Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2013-2014)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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Jésus est le maître du Sabbat

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Le vendredi de la 15e semaine du temps ordinaire

Livre d'Isaïe 38,1-6.21-22.7-8.

En ce temps-là, le roi Ézékias souffrait d'une maladie mortelle. Le prophète Isaïe vint lui dire : « Ainsi parle le Seigneur : Prends des dispositions pour ta maison, car tu vas mourir, tu ne guériras pas. »
Ézékias se tourna vers le mur et fit cette prière au Seigneur :
« Ah ! Seigneur, souviens-toi ! J'ai marché en ta présence, le cœur fidèle et sans partage, et j'ai fait ce qui est bien à tes yeux. » Puis le roi Ézékias fondit en larmes.
La parole du Seigneur fut adressée à Isaïe :
« Va dire à Ézékias : Ainsi parle le Seigneur, Dieu de David ton ancêtre : J'ai entendu ta prière, j'ai vu tes larmes. Je vais ajouter quinze années à ta vie.
Je te délivrerai, toi et cette ville, de la main du roi d'Assyrie, je protégerai cette ville.
Voici le signe que le Seigneur te donne pour montrer qu'il accomplira sa promesse :
Je vais faire reculer de dix degrés l'ombre qui est déjà descendue sur le cadran solaire d'Acaz. » Et le soleil remonta sur le cadran dix degrés qu'il avait déjà descendus.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12,1-8.
En ce temps-là, Jésus passait, un jour de sabbat, à travers les champs de blé, et ses disciples eurent faim ; ils se mirent à arracher des épis et à les manger.
En voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu'il n'est pas permis de faire le jour du sabbat ! »
Mais il leur répondit : « N'avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, ainsi que ses compagnons ?
Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l'offrande ; or, cela n'était permis ni à lui, ni à ses compagnons, mais aux prêtres seulement.
Ou bien encore, n'avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre aucune faute ?
Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple.
Si vous aviez compris ce que veut dire cette parole : C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices,
vous n'auriez pas condamné ceux qui n'ont commis aucune faute. Car le Fils de l'homme est maître du sabbat. »



Cy Aelf, Paris

Dans la première lecture, ce qui est arrivé au roi Acaz m'a rappelé le nombre de cas dans ma vie (et ils furent nombreux) où il m'a semblé que j'étais injustement "puni" par le bon Dieu: coups de dépression, problèmes avec les autorités, accidents et maladies, etc. Bien sûr, la pensée qu'un évènement négatif, survenant dans mon existence, pourrait faire partie d'un dessein du Seigneur, j'ai mis très longtemps à l'admettre !

Et cependant, après coup, j'ai dû rendre grâce plusieurs fois. Car c'est un chagrin d'amour qui m'a fait dire au Seigneur : je ne cesserai plus de te chercher que je ne t'aurai trouvé -trois jours plus tard, c'était fait; car c'est la guérison soudaine d'une dépression qui m'a entraîné à la messe du couvent des soeurs Clarisses - le couvent a fermé, mais je continue avec l'Eucharistie chaque jour. Et toutes sortes de malheurs, dans ma vie, m'ont valu des relèvements par la grâce divine. Puisque "tout ce qui s'élève sera abaissé, tout ce qui s'abaisse sera élevé" est une constante dans la vie de foi des êtres humains.

Le lien qui s'établit naturellement avec l'Evangile du jour, c'est que l'initiative appartient toujours au Seigneur. Les juifs célèbrent le sabbat comme si une parfaite observance des rites était presque "vitale", alors qu'il s'agit du jour de repos, du souvenir de la délivrance de l'esclavage, un temps pour fêter et se réjouir.
Mais es juifs prêtres et pharisiens, remplacent un bienfait de Dieu par un rite qui obligerait Dieu à leur faire du bien. En outre, ils en font un instrument de pouvoir sur leurs congénères : ceci est permis, cela ne n'est pas !

Et notre prêtre, avec beaucoup d'humour, a évoqué le souvenir de certans fidèles venus à l'Eucharistie pour prendre des "notes sur la liturgie": le prêtre avait-il bien dit les mots, suivi le texte latin que chacun pouvait lire dans son missel, accompli les bons gestes au juste moment, etc. Ces fidèles-là aussi agissaient comme des pharisiens: ils se croyaient en mesure d'évaluer les grâces reçues en fonction de la "quotation" du prêtre officiant.
Or, encore une fois : le sabbat est fait pour l'homme et non l'homme pour le sabbat; et la messe du dimanche est faite pour l'homme et non l'homme pour la fête du dimanche...

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Savoir se préserver dans la paix de Jésus

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Le samedi de la 15e semaine du temps ordinaire

Livre de Michée 2,1-5.

Malheureux ceux qui, du fond de leur lit, méditent le crime, élaborent le mal ! Au point du jour, dès qu'ils en ont les moyens, ils l'exécutent.
S'ils convoitent des champs, ils s'en emparent ; des maisons, ils les prennent ; ils saisissent le maître avec sa maison, l'homme avec son héritage.
C'est pourquoi, ainsi parle le Seigneur : Moi, je médite contre cette engeance un malheur où ils enfonceront jusqu'au cou ; vous ne marcherez plus la tête haute, car ce sera un temps de malheur.
Ce jour-là, on composera sur vous une fable, on chantera une lamentation dans laquelle vous direz : « Nous sommes entièrement dépouillés ! Notre part nous est enlevée ! Hélas ! Elle nous échappe ! Nos champs sont partagés entre des infidèles ! »
Non, vous n'aurez plus personne qui assure, dans l'assemblée du Seigneur, la distribution des parts.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12,14-21.
Les pharisiens se réunirent contre Jésus pour voir comment le faire périr.
Jésus, l'ayant appris, quitta cet endroit ; beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous.
Mais Jésus leur défendit vivement de le faire connaître.
Ainsi devait s'accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe :
« Voici mon serviteur que j'ai choisi, mon bien-aimé en qui j'ai mis toute ma joie. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le jugement.
Il ne protestera pas, il ne criera pas, on n'entendra pas sa voix sur les places publiques.
Il n'écrasera pas le roseau froissé, il n'éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu'à ce qu'il ait fait triompher le jugement.
Les nations païennes mettent leur espoir en son nom. »


Cy Aelf, Paris

J'ai apprécié à sa juste valeur le petit détail introduit par le prophète Michée dans sa diatriibe contre les comploteurs ! Souvent, en effet, après une frustration profonde, c'est la nuit que les mauvaises pensées surgissent du coeur et remontent à l'esprit, qui résiste ou cède, selon que l'on veille ou pas. Souvent, la lumière du jour chasse les ombres mentales de la nuit, mais pas dans le cas proposé ici par le prophète Michée, ni dans le cas des pharisiens, qui sont bien décidés à faire périr Jésus. Périr et non mourir. Périr, car le mot suppose une fin violente et ignominieuse.

Les deux textes se rejoignent donc sur la mort injuste et criminelle des innocents.

Par contre, tandis que le prophète Michée invoque la justice divine - ce que saint Paul rappelera aussi (en Romains 6, 23), nous voyons comment Jésus, très concrètement, accomplit la phrophétie qu'Isaïe a faite à son sujet: car Jésus, connaissant les intentions de ses adversaires, accomplit des miracles et des guérisons, mais interdit de les faire connaître et s'éloigne rapidement : "il quitta cet endroit", dit le texte.

C'est bien en ce même Jésus que nous plaçons notre espérance, laquelle ne sera pas déçue. Si quelqu'un me ressemble, moi qui écris obstinément en dépit des congés, de l'isolement, de ridicules petites intrigues familiales qui me fatiguent, il se mettra lui-même, par la prière et l'abandon du coeur, à l'abri des raisonnements humains. Il suivra un chemin sûr, tracé depuis longtemps: gentillesse envers ceux qui peinent, prudence, douceur et confiance en Jésus.

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Le signe de Jonas

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Le lundi de la 16e semaine du temps ordinaire

Livre de Michée 6,1-4.6-8.

Écoutez donc ce que le Seigneur me dit : Debout ! Engage un procès devant les montagnes, que les collines entendent ta voix.
Montagnes, écoutez le procès du Seigneur, vous aussi, fondements inébranlables de la terre. Car le Seigneur est en procès avec son peuple, il se porte partie contre Israël :
Mon peuple, que t'ai-je fait ? En quoi t'ai-je fatigué ? Réponds-moi.
Est-ce parce que je t'ai fait monter du pays d'Égypte, que je t'ai racheté de la maison d'esclavage, et que je t'ai donné comme guides Moïse, Aaron et leur sœur Myriam ?
L'homme qui entre dans le Temple pose cette question : « Comment dois-je me présenter devant le Seigneur, me prosterner devant le Très-Haut ? Dois-je me présenter avec de jeunes taureaux pour les immoler en sacrifice ?
Pour lui plaire, faut-il offrir des centaines de béliers, verser de l'huile à flots sur l'autel ? Faudra-t-il que j'offre mon fils aîné pour ma faute, le fruit de mes entrailles pour mon péché ? »
Et il reçoit cette réponse : « Homme, le Seigneur t'a fait savoir ce qui est bien, ce qu'il réclame de toi : rien d'autre que pratiquer la justice, aimer la miséricorde, et marcher humblement avec ton Dieu.
»


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12,38-42.
Quelques-uns des scribes et des pharisiens adressèrent la parole à Jésus : « Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi. »
Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne sera donné que celui du prophète Jonas.
Car Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits ; de même, le Fils de l'homme restera au cœur de la terre trois jours et trois nuits.
Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon.



Cy Aelf, Paris

Ce jour de fête nationale en Belgique n'a rien changé à l'heure de mon lever, ni à mon "empressement" vers la chapelle en ville. Mais, aujourd'hui, nous avons eu un prêtre venu de Montréal pour concélébrer la messe.

Si Jésus choisit le "signe de Jonas" pour répondre à ceux qui l'interrogent (et qui l'interrogent non pour apprendre de Lui, mais pour le mettre à l'épreuve), c'est parce que ce signe le concerne directement "Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits ; de même, le Fils de l'homme restera au cœur de la terre trois jours et trois nuits". De plus Jonas s'est converti et a cessé de fuir, et les habitants de Ninive, eux aussi, se sont convertis. Les pécheurs de Ninive ont manifesté un repentir sincère par leur deuil. Ils n'ont pas offert en sacrifice des centaines de béliers, mais ils ont bien compris qu'il leur fallait changer leurs coeurs.

Jésus désigne également de citer en exemple la reine de Saba. C'est parce qu'elle a quitté son royaume - certainement couru le risque d'y perdre son pouvoir, afin d'entendre la sagesse de Salomon. De même tout homme et toute femme qui désirent une sagesse plus haute que celle qui domine dans le monde, est obligé de renoncer aux raisonnements qui paraissent les plus solides, les mieux établies.

J'ai bien noté que dans les deux cas, il y a renoncement aux "certitudes" humaines les plus raisonnables.

En ce sens, je suis un bienheureux, moi aussi, qui subis l'épreuve d'un abandon de plus en plus évident. Ils sont vraiment très raisonnables, mes proches ! Ils ont déjà tout prévu en vue de leur retraite, ils s'y préparent en ouvrant ou refermant des portes, ils se fient à leur intelligence et au pouvoir qu'ils ont acquis. Quant à moi, qui n'ai même plus la télévision chez moi, ni l'ordinateur, ni d'eau chaude pour me laver, qui ai renoncé successivement au tabac, à l'alcool et à la voiture... lorsque l'on m'a demandé pourquoi, j'ai répondu la vérité toute simple: je n'ai jamais cessé, depuis plus de vingt ans, de recevoir "force et joie" à l'Eucharistie. Et le fait est que je n'éprouve plus aucun des besoins que tous trouvent essentiels, "basiques". Et la vie toute simple que j'espérais trouver auprès d'un ordre religieux, je ne la demande plus, car je la vis déjà.

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Marie-Madeleine et le don des larmes

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Ste Marie Madeleine, disciple du Seigneur, mémoire

Cantique des cantiques 3,1-4a.

Toute la nuit j'ai cherché celui que mon cœur aime. Étendue sur mon lit, je l'ai cherché, je ne l'ai pas trouvé !  Il faut que je me lève, que je parcoure la ville, ses rues et ses carrefours. Je veux chercher celui que mon cœur aime... Je l'ai cherché, je ne l'ai pas trouvé !
J'ai rencontré les gardes qui parcourent la ville : " Avez-vous vu celui que mon cœur aime ? "
À peine les avais-je dépassés, j'ai trouvé celui que mon cœur aime. Je l'ai saisi, je ne le lâcherai pas
.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,1.11-18.
Après la mort de Jésus, le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes,
et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds.
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis. »
Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus.
Jésus lui demande : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le gardien, elle lui répond : « Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! » Elle se tourne vers lui et lui dit : « Rabbouni ! » ce qui veut dire : « Maître » dans la langue des Juifs.
Jésus reprend : « Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples : « J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit.
»


Cy Aelf, Paris


Sainte Marie-Madeleine, disciple par le coeur et dirigé sûrement par son coeur de convertie. Elle pleure et quelle grâce que ce don des larmes !  Je me souviens que durant trois ans après ma conversion, j'ai beaucoup versé de larmes - non d'amertume, de regrets remués, mais je dirais plutôt des "larmes pour le nettoyage du coeur".  J'imagine que de nombreux convertis parmi nous pourraient témoigner de manière similaire.

Les larmes ne sont-elles pas un des dons de l'Esprit ?

J'ai fait une courte recherche et je dépose ici un lien très intéressant à parcourir:  
http://www.croire.com/Definitions/Ecole ... des-larmes

Mais Jésus va confier une mission à Marie-Madeleine : Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu"  Ce qui me fait dire qu'une vie vraiment "reliée à Dieu" se vit toujours en deux temps: action et contemplation - mais on agit différemment selon que l'on contemple ou pas !

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Belle fête ce matin. Je suis heureux de ne pas être sur la route des vacances; on dirait un sport de masse, c'est très "tendance" comme on dit à la télé, mais je parlerais plutôt de fuite ratée, car on ne peut se quitter soi-même. Toutefois , je reconnais volontiers que le repos est une chose bonne et même nécessaire.

Les larmes de Marie-Madeleine ont en tout cas le pouvoir de "tenir" le Seigneur, qui va lui confier la première de toutes les missions des disciples après elle.

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Re: Le signe de Jonas

Message non lu par mandonnaud »

Les hommes ont du mal a se satisfaire des signes que Dieu choisi , ils veulent toujours autre chose, mais gare à nous de ne pas entrer dans la condamnation de jésus, avec nos papes saints et des témoins nombreux nous devons nous convertir et changer de vie, et être pénitent de l' immense miséricorde de jésus, la grâce et l' esprit saint peut être trop refuser et plus nous poursuivre si nous ne agissons pas._Mandonnaud Paul de Limoges.
Jésus est infiniment misericordieux.
http://www.mandonnaud.net/
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Re: Le signe de Jonas

Message non lu par etienne lorant »

Merci pour ce commentaire ! Etienne
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Re: Marie-Madeleine et le don des larmes

Message non lu par mandonnaud »

Le plus important avec le Seigneur Jésus, c'est de désirer sa présence, avec intensité et à tout moment; ne rien accepter pour nous consoler d'une absence, même si cette présence n'est que l'amour dans les nuits intérieures de la pure foi._Mandonnaud Paul de Limoges.
et
Quand Jésus est mort, son âme est descendu aux enfers libérés les hommes déjà mort et avec le bon larron,des le soir, ils sont au paradis, mais Jésus comme promis le 3eme jours vient ressuscité en son corps et vu l' amour de Marie-Madelaine il se montre a elle, avent de montrer sa résurrection a son Père, et redescend se montrer aux disciples durant 40 jours. Elle fut le premier témoin de Jésus ressuscité._Mandonnaud Paul de Limoges.
Jésus est infiniment misericordieux.
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Tous appelés à la sainteté !

Message non lu par etienne lorant »

Fête de sainte Brigitte de Suède, copatronne de l'Europe

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 2,19-20.

Grâce à la Loi (qui a fait mourir le Christ) j'ai cessé de vivre pour la Loi afin de vivre pour Dieu. Avec le Christ, je suis fixé à la croix : je vis, mais ce n'est plus moi, c'est le Christ qui vit en moi. Ma vie aujourd'hui dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et qui s'est livré pour moi.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,1-8.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage.
Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite : Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez.
Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples. »


Cy Aelf, Paris

Les deux textes en l'honneur de sainte Brigitte disent pratiquement la même chose au sujet de la sainteté. C'est que, tout au départ, il y a eu rupture complète d'avec le monde et de tout ce que le monde prétend apporter à l'être humain.

Saint Paul se considère comme fixé sur la croix avec le Christ, ce qui est une belle image, car tout converti le sait et le ressent ainsi. A partir de la conversion, si celle-ci est réelle, véritable, il se produit dans l'âme - au plus profond de l'être - une rupture d'avec le monde qui serait peut-être fatale (mortelle), s'il n'y avait "le joug simple et le fardeau léger" dont Jésus gratifie ceux et celles qu'il appelle.

Dans l'Evangile aussi, la comparaison de la vigne et des sarments ne laisse pas de doute concernant "l'élagage" que subit l'âme qui est le sarment de la vigne. Même le sarment qui porte du fruit est "nettoyé", afin qu'il porte encore davantage de fruit.

Je n'ai aucun doute là-dessus. On n'adhère pas au message de Jésus, on ne communie pas à son corps et à son sang si l'on ne s'en remet pas totalement et sans retour.  J'écris ceci puisque, dans mon cas, lors de mon expérience de conversion,  j'ai désiré mourir de suite. Je l'ai vraiment désiré, car en un sens, pour moi, ma vie était déjà achevée, elle avait atteint le but qu'elle devait atteindre. C'est bien ainsi qu'un peu plus tard, au père Alphonse, récemment décédé, j'ai dit que je me sentais "comment un enfant qui doit réapprendre à marcher".

Une conversion n'est jamais complètement achevée - si ce n'est le jour de la "naissance au Ciel". Le travail qui a commencé en moi se poursuivra jusqu'à la fin. Je n'ai guèré été surpris, récemment, de subir une agression violente - qui n'a laissé aucune trace sur le corps, mais qui a de nouveau changé ma façon d'aborder les évènements de notre époque.

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Nous avons toujours besoin de conversion

Message non lu par etienne lorant »

Le jeudi de la 16e semaine du temps ordinaire

Livre de Jérémie 2,1-3.7-8.12-13.

La parole du Seigneur me fut adressée :
Va proclamer ceci aux oreilles de Jérusalem. « Ainsi parle le Seigneur : Je n'ai pas oublié la tendresse de tes jeunes années, ton amour de jeune mariée, lorsque tu me suivais au désert, dans une région stérile.
Israël était un trésor sacré pour le Seigneur, les premières gerbes de sa récolte ; celui qui osait en manger devait le payer : il lui arrivait malheur, déclare le Seigneur. »
Je vous ai fait entrer dans un pays plantureux pour vous nourrir de tous ses dons. Mais à peine arrivés, vous avez profané mon pays, changé mon domaine en un lieu de sacrilèges.
Les prêtres ont cessé de dire : « Où est le Seigneur ? » Les dépositaires de la Loi ne me connaissaient plus ; les pasteurs se sont révoltés contre moi ; les prophètes ont prophétisé au nom du dieu Baal, ils ont suivi des dieux sans pouvoir.
Cieux, soyez-en consternés, horrifiés, épouvantés !
Mon peuple a commis un double péché, déclare le Seigneur : ils m'ont abandonné, moi, la source d'eau vive, et ils se sont creusé des citernes : des citernes fissurées, qui ne retiennent pas l'eau !




Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,10-17.
Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « A vous il est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, mais à eux ce n'est pas donné.
Celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance ; mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a.
Si je leur parle en paraboles, c'est parce qu'ils regardent sans regarder, qu'ils écoutent sans écouter et sans comprendre.
Ainsi s'accomplit pour eux la prophétie d'Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
Le cœur de ce peuple s'est alourdi : ils sont devenus durs d'oreille, ils se sont bouché les yeux, pour que leurs yeux ne voient pas, que leurs oreilles n'entendent pas, que leur cœur ne comprenne pas, et qu'ils ne se convertissent pas. Sinon, je les aurais guéris !
Mais vous, heureux vos yeux parce qu'ils voient, et vos oreilles parce qu'elles entendent !
Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu.


Cy Aelf, Paris

Ce qui est arrivé au peuple élu, c'est tout simplement d'avoir cru que l'amour de Dieu peut devenir une chose acquise, indéfiniment. Et dans la vie ordinaire, beaucoup de couples, qui finissent par se séparer avec grand fracas, sont tombés dans la même erreur. Ils ont cru au contrat, plutôt qu'à l'amour. De la même manière, les juifs ont cru à l'alliance, plutôt qu'au don de Dieu perpétuellement renouvelé.

C'est bien ainsi que le coeur du peuple s'est alourdi : ils sont devenus durs d'oreille, ils se sont bouché les yeux, pour que leurs yeux ne voient pas, que leurs oreilles n'entendent pas, que leur cœur ne comprenne pas, et qu'ils ne se convertissent pas. Sinon, je les aurais guéris !.

Quel avertissement pour nous-mêmes ! Si je me mettais à croire que "c'est arrivé", c'est alors que ce serait perdu. La vérité, c'est qu'il est nécessaire à l'homme de ressentir en lui, chaque jour, le besoin de la grâce. Sinon il ne prie plus, sinon il perd jusqu'au souvenir de sa conversion. Mais est-ce possible ?

Après ma conversion, j'ai vécu trois années de joie extraordinaire - comme je l'ai déjà raconté. Tout semblait possible, l'extraordinaire survenait au quotidien. Mais le père Rédemptoriste qui me suivait m'a dit un jour - et ce furent ses dernières paroles, car il est décédé la même année: "Vous, vous irez au désert ! On vous abandonnera et vous serez tenté. Car le démon déteste les convertis et il réclame toujours sa part !. Et c'est arrivé. Moi dont les prières étaient souvent exaucées le jour même, je me suis mis à prier et pour retrouver ma joie et il fallut plus de trois années de prières et de supplications chaque jour.

Je parcours les actualités chaque jour, je déplore de voir l'Eglise persécutée, remise en question, secouée en tout sens, et cependant je me dis aussi: c'est dans ces moments-là qu'elle est la plus forte. C'est lorsqu'elle est presque à terre qu'elle est le plus proche du ciel. Et toujours, toujours, j'entends: "Ce qui s'élève sera abaissé, ce qui s'abaisse sera élevé !"

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
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La Joie, celle qui supporte tout avec amour

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]Fête de saint Jacques (le majeur), Apôtre

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,7-15. [/b]
Frères, nous, les Apôtres, nous ressemblons à des gens qui portent un trésor dans des poteries sans valeur ; ainsi, on voit bien que cette puissance extraordinaire ne vient pas de nous, mais de Dieu.
À tout moment, nous subissons l'épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés ; nous sommes désorientés, mais non pas désemparés ; nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés ; terrassés, mais non pas anéantis.
Partout et toujours, nous subissons dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre corps. En effet, nous, les vivants, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre existence mortelle.
Ainsi la mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous.
L'Écriture dit : J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé. Et nous, les Apôtres, animés de cette même foi, nous croyons, nous aussi, et c'est pourquoi nous parlons. Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous.
Et tout ce qui nous arrive, c'est pour vous, afin que la grâce plus abondante, en vous rendant plus nombreux, fasse monter une immense action de grâce pour la gloire de Dieu
.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20,20-28.
La mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande.
Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Voilà mes deux fils : ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume. »
Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. »
Il leur dit : « Ma coupe, vous y boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder ; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père. »
Les dix autres avaient entendu, et s'indignèrent contre les deux frères.
Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand sera votre serviteur ;
et celui qui veut être le premier sera votre esclave.
Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. »


Cy Aelf, Paris

La lettre de saint Paul peut sembler un peu morbide : "Partout et toujours, nous subissons dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre corps." Il faut bien que je me pose la question : qu'en est-il pour moi ? Les souffrances que je porte, je les trouve souvent très légères, même si nombre d'entre elles ont un lien quelconque avec la manière de vivre que la foi a mise en oeuvre en moi.

Il est vrai que l'agression dont j'ai fait l'objet quelques jours avant Pâques, m'a beaucoup "remué" lorsque, cherchant une explication à ce qui était arrivé, un témoin m'a affirmé que c'était directement lié à la libre parole que j'avais eue, dans des groupes, à propos de la foi. Un homme, de confession juive, a traversé la route pour me dire: "Faîtes attention à vous ! Parler de religion dans cette ville, çà peut-être très dangereux !" Je l'ai remercié, mais ai-je vraiment cru ce qu'il m'a dit ? Une femme m'a aussi abordée en pleine rue, elle voulait que je l'attende "pour aller parler". Mais j'ai dit : venez me voir à la boutique, mais pas ailleurs - et elle n'est pas venue.

Finalement, ce qui est le plus souffrant pour moi, c'est de n'être pas reconnu par la Congrégation qui m'a permis d'apprendre tous les mots, les concepts et leur "articulation" entre eux au sujet du mystère de la miséricorde divine. C'est cela qui me fait souffrir beaucoup, car les obstacles qu'on me pose, lorsque je les franchis sont renouvelés aussitôt. Ainsi, il y a deux semaines, lorsque l'on m'a proposé de suivre une nouvelle formation de quatre années... Quel choc ce fut ! Est-il possible que le comité responsable de cet ordre religieux soit animé - lui comme tous les autres avant eux - de l'incompréhensible "nécessité" de me repousser, de me garder au dehors au ? De cela, oui, je souffre tout le temps, mais je ne crains pas pour ma vie, non, je n'y songe jamais.

Mais de toute manière, dans le quotidien, dans le temps qui passe, ce qui compte chaque jour, c'est de savoir saisir l'occasion de servir le Seigneur en rendant service au prochain. En ceci est la source de la joie de vivre.

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Dieu connaît le secret des coeurs

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Le samedi de la 16e semaine du temps ordinaire

Livre de Jérémie 7,1-11.

Parole du Seigneur adressée à Jérémie :
Tu iras te placer à l'entrée du temple du Seigneur, et tu proclameras ceci : « Écoutez la parole du Seigneur, vous tous, gens de Juda, qui entrez par ces portes pour adorer le Seigneur.
Ainsi parle le Seigneur de l'univers, le Dieu d'Israël : Suivez une bonne route, conduisez-vous bien, et je vous laisserai demeurer en ce lieu. Ne vous fiez pas à des paroles trompeuses, comme celles-ci : 'C'est ici le temple du Seigneur, le temple du Seigneur, le temple du Seigneur ! '
Si vous suivez vraiment la bonne route, si vous vous conduisez bien, si vous pratiquez la justice entre vous,
si vous n'opprimez pas l'immigré, l'orphelin ni la veuve, si, en ce lieu, vous ne condamnez pas à mort l'innocent, et si vous ne suivez pas des dieux étrangers, en provoquant votre perte,
alors je vous laisserai demeurer dans ce lieu, sur la terre que j'ai donnée à vos pères depuis toujours et pour toujours.
Mais vous vous fiez à des paroles trompeuses, sans valeur :
vous pourriez donc voler, tuer, commettre l'adultère, faire des faux serments, offrir de l'encens au dieu Baal, suivre des dieux étrangers que vous ne connaissez pas, et ensuite venir vous présenter devant moi, dans cette Maison qui porte mon Nom, en vous disant : 'Nous sommes à l'abri' ; et vous pourriez continuer toutes ces abominations !
Cette Maison qui porte mon Nom est-elle donc pour vous une caverne de bandits ? Quant à moi, c'est ainsi que je la vois. » Parole du Seigneur.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,24-30.
Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le Royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.
Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l'ivraie au milieu du blé et s'en alla.
Quand la tige poussa et produisit l'épi, alors l'ivraie apparut aussi.
Les serviteurs du maître vinrent lui dire : 'Seigneur, n'est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie ? '
Il leur dit : 'C'est un ennemi qui a fait cela. ' Les serviteurs lui disent : 'Alors, veux-tu que nous allions l'enlever ? 'Il répond : 'Non, de peur qu'en enlevant l'ivraie, vous n'arrachiez le blé en même temps.
Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d'abord l'ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier. ' »


Cy Aelf, Paris

On n'est pas forcément à l'abri parce que l'on est dans la maison de Dieu. Qu'il s'agisse du temple de Jérusalem pour les juifs, ou d'une église quelconque, la plus belle qui soit, Dieu y demeure certes, et c'est là qu'il est bon de venir se ressourcer, d'y déposer ses soucis, de rendre grâce, d'adorer. Mais combien de "fidèles", juifs comme chrétiens, s'y rendent - et je sais que c'est arrivé puisqu'on me la raconté - pour chercher de la part du Seigneur une sorte d'absolution sans confession, et de rémission "jusqu'à la prochaine fois" ! Au début, c'est une tricherie, à la fin c'est une habitude. C'est surtout prendre Dieu pour une sorte de devin, quasiment un sorcier dont on peut apaiser la justice avec de bonnes manières et de l'argent. Hélas, selon moi, ils sont plus nombreux que celles et ceux qui viennent devant l'autel pour se reconnaître coupables et - ni plus ni moins - et demander au Seigneur la force de ne plus pécher de nouveau.

Heureusement que viennent aussi, tout timides, ceux qui cherchent à se convertir. Ils sont comme ces petits qui disent : "Non, Seigneur !, nous n'irons pas travailler à ton champ !", mais qui se repentent et y vont ensuite avec deux fois plus d'ardeur..

Dans le temps que nous vivons, le bon grain et l'ivraie poussent ensemble. Ici, j'ajoute quelque chose qui me vient de l'humeur de ce matin: le bon grain pousse silencieusement tandis que les media braquent les caméra systématiquement sur l'ivraie. Le mal se vend bien dans les media, tandis que le bien se vend mal. Et ainsi, tout se tient : c'est avec les lettres du mot : monde, qu'on écrit aussi : démon...

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L'oeuvre de la Parole dans le coeur de l'homme

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Le lundi de la 17e semaine du temps ordinaire

Livre de Jérémie 13,1-11.

Le Seigneur me parla ainsi : « Tu achèteras une ceinture de lin et tu la mettras sur tes reins. Évite de la tremper dans l'eau. »
Selon l'ordre du Seigneur, j'ai acheté la ceinture et je l'ai mise sur mes reins.
De nouveau la parole du Seigneur me fut adressée :
« Avec la ceinture que tu as achetée et que tu portes sur les reins, lève-toi, va jusqu'à l'Euphrate, et cache-la dans la fente d'un rocher. »
Je suis donc allé la cacher près de l'Euphrate, comme le Seigneur me l'avait ordonné.
Longtemps après, le Seigneur m'a dit : « Lève-toi, va jusqu'à l'Euphrate, et reprends la ceinture que je t'ai ordonné de cacher là-bas. »
Je suis allé jusqu'à l'Euphrate, j'ai cherché, et j'ai retiré la ceinture de l'endroit où je l'avais cachée. Et voilà qu'elle était pourrie, hors d'usage !
Alors la parole du Seigneur me fut adressée :
« Voilà comment je ferai pourrir l'orgueil de Juda et l'immense orgueil de Jérusalem.
Ce peuple mauvais, qui refuse d'écouter mes paroles, qui persévère dans son obstination, et qui suit des dieux étrangers pour les servir et les adorer, il deviendra pareil à cette ceinture qui est hors d'usage.
En effet, de même qu'un homme s'attache une ceinture aux reins, de même je m'étais attaché toute la maison d'Israël et toute la maison de Juda, pour qu'elles soient mon peuple, mon renom, ma louange et ma parure. Mais elles n'ont pas voulu écouter ! »



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,31-35.
Jésus proposa à la foule une autre parabole : " Le Royaume des cieux est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a semée dans son champ.
C'est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel font leurs nids dans ses branches. »
Il leur dit une autre parabole : « Le Royaume des cieux est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé. »
Tout cela, Jésus le dit à la foule en paraboles, et il ne leur disait rien sans employer de paraboles,
accomplissant ainsi la parole du prophète : C'est en paraboles que je parlerai, je proclamerai des choses cachées depuis les origines.


Cy Aelf, Paris

Le lien qui s'établit de façon évidente, entre la première lecture et la seconde, c'est le passage du temps. La ceinture que Dieu a ordonné à Jérémie d'acquérir et de porter - une belle ceinture de lin - est finalement cachée et quasiment oubliée jusqu'au moment où "longtemps après", Dieu dit à son prophète d'aller la récupérer là où il l'avait cachée. Mais elle a tout perdu de son aspect, elle est pourrie.

Dans l'Evangile, c'est la Parole, le Verbe, qui est enfoui dans le coeur de l'homme. Certes, en comparaison avec les grandes voix qui s'élèvent dans le monde d'aujourd'hui, ces grandes clameurs des peuples qui reventiquent toutes sortes de droits, la petite semence de moutarde, elle est vite oubliée ! De même, la pincée de levain dans trois grandes mesures de farine, n'est quasi rien - mais sans elle, pas de pâte levée.

Et donc le monde poursuit sa course, il est très agité, très préoccupé de nouveaux droits humains, de nouvelles libertés à conquérir... et pendant le même temps, on tue, on empoisonne, on affame, on pollue à tout và...

Qu'on le veuille ou non, qu'on le cherche ou pas, le Verbe de Dieu, sa Parole, est toujours à l'oeuvre dans la vie des hommes. Au plus caché du coeur et de la conscience des individus, la Parole travaille sans cesse et renverse les projets qui ne correspondent pas au dessein de Dieu.

J'ai quelque chose de personnel à rapporter.

Le jeudi saint de cette année, lorsque j'ai été renversé par un vélo et que je me suis évanoui sur le pavé de la chaussée, j'étais loin d'imaginer que, plus tard, très discrètement, deux hommes et une femme viendraient me remercier d''avoir parler, sans gêne, de ma foi... Pour eux, ce que j'avais dit (je ne m'en souviens pas précisément) les avait confirmés dans leur propre démarche, tandis que les autres étaient devenus furieux. Et ils m'ont conseillé la prudence. Je me suis dit que je ferai preuve de prudence, tout en sachant bien, désormais, que lorsqu'une inspiration, forte et vivante, vient me saisir, rien ne pourrait m'empêcher de l'exprimer !

J'en témoingne et j'en rends grâce au Seigneur.

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La foi qui conduit à la Vie

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Sainte Marthe, mémoire

Première lettre de saint Jean 4,7-16.

Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l'amour vient de Dieu. Tous ceux qui aiment sont enfants de Dieu, et ils connaissent Dieu.
Celui qui n'aime pas ne connaît pas Dieu, car Dieu est amour.
Voici comment Dieu a manifesté son amour parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui.
Voici à quoi se reconnaît l'amour : ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, c'est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils qui est la victime offerte pour nos péchés.
Mes bien-aimés, puisque Dieu nous a tant aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres.
Dieu, personne ne l'a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour atteint en nous sa perfection.
Nous reconnaissons que nous demeurons en lui, et lui en nous, à ce qu'il nous donne part à son Esprit.
Et nous qui avons vu, nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde.
Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.
Et nous, nous avons reconnu et nous avons cru que l'amour de Dieu est parmi nous. Dieu est amour : celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu en lui
.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 11,19-27.
Beaucoup de Juifs étaient venus manifester leur sympathie à Marthe et à Marie, dans leur deuil. Lorsque Marthe apprit l'arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait à la maison.
Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort.
Mais je sais que, maintenant encore, Dieu t'accordera tout ce que tu lui demanderas. »
Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. »
Marthe reprit : « Je sais qu'il ressuscitera au dernier jour, à la résurrection. »
Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ;
et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »
Elle répondit : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois ; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde.
»



Cy Aelf, Paris

Je trouve très intéressant, dans le choix des textes de la Liturgie, que l'on n'ait PAS repris, dans l'Evangile, la scène de la résurrection de Lazare par Jésus. Cette ommission volontaire confère une force toute particulière aux actes de foi de saint Jean, dans la première lecture, et de sainte Marthe dans la seconde.

Cette foi dans la victoire définitive de la vie sur la mort, en Jésus-Christ et à cause de l'amour de Dieu, voici bien ce dont nous sommes invités à vivre chaque jour - et d'autant plus qu'autour de nous, le monde semble sur le point d'exploser à cause de la férocité des évènements. Tant de misères s'étalent partout, tant de violences, tant d'actes de désespoir... et puis, à l'Eucharistie, la continuelle et perpétuelle transmission de la Vie.

Il est possible que ces mots me viennent car je serais en train de vieillir ? Ou parce que je supporte trop d'heures de solitude ? Je ne sais pas le dire, mais je vois tant de gens tout simples sombrer dans l'alcoolisme, les drogues et toutes les exacerbations possibles des sens... comme pour oublier la nature humaine !
Or, fondamentalement cette nature est bonne, puisqu'elle est, pour chacun et chacune d'entre nous, une possibilité extraordinaire de manifester l'oeuvre de Dieu.

Heureux sommes-nous si nous laissons croître en nous l'amour de la vérité, puisque la vérité nous conduit à la résurrection et à la vie éternelle !

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Fardeaux et soulagement

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Le mercredi de la 17e semaine du temps ordinaire

Livre de Jérémie 15,10.16-21.

Malheur à moi, ô ma mère ! Pourquoi m'avoir enfanté, moi qui suis un élément de contestation et de dispute pour tout le pays ? Je ne suis le créancier ni le débiteur de personne, et pourtant tout le monde me maudit !
Quand je rencontrais tes paroles, Seigneur, je les dévorais ; elles faisaient ma joie, les délices de mon cœur, parce que ton nom a été invoqué sur moi, Seigneur, Dieu de l'univers.
Jamais je ne me suis assis dans le cercle des moqueurs pour m'y divertir ; sous le poids de ta main, je me suis assis à l'écart, parce que tu m'as rempli d'indignation.
Pourquoi ma souffrance est-elle sans fin, ma blessure, incurable, refusant la guérison ? Serais-tu pour moi comme un ruisseau décevant, aux eaux intermittentes ?
A tout cela le Seigneur répondit : « Si tu reviens, si je te fais revenir, tu reprendras ton service devant moi. Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est méprisable, tu seras comme ma propre bouche. C'est eux qui reviendront vers toi, et non pas toi qui reviendras vers eux.
Je te dresserai devant ce peuple comme un rempart de bronze infranchissable ; ils te combattront, mais ils ne pourront pas te vaincre, car je suis avec toi pour te sauver et te délivrer.
Je t'arracherai à la main des méchants, je te délivrerai de la poigne des violents. Parole du Seigneur. »


Psaume 59(58),2-3.4-5ab.10-11.17.6a.18.
Délivre-moi des mes ennemis, mon Dieu ;
de mes agresseurs, protège-moi.
Délivre-moi des hommes criminels ;
des meurtriers, sauve-moi.

Voici qu'on me prépare une embuscade :
des puissants se jettent sur moi.
Je n'ai commis ni faute, ni péché, ni le mal, Seigneur,
pourtant ils accourent et s'installent
.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,44-46.
Jésus disait à la foule ces paraboles : « Le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l'homme qui l'a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ.
Ou encore : Le Royaume des cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines.
Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète la perle.


Textes du site "L'Evangile au quotidien"

Le prophète Jérémie souffre, car il n'est pas le prophète de temps de joie, parce que sa mission est de porter devant le peuple les reproches que Dieu fait à son peuple. Et il est clair, partout et de tout temps, que celui qui est chargé d'annoncer les mauvaises nouvelles, est toujours mal vu...

Mais Jésus, lui, parle de joie. Car à suivre Dieu, chaque perte en ce monde est un gain, non seulement pour la vie éternelle, mais pour le temps présent aussi. C'est difficile à admettre si l'on en reste à sa propre logique, à ses idées, à ses considérations concernant l'oeuvre de Dieu. La vraie joie qui vient de Dieu naît de l'attitude de confiance absolue. De la part du croyant, le mouvement de l'abandon à la volonté de Dieu est nécessaire. C'est un renoncement à choisir ce que demain sera (mais savons-nous ce que demain sera ?), car il s'agit de demeurer disponible.

Au fil des ans, l'exercice qui consiste à devenir souple à la volonté divine porte des fruits de joie dans l'oubli de soi. On n'a pas forcément suivi un plan de carrière, on n'est plus chargé d'objets qu'on avait cru indispensables au bonheur et une joie, toujours présente et toujours désirée, remplit chaque journée. C'est au point que l'on se passe très facilement de télévision.  Pour ma part, je n'ai suivi ni la coupe du monde de football, ni le tour de France et quel soulagement !

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Re: Fardeaux et soulagement

Message non lu par mandonnaud »

Vous avez raison mais pouir ma part, J'ai prie le temps de vivre l'évangile ; dans la visite de malade,la prière du rosaire mais aussi des moments du tours avec le chapelet a la main pour rendre grâce aux beautés de la France ;châteaux églises montrés et le courage de nos français,et aussi le championnat du monde pour ouvrir l'ésprit a la vie des peuples,mais mon trésor est Jésus et sa parole,aussi je lis le bréviaire, j'étudie bible en main le catéchisme catholique du pape Paul VI le soir et aussi "Les voix de la foi" de François Huguenin qui donne les meilleurs textes des saints et théologien de XX siécle,une merveille.
Amitiés
Paul de Limoges
Jésus est infiniment misericordieux.
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