L'enseignement traditionnel de l'Eglise, c'est que l'homme doit agir selon sa conscience, mais que celle-ci peut-être erronée et que cela peut le conduire à accomplir des actes peccamineux et donc condamnables, dans ce monde ou dans l'autre. Par exemple, les jihadistes pensent agir pour la vraie foi et n'ont pas forcément de gros problèmes de conscience à commettre des horreurs: et bien, s'ils ne se repentent pas, ils seront damnés, parce qu'ils suivaient leur conscience erronée.j'avais envie de citer la belle phrase de JP II dans l'encyclique Redemptoris Missio :
" L'Eglise propose mais n'impose rien, elle s'arrête devant l'autel de la conscience".
Inspirées par qui? Certainement pas par Dieu, qui ne veut pas que nous péchions et que nous nous damnions.Les décisions prises ne correspondent pas toujours au Magistère, elles sont néammoins peut-être parfois inspirées
Elle se sent appelée, mais là encore, par qui? Pas par Dieu, qui ne veut pas que nous mangions et buvions notre propre condamnation.Un autre exemple : ma marraine, très croyante, est divorcée remariée. Elle a décidé de communier quand même car elle s'y sent appelée et qu'elle en a besoin mais le fait dans une autre paroisse que la sienne de manière à ne pas mettre le prêtre qui la connait en défaut. Voilà un sage compromis d'une personne qui a fait son choix sans l'imposer.
Pour être sincère, je connais beaucoup de catholiques comme vous, qui choisissent ce qui leur plaît du catholicisme et rejettent le reste. (Par ce qu'au fond, il s'agit bien de cela.) Je pense qu'il y a derrière ce comportement un problème de manque d'approfondissement de la foi catholique. En effet, à partir du moment où on a compris que le péché conduit à la mort, on essaie de l'éviter et de s'en repentir lorsqu'il nous arrive de chuter. Vous ne pouvez pas prétexter que le magistère change pour justifier certains comportements, car pour les exemples que vous nous donnez, il y a enseignement constant de l'Eglise au fil des siècles. Reprenons en détail:
1) La fiv: il y a réification d'embryons, donc c'est interdit. En effet, l'Eglise a toujours considéré que la vie devait être respectée de la conception à sa fin naturelle. Or, lors de la fécondation in vitro, des embryons sont sacrifiés, car tous ne peuvent servir. Je dis bien sacrifiés, car même s'ils ne sont pas éliminés, ils restent dans un état de congélation qui est incompatible avec la dignité humaine.
2) Le remariage des divorcés: l'Eglise a toujours enseigné que le mariage est indissoluble et que celui qui contracterait une autre union en étant toujours marié devant Dieu commettait un grave péché. Or, on ne peut pas communier dans cet été de péché mortel et public.
3) Les relations sexuelles hors mariage: elles ont toujours été condamnées par l'Eglise. Alors oui, je sais bien qu'aujourd'hui, il est difficile de se marier avec quelqu'un qui partage nos valeurs, étant donné l'état du catholicisme dans notre vieille Europe, mais la loi divine ne change pas pour autant et je pense sincèrement que Dieu peut nous donner les grâces de vivre en suivant son enseignement si nous le voulons bien.
Voilà tout. Peut-être mes propos vous sembleront-ils durs, mais je pense que le pire serait de ne rien dire de peur d'être maladroit. Si je vous écris, c'est bien que j'espère vous toucher et vous faire réfléchir et j'espère que vous le prendrez comme tel.
Suliko


