain Bien selon Jésus ne fait pas l'ombre d'un doute, mais que la personne sorte de cet engagement durable soit toujours dans le péché, je ne lis pas cela dans le texte.
Il s'agit de "renvoyer l'autre", c'est-à-dire de ne pas le respecter, de le considérer comme quantité négligeable... Certaines personnes qui plaquent leur compagne ou compagnon pour en épouser un ou une autre plus jeune et plus sexy sont peut-être dans ce cas de figure (je dis peut-être, car on ne connait pas les coeurs) mais pour beaucoup d'autres qui ont fait tous les efforts possibles pour que cela dure, ils ne sont pas concernés par cette notion de renvoi. De plus Jésus précise "Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre est adultère" : SAUF POUR INFIDELITE ". Tiens il y a un bémol ! De nombreuses personnes remariées ne sont-elles pas dans ce cas, ayant souffert de l'infidélité de leur premier conjoint ? Alors pourquoi être plus royalistes que le roi et plus sévère que le Christ ?
Prenons l'exemple d'une personne battue par son mari, (ou un homme qui quitte une femme manipulatrice) qui trouve enfin la force de de le quitter et qui plus tard trouve enfin le bonheur et le repos : peux-t-on penser que Jésus la condamne sous prétexte qu'elle ne "respecte pas la règle?" Non, le Sabbat est fait pour l'homme et pas l'homme pour le Sabbat. Cette vison binaire (ou-ou) n'est pas représentative à mon avis de l'esprit du Christ, lequel à chaque rencontre libère, fait grandir, aide à se relever, à vivre debout. Pour moi aussi, comme pour Héraclius, il y a une recherche de cohérence.
La vraie question quand on est divorcé et quand on rencontre une autre personne c'est : cette union va t-elle me faire grandir, me rapprocher de Dieu ? Est-ce mon Chemin ? et demander l'éclairage de l'Esprit Saint. Et l'Esprit Saint parfois, ne vous en déplaise, nous conduit sur des chemins qui ne sont pas toujours rigoureusement conformes à ce que dit l'Eglise.
Mais enfin Héraclius, si ces personnes sont mariées elles vivent une situation matrimoniale !!! Qu'elles aient des relations sexuelles ou non, il n' y pas que la sexualité dans le couple ! C'est pour cela que cette proposition est absurde et témoigne d'une incompréhension effarante de la vie de couple. De plus demander à des personnes qui s'aiment et qui vivent sous le même toit de vivre comme frères et soeurs est irrespectueux et intrusif, l'Eglise n'a pas à rentrer dans le lit des gens.Héraclius a écrit : :
"La proposition du Cardinal Ratzinger qu'évoquait Axou plus haut "vivez comme frère et soeur" me semble donc des plus logiques. Ce n'est pas une invitation à cesser d'aimer son conjoint, c'est une invitation à cesser de donner une dimension matrimoniale à cet amour. " (Je ne sais pas comment on fait pour "citer" plusieurs personnes sur un post).
Bien à vous !
Axou
-
axou
- Barbarus

Re: Les divorcés-remariés
Cher Lys_Sul, juste un mot pour vous dire que vous êtes dans le jugement sur les personnes et que cela n'élève pas le débat (pour ne pas dire que cela manque à la charité.Lys_Sul a écrit : Que certains utilisent l'argument du chantage, cela fait preuve que suivant leurs intérêts d'adolescents, ils sont dans cette optique d'Église à la carte, comme Papounet ou dans le genre au doigt mouillé, je fais des statistiques aka Axou..
Quand vous parlez d'"Eglise à la carte", parole à laquelle vous est renvoyé le titre d'"Eglise fossilisée", vous êtes déja dans le jugement, un peu masqué certes (et rigolo). Quand vous parlez d'"adolescents" vous êtes dans le jugement sur les personnes...(encore que j'aime bien le terme d'adolescent, c'est mignon).
Où je veux en venir : si vous traitez ceux qui ne pensent pas comme vous d'"adolescents" et que ceux d'en face finissent par jouer votre jeu et vous traiter d'intégristes (ou de "vieux jeu" pour rester dans le mignon), croyez-vous que nous allons grandir dans la compréhension les uns des autres ?
Je vous invite à assumer nos différences et demeurer donc sur le plan des arguments même si les arguments contraires vous perturbent (quand on passe au jugement, cela veut dire qu'on est très dérangés par les arguments de l'autre) car un forum sert à cela : échanger des arguments et des points de vue différents et tenter de se comprendre car si le sujet nous bouscule tous, c'est que nous sommes au coeur de l'Eglise et de ses défis actuels.
Il est facile, par confort, d'enfermer l'autre dans un jugement de "choix de facilité" mais dans la position d'un grand nombre de catholiques pratiquants actuels, dont je fais partie, il n'y a pas qu'un refus des contraintes mais une véritable relation au Christ et un souci de cohérence avec l'esprit du Christ, voir un sentiment de trahison de l'esprit du Christ qu'inspire parfois certaines positions de l'Eglise, c'est donc du sérieux. A défaut de nous convaincre mutuellement, nous pouvons faire preux d'intelligence du coeur et nous ouvrir à la parole de l'autre, autant que cela nous est possible.
Bien à vous,
Axou
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Christophe67
- Barbarus

Re: Les divorcés-remariés
Bonjour Axou,
Plutôt que m'hasarder à dire les choses maladroitement je vais plutôt vous orienter vers ce document qui sera plus explicite que moi.
Si les Écritures étaient prétextes à une interprétation littérale, vous pensez bien qu'il serait encore plus facile de divorcer pour un chrétien en pratiquant ou en poussant à l'adultère.
On voit l'arbre à ses fruits alors si le fruit est "Et l'Esprit Saint parfois, ne vous en déplaise, nous conduit sur des chemins qui ne sont pas toujours rigoureusement conformes à ce que dit l'Eglise", êtes-vous si certaine que c'est l'Esprit Saint qui vous conduit ?
Elle est peut-être reconnue par la société humaine, mais est-ce à Dieu de se conformer à nos lois ou à nous de nous convertir aux Siennes ? Il n'y a a donc rien d'irrespectueux de rappeler que si un couple à choisi de vivre dans une nouvelle union civile il faut vivre comme frère et soeur, aux yeux de Dieu la personne est toujours mariée et donc pratiquera l'adultère.
On a beau enrober le tout de bons sentiments, cela reste dans les faits un adultère; alors non ce n'est pas irrespectueux mais je comprends votre trouble car ça peut être culpabilisant.
Il est plus facile de s'adapter à sa propre religion qui écarte la culpabilité et en oublier l'essentiel : l'Amour est un acte radical ! La conversion également.
Et du coup si on reconnait l'arbre à ses fruits ? Quel est l'arbre qui se frotte les mains ?
Et selon les mêmes Écritures, je vous invite à méditer Apocalypse 3:15-16
Cordialement.
Ce n'est pas pour autant qu'un tribunal ecclésiastique va invalider (et non annuler) un mariage. Si l'épouse ou l'époux reconnait qu'en se mariant il/elle avait l'intention de poursuivre une précédente liaison ou d'être infidèle, alors il peut y avoir invalidation. Si l'adultère est conséquent d'une tension dans le couple ou d'un refus de la couche pour l'un ou l'autre alors il est une faiblesse, qui peut être pardonnée.De plus Jésus précise "Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre est adultère" : SAUF POUR INFIDELITE ". Tiens il y a un bémol ! De nombreuses personnes remariées ne sont elles pas dans ce cas, ayant souffert de l'infidélité de leur premier conjoint ? Alors pourquoi être plus royalistes que le roi et plus sévère que le Christ ?
Plutôt que m'hasarder à dire les choses maladroitement je vais plutôt vous orienter vers ce document qui sera plus explicite que moi.
Si les Écritures étaient prétextes à une interprétation littérale, vous pensez bien qu'il serait encore plus facile de divorcer pour un chrétien en pratiquant ou en poussant à l'adultère.
Sans se demander avant : dois-je être un eunuque pour le royaume des cieux ?La vraie question quand on est divorcé et quans on rencontre une autre personne c'est : cette union va t-elle me faire grandir, me rapprocher de Dieu ? est-ce mon Chemin ? et demander l'éclairage de l'Esprit Saint. Et l'Esprit Saint parfois, ne vous en déplaise, nous conduit sur des chemins qui ne sont pas toujours rigoureusement conformes à ce que dit l'Eglise.
On voit l'arbre à ses fruits alors si le fruit est "Et l'Esprit Saint parfois, ne vous en déplaise, nous conduit sur des chemins qui ne sont pas toujours rigoureusement conformes à ce que dit l'Eglise", êtes-vous si certaine que c'est l'Esprit Saint qui vous conduit ?
Si on remet Dieu au centre, et non selon votre avis, quelle légitimité a cette situation matrimoniale ?Mais enfin Héraclius, si ces personnes sont mariées elles vivent une situation matrimoniale !!! Qu'elles aient des relations sexuelles ou non, il n' y pas que la sexualité dans le couple ! C'est pour cela que cette proposition est absurde et témoigne d'une incompréhension effarante de la vie de couple. De plus demander à des personnes qui s'aiment et qui vivent sous le même toit de vivre comme frères et soeurs est irrespectueux et intrusif, l'Eglise n'a pas à rentrer dans le lit des gens.
Elle est peut-être reconnue par la société humaine, mais est-ce à Dieu de se conformer à nos lois ou à nous de nous convertir aux Siennes ? Il n'y a a donc rien d'irrespectueux de rappeler que si un couple à choisi de vivre dans une nouvelle union civile il faut vivre comme frère et soeur, aux yeux de Dieu la personne est toujours mariée et donc pratiquera l'adultère.
On a beau enrober le tout de bons sentiments, cela reste dans les faits un adultère; alors non ce n'est pas irrespectueux mais je comprends votre trouble car ça peut être culpabilisant.
Il est plus facile de s'adapter à sa propre religion qui écarte la culpabilité et en oublier l'essentiel : l'Amour est un acte radical ! La conversion également.
Et du coup si on reconnait l'arbre à ses fruits ? Quel est l'arbre qui se frotte les mains ?
Et selon les mêmes Écritures, je vous invite à méditer Apocalypse 3:15-16
Je connais tes oeuvres. Je sais que tu n'es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche.
Cordialement.
Dernière modification par Christophe67 le lun. 16 mars 2015, 14:02, modifié 1 fois.
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Christophe67
- Barbarus

Re: Les divorcés-remariés
Re-bonjour,
Un propos qui m'est venu à l'esprit pour imager le propos précédent:
si, en tant que personne divorcée, une femme se mariait avec un homme qui ne l'a jamais été (ou inversement), celui-ci remplirait son rôle marital en toute légitimité mais participerait de ce fait, même de bonne foi, à l'adultère de son épouse.
Étant toujours liée par le sacrement du mariage, cette épouse alourdirait sa faute en entraînant un autre dans son adultère. Et l'autre, ne pouvant de toute façon pas se marier à l'église, n'a aucune légitimité, à part civilement.
Cordialement.
Un propos qui m'est venu à l'esprit pour imager le propos précédent:
si, en tant que personne divorcée, une femme se mariait avec un homme qui ne l'a jamais été (ou inversement), celui-ci remplirait son rôle marital en toute légitimité mais participerait de ce fait, même de bonne foi, à l'adultère de son épouse.
Étant toujours liée par le sacrement du mariage, cette épouse alourdirait sa faute en entraînant un autre dans son adultère. Et l'autre, ne pouvant de toute façon pas se marier à l'église, n'a aucune légitimité, à part civilement.
Cordialement.
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axou
- Barbarus

Re: Les divorcés-remariés
Bonjour Christophe,
votre document sur l'invalidation du mariage est très intéressant; il peut être utilisé avec profit dans la préparation au mariage ! Je comprends bien la pertinence de la démarche en cas de mensonge ou de dissimulation. Néammoins, avec toutes les possibilités de demander l'annulation comme l'immaturité au moment du mariage, cela laisse une porte ouverte à beaucoup de demandes et me laisse un sentiment de malaise : qui peut se prétendre mature au moment de son mariage ? Et la place de l'inconscient, les raisons involontaires et inconscientes d'épouser une personne qui profondément ne nous convient pas ? (ça arrive souvent...). En fait je suis gênee par le fait qu'on déclare nul quelque chose qui a existé. Quel message donne-t-on à ses enfants si on déclare nul et non fondé le mariage qui les a fait naître ?
A part les cas avérés de mensonge, j'ai l'impression d'un tour de passe-passe et je préfère la solution des orthodoxes qui autorisent un second mariage tout en précisant que le premier mariage garde une valeur éternelle; disons que ce tour de passe-passe là me paraît plus digeste et plus humain.
Je ne peux savoir à l'avance comment je le vivrais, je crois que renoncer au sacrement du mariage serait un vrai, un grand sacrifice, je ne renoncerais pas à l'homme que j'aime évidemment. Je ne me sentirais pas en état d'adultère, ne considérerais pas mon compagnon comme adultère (arguments voir plus haut ) et probablement, j'irais communier.
Bien à vous,
Axou
votre document sur l'invalidation du mariage est très intéressant; il peut être utilisé avec profit dans la préparation au mariage ! Je comprends bien la pertinence de la démarche en cas de mensonge ou de dissimulation. Néammoins, avec toutes les possibilités de demander l'annulation comme l'immaturité au moment du mariage, cela laisse une porte ouverte à beaucoup de demandes et me laisse un sentiment de malaise : qui peut se prétendre mature au moment de son mariage ? Et la place de l'inconscient, les raisons involontaires et inconscientes d'épouser une personne qui profondément ne nous convient pas ? (ça arrive souvent...). En fait je suis gênee par le fait qu'on déclare nul quelque chose qui a existé. Quel message donne-t-on à ses enfants si on déclare nul et non fondé le mariage qui les a fait naître ?
A part les cas avérés de mensonge, j'ai l'impression d'un tour de passe-passe et je préfère la solution des orthodoxes qui autorisent un second mariage tout en précisant que le premier mariage garde une valeur éternelle; disons que ce tour de passe-passe là me paraît plus digeste et plus humain.
Vous décrivez là un cas très fréquent, j'ai plusieurs amies qui ont épousé des hommes divorcés, ce sera peut-être mon cas étant donné qu'à mon âge, j'ai beaucoup de chance de rencontrer un homme divorcé. Mes amies (je vous parle de celles qui sont catholiques engagées) le vivent bien même si elles auraient préféré se marier à l'Eglise. Certaines communient quand même, d'autres non, elles préfèrent attendre dans l'obéissance que les lois ecclésiales changent (que d'espoirs et d'attentes pèsent sur les larges épaules du Saint Père !).Christophe67 a écrit : Un propos qui m'est venu à l'esprit pour imager le propos précédent.
Si en tant que personne divorcée, une femme se mariait avec un homme qui ne l'a jamais été (ou inversement), celui-ci remplirait son rôle maritale en toute légitimité mais participerait de ce fait, même de bonne foi, à l'adultère de son épouse.
Étant toujours liée par le sacrement du mariage, cette épouse alourdirait sa faute en entraînant un autre dans son adultère. Et l'autre ne pouvant de toute façon pas se marier à l'église il n'a aucune légitimité, à part civilement.
Je ne peux savoir à l'avance comment je le vivrais, je crois que renoncer au sacrement du mariage serait un vrai, un grand sacrifice, je ne renoncerais pas à l'homme que j'aime évidemment. Je ne me sentirais pas en état d'adultère, ne considérerais pas mon compagnon comme adultère (arguments voir plus haut ) et probablement, j'irais communier.
Bien à vous,
Axou
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- Inscription : lun. 21 juin 2010, 19:01
Re: Les divorcés-remariés
Pas plus royaliste que le roi et pas plus sévère que le Christ reviendrait à dire que la femme battue ne peut légitimement divorcer que si, et seulement si, son mari la trompe…axou a écrit : De plus Jésus précise "Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre est adultère" : SAUF POUR INFIDELITE ". Tiens il y a un bémol ! De nombreuses personnes remariées ne sont elles pas dans ce cas, ayant souffert de l'infidélité de leur premier conjoint ? Alors pourquoi être plus royalistes que le roi et plus sévère que le Christ ?
Prenons l'exemple d'une personne battue par son mari,
Il n'y a aucun bémol ici : 'Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Ce donc que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas.'
Ils sont mariés pour le meilleur et pour le pire.
Si nous appliquions le divorce au sacerdoce, un prêtre pourrait quitter le sacrement de l'ordre parce qu'il ne s'entend plus avec son comité paroissial ?
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
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- Inscription : lun. 21 juin 2010, 19:01
Re: Les divorcés-remariés
Les sacrements sont-ils là pour être digestes et humains ?axou a écrit :
A part les cas avérés de mensonge, j'ai l'impression d'un tour de passe passe et je préfère la solution des orthodoxes qui autorisent un second mariage tout en précisant que le premier mariage garde une valeur éternelle, disons que ce tour de passe passe là me paraît plus digeste et plus humain.
Le sacerdoce doit-il être revu pour être plus digeste et plus humain ?
Pax et Bonum !
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Christophe67
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Re: Les divorcés-remariés
Bonjour Axou,
Je comprends vos propos et arguments. Je voudrais juste vous faire une remarque que j'espère vous ne verrez pas comme agressive.
Si vous relisez vos propos, vous vous apercevrez qu'au centre se trouve l'individu. C'est ce que je qualifie d'anthropocentrisme même si la définition est plus complète.
Vous voulez avoir droit au bonheur, si vous avez souffert vous estimez avoir eu votre part mais au final à quoi cela peut il aboutir ? L'amour inclut la fidélité, pourtant vous vous apprêtez à être infidèle ! Est-ce de l'amour à vouloir communier de force ? Communier c'est être en union commune avec le Christ, y a-t-il union par le fait de forcer ? Juridiquement cela porte un nom, quelle en est la portée si on l'applique au Christ ?
Exit l'anthropocentrisme, place au théocentrisme.
Je ne me permettrai pas de vous dire que faire, mais étudiez votre situation en plaçant Dieu au centre. Souhaitez-vous l'aimer, Lui, ou profiter de façon incomplète, peut-être même décevante, d'un futur amour éphémère ? A quoi sert le bonheur sur terre si on perd le paradis ?
Ayez confiance, laissez-vous guider, remettez-vous en à Lui afin que, par Sa volonté, Il puisse enfin vous montrer le chemin de vie qui est le mieux pour vous.
A la fin, seul Dieu sera juge : ne prenez pas le risque que votre nom soit effacé du livre de vie en voulant faire VOTRE volonté. Quel intérêt de fêter des noces de chêne s'il se transforme en combustible ?
Cordialement.
PS: concernant l'invalidation, ne vous y trompez pas, ce n'est pas aussi simple que cela, bien que le St Père veuille en alléger les modalités administratives dans le synode de la famille.
Je comprends vos propos et arguments. Je voudrais juste vous faire une remarque que j'espère vous ne verrez pas comme agressive.
Si vous relisez vos propos, vous vous apercevrez qu'au centre se trouve l'individu. C'est ce que je qualifie d'anthropocentrisme même si la définition est plus complète.
Vous voulez avoir droit au bonheur, si vous avez souffert vous estimez avoir eu votre part mais au final à quoi cela peut il aboutir ? L'amour inclut la fidélité, pourtant vous vous apprêtez à être infidèle ! Est-ce de l'amour à vouloir communier de force ? Communier c'est être en union commune avec le Christ, y a-t-il union par le fait de forcer ? Juridiquement cela porte un nom, quelle en est la portée si on l'applique au Christ ?
Exit l'anthropocentrisme, place au théocentrisme.
Je ne me permettrai pas de vous dire que faire, mais étudiez votre situation en plaçant Dieu au centre. Souhaitez-vous l'aimer, Lui, ou profiter de façon incomplète, peut-être même décevante, d'un futur amour éphémère ? A quoi sert le bonheur sur terre si on perd le paradis ?
Ayez confiance, laissez-vous guider, remettez-vous en à Lui afin que, par Sa volonté, Il puisse enfin vous montrer le chemin de vie qui est le mieux pour vous.
A la fin, seul Dieu sera juge : ne prenez pas le risque que votre nom soit effacé du livre de vie en voulant faire VOTRE volonté. Quel intérêt de fêter des noces de chêne s'il se transforme en combustible ?
Cordialement.
PS: concernant l'invalidation, ne vous y trompez pas, ce n'est pas aussi simple que cela, bien que le St Père veuille en alléger les modalités administratives dans le synode de la famille.
Re: Les divorcés-remariés
Bonjour à tous!
http://www.lerougeetlenoir.org/opinions ... ranquilles
Je précise que je ne partage pas la position orthodoxe, que je trouve peu fondée et trop laxiste, mais cet article a néanmoins l'avantage de mettre certaines choses au clair dans ce débat (qui n'aurait pas lieu d'être).
Merci aussi à tous les intervenants qui, loin d'être des conservateurs, des traditionalistes ou des intégristes, ne défendent rien de moins que la doctrine catholique de toujours sur le mariage et l'interdiction du divorce et du remariage... Peu de choses m'écoeurent autant que ces catholiques libéraux qui cherchent à modifier l'enseignement de toujours pour le rendre plus facile à vivre dans l'Occident actuel. Les dix commandements n'ont pas vocation à changer et c'est à nous de faire tous les efforts nécessaires pour leur rester fidèles et, dans le cas contraire, à prier humblement Dieu de nous secourir et de nous faire sortir de nos péchés. Car à force de vivre dans le péché, on s'y habitue et on se met à considérer qu'ils n'en sont pas... Et croyez-moi, le laxisme n'attirera pas plus de fidèles! Au contraire...
(J'aimerais aussi rappeler qu'il ne fut sans doute guère plus facile aux seigneurs du haut Moyen Age de renoncer au concubinage. Pourtant, l'Eglise est restée ferme et a menacé les pécheurs du châtiment divin. Elle ne leur a pas tenu le discours laxiste actuel...)
Bon jeûne à tous,
Suliko
A ce sujet, un petit article de Samengrelo, un jeune orthodoxe qui écrit pour "Le Rouge et le Noir" et dont je partage l'opinion:A part les cas avérés de mensonge, j'ai l'impression d'un tour de passe-passe et je préfère la solution des orthodoxes qui autorisent un second mariage tout en précisant que le premier mariage garde une valeur éternelle, disons que ce tour de passe-passe là me paraît plus digeste et plus humain.
http://www.lerougeetlenoir.org/opinions ... ranquilles
Je précise que je ne partage pas la position orthodoxe, que je trouve peu fondée et trop laxiste, mais cet article a néanmoins l'avantage de mettre certaines choses au clair dans ce débat (qui n'aurait pas lieu d'être).
Merci aussi à tous les intervenants qui, loin d'être des conservateurs, des traditionalistes ou des intégristes, ne défendent rien de moins que la doctrine catholique de toujours sur le mariage et l'interdiction du divorce et du remariage... Peu de choses m'écoeurent autant que ces catholiques libéraux qui cherchent à modifier l'enseignement de toujours pour le rendre plus facile à vivre dans l'Occident actuel. Les dix commandements n'ont pas vocation à changer et c'est à nous de faire tous les efforts nécessaires pour leur rester fidèles et, dans le cas contraire, à prier humblement Dieu de nous secourir et de nous faire sortir de nos péchés. Car à force de vivre dans le péché, on s'y habitue et on se met à considérer qu'ils n'en sont pas... Et croyez-moi, le laxisme n'attirera pas plus de fidèles! Au contraire...
(J'aimerais aussi rappeler qu'il ne fut sans doute guère plus facile aux seigneurs du haut Moyen Age de renoncer au concubinage. Pourtant, l'Eglise est restée ferme et a menacé les pécheurs du châtiment divin. Elle ne leur a pas tenu le discours laxiste actuel...)
Bon jeûne à tous,
Suliko
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
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axou
- Barbarus

Re: Les divorcés-remariés
Pas de souci cher Christophe.Christophe67 a écrit : Je comprends vos propos et arguments. Je voudrais juste vous faire une remarque que j'espère vous ne verrez pas comme agressive.
Si vous relisez vos propos, vous vous apercevrez qu'au centre se trouve l'individu. C'est ce que je qualifie d'anthropocentrisme même si la définition est plus complète.
Vous vous méprenez sur mes propos Christophe : je ne suis pas concernée par la situation que je donne, je n'ai pas de projets actuels avec un homme divorcé et j'espère de toute mon âme avoir accès au sacrement du mariage. Simplement, je réfléchis sur le sujet, je prends des exemples et j'en parle librement car je n'ai rien à défendre sauf un état d'esprit évangélique qui me parait mis à mal par certaines positions écclésiales.Christophe67 a écrit : Vous voulez avoir droit au bonheur, si vous avez souffert vous estimez avoir eu votre part mais au final a quoi cela peut il aboutir ? L'amour inclut la fidélité, pourtant vous vous apprêtez à être infidèle ! Est ce de l'amour à vouloir communier de force ? Communier c'est être en union commune avec le Christ, y'a t'il union par le fait de forcer ? Juridiquement cela porte un nom, quelle en est la portée si on l'applique au Christ ?
Je constate autour de moi qu'il existe de grands amours dans le cadre de remariage civils qui n'ont rien d'éphémère et vécus par des personnes qui vivent sous le regard de Dieu. Je ne lis pas comme vous dans le texte qu'ils sont adultères, j'ai dit pourquoi.Christophe67 a écrit : Je ne me permettrai pas de vous dire que faire, mais étudiez votre situation en plaçant Dieu au centre. Souhaitez-vous l'aimer Lui ou profiter de façon incomplète, peut être même décevante, d'un futur amour éphémère ? A quoi sert le bonheur sur terre si on perd le paradis ?
Je suis d'accord, c'est ce à quoi j'aspire, avoir confiance et me laisser guider !Christophe67 a écrit : Ayez confiance, laissez vous guider, remettez vous en à Lui afin que par Sa volonté il puisse enfin vous montrer le chemin de vie qui est le mieux pour vous.
Bien à vous,
Axou
P.S.: concernant l'invalidation, ne vous y trompez pas, ce n'est pas aussi simple que cela, bien que le St Père veuille en alléger les modalités administratives dans le synode de la famille.
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Christophe67
- Barbarus

Re: Les divorcés-remariés
Disons que je me suis exprimé de manière incomplète, je parlais de l'amour terrestre éphémère par sa durée, ce qui m'a permis de terminer sur une métaphore des noces de chêne (80 ans) et de son combustible. Je n'en ai aucune blessure sachant que mon humour bien souvent n'amuse que moiJe constate autour de moi qu'il existe de grands amours dans le cadre de remariage civils qui n'ont rien d'éphémère et vécu par des personnes qui vivent sous le regard de Dieu. Je ne lis pas comme vous dans le texte qu'ils sont adultères, j'ai dit pourquoi.
Cordialement.
Re: Les divorcés-remariés
L'Eglise ne peut se tromper en matière de foi et de moeurs. Point, à la ligne. L'Eglise est la coupe de "l'esprit évangélique". On ne trouve pas de situation d'amour qui soit jugée en dehors d'elle. Elle est garante de la plénitude des moyens du salut.
J'avais préparé une (trop) longue réponse mais je n'ai pas l'impression que les listes d'arguments fassent avancer le débat.
J'avais préparé une (trop) longue réponse mais je n'ai pas l'impression que les listes d'arguments fassent avancer le débat.
''Christus Iesus, cum in forma Dei esset, non rapínam arbitrátus est esse se æquálem Deo, sed semetípsum exinanívit formam servi accípiens, in similitúdinem hóminum factus ; et hábitu invéntus ut homo, humiliávit semetípsum factus oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus illum exaltávit et donávit illi nomen, quod est super omne nomen, ut in nómine Iesu omne genu flectátur cæléstium et terréstrium et infernórum.'' (Epître de Saint Paul aux Philippiens, 2, 7-10)
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Christophe67
- Barbarus

Re: Les divorcés-remariés
Bonjour Suliko,
Tout à fait : cette fermeté ayant même été jusqu'à entraîner le schisme anglican sous Henri VIII par refus de son divorce avec Catherine d'Aragon.
La veille, ce roi défendait l'Église à coups de pamphlets, le lendemain il schismait pour pouvoir être un divorcé-remarié.
Je suppose qu'il existe probablement d'autres exemples.
Cordialement.
(J'aimerais aussi rappeler qu'il ne fut sans doute guère plus facile aux seigneurs du haut Moyen Age de renoncer au concubinage. Pourtant, l'Eglise est restée ferme et a menacé les pécheurs du châtiment divin. Elle ne leur a pas tenu le discours laxiste actuel...)
Tout à fait : cette fermeté ayant même été jusqu'à entraîner le schisme anglican sous Henri VIII par refus de son divorce avec Catherine d'Aragon.
La veille, ce roi défendait l'Église à coups de pamphlets, le lendemain il schismait pour pouvoir être un divorcé-remarié.
Je suppose qu'il existe probablement d'autres exemples.
Cordialement.
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