Chemin d'un retour à la foi
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Forum d'échanges et de partage sur la spiritualité chrétienne
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Chemin d'un retour à la foi
Bonjour à tous,
Je me permets de me présenter en quelques mots, puisqu'il s'agit là de mon premier contact avec vous. Je m'appelle Frédérick, j'habite Lille, j'ai 41 ans et deux enfants, deux merveilleuses filles de 8 et 10 ans, Cassandre et Juliette. Je suis divorcé.
Je vous prie de m'excuser, mais mon premier post ici sera long. Ne vous inquiétez pas, cela ne se reproduira pas, mais pour cette première intervention, j'ai besoin de vous expliquer mon cheminement afin que vous puissiez répondre en toute connaissance de cause à ma question concrète en fin de post.
Alors voilà, je vis depuis quelques mois une sorte de "crise spirituelle" concernant la religion. Je ne connais malheureusement aucun catholique, vous êtes donc les seuls vers qui je puis me tourner pour l'instant.
Entrons dans le vif du sujet.
Cela est important à mes yeux de parler maintenant de religion, parce que je ne sais plus tout où j'en suis. Je me sens perdu, désarçonné même.
Je commencerai, si vous le voulez bien, par vous retracer mon parcours de ses débuts à aujourd'hui. Ma religion d'enfance est le catholicisme. J'ai un temps (à l'adolescence) été attiré par le protestantisme, mais mon respect pour nos papes successifs m'a écarté de ce chemin. Lorsque j'étais jeune, j'allais à la messe chaque dimanche, je priais, et les sermons étaient toujours pour moi des moments d'intense concentration. Vers 17 ans, crise de l'adolescence oblige (mais n'excusant rien), j'ai cessé d'aller à la messe.
[Supprimé] Ainsi donc, de 6 à 17 ans, j'ai eu un parcours catholique classique (scoutisme assidu, messes, communions, confirmation, actes de prières etc...). Il est très difficile pour moi d'affirmer que j'avais la foi. Qui peut d'ailleurs l'affirmer réellement? La foi est une chose complexe, exigeante et intime, et le doute habite chaque homme. Quand je dis que j'avais la foi jusqu'à 17 ans, c'est que je considérais le message du Christ comme le plus beau témoignage d'harmonie entre les hommes ayant jamais existé, et que le Nouveau Testament - message "direct" de Jésus - était la base de mes valeurs morales. Concernant les miracles (résurrection de Lazare, pêche miraculeuse après la résurrection, multiplication des pains etc... il y en a une foultitude) j'étais dubitatif mais je "m'arrangeais pour vivre avec", si je puis dire, me contentant de ne pas y penser. Puis, à dix-huit ans je suis rentré en faculté pour entreprendre des études de physique théorique. Cela avait toujours été mon rêve. Une autre façon que la religion d'approcher les mystères de la matière, du cosmos; une vision mathématique parfaite, élégante et puissante. Je me suis rapidement fait pas mal d'amis. Dont trois en particulier, qui sont aujourd'hui encore des amis proches. Or, ces trois amis étaient non seulement athées, mais se qualifiaient eux même comme des "bouffeurs de soutanes" (je vous prie d'excuser l'expression, mais ce sont leurs mots). Ils considéraient que la religion ne véhiculait qu'images éculées et fausses croyances d'un autre âge, et que leurs Dieux à eux, c'étaient plutôt Albert Einstein, Max Planck, Werner Heisenberg, Richard Feynman, Edwin Schrödinger, tous grands physiciens, et j'en passe. J'ai d'abord essayé de convaincre mes amis que le foi n'était pas en confrontation directe avec la science, qu'il n'y avait pas "concurrence" entre elles, mais cela n'a donné aucun résultat. Sous leur pression mutuelle, j'ai donc, en un an, abandonné mes idées catholiques. Quand on a 18 - 20 ans, on est très influençable; alors oui, j'ai d'abord mis de côté ma religion, puis, les trois années qui ont suivies, je l'ai totalement rejetée, la reniant même publiquement lors d'une soirée, vaincu par les arguments de mes amis ("La résurrection du Christ?! Fred! Tu es un scientifique! Tu sais bien que les lois fondamentales de la physique, à savoir plus précisément, la loi inviolable sur l'augmentation de l'entropie, interdit une résurrection!" etc...). Alors oui, à 21 ans, j'avais tout abandonné de ma foi, j'avais tout rejeté en bloc, j'avais abjuré, me demandant comment j'avais pu croire en de telles fadaises. En quatre années, j'étais passé de l'état de catholique à l'état d'athée. A 21 ans donc je ne pensais plus au message de Jésus, je ne priais plus, bref, j'avais barricadé tout cela dans "un coffre fort mental en mon esprit", coffre fort extrêmement bien fermé. La religion, Jésus, je n'y ai alors plus repensé ne serait-ce qu'une simple seconde pendant 19 années...
Nous voici donc aujourd'hui 19 ans plus tard. J'ai intégré il y a un an l'association chrétienne Les Petits Frères des Pauvres, en tant que bénévole. Nous nous y occupons des personnes âgées en précarité affective. J'ai rencontré dans cette association beaucoup de catholiques, et cela m'a rouvert quelques portes que je croyais fermées. Et aussi, et surtout, nous avons un nouveau pape. Ses prises de positions m'ont interpellées, si bien que j'ai acheté un de ses livres, et que je suis les paroles de François chaque semaine sur Internet. Il ne m'a pas fallu deux mois pour considérer François comme un grand homme de bien, au service des pauvres et des humbles. Son choix de nom de pape, François, m'a beaucoup touché, car il montrait d'emblée sa volonté de se mettre au service de l'humble, du pauvre. Bien plus que ses deux prédécesseurs il a ré ouvert d'un coup ce coffre fort mental dont je vous parlais et que je croyais scellé à vie. François est, à mes yeux, le pape que j'attendais (inconsciemment, certes) pour avoir un déclic. J'ai en effet trouvé dans ses publications (livres, Internet, discours) ce que je considère comme étant le message du Christ "sortant de la bouche et du sourire d'un homme simple et bon au service de la foi". J'ai donc mis il y a quelques mois la photo du pape François dans un beau cadre sur ma cheminée. J'ai ressorti plus récemment mon crucifix reçu lors de ma communion et l'ai cloué au dessus de mon lit. Puis, s'en est suivi une intense période de réflexion(s). "Suis-je redevenu catholique grâce à François?", "Est-ce que je mérite de ré intégrer la communauté des chrétiens après avoir renié le Christ?", "Pourquoi, subitement, me rapprocher à nouveau des valeurs morales contenues dans les paroles du Christ, qui sont guides de vie?". Après avoir réfléchi pas mal le soir dans le lit, et relu les évangiles, au bout de quelques semaines j'ai trouvé la réponse aux questions que je viens d'évoquer. La réponse était bien tapie au fond de moi. Mais elle était très simple. En effet, depuis la naissance de mes deux filles, j'essaye de leur apprendre - pour résumer et en un mot - que l'amour du prochain et le pardon sont deux grandes vertus et guides de conduite, puisque apportant le bonheur à autrui autant qu'à soi-même. Il m'a alors semblé évident de faire partager aux enfants les messages du Nouveau Testament, que je venais de redécouvrir. J'ai commencé doucement (elles n'avaient jamais entendu le nom de Jésus), en leur expliquant qu'il y a deux mille ans, un homme, un prophète, était né en terre de Palestine, et qu'il avait apporté au monde une vison radicalement neuve, conseillant à ses frères humains de "s'aimer les uns les autres" et de savoir pardonner, entre autres exemples. Je leur ai aussi expliqué qu'en cette époque ancienne où la femme était classée au trente-sixième dessous dans les pratiques religieuses Juives, Jésus avait été, en quelque sorte, le premier des "féministes" (Marie-Madelaine, interdiction d'une lapidation etc...). Depuis mes filles me posent souvent des questions et je leur réponds dans la mesure de mes (faibles) moyens. Je leur ai aussi "présenté" le pape François, leur expliquant son rôle de guide spirituel pour la communauté des catholiques, leur faisant lire certains passages de ses écrits, passages simples d'accès même pour des enfants. Elles ont essentiellement compris que François avait comme axe principal de pensée le bien être des pauvres et que chacun, avec ses faibles moyens, pouvait agir pour plus d'harmonie et de justice. Le discours de François d'il y a quelques mois lors de sa visite aux réfugiés Nord-africains sur l'île Italienne de Lampedusa les a beaucoup touchées. Voici donc pour mes premiers pas, pour ce début de "renaissance".
Il y a un mois et demi j'ai écrit un long E-Mail à mes parents, catholiques non pratiquants, pour leur demander de m'aider dans ma nouvelle démarche spirituelle. Ils n'ont même pas daigné me répondre ne serait-ce qu'une ligne et n'ont jamais évoqués cette lettre à l'oral. J'ai trois amis proches, les plus proches de tous les proches, tous trois amis d'enfance. Je leur ai donc envoyé à chacun une lettre expliquant mon besoin de renouer avec le message du Christ et leur explicitant mes interrogations, les invitant à ouvrir le débat. Deux d'entre eux m'ont répondu avec humour que j'avais perdu les pédales et que "c'était n'importe quoi". Quolibets mal venus. Cela m'a un peu attristé, je m'attendais à plus d'ouverture d'esprit de leur part. Dieu merci, le troisième, dont je suis parrain de la fille, m'a pris bien plus au sérieux et nous avons eu de longues discussions par courriers.
Mon but principal, et finalement la seule raison valable pour laquelle je me permets de vous solliciter, c'est que j'ai un problème majeur: en quelques mois j'ai ré intégré à mon système de pensée les enseignements de Jésus et de François. Je suis retourné à la source des choses: le Nouveau Testament. J'ai par ailleurs décidé que désormais, je réadopterai le système de valeurs morales du christianisme comme mon propre système de valeurs pour devenir, si possible et avec un peu d'efforts, un homme un tout petit petit petit peu meilleurs chaque mois (vaste et ambitieux programme, mais avançons doucement, tout doucement, et sans se prendre au sérieux). LE SOUCIS: je ne crois en aucun miracle (déformation de physicien) et SURTOUT je ne peux croire, en aucun cas, sous aucun prétexte, en la résurrection du Christ. Or, il me semble que pour l'Eglise, un homme ne peut se dire catholique, ne peut dire qu'il a la foi, s'il ne croit pas en la résurrection du Christ. Cela est quand même la base, non? Et bien du coup me voilà perdu, totalement démuni, et bloqué dans la poursuite de ma démarche d'un retour à la foi. Selon vous, puis-je vivre une certaine forme de foi "à ma sauce" (quelle vilaine expression, mais parlante au moins) qui ferait abstraction de la résurrection ou dois-je "tout abandonner" (un peu radical car je ne veux plus vivre sans les enseignements de Jésus, ni en priver mes enfants...). Je me sens perdu. Je voudrais aller en parler au prêtre de ma paroisse mais étant quelqu'un d'assez timide je n'ose pas le faire. Vos avis de catholiques posés, compréhensifs et patients comptent énormément pour moi, voilà pourquoi je vous ai écrit ce long post.
Alors en résumé: est-il possible de vivre sa foi sans croire en la résurrection du Christ, ou n'est-ce pas pensable? Que dois-je faire? Tout abandonner? Passer à autre chose?
D'avance merci de votre aide, et surtout merci d'avoir lu ma tartine pas bien passionnante <:
Fraternellement,
Frédérick.
Je me permets de me présenter en quelques mots, puisqu'il s'agit là de mon premier contact avec vous. Je m'appelle Frédérick, j'habite Lille, j'ai 41 ans et deux enfants, deux merveilleuses filles de 8 et 10 ans, Cassandre et Juliette. Je suis divorcé.
Je vous prie de m'excuser, mais mon premier post ici sera long. Ne vous inquiétez pas, cela ne se reproduira pas, mais pour cette première intervention, j'ai besoin de vous expliquer mon cheminement afin que vous puissiez répondre en toute connaissance de cause à ma question concrète en fin de post.
Alors voilà, je vis depuis quelques mois une sorte de "crise spirituelle" concernant la religion. Je ne connais malheureusement aucun catholique, vous êtes donc les seuls vers qui je puis me tourner pour l'instant.
Entrons dans le vif du sujet.
Cela est important à mes yeux de parler maintenant de religion, parce que je ne sais plus tout où j'en suis. Je me sens perdu, désarçonné même.
Je commencerai, si vous le voulez bien, par vous retracer mon parcours de ses débuts à aujourd'hui. Ma religion d'enfance est le catholicisme. J'ai un temps (à l'adolescence) été attiré par le protestantisme, mais mon respect pour nos papes successifs m'a écarté de ce chemin. Lorsque j'étais jeune, j'allais à la messe chaque dimanche, je priais, et les sermons étaient toujours pour moi des moments d'intense concentration. Vers 17 ans, crise de l'adolescence oblige (mais n'excusant rien), j'ai cessé d'aller à la messe.
[Supprimé] Ainsi donc, de 6 à 17 ans, j'ai eu un parcours catholique classique (scoutisme assidu, messes, communions, confirmation, actes de prières etc...). Il est très difficile pour moi d'affirmer que j'avais la foi. Qui peut d'ailleurs l'affirmer réellement? La foi est une chose complexe, exigeante et intime, et le doute habite chaque homme. Quand je dis que j'avais la foi jusqu'à 17 ans, c'est que je considérais le message du Christ comme le plus beau témoignage d'harmonie entre les hommes ayant jamais existé, et que le Nouveau Testament - message "direct" de Jésus - était la base de mes valeurs morales. Concernant les miracles (résurrection de Lazare, pêche miraculeuse après la résurrection, multiplication des pains etc... il y en a une foultitude) j'étais dubitatif mais je "m'arrangeais pour vivre avec", si je puis dire, me contentant de ne pas y penser. Puis, à dix-huit ans je suis rentré en faculté pour entreprendre des études de physique théorique. Cela avait toujours été mon rêve. Une autre façon que la religion d'approcher les mystères de la matière, du cosmos; une vision mathématique parfaite, élégante et puissante. Je me suis rapidement fait pas mal d'amis. Dont trois en particulier, qui sont aujourd'hui encore des amis proches. Or, ces trois amis étaient non seulement athées, mais se qualifiaient eux même comme des "bouffeurs de soutanes" (je vous prie d'excuser l'expression, mais ce sont leurs mots). Ils considéraient que la religion ne véhiculait qu'images éculées et fausses croyances d'un autre âge, et que leurs Dieux à eux, c'étaient plutôt Albert Einstein, Max Planck, Werner Heisenberg, Richard Feynman, Edwin Schrödinger, tous grands physiciens, et j'en passe. J'ai d'abord essayé de convaincre mes amis que le foi n'était pas en confrontation directe avec la science, qu'il n'y avait pas "concurrence" entre elles, mais cela n'a donné aucun résultat. Sous leur pression mutuelle, j'ai donc, en un an, abandonné mes idées catholiques. Quand on a 18 - 20 ans, on est très influençable; alors oui, j'ai d'abord mis de côté ma religion, puis, les trois années qui ont suivies, je l'ai totalement rejetée, la reniant même publiquement lors d'une soirée, vaincu par les arguments de mes amis ("La résurrection du Christ?! Fred! Tu es un scientifique! Tu sais bien que les lois fondamentales de la physique, à savoir plus précisément, la loi inviolable sur l'augmentation de l'entropie, interdit une résurrection!" etc...). Alors oui, à 21 ans, j'avais tout abandonné de ma foi, j'avais tout rejeté en bloc, j'avais abjuré, me demandant comment j'avais pu croire en de telles fadaises. En quatre années, j'étais passé de l'état de catholique à l'état d'athée. A 21 ans donc je ne pensais plus au message de Jésus, je ne priais plus, bref, j'avais barricadé tout cela dans "un coffre fort mental en mon esprit", coffre fort extrêmement bien fermé. La religion, Jésus, je n'y ai alors plus repensé ne serait-ce qu'une simple seconde pendant 19 années...
Nous voici donc aujourd'hui 19 ans plus tard. J'ai intégré il y a un an l'association chrétienne Les Petits Frères des Pauvres, en tant que bénévole. Nous nous y occupons des personnes âgées en précarité affective. J'ai rencontré dans cette association beaucoup de catholiques, et cela m'a rouvert quelques portes que je croyais fermées. Et aussi, et surtout, nous avons un nouveau pape. Ses prises de positions m'ont interpellées, si bien que j'ai acheté un de ses livres, et que je suis les paroles de François chaque semaine sur Internet. Il ne m'a pas fallu deux mois pour considérer François comme un grand homme de bien, au service des pauvres et des humbles. Son choix de nom de pape, François, m'a beaucoup touché, car il montrait d'emblée sa volonté de se mettre au service de l'humble, du pauvre. Bien plus que ses deux prédécesseurs il a ré ouvert d'un coup ce coffre fort mental dont je vous parlais et que je croyais scellé à vie. François est, à mes yeux, le pape que j'attendais (inconsciemment, certes) pour avoir un déclic. J'ai en effet trouvé dans ses publications (livres, Internet, discours) ce que je considère comme étant le message du Christ "sortant de la bouche et du sourire d'un homme simple et bon au service de la foi". J'ai donc mis il y a quelques mois la photo du pape François dans un beau cadre sur ma cheminée. J'ai ressorti plus récemment mon crucifix reçu lors de ma communion et l'ai cloué au dessus de mon lit. Puis, s'en est suivi une intense période de réflexion(s). "Suis-je redevenu catholique grâce à François?", "Est-ce que je mérite de ré intégrer la communauté des chrétiens après avoir renié le Christ?", "Pourquoi, subitement, me rapprocher à nouveau des valeurs morales contenues dans les paroles du Christ, qui sont guides de vie?". Après avoir réfléchi pas mal le soir dans le lit, et relu les évangiles, au bout de quelques semaines j'ai trouvé la réponse aux questions que je viens d'évoquer. La réponse était bien tapie au fond de moi. Mais elle était très simple. En effet, depuis la naissance de mes deux filles, j'essaye de leur apprendre - pour résumer et en un mot - que l'amour du prochain et le pardon sont deux grandes vertus et guides de conduite, puisque apportant le bonheur à autrui autant qu'à soi-même. Il m'a alors semblé évident de faire partager aux enfants les messages du Nouveau Testament, que je venais de redécouvrir. J'ai commencé doucement (elles n'avaient jamais entendu le nom de Jésus), en leur expliquant qu'il y a deux mille ans, un homme, un prophète, était né en terre de Palestine, et qu'il avait apporté au monde une vison radicalement neuve, conseillant à ses frères humains de "s'aimer les uns les autres" et de savoir pardonner, entre autres exemples. Je leur ai aussi expliqué qu'en cette époque ancienne où la femme était classée au trente-sixième dessous dans les pratiques religieuses Juives, Jésus avait été, en quelque sorte, le premier des "féministes" (Marie-Madelaine, interdiction d'une lapidation etc...). Depuis mes filles me posent souvent des questions et je leur réponds dans la mesure de mes (faibles) moyens. Je leur ai aussi "présenté" le pape François, leur expliquant son rôle de guide spirituel pour la communauté des catholiques, leur faisant lire certains passages de ses écrits, passages simples d'accès même pour des enfants. Elles ont essentiellement compris que François avait comme axe principal de pensée le bien être des pauvres et que chacun, avec ses faibles moyens, pouvait agir pour plus d'harmonie et de justice. Le discours de François d'il y a quelques mois lors de sa visite aux réfugiés Nord-africains sur l'île Italienne de Lampedusa les a beaucoup touchées. Voici donc pour mes premiers pas, pour ce début de "renaissance".
Il y a un mois et demi j'ai écrit un long E-Mail à mes parents, catholiques non pratiquants, pour leur demander de m'aider dans ma nouvelle démarche spirituelle. Ils n'ont même pas daigné me répondre ne serait-ce qu'une ligne et n'ont jamais évoqués cette lettre à l'oral. J'ai trois amis proches, les plus proches de tous les proches, tous trois amis d'enfance. Je leur ai donc envoyé à chacun une lettre expliquant mon besoin de renouer avec le message du Christ et leur explicitant mes interrogations, les invitant à ouvrir le débat. Deux d'entre eux m'ont répondu avec humour que j'avais perdu les pédales et que "c'était n'importe quoi". Quolibets mal venus. Cela m'a un peu attristé, je m'attendais à plus d'ouverture d'esprit de leur part. Dieu merci, le troisième, dont je suis parrain de la fille, m'a pris bien plus au sérieux et nous avons eu de longues discussions par courriers.
Mon but principal, et finalement la seule raison valable pour laquelle je me permets de vous solliciter, c'est que j'ai un problème majeur: en quelques mois j'ai ré intégré à mon système de pensée les enseignements de Jésus et de François. Je suis retourné à la source des choses: le Nouveau Testament. J'ai par ailleurs décidé que désormais, je réadopterai le système de valeurs morales du christianisme comme mon propre système de valeurs pour devenir, si possible et avec un peu d'efforts, un homme un tout petit petit petit peu meilleurs chaque mois (vaste et ambitieux programme, mais avançons doucement, tout doucement, et sans se prendre au sérieux). LE SOUCIS: je ne crois en aucun miracle (déformation de physicien) et SURTOUT je ne peux croire, en aucun cas, sous aucun prétexte, en la résurrection du Christ. Or, il me semble que pour l'Eglise, un homme ne peut se dire catholique, ne peut dire qu'il a la foi, s'il ne croit pas en la résurrection du Christ. Cela est quand même la base, non? Et bien du coup me voilà perdu, totalement démuni, et bloqué dans la poursuite de ma démarche d'un retour à la foi. Selon vous, puis-je vivre une certaine forme de foi "à ma sauce" (quelle vilaine expression, mais parlante au moins) qui ferait abstraction de la résurrection ou dois-je "tout abandonner" (un peu radical car je ne veux plus vivre sans les enseignements de Jésus, ni en priver mes enfants...). Je me sens perdu. Je voudrais aller en parler au prêtre de ma paroisse mais étant quelqu'un d'assez timide je n'ose pas le faire. Vos avis de catholiques posés, compréhensifs et patients comptent énormément pour moi, voilà pourquoi je vous ai écrit ce long post.
Alors en résumé: est-il possible de vivre sa foi sans croire en la résurrection du Christ, ou n'est-ce pas pensable? Que dois-je faire? Tout abandonner? Passer à autre chose?
D'avance merci de votre aide, et surtout merci d'avoir lu ma tartine pas bien passionnante <:
Fraternellement,
Frédérick.
Dernière modification par FredM le mar. 05 août 2014, 9:57, modifié 1 fois.
Re: Chemin d'un retour à la foi
Bonjour Frédérick et bienvenue !
Votre histoire et votre cheminement intellectuel sont très intéressants.
La relation entre la foi et la raison est passionante, mais pas toujours simple à comprendre et à accepter, d'autant que nous sortons à peine du positivisme et du scientisme du XIXème siècle.
Pour mûrir votre réflexion, je vous invite à découvrir la vie et la foi de nombreux scientifiques, comme Louis Pasteur, Georges Lemaître ou Jérôme Lejeune. En tant que physicien, vous devriez être intéressé par le second. On dit souvent que "un peu de science éloigne de Dieu, beaucoup y ramène".
L'encyclique "Fides et Ratio" devrait aussi vous intéresser : http://www.vatican.va/holy_father/john_ ... io_fr.html
Une petite histoire drôle (a priori authentique) à votre intention :
Bien à vous,
Votre histoire et votre cheminement intellectuel sont très intéressants.
La relation entre la foi et la raison est passionante, mais pas toujours simple à comprendre et à accepter, d'autant que nous sortons à peine du positivisme et du scientisme du XIXème siècle.
Pour mûrir votre réflexion, je vous invite à découvrir la vie et la foi de nombreux scientifiques, comme Louis Pasteur, Georges Lemaître ou Jérôme Lejeune. En tant que physicien, vous devriez être intéressé par le second. On dit souvent que "un peu de science éloigne de Dieu, beaucoup y ramène".
L'encyclique "Fides et Ratio" devrait aussi vous intéresser : http://www.vatican.va/holy_father/john_ ... io_fr.html
Une petite histoire drôle (a priori authentique) à votre intention :
Bien à vous,
Cgs
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.
Re: Chemin d'un retour à la foi
J'oubliais de répondre à vos questions.FredM a écrit :
Alors en résumé: est-il possible de vivre sa foi sans croire en la résurrection du Christ, ou n'est-ce pas pensable? Que dois-je faire? Tout abandonner? Passer à autre chose?
D'avance merci de votre aide, et surtout merci d'avoir lu ma tartine pas bien passionnante <:
Frédérick.
La résurrection du Christ est partie intégrante de la foi. Comme le dit Saint Paul (1ère Lettre aux Corinthiens, chapitre 15, verset 14):
Et si Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine.
Bricoler sa foi personnelle, cela revient à choisir ce qui nous arrange de croire. La question est : "Voulons-nous suivre la Vérité qui est Jésus-Christ ?"
A mon sens, la première chose à faire est de fréquenter des chrétiens partageant vos centres d'intérêt, en particulier votre formation scientifique.
Voici quelques discussions qui pourront vous intéresser :
http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... surrection
http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... surrection
http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... surrection
http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... surrection
http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... surrection
http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... surrection
http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... surrection
Bien à vous,
Cgs
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.
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gerardh
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- Localisation : Le Chambon sur Lignon (France)
Re: Chemin d'un retour à la foi
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Bonjour,
Je suggère que vous lisiez la chapitre 15 de la première épître aux Corinthiens.
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Bonjour,
Je suggère que vous lisiez la chapitre 15 de la première épître aux Corinthiens.
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Re: Chemin d'un retour à la foi
Bonjour FredM,
C'est un merveilleux chemin que le votre, le fait que vous ressentiez le besoin de vous rapprocher de Jésus n'est-il pas le signe que Quelqu'un vous appelle ?
Nous sommes entourés de merveilles, les plantes, les animaux, les paysages, le ciel, l'espace... il y a tant de beauté qu'on ne fait même plus attention ! et dans cette beauté, cette harmonie, le mal que nous faisons vient tout souiller. Notre monde moderne, matérialiste et sans Dieu, détruit toute cette beauté et il le fait de plus en plus vite. Regardez à quel point les constructions anciennes étaient plus belles et harmonieuses que celles d'aujourd'hui, pourquoi ? n'avons nous pas perdu quelque chose ?
On ne peut pas voir le monde qu'avec l'intelligence, il faut ouvrir les yeux "spirituels" pour prendre la "vraie mesure" de notre monde, une fois ces yeux "ouverts", la résurrection du Christ n'a vraiment plus rien d'extraordinaire (ce n'est que l'accomplissement du témoignage de Jésus qui n'a d'ailleurs absolument rien d'humain).
Je ne m'exprime pas très bien, pardonnez m'en, mais le meilleur conseil que je pourrai vous donner c'est d'aller faire une retraite dans une monastère pendant quelques jours. Vous en sortirez totalement changé car dans notre monde moderne, bruyant et agité, nous avons perdu contact avec la partie la plus importante de nous même.
C'est un merveilleux chemin que le votre, le fait que vous ressentiez le besoin de vous rapprocher de Jésus n'est-il pas le signe que Quelqu'un vous appelle ?
Nous sommes entourés de merveilles, les plantes, les animaux, les paysages, le ciel, l'espace... il y a tant de beauté qu'on ne fait même plus attention ! et dans cette beauté, cette harmonie, le mal que nous faisons vient tout souiller. Notre monde moderne, matérialiste et sans Dieu, détruit toute cette beauté et il le fait de plus en plus vite. Regardez à quel point les constructions anciennes étaient plus belles et harmonieuses que celles d'aujourd'hui, pourquoi ? n'avons nous pas perdu quelque chose ?
On ne peut pas voir le monde qu'avec l'intelligence, il faut ouvrir les yeux "spirituels" pour prendre la "vraie mesure" de notre monde, une fois ces yeux "ouverts", la résurrection du Christ n'a vraiment plus rien d'extraordinaire (ce n'est que l'accomplissement du témoignage de Jésus qui n'a d'ailleurs absolument rien d'humain).
Je ne m'exprime pas très bien, pardonnez m'en, mais le meilleur conseil que je pourrai vous donner c'est d'aller faire une retraite dans une monastère pendant quelques jours. Vous en sortirez totalement changé car dans notre monde moderne, bruyant et agité, nous avons perdu contact avec la partie la plus importante de nous même.
Re: Chemin d'un retour à la foi
Cher FredM,
Pardonnez-moi d'avance mon propos qui vous paraîtra sans doute dur. Je vais endosser le rôle de la peau de vache de service mais à 40 ans, on n'est plus en sucre...
Vous aimez Jésus, mais vous n'avez pas foi en Lui.
Ce que je comprends de votre démarche, c'est que vous êtes un homme avec de hautes valeurs morales et profondément soucieux des personnes dans le besoin. C'est une excellente chose, mais on est loin du compte, c'est-à-dire de la foi chrétienne qui n'est pas uniquement une organisation de bienfaisance (après tout, il y a des gens généreux et bienveillants partout, même chez les athées !). La foi chrétienne, ce n'est pas une leçon de morale, c'est avoir une confiance absolue dans une personne, Jésus-Christ.
Vous voyez en Jésus un homme qui a poussé au plus degré l'amour du prochain et qui a fait le bien autour de lui, toute sa vie : soigner les malades, nourrir les affamés, abriter ceux qui n'ont nulle part où aller. Mais vous ne voyez pas en Lui, le Verbe fait chair, la présence de Dieu lui-même. Oui, Jésus a soulagé les souffrances qui se présentaient à Lui mais il n'était pas un professeur de morale : Il s'est aussi manifesté comme le Fils de Dieu, le Messie annoncé par les prophètes.
Vous ne pouvez donc croire à cet évènement unique dans l'histoire de l'Humanité : la Résurrection. Parce que les mecs biens ne ressuscitent pas et pour vous, Jésus, c'est juste un mec bien. Et c'est la même démarche qui vous pousse à admirer le pape François : il est profondément soucieux des plus pauvres. Le pape François, c'est un chic type. Oui, mais le pape François appuie son amour du prochain sur un profond amour de Dieu, de Jésus-Christ et une solide connaissance de l'Evangile. Vous faites le bien, parce que vous-même êtes un homme bon ; le pape François le fait par amour de Dieu.
Non, vous ne pouvez pas vous contenter de vous fabriquer votre religion en écartant ce qui vous dérange, il vous faut l'affronter. Vous êtes un scientifique et vous ne pouvez admettre la Résurrection. L'historienne que je suis a eu aussi du mal à intégrer cette réalité de la Résurrection : parce que si les lois physiques s'y opposent, les méthodes historiques ne sont pas plus satisfaisantes. La Résurrection est un fait, sans précédent. C'est-à-dire que, avant Jésus, aucun témoignage crédible n'a jamais attesté d'une résurrection. Oui, justement, c'est bien ça, la preuve : le caractère unique de l'évènement. Il nous échappe. Mais cet évènement est décisif aujourd'hui encore : la résurrection nous permet d'affirmer que Jésus n'était pas un chic type et un gentil professeur de morale, mais bien Dieu avec nous.
Dans la joie de Marie,
Teano
Pardonnez-moi d'avance mon propos qui vous paraîtra sans doute dur. Je vais endosser le rôle de la peau de vache de service mais à 40 ans, on n'est plus en sucre...
Vous aimez Jésus, mais vous n'avez pas foi en Lui.
Ce que je comprends de votre démarche, c'est que vous êtes un homme avec de hautes valeurs morales et profondément soucieux des personnes dans le besoin. C'est une excellente chose, mais on est loin du compte, c'est-à-dire de la foi chrétienne qui n'est pas uniquement une organisation de bienfaisance (après tout, il y a des gens généreux et bienveillants partout, même chez les athées !). La foi chrétienne, ce n'est pas une leçon de morale, c'est avoir une confiance absolue dans une personne, Jésus-Christ.
Vous voyez en Jésus un homme qui a poussé au plus degré l'amour du prochain et qui a fait le bien autour de lui, toute sa vie : soigner les malades, nourrir les affamés, abriter ceux qui n'ont nulle part où aller. Mais vous ne voyez pas en Lui, le Verbe fait chair, la présence de Dieu lui-même. Oui, Jésus a soulagé les souffrances qui se présentaient à Lui mais il n'était pas un professeur de morale : Il s'est aussi manifesté comme le Fils de Dieu, le Messie annoncé par les prophètes.
Vous ne pouvez donc croire à cet évènement unique dans l'histoire de l'Humanité : la Résurrection. Parce que les mecs biens ne ressuscitent pas et pour vous, Jésus, c'est juste un mec bien. Et c'est la même démarche qui vous pousse à admirer le pape François : il est profondément soucieux des plus pauvres. Le pape François, c'est un chic type. Oui, mais le pape François appuie son amour du prochain sur un profond amour de Dieu, de Jésus-Christ et une solide connaissance de l'Evangile. Vous faites le bien, parce que vous-même êtes un homme bon ; le pape François le fait par amour de Dieu.
Non, vous ne pouvez pas vous contenter de vous fabriquer votre religion en écartant ce qui vous dérange, il vous faut l'affronter. Vous êtes un scientifique et vous ne pouvez admettre la Résurrection. L'historienne que je suis a eu aussi du mal à intégrer cette réalité de la Résurrection : parce que si les lois physiques s'y opposent, les méthodes historiques ne sont pas plus satisfaisantes. La Résurrection est un fait, sans précédent. C'est-à-dire que, avant Jésus, aucun témoignage crédible n'a jamais attesté d'une résurrection. Oui, justement, c'est bien ça, la preuve : le caractère unique de l'évènement. Il nous échappe. Mais cet évènement est décisif aujourd'hui encore : la résurrection nous permet d'affirmer que Jésus n'était pas un chic type et un gentil professeur de morale, mais bien Dieu avec nous.
Dans la joie de Marie,
Teano
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"
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Re: Chemin d'un retour à la foi
Merci à tous pour vos réponses. Je n'aurai le temps de vous répondre sur ce forum qu'à partir de ce soir.
Re: Chemin d'un retour à la foi
Re bonjour à vous,
@ Cgs:
Ah, l'abbé Lemaître! Je l'ai lu et étudié. Père de la relativité presqu'au même titre que l'Albert! D'ailleurs, quand j'expliquais à mes amis que la foi n'était pas incompatible avec la religion, je citais souvent Georges Lemaître. Jérôme Lejeune, je ne le connais pas, je vais aller fouiller Internet. Merci du conseil. L'anecdote de Louis Pasteur dans le train est fabuleuse, j'ai bien ri!
@ gerardh:
Oui, j'irai lire le chapitre 15 de la première épître aux Corinthiens. Merci de l'information. Je vous ferai un retour.
@ Jeremy43:
@ Fernand10:
La vidéo est passionnante. Merci!
@ Teano:
Non, vos propos ne sont pas durs. J'en ai vu d'autres!
Par contre, ils sont passionnants et sincères.
Exactement, très bien dit. A une ou deux nuances près c'est exact, nuances que j'exposerai juste un peu plus bas.
Merci Teano pour votre longue réponse. Elle va me permettre de réfléchir autrement, car elle est franche. Pour vous, si je ne crois pas en la résurrection, je ne crois pas en Jésus Fils de Dieu fait Homme. Comme je viens de vous l'expliquer je vois les choses autrement, mais cela DOIT changer! Je souhaite tellement croire en la résurrection, si vous saviez à quel point!
Encore merci à tous.
Fraternellement et dans la paix,
Frédérick.
PS: rien à voir, mais quand j'envoie une réponse, elle n'apparait pas sur le forum, je n'y comprends rien?!
Si quelqu'un pouvait m'éclairer (ce sera plus simple de m'éclairer là dessus plutôt que sur la résurrection
).
@ Cgs:
Vous prêchez un convaincu Cgsje vous invite à découvrir la vie et la foi de nombreux scientifiques, comme Louis Pasteur, Georges Lemaître ou Jérôme Lejeune
C'est là tout mon problème, justement. Bien noté vos liens, je vais aller lire tout cela.Et si Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine.
@ gerardh:
Oui, j'irai lire le chapitre 15 de la première épître aux Corinthiens. Merci de l'information. Je vous ferai un retour.
@ Jeremy43:
Ah non! Comment pouvez-vous dire que " la résurrection du Christ n'a vraiment plus rien d'extraordinaire" quand on accepte d'ouvrir les yeux. Mes yeux, depuis 6 mois, je tâche de les garder bien ouverts concernant le Christ. Mais comment admettre la résurrection? Très difficile pour moi. Mais je pressens que cela n'est pas tâche impossible. Il faut garder l'espoir, réfléchir, retrouver le chemin de la prière et de la messe. Et pourquoi pas, comme vous le dîtes, allez passer quelques jours dans un monastère.il faut ouvrir les yeux "spirituels" pour prendre la "vraie mesure" de notre monde, une fois ces yeux "ouverts", la résurrection du Christ n'a vraiment plus rien d'extraordinaire
Au contraire, vous êtes très clair.Je ne m'exprime pas très bien
@ Fernand10:
La vidéo est passionnante. Merci!
@ Teano:
Non, vos propos ne sont pas durs. J'en ai vu d'autres!
Vous aimez Jésus, mais vous n'avez pas foi en Lui.
Exactement, très bien dit. A une ou deux nuances près c'est exact, nuances que j'exposerai juste un peu plus bas.
Là vous touchez un point sensible, et très complexe pour moi à exprimer. Je vais tout de même tâcher de pondre une phrase cohérente. Même si la pensée qui est derrière cette phrase est incohérente, justement. Alors Dieu: oui, Dieu, je crois en Lui. Je pense que Dieu "existe". J'ai plus de difficultés avec la Sainte Trinité. "Le Père, le Fils, et le Saint-Esprit". Dieu comme grand ordonnateur du monde, oui. Jésus, fils de Dieu, Dieu fait Homme, j'ai plus de difficultés. ATTENTION je ne dis pas que je n'y crois pas, sinon je ne serais pas ici à vous déranger, je dis simplement que j'ai des difficultés à concevoir cela, mais que bien qu'ayant des difficultés, je l'accepte, je crois que comme vous le dîtes, Jésus est Fils de Dieu. Pas du tout un simple "philosophe" comme le disent les athées. Maintenant, cela ne résout pas du tout mes questionnements sur la résurrection. Je suis en capacité de croire en Dieu, je suis en capacité d'accepter l'idée que Jésus "est Son envoyé" (même si cela me surprend toujours que je puisse y croire) mais je ne peux accepter que son Fils ait ressuscité. Bon, je n'ai pas été clair. Normal, ma pensée de base ne l'est pas non plus.Mais vous ne voyez pas en Lui, le Verbe fait chair, la présence de Dieu lui-même. Oui, Jésus a soulagé les souffrances qui se présentaient à Lui mais il n'était pas un professeur de morale : Il s'est aussi manifesté comme le Fils de Dieu, le Messie annoncé par les prophètes.
C'est bien le genre de réponse qu'à la fois je craignais et qu'à la fois j'escomptais. Paradoxal peut-être, mais bon... La question est donc "comment l'affronter"? Je ne suis pas tellement intellectuel, et si je suis sur ce forum c'est pour avoir des réponses concrètes: alors "l'affronter", oui, mais par quels moyens? Je voudrais "du concret", du "tout cuit". Je sais, c'est impossible...Non, vous ne pouvez pas vous contenter de vous fabriquer votre religion en écartant ce qui vous dérange, il vous faut l'affronter.
Je me permets juste une précision. J'ai une formation scientifique (5 ans) en physique, spécialité astrophysique et option physique quantique, mais je ne suis pas devenu un scientifique. Malheureusement pas de doctorat! J'ai du arrêter pour cause de maladie et plus tard j'ai trouvé du travail dans l'informatique. Je ne me targue donc pas d'être un scientifique, je dis juste que j'ai une solide formation en sciences, nuance.Vous êtes un scientifique
Oui, je sais. Je ne sais pas trop comment je fonctionne, mais je crois sincèrement que Jésus est bien "Dieu avec nous" comme vous le dîtes si bien, mais je ne peux dans le même temps m'empêcher de penser que je n'ai pas besoin de croire sa résurrection pour croire qu'il est Fils de Dieu, Dieu fait Homme. Cela doit encore vous paraître contradictoire, pourtant je le répète, je crois en Jésus Fils de Dieu mais je n'ai pas besoin qu'il ait ressuscité pour croire qu'il est bien Fils du Dieu d'amour.la résurrection nous permet d'affirmer que Jésus n'était pas un chic type et un gentil professeur de morale, mais bien Dieu avec nous.
Merci Teano pour votre longue réponse. Elle va me permettre de réfléchir autrement, car elle est franche. Pour vous, si je ne crois pas en la résurrection, je ne crois pas en Jésus Fils de Dieu fait Homme. Comme je viens de vous l'expliquer je vois les choses autrement, mais cela DOIT changer! Je souhaite tellement croire en la résurrection, si vous saviez à quel point!
Encore merci à tous.
Fraternellement et dans la paix,
Frédérick.
PS: rien à voir, mais quand j'envoie une réponse, elle n'apparait pas sur le forum, je n'y comprends rien?!
Re: Chemin d'un retour à la foi
Bonjour Fernand,
Est-ce Vladimir Voevodsky, médaille Fields 2002 ?Fernand10 a écrit :Pour l'anecdote, il m'est arrivé d'échanger quelques mots avec un mathématicien russe (dans un monastère orthodoxe) qui avait travaillé avec Cédric Villani.
Cgs
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.
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Re: Chemin d'un retour à la foi
Bonjour Fred,
Comme vous êtes un nouvel inscrit, vos messages sont modérés a priori : c'est pourquoi vos messages n'apparaissent pas immédiatement.
Voilà comment je vois votre conflit intérieur : votre problème, c'est la Révélation. Vous croyez en un Dieu créateur, accessible à la raison, un dieu qui fait partie intégrante de l'univers et soumis aux mêmes lois. C'est un bon début mais il vous faut maintenant passer de l'éthique à la théologie.
il vous faut rencontrer Dieu, tel qu'il s'est fait connaître, donc tel qu'Il s'est révélé : écoutez Dieu vous parler de Lui. Ce n'est pas si facile que ça en à l'air parce qu'il faut se dépouiller un petit peu de soi-même pour faire de la place à Dieu, donc renoncer à certains de nos préjugés qui sont autant de barrières de protection que nous élevons pour nous protéger de ce mystère si grand de la présence de Dieu dans notre âme.
Dans la joie de Marie,
Teano (qui a arrêté les études à l'orée du doctorat)
Comme vous êtes un nouvel inscrit, vos messages sont modérés a priori : c'est pourquoi vos messages n'apparaissent pas immédiatement.
Voilà comment je vois votre conflit intérieur : votre problème, c'est la Révélation. Vous croyez en un Dieu créateur, accessible à la raison, un dieu qui fait partie intégrante de l'univers et soumis aux mêmes lois. C'est un bon début mais il vous faut maintenant passer de l'éthique à la théologie.
il vous faut rencontrer Dieu, tel qu'il s'est fait connaître, donc tel qu'Il s'est révélé : écoutez Dieu vous parler de Lui. Ce n'est pas si facile que ça en à l'air parce qu'il faut se dépouiller un petit peu de soi-même pour faire de la place à Dieu, donc renoncer à certains de nos préjugés qui sont autant de barrières de protection que nous élevons pour nous protéger de ce mystère si grand de la présence de Dieu dans notre âme.
Dans la joie de Marie,
Teano (qui a arrêté les études à l'orée du doctorat)
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Re: Chemin d'un retour à la foi
Bonjour,
En fait, ce que je voulais dire, c'est qu'il faut laisser de côté sa tête pour ouvrir son coeur, c'est à dire notre esprit. C'est avec cet esprit qu'on peut vraiment connaître Dieu et on accède à cette partie de nous même qu'en restant dans le silence et la paix, d'où la nécessité de faire un séjour dans un Monastère quand on a pas la possibilité d'être dans une atmosphère de silence et de prière chez soit.Ah non! Comment pouvez-vous dire que " la résurrection du Christ n'a vraiment plus rien d'extraordinaire" quand on accepte d'ouvrir les yeux. Mes yeux, depuis 6 mois, je tâche de les garder bien ouverts concernant le Christ. Mais comment admettre la résurrection? Très difficile pour moi. Mais je pressens que cela n'est pas tâche impossible. Il faut garder l'espoir, réfléchir, retrouver le chemin de la prière et de la messe. Et pourquoi pas, comme vous le dîtes, allez passer quelques jours dans un monastère.
Re: Chemin d'un retour à la foi
c'est TRES exactement cela, ma façon de concevoir Dieu... "Accessible à la raison" et "partie intégrante de l'univers et soumis aux mêmes lois". Oui, soumis aux mêmes lois physiques, et pourquoi pas quand on y réfléchit, créateur de cette physique et de se ses lois (1° pourquoi les 4 constantes fondamentales de la physique sont ce qu'elles sont et pas légèrement différentes, car si elles avaient été un tant soit peu différentes, la vie n'aurait pas été possible; 2° le big bang, naissance et création de la matière, de l'espace et du temps, oui, c'est prouvé (pour aller vite), et né de ce qu'on appelle une fluctuation quantique du vide (pour aller vite là encore)... mais qui ou quoi est à l'origine de cette fluctuation quantique?; 3° etc... je pourrais en faire des 4° à 450° mais ca n'aurait aucun intérêt, bref, tout cela pour dire que la science, parfois, peut elle aussi se poser la question de Dieu, à sa manière bien sûr... mon professeur d'astrophysique de maitrise parlait parfois de la question de Dieu...)votre problème, c'est la Révélation. Vous croyez en un Dieu créateur, accessible à la raison, un dieu qui fait partie intégrante de l'univers et soumis aux mêmes lois. C'est un bon début mais il vous faut maintenant passer de l'éthique à la théologie.
Sinon la vidéo de l'interview de C Villani, géniale! Et sa découverte, sa démonstration plutôt, touche directement à la physique!
Re: Chemin d'un retour à la foi
Oui, c'est bien ce que j'avais cru comprendre, cher Fred et c'est la source de votre malentendu avec Dieu :> .
Votre vision de Dieu est panthéiste, c'est une façon de concevoir la divinité propre à certaines philosophies ou religions mais ce n'est pas le Dieu de la Révélation qui est en quelque sorte, le lieu du monde. Dieu n'est pas entièrement accessible à la raison...parce que Lui-même n'est pas toujours raisonnable !
C'est pourquoi il vous faut vous atteler à rencontrer Dieu quand Il parle de Lui-même. Faites-vous homme de prière et demandez-Lui Son Esprit Saint pour qu'il éclaire votre intelligence. Faites-vous homme de connaissance en étudiant l'Ecriture, dans le respect de la foi chrétienne. Vous apprendrez à reconnaître Dieu comme on reconnaît de loin une personne proche et aimée à sa silhouette ou à sa démarche.
La résurrection du Christ, c'est bien dans la manière de Dieu, c'est pourquoi j'y crois. C'est bien dans la manière de faire du Dieu que je connais et dont je connais la tendresse. Je sais, ce n'est pas scientifique comme argument...
Vous savez, pendant 9 ans, j'ai rejeté Jésus et quand je suis revenue, cela n'a pas été facile : j'ai du reprendre un par un, les fondamentaux de ma foi, dont la Résurrection. Je me suis appuyée sur ce que j'avais reçue de mon éducation chrétienne, et puis aussi mes études, mes lectures. J'ai fureté dans le catéchisme, les saints, la liturgie, les sacrements. Il faut prendre le temps.
Dans la joie de Marie,
Teano
Votre vision de Dieu est panthéiste, c'est une façon de concevoir la divinité propre à certaines philosophies ou religions mais ce n'est pas le Dieu de la Révélation qui est en quelque sorte, le lieu du monde. Dieu n'est pas entièrement accessible à la raison...parce que Lui-même n'est pas toujours raisonnable !
C'est pourquoi il vous faut vous atteler à rencontrer Dieu quand Il parle de Lui-même. Faites-vous homme de prière et demandez-Lui Son Esprit Saint pour qu'il éclaire votre intelligence. Faites-vous homme de connaissance en étudiant l'Ecriture, dans le respect de la foi chrétienne. Vous apprendrez à reconnaître Dieu comme on reconnaît de loin une personne proche et aimée à sa silhouette ou à sa démarche.
La résurrection du Christ, c'est bien dans la manière de Dieu, c'est pourquoi j'y crois. C'est bien dans la manière de faire du Dieu que je connais et dont je connais la tendresse. Je sais, ce n'est pas scientifique comme argument...
Vous savez, pendant 9 ans, j'ai rejeté Jésus et quand je suis revenue, cela n'a pas été facile : j'ai du reprendre un par un, les fondamentaux de ma foi, dont la Résurrection. Je me suis appuyée sur ce que j'avais reçue de mon éducation chrétienne, et puis aussi mes études, mes lectures. J'ai fureté dans le catéchisme, les saints, la liturgie, les sacrements. Il faut prendre le temps.
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Mac
- Tribunus plebis

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- Inscription : lun. 09 févr. 2009, 23:40
- Localisation : la Réunion
Re: Chemin d'un retour à la foi
Bonjour Fernand10,Fernand10 a écrit :....
Mais pour vous, c'est peut-être intéressant de mettre entre parenthèses la science pour le moment quitte à y revenir par la suite.
Une vidéo pour se faire une idée du père Verlinde : il est question ici de la résurrection
La video que vous avez postée est la partie 2. Auriez-vous un lien vers la partie 3? Merci.
Bonjour FredM,
cette video peut vous intéresser.
Un membre du Hezbollah, Afshin, rencontre Jésus :
Fraternellement.
- Fée Violine
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- Inscription : mer. 24 sept. 2008, 14:13
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Re: Chemin d'un retour à la foi
Le hors-sujet sur Mère Yvonne-Aimée de Malestroit a été envoyé en "Vie de l'Église".
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