Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2013-2014)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
Règles du forum
Forum de partage de méditations chrétiennes
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Un sincère repentir vaut mieux que tous les sacrifices

Message non lu par etienne lorant »

Le vendredi de la 13e semaine du temps ordinaire

Livre d'Amos 8,4-6.9-12.

Écoutez ceci, vous qui écrasez le pauvre pour anéantir les humbles du pays,
car vous dites : « Quand donc la fête de la nouvelle lune sera-t-elle passée, pour que nous puissions vendre notre blé ? Quand donc le sabbat sera-t-il fini, pour que nous puissions écouler notre froment ? Nous allons diminuer les mesures, augmenter les prix, et fausser les balances.
Nous pourrons acheter le malheureux pour un peu d'argent, le pauvre pour une paire de sandales. Nous vendrons jusqu'aux déchets du froment ! »
Parole du Seigneur Dieu : Quand arrivera mon Jour, je ferai disparaître le soleil en plein midi, en plein jour, j'obscurcirai la lumière sur la terre.
Je changerai vos fêtes en deuil, tous vos chants en lamentations ; je vous obligerai tous à mettre un vêtement de pénitence, à vous raser la tête. Je mettrai ce pays en deuil comme pour un fils unique, et, dans la suite des jours, il connaîtra l'amertume.
Voici venir des jours, déclare le Seigneur Dieu, où j'enverrai la famine sur la terre ; ce ne sera pas une faim de pain ni une soif d'eau, mais la faim et la soif d'entendre les paroles du Seigneur.
On se traînera d'une mer à l'autre, marchant à l'aventure du nord au levant, pour chercher en tout lieu la parole du Seigneur, mais on ne la trouvera pas.



Evangile selon saint Matthieu 9,9-13.
Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit.
Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples.
Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que veut dire cette parole : C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »


Cy Aelf, Paris

La première lecture nous montre comment les juifs, tout en respectant la Loi, ne songe pas à Dieu, mais à leurs affaires. Comme beaucoup de gens parmi nous qui vont à la messe pas tellement pour y puiser un renouvellement de grâce et de foi, mais en vue de se rassurer eux-mêmes. Puisqu'ils satisfont aux sacrements, le Seigneur est bien obligé d'en tenir compte. (Et il en tiendra compte en effet: combien de fois Jésus ne m'a-t-il pas laisser me blesser, avant que je finisse par comprendre que telle chose, qui me faisait envie, ne pouvait me causer que du tort ?)

Il se passe la même chose lors de la soudaine conversion de Matthieu. Dans l'excès de sa joie, il invite autour de lui tous les gens qu'il connaît pour partager avec eux ce moment prodigieux qu'il vient de vivre. A ma propre conversion, mon premier geste ne fut pas d'aller directement à l'église, mais d'essayer de réparer des erreurs que j'avais commises envers des personnes de mon entourage. Il me fallait d'abord, en préalable, réparer les dommages causés, "remettre les choses à plat" - et ensuite me poser la question de mon avenir.

Ce mouvement de la conversion entre tout à fait dans ce que Jésus dit : "Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades". Le coeur du problème, c'est que les juifs, en pratiquant leurs rites, s'imaginent qu'ils sont justifiés par Dieu - et c'est vraiment très pratique, parce que cela leur permet de continuer, très concrètement, de continuer à s'engraisser en vendant à de pauvres gens "jusqu'aux déchêts du froment"...

Lorsqu'on y réfléchit un peu, il est clair qu'en parlant comme il le fait, Jésus voudrait bien faire comprendre aux pharisiens présents que leurs jugements "à l'emporte-pièce", ne peut que se retourner contre eux-mêmes. Et durant toute sa vie publique, Jésus va se heurter à ce mur d'une religion qui - par le travers des rites - permettrait indéfiniment de demeurer dans l'auto-satisfaction et l'intérêt.

.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Non pas changement, mais nouveauté complète

Message non lu par etienne lorant »

Le samedi de la 13e semaine du temps ordinaire

Livre d'Amos 9,11-15.

En ce jour-là, je relèverai la hutte de David, qui s'écroule ; je réparerai ses brèches, je relèverai ses ruines, je la rebâtirai telle qu'aux jours d'autrefois, afin que ses habitants prennent possession du reste d'Édom et de toutes les nations sur lesquelles mon nom fut jadis invoqué, déclare le Seigneur, qui fera tout cela.
Voici venir des jours, déclare le Seigneur, où se suivront de près labours et moissons, vendanges et semailles. Les montagnes laisseront couler le vin nouveau, toutes les collines en seront ruisselantes.
Je ramènerai les captifs de mon peuple Israël ; ils rebâtiront les villes dévastées et les habiteront ; ils planteront des vignes et en boiront le vin ; ils cultiveront des jardins et en mangeront les fruits.
Je les planterai sur leur sol, et jamais plus ils ne seront arrachés du sol que je leur ai donné. - Le Seigneur ton Dieu a parlé.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9,14-17.
Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant : « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons ? »
Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux ? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.
« Et personne ne coud une pièce d'étoffe neuve sur un vieux vêtement ; car le morceau ajouté tire sur le vêtement et le déchire davantage. » Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve. »



Cy Aelf, Paris

A la promesse de la restauration d'Israël sur sa terre, énoncée par le prophète Amos, l'Evangile répond par une parole définitive sur l'homme. Pour que vive Israël, il faut que le peuple élu cesse de pratiquer une religion selon les pharisiens - et même les disciples de Jean Baptiste s'en étonnent : les disciples de Jésus ne jeûnent pas.

Ce matin, j'ai songé à la "mutation intérieure" que j'ai traversée lorsque, pour mettre fin à ma tabagie, j'ai cessé de dire : "Si j'ai assez de volonté, j'y arriverai !" Car l'acte de volonté, c'est une des choses qui demeurent strictement humaines.

Ainsi, quand bien même un homme, grâce à sa seule volonté, s'arrêterait de fumer toute sa vie durant, il resterait tout de même attaché au tabac. Par contre, le jour où j'ai cessé de fumer, il y a dix ans cette année, c'est parce que j'avais changé d'esprit. J'avais été guidé en cela par mon "ABC de la vie intérieure": et plutôt que d'armer ma volonté, j'ai reconnu ma faiblesse, j'ai demandé ma délivrance et je me suis dit: "Eh bien, voilà: j'écrase ma dernière cigarette, et j'accepte d'être malade le temps qu'il faudra." Non seulement j'ai cessé de fumer mais je ne touche plus à l'alcool.

Pour que le Royaume s'instaure dans nos vies, qu'il porte du fruit parmi nous, il nous faut d'abord "faire place nette" de tous nos raisonnement, de ce que nous appelons "nos acquis". Bref, il nous faut devenir des outres neuves, seules capables de recevoir le vin nouveau, qui est force de vie, et qui fait éclater tout ce qui est vieux, voué à l'oubli et à la mort.

Le baptême n'est pas seulement une nouvelle naissance, il est aussi une création nouvelle ! Je le dis à tous ceux qui me liront: aujourd'hui encore, je reçois la promesse d'une vie renouvelée. Mais je DOIS avoir confiance !

.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Invisiblement mais invinciblement

Message non lu par etienne lorant »

Quatorzième dimanche du temps ordinaire

Livre de Zacharie 9,9-10.

Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient vers toi : il est juste et victorieux, humble et monté sur un âne, un âne tout jeune.
Ce roi fera disparaître d'Éphraïm les chars de guerre, et de Jérusalem les chevaux de combat ; il brisera l'arc de guerre, et il proclamera la paix aux nations. Sa domination s'étendra d'une mer à l'autre, et de l'Euphrate à l'autre bout du pays.


Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,9.11-13.
Frères, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous l’emprise de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit de Christ ne lui appartient pas.
Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.
Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais ce n'est pas envers la chair : nous n'avons pas à vivre sous l'emprise de la chair. Car si vous vivez sous l'emprise de la chair, vous devez mourir ; mais si, par l'Esprit, vous tuez les désordres de l'homme pécheur, vous vivrez.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,25-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté.
Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »


Cy Aelf, Paris

Les lectures de ce dimanche sont de nature à nous réconforter, nous qui vivons ce temps difficile - qui est le même temps qu'ont traversé victorieusement les disciples de Jésus, au cours des premiers siècles de l'ère chrétienne. La nouveauté du roi juché sur un ânon, mais dont la parole est plus forte que les vrombissements des chars de guerre, elle avait été annoncée par un prophète de l'ancienne alliance, elle s'est réalisée de façon très concrète très par Jésus lors de sa montée à Jérusalem, et elle se poursuit en nous et à travers nous !

Comme le dit bien saint Paul, c'est désormais l'Esprit saint qui a ressuscité Jésus qui habite en nous. En sorte que notre oeuvre sur la terre n'est ni une question de force et de pouvoir selon la chair, ni d'organisation du monde. Que nous sommes heureux si nous croyons cela !

Car il se produit des évènements qui ne signifient rien en apparence, des incidents dont aucun journal ne parlera jamais, mais qui - très concrètement - ont changé des vies et continuent à rebondir à travers le tissu humain de la société. Le dernier exemple qui m'en a été donné date d'hier soir. Je rentrais chez moi lorsqu'un homme que ne connais que de vue a traversé la rue pour me saluer. Il m'a dit merci pour avoir un jour parlé ouvertement de ma foi catholique. Je n'avais rien dit de spécial, m'a-t-il assuré, mais "pour moi c'était tout à fait clair". Au moment où j'avais dit: "Oui, je suis catholique", lui a recouvré sa foi ... juive. Et il m'a parlé de la Torah - la "loi de la Vie" qui le soutient désormais dans sa maladie.

Eh bien, cette rencontre, cet échange de quelques mots, qu'est-ce que c'est dans l'histoire du monde, qu'est-ce que cela représente ? On dira que c'est insignifiant, que c'est un événement tout à fait inconséquent. Cependant, pour cet homme comme pour moi, le Seigneur a manifesté l'Amour dont nous sommes aimés à chaque instant.

Ce n'est pas tout le monde qui peut saisir cela, mais qu'importe !

.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Que la foi nous suffise toujours

Message non lu par etienne lorant »

Le lundi de la 14e semaine du temps ordinaire

Livre d'Osée 2,16.17b-18.21-22.

Parole du Seigneur. Mon épouse infidèle, je vais la séduire, je vais l'entraîner jusqu'au désert, et je lui parlerai cœur à cœur. Et là, je lui rendrai ses vignobles, et je ferai de la Vallée-du-Malheur la porte de l'espérance. Là, elle me répondra comme au temps de sa jeunesse, au jour où elle est sortie du pays d'Égypte.
En ce jour-là, déclare le Seigneur, voici ce qui arrivera : Tu m'appelleras : « Mon époux » et non plus : « Mon maître ». Tu seras ma fiancée, et ce sera pour toujours. Tu seras ma fiancée, et je t'apporterai la justice et le droit, l'amour et la tendresse ;
tu seras ma fiancée, et je t'apporterai la fidélité, et tu connaîtras le Seigneur.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9,18-26.
Tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean Baptiste, voilà qu'un chef s'approcha; il se prosternait devant lui en disant : " Ma fille est morte à l'instant; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. "
Jésus se leva et se mit à le suivre, ainsi que ses disciples.
Et voilà qu'une femme souffrant d'hémorragies depuis douze ans s'approcha par derrière et toucha la frange de son vêtement. Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. »
Jésus se retourna, la vit et lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t'a sauvée. » Et la femme fut sauvée à l'heure même. Jésus, arrivé à la maison du chef, dit, en voyant les joueurs de flûte et l'agitation de la foule :
« Retirez-vous. La jeune fille n'est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui. Quand il eut mis la foule dehors, il entra et saisit la main de la jeune fille, qui se leva.
Et la nouvelle se répandit dans tout ce pays.


Cy Aelf, Paris

L'épouse infidèle qui va redevenir fiancée, c'est un peu chacun et chacune d'entre nous - en reconnaissant Jésus, nous retrouvons le bonheur de nous sentir attendus, espérés, aimés. Nos rapports avec le Seigneur ne seront plus vécus dans la crainte du maître, mais dans la confiance absolue.

La prophétie choisie pour la première lecture correspond bien aux témoignages de foi de confiance dans l'Evangile du jour. Le témoignage du chef religieux est tout à fait clair: il est certain que sa fille est morte et tout aussi certain qu'une simple imposition des mains de Jésus la fera revenir à la vie; quand à la femme souffrant d'hémorragies, c'est également une vie toute renouvelée qu'elle attend d'un simple contact avec Jésus.  "Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée".  

C'est la foi qu'il nous faut - et aussi la foi dont nous manquons, qui est dépeinte ici.

Je suis supposé fêter aujourd'hui mon 58e anniversaire. Comme chaque année, le 7 c'est un jour difficile à passer car, bien sûr, la plupart de mes connaissances sont déjà en vacances, bien loin d'ici. Mais je n'en souffre plus comme ce fut le cas certaines années. (Je me souviens toujours de l'anniversaire de mes vingt ans:  quelque chose s'est brisé en moi ce jour-là. J'avais invité tous les étudiants et étudantes de mon cours - il y avait, pour le barbecue, assez à manger et boire tout l'après-midi... mais ils ne sont venus qu'à trois, j'ai tout "remballé" vers 15h00 et je n'ai plus jamais fêté l'évènement).

Ici encore, que la foi pleinement vécue franchisse tous les obstacles jusqu'à la fin !

.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

C'est la foi qui nous fait marcher !

Message non lu par etienne lorant »

Le mardi de la 14e semaine du temps ordinaire

Livre d'Osée 8,4-7.11-13.

Parole du Seigneur : les fils d'Israël ont établi des rois sans me consulter, ils ont nommé des princes sans mon accord ; avec leur argent et leur or, ils se sont fabriqué des idoles. Ils seront anéantis.
Je le rejette, ton veau d'or, Samarie ! Ma colère s'est enflammée contre tes enfants. Refuseront-ils toujours de retrouver l'innocence ? Ce veau est l'œuvre d'Israël, un artisan l'a fabriqué, ce n'est pas un dieu ; ce veau de Samarie sera brisé en mille morceaux.
Ils ont semé le vent, ils récolteront la tempête. L'épi ne donnera pas de grain ; s'il y avait du grain, il ne donnerait pas de farine, et, s'il en donnait, elle serait dévorée par les étrangers.
Éphraïm a multiplié les autels pour expier le péché ; et ces autels ne lui servent qu'à pécher.
J'ai beau lui mettre par écrit toutes les prescriptions de ma loi, il n'y voit qu'une loi étrangère.
Ils offrent des sacrifices pour me plaire et ils en mangent la viande, mais le Seigneur n'y prend pas de plaisir. Au contraire, il y trouve le rappel de toutes leurs fautes, il fait le compte de leurs péchés. Qu'ils retournent donc en Égypte
!

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9,32-38.
On présenta à Jésus un possédé qui était muet.
Lorsque le démon eut été expulsé, le muet se mit à parler. La foule fut dans l'admiration, et elle disait : « Jamais rien de pareil ne s'est vu en Israël ! »
Mais les pharisiens disaient : « C'est par le chef des démons qu'il expulse les démons. »
Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, il eut pitié d'elles parce qu'elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson.
»


Cy Aelf, Paris

La religion telle que la pratiquent les "fils d'Israël", bien organisée, structurée, inscrit sa pratique entre désobéissances et rites pour éviter les conséquences des désobéissances... Ainsi dit le prophète :"Éphraïm a multiplié les autels pour expier le péché ; et ces autels ne lui servent qu'à pécher.". C'est très pratique et notre prêtre nous a dit sans ciller que cela se pratique toujours. En effet, celles et ceux qui viennent chaque année à Pâques confesser les mêmes péchés, font exactement la même chose...

Mais l'Evangile, la parole de Jésus, a le pouvoir de briser ces enchaînements toujours plus lourds à supporter. Il marche en avant et ne prend pas la peine (du moins dans l'Evangile de Matthieu) de répondre aux raisonnements pervers des pharisiens. Car la vraie pratique de la religion met l'âme en mouvement dans l'homme. Et je le dis ainsi car c'est l'expérience - très concrète - que j'en ai.

J'en ai eu l'illustration ce matin-même. C'est sans doute la troisième fois en une vingtaine d'années de pratique quotidienne que cela arrive. Je me suis réveillé, j'ai la pluie battre sur les vitres de ma chambre et je me suis dit: "Bah, ce n'est pas pour une fois si je manque la messe"... Mais au bout d'un moment, je me suis levé et je me suis mis à m'efforcer beaucoup.

Mais même ainsi, je n'arrive pas à mon compte: il faut une demie heure, en marchant vite, pour rejoindre la chapelle à temps pour le début de la messe à 8 heures. Or, je me suis mis en route à 7h40 - j'ai regardé ma montre. Donc, j'aurais dû être en retard de dix minutes. Eh bien, non: lorsque je me suis assis à ma place: j'ai de nouveau regardé ma montre, il restait cinq minutes devant moi pour me recueillir. Je crois que je serai dans la joie durant toute ma journée !


.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Dieu est Amour et amour de Miséricorde

Message non lu par etienne lorant »

Mercredi, 14ème Semaine du Temps Ordinaire

Lecture du livre d'Osée  (Os 10, 1-3.7-8.12)

Israël était une vigne luxuriante, qui portait beaucoup de fruit. Mais plus ses fruits se multipliaient, plus Israël multipliait les autels ; plus son pays devenait riche, plus il enrichissait les stèles et les idoles. Son cœur est partagé ; maintenant il va expier : le Seigneur renversera ses autels, détruira ses idoles.
Maintenant Israël va dire : « Nous sommes privés de roi, car nous n'avons pas craint le Seigneur. Et si nous avions un roi, que pourrait-il faire pour nous ? »
Ils ont disparu, Samarie et son roi, comme de l'écume à la surface de l'eau.
Ils seront détruits, les sanctuaires sacrilèges, ce péché d'Israël ; épines et ronces recouvriront leurs autels. Alors on dira aux montagnes : « Cachez-nous ! » et aux collines : « Tombez sur nous ! »
Faites des semailles de justice, récoltez une moisson de miséricorde, défrichez vos terres en friche. Il est temps de chercher le Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne répandre sur vous une pluie de justice
.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (10, &-7)
Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d'expulser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, appelé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël.
Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. »



Cy Aelf, Paris

La prophétie d'Osée s'accomplit lorsque les douze apôtres - douze comme les douze tribus d'Israël, sont envoyés à ses "brebis perdues". Ils n'ont pas pour mission de blâmer, mais d'expulser les esprits mauvais, de guérir toute maladie et toute infirmité. Pour les juifs, ce sera un signe que le temps de la justice divine est révolu (selon leurs propres jugements) et que le Royaume des cieux (celui de la miséricorde) est tout proche.
C'est Jésus qui partira pour la Samarie et les pays étrangers à Israël car le Royaume est destiné à tous les hommes à commencer par les juifs.

Aujourd'hui, notre prêtre nous a montré que les "défauts de foi" des juifs sont désormais aussi les nôtres. Tout comme les juifs attendaient la venue du Christ, les chrétiens attendent sa seconde venue. Il y a tant et plus de nouveaux prophètes à découvrir sur le web et comme autrefois on regarde vers le ciel en y attendant des signes.  

Il y en aura !  Regardez donc cette info :
http://www.maxisciences.com/mars/mars-s ... 32310.html

Quant aux prophètes et aux  "âmes privilégéies", qui annoncent de nouveaux cataclysmes - tels qu'on n'en a jamais vécus sur la terre...   ils et elles constituent un très grand nombre sur internet.

Mais tout cela tient à une conception très "humaniste" de la divinité. Les erreurs que commettaient les juifs dans la représentation qu'ils avaient de Dieu, nous commettons aussi.  Même lorsque que les hommes disent "Si Dieu existait, Il ne permettrait pas les horreurs des guerres et ces folies éparses dans le monde."  Mais ce n'est pas Dieu qui a installé des centrales nucléaire sur des îles aussi instables que Fukushima; ce n'est pas Dieu qui a proclamé la théorie du genre; ce n'est pas Dieu qui établit le droit de mourir "dans la dignité"; ce n'est certes pas Dieu qui autorise l'avortement jusqu'à l'avotrement ex utero.  Dès lors, nous serons tous châtiés ?  Non, ici encore, dans notre logique, dans nos raisonnements, nous sommes loins de Dieu. Puisque Dieu est Amour, et amour de Miséricorde.

.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Exercer sa foi dans les contrariétés

Message non lu par etienne lorant »

Le jeudi de la 14e semaine du temps ordinaire

Livre d'Osée 11,1-4.8c-9.

Parole du Seigneur. J'ai aimé Israël dès son enfance, et, pour le faire sortir d'Egypte, j'ai appelé mon fils.
C'est moi qui lui apprenais à marcher, en le soutenant de mes bras, et il n'a pas compris que je venais à son secours. Je le guidais avec humanité, par des liens de tendresse ; je le traitais comme un nourrisson qu'on soulève tout contre sa joue ; je me penchais vers lui pour le faire manger. Mais ils ont refusé de revenir à moi : vais-je les livrer au châtiment ? Non ! Mon cœur se retourne contre moi, et le regret me consume.
Je n'agirai pas selon l'ardeur de ma colère, je ne détruirai plus Israël, car je suis Dieu, et non pas homme : au milieu de vous je suis le Dieu saint, et je ne viens pas pour exterminer.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10,7-15.
Jésus disait aux douze Apôtres : " Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement.
Ne vous procurez ni or ni argent, ni petite monnaie pour en garder sur vous ;
ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. Car le travailleur mérite sa nourriture.
Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez chez lui jusqu'à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ceux qui l'habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle.
Si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne vers vous.
Si l'on refuse de vous accueillir et d'écouter vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville, en secouant la poussière de vos pieds.
Amen, je vous le dis : au jour du Jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville.


Cy Aelf, Paris

Notre prêtre nous a dit quelque chose que je n'avais jamais remarqué jusqu'à ce jour: dans son Evangile, Matthieu, à l'occasion de l'envoi des douze, emploie ici le mot "Apôtres" - un terme qui n'apparaîtra régulièrement qu'après la Pentecôte. Dans ce passage, la gratuité de la démarche domine sur tout le reste. C'est en partie pour ce motif que Jésus leur interdit d'emporter ni bourse, ni vêtement de rechange, ni sandales et pas même un bâton pour écarter un obstacle sur le chemin.

Non pas que les objets cités deviendraient un obstacle réel à leur engagement auprès d'autrui, mais du fait de la psychologie humaine et des tentations qui ne manqueront pas de se présenter sur leur route.

Souvent - nous pouvons en attester après un tout simple examen de conscience - la tentation survient en nous après un contre-temps, ou devant un refus, ou l'échec d'une entreprise, ou une réprimande injuste. Je retiens ceci pour moi-même et je prierai en ce sens, car ma bonne volonté se relâche souvent devant de désagréables imprévus : je me lève d'un bon pied, alors pourquoi faut-il qu'un caillou vienne soudainement me gâcher ma marche ? En sorte qu'à l'origine d'un péché, il y a souvent une forme de frustration de la bonne volonté...

Il faut avoir confiance en Dieu et il faut s'appliquer à des actes de confiance, a conclu notre prêtre. Lorsque l'on veut le bien, le Seigneur nous exerce d'abord à maîtriser tout ce qui fait "défaut" en nous, le mal dans notre propre nature, a conclu le prêtre.

.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Vivre chaque jour de la grâce reçue

Message non lu par etienne lorant »

Le samedi de la 14e semaine du temps ordinaire

Livre d'Isaïe 6,1-8
.
L'année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur qui siégeait sur un trône très élevé ; les pans de son manteau remplissaient le Temple.
Des séraphins se tenaient au-dessus de lui. Ils avaient chacun six ailes : deux pour se couvrir le visage, deux pour se couvrir les pieds, et deux pour voler.
Ils se criaient l'un à l'autre : « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers. Toute la terre est remplie de sa gloire. »
Les pivots des portes se mirent à trembler à la voix de celui qui criait, et le Temple se remplissait de fumée.
Je dis alors : « Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j'habite au milieu d'un peuple aux lèvres impures : et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l'univers ! »
L'un des séraphins vola vers moi, tenant un charbon brûlant qu'il avait pris avec des pinces sur l'autel.
Il l'approcha de ma bouche et dit : « Ceci a touché tes lèvres, et maintenant ta faute est enlevée, ton péché est pardonné. »
J'entendis alors la voix du Seigneur qui disait : « Qui enverrai-je ? qui sera notre messager ? » Et j'ai répondu : « Moi, je serai ton messager : envoie-moi. »



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10,24-33.
Jésus disait aux douze Apôtres : « Le disciple n'est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur.
Le disciple doit se contenter d'être comme son maître, et le serviteur d'être comme son seigneur. Si le maître de maison s'est fait traiter de Béelzéboul, ce sera bien pire pour les gens de la maison.
Ne craignez pas les hommes ; tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu.
Ce que je vous dis dans l'ombre, dites-le au grand jour ; ce que vous entendez dans le creux de l'oreille, proclamez-le sur les toits.
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent pas tuer l'âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l'âme aussi bien que le corps.
Est-ce qu'on ne vend pas deux moineaux pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés.
Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus que tous les moineaux du monde.
Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes, moi aussi je me prononcerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. »


Cy Aelf, Paris

Jusqu'à la venue de Jésus, les prophètes étaient choisis par Dieu pour révéler au peuple ses péchés, manifester volontés, ses jugements, ses décisions. Avec la venue de Jésus, c'est sa Parole que Dieu donne, et son Esprit qui "l'actualise" constamment. Il en est encore ainsi de nos jours.

A nouveau dans l'Evangile, Matthieu emploie - en apparence de manière indifférenciée, les termes de "disciples" et "apôtres" - mais en réalité, c'est que les disciples doivent devenir apôtres, ils sont appelés à devenir "comme" leur maître.

Jésus les prévient avec douceur et leur fait prendre confiance : même leurs cheveux sont tous comptés.
C'est de cette confiance dont nous vivons. Mais pour ma part, elle a besoin d'être renouvelée chaque jour. Quoi qu'il se soit passé dans mon quotidien, la veille, cette page est tournée: si je suis tombé, je me relève; et même si je ne suis pas tombé, je sais que j'ai besoin de forces neuves, que je ne peux m'appuyer sur un "acquis". Certes non ! Tout m'est donné, tout vient de Dieu, je ne peux d'aucune façon me dire que je suis véritablement meilleur aujourd'hui que je l'étais hier ! Voilà donc pourquoi je suis en faveur de l'Eucharistie, et chaque matin, de préférence qu'en fin de journée.

(Si vous ne l'aviez pas remarqué autour de vous, je suggère de vous exercer à l'observation : autour de nous, le monde qui se croit civilisé, replonge rapidement vers des formes de sauvagerie ou de barbarie. Ouvrez l'oeil, et vous verrez !)

.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

La foi chasse toute crainte devant elle

Message non lu par etienne lorant »

Quinzième dimanche du temps ordinaire

Livre d'Isaïe 55,10-11.

Ainsi parle le Seigneur : La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, pour donner la semence au semeur et le pain à celui qui mange ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce que je veux, sans avoir accompli sa mission.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,18-23.
Frères, j’estime qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire que Dieu va bientôt révéler en nous. En effet, la création aspire de toutes ses forces à voir cette révélation des fils de Dieu.
Car la création a été livrée au pouvoir du néant, non parce qu'elle l'a voulu, mais à cause de celui qui l'a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l'espérance d'être, elle aussi, libérée de l'esclavage, de la dégradation inévitable, pour connaître la liberté, la gloire des enfants de Dieu. Nous le savons bien, la création tout entière crie sa souffrance, elle passe par les douleurs d'un enfantement qui dure encore. Et elle n'est pas seule. Nous aussi, nous crions en nous-mêmes notre souffrance ; nous avons commencé par recevoir le Saint-Esprit, mais nous attendons notre adoption et la délivrance de notre corps.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,1-23.
Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord du lac.
Une foule immense se rassembla auprès de lui, si bien qu'il monta dans une barque où il s'assit ; toute la foule se tenait sur le rivage.
Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur est sorti pour semer.
Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger.
D'autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n'avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt parce que la terre était peu profonde.
Le soleil s'étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché.
D'autres grains sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés.
D'autres sont tombés sur la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.
Celui qui a des oreilles, qu'il entende ! »
Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? »
Il leur répondit : « A vous il est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, mais à eux ce n'est pas donné.
Celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance ; mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a.
Si je leur parle en paraboles, c'est parce qu'ils regardent sans regarder, qu'ils écoutent sans écouter et sans comprendre.
Ainsi s'accomplit pour eux la prophétie d'Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
Le cœur de ce peuple s'est alourdi : ils sont devenus durs d'oreille, ils se sont bouché les yeux, pour que leurs yeux ne voient pas, que leurs oreilles n'entendent pas, que leur cœur ne comprenne pas, et qu'ils ne se convertissent pas. Sinon, je les aurais guéris !
Mais vous, heureux vos yeux parce qu'ils voient, et vos oreilles parce qu'elles entendent !
Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu.
Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur.
Quand l'homme entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s'empare de ce qui est semé dans son cœur : cet homme, c'est le terrain ensemencé au bord du chemin.
Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c'est l'homme qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ;
mais il n'a pas de racines en lui, il est l'homme d'un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il tombe aussitôt.
Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c'est l'homme qui entend la Parole ; mais les soucis du monde et les séductions de la richesse étouffent la Parole, et il ne donne pas de fruit.
Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c'est l'homme qui entend la Parole et la comprend ; il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.
»


Cy Aelf, Paris

Rares sont celles et ceux qui entendent et qui comprennent le temps que nous vivons !  

On dira que le Christ est venu et que le monde n'a guère changé.  Tout du contraire, l'histoire ne semble-t-elle pas se reproduire et se recommencer sans fin ?  

Le Seigneur est venu, il a formé ses disciples, il en a fait des apôtres; Il est mort, Il est ressuscité, Il est monté aux cieux. Il a envoyé son Esprit sur les siens, ceux-ci ont essaimé dans le monde entier, ils ont proclamé partout l'Evangile... mais le monde demeure secoué en tout sens par des guerres fraticides. Mais le jeu des idéologies a repris de plus belle et combien d'hommes en ont sacrifié d'autres au nom de la liberté, du bien commun, de l'égalité, de la justice. En verrons-nous la fin ?

Mais pour quelques-uns, dont je suis, oui, vraiment la fin est venue, le temps est dépassé et l'histoire est dite !
Si j'ose écrire cela, c'est que je suis évangélisé. C'est que, par la rencontre personnelle et intime du Christ ressuscité, il y a bien longtemps que je n'appartiens plus au monde.

Qu'est-ce que ce monde peut désormais me faire encore ?  Me blesser, me faire connaître la faim, la soif, l'indigence, la maladie et finalement la mort ?  Eh bien, en tout cela, si j'ai bien entendu la Parole, si je l'ai bien laissée me transformer selon le dessein de Dieu, alors quoi ?  C'est tout simple:l  ma Joie demeure. Je peux peiner, ma Joie demeure; je peux souffrir, ma Joie demeure; je peux pleurer, ma Joie demeure.

Je songe souvent à celles et ceux qui contemplent les soubresauts du monde en essayant d'y repérer la proximité du retour en gloire du Seigneur. J'ai de la peine pour eux, car ils se laissent tirailler dans tous les sens.
Leur bibliothèque est remplie de révélations de dernière heure. C'est sans joie qu'ils viennent aux sacrements, car ils sont dans l'angoisse autant que dans une forme d'exaltation morbide de la "fin des temps".  J'y ai perdu quelques amitiés, car je ne parviens plus à reconnaître les personnes que j'avais rencontrées. Dans la plupart des cas, c'est desormais la peur de Dieu qui prédomine chez elles - hélas, elles encourent le risque d'être jugé ils seront jugées selon leurs craintes. Puisque Dieu est Amour, puisque Dieu n'est qu'Amour, et puisque l'Amour chasse toute crainte...


.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Re: La foi chasse toute crainte devant elle

Message non lu par etienne lorant »

Exemple de "message céleste" reçu sur internet :


Grace F
Shared publicly - Feb 28, 2014

La Mère de Dieu..la Très Sainte Vierge Marie nous annonce...qu'une vague va venir détruire le Canada, là ça fait bouger, là ça dérange, là on ouvre nos oreilles.La Mère de Dieu nous a demandé de prier, de faire des sacrifices, et le Ciel a dit : «Ce qui causerait la grande vague serait qu’une masse va venir de l’extérieur, cela se combinera avec le réchauffement de la planète.
Cela fera en sorte que l’atmosphère prendra une tournure apocalyptique.»

Note perso : Un second déluge ?
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Re: La foi chasse toute crainte devant elle

Message non lu par etienne lorant »

Homélie du Pape François

Allocution du pape François avant l'angélus

Frères et sœurs, bonjour!

L'Evangile de ce dimanche (Mt 13,1 à 23) nous montre Jésus prêchant sur les rives du lac de Galilée, et parce qu'une grande foule l’entoure, il monte sur une barque, s'éloigne un peu du rivage et prêche de là. Quand il parle au peuple, Jésus utilise de nombreuses paraboles: un langage compréhensible pour tous, avec des images tirées de la nature et des situations de la vie quotidienne.

La première qu’il raconte constitue une introduction à toutes les paraboles : c’est celle du semeur qui jette sa semence généreusement sur tous types de terrain. Et le vrai protagoniste de cette parabole c'est la graine qui produit plus ou moins de fruit selon le terrain sur lequel elle est tombée. Les trois premiers sont des terrains improductifs : sur le chemin, les graines ont été mangées par les oiseaux; sur le sol caillouteux, les bourgeons se sont desséchés rapidement, car ils n'ont pas de racines; dans les buissons les graines sont étouffées par les épines. Le quatrième terrain est la bonne terre, et là seulement, les graines prennent racine et portent des fruits.

Dans ce cas, Jésus ne s’est pas limité à présenter la parabole, il l'a aussi expliquée à ses disciples. La semence tombée sur le chemin indique ceux qui écoutent l’annonce du Royaume de Dieu mais ne l’accueillent pas ; ainsi le Malin arrive et l’emporte. En effet, le Malin ne veut pas que la semence de l’Evangile germe dans le coeur des hommes. C’est la première comparaison.

La deuxième est celle de la semence qui est tombée sur les pierres: elles représentent les personnes qui écoutent la parole de Dieu et l’accueillent immédiatement, mais superficiellement, parce qu'elles n'ont pas de racines et sont inconstantes; et quand ils arrivent les épreuves et les tribulations, ces personnes sont immédiatement abattues.

Le troisième cas est celui de la semence tombée dans les buissons, Jésus explique qu'il se réfère aux personnes qui entendent la parole, mais, en raison de préoccupations mondaines et de la séduction de la richesse, elle est étouffée.

Enfin, la semence tombée sur un terrain fertile représente ceux qui écoutent la parole, l'accueillent, la gardent, et la comprennent, et elle porte du fruit. Le modèle parfait de cette bonne terre est la Vierge Marie.

Cette parabole parle à chacun de nous aujourd'hui, comme elle a parlé aux auditeurs de Jésus il y a deux mille ans. Elle nous rappelle que nous sommes le terrain où le Seigneur jette sans relâche la semence de sa Parole et de son amour.

Avec quelles dispositions la recevons-nous? Et nous nous pouvons nous poser la question: comment est notre cœur? A quel terrain ressemble-t-il ? Une route, de la pierraille, un buisson?

Il dépend de nous de devenir le bon terrain sans épines ni cailloux, mais labouré et cultivé avec soin, de façon à porter de bons fruits pour nous et pour nos frères.

Et nous ferons bien de ne pas oublier que nous sommes des semeurs. Dieu sème de bons grains, et ici aussi nous pouvons nous poser la question: quel genre de semence sort de notre cœur et de notre bouche? Nos paroles peuvent faire beaucoup de bien et aussi de mal; elles peuvent guérir et elles peuvent blesser; elles peuvent encourager et elles peuvent déprimer. Rappelez-vous: ce qui importe, ce n'est pas ce qui entre, mais ce qui sort de la bouche et du cœur.

Que la Vierge Marie nous apprenne, par son exemple, à accueillir la Parole, à la garder, et à la faire fructifier en nous et dans les autres.

http://www.zenit.org/fr/articles/le-pap ... te-humaine
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
mandonnaud
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 2311
Inscription : jeu. 01 juil. 2004, 15:28
Localisation : LIMOGES 87000 FRANCE
Contact :

MERCREDI 16 JUILLET au SAMEDI 19 JUILLET 2014

Message non lu par mandonnaud »

excusez moi 3 jours de prière chez les cistercienne du Jassonneix
MERCREDI 16 JUILLET 2014 15eme semaine du temps ordinaire et Notre-Dame du Mont-Carmel
St Matthieu 11,25-27
(en année impaire Exode 3,1-6.9-12 Ps 102 )
(en année paire Is 10 ,5-7.13-16 Ps 93)
http://reflexions.mandonnaud.net/liturg ... 7-2014.php
26 Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. 27 Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler._Matthieu.

Dieu se révèle au tout petit et il est connu du fils Jésus et à ceux a qui Jésus le révèle quelque soit la religion et le lieu,mais en l'église catholique la plénitude de la communion est faite par les sacrements donner par les évêques, mais Jésus seul fait le lien au présent entre le ciel et la terre. Dieu seul connaît Jésus et réciproque intégralement et Jésus seul révèle le vraie Dieu._Mandonnaud Paul de Limoges.

JEUDI 17 JUILLET 2014 Temps ordinaire 15eme semaine
St Matthieu 11,28-30
(en année impaire Exode 3,13-20 Ps 104 )
(en année paire Is 26,7-9.12.16-19 Ps 101)
http://reflexions.mandonnaud.net/liturg ... 7-2014.php
28 «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
29 Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos. 30 Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »_Matthieu.

Suivre Jésus, est une voie de paix, joie, douceur. On se décide a porter sa croix et elle se fait, par sa présence et son aide, vie et amour reçu.Comme le joue de deux beaufs, jésus nous est attaché et nous devons aller au même pas que lui,souple a l'esprit saint et bien lier a lui par les sacrements._Mandonnaud Paul de Limoges.

VENDREDI 18 JUILLET 2014 Temps ordinaire 15eme semaine
Matthieu 12,1-8
(en année impaire Exode 11,10 à 12,14 Ps 115 )
(en année paire Is 38,1-8 Is 38)
http://reflexions.mandonnaud.net/liturg ... 7-2014.php
01 En ce temps-là, Jésus passait, un jour de sabbat, à travers les champs de blé, et ses disciples eurent faim ; ils se mirent à arracher des épis et à les manger.
02 En voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu'il n'est pas permis de faire le jour du sabbat ! »
03 Mais il leur répondit : « N'avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, ainsi que ses compagnons ?
04 Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l'offrande ; or, cela n'était permis ni à lui, ni à ses compagnons, mais aux prêtres seulement.
05 Ou bien encore, n'avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre aucune faute ?
06 Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple.
07 Si vous aviez compris ce que veut dire cette parole : C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices, 08 vous n'auriez pas condamné ceux qui n'ont commis aucune faute. Car le Fils de l'homme est maître du sabbat. »_Matthieu.

Il faut avoir l'attitude de Dieu lui même, qui aime et fait vivre même les hommes qui le nie, persécute son église, et refuse d'écouter leurs consciences,vivre la miséricorde._Mandonnaud Paul de Limoges.

SAMEDI 19JUILLET 2014 Temps ordinaire 15eme semaine
St Matthieu 12,14-21
(en année impaire Exode 12,37-42 Ps 135 )
http://reflexions.mandonnaud.net/liturg ... 7-2014.php
14 Les pharisiens se réunirent contre Jésus pour voir comment le faire périr.
15 Jésus, l'ayant appris, quitta cet endroit ; beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous.
16 Mais Jésus leur défendit vivement de le faire connaître.
17 Ainsi devait s'accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe :
18 «Voici mon serviteur que j'ai choisi,mon bien-aimé en qui j'ai mis toute ma joie.Je ferai reposer sur lui mon Esprit,aux nations il fera connaître le jugement.
19 Il ne protestera pas, il ne criera pas,on n'entendra pas sa voix sur les places publiques.
20 Il n'écrasera pas le roseau froissé,il n'éteindra pas la mèche qui faiblit,jusqu'à ce qu'il ait fait triompher le jugement. 21 Les nations païennes mettent leur espoir en son nom._Matthieu
.
Jésus est l' envoyé du Dieu unique qui se révèle à travers lui, plein de respect pour les petits, les malades, les faibles. Il ne s' impose pas de force, devant la haine il se retire. Il est tout AMOUR et HUMILITE._Mandonnaud Paul de Limoges.
Jésus est infiniment misericordieux.
http://www.mandonnaud.net/
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Savoir reconnaître et choisir la Miséricorde

Message non lu par etienne lorant »

Le mardi de la 15e semaine du temps ordinaire

Livre d'Isaïe 7,1-9.

Au temps d'Acaz, roi de Juda, Raçône, roi de Syrie, et Pékah, roi d'Israël, montèrent contre Jérusalem pour l'attaquer, mais ils ne purent lui donner l'assaut.
Lorsqu'on apprit, au palais du roi, que l'armée syrienne avait pris position en Éphraïm, le roi et son peuple furent secoués comme les arbres de la forêt sont secoués par le vent.
Le Seigneur dit alors à Isaïe : « Avec ton fils qui s'appelle 'Un-reste-reviendra', va trouver Acaz, au bout du canal du réservoir supérieur, sur la route du Champ-du-Foulon.
Tu lui diras : 'Garde ton calme, ne crains pas, ne va pas perdre cœur devant ces deux bouts de tisons fumants, à cause de la colère bruyante du roi de Syrie et du roi d'Israël.
Oui, la Syrie a décidé ta perte, en accord avec Éphraïm et le roi d'Israël. Ils ont dit :
Marchons contre le royaume de Juda, pour l'intimider ; pénétrons chez lui pour l'obliger à se rendre, et nous lui imposerons comme roi le fils de Tabéel.
Mais voici ce que dit le Seigneur Dieu : Cela ne tiendra pas, cela ne sera pas,
car la capitale de la Syrie, c'est Damas, et le chef de Damas, ce n'est que Raçône ;
la capitale d'Éphraïm, c'est Samarie, et le chef de Samarie, ce n'est que Pékah. Or, dans soixante-cinq ans, Éphraïm, écrasé, cessera d'être un peuple. Si vous ne tenez pas à moi, vous ne pouvez pas tenir. ' »


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,20-24.
Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu'elles ne s'étaient pas converties :
« Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil et la cendre en signe de pénitence. En tout cas, je vous le déclare : Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous, au jour du Jugement. Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville subsisterait encore aujourd'hui. En tout cas, je vous le déclare : le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi, au jour du Jugement. »


Cy Aelf, Paris

La finale du verset cité du livre d'Isaïe nous dit quasiment tout : "Si vous ne tenez pas à moi, dit le Seigneur, vous ne pouvez pas tenir". En effet, ce reproche que Dieu fait à son peuple, Jésus lui-même l'exprime sur les villes où il a prêché, guéri des malades, chassé des démons. Mais les habitants des villes ont-ils cru au message du Royaume et du temps de la Miséricorde annoncé par les prophètes et qui se réalise devant eux ?
Eh bien non, ils sont tous restés sur leur position, leur jugement, leur estimation de ce que Dieu accomplira pour eux parce qu'ils sont de la descendance d'Abraham.  Leur croyance demeure inamovible: "Nous sommes la descendance d'Abraham, donc le Seigneur doit prendre soin de nous".

Comment peut-on préférer la justice au lieu de la miséricorde ?   C'est quelque chose que je peux comprendre. Comme catholique. J'avais été baptisé, catéchisé, communié, confirmé, j'avais une croyance reconnue, je pouvais théoriquement m'appuyer sur un groupe hiérarchisé, mais je n'étais pas proche du Royaume pour autant... car ma foi était purement théorique !  Mais j'ai commencé de souffrir d'un manque plus essentiel, qu'aucun autre humain ne pouvait combler. Et à partir de ce moment-là, je fus sur le chemin qui conduit à la vérité et à la vérité qui conduit à la Vie.

A présent, je vois venir le malheur qui va s'échouer comme une vague sur la plage de notre société. Mais j'échapperai de toute façon pour demeurer auprès du Seigneur...


.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Dieu cherche le coeur des hommes

Message non lu par etienne lorant »

Le mercredi de la 15e semaine du temps ordinaire

Livre d'Isaïe 10,5-7.13-16.

Parole du Seigneur : Malheur à l'Assyrien, l'instrument de mon indignation, lui qui est mon bâton, l'exécuteur de ma colère.
Je l'envoie contre une nation impie, je lui donne pouvoir contre un peuple qui excite ma fureur, pour emporter ses dépouilles et le mettre au pillage, pour le fouler aux pieds comme la boue des chemins.
Mais lui, il ne l'entend pas ainsi, ce n'est pas du tout ce qu'il pense : ce qu'il veut, c'est détruire, exterminer quantité de nations.
Il se dit : « J'ai agi par ma propre force, et par ma sagesse, car j'ai l'intelligence. J'ai supprimé les frontières des peuples, j'ai pillé leurs trésors, et, comme un dieu, j'ai détrôné des rois.
Comme sur un nid, j'ai mis la main sur les richesses des peuples. Comme on ramasse des œufs abandonnés, j'ai ramassé toute la terre, et il n'y a pas eu un battement d'aile, pas un bec ouvert, pas un cri. »
Est-ce que le ciseau se glorifie aux dépens de celui qui s'en sert pour tailler ? Est-ce que la scie s'enorgueillit aux dépens de celui qui la tient ? Comme si le bâton faisait mouvoir la main qui le brandit, comme si c'était le morceau de bois qui soulevait l'homme !
C'est pourquoi le Seigneur Dieu de l'univers fera dépérir ces soldats bien nourris, et par-dessous leur gloire s'allumera un brasier, le brasier d'un incendie
.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,25-27.
En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté.
Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »



Cy Aelf, Paris

La première lecture nous montre "l'embarras" de Dieu, qui cherche à rejoindre l'homme, à l'atteindre dans son coeur, mais qui se retrouve toujours contraint à utiliser le châtiment car cet homme, qu'il soit Israélite ou Assyrien, n'en fait jamais que selon son idée. D'où les catastrophes qui se répètent et s'enchaînent les unes aux autres. Dans notre vie personnelle aussi: si nous considérons que le Seigneur doit répondre à nos prières de la manière que nous avons envisagée, nous risquons d'être fort surpris !

Je cite cette anecdote toute personnelle: j'avais prié afin que ma vie spirtituelle ne perde pas d'intensité du fait de mes rencontres... Eh bien, le premier résultat de ma prière, c'est que je suis tombé subitement en dépression. Elle fut si forte qu'à la fin, j'ai jeté le Prozac et décidé de retourner travailler. Tout s'étant bien passé (les dépressions sont très souvent fondées sur de fausses appréciations...), j'ai voulu remercier le Seigneur en me rendant à la messe au couvent des Clarisses. Et j'y suis revenu chaque jour, été comme hiver, durant plus de quinze ans, jusqu'à la fermeture du couvent. Eh bien, c'est ainsi que le Seigneur a exaucé ma première demande : "que ma vie spirituelle ne perde pas d'intensité". Mais pour répondre à ma demande, il fallait d'abord que je tombe par terre, que je sois profondément abaissé, afin d'être relevé et de vivre la "stabilité" qui avait fait l'objet de ma première demande.

De son côté, notre prêtre s'est moqué de l'entreprise humaine qui consistait, pour les Etats-Unis, d'apporter la démocratie... de gré ou de force... aux pays du sud-est asiatiques. La débâcle finale, avec l'abandon, honteux et désordonné, de la ville de Saïgon, démontre à quel point l'usage de la force peut se retourner contre soi.

Voilà pourquoi l'Evangile touche souvent, en premier lieu, des personnes qui souffrent moralement ou physiquement, ou des âmes généreuses qui se sentent mal à l'aise dans l'organisation du monde. Saint Matthieu, ancien collecteur d'impôts, s'il s'est converti au premier appel de Jésus, c'est forcément qu'il se sentait mal dans sa peau et dans sa condition de juif. Je comprends très bien la démarche qui consiste à chercher à "fuir vers la richesse", plutôt que de se reconnaître pauvre. Et Jésus de confirmer: "Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs". Et l'Evangile d'aujourd'hui privilégie les "tout-petits", ceux et celles qui subissent le monde plutôt que d'en tirer profit.

.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

La bonne guidance sur le juste chemin

Message non lu par etienne lorant »

La bonne guidance sur le juste chemin

Le jeudi de la 15e semaine du temps ordinaire

Livre d'Isaïe 26,7-9.12.16-19.

Le chemin du juste va tout droit, et toi qui es droit, Seigneur, tu aplanis le sentier du juste.
Sur le chemin que tracent tes sentences, nous espérons en toi, Seigneur. Nous rappeler ton nom, voilà tout notre désir.
Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. Lorsque tes jugements s'exercent sur la terre, les habitants du monde découvrent la justice.
Seigneur, tu nous assureras la paix, car même ce que nous entreprenons, c'est toi qui l'accomplis pour nous.
Seigneur, dans la détresse on a recours à toi ; quand tu sévis, on se répand en prières.
Nous avons été devant toi, Seigneur, comme une femme enceinte sur le point d'enfanter, qui se tord et crie dans les douleurs.
Nous avons conçu, nous avons été dans les douleurs, mais nous n'avons enfanté que du vent : nous n'apportons pas le salut à la terre, nous ne donnons pas naissance aux habitants du monde.
Tes morts revivront, leurs cadavres ressusciteront. Réveillez-vous, criez de joie, vous qui demeurez dans la poussière, car ta rosée, Seigneur, est une rosée de lumières, et la terre ramènera au jour les trépassés
.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,28-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger.
»


Cy Aelf, Paris

Isaïe, dans le passage d'aujourd'hui, est proche de l'enseignement qu'apporte Jésus à tous ceux qui cherchent le salut. Il annonce même la résurrection des justes !  Ce que Jésus apporte en plus dans l'Evangile de Matthieu, c'est le moyen, la méthode afin d'obtenir dès ce monde la félicité parfaite.

Il nous faut d'abord abandonner le fardeau que constitue la notion de réussite selon ce monde. Qui dit réussite, dit apprentissage, acquisition des moyens, travail, ambition, richesses, contrôle, puissance, etc. Le fardeau comprend même la maladie, les accidents et les guerres, qui peuvent survenir n'importe quand et ruiner tous les efforts accomplis. Le fardeau comprend aussi cette pensée de la mort qui est une préoccupation qui pèse même sur les réussites et le bonheur des hommes.

Pour être heureux en ce monde et dans l'autre, il faut abandonner le poids de ce fardeau et devenir disciples de Jésus. Le disciple de Jésus connaîtra lui aussi, en apparence (sous le regard des autres), le fardeau qui pèse sur tous les hommes, mais avec la grâce - ce qui change tout.

Car accepter le joug de Jésus, c'est savoir que nous pouvons, en toutes circonstances, faire confiance à Celui qui nous guide et nous entraîne chaque jour à sa suite.  Cet abandon de confiance, absolu, il faut le renouveler souvent, du fait de notre faiblesse et de toutes les séductiions du monde. Il faut apprendre également - et c'est un secret de bonheur que je dis !, à reconnaître dans une épreuve que c'est le Seigneur qui fait obstacle . Plusieurs fois dans ma vie, ce qui me semblait un chemin de réussite conduisait à des ennuis - mais une multitude de petits incidents entravaient ma première démarche jusqu'à ce que j'y renonce. Mais je finissais par découvrir que ma bonne idée comportait de graves défauts...

Apprendre à se laisser guider en tout temps, savoir accueillir un jour d'apparente injustice, de contre-temps exaspérant, c'est un chemin de sagesse et de sûreté.

.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Répondre

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité