Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2013-2014)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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Miséricorde divine et pouvoirs humains

Message non lu par etienne lorant »

Le lundi de la 19e semaine du temps ordinaire

Livre d'Ézéchiel 1,2-5.24-28c.

Le cinquième jour du quatrième mois, dans la cinquième année qui suivit la déportation à Babylone du roi Jékonias, la parole de Dieu fut adressée au prêtre Ézékiel, dans le pays des Chaldéens, au bord du fleuve Kebar, et la main du Seigneur se posa sur lui.
« J'ai eu cette vision : un vent de tempête, qui venait du nord, un gros nuage, irradié par une succession d'éclairs, et, au milieu, comme un scintillement de vermeil.
Au centre, on aurait dit quatre Vivants qui ressemblaient à des hommes.
J'entendis le bruit de leurs ailes, pareil, quand ils marchaient, au bruit de l'Océan, comme la voix du Tout-Puissant, comme la rumeur de toute une armée. Lorsqu'ils s'arrêtaient, ils laissaient retomber leurs ailes.
On entendit un bruit au-dessus de la voûte qui dominait leurs têtes.
Au-dessus de cette voûte, il y avait comme un trône, qui ressemblait à du saphir ; et, sur ce trône, quelqu'un qui avait l'aspect d'un homme.
Puis j'ai vu comme un scintillement de vermeil, quelque chose comme un feu tout autour. A partir de ses reins, au-dessus et au-dessous, j'ai vu quelque chose comme un feu qui irradiait tout autour.
Comme l'arc-en-ciel dans la nuée un jour de pluie, ainsi apparaissait ce rayonnement : c'était le reflet de la gloire du Seigneur. En voyant cela, je tombai la face contre terre. »



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 17,22-27.
Comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit : « Le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes ;
ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. » Et ils furent profondément attristés.
Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent les deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : « Votre maître paye bien les deux drachmes, n'est-ce pas ? »
Il répondit : « Oui. » Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : « Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, sur qui perçoivent-ils les taxes ou l'impôt ? Sur leurs fils, ou sur les autres personnes ? » Pierre lui répondit : « Sur les autres. » Et Jésus reprit : « Donc, les fils sont libres.
Mais il faut éviter d'être pour les gens une occasion de chute : va donc jusqu'au lac, jette l'hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour toi et pour moi. »


Textes de "L'Evangile au quotidien"

Les textes de ce jour, en apparence très éloignés l'un de l'autre, se rencontrent pourtant dans le contraste crée entre la gloire manifestée par Dieu et le pouvoir - exercé et subi par les hommes. Les deux ne sont pas conciliables et ne se rencontrent pas. Quelle est donc la meilleure attitude qu'il faut adopter lorsque l'on est - et nous le sommes tous - soumis à des pouvoirs humains tout en adorant Dieu ?

Jésus donne ici la réponse, une réponse qu'il met en image pour la rendre plus accessible. L'impôt des deux drachmes réclamées à Pierre et Jésus, ils ne sont, dans l'absolu, de les payer. Mais par un tout petit miracle, qui suppose un geste humain, la miséricorde divine vient au secours de quiconque a placé sa foi en Dieu. Ainsi, pour payer l'impôt, Jésus envoie Pierre prendre un seul poisson - et cela suffit.

Que faut-il en déduire ? Il faut continuer d'accorder toute notre attention à la volonté divine. Que survienne un obstacle apparent qui émane du pouvoir exercé par des hommes en ce monde, que notre foi soit assez grande pour - encore - nous en remettre à Dieu. Moi qui ai été inquiété par la justice des hommes, à cause de la méchanceté d'un collègue jaloux et la corruption au sein des pouvoirs locaux, j'ai subi trois années d'une procédure judiciaire... dont je suis sorti entièrement blanchi. En effet, au tribunal, le juge m'a simplement dit: "Rentrez chez vous, je ne peux pas vous juger, vous n'avez pas été "mis en examen" (on dit aussi "inculpé") par un juge d'instruction. L'affaire est close."

Si je m'en suis sorti la tête haute, j'ai dû reconnaître, par la suite, et je l'avoue: j'ai manqué de foi en cette occasion. J'avais pris un avocat connu et très cher, que j'ai payé par mensualité, tout le temps qu'aduré la procédure. J'ai manqué de foi surtout parce que j'ai eu peur: jamais été confronté à la jutice de mon pays.
Mais à cette époque, je ne connaissais pas encore la théologie de la Miséricorde, qui implique une attitude de confiance absolue - à renouveler chaque jour de la vie.

Si donc quelqu'un parmi nous est "dans les problèmes", qu'il confie son inquiétude dans sa prière et qu'il garde calme et confiance : ne sommes-nous pas les brebis du bon pasteur ?

.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Miséricorde divine et pouvoirs humains

Message non lu par mandonnaud »

merci,et bien vue.
Dés lectures j'ouvre ma foi, a la grandeurs du Père et ses myriades de créatures ,dont tout les sortes d'anges, j'ouvre ma foi a sa sainteté , beautée et grandeur....
Oui il faut chaque jours s'abandonnait a la confiance, payant nos impôts et autres charges et croire que l'esprit nous donnera les actes a posé pour que tout passe a temps pour le quotidien....
Restons dans la confiance, le responsabilité de nos croix à porter et la prière.
amitiés
Paul de LIMOGES
Jésus est infiniment misericordieux.
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L'amour de Dieu, ce n'est pas du roman !

Message non lu par etienne lorant »

Le mardi de la 19e semaine du temps ordinaire

Livre d'Ézéchiel 2,8-10.3,1-4.

La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d'homme, écoute ce que je vais te dire. Ne sois pas rebelle comme cette engeance de rebelles. Ouvre la bouche, et mange ce que je te donne. »
Alors je vis une main tendue vers moi : elle tenait un livre en forme de rouleau et le déroula devant moi ; ce rouleau était écrit au-dedans et au-dehors, il contenait des chants de deuil, des plaintes et des lamentations.
Le Seigneur me dit : « Fils d'homme, mange ce qui est devant toi, mange ce rouleau, et va parler à la maison d'Israël. » J'ouvris la bouche, il me fit manger le rouleau et il me dit : « Fils d'homme, remplis ton ventre, rassasie tes entrailles avec ce rouleau que je te donne. » Je le mangeai donc, et dans ma bouche il fut doux comme du miel. Il me dit alors : « Fils d'homme, debout ! Va vers la maison d'Israël, et tu lui transmettras mes paroles. »



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,1-5.10.12-14.
Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux ? » Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d'eux, et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux.
Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, c'est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux.
Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c'est moi qu'il accueille.
Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.
Que pensez-vous de ceci ? Si un homme possède cent brebis et que l'une d'entre elles s'égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ?
Et, s'il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu.



Textes de l'Evangile au quotidien

La parole adressée à Ezechiel est comme le discours que Jésus tient à l'égard de ses disciples dans le but de leur faire comprenedre comment devenir un véritable apôtre. Or, cette ressemblance se situe dans la contradiction.
C'est ainsi qu'Ezéchiel va manger et remplir ses entrailles "de chants de deuil, de plaintes et des lamentation", mais lorsqu'il parlera au peuple, ce qu' il dira au peuple sera dans sa bouche "doux comme le miel".

Et dans l'Evangile, lorsque les disciples lui demande qui sera le plus grand dans le royaume des Cieux, c'est un petit enfant qu'il place au milieu d'eux. Pas un vieillard aux cheveux blancs de la bouche duquel sortiraient des paroles mystérieuses et quasi incompréhensibles pour des non-initiés... mais il met un petit enfant. Et l'enfant qui est là au milieu du cercle des apôtres, je l'imagine tout étonné mais souriant, avec de grands yeux qui expriment en même temps la curiosité et un peu de crainte. Il ressemble au bout de la question : qu'est-ce que la vérité ?

Et bien évidemment, tous vont acquiescer à l'histoire de ce berger qui a perdu une brebis et qui n'hésite pas une seconde à laisser toutes les autres dans la montagne, afin de se lancer à la recherche de celle qui est perdue. Mais en réalité, ce berger est unique parmi tous les bergers du monde; il est unique comme est unique cette brebis-là s'est perdue, il découvre que vraiment il l'aime cette petite brebis. Au point que sa disparition lui est insupportable, au point que laissant là toutes les autres il se lance à sa recherche.

C'est ainsi que chacune et chacun d'entre nous est aimé du Seigneur. Parmi ceux qui liront ce que j'écris ici, les convertis comprendront. Car ils se souviendront qu'eux-mêmes avaient cru "impossible" que leur petit cas de pécheur tourmenté eût pu faire l'objet de tant d'attention de la part de Dieu. Et pourtant, si ... De même pour les anges : il y a plus de joie chez les anges pour un seul qui se repent que pour cent justes qui n'ont pas besoin de repentir. (Luc 15, 7)

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Conversions à obtenir de Dieu

Message non lu par etienne lorant »

Le mercredi de la 19e semaine du temps ordinaire

Livre d'Ézéchiel 9,1-7.10,18-22.

J'entendis le Seigneur Dieu me crier d'une voix forte : « Ils sont tout proches, les châtiments de Jérusalem, et chacun tient à la main son arme de mort. »
Alors six hommes s'avancèrent, venant de la porte supérieure du Temple, celle qui est du côté nord. Chacun tenait à la main son arme de destruction. Au milieu d'eux, il y avait un homme vêtu de lin, qui portait à la ceinture une écritoire de scribe. Ils s'avancèrent, et s'arrêtèrent devant l'autel de bronze.
La gloire du Dieu d'Israël s'éleva au-dessus des Kéroubim où elle reposait, et se dirigea vers le seuil du Temple. Alors le Seigneur appela l'homme vêtu de lin, qui portait à la ceinture une écritoire de scribe,
et il lui dit : « Passe à travers la ville, à travers Jérusalem, et marque d'une croix au front ceux qui gémissent et qui pleurent sur toutes les abominations qu'on y commet. »
Puis j'entendis le Seigneur dire aux autres : « Passez derrière lui à travers la ville, et frappez. N'ayez pas un regard de pitié, n'épargnez personne : vieillards et jeunes gens, jeunes filles, enfants, femmes, tuez-les, exterminez-les. Mais tous ceux qui sont marqués au front, ne les touchez pas. Commencez l'extermination par mon sanctuaire. » Ils commencèrent donc par les vieillards qui adoraient les idoles à l'entrée du Temple.
Le Seigneur ajouta : « Profanez le Temple, emplissez de cadavres le parvis, puis sortez ! » Ils sortirent donc et frappèrent à travers la ville.
La gloire du Seigneur quitta le seuil du Temple et s'arrêta au-dessus des Kéroubim.
Ceux-ci déployèrent leurs ailes ; je les vis s'élever de terre, quand ils partirent. Ils s'arrêtèrent à l'entrée de la porte orientale du Temple, et la gloire du Dieu d'Israël était au-dessus d'eux.
C'étaient les Vivants que j'avais vus au-dessous du Dieu d'Israël, près du fleuve Kebar, et je reconnus que c'étaient des Kéroubim.
Chacun avait quatre faces et quatre ailes, et des sortes de mains humaines sous ses ailes.
Leurs faces étaient semblables aux faces que j'avais vues près du fleuve Kebar ; ils avaient exactement le même aspect. Chacun allait droit devant lui.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,15-20.
Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S'il t'écoute, tu auras gagné ton frère.
S'il ne t'écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes afin que toute l'affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins.
S'il refuse de les écouter, dis-le à la communauté de l'Église; s'il refuse encore d'écouter l'Église, considère-le comme un païen et un publicain.
Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. Encore une fois, je vous le dis : si deux d'entre vous sur la terre se mettent d'accord pour demander quelque chose, ils l'obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux. »


Textes de l'Evangile au quotidien

« Passez derrière lui à travers la ville, et frappez. N'ayez pas un regard de pitié, n'épargnez personne : vieillards et jeunes gens, jeunes filles, enfants, femmes, tuez-les, exterminez-les." Voici comment en Ezekiel, on règle le sort de celles et ceux, et les vieillards comme les enfants, ne voudraient pas se convertir. C'est de l'extermination pure et simpl et cela se reproduit encore de nos jours. Notre prêtre a insisté pour dire que ce n'est évidemment pas ainsi que l'on obtient des conversions.

Jésus indique une façon de procéder qui laisse intacte la liberté de chaque individu. Il est possible de discuter avec un frère ou une soeur qui vit dans l'erreur, mais en aucun cas il n'y a de sanction à prévoir. Le moyen le plus sûr est de prier. Il suffit d'être à peine deux ou trois pour se réunir dans une telle intention - de prier pour une conversion, afin de l'obtenir du Père.

Aujourd'hui, je voudrais évoquer, encore, la conversion très rapide de mon ami Jean-Paul. Il y a moins de dix ans, il était connu pour son mode de vie complètement immoral: excessif en tout, buveur, coureur de jupons, il aura vraiment vécu la vie l'existence de ceux qui "brûlent la chandelle par les deux bouts".

Un jour, il a trouvé dans un livre la petit image de Jésus miséricordieux et assez rapidement, en l'espace de quelques mois, il a commencé de retourner à l'église. Il a abandonné tous les lieux de plaisir qu'il fréquentait. Il a renvoyé la femme mariée avec laquelle il formait un "ménage-à-trois". Il a retrouvé un travail dans son métier de "grutier-maître de chantier" et il a bouclé sa carrière. A la retraite, il allait prier chaque jour dans une chapelle et il est retourné à l'Eucharistie.

Atteint d'un cancer, il vient d'achever chimiothérapie et rayons et il attend une opération début septembre. Le plus remarquable, dans toute cette affaire, c'est la force qu'il manifeste désormais dans sa faiblesse. Cette force ne vient pas de lui seul, mais tout maigre et pâle qu'il est, c'est une toute autre personne. Que de courage !
Ainsi, aucun argument touchant l'intelligence, la conception de la moralité, ou de la justice, ne saurait accomplir ce que la miséricorde de Jésus obtiendra très facilement. Dans ce monde brutal, souvenons-nous en !

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Re: L'amour de Dieu, ce n'est pas du roman !

Message non lu par mandonnaud »

Oui, Jésus est venue nous chercher,maintenant il faut accepter d’être laisser dans l'enclot sans consolation le maître va vers ceux qui sont perdu
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Re: Conversions à obtenir de Dieu

Message non lu par mandonnaud »

J'ai eu recourt a la prière de Jésus miséricordieux donner à sainte Faustine pour des personnes de ma famille en fin de vie,c'est miraculeux de voir leurs conversions et fin de vie dans la paix.
Pour la connaitre elle est dans cette intervention que j'ai fait sur RCF sur son livre si plein de foi et de paroles de Jèsus et que j'ai relu plus de 4 fois;a cette page de mon site
http://reflexions.mandonnaud.net/livre- ... ustine.php
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saul
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Re: L'amour de Dieu, ce n'est pas du roman !

Message non lu par saul »

Oh non , ce n'est pas du roman !

Quand on y a gouté , c'est une renaissance , une gratification , une source
de vie et de joie immense , ...

D'ailleurs personne ne peut y résister.
Car il vous inonde tout entier , corps et âme.
Et il est si grand , si infini , que l'on fond en larmes ne serait-ce que quand
on l'approche.

Il en a tellement pour sa créature , que d'etre aimer de Dieu , ne peut que
vous pousser à le prier de le partager avec tous nos frères et soeurs dans l'
humanité.

C'est un amour salvateur , édifiant , protecteur , revivifiant , ...

Je n'ai jamais connu quelque chose d'aussi fort et d'aussi beau.
Et quand c'est le cas , on comprend immédiatement qu'il faut le partager
notament surtout avec les pécheurs égarés qui ne le connaissent pas
encore.
Personne ne pourrait garder secret pour lui seul un tel flot d'Amour.

L'Amour de Dieu est Partage et miséricorde.

D'ailleurs depuis que je le connais , je suis immensément triste pour tous
ceux qui ne le connaissent pas encore.
J'aimerai tant que tout le monde en fasse l'expérience.
Cela améliorerait tellement de choses dans nos rapports humains.

Je te prie Seigneur , montre leur ton très saint coeur et tout l'amour que
tu leur voue , sans condition aucune.
Et il sauront que toi seul est Le Seigneur , Dieu tout puissant , notre père
Éternel qui nous promet la joie et le bonheur du salut de notre âme.
Alors ils chanteront ta louange et ta gloire pour toujours et à jamais
dans les siècles des siècles.
Amen.
etienne lorant
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Re: Conversions à obtenir de Dieu

Message non lu par etienne lorant »

Merci pour ce commentaire ! J'ai été très surpris moi-même (O les hommes lents à croire !) de tout ce que Jésus accomplit envers quiconque invoque sa miséricorde. Comme la foi de confiance rencontre d'obstacles en l'homme !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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La miséricorde vaut mieux que tous les sacrifices

Message non lu par etienne lorant »

Le jeudi de la 19e semaine du temps ordinaire

Livre d'Ézéchiel 12,1-12.

La parole du Seigneur me fut adressée :
« Fils d'homme, tu habites au milieu d'une engeance de rebelles ; ils ont des yeux pour voir, et ils ne voient pas ; des oreilles pour entendre, et ils n'entendent pas, car c'est une engeance de rebelles.
Quant à toi, fils d'homme, prépare-toi un sac de déporté ; pars comme un déporté, en plein jour, devant eux, de ta maison vers un autre lieu ; peut-être comprendront-ils alors qu'ils sont une engeance de rebelles.
Tu sortiras ton sac, comme un sac de déporté, en plein jour, devant eux. Toi-même, tu sortiras le soir, devant eux, comme s'en vont les déportés.
Devant eux, tu feras un trou dans le mur, et tu sortiras par là.
Devant eux, tu chargeras ton sac sur ton épaule, et tu l'emporteras dans l'obscurité ; tu voileras ton visage si bien que tu ne verras plus le pays : j'ai fait de toi un présage pour la maison d'Israël. »
Je fis ce qui m'avait été ordonné : en plein jour, je sortis mon sac, comme un sac de déporté, et le soir, je fis un trou dans le mur, à la main ; je pris mon sac dans l'obscurité, et je le chargeai sur mon épaule devant eux.
Le lendemain matin, la parole du Seigneur me fut adressée :
« Fils d'homme, la maison d'Israël, cette engeance de rebelles, t'a bien demandé : 'Qu'est-ce que tu fais là ? '
Tu leur répondras : 'Ainsi parle le Seigneur Dieu : Cet oracle concerne Jérusalem et toute la maison d'Israël qui s'y trouve. Je suis pour vous un présage. Ce que j'ai fait, c'est cela même qui vous sera fait : vous partirez en déportation, en captivité ; et le prince qui est au milieu de vous chargera son sac sur son épaule, et il sortira dans l'obscurité ; on percera le mur pour le faire sortir ; il voilera son visage, si bien qu'il ne verra plus le pays. ' »


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,21-35.19,1.
Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu'à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois.
En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent).
Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout. '
Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant : 'Rembourse ta dette ! '
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai. '
Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait remboursé.
Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : 'Serviteur mauvais ! je t'avais remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi ? '
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé.
C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son cœur. » Jésus acheva ainsi son discours, puis il s'éloigna de la Galilée et se rendit en Judée, au-delà du Jourdain.


Textes de l'Evangile au quotidien

L'Evangile de saint Matthieu d'aujourd'hui est un éloge de la miséricorde divine. Ce que j'ai retenu très simplement, c'est que les trois attributs de Dieu sont: la sainteté, la justice et la miséricorde.  Lors du jugement particulier, la sainteté de Dieu réclame que passe sa justice, mais l'amour qui est en Jésus est un amour de miséricorde. En sorte qu'il y a débat entre les trois attributs de la divinité - débat qui, depuis la venue du Messie, est toujours à l'avantage du pécheur.

Non qu'il n'y ait personne en enfer, comme le prétendent certains qui disent :"si l'enfer existe, il est vide" - du coup, il n'y aurait ni Satan ni démons sur la terre... Mais au moment du jugement, il se déroule un débat dont Jésus se fait l'écho ici, dans cette parabole, qui s'ouvre en deux volets :

- un homme qui devait beaucoup à son maître le supplie de prendre patience, mais à sa supplication, il s'en voit complètement exempté;
- cependant le même homme, qui a fait l'objet d'une grande miséricorde, se montre impitoyable envers un autre débiteur;
- de ce fait, l'homme à qui le maître avait tout remis de sa dette, se retrouve livré aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé.

La question qui se pose ici : comment un homme soumis à la torture pourrait-il travailler afin de rembourser ce qu'il doit ? ... la réponse est simple. Il ne s'agit plus d'argent ni de remboursement selon le monde: l'homme est au purgatoire, jusqu'à ce que toute trace de son avarice et de sa fausseté ait disparu de son âme.  En sorte que, non seulement l'enfer n'est pas vide, mais le purgatoire est rempli !

L'Evangile d'aujourd'hui ne fait que me renforcer dans l'attention à pratiquer la miséricorde envers mes proches, mais aussi et surtout envers des inconnus que je vois souffrir. Ceci non seulement afin de bénificier moi-même de la miséricorde de mon Maître lorsque je quitterai ce monde - puisqu'il est écrit : "Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !" ....  mais également afin de devenir dès ce monde (Seigneur, si c'est possible !) un vrai témoin de Jésus berger, Jésus qui laisse 99 brebis dans la montagne afin de courir pour le salut de la seule qui s'est égarée.  Que tel devienne le mouvement même de mon âme !  Ainsi soit-il.

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Fête de l'Assomption de Marie

Message non lu par etienne lorant »

Solennité de l'Assomption de la Vierge Marie, patronne principale de la France

Livre de l'Apocalypse 11,19a.12,1-6a.10ab.

Le Temple qui est dans le ciel s'ouvrit, et l'arche de l'Alliance du Seigneur apparut dans son Temple, et il y eut des éclairs, des fracas, des coups de tonnerre, un tremblement de terre et une terrible grêle.
Un signe grandiose apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles.
Elle était enceinte et elle criait, torturée par les douleurs de l'enfantement.
Un autre signe apparut dans le ciel : un énorme dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et sur chaque tête un diadème.
Sa queue balayait le tiers des étoiles du ciel, et les précipita sur la terre. Le Dragon se tenait devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l'enfant dès sa naissance.
Or, la Femme mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations, les menant avec un sceptre de fer. L'enfant fut enlevé auprès de Dieu et de son Trône,
et la Femme s'enfuit au désert, où Dieu lui a préparé une place, pour qu'elle y soit nourrie pendant mille deux cent soixante jours
Alors j'entendis dans le ciel une voix puissante, qui proclamait :
« Voici maintenant le salut, la puissance et la royauté de notre Dieu, et le pouvoir de son Christ !



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,39-56.
En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint,
et s'écria d'une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ?
Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi.
Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
Marie rendit grâce au Seigneur en disant : « Mon âme exalte le Seigneur,
mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur.
Il s'est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères,
en faveur d'Abraham et de sa race à jamais. »
Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle.



Textes de l'Evangile au quotidien

Les textes de la liturgie le jour de la fête de l'Assomption ne nous en apprennent guère sur les faits. Cependant, il est tout à fait cohérent pour le catholique de dire que, si Jésus-Christ est un être parfait, c'est par une femme parfaite qu'il est venu nous visiter.

Pour ma part, je relis assez souvent, pratiquement chaque année, les pages laissées par la bienheureuse Anne-Catherine Emmerich, non seulement au sujet de l'Assomption, mais aussi tout ce qui concerne les parents de Marie. Vous les trouverez rapidement avec un bon moteur de recherche.

Je reproduis ici ce que j'ai trouvé:


http://livres-mystiques.com/partieTEXTE ... ortde.html
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Fée Violine
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Re: Fête de l'Assomption de Marie

Message non lu par Fée Violine »

Méditation de Pneumatis (sur facebook):
Tout le problème de la foi, au fond, c'est la résurrection. Pourtant, dire "je crois à la résurrection des morts" ce n'est pas si difficile. Les pharisiens de l'évangile y arrivaient très bien, et nombre de chrétiens, qui ne sont pourtant pas particulièrement candidats au martyre, y arrivent très bien aussi. Mais reconnaître devant soi un corps ressuscité ou être heureux de mourir quand le Seigneur nous rappelle parce qu'on a la certitude qu'on va ressusciter ensuite, ... C'est bien autre chose. Accepter d'être concerné personnellement par cette destinée, voilà le sens même de la foi.

Voilà pourquoi les apôtres n'ont compris les enseignements de Jésus qu'après la résurrection. Voilà pourquoi ils ont été si surpris, quand bien même ils avaient été prévenus à maintes reprises, et qu'ils savaient que le Seigneur devait ressusciter. Pourtant ils n'avaient pas vraiment réalisé. Accepter la réalité du fait c'est une autre paire de manche et c'est à cela que s'éprouve la foi.

Cette réalité de la résurrection est si difficile à admettre en vérité qu'on refuserait de tout notre être ce Jésus ressuscité s'il avait le malheur de se présenter à nous sans une lumière aveuglante, des bruits de tonnerre et des tremblements de terre. Et encore, tomberions-nous à terre saisis par la théophanie, croirions-nous comme Paul a cru ? C'est ce qui rend la foi de tous ces témoins si extraordinaire. Croire à la résurrection c'est accepter quelque chose de totalement inattendu quant à notre destinée, quelque chose qui dépasse notre imaginaire et nos fantasmes les plus délirants.

De même, il est facile de se dire que Jésus est monté auprès du Père, de se dire que cela ne concerne pas l'Homme mais Dieu. Et c'est là que l'Assomption de Marie est une révélation sans commune mesure : l'ascension que connait Jésus devient la destiné de toute l'Humanité. Jésus ne retourne pas auprès du père seulement en tant qu'il est Dieu, mais il y emmène avec lui son humanité et scelle ainsi la destination finale de cette humanité. Et ça, c'est le témoignage de Marie qui nous en informe : car elle est parfaitement humaine, et comme son fils, mais par son fils (non par elle-même), elle est élevée corps et âme auprès du Père.

Oui, le dogme de l'assomption est un formidable appui pour la foi et l'espérance, en ce que Marie est Mère de l'humanité, c'est-à-dire qu'elle est la figure de la nature humaine, la "adamah" (nature) d'où l'homme a chuté. Et cette nature a comme destination de retourner près du Père. Le dogme de l'assomption est, avec la chute, la plus éminente vérité anthropologique qui soit, celle de la finalité de la nature humaine à être dans la gloire de Dieu.
etienne lorant
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Simplicité de la Sagesse

Message non lu par etienne lorant »

Le samedi de la 19e semaine du temps ordinaire

Livre d'Ézéchiel 18,1-10.13b.30-32.


La parole du Seigneur me fut adressée : « Qu'avez-vous donc, dans le pays d'Israël, à répéter ce proverbe : 'Ce sont les pères qui ont mangé du raisin vert, ce sont les fils qui ont les dents agacées' ?
Aussi vrai que je suis vivant - déclare le Seigneur Dieu - vous n'aurez plus à répéter ce proverbe en Israël.
En effet, toutes les vies m'appartiennent, la vie du père aussi bien que celle du fils, elles m'appartiennent. Celui qui a péché, c'est lui qui mourra.

L'homme qui est juste, qui observe le droit et la justice, qui ne va pas aux festins sur les montagnes, ne lève pas les yeux vers les idoles de la maison d'Israël, ne déshonore pas la femme de son prochain, ne s'approche pas d'une femme quand elle est impure; l'homme qui n'opprime personne, qui restitue ce qu'on lui a laissé en gage, ne commet pas de fraude, donne son pain à celui qui a faim et un vêtement à celui qui est nu ; l'homme qui ne prête pas avec usure, ne réclame pas d'intérêts, détourne sa main du mal, qui tranche équitablement entre deux adversaires, suit mes lois et mes préceptes pour se conduire avec droiture : un tel homme est vraiment juste, il vivra, déclare le Seigneur.

Mais si cet homme a un fils violent et sanguinaire, coupable d'une de ces fautes, ce fils-là ne vivra pas, il mourra, et lui seul en sera responsable. C'est pourquoi - déclare le Seigneur - je vous jugerai chacun selon votre conduite, maison d'Israël. Revenez à moi, détournez-vous de vos péchés, et vous ne risquerez plus de tomber dans le mal. Rejetez tous vos péchés, faites-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau. Pourquoi vouloir mourir, maison d'Israël ? Je ne prends plaisir à la mort de personne, déclare le Seigneur : convertissez-vous et vivez. »[
/i]


Psaume 51(50),12-13.14-15.18-19.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d'être sauvé ;
que l'esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j'enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés.

Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas,
tu n'acceptes pas d'holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé
.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 19,13-15.
On présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartaient vivement.Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent. »
Il leur imposa les mains, puis il partit de là.


Textes de l'Evangile au quotidien

Les textes de ce samedi se suivent avec aisance pour nous parler de l'homme tel qu'il paraît sous le regard de Dieu. Quelle excuse peut bien trouver le pécheur, s'il ne se convertit pas ?  Non, ce ne sont pas les enfants qui paient pour les fautes de leurs parents, ni  les parents pour celles de leurs enfants.  Mais que chacune et chacun examine objectivement sa conduite sous le regard du Dieu qui est amour - car il est toujours disposé à faire miséricorde.

Après la fête de l'Assomption, voici donc celle de l'enfance et de l'esprit d'enfance. Quand je fais un effort de retour en moi-même, je parviens bien à me souvenir.  

Oui, je connaissais déjà la Joie quand un jour, tout enfant, comme j'avais reçu consigne de ma mère de partager avec d'autres les bonbons et les biscuits qu'elle m'avait emballés pour la récréation, je dépassai ma fringale pour agir comme elle me l'avait proposé.  Cette obéissance enfantine (qui fera hausser les épaules à beaucoup d'adultes) apporte en réalité à l'âme beaucoup plus qu'au coeur. Car le sentiment n'y a guère de place, mais plutôt la pensée de plaire à l'adulte (qui est absent) mais dont on sait qu'il fait confiance... C'est en même temps de l'obéissance, de l'acceptation, une sorte de belle harmonie qui dépasse tout ce est visible, palpable, dont les hommes disent gravement que "c'est la réalité".

Eh bien, tant mieux si quelqu'un peut l'apprendre aujourd'hui, il y a d'autres réalités.  Ce qui, dans l'apparent, sur la terre, ne vaut que peu de choses, brille dans les cieux pour Dieu qui a vu. Et c'est ainsi que Jésus s'exclame:   "Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux petits et aux simples".

.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: La miséricorde vaut mieux que tous les sacrifices

Message non lu par mandonnaud »

j'aime cette phrase dans son complet;
1/la misericorde vaut mieux que les sacrifices;
Dieu en Jésus aime que l'on soit des homme de pardon du fond du cœur, à tous ;ennemie ou famillié qui sont agacent et critiqueur et aussi généreux de cœur et d'argent envers les pauvres .
2/Mais il dit aussi"La connaissance de Dieu mieux que les holocaustes"
Et donc mieux que des messes sans foi réel,Dieu préfère que on le cherche par les écritures pour mieux le connaitre. Que on est des relation avec lui, par la foi et la prière pour le rejoindre dans l'amour et sa sainteté infini.Des relation de coeur à coeur dans son Esprit-Saint.
amitiés
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Re: Simplicité de la Sagesse

Message non lu par mandonnaud »

Pour moi cette évangile je vie au moins tout les mardis ou je garde Titouan qui a 15 mois:
Ce mettre a son niveau, le regarder comme on regard le saint sacrement pour avoir et des relation d'amour et de complicité simple avec lui et de relation avec Dieu le père en ses anges qui sont la en ses yeux....passer du temps pour le faire décovrir le monde,la nature,toutes les musiques et danses et ma vie de prière en nommant'Jésus" et"marie" a son oreille dans un acte de foi.
amitiés Paul de Limoges
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Re: Fête de l'Assomption de Marie

Message non lu par mandonnaud »

L'assomption c'est pour tout chrétiens la double chance et espérance;
Garantie qu'il n' y a pas que Dieu en Jésus qui ressuscite.
Et que dans ce chemin vers l'éternité,la contemplation de l'amour saint et infini un être nous attends,plus nous aide et récupère quand on dévie. Grace au rosaire.
Amitiés
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