Dimanche : La parabole du bon grain et de l'ivraie

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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Le bon grain et l'ivraie

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Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 28,8-15.

Quand les femmes eurent entendu les paroles de l'ange, vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples.
Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s'approchèrent et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront. »

Tandis qu'elles étaient en chemin, quelques-uns des hommes chargés de garder le tombeau allèrent en ville annoncer aux chefs des prêtres tout ce qui s'était passé.
Ceux-ci, après s'être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en leur disant : « Voilà ce que vous raconterez : 'Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions. 'Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. »
Les soldats prirent l'argent et suivirent la leçon. Et cette explication s'est propagée chez les Juifs jusqu'à ce jour.

La mission commence aussitôt la résurrection du Christ advenue, mais le premier "sabotage" du message chrétien démarre lui aussi: réunion de complot, chuchotements dans l'ombre, corruption active et passive... c'est l'ivraie, déjà qui lève en même temps que le bon grain ! De ces jours-ci, avec l'attaque frontale contre la papauté, on dirait que l'ivraie est haute, mais le blé ? La moisson est-elle proche ? Je n'en ai guère l'impression, mais naturellement, je n'ai pas le recul pour en juger, ni la science... Tout ce que je pourrais dire, c'est que les époques durant lesquelles l'Église est persécutée, c'est à ce moment-là qu'elle lève ses meilleures pousses.

Et moi, si le cas survenait, irais-je jusqu'au bout ? Cette question mérite d'être posée, il est nécessaire de se la poser, même.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
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Le bien et le mal entrecroisés

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Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,36-43.
Laissant la foule, Jésus vint à la maison. Ses disciples s'approchèrent et lui dirent: "Explique-nous clairement la parabole de l'ivraie dans le champ."
Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c'est le Fils de l'homme ;
le champ, c'est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l'ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L'ennemi qui l'a semée, c'est le démon ; la moisson, c'est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges.

J'avoue que je suis un peu étonné de découvrir une nouveauté dans ce passage que je croyais pourtant connaître. Donc, l'ivraie, ce sont les "fils du Mauvais" que le démon est venu semer après le bon grain. Mais à présent, Je me souviens d'un commentaire de Lanza del Vasto, qui dit, avec justesse, il me semble, qu'il n'y a pas d'un côté des fils du Bon et de l'autre les fils du Mauvais. Mais il y a des rapports inextricables entre les deux. Il y a du mauvais chez le bon, et du bon chez le mauvais. C'est pourquoi, s'il on arrache le mauvais, on arrache aussi le bon. Il faut attendre la moisson, car un homme mauvais peut finir bon, un homme bon finir mauvais, mais encore: les hommes bons devenus saints peuvent sauver un grand nombre de ceux qui étaient voués au feu éternel.

Dans le monde, beaucoup s'exclament devant des injustices flagrantes et des crimes affreux, que le Seigneur n'intervient pas - et à quoi bon de mettre sa confiance en Dieu ? Mais Dieu intervient, Il intervient dans la vie de chaque homme d'une telle manière que si nous en avions une idée assez claire, son pouvoir nous frapperait d'étonnement. Des interactions du bien et du mal, nous ne connaissons que la partie superficielle - il est des âmes que le Seigneur permet de tomber très bas car leur relèvement en convertira beaucoup. Et que savons-nous du mal ? Du temps où l'affaire Dutroux faisait la une, un homme d'un village voisin est faussement accusé par un de ses enfants d'attouchements et d'abus sexuel; emmené pour être interrogé, le papa croise sa femme qui lui dit: "Tu ne me verras jamais plus, ni moi ni les enfants !". Mais le jour suivant, l'enfant craque et se rétracte complètement, il a tout inventé avec ses copains, après une punition pour une mauvaise note à l'école. On va donc libérer son père, mais trop tard: il s'est pendu durant la nuit. Question: qui est coupable ? La femme qui n'a pas eu foi en son époux ?, l'enfant capable d'inventer une telle vengeance pour une punition méritée ? Faut-il s'en prendre à la presse ? Qui est venu apprendre le mensonge à cet enfant ?

Je relis Bernanos, qui est un peu "spécialiste" dans le domaine, mais il ne m'avance pas beaucoup:

-"Le monde du Mal échappe tellement, en somme, à la prise de notre esprit! D’ailleurs, je ne réussis pas toujours à l’imaginer comme un monde, un univers. Il est, il ne sera toujours qu’une ébauche, l’ébauche d’une création hideuse, avortée, à l’extrême limite de l’être. Je pense à ces poches flasques et translucides de la mer. Qu’importe au monstre un criminel de plus ou de moins! Il dévore sur-le-champ son crime, l’incorpore à son épouvantable substance, le digère sans sortir un moment de son effrayante, de son éternelle immobilité. Mais l’historien, le moraliste, le philosophe même, ne veulent voir que le criminel, ils refont le mal à l’image et à la ressemblance de l’homme. Ils ne se forment aucune idée du mal lui-même, cette énorme aspiration du vide, du néant. Car si notre espèce doit périr, elle périra de dégoût, d’ennui. La personne humaine aura été lentement rongée, comme une poutre par ces champignons invisibles qui, en quelques seimaines, font d’une pièce de chêne une matière spongieuse que le doigt crève sans effort. Et le moraliste discutera des passions, l’homme d’Etat multipliera les gendarmes et les fonctionnaires, l’éducateur rédigera des programmes – on gaspillera des trésors pour travailler inutilement une pâte désormais sans levain. (Et par exemple, ces guerres généralisées qui semblent témoigner d’une activité prodigieuse de l’homme, alors qu’elles dénoncent au contraire son apathie grandissante… Ils finiront par mener vers la boucherie, à époques fixes, d’immenses troupeaux résignés.) Ils disent qu’après des milliers de siècles, la terre est encore en plein jeunesse, comme aux premiers stades de son évolution planétaire. Le mal, lui aussi, commence.

Mon idée, c'est qu'il faut prier beaucoup, mais je me répète. Prier, le désir suffit pour nous garder dans la lumière. Qu'un innocent meure, il ne nous faut pas oublier, en Matthieu : "Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne"
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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stephlorant
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Le bon grain et l'ivraie

Message non lu par stephlorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,24-43.
Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le Royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.
Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l'ivraie au milieu du blé et s'en alla.
Quand la tige poussa et produisit l'épi, alors l'ivraie apparut aussi.
Les serviteurs du maître vinrent lui dire : 'Seigneur, n'est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie ? '
Il leur dit : 'C'est un ennemi qui a fait cela. ' Les serviteurs lui disent : 'Alors, veux-tu que nous allions l'enlever ? '
Il répond : 'Non, de peur qu'en enlevant l'ivraie, vous n'arrachiez le blé en même temps.
Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d'abord l'ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier. ' »
Il leur proposa une autre parabole : « Le Royaume des cieux est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a semée dans son champ.
C'est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel font leurs nids dans ses branches. »
Il leur dit une autre parabole : « Le Royaume des cieux est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé. »
Tout cela, Jésus le dit à la foule en paraboles, et il ne leur disait rien sans employer de paraboles,
accomplissant ainsi la parole du prophète : C'est en paraboles que je parlerai, je proclamerai des choses cachées depuis les origines.
Alors, laissant la foule, il vint à la maison. Ses disciples s'approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l'ivraie dans le champ. »
Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c'est le Fils de l'homme ;
le champ, c'est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l'ivraie, ce sont les fils du Mauvais.
L'ennemi qui l'a semée, c'est le démon ; la moisson, c'est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges.
De même que l'on enlève l'ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde.
Le Fils de l'homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume tous ceux qui font tomber les autres et ceux qui commettent le mal,
et ils les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu'il entende !
Cy Aelf, Paris

Après avoir expliqué la parabole aux disciples, Jésus ajoute quand-même : "Celui qui a des oreilles qu'il entende !" Son commentaire ne suffit donc pas ? Au cours de son homélie, le prêtre Salésien a soulevé un coin du voile en rappelant un Évangile précédent, celui du semeur et du grain tombé dans la bonne terre. Ce grain rapporte du trente pour un au minimum, et un petit grain de moutarde suffit à faire s’élève un arbres aux branches assez longues et fortes pour supporter des nids (ces arbres représentent pour moi les saints à venir et les ordres religieux qu'ils ont fondés et qui demeurent encore).

Surprise : Jésus n'est donc pas venu instaurer le Royaume "tout de suite". C'est pourtant l'idée à laquelle vont s'accrocher certains de ses disciples (qui se diront: dès la résurrection de notre Maître, ce sera la fin du monde), mais aussi les autres Juifs, qui eux ne pourront admettre un Messie qui ne viendrait pas régner comme un autre Salomon, ou comme David - puisque Jésus se laisse appeler "fils de David".

Une autre difficulté réside dans le fait que tout n'est ni tout blanc ni tout noir dans ce champ du monde. Si l'ivraie représente les athées ou les ennemis de la foi, comment expliquer que cette ivraie puisse se convertir en bon blé ? Et de nouveau, nous nous situons sur deux échelles de temps: la parabole vaut autant pour le temps de vie d'un homme, que pour tous les temps. Cela peut surprendre, mais si nous essayons de nous mettre à la place de Dieu (si tant est que c'est possible), la Parole envoyée par le Père est de la même nature que le Père, c'est-à-dire qu'elle est vivante pour tous les temps. Elle procède de l'Eternel et ne retourne pas à l'Eternité, sans que tout ait été accompli. Saint Paul, dans la première lecture, montre comment Dieu, lorsqu'Il considère une âme, rencontre en elle son Esprit à l'oeuvre - ce qui est très réconfortant pour nous, pécheurs, mais pécheurs en marche : "Frères, l’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit lui-même intervient pour nous par des cris inexprimables Et Dieu, qui voit le fond des cœurs, connaît les intentions de l'Esprit : il sait qu'en intervenant pour les fidèles, l'Esprit veut ce que Dieu veut. Romains 8,26-27.)

Le prêtre a ensuite parlé des petites communautés chrétiennes des premiers temps, qui vont subir les persécutions, mais qui vivaient en grande confiance cette foi dans le temps de leurs vies. S'ils étaient heureux malgré tout, c'est parce qu'ils ressentaient le Seigneur proche d'eux, au point de leur avoir confié de pouvoir témoigner du Père comme lui-même l'avait fait. Au moment où il a terminé son homélie, j'ai songé à la foi de ces chrétiens d'Irak, qui sont les chrétiens persécutés aujourd'hui, comme le fut l'Eglise russe sous Staline. Il me semble bien que l'échec du démon vient du fait qu'à chaque persécution, chaque fois qu'il pense avoir partie gagnée, c'est là qu'il échoue.

Un bon dimanche à tous et à toutes !
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
etienne lorant
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Le bon grain et l'ivraie - mon non-commentaire !

Message non lu par etienne lorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,24-30.
Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le Royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.
Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l'ivraie au milieu du blé et s'en alla.
Quand la tige poussa et produisit l'épi, alors l'ivraie apparut aussi.
Les serviteurs du maître vinrent lui dire : 'Seigneur, n'est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie ? '
Il leur dit : 'C'est un ennemi qui a fait cela. ' Les serviteurs lui disent : 'Alors, veux-tu que nous allions l'enlever ? '
Il répond : 'Non, de peur qu'en enlevant l'ivraie, vous n'arrachiez le blé en même temps.
Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d'abord l'ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier. ' »



Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,36-43.
Laissant la foule, Jésus vint à la maison. Ses disciples s'approchèrent et lui dirent : " Explique-nous clairement la parabole de l'ivraie dans le champ." Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c'est le Fils de l'homme ; le champ, c'est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l'ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L'ennemi qui l'a semée, c'est le démon ; la moisson, c'est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l'on enlève l'ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. Le Fils de l'homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume tous ceux qui font tomber les autres et ceux qui commettent le mal, et ils les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu'il entende !


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Donc, à la fin du monde - mais pas avant (il y a, même parmi les catholiques suffisamment d'hommes qui usurpent le rôle des anges),
le bon grain sera séparé de l'ivraie.

Les paraboles sont faites plus pour inciter leur auditeur à découvrir des mystères de Dieu plutôt que de fournir des explications sur son projet.

Évidemment, tout bon agriculteur en ce monde va utiliser divers procédés afin d'éviter que les mauvaises herbes empêchent le bon grain de lever, et il aura l'approbation des autres hommes. Mais que peut-il faire contre la tempête, la sécheresse, la grêle soudaine, l'incendie ou l'inondation ?

J'ai moi aussi été semé dans le monde, mais si jamais je perdais la foi - ou si ma foi cessait d'informer ma vie, selon le mot de Bernanos, que deviendrais-je ? Mais je m'abandonne à la volonté du Père. Cela semble le plus facile et c'est ce qu'il y a de plus difficile.

Jésus précise: que celui qui a des oreilles, qu'il entende ! En effet, beaucoup entendent et dirons: j'ai compris, alors qu'ils n'ont pas écouté... et c'est donc un non-commentaire que j'ai rédigé aujourd'hui, mais je cède ma place:

"Prêtez l'oreille et entendez ma voix; soyez attentifs et entendez ma parole. Le laboureur, pour semer, est-il toujours à labourer, à ouvrir et à herser sa terre?
Ne va-t-il pas, quand il en a aplani la surface, jeter la nigelle, semer le cumin, mettre le froment en lignes, l'orge à sa place; et l'épeautre en bordure? C'est son Dieu qui lui enseigne ces règles, et qui l'instruit.
Car ce n'est pas avec le traîneau qu'on foule la nigelle et la roue du chariot ne passe pas sur le cumin; mais on bat la nigelle avec le bâton; et le cumin avec la verge.
On foule le froment, mais on se garde de le battre toujours; on y pousse la roue du chariot, et les chevaux, mais sans le broyer.
Cela aussi vient de Yahweh des armées; il est admirable en ses conseils et riche en ses moyens." (Isaïe 28)
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
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Le semeur

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b]Le samedi de la 16e semaine du temps ordinaire
[/b]
Livre de l'Exode 24,3-8.
En descendant du Sinaï, Moïse vint rapporter au peuple toutes les paroles du Seigneur et tous ses commandements. Le peuple répondit d’une seule voix : « Toutes ces paroles que le Seigneur a dites, nous les mettrons en pratique. »
Moïse écrivit toutes les paroles du Seigneur ; le lendemain matin, il bâtit un autel au pied de la montagne, et il dressa douze pierres pour les douze tribus d'Israël.
Puis il chargea quelques jeunes Israélites d'offrir des holocaustes, et d'immoler au Seigneur de jeunes taureaux en sacrifice de paix.
Moïse prit la moitié du sang et le mit dans des bassins ; puis il aspergea l'autel avec le reste du sang.
Il prit le livre de l'Alliance et en fit la lecture au peuple. Celui-ci répondit : « Tout ce que le Seigneur a dit, nous le mettrons en pratique, nous y obéirons. »
Moïse prit le sang, en aspergea le peuple, et dit : « Voici le sang de l'Alliance que, sur la base de toutes ces paroles, le Seigneur a conclue avec vous.
»


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,24-30.
Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le Royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l'ivraie au milieu du blé et s'en alla. Quand la tige poussa et produisit l'épi, alors l'ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : 'Seigneur, n'est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie ? ' Il leur dit : 'C'est un ennemi qui a fait cela. ' Les serviteurs lui disent : 'Alors, veux-tu que nous allions l'enlever ? ' Il répond : 'Non, de peur qu'en enlevant l'ivraie, vous n'arrachiez le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d'abord l'ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier. ' »

Jésus, après avoir dit cette parabole, l'explique ensuite à ses disciples.  Ce sera sans doute l'Evangile de demain. Mais le texte est déjà assez clair pour déduire que l'ennemi du semeur, n'est ni plus ni moins que l'Adversaire, Satan, qui cherchera, à cause de la haine qui est son propre fond, de tenir en échec le dessein du Seigneur pour les hommes. Ce n'est pas le sang de la première alliance, que Moïse a fait couler en sacrifice qui préservera le peuple entier d'entrer en tentation et de faire le mal.

Quelle est donc forte la haine qui anime le diable envers chacun de nous, mais il ne faut pas considérer ces choses comme dans une contemplation morbide. Considérons plutôt tout l'amour dont nous sommes aimés et combien nous sommes veillés. Le sang de la seconde alliance, ce ne sera pas le sang d'un animal, mais bien le précieux sang du fils de Dieu !

"Par Lui, avec Lui et en Lui", pourvu que nous nous préservions une foi simple et déterminée, il n'est plus rien que nous devrions redouter. Ils sont éprouvants les temps que nous vivons, mais une fois encore, résister au mal, à  condition de nous tenir en Jésus, ne posera plus autant de difficultés.

Ce partage est court, car un énorme orage, qui a vraiment repeint le ciel en  noir est en train de s'effriter. Je dois rentrer chez moi, afin d'examiner les dégâts s'il en est. Béni soit le nom du Seigneur, allons et ne craignons aucun mal !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Faut-il préférer le temps à l'éternité ?

Message non lu par etienne lorant »

Le mardi de la 17e semaine du temps ordinaire

Livre de l'Exode 33,7-11.18-23.34,4-9.28.

A chaque étape, pendant la marche du peuple vers la Terre promise, Moïse prenait la Tente et la plantait hors du camp, à bonne distance. On l'appelait : tente de la Rencontre, et tout homme qui voulait consulter le Seigneur devait sortir du camp pour gagner la tente de la Rencontre.
Quand Moïse sortait pour aller à la Tente, tout le monde se levait. Chacun se tenait à l'entrée de sa tente et suivait Moïse du regard jusqu'à ce qu'il fût entré.
Au moment où Moïse entrait, la colonne de nuée descendait, se posait à l'entrée de la Tente, et Dieu s'entretenait avec Moïse.
Tout le peuple voyait la colonne de nuée qui restait à l'entrée de la Tente, tous se levaient et se prosternaient, chacun devant sa tente.
Le Seigneur s'entretenait avec Moïse face à face, comme on s'entretient d'homme à homme. Puis Moïse retournait dans le camp, mais son serviteur, le jeune Josué, fils de Noun, ne quittait pas l'intérieur de la Tente.
Un jour, Moïse dit au Seigneur : « Je t'en prie, laisse-moi contempler ta gloire. »
Dieu répondit : « Je vais passer devant toi avec toute ma splendeur, et je prononcerai devant toi mon nom qui est : YAHVÉ, LE SEIGNEUR. Je fais grâce à qui je veux, je montre ma tendresse à qui je veux. »
Il dit encore : « Tu ne pourras pas voir mon visage, car on ne peut pas me voir sans mourir. »
Le Seigneur ajouta : « Voici une place près de moi, tu te tiendras sur le rocher ;
quand passera ma gloire, je te mettrai dans le creux du rocher et je t'abriterai de ma main jusqu'à ce que j'aie passé.
Puis je retirerai ma main, et tu me verras de dos, mais mon visage, personne ne peut le voir. »
Moïse tailla de nouveau deux tables de pierre. Il se leva de bon matin, et il gravit la montagne du Sinaï comme le Seigneur le lui avait ordonné. Il emportait les deux tables de pierre.
Le Seigneur descendit dans la nuée et vint se placer auprès de Moïse. Il proclama lui-même son nom ;
il passa devant Moïse et proclama : « YAHVÉ, LE SEIGNEUR, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d'amour et de fidélité,
qui garde sa fidélité jusqu'à la millième génération, supporte faute, transgression et péché, mais ne laisse rien passer, car il punit la faute des pères sur les fils et les petits-fils, jusqu'à la troisième et la quatrième génération. »
Aussitôt Moïse se prosterna jusqu'à terre,
et il dit : « S'il est vrai, Seigneur, que j'ai trouvé grâce devant toi, daigne marcher au milieu de nous. Oui, c'est un peuple à la tête dure ; mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés, et tu feras de nous un peuple qui t'appartienne. »
Moïse demeura sur le Sinaï avec le Seigneur quarante jours et quarante nuits ; il ne mangea pas de pain et ne but pas d'eau. Sur les tables de pierre, il écrivit les clauses de l'Alliance, les Dix Commandements.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,36-43.
Laissant la foule, Jésus vint à la maison. Ses disciples s'approchèrent et lui dirent : " Explique-nous clairement la parabole de l'ivraie dans le champ." Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c'est le Fils de l'homme ; le champ, c'est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l'ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L'ennemi qui l'a semée, c'est le démon ; la moisson, c'est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges.
De même que l'on enlève l'ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde.
Le Fils de l'homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume tous ceux qui font tomber les autres et ceux qui commettent le mal,
et ils les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu'il entende !


Cy Aelf, Paris

Pourquoi faut-il que les oreilles entendent ? Il y a donc tant de sourds chez les hommes qui ont des oreilles ? Comment est-ce possible ?  
Parce que les humains y mettent leur volonté ou pas; car il est tout à fait possible de voir et d'entendre, puis de de dire, devant un tribunal : "Je n'ai rien vu, je n'ai rien entendu, ce n'est pas mon affaire !" Car il y a ceux qui sont choisis et qui chercheront le sens - et une fois le sens trouvé, s'en réjouiront en Dieu et en nourriront leur vie.
Car la parole de Dieu est si riche en sens et en significations multiples, qu'un homme comme moi peut reprendre chaque année le même texte et y trouver "du neuf et de l'ancien".

Mais avant la venue du Christ, comme dans le récit de l'Exode, il n'était possible qu'aux prophètes de l'entendre. Il y avait un rite auquel se soumettre. Au désert, il y eut une "Tente de la Rencontre".  Plus tard, on bâtit un Temple et l'on pria Dieu de venir y installer sa demeure. Encore n'était-ce pas suffisant, il fallait aussi des temps, des rythmes et des rites. Et Dieu était prié de se soumettre aux temps, aux rythmes et au rites humains.

Comprenez-vous ? Toutes les relations à Dieu - y comprises les nôtres, peuvent finir dans un rite, une église, un temple - mais sans que Dieu réponde, parce que nous aurons perdu les oreilles pour entendre et les yeux pour voir. Parce que nous pensons pouvoir nous mesurer à Dieu, mais quelle folie !  Notre prêtre, ce matin, nous a parlé d'un Dieu qui est bel et bien présent, tandis que nous, nous n'y sommes pas. Nous n'avons pas sa patience, nous choisissons le temps plutôt que l'éternité. Comment pouvons-nous préférer le temps à l'éternité ?
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Dimanche : La parabole du bon grain et de l'ivraie

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Seizième dimanche du temps ordinaire

Livre de la Sagesse 12,13.16-19.

Il n'y a pas de Dieu en dehors de toi, Seigneur, toi qui prends soin de toute chose, et montres ainsi que tes jugements ne sont pas injustes.
Ta force est à l'origine de ta justice, et ta domination sur toute chose te rend patient envers toute chose.
Il montre sa force, l'homme dont la puissance est discutée, et ceux qui la bravent sciemment, il les réprime.
Tandis que toi, Seigneur, qui disposes de la force, tu juges avec indulgence, tu nous gouvernes avec beaucoup de ménagement, car tu n'as qu'à vouloir pour exercer ta puissance.
Par ton exemple tu as enseigné à ton peuple que le juste doit être humain, et tu as pénétré tes fils d'une belle espérance : à ceux qui ont péché tu accordes la conversion.



Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,26-27.
Frères, l’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit lui-même intervient pour nous par des cris inexprimables
Et Dieu, qui voit le fond des cœurs, connaît les intentions de l'Esprit : il sait qu'en intervenant pour les fidèles, l'Esprit veut ce que Dieu veut.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,24-43.
Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le Royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.
Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l'ivraie au milieu du blé et s'en alla.
Quand la tige poussa et produisit l'épi, alors l'ivraie apparut aussi.
Les serviteurs du maître vinrent lui dire : 'Seigneur, n'est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie ? '
Il leur dit : 'C'est un ennemi qui a fait cela. ' Les serviteurs lui disent : 'Alors, veux-tu que nous allions l'enlever ?
Il répond : 'Non, de peur qu'en enlevant l'ivraie, vous n'arrachiez le blé en même temps.
Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d'abord l'ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier. ' »
Il leur proposa une autre parabole : « Le Royaume des cieux est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a semée dans son champ.
C'est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel font leurs nids dans ses branches. »
Il leur dit une autre parabole : « Le Royaume des cieux est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé. »
Tout cela, Jésus le dit à la foule en paraboles, et il ne leur disait rien sans employer de paraboles,
accomplissant ainsi la parole du prophète : C'est en paraboles que je parlerai, je proclamerai des choses cachées depuis les origines.
Alors, laissant la foule, il vint à la maison. Ses disciples s'approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l'ivraie dans le champ. » Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c'est le Fils de l'homme ;
le champ, c'est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l'ivraie, ce sont les fils du Mauvais.
L'ennemi qui l'a semée, c'est le démon ; la moisson, c'est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges.
De même que l'on enlève l'ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde.
Le Fils de l'homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume tous ceux qui font tomber les autres et ceux qui commettent le mal, et ils les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu'il entende !


Cy Aelf, Paris

La parabole du bon grain et de l'ivraie, Jésus en donne la clé à ses disciples - et cette clé, ses disciples l'ont gardée pour nous, afin que chaque génération puisse reconnaître qui sont les fils du Royaume et les distinguer des fils du Mauvais. Et donc, à nous, à vous et à moi, de prendre garde,  afin que nous sachions distinguer la vérité du mensonge, et que nous choisissions de devenir des Justes devant le Seigneur lorsqu'Il paraîtra.

De ce temps, avec des moyens de communication comme il n'y en a jamais eu auparavant, la vérité et le mensonge se croisent sur les ondes à toute vitesse. Il faut songer à cela: au moment où l'un regrette de s'être laissé emporter et s'en repend, d'autres au même moment, sèment le mensonge. Ils volent la saine nourriture de la bouche des enfants de Dieu et leur servent à la place une pâtée mondaine qui semble appétissante mais qui ne nourrit pas.

Ainsi, je le dis : je n'ignore pas que je porte la responsabilité de tout ce que j'écris chaque fois que je me mets à l'exercice pour dire tout ce que la Parole évoque en moi. Ne devrais-je pas trembler ?  Peut-être. Mais si, en dépit de l'importance et de la gravité du partage, les mots me viennent dans les doigts, c'est que l'Esprit du Seigneur me soutient. C'est un feu qui brûle pour réchauffer, enthousiasmer et réjouir; c'est aussi une nourriture qui ne s'épuise pas: plus nous livrons de notre propre vie intérieure, plus et plus la vie est forte en nous.

Je voudrais dire en cette occasion combien je suis dans la peine lorsque je croise sur internet les messages de fin des temps, de catastrophe généralisée, de destructions massives qu'on attribue à Dieu. Beaucoup de baptisés catholiques font partie de ces messagers de la peur.  La fausseté de ces messages, c'est bien à la frayeur qu'ils suscitent, qu'on les reconnaît. C'est la raison pour laquelle, sur la plupart des sites que je connais, j'ai ouvert un fil qui se nomme: le fil des bonnes nouvelles...  je n'en trouve pas beaucoup, et pas chaque jour, parce que les media préfèrent bien sûr les nouvelles susceptibles de choquer, de frapper d'horreur - les mauvaises nouvelles, c'est tellement plus raisonnable !

Cependant, comme je me réjouis de ce que dit le Livre de la Sagesse, cette veille de dimanche !  Il est écrit :

"Par ton exemple tu as enseigné à ton peuple que le juste doit être humain, et tu as pénétré tes fils d'une belle espérance : à ceux qui ont péché tu accordes la conversion".

Alleluia !

.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
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Re: Dimanche : La parabole du bon grain et de l'ivraie

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L'Homélie du Pape François


Seizième dimanche du temps ordinaire

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,24-43.
Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le Royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.
Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l'ivraie au milieu du blé et s'en alla.
Quand la tige poussa et produisit l'épi, alors l'ivraie apparut aussi.
Les serviteurs du maître vinrent lui dire : 'Seigneur, n'est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie ? '
Il leur dit : 'C'est un ennemi qui a fait cela. ' Les serviteurs lui disent : 'Alors, veux-tu que nous allions l'enlever ?
Il répond : 'Non, de peur qu'en enlevant l'ivraie, vous n'arrachiez le blé en même temps.
Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d'abord l'ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier. ' »
Il leur proposa une autre parabole : « Le Royaume des cieux est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a semée dans son champ.
C'est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel font leurs nids dans ses branches. »
Il leur dit une autre parabole : « Le Royaume des cieux est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé. »
Tout cela, Jésus le dit à la foule en paraboles, et il ne leur disait rien sans employer de paraboles,
accomplissant ainsi la parole du prophète : C'est en paraboles que je parlerai, je proclamerai des choses cachées depuis les origines.
Alors, laissant la foule, il vint à la maison. Ses disciples s'approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l'ivraie dans le champ. » Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c'est le Fils de l'homme ;
le champ, c'est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l'ivraie, ce sont les fils du Mauvais.
L'ennemi qui l'a semée, c'est le démon ; la moisson, c'est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges.
De même que l'on enlève l'ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde.
Le Fils de l'homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume tous ceux qui font tomber les autres et ceux qui commettent le mal, et ils les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu'il entende !


Cy Aelf, Paris


Dans un champ où le maître sème le grain, une nuit, l'ennemi arrive et sème l'ivraie, un mot qui en hébreu dérive de la même racine que le nom Satan et qui se réfère au concept de division.

Les serviteurs voudraient tout de suite arracher la mauvaise herbe, mais le maître les en empêche. Pourquoi? Pour ne pas, en ramassant l'ivraie, arracher avec elle le bon grain". Tel est le commentaire de la célèbre parabole donné par le Pape François à l'angélus.

"L'image du bon grain et de l'ivraie permet d'aborder le problème du mal dans ce monde mettant en exergue la patience de Dieu.

Cette parabole nous livre un double enseignement. D'abord, elle dit que le mal qu'il y a dans le monde ne vient pas de Dieu mais de son ennemi, le Malin. Cet ennemi est astucieux. Il a semé le mal au milieu du bien, en sorte qu'il est impossible à nous, les hommes, de les séparer nettement; mais Dieu, à la fin, pourra le faire...
Ensuite, elle évoque l'opposition entre l'impatience des serviteurs et l'attente patiente du propriétaire du champ qui représente Dieu".

Le Pape a rappelé les nombreuses fois où nous nous empressons de juger, classer, mettre d'un côté les bons de l'autre les mauvais. "Lui regarde dans le champ de la vie de chaque personne avec patience et miséricorde. Il voit bien mieux que nous la saleté et le mal, mais il voit aussi les germes du bien et attend avec confiance qu'ils grandissent. Dieu est patient, il sait attendre".

"L'attitude du maître est celle d'une espérance fondée sur la certitude que le mal n'a ni le premier ni le dernier mot. C'est grâce à cette espérance patiente de Dieu que l'ivraie, à la fin, peut devenir du bon grain. Mais attention, la patience évangélique n'est pas l'indifférence au mal. On ne peut confondre le bien et le mal!

Face à l'ivraie présente dans le monde, le disciple du Seigneur est appelé à imiter la patience de Dieu, à nourrir l'espérance avec le soutien d'une confiance inébranlable en la victoire finale du bien, c'est-à-dire de Dieu. A la fin, en effet, le mal sera enlevé et éliminé: au temps de la moisson, c'est-à-dire du jugement".

Avant de conclure, le Pape François a ajouté: "A la fin nous serons tous jugés avec le même mètre avec lequel nous avons jugé, à l'aune de la miséricorde dont nous aurons fait preuve envers les autres". Il a enfin encouragé l'assemblée à prier Marie "pour qu'elle nous aide à grandir dans la patience, l'espérance et la miséricorde".

http://www.news.va/fr/news/la-patience-de-dieu-3[/b]
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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