La situation en Irak
-
jean_droit
- Tribunus plebis

- Messages : 8381
- Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
- Localisation : Périgord
Attentat anti chrétien à Mossoul
Lu dans France catholique :
Commentaire personnel : Pour ne pas oublier
D'autres articles traitent des chrétiens au Moyen Orient et de la situation des chrétiens en Irak
Et pour être complet ( ? ) une conférence au Centre Saint Paul à Paris :
mardi 8 Décembre 2009 à 20 heures - «Les chrétiens d’Orient entre l’Islam et Israël» - par Annie LAURENT
Conférence au Centre Saint Paul (IBP à Paris) - Mardi 8 Décembre 2009 à 20 heures - « Les chrétiens d’Orient entre l’Islam et Israël » - par Annie LAURENT - Participation aux frais: 5 euros, 2 euros pour les étudiants - La conférence est suivie d’un verre de l’amitié
Nouvel attentat antichrétien à Mossoul
vendredi 27 novembre 2009
Un attentat à la dynamite a détruit ce matin l’église Saint-Ephrem, dans le quartier al-Jadida de Mossoul, et l’explosion a endommagé la maison mère des sœurs Dominicaines de Sainte-Catherine.
Lire l’article ici :
http://www.oeuvre-orient.fr/article.php3 ?id_article=599
et ici sur le site de l’AED :
http://www.aed-france.org/actualite/a-l ... explosent/
Commentaire personnel : Pour ne pas oublier
D'autres articles traitent des chrétiens au Moyen Orient et de la situation des chrétiens en Irak
Et pour être complet ( ? ) une conférence au Centre Saint Paul à Paris :
mardi 8 Décembre 2009 à 20 heures - «Les chrétiens d’Orient entre l’Islam et Israël» - par Annie LAURENT
Conférence au Centre Saint Paul (IBP à Paris) - Mardi 8 Décembre 2009 à 20 heures - « Les chrétiens d’Orient entre l’Islam et Israël » - par Annie LAURENT - Participation aux frais: 5 euros, 2 euros pour les étudiants - La conférence est suivie d’un verre de l’amitié
Nouvel attentat antichrétien à Mossoul
vendredi 27 novembre 2009
Un attentat à la dynamite a détruit ce matin l’église Saint-Ephrem, dans le quartier al-Jadida de Mossoul, et l’explosion a endommagé la maison mère des sœurs Dominicaines de Sainte-Catherine.
Lire l’article ici :
http://www.oeuvre-orient.fr/article.php3 ?id_article=599
et ici sur le site de l’AED :
http://www.aed-france.org/actualite/a-l ... explosent/
- Anne
- Prætor

- Messages : 6923
- Inscription : jeu. 21 févr. 2008, 1:05
- Conviction : Catholique romaine
- Localisation : Provincia Quebecensis
Re: Attentat anti chrétien à Mossoul
Rien de tout ça ne transpire dans les actualités d'ici, il va sans dire...

"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
-
jean_droit
- Tribunus plebis

- Messages : 8381
- Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
- Localisation : Périgord
La situation en Irak
Un message de monseigneur Sarko :
Lu dans le Salon beige :
Lu dans le Salon beige :
La situation en Irak
Par Mgr Sako :
"C’est avec une profonde douleur que je vais exposer la situation en Iraq, dans le but de la sensibilisation et dans l’atmosphère d’une consciente solidarité.
Il n’est plus caché que la situation est bien fragile et donc personne n’est protégé. De facto, les troupes de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL), occupent encore pour le moment Mossoul et sa région ; les Kurdes contrôlent Kirkuk, le gouvernement de Bagdad ne contrôle pas les principes villes Sunnites; et le gouvernement central, jusqu’à cette date, n’est pas encore formé ! Aucun signe n’apparait en vue d’une solution politique relative à l’établissement de la sécurité. Tout risque d’éclater et personne ne peut faire des pronostics.
Les troupes d’EIIL règnent en maîtres à Mossoul et dans presque tout l’ouest irakien ; les tambours de la guerre s’y annoncent fortement. Avant-hier, deux religieuses chaldéennes avec deux jeunes orphelines et un garçon de 12 ans ont été kidnappés en plein jour à Mossoul (jusqu’à cette heure, nous n’avons aucune nouvelle d’eux).
Les réfugiés se comptent par millions.
Allons-nous vers une guerre civile ? Dieu nous en garde, mais tout semble s’y diriger. Cela peut durer un an, deux ans ou plus, tout cela inspirerait malheureusement que la seule solution risquerait d’être la division du pays en cantons ethniques et sectaires à base de dénominations religieuses radicalisées. On se demande, si le plan est la division, pourquoi le faire avec des guerres et non pas à travers un dialogue et un accord?
Pour nous les Chrétiens, en nous inspirant des évènements de l’Évangile, il me semble que nous vivons le mystère du sommeil du Christ dans la barque (Marc 4;35-41) et cela, devant une indifférence alarmante et un triste oubli de la part de la communauté internationale. Les vagues montent et menacent!
Cependant nous ne désespérons pas. Nous voici invités et pressés à réveiller le Christ, afin de stimuler d’avantage notre foi pour poursuivre notre voyage sur une mer paisible ; hélas, je ne vois pas jusqu’à quel point nous pouvons compter sur les politiciens! Dans leur majorité, ils semblent, très visiblement, préoccupés par leurs propres intérêts, surtout le pétrole !
Nous sommes heureux du retour des familles à leurs foyers ; elles viennent de vivre le drame d’un nouvel exode, et se sont enfuies, il y a quelques jours, de la grande ville chrétienne de Qaraqosh. Nous osons espérer que cela ne va plus se répéter.
En cette occasion nous tenons à renouveler nos remerciements à toutes les personne de bonne volonté qui œuvrent en notre faveur, et à tous les fidèles qui prient pour nous et sont proches de nous en ces temps particulièrement critiques."
-
jean_droit
- Tribunus plebis

- Messages : 8381
- Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
- Localisation : Périgord
La situation en Irak
Le Télégramme de Brest ( Je crois ) résume de façon saisissante la journée d'hier en Irak.
Mais ce qui m'a interpelé c'est ce qui concerne la France :
Tant qu'à l'aide aux forces combattantes kurdes c'est encore et encore intervenir en apportant la mort .... surtout que la Turquie est en embuscade.
http://www.letelegramme.fr/monde/irak-o ... tor=RSS-31
Mais ce qui m'a interpelé c'est ce qui concerne la France :
L'éternel appel à l'ONU pour nous dédouaner devant l'opinion publique ne me semble pas vraiment sérieux. Qu'avons nous à faire du "machin" en cette circonstance.18h54. La réunion d'urgence du Conseil de sécurité demandée par la France aura lieu ce soir
Le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra jeudi soir à New York des consultations en urgence sur la situation en Irak, à la demande de la France.
18H23. La France est prête à apporter "un soutien" aux forces combattant les jihadistes
C'est ce qu'aurait affirmé François Hollande dans un entretien téléphonique avec le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, d'après un communiqué de l'Elysée qui ne précise pas la nature de ce soutien.
Tant qu'à l'aide aux forces combattantes kurdes c'est encore et encore intervenir en apportant la mort .... surtout que la Turquie est en embuscade.
http://www.letelegramme.fr/monde/irak-o ... tor=RSS-31
Journée noire en Irak. Des jihadistes se sont emparés de la plus grande ville chrétienne du pays, Qaraqosh, située près de Mossoul dans le nord. Une offensive qui a entraîné la fuite de dizaines de milliers de personnes.
18h54. La réunion d'urgence du Conseil de sécurité demandée par la France aura lieu ce soir
Le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra jeudi soir à New York des consultations en urgence sur la situation en Irak, à la demande de la France.
18H23. La France est prête à apporter "un soutien" aux forces combattant les jihadistes
C'est ce qu'aurait affirmé François Hollande dans un entretien téléphonique avec le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, d'après un communiqué de l'Elysée qui ne précise pas la nature de ce soutien.
16H20. Paris demande une réunion d'urgence du Conseil de sécurité [Plus d'infos]
13H30. 400.000 chrétiens sur le territoire
Avant l'invasion américaine de 2003, la population chrétienne de l'Irak, était estimée à plus d'un million, dont plus de 600.000 à Bagdad, 60.000 à Mossoul, mais également dans la ville pétrolière de Kirkouk (nord) et à Bassora (sud). Ils n'étaient plus depuis qu'environ 400.000 sur l'ensemble du territoire, dont la moitié dans la province de Ninive, dont Mossoul est le chef-lieu.
13H20. Le pape demande à la communauté internationale de protéger les populations en fuite
Le pape François a lancé ce jeudi un appel urgent à la communauté internationale pour "protéger" les populations du nord de l'Irak, en grande partie chrétiennes, en fuite devant l'avancée des jihadistes de l'Etat islamique. Le pape "s'associe aux appels urgents des évêques" de la région pour la paix, et demande à la communauté internationale d'"assurer les aides nécessaires" aux populations en fuite.
11H45. 100.000 chrétiens déplacés, les jihadistes enlèvent les croix des églises
Les jihadistes qui se sont emparés jeudi de plusieurs villes du nord de l'Irak ont
poussé à la fuite 100.000 chrétiens, et ont retiré les croix des églises, a déclaré ce jeudi le patriarche chaldéen Louis Sako, évoquant "un désastre humanitaire". "Il y a 100.000 déplacés chrétiens qui ont fui (...) pour se rendre dans la région du Kurdistan", a expliqué le patriarche. "Les églises (des villes prises) sont occupées, leurs croix ont été enlevées", a-t-il ajouté.
10H30. Des dizaines de milliers de personnes fuient les jihadistes
La prise par les jihadistes de zones du nord de l'Irak où vivaient une grande partie
des chrétiens du pays poussait jeudi des dizaines de milliers de personnes à fuir, ont annoncé un archevêque et des témoins. "C'est une catastrophe, une situation tragique. Nous appelons le Conseil de sécurité de l'ONU à intervenir immédiatement. Des dizaines de milliers de personnes terrifiées sont chassées de chez elles au moment où nous parlons, on ne peut pas décrire ce qui se passe", a déclaré Mgr Joseph Thomas, archevêque chaldéen de Kirkouk et Souleimaniyeh.
9H30. Des jihadistes prennent la plus grande ville chrétienne d'Irak
Des jihadistes se sont emparés de Qaraqosh, la plus grande ville chrétienne d'Irak près de Mossoul (nord), et des zones alentours abandonnées dans la nuit par les forces kurdes, ont rapporté jeudi des habitants en fuite et un responsable religieux. "Je sais maintenant que les villes de Qaraqosh, Tal Kayf, Bartella et Karamlesh ont été vidées de leurs habitants et sont maintenant sous le contrôle des insurgés", a déclaré Mgr Joseph Thomas, archevêque chaldéen de Kirkouk et Souleimaniyeh.
Re: La situation en Irak
Si les chretiens d'orients ont le soutien des usa et de l'europe ça ira mieux.
Dèja un soutien humanitaire et un soutien logistique.
Après peut être sera-i-il venu au chretien de s'armer eux aussi pour ce défendre.
Si chaque famille chretienne avait une arme chez elle pour sa sécurité, on serais moins vu comme des moutons a envoyer à l'abatoir.
Surtout que des dhihadiste il y en a pas non plus des millions, on aurait la force du nombre.
Dèja un soutien humanitaire et un soutien logistique.
Après peut être sera-i-il venu au chretien de s'armer eux aussi pour ce défendre.
Si chaque famille chretienne avait une arme chez elle pour sa sécurité, on serais moins vu comme des moutons a envoyer à l'abatoir.
Surtout que des dhihadiste il y en a pas non plus des millions, on aurait la force du nombre.
Re: La situation en Irak
Des milices armées ? on ne peut pas comparer le brave père de famille avec son fusil d 'assaut caché dans un recoin à la maison avec des gens qui sont des guerriers redoutables et bien armés et dont la structure est financée à gogo avec l'argent de certains pays du Golfe...
Par contre, une organisation caritative internationale ne pourrait elle pas mettre en place un système de parrainage à distance pour les déportés?
Par contre, une organisation caritative internationale ne pourrait elle pas mettre en place un système de parrainage à distance pour les déportés?
-
jean_droit
- Tribunus plebis

- Messages : 8381
- Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
- Localisation : Périgord
Re: La situation en Irak
Voilà les américains, tout penauds, obligés d'intervenir militairement dans le nord de l'Irak.
La situation était telle qu'il n'y avait pas d'autre solution.
Mais ce ne sont pas des bombardements par drones ou par avion qui vont résoudre le problème. Tout au plus l'avancée des islamistes sera freinée ou même on en arrivera à les faire reculer.
Mais comme cela se passe au Mali ou en Centre-Afrique ils reviendont.
Il y a un aspect dont on ne parle jamais; c'est le ressentiment qu'ont les musulmans envers les occidentaux ... et les chrétiens.
Cela fait des dizaines d'années que nous apportons la guerre et la mort.
Pensez vous une seule seconde que les musulmans apprécient nos interventions ?
La situation était telle qu'il n'y avait pas d'autre solution.
Mais ce ne sont pas des bombardements par drones ou par avion qui vont résoudre le problème. Tout au plus l'avancée des islamistes sera freinée ou même on en arrivera à les faire reculer.
Mais comme cela se passe au Mali ou en Centre-Afrique ils reviendont.
Il y a un aspect dont on ne parle jamais; c'est le ressentiment qu'ont les musulmans envers les occidentaux ... et les chrétiens.
Cela fait des dizaines d'années que nous apportons la guerre et la mort.
Pensez vous une seule seconde que les musulmans apprécient nos interventions ?
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: La situation en Irak
Le sort réservé aux minorités chrétienne et yézidie d’Irak aura donc été l’ultime raison pour riposter aux forces de l’État islamique (EI).
Vendredi, deux avions américains ont bombardé des pièces d’artillerie des jihadistes non loin de la ville kurde d’Erbil. Le message est clair : les Etats-Unis ne laisseront pas ce groupe de fanatiques faire fuir des dizaines de milliers de civils innocents et sans défense. Car en dépit du risque pris par le président Obama de "revenir" en Irak, il faut empêcher ce groupe d’instaurer un califat dans cette région comme les talibans l’ont fait dans les années 90 en Afghanistan et au Pakistan, avec les conséquences que l’on sait. L’État islamique se nourrit d’une idéologie totalitaire qui fait fi des différences d’opinion, de culture et de religion. Il est responsable de nombreux crimes de guerre qu’il expose dans les réseaux sociaux pour semer la terreur. D’inspiration takfiriste, il prend des otages dont il négocie la libération pour s’acheter des armes. Enfin, il militarise de nombreuses recrues belges qui finiront bien, un jour, par revenir au pays.
Les Etats-Unis viennent au secours d’un État défaillant - l’Irak - dont ils ont eux-mêmes contribué à la fragilité. Après avoir conquis le nord de la Syrie et une quinzaine de villes en Irak, les jihadistes ont profité des divisions qui minent le gouvernement irakien et de son incapacité à rassurer les sunnites, minoritaires dans ce pays. Ce n’est donc pas uniquement en arrêtant l’État islamique (dont les forces ne comptent que 20 à 30 000 hommes) mais aussi en ayant un gouvernement d’union nationale, qui bannit les discriminations communautaires à Bagdad, que le pays pourra être stabilisé.
http://www.lalibre.be/debats/edito/edit ... 04f7dd05ff
Vendredi, deux avions américains ont bombardé des pièces d’artillerie des jihadistes non loin de la ville kurde d’Erbil. Le message est clair : les Etats-Unis ne laisseront pas ce groupe de fanatiques faire fuir des dizaines de milliers de civils innocents et sans défense. Car en dépit du risque pris par le président Obama de "revenir" en Irak, il faut empêcher ce groupe d’instaurer un califat dans cette région comme les talibans l’ont fait dans les années 90 en Afghanistan et au Pakistan, avec les conséquences que l’on sait. L’État islamique se nourrit d’une idéologie totalitaire qui fait fi des différences d’opinion, de culture et de religion. Il est responsable de nombreux crimes de guerre qu’il expose dans les réseaux sociaux pour semer la terreur. D’inspiration takfiriste, il prend des otages dont il négocie la libération pour s’acheter des armes. Enfin, il militarise de nombreuses recrues belges qui finiront bien, un jour, par revenir au pays.
Les Etats-Unis viennent au secours d’un État défaillant - l’Irak - dont ils ont eux-mêmes contribué à la fragilité. Après avoir conquis le nord de la Syrie et une quinzaine de villes en Irak, les jihadistes ont profité des divisions qui minent le gouvernement irakien et de son incapacité à rassurer les sunnites, minoritaires dans ce pays. Ce n’est donc pas uniquement en arrêtant l’État islamique (dont les forces ne comptent que 20 à 30 000 hommes) mais aussi en ayant un gouvernement d’union nationale, qui bannit les discriminations communautaires à Bagdad, que le pays pourra être stabilisé.
http://www.lalibre.be/debats/edito/edit ... 04f7dd05ff
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Fée Violine
- Consul

- Messages : 13039
- Inscription : mer. 24 sept. 2008, 14:13
- Conviction : Catholique ordinaire. Laïque dominicaine
- Localisation : France
- Contact :
Re: La situation en Irak
C'est d'ailleurs ce que disent les évêques irakiens, qui voient à long terme et ne se soucient pas seulement de leurs ouailles mais de tous les Irakiens.Ce n’est donc pas uniquement en arrêtant l’État islamique (dont les forces ne comptent que 20 à 30 000 hommes) mais aussi en ayant un gouvernement d’union nationale, qui bannit les discriminations communautaires à Bagdad, que le pays pourra être stabilisé.
-
Cinci
- Tribunus plebis

- Messages : 11757
- Inscription : lun. 06 juil. 2009, 21:35
- Conviction : catholique perplexe
Re: La situation en Irak
jean_droit,
étienne lorant,
Non, non ... pas vraiment ... Il n'est rien de chevaleresque dans tout ça ... et puis les stratèges américains ne sont pas penauds. Non, ils ne sont pas pris au dépourvu comme des innocents. Comme disait Bush Senior, ex-président et ancien directeur de la CIA : "We are in command".
Le kurdistan irakien
"Mais les groupes kurdes au sein de la Syrie sont très divisés et c'est ici que Barzani entre en jeu. Le plus grand groupe de
coordination kurde en Syrie, le Congrès National kurde (KNC), bénéficie du soutien de Barzani. Si le KNC pouvait être amené à
établir des liens avec l'opposition syrienne, la Turquie se sentirait beaucoup plus à l'aise.
En effet, la Turquie encourage Barzani à convoquer une conférence nationale kurde à Arbil en juin, en vue de pousser les intérêts
de la Turquie : museler le PKK ; encourager les Kurdes de Syrie à abandonner leur ambigüité actuelle pour un "changement de régime" à Damas et les amener à se lier de manière décisive avec l'opposition à Assad, opposition basée en Turquie. Ankara sait parfaitement que Barzani est un client peu sûr. Mais ce qui encourage les dirigeants turcs, c'est que les Etats-Unis sont également intervenus pour veiller à ce que Barzani tienne ses promesses. Début avril, les USA ont invité Barzani à Washington, où le président Barack Obama l'a reçu.
Prenant le relai de la Turquie, Washington nourrit également les instincts de marchand de bazar de Barzani. Un US-Kurdistan Business Council a été créé à Washington pour promouvoir les « investissements » US dans les territoires du nord de l'Irak sous le contrôle de Barzani. Le chef de la direction d’Exxon Mobil, Rex Tillerson, a rencontré Massoud Barzani à Washington. En Novembre, Barzani avait accordé des contrats lucratifs à Exxon Mobil pour explorer six champs de pétrole au Kurdistan, en ignorant les véhémentes protestations du gouvernement fédéral de Maliki, qui rappelle que le pouvoir d’accorder des concessions pétrolières aux compagnies étrangères est réservé à l'Etat fédéral".
http://www.michelcollon.info/USA-Turqui ... kiens.html
Voilà les américains, tout penauds, obligés d'intervenir militairement dans le nord de l'Irak.
La situation était telle qu'il n'y avait pas d'autre solution.
étienne lorant,
Le sort réservé aux minorités chrétienne et yézidie d’Irak aura donc été l’ultime raison pour riposter aux forces de l’État islamique (EI).
Non, non ... pas vraiment ... Il n'est rien de chevaleresque dans tout ça ... et puis les stratèges américains ne sont pas penauds. Non, ils ne sont pas pris au dépourvu comme des innocents. Comme disait Bush Senior, ex-président et ancien directeur de la CIA : "We are in command".
- De l'utilité de la guerre en Irak
"Parmi les bénéfices collatéraux de l'entreprise au plan pétrolier, les 2,8 Millons b/j que Bagdad pourrait injecter rapidement sur le marché, car tel était le niveau de ses potentialités en 2002, contribueraient à accroitre l'offre pétrolière mondiale voulue par Richard Cheney. Enfin l'installation d'un régime pro-occidental à Bagdad servirait les desseins énergétiques américains à plus long terme : le Golfe arabo persique étant incontournable sur le marché des hydrocarbures. Selon les prévisions de l'AIE, il devrait fournir 65% de la production mondiale de brut en 2030.
Ces facteurs expliquent pourquoi la levée de l'hypothèque iraquienne était si importante aux yeux de Washington, même si son objectif était avant tout politique : débarrasser le Moyen-Orient d'un tyran affaibli et d'un foyer potentiel d'instabilité, pour remodeler la région et peser sur l'allié saoudien, dont l'état des réserves commençait en outre à susciter quelques interrogations dans certains milieux outre atlantique. Dans cette optique, le pétrole de Saddam Hussein constituait plus un moyen qu'un but de guerre à court terme. A moyen terme, il permettait de financer l'effort de guerre américain et la reconstruction à plus long terme, il devenait aussi un des bénéfices indirects de la guerre.
Rappelons que le marché irakien suscitait de nombreuses convoitises et que ces perspectives guerrières n'effrayaient en rien les compagnies pétrolières américaines qui assiégeaient l'opposition irakienne en exil, notamment Ahmed Chalabi, principal dirigeant du Congrès national irakien (CNI), pour revenir en Irak dès le renversement de Saddam Hussein.
Ces compagnies voulaient s'imposer sur un marché que leurs concurrents français (Total), italienne (Agip) et, surtout, russes (Lukoil, Slaveft) avaient commencé de se partager, sans pouvoir en tirer profit à cause de l'embargo des Nations unies. A la veille de l'invasion en 2003, Ahmed Chalabi, est allé jusqu'à se prononcer en faveur de la création, à l'issue de la guerre, d'un consortium pétrolier, au sein duquel les compagnies américaines seraient en position dominante, ce qui n'avait pas manquer d'inquiéter le PDG de British Petroleum.
[...]
La guerre en Irak était aussi un moyen de faire pression sur l'OPEP. Membre fondateur de l'Organisation, l'Irak y a joué un rôle central jusqu'à la première guerre du Golfe. Les sanctions qui lui furent imposées ont réduit le rôle du pétrole irakien [...] le retour de l'offre irakienne, estimé à terme par les spécialistes à 6 M b/jour aurait placé la production irakienne en seconde position, juste derrière celle de l'Arabie saoudite, au sein des 11 pays membres de l'Organisation. Il aurait aussi, toujours en théorie, obligé les autres pays à réduire leur production ou à accepter une forte baisse du prix du pétrole.
Pour les compagnies anglo-saxonnes, il fallait impérativement participer au contrôle du pétrole irakien, pour des questions de coût de production, le pétrole irakien défiant toute concurrence par rapport aux autres régions du monde : un facteur essentiel en cas de baisse possible des cours du brut.
Rappelons que Bagdad extrayait 3,5 M b/jour à la fin des années 1970. Mais huit années du guerre avec l'Iran suivies de douze années de sanctions internationales ont gravement endommagé les infrastructures pétrolières du pays. Les spécialistes du secteur estimaient à la fin de l'offensive militaire proprement dite en avril 2003, qu'il faudrait trois ans et 7 milliards de dollars d'investissements pour revenir au niveau des années 1970 et pas moins de dix ans et 20 milliards de dollars pour augmenter les rendements et parvenir à 5,5 M b/jours.
Cette politique permettrait dans l'intervalle de faire contrepoids au régime saoudien, mais aussi amener ce dernier à ouvrir son amont pétrolier. Riyad refusant toujours de remettre en cause le monopole de l'Aramco, certains au sein de l'administration Bush espéraient que la concurrence irakienne inciterait l'Arabie saoudite à s'ouvrir aux multinationales américaines".
Source : Philippe Sébille-Lopez, Géopolitique du pétrole, Paris, Armand Collin, 2006, p. 380
Note : l'ouvrage est publié grace au concours de la fondation Prometheus. La fondation a été crée en 2005 par dix entreprises
désireuses de mobiliser les pouvoirs publics et l'ensemble des acteurs politiques, économiques et sociaux. Elle doit contribuer à
l'analyse des enjeux de la mondialisation et, ainsi, à la paix économique et à la transparance, notamment commerciale, dans les
relations internationales.
Les entreprises participantes : Alstom, Areva, Caisse nationale des Caisse d'épargnes, Caisse des dépôts et consignations, Dassault Aviation, EADS, Sagem Defense Sécurité, Sanofti-Aventis, Thales. Président de Prometheus : Bernard Carayon, député (UMP) du Tarn.
Le kurdistan irakien
"Mais les groupes kurdes au sein de la Syrie sont très divisés et c'est ici que Barzani entre en jeu. Le plus grand groupe de
coordination kurde en Syrie, le Congrès National kurde (KNC), bénéficie du soutien de Barzani. Si le KNC pouvait être amené à
établir des liens avec l'opposition syrienne, la Turquie se sentirait beaucoup plus à l'aise.
En effet, la Turquie encourage Barzani à convoquer une conférence nationale kurde à Arbil en juin, en vue de pousser les intérêts
de la Turquie : museler le PKK ; encourager les Kurdes de Syrie à abandonner leur ambigüité actuelle pour un "changement de régime" à Damas et les amener à se lier de manière décisive avec l'opposition à Assad, opposition basée en Turquie. Ankara sait parfaitement que Barzani est un client peu sûr. Mais ce qui encourage les dirigeants turcs, c'est que les Etats-Unis sont également intervenus pour veiller à ce que Barzani tienne ses promesses. Début avril, les USA ont invité Barzani à Washington, où le président Barack Obama l'a reçu.
Prenant le relai de la Turquie, Washington nourrit également les instincts de marchand de bazar de Barzani. Un US-Kurdistan Business Council a été créé à Washington pour promouvoir les « investissements » US dans les territoires du nord de l'Irak sous le contrôle de Barzani. Le chef de la direction d’Exxon Mobil, Rex Tillerson, a rencontré Massoud Barzani à Washington. En Novembre, Barzani avait accordé des contrats lucratifs à Exxon Mobil pour explorer six champs de pétrole au Kurdistan, en ignorant les véhémentes protestations du gouvernement fédéral de Maliki, qui rappelle que le pouvoir d’accorder des concessions pétrolières aux compagnies étrangères est réservé à l'Etat fédéral".
http://www.michelcollon.info/USA-Turqui ... kiens.html
-
Cinci
- Tribunus plebis

- Messages : 11757
- Inscription : lun. 06 juil. 2009, 21:35
- Conviction : catholique perplexe
Re: La situation en Irak
Longtemps les responsables américains l'ont affirmé : l'invasion de l'Irak n'était pas destiné à s'emparer du pétrole. Pourtant des documents récemment déclassifiés racontent une autre histoire.
"Pour la population irakienne c'est une évidence; pour les "faucons" du Pentagone, un contresens. La guerre d'Irak, qui, depuis mars 2003, a fait au moins 650 000 morts, un million huit cent mille exilés et autant de personnes déplacées, a-t-elle été une guerre pour le pétrole ?
Grace à une série de documents récemment déclassifiés, et malgré les dénégations de Monsieur Georges W. Bush, de son vice-président Richard ("Dick") Cheney, de son ministre de la défense Richard Rumsfeld, ainsi que de leur fidèle allié Anthony Blair, premier ministre britannique au moment de l'invasion, l'historien peut désormais répondre par l'affirmative.
En janvier 2001, quand il arrive à la Maison Blanche, M. Bush doit faire face à un problème déjà ancien : le déséquilibre entre la demande de pétrole, qui augmente rapidement en raison de la montée en puissance de grands pays émergents comme la Chine ou l'Inde, et une offre qui ne suit pas.
La seule solution envisageable se trouve dans le Golfe, qui abrite 60% des réserves mondiales [...] Comment tirer plus de pétrole du Golfe sans mettre en danger la suprématie américaine dans la région ? Les néoconservateurs - à l'origine des intellectuels démocrates gagnés à un impérialisme décomplexé après la chute de l'Union soviétique - croient avoir trouvé la solution. Ils n'ont jamais admis la décision du président George Bush Senior, en 1991, lors de la première guerre du Golfe, de ne pas avoir renversé Saddam Hussein.
Dans une lettre ouverte au président William Clinton inspirée par leur "Projet pour un nouveau siècle américain" (PNAC), ils préconisent dès 1998 un changement de régime à Bagdad. La ligne des néoconservateurs est simple : il faut sortir de force Saddam Hussein et faire entrer les majors américaines en Irak. Plusieurs des signataires du PNAC se retrouvent à partir de 2001 dans la nouvelle administration républicaine.
L'année suivante, c'est l'un d'entre eux, M. Douglas Feith, juriste de profession et second de M. Rumsfeld au ministère de la défense, qui supervise le travail des experts sur l'avenir de l'industrie pétrolière irakienne. Sa première décision est d'en confier la gestion, après la victoire, à Kellog Brown & Root (KBR), une filiale du groupe pétrolier américain Haliburton, que M. Cheney a longtemps dirigé. [...]"
Et
Source : Jean Pierre Sereni,"Échec d'une guerre pour le pétrole", Le Monde diplomatique, mars 2013
Pour faire un résumé :
Le Kurdistan dans la partie nord de l'Irak se révèle être une "pierre angulaire" du dispositif turco-américain de reconfiguration de l'Irak. C'est la véritable raison pourquoi Obama intervient sur place. C'est pourquoi il se foule un peu contre le groupe islamiste sunnite fanatisé. Les Américains et les Turcs ont justement besoin des Kurdes en Irak, pour s'assurer une emprise sur l'Irak, pour bénéficier à meilleur coût des puits d'huile, pour stabiliser la situation en Turquie et mieux faire pression sur Assad en Syrie.
Les chrétiens ne comptent pour rien dans tout cela. Zéro. Rien de rien et moins que zéro.
Les peshmergas kurdes du nord de l'Irak ont déjà fait leur "fête" aux chrétiens par le passé. Les Kurdes ont déjà massacrés du chrétien, détruit des églises par centaines. Les chrétiens sont pris entre l'enclume et le marteau.
L'administration américaine ne fait que suivre les bons conseils de Voltaire en son temps : "Qu'il est toujours bon d'avoir un parti pour soi". Bien paraître aux yeux du pape (de l'opinion internationale) ne peut pas nuire, d'autant plus lorsque le beau geste coincide avec les impératifs géostratégiques du militaire et de l'économique en même temps. Pourquoi s'en priverait-on ? Entre deux largages de caisses de munitions aux combattants peshmerga anti-chrétien, une caisse d'eau pour l'autre groupe de civils un peu loin et quelques ration pack ...
"Pour la population irakienne c'est une évidence; pour les "faucons" du Pentagone, un contresens. La guerre d'Irak, qui, depuis mars 2003, a fait au moins 650 000 morts, un million huit cent mille exilés et autant de personnes déplacées, a-t-elle été une guerre pour le pétrole ?
Grace à une série de documents récemment déclassifiés, et malgré les dénégations de Monsieur Georges W. Bush, de son vice-président Richard ("Dick") Cheney, de son ministre de la défense Richard Rumsfeld, ainsi que de leur fidèle allié Anthony Blair, premier ministre britannique au moment de l'invasion, l'historien peut désormais répondre par l'affirmative.
En janvier 2001, quand il arrive à la Maison Blanche, M. Bush doit faire face à un problème déjà ancien : le déséquilibre entre la demande de pétrole, qui augmente rapidement en raison de la montée en puissance de grands pays émergents comme la Chine ou l'Inde, et une offre qui ne suit pas.
La seule solution envisageable se trouve dans le Golfe, qui abrite 60% des réserves mondiales [...] Comment tirer plus de pétrole du Golfe sans mettre en danger la suprématie américaine dans la région ? Les néoconservateurs - à l'origine des intellectuels démocrates gagnés à un impérialisme décomplexé après la chute de l'Union soviétique - croient avoir trouvé la solution. Ils n'ont jamais admis la décision du président George Bush Senior, en 1991, lors de la première guerre du Golfe, de ne pas avoir renversé Saddam Hussein.
Dans une lettre ouverte au président William Clinton inspirée par leur "Projet pour un nouveau siècle américain" (PNAC), ils préconisent dès 1998 un changement de régime à Bagdad. La ligne des néoconservateurs est simple : il faut sortir de force Saddam Hussein et faire entrer les majors américaines en Irak. Plusieurs des signataires du PNAC se retrouvent à partir de 2001 dans la nouvelle administration républicaine.
L'année suivante, c'est l'un d'entre eux, M. Douglas Feith, juriste de profession et second de M. Rumsfeld au ministère de la défense, qui supervise le travail des experts sur l'avenir de l'industrie pétrolière irakienne. Sa première décision est d'en confier la gestion, après la victoire, à Kellog Brown & Root (KBR), une filiale du groupe pétrolier américain Haliburton, que M. Cheney a longtemps dirigé. [...]"
Et
Source : Jean Pierre Sereni,"Échec d'une guerre pour le pétrole", Le Monde diplomatique, mars 2013
Pour faire un résumé :
Le Kurdistan dans la partie nord de l'Irak se révèle être une "pierre angulaire" du dispositif turco-américain de reconfiguration de l'Irak. C'est la véritable raison pourquoi Obama intervient sur place. C'est pourquoi il se foule un peu contre le groupe islamiste sunnite fanatisé. Les Américains et les Turcs ont justement besoin des Kurdes en Irak, pour s'assurer une emprise sur l'Irak, pour bénéficier à meilleur coût des puits d'huile, pour stabiliser la situation en Turquie et mieux faire pression sur Assad en Syrie.
Les chrétiens ne comptent pour rien dans tout cela. Zéro. Rien de rien et moins que zéro.
Les peshmergas kurdes du nord de l'Irak ont déjà fait leur "fête" aux chrétiens par le passé. Les Kurdes ont déjà massacrés du chrétien, détruit des églises par centaines. Les chrétiens sont pris entre l'enclume et le marteau.
L'administration américaine ne fait que suivre les bons conseils de Voltaire en son temps : "Qu'il est toujours bon d'avoir un parti pour soi". Bien paraître aux yeux du pape (de l'opinion internationale) ne peut pas nuire, d'autant plus lorsque le beau geste coincide avec les impératifs géostratégiques du militaire et de l'économique en même temps. Pourquoi s'en priverait-on ? Entre deux largages de caisses de munitions aux combattants peshmerga anti-chrétien, une caisse d'eau pour l'autre groupe de civils un peu loin et quelques ration pack ...
Dernière modification par Cinci le jeu. 14 août 2014, 1:33, modifié 1 fois.
-
Cinci
- Tribunus plebis

- Messages : 11757
- Inscription : lun. 06 juil. 2009, 21:35
- Conviction : catholique perplexe
Re: La situation en Irak
Parmi des choses vues ...
"... après les opérations militaires, les morts précoces continuent (Agnès Stienne, "Irak : après les feux de la guerre, les cancers", Visions cartographiques, 5 décembre 2012, http://blog.mondediplo.net)
En 2009, les médecins de l'hôpital général de Fallouja, effrayés par ce qu'ils constataient au fil des ans, adressèrent un courrier commun aux Nations unies pour réclamer des investigations indépendantes : "En septembre 2009, sur cent soixante-dix nouveau-nés, 24% sont morts dans leur première semaine, parmi lesquels 75% présentèrent des malformations importantes." Des enquêtes partielles seront menées à Fallouja et à Bassora quelques mois plus tard, et les résultats publiés dans le Bulletin of Environnemental Contamination and Toxicology de l'université du Michigan. Les auteurs résument leurs observations en une phrase, qui veut tout dire : "Le taux de cancer et de leucémie et de mortalité infantile observé à Fallouja est plus élévé qu'il le fut à Hiroshima et Nagasaki en 1945". Il est rappelé que l'exposition aux métaux toxiques (dont les effets morbides sont connus) est source de complications sévères pour les femmes enceintes et le développement du foetus.
Il est plus que probable que les munitions utilisées pour les bombardements de ces deux villes soient à l'origine de ces tragédies.
Enfin ...
"... Richard Perle cosigna avec Douglas J, Feith en 1996, un rapport à l'attention du premier ministre israélien Benjamin Netanyahou intitulé A Clean Break . Ce rapport conseillait au premier ministre issu du Likoud de "rompre proprement" avec le processus de paix israélo-palestinien.
Douglas Feith, moins connu du grand public, occupa pourtant à partir de juillet 2001, l'un des postes clés du Pentagone, comme sous-secrétaire adjoint en charge des questions politiques. Il était le numéro trois des civils du Pentagone derrière M. Rumsfeld et Wolfowitz. Ses fonctions le plaçait bien sûr au coeur de la guerre en Irak mais lui conféraient aussi un rôle de grand architecte dans le repositionnement stratégique des troupes américaines dans le monde et dans la lutte internationale contre le terrorisme. Douglas Feith était déjà en charge des questions du Moyen-Orient, sous Reagan de 1981 à 1982, alors qu'il travaillait pour le NSA auprès de la Maison-Blanche [...]
Douglas Feith ne cache pas ses convictions sionistes. Entre 1986 et son retour aux affaires au Pentagone, son activité d'avocat au sein du cabinet qu'il a crée à Washington lui a laissé le temps d'écrire quelques articles. Ainsi fin 1993, il déclare dans la revue Natinal Interest que "le mandat de la ligue des Nations a accordé aux juifs des droits irrévocables de s'établir en Cisjordanie." En moins lyrique, alors que le processus d'Oslo commence péniblement à se mettre en place avec notamment un accord conclu à Hebron le 15 février 1997, Feith dans "Une stratégie pour Israël'', demande à l'État hébreu de réoccuper" les zones sous contrôle de l'Autorité palestinienne' même si "le prix du sang doit être élevé".
On comprend pourquoi le 13 octobre 1997, Douglas Feith et son père reçurent une distinction de la très à droite Zionist Organisation of America, qui décrivit les lauréats comme de remarquables juifs philanthropes et activistes pro-Israël".
Source : Philippe Sébille-Lopez, Géoplitique du pétrole, p. 389
"... après les opérations militaires, les morts précoces continuent (Agnès Stienne, "Irak : après les feux de la guerre, les cancers", Visions cartographiques, 5 décembre 2012, http://blog.mondediplo.net)
En 2009, les médecins de l'hôpital général de Fallouja, effrayés par ce qu'ils constataient au fil des ans, adressèrent un courrier commun aux Nations unies pour réclamer des investigations indépendantes : "En septembre 2009, sur cent soixante-dix nouveau-nés, 24% sont morts dans leur première semaine, parmi lesquels 75% présentèrent des malformations importantes." Des enquêtes partielles seront menées à Fallouja et à Bassora quelques mois plus tard, et les résultats publiés dans le Bulletin of Environnemental Contamination and Toxicology de l'université du Michigan. Les auteurs résument leurs observations en une phrase, qui veut tout dire : "Le taux de cancer et de leucémie et de mortalité infantile observé à Fallouja est plus élévé qu'il le fut à Hiroshima et Nagasaki en 1945". Il est rappelé que l'exposition aux métaux toxiques (dont les effets morbides sont connus) est source de complications sévères pour les femmes enceintes et le développement du foetus.
Il est plus que probable que les munitions utilisées pour les bombardements de ces deux villes soient à l'origine de ces tragédies.
Enfin ...
"... Richard Perle cosigna avec Douglas J, Feith en 1996, un rapport à l'attention du premier ministre israélien Benjamin Netanyahou intitulé A Clean Break . Ce rapport conseillait au premier ministre issu du Likoud de "rompre proprement" avec le processus de paix israélo-palestinien.
Douglas Feith, moins connu du grand public, occupa pourtant à partir de juillet 2001, l'un des postes clés du Pentagone, comme sous-secrétaire adjoint en charge des questions politiques. Il était le numéro trois des civils du Pentagone derrière M. Rumsfeld et Wolfowitz. Ses fonctions le plaçait bien sûr au coeur de la guerre en Irak mais lui conféraient aussi un rôle de grand architecte dans le repositionnement stratégique des troupes américaines dans le monde et dans la lutte internationale contre le terrorisme. Douglas Feith était déjà en charge des questions du Moyen-Orient, sous Reagan de 1981 à 1982, alors qu'il travaillait pour le NSA auprès de la Maison-Blanche [...]
Douglas Feith ne cache pas ses convictions sionistes. Entre 1986 et son retour aux affaires au Pentagone, son activité d'avocat au sein du cabinet qu'il a crée à Washington lui a laissé le temps d'écrire quelques articles. Ainsi fin 1993, il déclare dans la revue Natinal Interest que "le mandat de la ligue des Nations a accordé aux juifs des droits irrévocables de s'établir en Cisjordanie." En moins lyrique, alors que le processus d'Oslo commence péniblement à se mettre en place avec notamment un accord conclu à Hebron le 15 février 1997, Feith dans "Une stratégie pour Israël'', demande à l'État hébreu de réoccuper" les zones sous contrôle de l'Autorité palestinienne' même si "le prix du sang doit être élevé".
On comprend pourquoi le 13 octobre 1997, Douglas Feith et son père reçurent une distinction de la très à droite Zionist Organisation of America, qui décrivit les lauréats comme de remarquables juifs philanthropes et activistes pro-Israël".
Source : Philippe Sébille-Lopez, Géoplitique du pétrole, p. 389
-
jean_droit
- Tribunus plebis

- Messages : 8381
- Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
- Localisation : Périgord
Re: La situation en Irak
Avec l'irruption du pseudo Califat on oublie que la véritable lutte se trouve entre les chiites et les sunnites.
Ce sont les sunnites qui soutiennent, plus ou moins, le Califat. On peut penser que l'Arabie Saoudite et le Quatar, comme d'habitude, soutiennent en sous main le Califat, au moins financièrement. Et même si ce Califat disparait le problème restera le même.
Tant qu'aux chrétiens ils sont "hors jeu", malgré leurs souffrances .....
http://www.aleteia.org/fr/international ... 1041181696
Ce sont les sunnites qui soutiennent, plus ou moins, le Califat. On peut penser que l'Arabie Saoudite et le Quatar, comme d'habitude, soutiennent en sous main le Califat, au moins financièrement. Et même si ce Califat disparait le problème restera le même.
Tant qu'aux chrétiens ils sont "hors jeu", malgré leurs souffrances .....
http://www.aleteia.org/fr/international ... 1041181696
Irak : 70 morts dans l'attaque d'une mosquée sunnite à Bagdad
Cette attaque, qui a tout l’air d’une vengeance des miliciens chiites, fait redouter aux autorités irakiennes et américaines une nouvelle radicalisation des sunnites.
L’attentat a eu lieu dans la journée de vendredi dans une mosquée sunnite de la province de Diyala, non loin de Bagdad. Des hommes armés ont fait irruption en tirant sur la foule de fidèles, faisant au moins 70 morts et des dizaines de blessés.
Il semblerait que cette fusillade fasse suite à une attaque à la bombe contre une patrouille des civils chiites, dont beaucoup se sont ralliés aux forces de sécurité irakiennes pour lutter contre l’Etat Islamique et son inquiétante avancée vers Bagdad.
C’est en tout cas la version de la députée Nahida Al-Daini, confirmée par le ministre de l’intérieur, rapporte Le Monde. Les autorités avaient immédiatement désigné les combattants de l’EI comme responsables de l’agression.
Cette « vengeance » chiite soulève dès lors de vives craintes quant à une nouvelle vague de folie meurtrière sunnite et particulièrement de la part de l’Etat islamique, trois jours après l’impitoyable exécution du journaliste américain James Foley.
Les familles des victimes ont en outre fait connaître leur intention de se faire justice elles-mêmes si les tribunaux manquaient à leur devoir.
C’est une mauvaise nouvelle pour le gouvernement irakien à majorité chiite, qui comptait sur la coopération d’une partie des sunnites pour combattre les troupes terroristes d’Abou Bakr al-Baghdadi.
Les Etats-Unis, qui ont décidé d’intensifier leurs frappes et leur soutien aux troupes kurdes après l’exécution de James Foley, redoutent l’assassinat d’un second otage américain, Steven Sotloff, par les terroristes sunnites. A l’annonce de l’attaque contre la mosquée, le département d’Etat a « condamné avec force » cet attentat « brutal », qui a coûté la vie à 70 personnes, rappelant « le besoin urgent pour les dirigeants irakiens de tout l'échiquier politique de prendre les mesures nécessaires pour contribuer à unifier le pays contre tous les groupes extrémistes violents».
L'armée américaine a indiqué avoir mené 93 frappes aériennes depuis le 8 août dans le nord de l'Irak.
- Fée Violine
- Consul

- Messages : 13039
- Inscription : mer. 24 sept. 2008, 14:13
- Conviction : Catholique ordinaire. Laïque dominicaine
- Localisation : France
- Contact :
Re: La situation en Irak
D'un frère dominicain irakien (sur la page "Ordo praedicatorum" de facebook):
Point de vue sur le déracinement en cours des Chrétiens d'Irak
Le diabolique projet de déracinement des chrétiens d'Irak est le loup qui nous dévore.
L'histoire récente de l’Irak nous dit que notre siècle a été inauguré par une sale guerre contre l'Irak. Cette guerre avait été faussement déclarée au nom de la démocratie et de la liberté. Malheureusement, le mensonge règne et ce, malgré la bonne volonté des gens qui ont manifesté contre cette guerre.
En observant les évènements qui se sont déroulés en Irak depuis la guerre de 2003, nous sommes amenés à nous poser cette question fondamentale : quels sont les fruits de cette guerre? L'Irak d'aujourd'hui est complètement détruit. En outre, il est clair que le tissu social des irakiens se déchire de plus en plus. Les statistiques indiquent également que le pays est très dangereux, qu’il est devenu invivable et inhabitable.
Les pauvres de ce pays se demandent vers quel avenir l'Irak se dirige??? Est-ce vers un pays moderne, stable, démocratique ??? Une simple réponse de n'importe quel habitant d'Irak sera : l'Irak se dirige vers l'inconnu. Car ce seront l'avidité et la cupidité des producteurs de pétrole qui contrôleront le pays. En d’autres mots, c'est le jeu du virus et de l’antivirus que les compagnies utilisent.
Mais, dans ce désordre imposé par le pouvoir du mal, la question qui s’impose est la suivante : quel est l'avenir des chrétiens d'Irak? Faut-il les chasser ou les exterminer? Il ne faut pas oublier qu'ils se trouvent entre le marteau et l'enclume. Peut-être parce que la vallée de Ninive est pleine de richesses naturelles intéressantes? Cela donne-t-il l'autorisation au pouvoir dominant intouchable de détruire la très belle histoire de cette terre et de cette Église!
Il semble que notre pèlerinage, notre chemin de croix, notre fardeau soient devenus trop lourds et trop longs. Les évènements dramatiques que les chrétiens irakiens subissent en ce moment sont scandaleux. Il n’y a plus que des camps de concentration dans ce projet de déracinement diabolique. Les responsables politiques et ecclésiastiques se succèdent et les exilés passent leurs nuits sous les tentes et dans les lieux publics. Malgré l'alerte rouge, le temps passe et les exilés, eux, restent sans abri.
Entre une solution magique miraculeuse et une solution pratique, nous choisissons la solution pratique : chaque famille mérite une liberté et une dignité humaine; chaque personne mérite d’être à l’abri sans menace permanente; chaque religion doit être respectée sans condition.
Je voudrais vous dire cette vérité : la condition de nos familles, sous les tentes, dispersées dans les rues, est misérable. Mon pays est boiteux, Mon Église est désorientée
Je confie notre misère à Marie qui sait défaire les écheveaux emmêlés.
Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien.
votre frère, Majid o.p
- Fée Violine
- Consul

- Messages : 13039
- Inscription : mer. 24 sept. 2008, 14:13
- Conviction : Catholique ordinaire. Laïque dominicaine
- Localisation : France
- Contact :
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Ahrefs [Bot] et 5 invités

