Réflexion sur des phrases de la biographie de Robert Hossein

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Trinité
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Réflexion sur des phrases de la biographie de Robert Hossein

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Extraits de phrases de la biographie de Robert HOssein :

Je voulais vous soumettre quelques phrases de la biographie de Robert Hossein,que je trouve intéressantes:

" Nous ne sommes pas même un souffle dans l'univers ".
" Je vais raconter la foi dans le respect des uns et des autre. Il est urgent d'aller les uns vers les autres. J'attends un miracle et il semble se profiler."
(Là je serai moins optimiste...)
"La seule chose qui compte, c'est le sens que l'on donne à sa vie".
"Ce qui est important, c'est de vivre en fonction de sa foi".
"Tout s'articule autour de l'amour et du respect que l'on peut avoir pour les autres"
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Cinci
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Re: Réflexion sur des phrases de la biographie de Robert Hos

Message non lu par Cinci »

"Ce qui est important, c'est de vivre en fonction de sa foi".
Pour faire écho au mot de Robert Hossein ...
  • «Sainte Catherine de Gênes, la grande mystique laïque du quinzième siècle, est décrite par von Hügel comme une personne ayant des inclinations tellement puissantes et contradictoires qu'elle n'avait qu'un choix : répondre à l'appel de Dieu ou s'effondrer. Elle a utilisé son énergie et son talent formidable pour chercher une vie spirituelle et en même temps mener une des plus vastes institutions de charité du monde. Elle a été responsable des amorces d'une réforme effective de l'Église catholique. Si vous lisez sa vie, vous avez l'impression d'un effort continuel pour centrer toute sa personnalité sur la poursuite de l'amour divin. Catherine aurait pu mener une vie associant le laisser-aller de son époque et une piété respectable. Elle a tout simplement trouvé que c'était déprimant et impossible. Après plusieurs années de dépression névrotique chronique, elle résolut de se concentrer sur l'amour de Dieu et du prochain. L'unité de son objet a été si puissant qu'elle a pu concilier sa consécration totale à Dieu avec une affection profonde pour son mari, sa famille et ses amis.

    L'écrivain français contemporain Jean Genet, est un exemple tout à fait différent de personne en conflit. Il tournait en ridicule toute chose spirituelle et ensuite se plaignait que l'aumônier de la prison ne parlât pas de Dieu. Genet essayait de trouver l'unité dans l'engagement total au mal. Il a essayé de mettre dans cette poursuite du mal la même pureté de coeur qui caractérise la vie d'un mystique. On l'a même appelé le saint du diable. Cependant, puisque le mal ne peut jamais satisfaire pleinement, sa vie est allée en se détériorant vers un conflit plus grand. Genêt représente tous ceux qui n'ont pas su trouver cette unité qui leur aurait apporté la paix; la poursuite du mal, de par sa nature, conduit à la désintégration de la personnalité. Mon expérience personnelle avec des membres des Alcooliques Anonymes m'a montré que des personnes cherchant un équilibre psychologique réalisent souvent que les blessures de la vie les amènent à ployer les genoux devant le Dieu un.

    Si vous êtes attiré par le Dieu un, il faut accepter cet aspect de votre vie spirituelle plutôt que de le combattre. Une des anomalies de notre nature humaine blessée est que nous n'acceptons pas les bonnes réponses que nous cherchons quand elles nous sont données. Nous sommes devenus coutumiers de la douleur et de la confusion. Beaucoup de ces personnes semblent dire : «Je ne suis vraiment moi-même que lorsque je suis écartelé.» De fait, il y a une irrévocabilité dans le don total de soi-même à l'Un qui conduit à l'intégration décrite dans le Sermon sur le montagne. Pour ceux qui sont appelés et qui y mettent le prix, il y a une paix que le monde ne peut jamais donner. Il ne faut pas avoir peur de la trouver. »

    p. 18

    Source : Benedict Groeschel, «L'appel de Dieu : les quatre voix de Dieu», chapitre 1 dans Psychologie de la croissance spirituelle, Éditions des Béatitudes, 2000 (1983 pour l'édition originale), 263 p.
Cinci
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Re: Réflexion sur des phrases de la biographie de Robert Hos

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Tout s'articule autour de l'amour et du respect que l'on peut avoir pour les autres".
  • «... ceux qui cherchent le Bien sont souvent les plus attachants des êtres humains. Ils ne semblent pas avoir autant de défense que la plupart des hommes et femmes dans leur combat intérieur. En conséquence, ils sont habituellement joyeux, compatissants et sociables. Mais ils souffrent beaucoup dans un monde blessé. Ils sont souvent manipulés, trompés et même trahis. Leurs péchés sont imprévus et sont parfois le résultat de la manipulation, de la faiblesse ou de la naïveté. Ceux qui sont attirés par le Bien se heurtent au désastre s'ils dévient de cette poursuite. D'un autre côté, s'ils restent fidèles, ils s'engagent spontanément dans une vie de service généreux.

    Saint François était de ceux-là. Bonaventure le décrit comme étant généreux, joyeux et compatissant même dans sa jeunesse. Peu appelleraient l'expérience de San Damiano la conversion d'un «pécheur», comme il se désignait lui-même. C'était plutôt le développement logique d'une très bonne vie. Mais la vie de François fut une suite de trahisons, de manipulations et de peines. Il avait davantage la simplicité de la colombe que la prudence du serpent. L'élection de son pire ennemi comme général de l'ordre alors qu'il était encore en vie en est un triste exemple. Mais d'une manière ou d'une autre, comme François, les chercheurs du Bien voient le Dieu Bon à travers leurs larmes et le trouvent partout. En même temps, ils éprouvent toujours la contrition de ne pas l'avoir servi aussi bien qu'ils l'auraient dû.

    Un danger pour de tels chercheurs du Bien est une sorte de désillusion stupéfaite. Ils peuvent aussi être tentés, comme le curé d'Ars, de s'en échapper complètement. Ou alors ils peuvent confortablement s'installer dans ce qui est moins que l'Absolu et se protéger de tout ce qui est laid et abîmé. Saint François avait de bonnes raisons de fixer son regard sur l'horreur de la crucifixion. Cela lui enseignait que la bonté dans ce monde sera rejetée et calomniée; on ne peut se glorifier que dans la croix. »

    p. 20
  • Source : idem
Cinci
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Re: Réflexion sur des phrases de la biographie de Robert Hos

Message non lu par Cinci »

"La seule chose qui compte, c'est le sens que l'on donne à sa vie".
«Il y a ensuite dans la palette ceux qui sont appelés par Dieu en tant qu'il est le Vrai. Une passion pour la vérité subsume souvent les autres passions de telle sorte que les chercheurs de la vérité sont habituellement plus calmes, méthodiques et curieux que les autres. Ils aiment questionner et creuser. Ils adorent discuter de leurs idées avec les autres. De telles personnes se sentent appellées par Dieu en tant qu'il est la réalité ultime, la Vérité même, l'Être sans limite, ce qui tout simplement est. S'ils ne trouvaient pas la vérité, ils pourraient devenir découragé, sceptiques ou cyniques.

Saint Thomas d'Aquin est certainement un exemple de ceux qui sont appelés par la vérité. Non seulement sa personnalité correspond à la description de ce type, mais il a aussi abouti dans sa recherche. Il parvient à la vérité par-delà la spéculation rationnelle. Au couronnement de son existence, il accepte une révélation personnelle de la vérité devant laquelle il reste muet : l'ultime affirmation de la Vérité Elle-même. «De telles choses m'ont été révélées, que tout ce que j'ai enseigné et écrit me semble maintenant complètement dérisoire». Mais il y a de tristes exemples de ceux qui ont commencé à chercher une intuition de la vérité et s'en sont détournés. Bertrand Russell, qui a toujours été un chercheur passionné de certitudes, avait apparemment été un jour touché par la vérité divine. S'en étant détourné, il a vécu et il est mort en ennemi aussi passionné de la religion que de la foi. On peut espérer qu'une telle passion ait eu au moins un élément rédempteur.

Le grand danger pour ceux qui sont attirés par Dieu en tant qu'il est le Vrai n'est pas qu'ils se détournent. Le danger est qu'ils s'attardent en chemin en s'engageant dans des impasses. La savoir moderne, avec ses nombreuses théories, dont beaucoup ne sont pas dépourvues d'intérêt et de mérite, offre un labyrinthe d'idées dans lesquelles se cache la vérité divine. L'Église institutionnelle, avec son profond regard sur l'unité de la vérité philosophique, théologique et révélée, a permis de nombreuses et précieuses études académiques; mais elle a malheureusement aussi accidentellement suscité l'intellectualisation qui affaiblit la voix de la Vérité Divine. La prière simple de saint François, «Je veux Te connaître pour que je puisse T'aimer», est un bon antidote contre les tentations persistantes qui menacent ceux qui cherchent la vérité.»

p. 19

Source : idem
Cinci
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Re: Réflexion sur des phrases de la biographie de Robert Hos

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Pour finir et ramasser un peu le tout ...
[+] Texte masqué
Il y a enfin ceux qui cherchent Dieu sous l'aspect de la Beauté. C'est un groupe complexe parce que la beauté peut être trompeuse. Comme les Grecs le savaient et comme Platon l'enseignait, nous ne trouvons la beauté inaltérable et infinie qu'en passant des beautés transitoires à la beauté essentielle. Comme la beauté et le plaisir, cependant, sont deux aspects de la même expérience, il y a toujours la tentation pour les chercheurs de la Beauté Divine de se contenter de moins.

Le meilleur exemple de chercheur de la Beauté Divine est le jeune saint Augustin. Plus tard, évêque, sa personnalité complexe se prolongera dans d'autres directions, mais pour l'Augustin des Confessions Dieu était «Beauté, si ancienne et si nouvelle». Le passage suivant illustre la réponse à l'appel de la beauté :

  • Mais qu'est-ce que j'aime en vous aimant? Ce n'est pas la beauté des corps, ni leur éclat qui passe, ni la clarté du jour qu'aiment tant ces pauvres yeux, ni les douces mélodies des cantilènes variées, ni l'odeur suave des fleurs, des parfums et des aromates, ni la manne, ni le miel, ni les membres, délices des enlacements de la chair. Non, ce n'est pas cela que j'aime, quand j'aime mon Dieu. Pourtant, j'aime une clarté, une voix, un parfum, une nourriture, un enlacement quand j'aime mon Dieu : c'est la clarté, la voix, le parfum, l'enlacement de l'homme intérieur que je porte en moi, là, où brille pour mon âme une clarté que ne borne aucun espace, où chantent des mélodies que le temps n'emporte pas, où embaument des parfums que ne dissipe pas le vent, où la table a des saveurs que n'émousse pas la voracité. et l'amour des enlacements que ne dénoue aucune satiété; voilà ce que j'aime en aimant mon Dieu!

    Tard je vous ai aimée, Beauté si ancienne et si nouvelle, tard je vous ai aimée. C'est que vous étiez au-dedans de moi, et moi, j'étais en dehors de moi! Et c'est là que je vous cherchais; ma laideur se jetait sur tout ce que vous avez fait de beau. Vous étiez avec moi et je n'étais pas avec vous. Ce qui loin de vous me retenait, c'étaient ces choses qui ne seraient pas, si elles n'étaient en vous. Vous m'avez appelé, vous avez crié, et vous êtes venu à bout de ma surdité; vous avez étincelé, et votre splendeur a mis en fuite ma surdité; vous avez répandu votre parfum, je l'ai respiré et je soupire après vous; je vous ai goûtée et j'ai faim et soif de vous; vous m'avez touché. et je brûle du désir de votre paix.
[/size]

Il y a de grands dangers pour les chercheurs de beauté. De Michel-Ange, qui disait régulièrement ses prières, à Oscar Wilde, que ne les disait que lorsqu'il avait des ennuis, il y a toutes sortes de chercheurs de la Divine Beauté qui s'arrêtent en chemin. Presque chaque fibre de l'être humain réclame du plaisir et de la beauté. L'amoureux de la beauté divine doit être constamment vigilant. Il doit être prêt à tomber et à se relever. Par conséquent, avec les chercheurs du Bien, il sera intuitivement conscient du besoin de pénitence et de la certitude du pardon de Dieu. Sans cela, il s'échappera dans une vague religiosité ou dans un hédonisme aveugle, devenant un de ces clowns tristes dont le sourire ne fait que masquer la détresse intérieure.



[...]

Le premier pas pour comprendre sa propre vie spirituelle est de reconnaître ce qui nous attire : l'Unique, le Vrai, le Bien ou le Beau.

Le danger est toujours de se contenter de moins. Nous cherchons le Ciel, mais nous jouons avec des choses qui en fin de compte nous conduisent vers le bas et loin de notre destinée éternelle [...] Quand le coeur est partagé, le progrès est lent et douloureux; la vie est un purgatoire. Il devrait être clair que du point de vue psychologique ces fidélités partagées, comme servir deux maîtres, sont une sorte de névrose. Le but de l'étude du développement spirituel est d'identifier, de comprendre, et de dépasser par la Grâce la tendance névrotique à s'installer dans ce qui est moins que Dieu alors que c'est Lui qui nous a appelés.

p.22
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