Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2013-2014)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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Avoir foi et avancer

Message non lu par etienne lorant »

Le jeudi de la 22e semaine du temps ordinaire

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 3,18-23.

Que personne ne s'y trompe : si quelqu'un parmi vous pense être un sage à la manière d'ici-bas, qu'il devienne fou pour devenir sage. Car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu. L'Écriture le dit : C'est lui qui prend les sages au piège de leur propre habileté.
Elle dit encore : Le Seigneur connaît les raisonnements des sages : ce n'est que du vent !
Ainsi, il ne faut pas mettre son orgueil en des hommes dont on se réclame. Car tout vous appartient,
Paul et Apollos et Pierre, le monde et la vie et la mort, le présent et l'avenir : tout est à vous,
mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 5,1-11.
Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth : la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu.
Il vit deux barques amarrées au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.
Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la barque, il enseignait la foule.
Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson. »
Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets. »  Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient.
Ils firent signe à leurs compagnons de l'autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu'elles enfonçaient.
A cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant : « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur. »
L'effroi, en effet, l'avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu'ils avaient prise ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. »
Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.



Textes de l'Evangile au quotidien

Que la sagesse du monde est folie devant Dieu, en ce qui me concerne, je le vérifie chaque jour. Je ris doucement lorsque les chefs d'Etat se réunissent pour pratiquer l'exercice du fameux "devoir de mémoire". Tous doivent se souvenir qu'il n'est rien plus grave que de commencer des guerres sans savoir quand elles finiront.
Et, sous très haute protection, les puissants de ce monde viennent donc voir les lieux où les premiers soldats de 14-18 ont commencé de tomber. Tous les autres regardent leur télé (sauf moi, qui n'en ai plus depuis six ans) sans jamais se souvenir que ce sont des questions de pouvoir économique qui ont entraîné les peuples dans les deux guerres mondiales...

Du reste, la solitude ne m'empêche nullement de comprendre que celle-ci ma préservé d'entrer dans les problèmes où je vois, notamment, descendre des membres de ma propre famille. Cela, le Seigneur me l'a fait comprendre petit à petit au cours des deux années, qui ont suivi la perte de mon véhicule.

A l'époque, je n'avais pas trouvé une voiture de remplacement qui corresponde à ma recherche et j'avais décidé de me remettre à la marche. Du coup, j'ai été dans l'incapacité de m'impliquer dans des affaires de famille toujours pénibles.  Mais cela m'a permis aussi de me rendre compte du nombre de nouveaux pauvres qui vont dans les rues de ma ville.  J'ai également découvert que j'ai des "pieds creux" et je me suis fait faire des semelles orthophédiques.  La marche me fait énormément de bien. Et je pourrais ajouter une foule de petits évènements qui m'ont fait prendre conscience de la présence réelle du Seigneur à mes côtés. Je suis, tout à la fois, protégé et conduit; parfois, je suis retenu de faire ce que je désirais, mais à la place de ce que je désirais, je trouve ce dont j'avais besoin. Il n'y a vraiment aucune comparaison !

La vie spirituelle consiste d'abord en la confiance et l'abandon à la volonté divine - et tout s'explique ensuite. Mais l'acte de foi vient toujours en premier.

A la suite de ce renversement (parfois fort perturbant) de la sagesse du monde, dans l'homme, il se produit un nouveau mode de vie et d'action. C'est ce qui se produit lorsque Jésus ordonne à Pierre de jeter ses filets.  En apparence, c'était le moment de renoncer - mais en réalité, la solution du problème était dans le renoncement  à la logique humaine qui suggérait : "Nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre (et donc, à quoi bon ?)"
Ce qui se passe dans ce miracle, c'est surtout dans le coeur de Pierre qu'il se produit - car contre toute logique, il passe à la confiance et à l'obéissance. Et dès lors, ce qui était impossible, non seulement devient possible, mais en plus : à profusion. C'est bien  un acte de foi de Pierre qui a permis cette pèche miraculeuse.

Voici donc ce qui est demandé au fidèle: d'avoir foi et de suivre. Quel que soit l'événement ou la difficulté qui se posent : avoir foi et suivre. Et cette forme de vie recèle un bonheur dont très peu ont conscience. Je crois que si l'acte de foi primordial était plus facile, nous pourrions tous accomplir des miracles.

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Dernière modification par etienne lorant le jeu. 04 sept. 2014, 18:09, modifié 1 fois.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Avoir foi et avancer

Message non lu par etienne lorant »

Parfois je la trouve, parfois je ne la trouve pas, mais aujourd'hui, le bref résumé de l'homélie du Pape François, qui unit Pierre et Paul dans la sainteté par la reconnaissance de leur condition de pécheur... m'a vraiment beaucoup apporté :

La force de la vie chrétienne réside dans la rencontre entre nos péchés et le Christ qui nous sauve. Là où cette rencontre n’existe pas, les Eglises sont décadentes et les chrétiens tièdes. Voilà l’idée développée par le Pape François lors de la messse de ce jeudi matin à Sainte-Marthe.

Dans cette homélie, le Pape a souligné que Pierre et Paul nous font comprendre qu’un chrétien peut se vanter de deux choses: “de ses propres péchés et du Christ crucifié”. La force de la Parole de Dieu qui transforme, a expliqué le Pape, part de la compréhension de cette réalité: “la force de la Parole de Dieu se trouve dans cette rencontre entre mes péchés et le sang du Christ, qui me sauve. Et quand cette rencontre fait défaut, notre coeur manque de force. Lorsqu’on oublie cette rencontre que nous avons eue dans la vie, nous devenons mondains, nous voulons parler des choses de Dieu avec un langage humain, et cela ne sert à rien, car cette attitude n’engendre pas la vie”.

“Le lieu privilégié pour la rencontre avec Jésus-Christ ce sont nos propres péchés. Si un chrétien n’est pas capable de se sentir vraiment pécheur et sauvé par le sang du Christ, c’est un chrétien qui n’est qu’à la moitié du chemin, un chrétien bien tiède”, a encore declare le Pape. “Et quand nous trouvons des Eglises decadents, des paroisses decadents, des institutions decadents, les chrétiens qui sont là n’ont certainement jamais rencontré Jésus-Christ”. “La force de la vie chrétienne et la force de la Parole de Dieu c’est justement à ce moment là où moi, pécheur, je rencontre Jésus-Christ et que cette rencontre boulerverse la vie, change la vie”, a-t-il ajouté. “Et cela te donne la force pour annoncer le salut aux autres”.

(Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)

http://www.news.va/fr/news/nos-peches-d ... -le-christ
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Avoir foi et avancer

Message non lu par etienne lorant »

Découverte n° 3 !!! Trois découvertes le même jour sur le même thème et qui se rejoignent !!!






Pauline a rencontré le Christ alors qu'elle avait une trentaine d'années, à l'occasion d'un pèlerinage, et plus particulièrement lors d'une confession, la première depuis son enfance. Elle nous dit la profondeur et la beauté du sacrement de réconciliation, où Dieu se donne dans la puissance et la douceur de sa Miséricorde, remettant notre vie à l'endroit.



http://www.ktotv.com/videos-chretiennes ... e/GP069778
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Re: Avoir foi et avancer

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Et de quatre ! Quelle belle journée brillante !



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A vin nouveau, outre neuve !

Message non lu par etienne lorant »

Le vendredi de la 22e semaine du temps ordinaire

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,1-5.

Alors, ne portez pas de jugement prématuré, mais attendez la venue du Seigneur, car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il fera paraître les intentions secrètes. Alors, la louange qui revient à chacun lui sera donnée par Dieu.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 5,33-39.
On disait un jour à Jésus : « Les disciples de Jean jeûnent souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, tes disciples mangent et boivent ! »
Jésus leur dit : « Est-ce que vous pouvez faire jeûner les invités de la noce, pendant que l'Époux est
avec eux ? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé : ces jours-là, ils jeûneront. »
Et il dit pour eux une parabole : « Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau ajouté, qui vient du neuf, ne s'accordera pas avec le vieux.
Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues.
Mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves.
Jamais celui qui a bu du vieux ne désire du nouveau. Car il dit : 'C'est le vieux qui est bon. ' »


Textes de l'Evangile au quotidien

Saint Paul a bien raison de conseiller de ne pas porter de jugements - il serait beaucoup plus habile, devant Dieu, de réviser la valeur de telle pensée, de tel jugement, d'une opinion généralement admise. La présence du Seigneur parmi nous abolit toutes les choses que nous avions considérées comme des certitudes, comme des bases fiables de jugement.

Car avec la venue du Christ -Lui qui est venu et qui vient, qui apporte avec lui, le relèvement de l'âme et la joie jusque dans les Cieux, toutes les autres façons de juger de la vie d'autrui doivent tomber. Et il en est advenu ainsi dès que le Seigneur s'est manifesté en Galilée.

Parce que j'aime un verre de bon vin de temps à autre, la dernière parole de cet Evangile m'a fait sourire: certes un bon vieux Bourgogne, j'apprécie beaucoup. Mais la joie toute éphémère que ce vin m'apporte, je suis prêt à l'échanger en tout temps contre une grâce reçue du Seigneur !

Je ne sais si j'ai rapporté cet épisode, qui s'est déroulé au cours des trois jours fous qui ont suivi ma conversion. J'avais éprouvé une telle Joie à l'intérieur de moi-même que j'ai voulu la comparer à l'état de bien-être que je trouvais auparavant dans un bon repas servi avec du vieux vin. Ce fut une déception, bien sûr. Un vin millesimé peut, durant quelques minutes, faire un sorte qu'un homme qui avait une petite douleur, les oublie; qu'il trouve une solution à un problème auquel il réfléchissait; il permet encore de prendre conscience que oui, fondamentalement, la vie est une bonne chose.

Par contre, aucun rapport avec la Joie, celle reçue dans la conversion, laquelle dilate le coeur à l'infini - et c'est pourquoi, cette Joie surnaturelle, j'ai désiré mourir dans l'instant afin qu'elle demeure toujours aussi forte. J'ai essayé en vain de trouver les mots pour dire ce que j'éprouvais. Je me souviens seulement d'avoir écrit que cet amour est "comme une onde d'énergie pure et parfaite"... mais j'ai biffé ces mots aussitôt. Et en définitive, j'ai employé un langage très banal, le plus commun possible, afin de n'être pas pris pour un fou.

Et pourtant, j'étais fou selon le monde, et cette folie, je l'ai gardée. Au cours des dernières semaines, c'est cette folie qui m'a permis de renoncer définitivement aux quelques liens de famille qu'il me restait. A part ma mère, 90 ans, toute frêle, qui ne se plaint jamais de ses douleurs, dont le sourire, avec la gentillesse et la fragilité, font merveille auprès du personnel soignant... je ne connais plus personne en ville, je ne cherche aucune compagnie, mais toutes et tous peuvent venir et je viens en aide à qui me demande.


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Message non lu par etienne lorant »

Le samedi de la 22e semaine du temps ordinaire

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,9-15.

Frères nous, les Apôtres, il me semble que Dieu a fait de nous les derniers de tous, comme on expose des condamnés à mort, livrés en spectacle au monde entier, aux anges et aux hommes.
Nous passons pour des fous à cause du Christ, et vous, pour des gens sensés dans le Christ ; nous sommes faibles, et vous êtes forts ; vous êtes à l'honneur, et nous, dans le mépris.
Maintenant encore, nous avons faim, nous avons soif, nous n'avons pas de vêtements, nous sommes maltraités, nous n'avons pas de domicile, nous peinons dur à travailler de nos mains.
Les gens nous insultent, nous les bénissons. Ils nous persécutent, nous supportons.
Ils nous calomnient, nous avons des paroles d'apaisement. Jusqu'à maintenant, nous sommes pour ainsi dire les balayures du monde, le rebut de l'humanité.
Je ne vous écris pas cela pour vous faire honte, mais pour vous reprendre comme mes enfants bien-aimés.
Car vous auriez beau avoir dix mille surveillants pour vous mener dans le Christ, vous n'avez pas plusieurs pères : c'est moi qui, par l'annonce de l'Évangile, vous ai fait naître à la vie du Christ Jésus
.


Evangile selon aint Luc 6,1-5.
Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs de blé ; ses disciples arrachaient et mangeaient des épis, après les avoir froissés dans leurs mains.
Des pharisiens lui dirent : « Pourquoi faites-vous ce qui n'est pas permis le jour du sabbat ? »
Jésus leur répondit : « N'avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu'il eut faim, lui et ses compagnons ?
Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l'offrande, en mangea, et en donna à ses compagnons, alors que les prêtres seuls ont la permission d'en manger. »
Jésus leur disait encore : « Le Fils de l'homme est maître du sabbat. »


Textes de l'Evangile au quotidien

Le sabbat était à l'origine un jour de repos établi par Dieu afin que tous se reposent ce jour-là. Mais se reposer signifie-t-il de ne rien faire du tout ?  De ne rien faire contre toute logique ?  Dans un autre passage, Jésus contrarie de nouveau les pharaisiens en guérissant, dans la synagogue, un jour de sabbat,  un homme dont la main est raide - ce qui l'empêche de travailler, de nourrir sa famille, ce qui fait aussi de lui, aux yeux de tous, un homme que Dieu a puni.

Sous le lien qui suit en bas de texte, je voudrais partager de nouveau mon étonnement (et mon éclat de rire) en découvrant ceci, concernant les règles, toujours actuelles concernant le repos du Sabbat :
- Celui qui égalise des crevasses [dans la terre] est coupable pour [avoir réaliser le travail interdit de] labourer. C'est pourquoi il est interdit de faire ses besoins dans un champs labouré, de crainte que l'on égalise des crevasses.  

Image

Cela prête évidemment à sourire et même à rire. Mais si l'on va au fond des choses, on découvre, dans les Evangiles eux-mêmes qu'il est interdit de soigner et de guérir le jour du sabbat - sous peine de mort dans le cas de Jésus (voir Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 3,1-6.)

Les apôtres suivent bien le chemin que Jésus a tracé dans de grandes difficultés. Saint Paul, dans son épître aux Corinthiens, reprend comme à partir de rien l'enseignement dont il les avait nourris; car ces premiers chrétiens, eux aussi, ont adapté à leur façon, selon leurs intérêts particuliers, les préceptes évangéliques. Ils ont mis de côté le détachement et la lutte qui font les saints, pour instaurer une sorte de nouveau culte religieux à la manière même qu'avaient employée les pharisiens, c'est-à-dire : à leur avantage humain.

Ainsi, tout se tient et le message est clair: il nous faut sans cesse nous souvenir de la vie mondaine, égoïste, intéressée, méprisante envers les faibles, à laquelle nous nous étions adonnés avant de nous convertir. Car nous courons tous le risque d'instrumentaliser Dieu, plutôt que de nous mettre à vraiment le servir dans l'exercice de l'amour de Dieu et la miséricorde envers le prochain.


http://www.fr.chabad.org/library/articl ... -et-un.htm
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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De la difficulté du témoignage

Message non lu par etienne lorant »

Vingt-troisième dimanche du temps ordinaire

Livre d'Ézéchiel 33,7-9.

La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël. Lorsque tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part.
Si je dis au méchant : 'Tu vas mourir', et que tu ne l'avertisses pas, si tu ne lui dis pas d'abandonner sa conduite mauvaise, lui, le méchant, mourra de son péché, mais à toi, je demanderai compte de son sang.
Au contraire, si tu avertis le méchant d'abandonner sa conduite, et qu'il ne s'en détourne pas, lui mourra de son péché, mais toi, tu auras sauvé ta vie. »


Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 13,8-10.
Frères, ne gardez aucune dette envers personne, sauf la dette de l’amour mutuel, car celui qui aime les autres a parfaitement accompli la Loi.
Ce que dit la Loi : Tu ne commettras pas d'adultère, tu ne commettras pas de meurtre, tu ne commettras pas de vol, tu ne convoiteras rien ; ces commandements et tous les autres se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
L'amour ne fait rien de mal au prochain. Donc, l'accomplissement parfait de la Loi, c'est l'amour
.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,15-20.
Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S'il t'écoute, tu auras gagné ton frère. S'il ne t'écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes afin que toute l'affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins.
S'il refuse de les écouter, dis-le à la communauté de l'Église ; s'il refuse encore d'écouter l'Église, considère-le comme un païen et un publicain.
Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel.
Encore une fois, je vous le dis : si deux d'entre vous sur la terre se mettent d'accord pour demander quelque chose, ils l'obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux. »



Textes de l'Evangile au quotidien

Comme il peut paraître difficile d'accomplir ce que Jésus demande à ses disciples: reprendre son frère, lui dire "Ce que tu fais, c'est mal, il faut que tu t'arrêtes." Car l'autre va me reprendre, il va me répondre : pour qui te prends-tu ?

Pourtant, cette demande du Seigneur n'est pas seulement adréssée à un prophète comme Ezéchiel, elle ne concerne pas seulement les apôtres, c'est-à-dire aussi : les prêtres , mais elle s'adresse à tous et à chacun. Et elle s'adresse à moi aussi, qui ne suis qu'un simple disciple.

Eh bien, pour accomplir cela, qui est d'aller travailler à la vigne du Seigneur, il suffit - mais il est indispensable - que nous soyons toujours en train de nous convertir. L'application concrète de cette "exigence impossible", elle est là : dans le vivant désir de changer vraiment soi-même, jour après jour, sans un regard en arrière.

Je prends donc le risque de parler et de témoigner à propos de moi-même.

Jamais je n'ai dit à mon frère ou à ma soeur dans le Christ: "Cesse donc de fumer, car tu es une créature de Dieu et tu n'as pas le droit de de te détruire toi-même !". Je n'ai jamais dit cela, mais je fus un grand fumeur, tout le monde l'a su. Et c'est là-dessus que je me suis appuyé. Car j'ai dit, en rigolant: "Ah, si vous saviez ! En réalité, je n'ai jamais cessé d'aimer le tabac, mais, par contre, j'ai accepté d'être malade !" Et c'est ce qui est survenu en fait. C'est la simple vérité.

Il m'est arrivé d'être traité d'hypocrite, mais l'Esprit est venu à mon secours et j'ai pu répondre : "Oui, tu as raison, je le reconnais : le bien que je veux, je ne le fais pas; et le mal que je ne veux pas, je le fais". Et j'ai pu ajouter encore : "Je reste un homme divisé, mais je suis un homme divisé qui connaît que la vérité n'est pas divisible - et puisqu'on ne peut pas cacher pas une tache d'encre en renversant le flacon sur la table, alors je frotte un peu chaque jour !". Je suis passé pour un idiot, mais un idiot qui sait ce qu'il veut...

Comme dit saint Paul: "L'accomplissement de la Loi, c'est l'amour". Il faut donc aimer chaque jour, il faut que j'aime chaque jour. (Et c'est tout: le résultat de son témoignage, personne ne le connaîtra de son vivant.)


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Re: De la difficulté du témoignage

Message non lu par mandonnaud »

J'ai eu le courage plusieurs fois dans ma vie d'aller vers des frères soit pour m'excuser avent la messe de mes fautes ,soit de reprendre un frère avent une décision pécheresse,les excuses furent bien prise et une réel amitiés a suivie mais l' échècs pour des décisions de rupture et divorce ou insultes aprés téléphones non ,eux, rien donner ....amitiés Paul de Limoges
Jésus est infiniment misericordieux.
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Re: Les yeux toujours fixés sur l'essentiel

Message non lu par mandonnaud »

Oui faire le bien par un travail et un service même lle dimanche est bien.
Je me dit que je dois loué Dieu beaucoup plus,le vendredi pour et avec 'islam le samedi avec Israel et le Dimanche avec les chrétiens.amitiés
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Re: Les yeux toujours fixés sur l'essentiel

Message non lu par etienne lorant »

mandonnaud a écrit : je dois louer Dieu beaucoup plus,le vendredi pour et avec 'islam le samedi avec Israel et le Dimanche avec les chrétiens.
Paul de Limoges
Voici une très bonne intention, je souhaite m'y associer.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: A vin nouveau, outre neuve !

Message non lu par mandonnaud »

La leçon de cette évangile, qui peut nous concerner,c'est que l'homme aime les rites et cérémonies et habitudes religieuses,mais avec Jésus,l'homme mon frère passe en premier dans le service et aussi la parole de Jésus même quand cela dérange mes bonnes habitudes,Dieu son esprit-saint par ses motions a vivre tout de suite,la charité concret avent nos ronronnemenst religieux!!!!
amitiés
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Message non lu par etienne lorant »

e mardi de la 23e semaine du temps ordinaire

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 6,1-11.
Frère, lorsque vous avez un désaccord entre vous, comment se fait-il que vous alliez en procès devant des juges païens au lieu de vous adresser aux membres du peuple saint ?
Ne savez-vous pas que le peuple saint jugera le monde ? Et si c'est vous qui devez juger le monde, seriez-vous indignes de juger des affaires de moindre importance ?
Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges de Satan ? A plus forte raison les affaires d'ici-bas !
Quand vous avez des affaires de ce genre, pourquoi allez-vous prendre comme juges des gens que l'Église compte pour rien ?
Je vous dis cela pour vous faire honte. N'y aurait-il parmi vous aucun homme assez sage pour servir d'arbitre entre ses frères ?
Mais un frère est en procès avec son frère, et cela devant des juges qui ne sont pas croyants !
C'est déjà un échec pour vous d'avoir des litiges entre vous. Ne vaudrait-il pas mieux supporter l'injustice ? Ne vaudrait-il pas mieux vous laisser voler ?
Au contraire, c'est vous qui pratiquez l'injustice et le vol, et cela vous le faites à des frères !
Ne savez-vous pas que ceux qui commettent l'injustice ne recevront pas le royaume de Dieu en héritage ? Ne vous y trompez pas : les débauchés, les idolâtres, les adultères, les dépravés et les pédérastes,
les voleurs et les profiteurs, les ivrognes, les diffamateurs et les escrocs, ne recevront pas le royaume de Dieu en héritage. Voilà ce qu'étaient certains d'entre vous. Mais au nom du Seigneur Jésus Christ et par l'Esprit de notre Dieu, vous avez été lavés, vous avez été sanctifiés, vous êtes devenus des justes
.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6,12-19.
En ces jours-là, Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu.
Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres :
Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,
Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Simon appelé le Zélote,
Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, celui qui fut le traître.
Jésus descendit de la montagne avec les douze Apôtres et s'arrêta dans la plaine. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une foule de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon, qui étaient venus l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux qui étaient tourmentés par des esprits mauvais en étaient délivrés.
Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.


Textes de l'Evangile au quotidien

Comment transposer pour le temps d'aujourd'hui ce que dit saint Paul ?

Je réfléchis et il me vient quelque chose à raconter. Il se trouve qu'un des paroissiens qui communie avec moi et les autres à la messe du matin, a découcert l'endroit où je travaille et est venu m'y provoquer en pensant que je lui paierais un verre de bière (et plus qu'un verre, il me semble). Mais j'ai dit ... la stricte vérité: je ne bois pas et je ne veux pas que l'on boive de l'alcool dans ma boutique. Une ou deux fois, à la sortie de la chapelle, il s'est placé devant moi pour me bloquer le passage et une fois a fait un écart de pas, de sorte de me bousculer. Mais je me suis retourné sur lui et j'ai lancé de façon chaleureuse: "Pardonnez-moi, c'est pure maladresse de ma part !", soit exactement l'inverse de ce que j'aurais pu dire. Toute l'assemblée a vu l'incident et la question est entièrement résolue. Il suffisait d'inverser les rôles, mais sans le secours de l'Esprit, cette astuce, je n'y aurais jamais songé.

Sacrifier, c'est rendre sacré. Que quiconque se sacrifie, c'est pour être relevé par le Seigneur.

Dans ce rapport avec le Christ, un prêtre est parfois nécessaire pour sortir de situations plus compliquées. Il est des situations pénibles dans lesquelles nous n'arrivons pas à trouver l'issue: dans ces situations, il est préférable de ne pas demeurer seul, mais d'aller trouver un prêtre. C'est-à-dire un des douze. (Même Judas ? Oui, car Judas fut prêtre jusqu'au moment où il a livré le Christ). Si l'on ne trouve pas de prêtre, alors il faut prier beaucoup, car Jésus répond, mais il faut beaucoup d'humilité, il faut se remetre soi-mêmen en question pour "entendre" la réponse.

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
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Non pas la paix, mais le glaive !

Message non lu par etienne lorant »

Le mercredi de la 23e semaine du temps ordinaire

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 7,25-31.

Frères, au sujet du célibat, je n'ai pas reçu d'ordre spécial du Seigneur, mais je donne mon avis, moi qui suis devenu digne de confiance grâce au pardon du Seigneur.
Je pense que le célibat est une chose bonne, étant donné les événements redoutables qui nous attendent ; oui, c'est une chose bonne de vivre ainsi.
Tu es marié ? ne cherche pas à te séparer de ta femme. Tu n'as pas de femme ? ne cherche pas à te marier.
Si cependant tu te maries, ce n'est pas un péché ; et si une jeune fille se marie, ce n'est pas un péché. Mais ceux qui choisissent cette vie y trouveront des épreuves, et c'est cela que moi, je voudrais vous éviter.
Frères, je dois vous le dire : le temps est limité. Dès lors, que ceux qui ont une femme soient comme s'ils n'avaient pas de femme,
ceux qui pleurent, comme s'ils ne pleuraient pas, ceux qui sont heureux, comme s'ils n'étaient pas heureux, ceux qui font des achats, comme s'ils ne possédaient rien,
ceux qui tirent profit de ce monde, comme s'ils n'en profitaient pas. Car ce monde tel que nous le voyons est en train de passer.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6,20-26.
Jésus s'était arrêté dans la plaine, et la foule l'entourait. Regardant alors ses disciples, Jésus dit : " Heureux, vous les pauvres : le royaume de Dieu est à vous!
Heureux, vous qui avez faim maintenant : vous serez rassasiés ! Heureux, vous qui pleurez maintenant : vous rirez ! Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous repoussent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l'homme.
Ce jour-là, soyez heureux et sautez de joie, car votre récompense est grande dans le ciel : c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes.
Mais malheureux, vous les riches : vous avez votre consolation !
Malheureux, vous qui êtes repus maintenant : vous aurez faim ! Malheureux, vous qui riez maintenant : vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
Malheureux êtes-vous quand tous les hommes disent du bien de vous : c'est ainsi que leurs pères traitaient les faux prophètes.


Textes de l'Evangile au quotidien

Heureux les pauvres, malheureux les riches, Jésus semble faire l'éloge de la misère et c'est ainsi que certains le comprendront. Quant à saint Paul, il parle dans la même ligne car il ne conseille pas de chercher à se marier. Ce n'est pas un péché de se marier, mais le mariage est source d'épreuves.

De mon côté, ayant connu mes parents très heureux, tous deux très croyants, dévoués l'un à l'autre et à leurs enfants, j'ai d'abord cherché à vivre comme eux et à fonder une famille... mais je dois reconnaître que je suis passé par de nombreuses déconvenues jusqu'au moment où Jésus s'est manifesté comme Celui qui règnerait sur moi.

Dans l'Evangile, Jésus ne dit rien du mariage, mais si vous lisez bien, vous verrez que le meilleur sort pour quiconque est de le suivre, lui Jésus, et de ne pas regarder en arrière. Qu'on le veuille ou non, de notre temps aussi se vérifie sa prophétie en saint Matthieu (10:34):

"Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison"

Et cette remise en question ne concerne pas que la famille, mais les rapports au monde, à la société, à la manière de penser, de vivre, de parler... Tout y passe ! Quiconque suit le Seigneur devient tout autre que ce qu'il fût avant de se mettre à le suivre. Beaucoup d'entre nous pourraient en témoigner. Y compris les personnes mariées, évidemment !!!


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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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La mesure de l'amour fraternel

Message non lu par etienne lorant »

Le jeudi de la 23e semaine du temps ordinaire

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 8,1b-7.11-13.

Frères,,au sujet de la nourriture qui a été offerte aux idoles, je sais bien que nous avons tous la connaissance nécessaire ; mais cette connaissance nous gonfle d'orgueil, tandis que l'amour fait œuvre constructive.
Celui qui croit connaître quelque chose ne connaît pas encore comme il faudrait ;
mais celui qui aime Dieu, celui-là est vraiment connu de Dieu.
Allons-nous donc manger de cette viande offerte aux idoles ? Nous savons que les idoles ne sont rien du tout ; il n'y a pas de dieu sauf le Dieu unique.
Bien qu'il y ait en effet, au ciel et sur la terre, des êtres qu'on appelle des dieux - et il y a une quantité de « dieux » et de « seigneurs » -
pour nous, en tout cas, il n'y a qu'un seul Dieu, le Père, de qui tout vient et vers qui nous allons ; et il n'y a qu'un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui tout existe et par qui nous existons.
Mais tout le monde n'a pas cette connaissance de Dieu : certains ont été jusqu'ici habitués aux idoles, et ils croient faire un geste d'idolâtrie en mangeant de cette viande ; comme leur conscience est faible, ils se sentent coupables. Et la connaissance que tu as va faire périr le faible, ce frère pour qui le Christ est mort.
Ainsi, en péchant contre vos frères, et en blessant leur conscience qui est faible, vous péchez contre le Christ lui-même.
C'est pourquoi, si une question d'aliments doit faire tomber mon frère, je ne mangerai plus jamais de viande, pour ne pas faire tomber mon frère
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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6,27-38.
Jésus déclarait à la foule : « Je vous le dis, à vous qui m'écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent.
Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient.
A celui qui te frappe sur une joue, présente l'autre. A celui qui te prend ton manteau, laisse prendre aussi ta tunique.
Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas à celui qui te vole.
Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux.
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs en font autant.
Si vous prêtez quand vous êtes sûrs qu'on vous rendra, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu'on leur rende l'équivalent.
Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Dieu très-haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants.
Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.
Donnez, et vous recevrez : une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre tablier ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous.
»



Textes de l'Evangile au quotidien

J'éprouve une grande admiration pour saint Paul, qui manifeste lui-même l'Esprit qui l'anime, dans ce passage où il est question de choses qu'un chrétien est en droit de faire, mais dont il se passera pour ne pas faire tomber son frère. S'il me fallait choisir un exemple pour moi-même, c'est celui de communier sur la langue et à genoux, si je me trouve dans une assemblée où tous font ainsi. Et je n'entre plus jamais en confrontation avec ceux qui font la distinction entre la foi et les oeuvres en prétendant que la foi seule suffit - car sur ce sujet, je peux être moi même jugé si mes oeuvres n'accompagnent pas ma foi.

Il me faut être généreux envers mon prochain, puisque le Seigneur s'est montré généreux envers moi. Il est venu à mon secours lorsque j'appelais à l'aide et lorsque j'ai demandé à manger, c'est Lui-même qui s'est offert pour me sustenter. Dès lors, je m'abstiens tant qu'il est possible de faire état de ce que j'ai appris. Il est toujours préférable, tout en essayant de le guider, de laisser autrui apprendre par lui-même.

Ainsi est la mesure, la bonne mesure dont je souhaite me servir afin qu'elle serve pour moi. Le joug êst facile et le fardeau léger.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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La poutre du jugement

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Le vendredi de la 23e semaine du temps ordinaire

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 9,16-19.22-27.

Frères, si j'annonce l'Évangile, je n'ai pas à en tirer orgueil, c'est une nécessité qui s'impose à moi ; malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile !
Certes, si je le faisais de moi-même, je recevrais une récompense du Seigneur. Mais je ne le fais pas de moi-même, je m'acquitte de la charge que Dieu m'a confiée.
Alors, pourquoi recevrai-je une récompense ? Parce que j'annonce l'Évangile sans rechercher aucun avantage matériel, ni faire valoir mes droits de prédicateur de l'Évangile.
Oui, libre à l'égard de tous, je me suis fait le serviteur de tous afin d'en gagner le plus grand nombre possible.
J'ai partagé la faiblesse des plus faibles pour gagner aussi les faibles. Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns.
Et tout cela, je le fais à cause de l'Évangile, pour bénéficier, moi aussi, du salut.
Vous savez bien que, dans les courses du stade, tous les coureurs prennent le départ, mais un seul gagne le prix. Alors, vous, courez de manière à l'emporter.
Tous les athlètes à l'entraînement s'imposent une discipline sévère ; ils le font pour gagner une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas.
Moi, si je cours, ce n'est pas sans fixer le but ; si je fais de la lutte, ce n'est pas en frappant dans le vide.
Mais je traite durement mon corps, et je le réduis en esclavage, pour ne pas être moi-même disqualifié après avoir annoncé aux autres la Bonne Nouvelle.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6,39-42.
Jésus s'adressait à ses disciples en paraboles : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous deux dans un trou ?
Le disciple n'est pas au-dessus du maître ; mais celui qui est bien formé sera comme son maître.
Qu'as-tu à regarder la paille dans l'œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ?
Comment peux-tu dire à ton frère : 'Frère, laisse-moi retirer la paille qui est dans ton œil', alors que tu ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Esprit faux ! enlève d'abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l'œil de ton frère.



Textes de l'Evangile au quotidien

Si nous pouvions, comme saint Paul, traiter durement notre corps et le réduire pratiquement en esclavage, alors nous serions assez fort pour annoncer aux autres la bonne nouvelle. Mais pourquoi faut-il en arriver là ?Parce que nous ne serons jamais que des convertis. Parce que les conditions de notre esclavage dans le péché demeurent, et demeureront aussi longtemps que nous vivrons dans la chair.  En maintenant sans chair dans sous une forte discipline, saint Paul est parvenu à se faire tout à tous.

Je me souviens moi-même de l'étonnement du Père rédemptoriste qui venait me voir chaque matin, après ma conversion. Il s'asseyait et me voyait accueillir tout le monde avec le même sourire, et cela l'agaçait.Il me disait : "Soyez donc un peu plus méfiant, voyez comme j'observe avant de saluer !"... Mais durant les trois premières années, je ne pouvais faire autrement, je faisais l'objet d'un miracle permanent de la Joie.
Oui, durant trois ans, l'Esprit saint fut sur moi et me fit faire tout ce que Dieu voulait.  C'est seulement ensuite que, me retrouvant de nouveau livré à mes propres forces et mes propres jugements, j'ai effectivement cessé de sourire au premier venu.

La conversion m'avait délivré de toute forme de préjugés, voilà le secret. Les préjugés (nous pensons en avoir peu, parce que nous en sommes remplis !) forment tous ensemble cette poutre qui nous empêche de voir le prochain tel qu'il est. Notre prochain, quel qu'il soit, fait l'objet lui aussi de l'amour de Dieu. Mais nos préjugés nous font voir autre chose: celui-ci s'habille mal, celle-là est trop bavarde, et l'autre qui affirme sans savoir ! C'est avec des préjugés de cette sorte, qui tiennent à quasi rien - et qui correspondent souvent à nos propres manques !, que nous croyons pouvoir annoncer l'Evangile ?   Allons donc, c'est l'histoire de l'aveugle qui prétend diriger un autre aveuble !

Pour sortir de cet aveuglement, oui, la méthode de saint Paul, qui consiste à maintenir son corps sous une forte poigne, est excellente. C'est logique, car nos préjugés sont une émanation de notre corps. Pour s'en convaincre, il suffirait simplement de fermer les yeux. J'en ai fait l'expérience: lorsque l'on écoute une personne sans la regarder, ce qu'elle dit acquiert soudainement plus de valeur. Nous cessons de l'entendre, mais nous l'écoutons vraiment.

J'ai vu le film "Léon Morin, prêtre". J'ai bien aimé le personnage de Béatrice Beck et ce passage montre bien la distance d'avec le monde qui convient aux âmes en chemin. Je joins la séquence du début.

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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