En général, on parle en effet d'une vérité révélée : c'est la Vérité qui se révèle, et elle est révélée entre autres via des textes "inspirés".Supra900 a écrit :J'ai toujours cru que révéler quelque chose était faire descendre une parole par exemple entièrement fiable et juste alors qu'inspirer était le fait de donner aux hommes une certaine notion de Dieu ?
Les textes sont inspirés, parce qu'ils sont l'oeuvre des hommes autant que celle de Dieu. Mais l'Esprit illumine leurs auteurs, à travers leurs modes d'expression qui peuvent dépendre de leur époque et de leur culture.
C'est là qu'il faut se pencher sur la culture qui a donné le jour aux textes que nous avons aujourd'hui.Ce sont les prophètes ou les scribes ? Parce que les prophètes n'ont jamais vraiment écrit de leur propre main (une partie de) la Bible, quand les scribes écrivaient la tradition orale des prophètes, étaient-ils eux aussi inspirés ou est-ce qu'ils l'altéraient (du moins étaient libres de le faire) ?
Ou sinon les prophètes rapportaient leurs prophéties de génération en génération qui parmi eux les conservaient par écrit et ils étaient ensuite écrits dans une forme complète tout en étant conforme aux anciennes versions (on pourra citer par exemple le manuscrit de Qumrân et la prophétie... d'Esaïe ou d'Ezéchiel je crois ?)
Il est très peu probable que ceux-ci aient été altérés par rapport à la parole orale des prophètes : la civilisation juive, qui maîtrisait l'écrit, était cependant une civilisation largement orale, ce qui implique une fidélité très rigoureuse aux enseignements des maîtres. Les "scribes" qui ont couché sur parchemin les premiers textes écrits de tel ou tel prophète était probablement les élèves de ces derniers, ou bien des personnes soucieuses de fixer leur enseignement sur un support figé.
Si certains textes ont connu des évolutions au cours du temps, on peut être sûr que celles-ci étaient le fait d'autres maîtres spirituels reconnus, habilités à le faire par la communauté, et conscients de ce qu'ils faisaient. Ceci n'était pas le fait de simples "scribes" comme on l'entend souvent, c'est-à-dire de simples copistes.





