Justement, c'est ce que j'ai écrit plus haut dans la « christianisation » du mariage romain, celui-ci étant, à l'origine, monogame (aucune contradiction avec les fondements bibliques), l'apport du christianisme sont : l'indissolubilité du mariage, l'interdiction de la polygamie, répudiation, consanguinité. Cela a forgé notre vision du mariage jusqu'à nos jours.Peccator a écrit :La Grèce en général, et Rome en particulier, étaient monogames, certes (enfin, avec une conception quand même très ouverte de la monogamie...). Mais la monogamie a des fondements bibliques clairs. Pourquoi l'Eglise aurait-elle du rejeter ces particularités du mariage romain, puisqu'ils se trouvaient répondre aux exigences morales évangéliques ? Pour le mariage comme pour le reste, l'Eglise prend ce qui est bon, et rejette le reste.
L'Église s'est servi de ce qui était bon et a jeté les mauvaises choses, nous sommes d'accord, c'est pour cela qu'elle s'est inspiré dans de nombreux domaines de cette civilisation et a continué son travail de christianisation dans cet espace gréco-romain.
Il y a toujours une base qui préexiste, notre conception du mariage repose sur la rencontre du mariage monogame dans la civilisation gréco-romaine et le rajout par l'Église d'une essence au delà du juridique, c'est-à-dire des principes moraux à respecter.
Peccator a écrit :De nos jours, pour la grande majorité des français, la religion est réduite au folklore et à la tradition. Il n'est donc pas étonnant que le mariage religieux ne soit pas considéré autrement. Il va falloir vous faire à l'idée que les chrétiens aujourd'hui en France sont une petite minorité vivant dans un pays païen.
C'est cette même majorité qui guide ma vie et celle d'un pays vers l'abîme ? J'estime qu'ils sont libres de leurs propos vis-à-vis de la Religion, mais au minimum de s'instruire avant de poser un jugement définitif en étiquetant cela par « folklore » ou plus romantiquement « tradition », le plus risible repose de se dire « oui » devant un portrait.
Pour la question de la situation du christianisme en France cela est clair pour tout le monde, ceux qui se pensent encore aux temps d'un pays chrétien sont des romantiques ou des pauvres d'esprits... si nous sommes des minorités pourquoi ne pas avoir une séparation de l’État et du mariage?
Vous êtes un brin dans la confection d'homme de paille ? Je vous explique un cheminement sur l'évolution du mariage, je suis marqué de votre dédain après que votre gant est souffleté ma joue.Peccator a écrit :Que la Révolution Française ait imposé un Etat athée, et cherché à imposer une "religion d'Etat sans Dieu", ma foi, c'est enfoncer des portes ouvertes... On était quand même bien en plein esprit des Lumières, quand l'idée fondamentale était de mettre Dieu au placard pour le remplacer par l'Homme... La Révolution a appliqué cette logique au mariage comme elle a tenté de le faire pour le calendrier.
Le mariage doit rester une affaire privée, entre adultes consentants et libres de s'unir, si je dois valider ma relation avec ma compagne, je vais à l'église qui est à mes yeux la seule autorité morale sur ce genre de chose, non pas dans un ersatz de mariage chrétien, avec son baptême civil... Il faudrait peut-être déjà commencer à se questionner sur le fait d'être pleinement catholique, car attendre la Bénédiction d'un autorité autre que celle de Dieu pour le mariage, c'est comment dire...
Je ne voulais pas faire trop gnian-gnian, en gros, c'est que le couple s'unit devant Dieu pour fonder une famille et avoir des enfants donc un projet d'avenir.Peccator a écrit :Je ne comprend pas la phrase "le mariage à l'Eglise restait la finalité devant Dieu du couple vers l'avenir".



