Culpabilisation des parents qui divorcent
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Culpabilisation des parents qui divorcent
Souvent les conservateurs affirment que le divorce rend les enfants très malheureux.
Je ferais remarquer qu'en France, au 20 ème siècle beaucoup de pré-adolescents travaillaient en usine ou dans l'agriculture.
Il faut comprendre que la vie a toujours et sera toujours pleine de désagréments.
Il ne faut pas fantasmer sur un passé où les enfants auraient eu une vie facile.
Je ferais remarquer qu'en France, au 20 ème siècle beaucoup de pré-adolescents travaillaient en usine ou dans l'agriculture.
Il faut comprendre que la vie a toujours et sera toujours pleine de désagréments.
Il ne faut pas fantasmer sur un passé où les enfants auraient eu une vie facile.
Re: Culpabilisation des parents qui divorcent
Parce que le divorce ne rend pas "au moins un peu" les enfants malheureux ? Vous pouvez l'affirmer ?
Moi je peux dire le contraire, sans fantasmer sur le passé.
Moi je peux dire le contraire, sans fantasmer sur le passé.
''Christus Iesus, cum in forma Dei esset, non rapínam arbitrátus est esse se æquálem Deo, sed semetípsum exinanívit formam servi accípiens, in similitúdinem hóminum factus ; et hábitu invéntus ut homo, humiliávit semetípsum factus oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus illum exaltávit et donávit illi nomen, quod est super omne nomen, ut in nómine Iesu omne genu flectátur cæléstium et terréstrium et infernórum.'' (Epître de Saint Paul aux Philippiens, 2, 7-10)
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Re: Culpabilisation des parents qui divorcent
Les conservateurs ont souvent une nostalgie du passé.
Nous expliquent que les évolutions sociétales sont graves.
Je montre que le malheur a toujours existé.
Il ne peut y avoir de société heureuse, car les hommes sont pécheurs.
Je pense que des parents qui divorcent en douceur (j'en connais) ne font pas forcément plus souffrir un enfant que de travailler à l'usine.
Nous expliquent que les évolutions sociétales sont graves.
Je montre que le malheur a toujours existé.
Il ne peut y avoir de société heureuse, car les hommes sont pécheurs.
Je pense que des parents qui divorcent en douceur (j'en connais) ne font pas forcément plus souffrir un enfant que de travailler à l'usine.
Re: Culpabilisation des parents qui divorcent
Certes. Vous avez parfaitement raison.
Mais moi, je vous dit qu'on peut se dire "avant c'était dur, les enfants travaillaient aux champs tôt" et en même temps "aujourd'hui, c'est dur, les parents divorcent".
Mais moi, je vous dit qu'on peut se dire "avant c'était dur, les enfants travaillaient aux champs tôt" et en même temps "aujourd'hui, c'est dur, les parents divorcent".
''Christus Iesus, cum in forma Dei esset, non rapínam arbitrátus est esse se æquálem Deo, sed semetípsum exinanívit formam servi accípiens, in similitúdinem hóminum factus ; et hábitu invéntus ut homo, humiliávit semetípsum factus oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus illum exaltávit et donávit illi nomen, quod est super omne nomen, ut in nómine Iesu omne genu flectátur cæléstium et terréstrium et infernórum.'' (Epître de Saint Paul aux Philippiens, 2, 7-10)
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Re: Culpabilisation des parents qui divorcent
Il existe des souffrances de nature différente.
Le travail à l'usine ou aux champs était inéluctable pour les adultes comme pour leurs enfants quand ils naissaient dans une famille modeste sans fortune. Cette injustice était le fait de l'organisation sociale et économique. Les parents dans les milieux pauvres divorçaient peu ou prou, c'était un luxe qu'ils ne pouvaient s'offrir. Les divorces étaient moins rares dans les milieux privilégiés. Encore, dans mon enfance, seuls les notables divorçaient. Il existait des divorces cachés où le père partait en déplacements ou était muté, par exemple. Par ailleurs, jusqu'à une époque récente où les femmes ne travaillaient pas, la situation financière de femmes divorcées avec leurs enfants était pathétique. De plus, en abandonnant leur mère, bien souvent, le père abandonnait, aussi, ses enfants.
La décision de divorcer est personnelle. Que cela soit une souffrance pour l'enfant, est une évidence. Les conservateurs ne sont pas les seuls à le dire, c'est un fait, hélas, établi et reconnu. Sinon pourquoi aurait-on mis en place des mesures pour que les enfants souffrent moins ? L'enfant voit ses parents, les êtres qu'il aime le plus au monde se séparer et il en souffre.
Ce qui ne veut pas dire que le divorce ne devrait pas exister. Est-il plus douloureux de voir ses parents se déchirer ou se séparer ? Il est important que les parents se soucient du bien-être de leurs enfants, même quand ils se séparent.
Le travail à l'usine ou aux champs était inéluctable pour les adultes comme pour leurs enfants quand ils naissaient dans une famille modeste sans fortune. Cette injustice était le fait de l'organisation sociale et économique. Les parents dans les milieux pauvres divorçaient peu ou prou, c'était un luxe qu'ils ne pouvaient s'offrir. Les divorces étaient moins rares dans les milieux privilégiés. Encore, dans mon enfance, seuls les notables divorçaient. Il existait des divorces cachés où le père partait en déplacements ou était muté, par exemple. Par ailleurs, jusqu'à une époque récente où les femmes ne travaillaient pas, la situation financière de femmes divorcées avec leurs enfants était pathétique. De plus, en abandonnant leur mère, bien souvent, le père abandonnait, aussi, ses enfants.
La décision de divorcer est personnelle. Que cela soit une souffrance pour l'enfant, est une évidence. Les conservateurs ne sont pas les seuls à le dire, c'est un fait, hélas, établi et reconnu. Sinon pourquoi aurait-on mis en place des mesures pour que les enfants souffrent moins ? L'enfant voit ses parents, les êtres qu'il aime le plus au monde se séparer et il en souffre.
Ce qui ne veut pas dire que le divorce ne devrait pas exister. Est-il plus douloureux de voir ses parents se déchirer ou se séparer ? Il est important que les parents se soucient du bien-être de leurs enfants, même quand ils se séparent.
Dernière modification par Kerniou le ven. 23 janv. 2015, 10:43, modifié 1 fois.
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SergeA
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Re: Culpabilisation des parents qui divorcent
Mon divorce date maintenant d'une quinzaine d'année.
Alors, il me semblait qu'il n'y avait pas d'autres solutions, que les problèmes dans mon couple justifiaient cette séparation, que les causes de ces problèmes étaient légitimes.
Bien sûr, ce n'est que mon cas personnel, mais en ce qui me concerne, avec le recul, j'ai constaté que les causes de ces problèmes ont survécu au divorce, et que celui-ci en a créé d'autres. Du coup, je suis convaincu qu'il aurait mieux valu que j'essaye de préserver mon couple en faisant face.
Je regrette ce divorce, et j'en assume l'entière responsabilité.
Et en ce qui concerne la culpabilité en tant que parent, oui, je reconnais que cette culpabilité peut exister, et qu'elle n'est réduite qu'à partir du moment où on assume réellement ses actes et qu'on demande pardon.
Et pour mon cas personnel (encore une fois), il a été moins difficile de demander pardon à mon ex qu'à mon fils.
Serge
Alors, il me semblait qu'il n'y avait pas d'autres solutions, que les problèmes dans mon couple justifiaient cette séparation, que les causes de ces problèmes étaient légitimes.
Bien sûr, ce n'est que mon cas personnel, mais en ce qui me concerne, avec le recul, j'ai constaté que les causes de ces problèmes ont survécu au divorce, et que celui-ci en a créé d'autres. Du coup, je suis convaincu qu'il aurait mieux valu que j'essaye de préserver mon couple en faisant face.
Je regrette ce divorce, et j'en assume l'entière responsabilité.
Et en ce qui concerne la culpabilité en tant que parent, oui, je reconnais que cette culpabilité peut exister, et qu'elle n'est réduite qu'à partir du moment où on assume réellement ses actes et qu'on demande pardon.
Et pour mon cas personnel (encore une fois), il a été moins difficile de demander pardon à mon ex qu'à mon fils.
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"Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée."
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Re: Culpabilisation des parents qui divorcent
Bénédictions,Bénédictions a écrit :Souvent les conservateurs affirment que le divorce rend les enfants très malheureux.
Je ferais remarquer qu'en France, au 20 ème siècle beaucoup de pré-adolescents travaillaient en usine ou dans l'agriculture.
Il faut comprendre que la vie a toujours et sera toujours pleine de désagréments.
Il ne faut pas fantasmer sur un passé où les enfants auraient eu une vie facile.
Le problème de l'époque n'est pas seulement l'épidémie de divorces/de séparations et ses conséquences sur les enfants, ce sont les familles monoparentales, le n'importe quoi de l'adoption par les célibataires, la PMA/GPA qui menace d'être pour tous, les familles disloquées à cause du boulot (nous ne sommes plus des sociétés rurales ou l'on vivait ensemble et on n'a pas trouvé la parade), les enfants qui n'ont plus de grands-parents, de tontons, de cousins, de fratrie; etc. Les parents qui divorcent ne peuvent échapper à la culpabilisation dans le délabrement ambiant de la famille (je parle en connaissance de cause).
Et vous, si je vous résume : le navire "Famille" - la structure de base de toute société, rappelons-le - est en train de couler à pic et les chaloupes sont à la mer; et vous, vous êtes en train de nous dire que vous avez oublié d'épousseter le bureau du commandant.
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Re: Culpabilisation des parents qui divorcent
Bonjour,
J'ai du mal à comprendre l'argument de Bénédictions. Sous prétexte qu'il y a toujours eu une certaine dose de malheurs dans les sociétés humaines, causer le malheur de ses enfants par un divorce ne serait pas un problème? A ce compte là, je peux me permettre d'insulter et de mettre mon poing dans la figure de mon frère en arguant que de toute façon, s'il avait vécu autrefois, il aurait connu la guerre ou la famine, ce qui aurait été bien pire.
Certes, l'homme est pécheur et l'a toujours été, mais ce n'est pas une raison pour se laisser aller au péché sans scrupule. Ca me parait évident.
Par ailleurs, comme l'a très bien souligné Kerniou, là où le travail des enfants était le résultat de la misère et de la nécessité, le divorce est plutôt une pratique de nanti.
D'autre part, il me semble que la souffrance occasionnée par un divorce et celle causée par le travail à l'usine ne sont pas de même nature. En effet, le divorce est à l'origine de ce que j'appellerais une souffrance existentielle. Voici un extrait de mon article sur le divorce :
J'ai du mal à comprendre l'argument de Bénédictions. Sous prétexte qu'il y a toujours eu une certaine dose de malheurs dans les sociétés humaines, causer le malheur de ses enfants par un divorce ne serait pas un problème? A ce compte là, je peux me permettre d'insulter et de mettre mon poing dans la figure de mon frère en arguant que de toute façon, s'il avait vécu autrefois, il aurait connu la guerre ou la famine, ce qui aurait été bien pire.
Certes, l'homme est pécheur et l'a toujours été, mais ce n'est pas une raison pour se laisser aller au péché sans scrupule. Ca me parait évident.
Par ailleurs, comme l'a très bien souligné Kerniou, là où le travail des enfants était le résultat de la misère et de la nécessité, le divorce est plutôt une pratique de nanti.
D'autre part, il me semble que la souffrance occasionnée par un divorce et celle causée par le travail à l'usine ne sont pas de même nature. En effet, le divorce est à l'origine de ce que j'appellerais une souffrance existentielle. Voici un extrait de mon article sur le divorce :
Un homme et une femme se marient ensemble et ont des enfants ensemble pour les mêmes raisons. Ils estiment avoir rencontré la personne avec qui ils veulent fonder une famille. Le divorce ne peut vouloir signifier qu’une seule chose : il y a eu erreur. Les époux se sont trompés. Ils ont mal évalué l’autre. Il n’était pas la bonne personne finalement. S’ils avaient su, ils n’auraient pas commis pareille erreur. Ce sens là du divorce, les adultes veulent bien l’admettre. On les voit moins souvent reconnaître une réalité pourtant simple : si se marier avec lui ou elle était une erreur, forcément, avoir des enfants avec lui ou elle en était une aussi. Les enfants dès lors ne sont plus le fruit de l’amour mais celui d’une méprise. Si les parents avaient su, ils ne les auraient pas eu. Cette réalité, les adultes ne veulent pas la voir. Les enfants, par contre, la prenne en plein cœur et ne sortent pas indemne du cataclysme existentiel qu’elle représente.
Celui qui fait la vérité vient à la lumière pour que ses oeuvres soient manifestées, elles qui ont été accomplies en Dieu.
- Kerniou
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Re: Culpabilisation des parents qui divorcent
Je n'ai pas dit que le divorce est mais était peu répandu antérieurement dans les milieux défavorisés. Je ne connais pas les statistiques actuelles mais les chiffres ont beaucoup monté ces dernières décennies.
Ce que vous dites à propos des enfants de divorcés qui se sentiraient les enfants "d'une erreur" est terrible. Je ne sais si vous l'avez entendu dire mais personnellement, c'est la première fois que je l'entends. Il est plus habituel que les enfants croient qu'ils sont ou craignent d'être à l'origine de la discorde entre leurs parents et peuvent se sentir coupables. Le divorce comme la mésentente des parents restent une épreuve pour toute le famille.
Ce que vous dites à propos des enfants de divorcés qui se sentiraient les enfants "d'une erreur" est terrible. Je ne sais si vous l'avez entendu dire mais personnellement, c'est la première fois que je l'entends. Il est plus habituel que les enfants croient qu'ils sont ou craignent d'être à l'origine de la discorde entre leurs parents et peuvent se sentir coupables. Le divorce comme la mésentente des parents restent une épreuve pour toute le famille.
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Re: Culpabilisation des parents qui divorcent
En effet c'est terrible.Kerniou a écrit :Ce que vous dites à propos des enfants de divorcés qui se sentiraient les enfants "d'une erreur" est terrible.
Faux. Je ne partage pas du tout cette façon de voir.Kolia Karamazov a écrit :Le divorce ne peut vouloir signifier qu’une seule chose : il y a eu erreur. Les époux se sont trompés. Ils ont mal évalué l’autre. Il n’était pas la bonne personne finalement. S’ils avaient su, ils n’auraient pas commis pareille erreur. Ce sens là du divorce, les adultes veulent bien l’admettre. On les voit moins souvent reconnaître une réalité pourtant simple : si se marier avec lui ou elle était une erreur, forcément, avoir des enfants avec lui ou elle en était une aussi.
Raisonner de cette manière, à mon avis, c'est faire preuve d'une grande rigidité, d'une obsession de contrôle et de peu d'ouverture et de confiance en la vie, et un manque total de reconnaissance envers cette vie.
Combien de fois nous trompons-nous à propos d'un tas de choses dans la vie, pour réaliser que ces erreurs, malgré tout, n'étaient pas dénuées d'intérêts et de bons côtés. Cela pour les choses les plus banales comme pour les choses plus importantes à nos yeux.
Je me suis trompé dans ma recette, mais finalement, c'est encore meilleur comme ça.
En allant à tel endroit, je me suis trompé de chemin, et j'ai découvert des sites de toute beauté que je ne connaissais pas encore.
Je voulais voir un spectacle en particulier, mais je me suis trompé de jour, et j'ai eu droit à un autre spectacle que je ne serais pas allé voir d'emblée. Quelle belle surprise, j'ai été ébloui.
La personne que j'ai épousé n'était pas celle avec laquelle je pouvais vivre toute ma vie, mais de cette union sont nés des enfants merveilleux que j'adore. Ils sont le coeur de ma vie.
Il est très important de déculpabiliser les enfants de divorcés en leur faisant comprendre non seulement qu'ils ne sont pas la cause du divorce de leurs parents, que tout ça est une histoire d'adultes, d'erreurs d'adultes, de faux pas d'adultes, mais aussi que s'il y a eu erreur de la part de leurs parents, ils sont, eux les enfants, ce qui pouvait résulter de plus beau de cette erreur, un cadeau de la vie, et que ce fait à lui seul dissipe les regrets et l'amertume.
Il faut savoir accepter ses erreurs et aller de l'avant en n'oubliant pas de dire malgré tout merci pour tout .
Re: Culpabilisation des parents qui divorcent
Vous avez raison. Le mal a toujours existé. Il continue d'exister aujourd'hui. Cependant, nous devons le reconnaître pour ce qu'il est et ce que nous pouvons faire en tant qu'individus pour lui résister.Bénédictions a écrit :Les conservateurs ont souvent une nostalgie du passé.
Nous expliquent que les évolutions sociétales sont graves.
Je montre que le malheur a toujours existé.
Il ne peut y avoir de société heureuse, car les hommes sont pécheurs.
Je pense que des parents qui divorcent en douceur (j'en connais) ne font pas forcément plus souffrir un enfant que de travailler à l'usine.
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