Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2013-2014)
Règles du forum
Forum de partage de méditations chrétiennes
Forum de partage de méditations chrétiennes
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La Vérité parle d'évidence
Le mercredi de la 12e semaine du Temps Ordinaire
Deuxième livre des Rois 22,8-13.23,1-3.
Le grand prêtre dit au secrétaire : « J'ai trouvé le livre de la Loi dans le temple du Seigneur. » Et Helcias donna le livre à Shafane. Celui-ci le lut, et il annonça au roi :
« Le prêtre Helcias m'a donné un livre. » Et Shafane fit au roi la lecture de ce livre.
Après avoir entendu les paroles du livre de la Loi, le roi déchira ses vêtements.
Il donna cet ordre au prêtre Helcias, à son secrétaire et à ses serviteurs :
« Allez consulter le Seigneur pour moi et pour le peuple sur les paroles de ce livre qu'on vient de retrouver. La colère du Seigneur est grande : elle s'est enflammée contre nous parce que nos pères n'ont pas obéi aux paroles de ce livre et n'ont pas pratiqué tout ce qui s'y trouve. »
Le roi fit convoquer tous les anciens de Juda et de Jérusalem,
et il monta au temple du Seigneur avec tous les gens de Juda, tous les habitants de Jérusalem, les prêtres et les prophètes, et tout le peuple, du plus petit au plus grand. Il lut devant eux toutes les paroles du livre de l'Alliance retrouvé dans le Temple.
Le roi était debout, devant la colonne, et il conclut l'Alliance en présence du Seigneur. Il s'engageait à suivre le Seigneur en observant ses ordres, ses préceptes et ses commandements, de tout son cœur et de toute son âme, et en accomplissant les paroles de l'Alliance inscrites dans ce livre. Et tout le peuple entra dans l'Alliance.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,15-20.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces. C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. On ne cueille pas du raisin sur des épines, ni des figues sur des chardons. C'est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l'arbre mauvais donne des fruits détestables.
Un arbre bon ne peut pas porter des fruits détestables, ni un arbre mauvais porter de beaux fruits.
Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu.
C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »
Cy Aelf, Paris
Avec intelligence, notre prêtre nous a fait remarquer que ce récit a été reconstruit bien après la restauration du temple. En réalité, le retour de l'exil de Babylone fut une grâce accordée par l'ennemi Darius. Quant au livre de la Loi, il n'a pas été retrouvé dans le temple (qui avait été rasé), mais en Samarie - pays dont les habitants étaient mal considérés par les juifs. Après l'exil, il avait fallu pas moins de deux siècles pour relever la ville et le temple de Jérusalem. En sorte que, dans la vérité, le salut des Juifs est bien venu de Dieu, mais par le secours d'un certain nombre d'étrangers méprisés par les juifs. Le salut vient toujours de Dieu, mais Dieu n'est pas contraint par la Loi qu'il a lui-même donnée au peuple, de secourir celui-ci en intervenant toujours de lui-même, de façon miraculeuse, par des signes prodigieux. Et c'est par ces analyses toujours "ethnocentriques", c'est par le recours systématique à "l'élection divine" - dont Israël dont les Juifs doivent être toujours l'unique bénéficiaire ... que ce peuple a lui-même préparé l'évangélisation du monde entier.
Les faux prophètes, il y en a beaucoup parmi nous. Que nous disent-ils ? Si l'on reprend le raisonnement de notre prêtre, les faux prophètes se présentent toujours comme des personnes qui nous garantissent notre bonheur et notre réussite sans grande difficulté. Il nous suffit de suivre la méthode qu'ils vont nous proposer et de régler nos affaires en les consultant systématiquement. C'est justement si nous ne les consultons pas en tout et pour tout que des malheurs nous surviendront.
Jésus les dénonce en parlant d'évidence: on ne cuelle pas des raisins sur des épines, ni des figues sur des chardons. Dès lors, ce qui est évident pour des enfants, comment ne le serait-il pas pour des adultes ?
.
Deuxième livre des Rois 22,8-13.23,1-3.
Le grand prêtre dit au secrétaire : « J'ai trouvé le livre de la Loi dans le temple du Seigneur. » Et Helcias donna le livre à Shafane. Celui-ci le lut, et il annonça au roi :
« Le prêtre Helcias m'a donné un livre. » Et Shafane fit au roi la lecture de ce livre.
Après avoir entendu les paroles du livre de la Loi, le roi déchira ses vêtements.
Il donna cet ordre au prêtre Helcias, à son secrétaire et à ses serviteurs :
« Allez consulter le Seigneur pour moi et pour le peuple sur les paroles de ce livre qu'on vient de retrouver. La colère du Seigneur est grande : elle s'est enflammée contre nous parce que nos pères n'ont pas obéi aux paroles de ce livre et n'ont pas pratiqué tout ce qui s'y trouve. »
Le roi fit convoquer tous les anciens de Juda et de Jérusalem,
et il monta au temple du Seigneur avec tous les gens de Juda, tous les habitants de Jérusalem, les prêtres et les prophètes, et tout le peuple, du plus petit au plus grand. Il lut devant eux toutes les paroles du livre de l'Alliance retrouvé dans le Temple.
Le roi était debout, devant la colonne, et il conclut l'Alliance en présence du Seigneur. Il s'engageait à suivre le Seigneur en observant ses ordres, ses préceptes et ses commandements, de tout son cœur et de toute son âme, et en accomplissant les paroles de l'Alliance inscrites dans ce livre. Et tout le peuple entra dans l'Alliance.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,15-20.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces. C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. On ne cueille pas du raisin sur des épines, ni des figues sur des chardons. C'est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l'arbre mauvais donne des fruits détestables.
Un arbre bon ne peut pas porter des fruits détestables, ni un arbre mauvais porter de beaux fruits.
Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu.
C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »
Cy Aelf, Paris
Avec intelligence, notre prêtre nous a fait remarquer que ce récit a été reconstruit bien après la restauration du temple. En réalité, le retour de l'exil de Babylone fut une grâce accordée par l'ennemi Darius. Quant au livre de la Loi, il n'a pas été retrouvé dans le temple (qui avait été rasé), mais en Samarie - pays dont les habitants étaient mal considérés par les juifs. Après l'exil, il avait fallu pas moins de deux siècles pour relever la ville et le temple de Jérusalem. En sorte que, dans la vérité, le salut des Juifs est bien venu de Dieu, mais par le secours d'un certain nombre d'étrangers méprisés par les juifs. Le salut vient toujours de Dieu, mais Dieu n'est pas contraint par la Loi qu'il a lui-même donnée au peuple, de secourir celui-ci en intervenant toujours de lui-même, de façon miraculeuse, par des signes prodigieux. Et c'est par ces analyses toujours "ethnocentriques", c'est par le recours systématique à "l'élection divine" - dont Israël dont les Juifs doivent être toujours l'unique bénéficiaire ... que ce peuple a lui-même préparé l'évangélisation du monde entier.
Les faux prophètes, il y en a beaucoup parmi nous. Que nous disent-ils ? Si l'on reprend le raisonnement de notre prêtre, les faux prophètes se présentent toujours comme des personnes qui nous garantissent notre bonheur et notre réussite sans grande difficulté. Il nous suffit de suivre la méthode qu'ils vont nous proposer et de régler nos affaires en les consultant systématiquement. C'est justement si nous ne les consultons pas en tout et pour tout que des malheurs nous surviendront.
Jésus les dénonce en parlant d'évidence: on ne cuelle pas des raisins sur des épines, ni des figues sur des chardons. Dès lors, ce qui est évident pour des enfants, comment ne le serait-il pas pour des adultes ?
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Apprendre à reconnaître la volonté de Dieu
Le jeudi de la 12e semaine du Temps Ordinaire
Deuxième livre des Rois 24,8-17.
Jékonias devint roi de Jérusalem à l'âge de dix-huit ans. Il ne régna que trois mois.
Il fit ce qui est mal aux yeux du Seigneur, comme l'avait fait son père.
En ce temps-là, l'armée de Nabucodonosor, roi de Babylone, monta contre Jérusalem et l'encercla.
Le roi de Babylone vint en personne attaquer la ville, pendant que son armée l'assiégeait.
Alors, Jékonias, roi de Juda, avec sa mère, ses serviteurs, ses nobles et ses dignitaires, se rendit au roi de Babylone, qui les fit prisonniers. C'était en la huitième année du règne de Nabucodonosor.
Celui-ci emporta tous les trésors du Temple et les trésors du palais, après avoir brisé tous les objets en or que Salomon, roi d'Israël, avait fait faire pour le Temple. Tout cela, le Seigneur l'avait annoncé.
Nabucodonosor déporta tout Jérusalem, tous les dignitaires et tous les officiers de l'armée, soit dix mille hommes, sans compter tous les artisans et forgerons : on ne laissa sur place que la population la plus pauvre.
Le roi Jékonias fut emmené à Babylone avec la reine mère, les épouses royales, les dignitaires, l'élite du pays : tous partirent en exil de Jérusalem à Babylone.
Tous les soldats, au nombre de sept mille, les artisans et les forgerons au nombre de mille, tous ceux qui pouvaient combattre, furent emmenés à Babylone par le roi Nabucodonosor.
Celui-ci fit régner, à la place de Jékonias, son oncle Mattania, dont il changea le nom en celui de Sédécias.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,21-29.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Il ne suffit pas de me dire : 'Seigneur, Seigneur !', pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ce jour-là, beaucoup me diront : 'Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ? '
Alors je leur déclarerai : 'Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal ! '
Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est abattue sur cette maison ; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet. »
Jésus acheva ainsi son discours. Les foules étaient frappées par son enseignement,
car il les instruisait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes.
Cy Aelf, Paris
La déportation des juifs à Babylone a bien évidemment été estimée par les juifs eux-mêmes comme le salaire de leur désobéissance : "Jékonias devint roi de Jérusalem à l'âge de dix-huit ans. Il ne régna que trois mois.
Il fit ce qui est mal aux yeux du Seigneur, comme l'avait fait son père." Pauvre Jékionias, roi à 18 ans, il a - si l'on en croit le narrateur, commis autant de mal devant Dieu que l'avait fait son père durant tout son règne !
Mais le récit ne dit pas de quel mal il s'agit, car l'auteur du texte n'en sait strictement rien. Le narrateur ne sait qu'une chose: si un malheur arrive - et l'exil à Bablylone en est un grand, c'est forcément la conséquence d'une désobéissance à Dieu. Il en a toujours été ainsi, il en sera toujours ainsi.
Comme il est dommage que l'esprit des hommes soit aussi prompt à vouloir trouver des raisons et des causes à tous les évènements !
Dans l'Evangile, Jésus renverse tout cela. Il met en scène des hommes d'apparente bonne volonté, puisqu'ils ont accompli des miracles et même chassé des démons en employant son nom - mais que ce dernier écartera pourtant en leur disant : "Je ne vous ai jamais connus !" Comment est-ce possible ?
L'explication tient dans la parabole de la maison bâtie sur le sable et celle posée sur le roc. Une maison bâtie sur le sable ressemble à une bonne idée mais non réfléchie, dont on n'a examiné ni les tenants, ni les aboutissants. Nombreux sont les architectes qui ont bâti des ponts, mais en n'examinant la structure du sol que d'un côté du pont et en présupposant que le sous-sol de l'autre côté de la structure serait de même nature. Ainsi, certaines évaluations peuvent être sources de drames. Voir *** ci-dessous.
Mais dans la bouche de Jésus, cette analogie demeure une analogie. Ce qu'il faut accomplir, ce n'est pas ce que nous estimons être la volonté de Dieu, mais c'est reconnaître véritablement quelle est sa volonté mettre en oeuvre.
Notre prêtre nous a parlé des projets d'aides au développement tels qu'ils sont conçus non dans les pays où l'assistance est requise, mais selon des études dans les pays occidentaux. Le "développement durable", ce n'est pas cela. Mais il consiste tout simplement de demander d'abord aux bénéficiaires quel est leur besoin le plus urgent et comment ils envisagent leur propre avenir: qu'est-ce que le progrès pour vous et selon vous ?
------------------------------------------------------------------------------------------------------------
***
Le film "La Folie des hommes" est inspiré de faits réels survenus en 1963 dans une vallée des Dolomites en Italie.
Au matin du 9 octobre, 250 millions de m³ de roche se détachèrent du Mont Toc surplombant le barrage de Vajont, ce qui forma une vague de 250 mètres de haut rayant de la carte six communes en contre-bas et causant la mort de 2000 personnes. Le barrage, d'une hauteur de 163 mètres, était à l'époque le plus grand du monde. Dans le quotidien italien Corriere della sera, l'écrivain Dino Buzzati écrivit deux jours après la tragédie : "Une pierre tombe dans un verre rempli d'eau et l'eau déborde sur la nappe. Rien de plus... Mais le verre mesure des centaines de mètres, la pierre est aussi grosse qu'une montagne et en dessous, sur la nappe, des milliers de pauvres bougres sans défense."
http://www.allocine.fr/film/fichefilm-2 ... -tournage/
----------------------------------------------
J'admire personnellement beaucoup la philosophie des projets des "Iles de Paix":
Si je reçois un poisson, je mangerai un jour. Si j’apprends à pêcher, je mangerai toute ma vie.
Le poisson représente l’argent ou la nourriture que l’on pourrait apporter dans ces zones défavorisées. C’est une aide temporaire, qui n’est pas efficace à long terme.
Apprendre à pêcher, c’est apprendre des techniques pour améliorer durablement l’agriculture et l’élevage, avoir plus de nourriture et augmenter ses revenus. C’est se former à l’entretien d’un forage, d’un puits pour avoir accès à de l’eau potable toute l’année. C’est, tout simplement, se forger une autonomie.
- See more at: http://www.ilesdepaix.org/qui-sommes-no ... TiRsZ.dpuf
Deuxième livre des Rois 24,8-17.
Jékonias devint roi de Jérusalem à l'âge de dix-huit ans. Il ne régna que trois mois.
Il fit ce qui est mal aux yeux du Seigneur, comme l'avait fait son père.
En ce temps-là, l'armée de Nabucodonosor, roi de Babylone, monta contre Jérusalem et l'encercla.
Le roi de Babylone vint en personne attaquer la ville, pendant que son armée l'assiégeait.
Alors, Jékonias, roi de Juda, avec sa mère, ses serviteurs, ses nobles et ses dignitaires, se rendit au roi de Babylone, qui les fit prisonniers. C'était en la huitième année du règne de Nabucodonosor.
Celui-ci emporta tous les trésors du Temple et les trésors du palais, après avoir brisé tous les objets en or que Salomon, roi d'Israël, avait fait faire pour le Temple. Tout cela, le Seigneur l'avait annoncé.
Nabucodonosor déporta tout Jérusalem, tous les dignitaires et tous les officiers de l'armée, soit dix mille hommes, sans compter tous les artisans et forgerons : on ne laissa sur place que la population la plus pauvre.
Le roi Jékonias fut emmené à Babylone avec la reine mère, les épouses royales, les dignitaires, l'élite du pays : tous partirent en exil de Jérusalem à Babylone.
Tous les soldats, au nombre de sept mille, les artisans et les forgerons au nombre de mille, tous ceux qui pouvaient combattre, furent emmenés à Babylone par le roi Nabucodonosor.
Celui-ci fit régner, à la place de Jékonias, son oncle Mattania, dont il changea le nom en celui de Sédécias.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,21-29.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Il ne suffit pas de me dire : 'Seigneur, Seigneur !', pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ce jour-là, beaucoup me diront : 'Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ? '
Alors je leur déclarerai : 'Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal ! '
Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est abattue sur cette maison ; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet. »
Jésus acheva ainsi son discours. Les foules étaient frappées par son enseignement,
car il les instruisait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes.
Cy Aelf, Paris
La déportation des juifs à Babylone a bien évidemment été estimée par les juifs eux-mêmes comme le salaire de leur désobéissance : "Jékonias devint roi de Jérusalem à l'âge de dix-huit ans. Il ne régna que trois mois.
Il fit ce qui est mal aux yeux du Seigneur, comme l'avait fait son père." Pauvre Jékionias, roi à 18 ans, il a - si l'on en croit le narrateur, commis autant de mal devant Dieu que l'avait fait son père durant tout son règne !
Mais le récit ne dit pas de quel mal il s'agit, car l'auteur du texte n'en sait strictement rien. Le narrateur ne sait qu'une chose: si un malheur arrive - et l'exil à Bablylone en est un grand, c'est forcément la conséquence d'une désobéissance à Dieu. Il en a toujours été ainsi, il en sera toujours ainsi.
Comme il est dommage que l'esprit des hommes soit aussi prompt à vouloir trouver des raisons et des causes à tous les évènements !
Dans l'Evangile, Jésus renverse tout cela. Il met en scène des hommes d'apparente bonne volonté, puisqu'ils ont accompli des miracles et même chassé des démons en employant son nom - mais que ce dernier écartera pourtant en leur disant : "Je ne vous ai jamais connus !" Comment est-ce possible ?
L'explication tient dans la parabole de la maison bâtie sur le sable et celle posée sur le roc. Une maison bâtie sur le sable ressemble à une bonne idée mais non réfléchie, dont on n'a examiné ni les tenants, ni les aboutissants. Nombreux sont les architectes qui ont bâti des ponts, mais en n'examinant la structure du sol que d'un côté du pont et en présupposant que le sous-sol de l'autre côté de la structure serait de même nature. Ainsi, certaines évaluations peuvent être sources de drames. Voir *** ci-dessous.
Mais dans la bouche de Jésus, cette analogie demeure une analogie. Ce qu'il faut accomplir, ce n'est pas ce que nous estimons être la volonté de Dieu, mais c'est reconnaître véritablement quelle est sa volonté mettre en oeuvre.
Notre prêtre nous a parlé des projets d'aides au développement tels qu'ils sont conçus non dans les pays où l'assistance est requise, mais selon des études dans les pays occidentaux. Le "développement durable", ce n'est pas cela. Mais il consiste tout simplement de demander d'abord aux bénéficiaires quel est leur besoin le plus urgent et comment ils envisagent leur propre avenir: qu'est-ce que le progrès pour vous et selon vous ?
------------------------------------------------------------------------------------------------------------
***
Le film "La Folie des hommes" est inspiré de faits réels survenus en 1963 dans une vallée des Dolomites en Italie.
Au matin du 9 octobre, 250 millions de m³ de roche se détachèrent du Mont Toc surplombant le barrage de Vajont, ce qui forma une vague de 250 mètres de haut rayant de la carte six communes en contre-bas et causant la mort de 2000 personnes. Le barrage, d'une hauteur de 163 mètres, était à l'époque le plus grand du monde. Dans le quotidien italien Corriere della sera, l'écrivain Dino Buzzati écrivit deux jours après la tragédie : "Une pierre tombe dans un verre rempli d'eau et l'eau déborde sur la nappe. Rien de plus... Mais le verre mesure des centaines de mètres, la pierre est aussi grosse qu'une montagne et en dessous, sur la nappe, des milliers de pauvres bougres sans défense."
http://www.allocine.fr/film/fichefilm-2 ... -tournage/
----------------------------------------------
J'admire personnellement beaucoup la philosophie des projets des "Iles de Paix":
Si je reçois un poisson, je mangerai un jour. Si j’apprends à pêcher, je mangerai toute ma vie.
Le poisson représente l’argent ou la nourriture que l’on pourrait apporter dans ces zones défavorisées. C’est une aide temporaire, qui n’est pas efficace à long terme.
Apprendre à pêcher, c’est apprendre des techniques pour améliorer durablement l’agriculture et l’élevage, avoir plus de nourriture et augmenter ses revenus. C’est se former à l’entretien d’un forage, d’un puits pour avoir accès à de l’eau potable toute l’année. C’est, tout simplement, se forger une autonomie.
- See more at: http://www.ilesdepaix.org/qui-sommes-no ... TiRsZ.dpuf
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Coeur sacré de Jésus, Solennité
Livre du Deutéronome 7,6-11.
C'est par amour pour vous, et par fidélité au serment fait à vos pères, que le Seigneur vous a fait sortir par la force de sa main, et vous a délivrés de la maison d'esclavage et de la main de Pharaon, roi d'Égypte. Vous saurez donc que le Seigneur votre Dieu est le vrai Dieu, le Dieu fidèle qui garde son Alliance et son amour pour mille générations à ceux qui l'aiment et gardent ses commandements.
Mais il riposte à ses adversaires en les faisant périr, et sa riposte est immédiate.
Vous garderez donc les ordres, les commandements et les décrets, que je vous prescris aujourd'hui de mettre en pratique.
Première lettre de saint Jean 4,7-16.
Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l'amour vient de Dieu. Tous ceux qui aiment sont enfants de Dieu, et ils connaissent Dieu.
Celui qui n'aime pas ne connaît pas Dieu, car Dieu est amour.
Voici comment Dieu a manifesté son amour parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui.
Voici à quoi se reconnaît l'amour : ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, c'est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils qui est la victime offerte pour nos péchés.
Mes bien-aimés, puisque Dieu nous a tant aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres.
Dieu, personne ne l'a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour atteint en nous sa perfection.
Nous reconnaissons que nous demeurons en lui, et lui en nous, à ce qu'il nous donne part à son Esprit.
Et nous qui avons vu, nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde.
Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.
Et nous, nous avons reconnu et nous avons cru que l'amour de Dieu est parmi nous. Dieu est amour : celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu en lui.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,25-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté.
Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. » « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
Cy Aelf, Paris
Lorsque l'on relit les textes de cette fête, on découvre très vite le fil qui les relie entre eux, et ce point commun est l'amour de Dieu, lequel se révèle tout d'abord, non pas aux sages et aux savants, mais aux tout-petits.
Dès lors, quiconque cherche à connaître Dieu, doit Le chercher non aux sommets des montagnes, ni dans les gouffres des mers, ni dans les tempêtes. C'est ce à quoi s'était attendu le prophète Elie lui-même, à qui le Seigneur s'est manifesté, ni dans un ouragan, ni dans un tremblement de terre mais bien par une brise légère.
L'homme est toujours saisi à contre-pied par le divin. J'ai connu un converti qui m'a dit ceci: "Dieu, moi, c'est d'abord dans les montagnes que je l'ai cherché. Et plus précisément, je cherchais Dieu au bord des lacs de haute montagne, car ils étaient pour moi comme une indication. Je me représentais que le Ciel se reflète d'autant mieux dans les étendues d'eau toutes calmes éloignées du bruit de l'activité des hommes." Mais un jour, c'est comme si un oiseau s'était posé sur mon épaule et m'avait dit: tu me cherches bien loin, moi qui suis toujours sur ton épaule et qui te parle - mais tu n'écoutes rien..." Cependant, l'effort de la marche, la montée à pas lents, la respiration apaisée, tout cela avait joué dans cette soudaine prise de conscience, sa "rencontre", avec Dieu.
Dans son homélie, le prêtre nous ayant longuement parlé de cette fête et de la dévotion particulière au Coeur de Jésus, j'ai pris sur moi d'aller chercher ce commentaire sur le net :
Le Christ révèle à sainte Marguerite-Marie, le 27 décembre 1673, à Paray le Monial (Saône-et-Loire): "Mon divin Coeur est si passionné d'amour pour les hommes, et pour toi en particulier que, ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu'il les répande par ton moyen, et qu'il se manifeste à eux pour les enrichir de ses précieux trésors que je te découvre..."
En juin 1675, il s'adresse à elle en ces termes :
"Voilà ce Coeur qui a tant aimé les hommes, qu'il n'a rien épargné, jusqu'à s'épuiser et se consommer, pour leur témoigner son amour.
Je te demande que le premier vendredi d'après l'octave du Saint-Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Coeur, en communiant ce jour là, et en lui faisant réparation d'honneur par une amende honorable, pour réparer les indignités qu'il a reçues pendant le temps qu'il a été exposé sur les autels.
Je te promets aussi que mon Coeur se dilatera, pour répandre avec abondance les influences de son divin amour sur ceux qui lui rendront cet honneur, et qui procureront qu'il lui soit rendu....
Fait savoir au fils ainé de mon Sacré-Coeur (le roi Louis XIV) que, comme sa naissance temporelle a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma sainte enfance, de même il obtiendra sa naissance de gloire éternelle par sa consécration à mon Coeur adorable. Mon Coeur veut régner dans son palais, être peint sur ses étendards et gravé dans ses armes pour les rendre victorieuses de tous ses ennemis et de tous ceux de la sainte Eglise.
Mon Père veut se servir du roi pour l'exécution de son dessein, qui est la construction d'un édifice public où serait placé le tableau de mon Coeur pour y recevoir les hommages de toute la France".
Il faudra attendre 1870 : la guerre éclate entre la France et l'Allemagne ; la défaite militaire française ne tarde pas, suivie de l'occupation d'une partie du pays par les troupes allemandes. Alexandre Legentil, député sous Louis-Philippe, et son beau-frère, Hubert Rohault de Fleury, font vœu de construire une église consacrée au Cœur du Christ, en réparation et pénitence pour les fautes commises par les Français : "Pour faire amende honorable de nos péchés et obtenir de l'infinie miséricorde du Sacré-Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ le pardon de nos fautes, ainsi que les secours extraordinaires qui peuvent seuls délivrer le Souverain Pontife de sa captivité et faire cesser les malheurs de la France, nous promettons de contribuer à l'érection, à Paris, d'un sanctuaire dédié au Sacré-Cœur de Jésus."
Ce sera la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, dite du Voeu national, dont la construction fut décrétée par une loi d'"utilité publique" votée par l'Assemblée nationale de la IIIe République le 24 juillet 1873, par 382 voix sur 734 (Jacques Benoist, Le Sacré-Coeur de Montmartre de 1870 à nos jours, Les Editions ouvrières, 1992). La première pierre est posée le 16 juin 1875. L'intérieur de la nef sera inauguré en 1891, le campanile (clocher) ne sera terminé qu'en 1912. La basilique n'est achevée qu'en 1914 et consacrée en 1919, après la fin de la Première Guerre mondiale].
En 1917, la République a interdit la consécration individuelle des soldats au Sacré Cœur et le port du Sacré Cœur.
Mais les officiers sur le terrain laissaient circuler les images, fanions et drapeaux du Sacré-Coeur. Sujet tabou, aux archives souvent muettes..., aux détracteurs de tous bords dont les partis minimisent ou taisent les faits, l'histoire du Sacré-Coeur durant la Première Guerre mondiale constitue l'apothéose et la pérennité du Sacré-Coeur. Plus de douze millions de drapeaux et fanions français ornés du Sacré Cœur de Jésus furent portés par les soldats et les régiments. Les généraux français ne peuvent évoquer leurs convictions, même dans les communiqués, contrairement aux chefs étrangers. Le Kronprinz à Verdun appelle "l'aide de Dieu", le Gott mit uns, Pershing témoigne de la "confiance en Dieu".
Le général Foch, commandant le 20° corps d'armée de Nancy, consacre malgré tout les armées françaises et alliées au Sacré-Coeur le 16 juillet 1918... Il sera vainqueur et l’armistice est signé le 11 novembre 1918 à 11 heures, en la fête de Saint-Martin, Apôtre des Gaules ! Il n’est pas inutile de savoir que "Martin" est un nom qui vient de "mars", Dieu Romain de la guerre.
(Source : Alain Denizot, Le Sacré-Coeur et la Grande Guerre, Nouvelles Editions Latines, Paris 1994, p. 135).
Dans une lettre aux pèlerins de Paray, en 1999, Jean Paul II "invite tous les fidèles à poursuivre avec piété leur dévotion au culte du Sacré-Coeur de Jésus, en l'adaptant à notre temps, pour qu'ils ne cessent d'accueillir ses insondables richesses, qu'ils y répondent avec joie en aimant Dieu et leurs frères, trouvant ainsi la paix, entrant dans une démarche de réconciliation et affermissant leur espérance de vivre un jour en plénitude auprès de Dieu, dans la compagnie de tous les saints."
On sait aujourd'hui - deux sources l'attestent (celle du curé de Bonbon, l'abbé Paul Noyer, celle du P. Perroy le 17 novembre 1918) -, que Notre Seigneur a fait les douze promesses suivantes à sainte Marguerite Marie à Paray afin d’encourager la vraie dévotion au Sacré Cœur de Jésus qui est également la dévotion au Saint Sacrement.
Ces promesses sont octroyées sur ceux qui sont prêts à passer une heure avec Jésus dans le Saint Sacrement régulièrement.
- 1. Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires dans leur état.
- 2. Je mettrai la paix dans leur famille.
- 3. Je les consolerai dans toutes leurs peines.
- 4. Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.
- 5. Je répandrai d’abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.
- 6. Les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l’océan infini de la miséricorde.
- 7. Les âmes tièdes deviendront ferventes.
- 8. Les âmes ferventes s’élèveront à une grande perfection.
- 9. Je bénirai même les maisons où l’image de mon Cœur sera exposée et honorée.
- 10. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.
- 11. Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Cœur, et il n’en sera jamais effacé.
- 12. Je te promets, dans l’excès de la miséricorde de mon Cœur, que mon amour tout puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis, neuf fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu’ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir les sacrements, et que mon Cœur se rendra leur asile assuré à cette heure dernière.
http://christroi.over-blog.com/article-32818561.html
C'est par amour pour vous, et par fidélité au serment fait à vos pères, que le Seigneur vous a fait sortir par la force de sa main, et vous a délivrés de la maison d'esclavage et de la main de Pharaon, roi d'Égypte. Vous saurez donc que le Seigneur votre Dieu est le vrai Dieu, le Dieu fidèle qui garde son Alliance et son amour pour mille générations à ceux qui l'aiment et gardent ses commandements.
Mais il riposte à ses adversaires en les faisant périr, et sa riposte est immédiate.
Vous garderez donc les ordres, les commandements et les décrets, que je vous prescris aujourd'hui de mettre en pratique.
Première lettre de saint Jean 4,7-16.
Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l'amour vient de Dieu. Tous ceux qui aiment sont enfants de Dieu, et ils connaissent Dieu.
Celui qui n'aime pas ne connaît pas Dieu, car Dieu est amour.
Voici comment Dieu a manifesté son amour parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui.
Voici à quoi se reconnaît l'amour : ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, c'est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils qui est la victime offerte pour nos péchés.
Mes bien-aimés, puisque Dieu nous a tant aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres.
Dieu, personne ne l'a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour atteint en nous sa perfection.
Nous reconnaissons que nous demeurons en lui, et lui en nous, à ce qu'il nous donne part à son Esprit.
Et nous qui avons vu, nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde.
Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.
Et nous, nous avons reconnu et nous avons cru que l'amour de Dieu est parmi nous. Dieu est amour : celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu en lui.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,25-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté.
Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. » « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
Cy Aelf, Paris
Lorsque l'on relit les textes de cette fête, on découvre très vite le fil qui les relie entre eux, et ce point commun est l'amour de Dieu, lequel se révèle tout d'abord, non pas aux sages et aux savants, mais aux tout-petits.
Dès lors, quiconque cherche à connaître Dieu, doit Le chercher non aux sommets des montagnes, ni dans les gouffres des mers, ni dans les tempêtes. C'est ce à quoi s'était attendu le prophète Elie lui-même, à qui le Seigneur s'est manifesté, ni dans un ouragan, ni dans un tremblement de terre mais bien par une brise légère.
L'homme est toujours saisi à contre-pied par le divin. J'ai connu un converti qui m'a dit ceci: "Dieu, moi, c'est d'abord dans les montagnes que je l'ai cherché. Et plus précisément, je cherchais Dieu au bord des lacs de haute montagne, car ils étaient pour moi comme une indication. Je me représentais que le Ciel se reflète d'autant mieux dans les étendues d'eau toutes calmes éloignées du bruit de l'activité des hommes." Mais un jour, c'est comme si un oiseau s'était posé sur mon épaule et m'avait dit: tu me cherches bien loin, moi qui suis toujours sur ton épaule et qui te parle - mais tu n'écoutes rien..." Cependant, l'effort de la marche, la montée à pas lents, la respiration apaisée, tout cela avait joué dans cette soudaine prise de conscience, sa "rencontre", avec Dieu.
Dans son homélie, le prêtre nous ayant longuement parlé de cette fête et de la dévotion particulière au Coeur de Jésus, j'ai pris sur moi d'aller chercher ce commentaire sur le net :
Le Christ révèle à sainte Marguerite-Marie, le 27 décembre 1673, à Paray le Monial (Saône-et-Loire): "Mon divin Coeur est si passionné d'amour pour les hommes, et pour toi en particulier que, ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu'il les répande par ton moyen, et qu'il se manifeste à eux pour les enrichir de ses précieux trésors que je te découvre..."
En juin 1675, il s'adresse à elle en ces termes :
"Voilà ce Coeur qui a tant aimé les hommes, qu'il n'a rien épargné, jusqu'à s'épuiser et se consommer, pour leur témoigner son amour.
Je te demande que le premier vendredi d'après l'octave du Saint-Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Coeur, en communiant ce jour là, et en lui faisant réparation d'honneur par une amende honorable, pour réparer les indignités qu'il a reçues pendant le temps qu'il a été exposé sur les autels.
Je te promets aussi que mon Coeur se dilatera, pour répandre avec abondance les influences de son divin amour sur ceux qui lui rendront cet honneur, et qui procureront qu'il lui soit rendu....
Fait savoir au fils ainé de mon Sacré-Coeur (le roi Louis XIV) que, comme sa naissance temporelle a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma sainte enfance, de même il obtiendra sa naissance de gloire éternelle par sa consécration à mon Coeur adorable. Mon Coeur veut régner dans son palais, être peint sur ses étendards et gravé dans ses armes pour les rendre victorieuses de tous ses ennemis et de tous ceux de la sainte Eglise.
Mon Père veut se servir du roi pour l'exécution de son dessein, qui est la construction d'un édifice public où serait placé le tableau de mon Coeur pour y recevoir les hommages de toute la France".
Il faudra attendre 1870 : la guerre éclate entre la France et l'Allemagne ; la défaite militaire française ne tarde pas, suivie de l'occupation d'une partie du pays par les troupes allemandes. Alexandre Legentil, député sous Louis-Philippe, et son beau-frère, Hubert Rohault de Fleury, font vœu de construire une église consacrée au Cœur du Christ, en réparation et pénitence pour les fautes commises par les Français : "Pour faire amende honorable de nos péchés et obtenir de l'infinie miséricorde du Sacré-Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ le pardon de nos fautes, ainsi que les secours extraordinaires qui peuvent seuls délivrer le Souverain Pontife de sa captivité et faire cesser les malheurs de la France, nous promettons de contribuer à l'érection, à Paris, d'un sanctuaire dédié au Sacré-Cœur de Jésus."
Ce sera la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, dite du Voeu national, dont la construction fut décrétée par une loi d'"utilité publique" votée par l'Assemblée nationale de la IIIe République le 24 juillet 1873, par 382 voix sur 734 (Jacques Benoist, Le Sacré-Coeur de Montmartre de 1870 à nos jours, Les Editions ouvrières, 1992). La première pierre est posée le 16 juin 1875. L'intérieur de la nef sera inauguré en 1891, le campanile (clocher) ne sera terminé qu'en 1912. La basilique n'est achevée qu'en 1914 et consacrée en 1919, après la fin de la Première Guerre mondiale].
En 1917, la République a interdit la consécration individuelle des soldats au Sacré Cœur et le port du Sacré Cœur.
Mais les officiers sur le terrain laissaient circuler les images, fanions et drapeaux du Sacré-Coeur. Sujet tabou, aux archives souvent muettes..., aux détracteurs de tous bords dont les partis minimisent ou taisent les faits, l'histoire du Sacré-Coeur durant la Première Guerre mondiale constitue l'apothéose et la pérennité du Sacré-Coeur. Plus de douze millions de drapeaux et fanions français ornés du Sacré Cœur de Jésus furent portés par les soldats et les régiments. Les généraux français ne peuvent évoquer leurs convictions, même dans les communiqués, contrairement aux chefs étrangers. Le Kronprinz à Verdun appelle "l'aide de Dieu", le Gott mit uns, Pershing témoigne de la "confiance en Dieu".
Le général Foch, commandant le 20° corps d'armée de Nancy, consacre malgré tout les armées françaises et alliées au Sacré-Coeur le 16 juillet 1918... Il sera vainqueur et l’armistice est signé le 11 novembre 1918 à 11 heures, en la fête de Saint-Martin, Apôtre des Gaules ! Il n’est pas inutile de savoir que "Martin" est un nom qui vient de "mars", Dieu Romain de la guerre.
(Source : Alain Denizot, Le Sacré-Coeur et la Grande Guerre, Nouvelles Editions Latines, Paris 1994, p. 135).
Dans une lettre aux pèlerins de Paray, en 1999, Jean Paul II "invite tous les fidèles à poursuivre avec piété leur dévotion au culte du Sacré-Coeur de Jésus, en l'adaptant à notre temps, pour qu'ils ne cessent d'accueillir ses insondables richesses, qu'ils y répondent avec joie en aimant Dieu et leurs frères, trouvant ainsi la paix, entrant dans une démarche de réconciliation et affermissant leur espérance de vivre un jour en plénitude auprès de Dieu, dans la compagnie de tous les saints."
On sait aujourd'hui - deux sources l'attestent (celle du curé de Bonbon, l'abbé Paul Noyer, celle du P. Perroy le 17 novembre 1918) -, que Notre Seigneur a fait les douze promesses suivantes à sainte Marguerite Marie à Paray afin d’encourager la vraie dévotion au Sacré Cœur de Jésus qui est également la dévotion au Saint Sacrement.
Ces promesses sont octroyées sur ceux qui sont prêts à passer une heure avec Jésus dans le Saint Sacrement régulièrement.
- 1. Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires dans leur état.
- 2. Je mettrai la paix dans leur famille.
- 3. Je les consolerai dans toutes leurs peines.
- 4. Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.
- 5. Je répandrai d’abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.
- 6. Les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l’océan infini de la miséricorde.
- 7. Les âmes tièdes deviendront ferventes.
- 8. Les âmes ferventes s’élèveront à une grande perfection.
- 9. Je bénirai même les maisons où l’image de mon Cœur sera exposée et honorée.
- 10. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.
- 11. Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Cœur, et il n’en sera jamais effacé.
- 12. Je te promets, dans l’excès de la miséricorde de mon Cœur, que mon amour tout puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis, neuf fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu’ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir les sacrements, et que mon Cœur se rendra leur asile assuré à cette heure dernière.
http://christroi.over-blog.com/article-32818561.html
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Coeur sacré de Jésus, Solennité
L'homélie du Pape François
(RV) Pour communiquer à l’homme son tendre amour de Père, Dieu a besoin que l’homme se fasse petit. C’est le fil conducteur de l’homélie prononcée par le Pape François lors de la messe de ce vendredi matin, jour du Sacré Cœur de Jésus, en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, au Vatican.
S’il y a bien quelque chose qui caractérise la manière dont Dieu conçoit l’amour envers ses créatures, c’est l’action. Il n’attend pas mais il donne, il ne parle pas mais agit. Dieu « nous donne la grâce, la joie de célébrer dans le cœur de son Fils les grandes œuvres de son amour. On peut dire qu’aujourd’hui, c’est la fête de l’amour de Dieu en Jésus Christ, de l’amour de Dieu pour nous, de l’amour de Dieu en nous ».
Relation père enfant
A l’immensité qui caractérise également l’amour de Dieu envers les hommes, doit correspondre la petitesse du cœur de l'homme. Moïse rappelle et explique au peuple hébreux que Dieu l’a choisi parce qu’il est « le plus petit de tous les peuples ». Jésus loue le Père « parce qu’il a caché les choses divines aux doctes et les a révélées aux petits ».
Ce que Dieu recherche avec l’homme, explique donc le Pape François, c’est « un rapport de père à enfant ». « Si nous nous sentons forts, nous n’aurons jamais l’expérience de la caresse du Seigneur, les caresses si belles du Seigneur », insiste le Pape. « Même Jésus, Lui, le Fils de Dieu, s’abaisse pour recevoir l’amour du Père » poursuit-il.
Autre particularité de l’amour de Dieu : il nous précède en toute chose. « Quand nous arrivons, Il est là. Quand nous Le cherchons, Lui nous a cherché avant. Il est toujours devant nous, Il nous attend pour nous recevoir dans son cœur, dans son amour. Et ces deux choses peuvent nous aider à comprendre ce mystère de l’amour de Dieu avec nous.
http://www.news.va/fr/news/homelie-lhom ... aire-petit
(RV) Pour communiquer à l’homme son tendre amour de Père, Dieu a besoin que l’homme se fasse petit. C’est le fil conducteur de l’homélie prononcée par le Pape François lors de la messe de ce vendredi matin, jour du Sacré Cœur de Jésus, en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, au Vatican.
S’il y a bien quelque chose qui caractérise la manière dont Dieu conçoit l’amour envers ses créatures, c’est l’action. Il n’attend pas mais il donne, il ne parle pas mais agit. Dieu « nous donne la grâce, la joie de célébrer dans le cœur de son Fils les grandes œuvres de son amour. On peut dire qu’aujourd’hui, c’est la fête de l’amour de Dieu en Jésus Christ, de l’amour de Dieu pour nous, de l’amour de Dieu en nous ».
Relation père enfant
A l’immensité qui caractérise également l’amour de Dieu envers les hommes, doit correspondre la petitesse du cœur de l'homme. Moïse rappelle et explique au peuple hébreux que Dieu l’a choisi parce qu’il est « le plus petit de tous les peuples ». Jésus loue le Père « parce qu’il a caché les choses divines aux doctes et les a révélées aux petits ».
Ce que Dieu recherche avec l’homme, explique donc le Pape François, c’est « un rapport de père à enfant ». « Si nous nous sentons forts, nous n’aurons jamais l’expérience de la caresse du Seigneur, les caresses si belles du Seigneur », insiste le Pape. « Même Jésus, Lui, le Fils de Dieu, s’abaisse pour recevoir l’amour du Père » poursuit-il.
Autre particularité de l’amour de Dieu : il nous précède en toute chose. « Quand nous arrivons, Il est là. Quand nous Le cherchons, Lui nous a cherché avant. Il est toujours devant nous, Il nous attend pour nous recevoir dans son cœur, dans son amour. Et ces deux choses peuvent nous aider à comprendre ce mystère de l’amour de Dieu avec nous.
http://www.news.va/fr/news/homelie-lhom ... aire-petit
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Mémoire du coeur immaculé de Marie
Mémoire du Coeur immaculé de Marie
Livre d'Isaïe 61,9-11.
Votre descendance sera célèbre parmi les nations, et votre postérité au milieu des peuples. Tous ceux qui la verront reconnaîtront en elle une descendance bénie par le Seigneur.
Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m'a enveloppé du manteau de l'innocence, il m'a fait revêtir les vêtements du salut, comme un jeune époux se pare du diadème, comme une mariée met ses bijoux.
De même que la terre fait éclore ses germes, et qu'un jardin fait germer ses semences, ainsi le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations.
Premier livre de Samuel 2,1.4-5ab.6-7.8abcd.
Mon cœur exulte à cause du Seigneur ;
mon front s'est relevé grâce à mon Dieu !
Face à mes ennemis, s'ouvre ma bouche :
oui, je me réjouis de ta victoire !
L'arc des forts sera brisé,
mais le faible se revêt de vigueur.
Les plus comblés s'embauchent pour du pain,
et les affamés se reposent.
Le Seigneur fait mourir et vivre ;
il fait descendre à l'abîme et en ramène.
Le Seigneur rend pauvre et riche ;
il abaisse et il élève.
De la poussière, il relève le faible,
il retire le malheureux de la cendre
pour qu'il siège parmi les princes,
et reçoive un trône de gloire.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,41-51.
Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume.
Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent. Pensant qu'il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher.
C'est au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions,
et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C'est chez mon Père que je dois être. »
Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait.
Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.
Cy Aelf, Paris
Pourquoi le coeur de Marie est-il dit "Immaculé". C'est un coeur humain, mais un coeur sans tâche, ce qui a suffi à certains pour affirmer que Marie ne saurait comprendre les pécheurs que nous sommes... ce qui est simpliste, car Marie a connu autant la souffrance que l'innocence - et, en tout cas pour moi, cela suffit bien pour qu'elle puisse comprendre. En effet, Marie ne connaît pas la révolte, mais moi je l'ai connue et je dois toujours lutter contre elle.
Comme cette semaine s'achève, je peux bien dire que je me suis rarement senti aussi abandonné dans mes soucis. Début des congés, débordements chez les uns, irritation des autres, silences et incompréhensions. C'est justement là qu'intervient la prière à Marie. L'Evangile dit: ils ne comprirent pas. Ni Marie ni Joseph n'ont compris, mais Marie gardait dans son coeur tous ces événements. Bien souvent, la chair se révolte - or, c'est dans ces moments-là qu'il faudrait tomber en adoration et s'en remettre complètement au Seigneur.
Si quelqu'un souffre parmi nous, qu'il accomplisse à la manière de Marie, un acte d'abandon de confiance en Jésus. Qu'il s'y implique tout à fait, car cet acte d'abandon en confiance, c'est ce que le Seigneur récompense le mieux !
.
Livre d'Isaïe 61,9-11.
Votre descendance sera célèbre parmi les nations, et votre postérité au milieu des peuples. Tous ceux qui la verront reconnaîtront en elle une descendance bénie par le Seigneur.
Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m'a enveloppé du manteau de l'innocence, il m'a fait revêtir les vêtements du salut, comme un jeune époux se pare du diadème, comme une mariée met ses bijoux.
De même que la terre fait éclore ses germes, et qu'un jardin fait germer ses semences, ainsi le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations.
Premier livre de Samuel 2,1.4-5ab.6-7.8abcd.
Mon cœur exulte à cause du Seigneur ;
mon front s'est relevé grâce à mon Dieu !
Face à mes ennemis, s'ouvre ma bouche :
oui, je me réjouis de ta victoire !
L'arc des forts sera brisé,
mais le faible se revêt de vigueur.
Les plus comblés s'embauchent pour du pain,
et les affamés se reposent.
Le Seigneur fait mourir et vivre ;
il fait descendre à l'abîme et en ramène.
Le Seigneur rend pauvre et riche ;
il abaisse et il élève.
De la poussière, il relève le faible,
il retire le malheureux de la cendre
pour qu'il siège parmi les princes,
et reçoive un trône de gloire.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,41-51.
Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume.
Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent. Pensant qu'il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher.
C'est au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions,
et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C'est chez mon Père que je dois être. »
Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait.
Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.
Cy Aelf, Paris
Pourquoi le coeur de Marie est-il dit "Immaculé". C'est un coeur humain, mais un coeur sans tâche, ce qui a suffi à certains pour affirmer que Marie ne saurait comprendre les pécheurs que nous sommes... ce qui est simpliste, car Marie a connu autant la souffrance que l'innocence - et, en tout cas pour moi, cela suffit bien pour qu'elle puisse comprendre. En effet, Marie ne connaît pas la révolte, mais moi je l'ai connue et je dois toujours lutter contre elle.
Comme cette semaine s'achève, je peux bien dire que je me suis rarement senti aussi abandonné dans mes soucis. Début des congés, débordements chez les uns, irritation des autres, silences et incompréhensions. C'est justement là qu'intervient la prière à Marie. L'Evangile dit: ils ne comprirent pas. Ni Marie ni Joseph n'ont compris, mais Marie gardait dans son coeur tous ces événements. Bien souvent, la chair se révolte - or, c'est dans ces moments-là qu'il faudrait tomber en adoration et s'en remettre complètement au Seigneur.
Si quelqu'un souffre parmi nous, qu'il accomplisse à la manière de Marie, un acte d'abandon de confiance en Jésus. Qu'il s'y implique tout à fait, car cet acte d'abandon en confiance, c'est ce que le Seigneur récompense le mieux !
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Dimanche : saint Pierre et saint Paul, solennités
Saint Pierre et saint Paul, Apôtres, solennité
Livre des Actes des Apôtres 12,1-11.
A cette époque, le roi Hérode Agrippa se mit à maltraiter certains membres de l'Église.
Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter.
Voyant que cette mesure était bien vue des Juifs, il décida une nouvelle arrestation, celle de Pierre. On était dans la semaine de la Pâque.
Il le fit saisir, emprisonner, et placer sous la garde de quatre escouades de quatre soldats ; il avait l'intention de le faire comparaître en présence du peuple après la fête.
Tandis que Pierre était ainsi détenu, l'Église priait pour lui devant Dieu avec insistance.
Hérode allait le faire comparaître ; la nuit précédente, Pierre dormait entre deux soldats, il était attaché avec deux chaînes et, devant sa porte, des sentinelles montaient la garde.
Tout à coup surgit l'ange du Seigneur, et une lumière brilla dans la cellule. L'ange secoua Pierre, le réveilla et lui dit : « Lève-toi vite. » Les chaînes tombèrent de ses mains.
Alors l'ange lui dit : « Mets ta ceinture et tes sandales. » Pierre obéit, et l'ange ajouta : « Mets ton manteau et suis-moi. »
Il sortit derrière lui, mais, ce qui lui arrivait grâce à l'ange, il ne se rendait pas compte que c'était vrai, il s'imaginait que c'était une vision.
Passant devant un premier poste de garde, puis devant un second, ils arrivèrent à la porte en fer donnant sur la ville. Elle s'ouvrit toute seule devant eux. Une fois dehors, ils marchèrent dans une rue, puis, brusquement, l'ange le quitta.
Alors Pierre revint à lui, et il dit : « Maintenant je me rends compte que c'est vrai : le Seigneur a envoyé son ange, et il m'a arraché aux mains d'Hérode et au sort que me souhaitait le peuple juif. »
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,6-8.17-18.
Me voici déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu.
Je me suis bien battu, j'ai tenu jusqu'au bout de la course, je suis resté fidèle.
Je n'ai plus qu'à recevoir la récompense du vainqueur : dans sa justice, le Seigneur, le juge impartial, me la remettra en ce jour-là, comme à tous ceux qui auront désiré avec amour sa manifestation dans la gloire.
Le Seigneur, lui, m'a assisté. Il m'a rempli de force pour que je puisse annoncer jusqu'au bout l'Évangile et le faire entendre à toutes les nations païennes.
J'ai échappé à la gueule du lion ; le Seigneur me fera encore échapper à tout ce qu'on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer au ciel, dans son Royaume. A lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 16,13-19.
Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes. »
Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
Cy Aelf, Paris
En découvrant les lectures de ce dimanche, je me suis demandé, pour moi-même, jusqu'à quel point j'en suis arrivé dans mon témoignage de foi. Qui sait, qui peut dire où vont nous entraîner les dérives de notre société ? Outre la théorie du "genre", le mariage pour tous, la procréation médicalement assistée... de nouvelles lois viennent soutenir l'euthanasie et le suicide médicalement assisté... sans oublier l'avortement que l'on commence à pratiquer "ex utero", etc.
Si la vie humaine perd de sa valeur, si elle est mise en balance avec les idéologies, jusqu'où irons-nous, et quel sera le sort des fidèles chrétiens ? Bref, n'allons-nous pas connaître une nouvelle époque où le témoignage chrétien ira de nouveau jusqu'au martyre ?
Je me suis déjà posé la question. S'il est tout à fait normal et lucide, pour un chrétien, de se poser cette question, c'est que depuis le commencement, nous savons que notre adversaire ne fait pas partie des êtres humains, mais qu'il s'agit du diable, de l'antique serpent qui a introduit la mort dans le monde.
Les ennemis de saint Paul comme de saint Pierre n'étaient pas les Romains : Rome tout entière est devenue chrétienne ! Mais la confrontation se poursuit et nous y sommes entraînés.
J'ai bien envie, ici, aujourd'hui, moi qui suis belge, de rappeler le cas du roi Baudouin, fervent catholique, qui refusa catégoriquement de signer la Loi instituant l'avortement:
Il n'y a pas seulement à un roi que peut se poser la question du témoignage "jusqu'au bout" - dans le cas précis, le roi se déclarait prêt à abdiquer et le royaume aurait pu devenir république.
Ce ne sont certes pas des hommes et des femmes qu'il nous appartient de juger, mais de savoir jusqu'à quel point nous sommes disposés à résister au mal, quelles que soient nos conditions actuelles d'existence.
.[/color]
Livre des Actes des Apôtres 12,1-11.
A cette époque, le roi Hérode Agrippa se mit à maltraiter certains membres de l'Église.
Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter.
Voyant que cette mesure était bien vue des Juifs, il décida une nouvelle arrestation, celle de Pierre. On était dans la semaine de la Pâque.
Il le fit saisir, emprisonner, et placer sous la garde de quatre escouades de quatre soldats ; il avait l'intention de le faire comparaître en présence du peuple après la fête.
Tandis que Pierre était ainsi détenu, l'Église priait pour lui devant Dieu avec insistance.
Hérode allait le faire comparaître ; la nuit précédente, Pierre dormait entre deux soldats, il était attaché avec deux chaînes et, devant sa porte, des sentinelles montaient la garde.
Tout à coup surgit l'ange du Seigneur, et une lumière brilla dans la cellule. L'ange secoua Pierre, le réveilla et lui dit : « Lève-toi vite. » Les chaînes tombèrent de ses mains.
Alors l'ange lui dit : « Mets ta ceinture et tes sandales. » Pierre obéit, et l'ange ajouta : « Mets ton manteau et suis-moi. »
Il sortit derrière lui, mais, ce qui lui arrivait grâce à l'ange, il ne se rendait pas compte que c'était vrai, il s'imaginait que c'était une vision.
Passant devant un premier poste de garde, puis devant un second, ils arrivèrent à la porte en fer donnant sur la ville. Elle s'ouvrit toute seule devant eux. Une fois dehors, ils marchèrent dans une rue, puis, brusquement, l'ange le quitta.
Alors Pierre revint à lui, et il dit : « Maintenant je me rends compte que c'est vrai : le Seigneur a envoyé son ange, et il m'a arraché aux mains d'Hérode et au sort que me souhaitait le peuple juif. »
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,6-8.17-18.
Me voici déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu.
Je me suis bien battu, j'ai tenu jusqu'au bout de la course, je suis resté fidèle.
Je n'ai plus qu'à recevoir la récompense du vainqueur : dans sa justice, le Seigneur, le juge impartial, me la remettra en ce jour-là, comme à tous ceux qui auront désiré avec amour sa manifestation dans la gloire.
Le Seigneur, lui, m'a assisté. Il m'a rempli de force pour que je puisse annoncer jusqu'au bout l'Évangile et le faire entendre à toutes les nations païennes.
J'ai échappé à la gueule du lion ; le Seigneur me fera encore échapper à tout ce qu'on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer au ciel, dans son Royaume. A lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 16,13-19.
Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes. »
Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
Cy Aelf, Paris
En découvrant les lectures de ce dimanche, je me suis demandé, pour moi-même, jusqu'à quel point j'en suis arrivé dans mon témoignage de foi. Qui sait, qui peut dire où vont nous entraîner les dérives de notre société ? Outre la théorie du "genre", le mariage pour tous, la procréation médicalement assistée... de nouvelles lois viennent soutenir l'euthanasie et le suicide médicalement assisté... sans oublier l'avortement que l'on commence à pratiquer "ex utero", etc.
Si la vie humaine perd de sa valeur, si elle est mise en balance avec les idéologies, jusqu'où irons-nous, et quel sera le sort des fidèles chrétiens ? Bref, n'allons-nous pas connaître une nouvelle époque où le témoignage chrétien ira de nouveau jusqu'au martyre ?
Je me suis déjà posé la question. S'il est tout à fait normal et lucide, pour un chrétien, de se poser cette question, c'est que depuis le commencement, nous savons que notre adversaire ne fait pas partie des êtres humains, mais qu'il s'agit du diable, de l'antique serpent qui a introduit la mort dans le monde.
Les ennemis de saint Paul comme de saint Pierre n'étaient pas les Romains : Rome tout entière est devenue chrétienne ! Mais la confrontation se poursuit et nous y sommes entraînés.
J'ai bien envie, ici, aujourd'hui, moi qui suis belge, de rappeler le cas du roi Baudouin, fervent catholique, qui refusa catégoriquement de signer la Loi instituant l'avortement:
Il n'y a pas seulement à un roi que peut se poser la question du témoignage "jusqu'au bout" - dans le cas précis, le roi se déclarait prêt à abdiquer et le royaume aurait pu devenir république.
Ce ne sont certes pas des hommes et des femmes qu'il nous appartient de juger, mais de savoir jusqu'à quel point nous sommes disposés à résister au mal, quelles que soient nos conditions actuelles d'existence.
.[/color]
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
mandonnaud
- Tribunus plebis

- Messages : 2311
- Inscription : jeu. 01 juil. 2004, 15:28
- Localisation : LIMOGES 87000 FRANCE
- Contact :
Dimanche 29 JUIN 2014 Solennité des Sts Pierre et Paul
Dimanche 29 JUIN 2014
Solennité des Sts Pierre et Paul
St Matthieu 16,13-19
(Actes des Apôtres 12,1-11 Ps 33 Second lettre a Timothée 4,6...18 )
http://reflexions.mandonnaud.net/liturg ... 6-2014.php
13 Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? »
14 Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes. »
15 Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
16 Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »
17 Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
18 Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle. 19 Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »_Matthieu.
L' AMOUR de Jésus des deux apôtres célébrés aujourd'hui est si grands qu 'il voit Dieu le PÈRE et l' aime en aimant Jésus, et devant tout les publics il en témoigne jusqu'au don de leurs vies._Mandonnaud Paul de Limoges.
pour mémoire
Dimanche 29 JUIN 2014
13eme dimanche du temps ordinaire
ST Matthieu 10,37-42
(Second livre des Rois 4,8...16a Ps 88 Romains 6,3...11 )
http://reflexions.mandonnaud.net/liturg ... 6-2014.php
37 Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi ;
38 celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi.
39 Qui veut garder sa vie pour soi la perdra ; qui perdra sa vie à cause de moi la gardera.
40 Qui vous accueille m'accueille ; et qui m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé.
41 Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité d'homme juste recevra une récompense d'homme juste. 42 Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche, à l'un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : il ne perdra pas sa récompense. »_Matthieu.
A travers ses paroles de Jésus, si incisive, C' est le sens des valeurs de la Vie qui est remis en place, malgré la proximité des familiers il faut avec violence sur soit même mètre Dieu en premier, et reconnaître ses enfants et les honorées en conséquence._Mandonnaud Paul de Limoges.
Solennité des Sts Pierre et Paul
St Matthieu 16,13-19
(Actes des Apôtres 12,1-11 Ps 33 Second lettre a Timothée 4,6...18 )
http://reflexions.mandonnaud.net/liturg ... 6-2014.php
13 Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? »
14 Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes. »
15 Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
16 Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »
17 Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
18 Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle. 19 Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »_Matthieu.
L' AMOUR de Jésus des deux apôtres célébrés aujourd'hui est si grands qu 'il voit Dieu le PÈRE et l' aime en aimant Jésus, et devant tout les publics il en témoigne jusqu'au don de leurs vies._Mandonnaud Paul de Limoges.
pour mémoire
Dimanche 29 JUIN 2014
13eme dimanche du temps ordinaire
ST Matthieu 10,37-42
(Second livre des Rois 4,8...16a Ps 88 Romains 6,3...11 )
http://reflexions.mandonnaud.net/liturg ... 6-2014.php
37 Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi ;
38 celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi.
39 Qui veut garder sa vie pour soi la perdra ; qui perdra sa vie à cause de moi la gardera.
40 Qui vous accueille m'accueille ; et qui m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé.
41 Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité d'homme juste recevra une récompense d'homme juste. 42 Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche, à l'un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : il ne perdra pas sa récompense. »_Matthieu.
A travers ses paroles de Jésus, si incisive, C' est le sens des valeurs de la Vie qui est remis en place, malgré la proximité des familiers il faut avec violence sur soit même mètre Dieu en premier, et reconnaître ses enfants et les honorées en conséquence._Mandonnaud Paul de Limoges.
Jésus est infiniment misericordieux.
http://www.mandonnaud.net/
http://www.mandonnaud.net/
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Suivre Jésus sans se retourner
Le lundi de la 13e semaine du Temps Ordinaire
Livre d'Amos 2,6-10.13-16.
Ainsi parle le Seigneur : La sentence est irrévocable, à cause des crimes et des crimes d'Israël. Ils vendent le juste pour de l'argent, le pauvre pour une paire de sandales.
Ils écrasent la tête des petites gens dans la poussière, ils ferment la route aux malheureux. Le fils et le père vont vers la même femme et profanent ainsi mon saint Nom.
Auprès des autels, ils se couchent sur les vêtements qu'ils ont pris en gage. Dans le temple de leur Dieu, ils boivent le vin de ceux qu'ils ont frappés d'amende.
Moi, pourtant, j'avais détruit devant eux l'Amorite, dont la stature égalait celle des cèdres et la vigueur, celle des chênes ! Je l'avais anéanti, depuis les fruits jusqu'aux racines.
Moi, je vous avais fait monter du pays d'Égypte et je vous avais, pendant quarante ans, conduits à travers le désert, pour vous donner en héritage le pays de l'Amorite.
Eh bien, moi, maintenant, je vous écraserai sur place, comme un char plein de gerbes écrase tout sur son passage. L'homme le plus rapide ne pourra pas fuir, le plus fort ne pourra pas montrer sa vigueur, même le héros ne sauvera pas sa vie. L'archer ne tiendra pas, le coureur n'échappera pas, le cavalier ne sauvera pas sa vie. Le plus brave s'enfuira tout nu, en ce jour-là. Parole du Seigneur.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 8,18-22.
Jésus, voyant la foule autour de lui, donna l'ordre de partir vers l'autre rive du lac.
Un scribe s'approcha et lui dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras. » Mais Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête. »
Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père. »
Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. »
Cy Aelf, Paris
Les scribes suivent généralement les maîtres qui les forment et ils demeurent avec eux. Mais suivre Jésus, ce n'est pas possible selon la manière humaine. Aujourd'hui même, on embarque vers l'autre rive du lac: un scribe juif peut-il suivre son maître chez les païens ? Et où va-t-on loger ? Et le sabbat ? Et que va-t-on trouver de licite à manger ? Quant au disciple qui veut enterrer son père, pourquoi Jésus lui répond-il avec des mots qui choquent ? Mais ce disciple doit comprendre que Dieu est Vie et vie éternelle, et l'on peut honorer ses défunts par d'autres moyens que les funérailles et les enterrements.
La première lecture est d'autant plus sévère. Il n'est pas possible de tricher avec la Vérité, sans en subir les conséquences. Car dans l'ancienne alliance, la pratique toute hypocrite des Juifs ne peut que rendre plus grave le châtiment final.
Au cours de la messe télévisée d'hier, j'ai bien retenu de l'homélie que les apôtres Pierre et Paul ont vécu et ont porté du fruit "chacun selon sa grâce". C'est ce qui m'a inspiré toute la journée d'hier et ce matin encore. Chacun de nous doit s'avancer selon la grâce reçue et prendre confiance - car c'est un chemin fiable, un chemin bien tracé, qui ne peut qu'aboutir au bonheur éternel.
.
Livre d'Amos 2,6-10.13-16.
Ainsi parle le Seigneur : La sentence est irrévocable, à cause des crimes et des crimes d'Israël. Ils vendent le juste pour de l'argent, le pauvre pour une paire de sandales.
Ils écrasent la tête des petites gens dans la poussière, ils ferment la route aux malheureux. Le fils et le père vont vers la même femme et profanent ainsi mon saint Nom.
Auprès des autels, ils se couchent sur les vêtements qu'ils ont pris en gage. Dans le temple de leur Dieu, ils boivent le vin de ceux qu'ils ont frappés d'amende.
Moi, pourtant, j'avais détruit devant eux l'Amorite, dont la stature égalait celle des cèdres et la vigueur, celle des chênes ! Je l'avais anéanti, depuis les fruits jusqu'aux racines.
Moi, je vous avais fait monter du pays d'Égypte et je vous avais, pendant quarante ans, conduits à travers le désert, pour vous donner en héritage le pays de l'Amorite.
Eh bien, moi, maintenant, je vous écraserai sur place, comme un char plein de gerbes écrase tout sur son passage. L'homme le plus rapide ne pourra pas fuir, le plus fort ne pourra pas montrer sa vigueur, même le héros ne sauvera pas sa vie. L'archer ne tiendra pas, le coureur n'échappera pas, le cavalier ne sauvera pas sa vie. Le plus brave s'enfuira tout nu, en ce jour-là. Parole du Seigneur.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 8,18-22.
Jésus, voyant la foule autour de lui, donna l'ordre de partir vers l'autre rive du lac.
Un scribe s'approcha et lui dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras. » Mais Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête. »
Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père. »
Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. »
Cy Aelf, Paris
Les scribes suivent généralement les maîtres qui les forment et ils demeurent avec eux. Mais suivre Jésus, ce n'est pas possible selon la manière humaine. Aujourd'hui même, on embarque vers l'autre rive du lac: un scribe juif peut-il suivre son maître chez les païens ? Et où va-t-on loger ? Et le sabbat ? Et que va-t-on trouver de licite à manger ? Quant au disciple qui veut enterrer son père, pourquoi Jésus lui répond-il avec des mots qui choquent ? Mais ce disciple doit comprendre que Dieu est Vie et vie éternelle, et l'on peut honorer ses défunts par d'autres moyens que les funérailles et les enterrements.
La première lecture est d'autant plus sévère. Il n'est pas possible de tricher avec la Vérité, sans en subir les conséquences. Car dans l'ancienne alliance, la pratique toute hypocrite des Juifs ne peut que rendre plus grave le châtiment final.
Au cours de la messe télévisée d'hier, j'ai bien retenu de l'homélie que les apôtres Pierre et Paul ont vécu et ont porté du fruit "chacun selon sa grâce". C'est ce qui m'a inspiré toute la journée d'hier et ce matin encore. Chacun de nous doit s'avancer selon la grâce reçue et prendre confiance - car c'est un chemin fiable, un chemin bien tracé, qui ne peut qu'aboutir au bonheur éternel.
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Souffle de l'Esprit et tempêtes du monde
Le mardi de la 13e semaine du Temps Ordinaire
Livre d'Amos 3,1-8.4,11-12.
Écoutez cette parole que le Seigneur prononce contre vous, fils d'Israël, contre tout le peuple qu'il a fait monter du pays d'Égypte :
Vous êtes le seul de tous les peuples de la terre que j'aie choisi d'aimer ; aussi je vous demanderai compte de tous vos crimes.
Deux hommes font-ils route ensemble sans s'être mis d'accord ?
Est-ce que le lion rugit dans la forêt quand il n'a pas de proie ? Le lionceau va-t-il crier du fond de sa tanière sans avoir rien pris ?
L'oiseau tombe-t-il dans le filet posé à terre sans y être attiré par un appât ? Le piège se relève-t-il au-dessus du sol sans avoir rien attrapé ?
Sonne-t-on de la trompette dans une ville sans qu'un danger menace le peuple ? Un malheur arrive-t-il dans une ville sans qu'il soit l'œuvre du Seigneur ?
(Car le Seigneur Dieu ne fait rien sans en révéler le secret à ses serviteurs les prophètes.)
Quand le lion a rugi, qui peut échapper à la peur ? Quand le Seigneur Dieu a parlé, qui refuserait d'être prophète ?
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 8,23-27.
Comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent.
Et voilà que la mer s'agita violemment, au point que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait.
Ses compagnons s'approchèrent et le réveillèrent en disant : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. »
Mais il leur dit : « Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi ? » Alors, debout, Jésus interpella vivement les vents et la mer, et il se fit un grand calme.
Les gens furent saisis d'étonnement et disaient : « Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? »
Cy Aelf, Paris
Il est intéressant de savoir qu'en hébreu, l'alphabet est dit "consonantique" (*): selon les voyelles qu'on y introduit, la signifcation varie. c'est ainsi que le mot "vent" peut signifier aussi "l'esprit", et cela explique aussi que les lecteurs de la bible, aussi bien les Pharisiens que les docteurs de la loi ou les scribes, peuvent toujours trouver de multiples interprétations à un même texte - et discuter des heures durant. C'est ainsi que "l'esprit" et "le vent" sont synomymes.
Ainsi, dans le cas de la barque où se trouvent les disciples et leur maître, le vent qui les secoue et menace de les submerger, évoque tout à fait l'esprit mauvais qui est dans le monde et qui menace sans cesse de faire de nous des naufragés de l'existence. Mais Jésus le domine facilement et c'est pourquoi l'invocation à Jésus miséricordieux, en cas de fort trouble ou de tentation, peut nous en libérer facilement.
Dans l'ancien testament, les juifs n'en jugeaient pas autrement: les mauvais esprits étaient partout, mais ils avaient les prophètes : Amos, comme les autres, communiquait aux hommes les paroles de Dieu.
Ce matin, comme depuis plusieurs jours, et même plusieurs mois, je trouve notre temps très troublé, mais je prends appui sur la pratique quotidienne: pas seulement ma participation à l'Eucharistie, mais aussi la prière, l'encouragement, l'accueil et quelques gestes gratuits en faveur des personnes les plus malheureuses que je peux rencontrer. Il y en a tant ! Quant à la tempête de ce monde, elle focalise presque tous les regards: et nous y buvons, de la coupe de ce monde !!!
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abjad
Livre d'Amos 3,1-8.4,11-12.
Écoutez cette parole que le Seigneur prononce contre vous, fils d'Israël, contre tout le peuple qu'il a fait monter du pays d'Égypte :
Vous êtes le seul de tous les peuples de la terre que j'aie choisi d'aimer ; aussi je vous demanderai compte de tous vos crimes.
Deux hommes font-ils route ensemble sans s'être mis d'accord ?
Est-ce que le lion rugit dans la forêt quand il n'a pas de proie ? Le lionceau va-t-il crier du fond de sa tanière sans avoir rien pris ?
L'oiseau tombe-t-il dans le filet posé à terre sans y être attiré par un appât ? Le piège se relève-t-il au-dessus du sol sans avoir rien attrapé ?
Sonne-t-on de la trompette dans une ville sans qu'un danger menace le peuple ? Un malheur arrive-t-il dans une ville sans qu'il soit l'œuvre du Seigneur ?
(Car le Seigneur Dieu ne fait rien sans en révéler le secret à ses serviteurs les prophètes.)
Quand le lion a rugi, qui peut échapper à la peur ? Quand le Seigneur Dieu a parlé, qui refuserait d'être prophète ?
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 8,23-27.
Comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent.
Et voilà que la mer s'agita violemment, au point que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait.
Ses compagnons s'approchèrent et le réveillèrent en disant : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. »
Mais il leur dit : « Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi ? » Alors, debout, Jésus interpella vivement les vents et la mer, et il se fit un grand calme.
Les gens furent saisis d'étonnement et disaient : « Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? »
Cy Aelf, Paris
Il est intéressant de savoir qu'en hébreu, l'alphabet est dit "consonantique" (*): selon les voyelles qu'on y introduit, la signifcation varie. c'est ainsi que le mot "vent" peut signifier aussi "l'esprit", et cela explique aussi que les lecteurs de la bible, aussi bien les Pharisiens que les docteurs de la loi ou les scribes, peuvent toujours trouver de multiples interprétations à un même texte - et discuter des heures durant. C'est ainsi que "l'esprit" et "le vent" sont synomymes.
Ainsi, dans le cas de la barque où se trouvent les disciples et leur maître, le vent qui les secoue et menace de les submerger, évoque tout à fait l'esprit mauvais qui est dans le monde et qui menace sans cesse de faire de nous des naufragés de l'existence. Mais Jésus le domine facilement et c'est pourquoi l'invocation à Jésus miséricordieux, en cas de fort trouble ou de tentation, peut nous en libérer facilement.
Dans l'ancien testament, les juifs n'en jugeaient pas autrement: les mauvais esprits étaient partout, mais ils avaient les prophètes : Amos, comme les autres, communiquait aux hommes les paroles de Dieu.
Ce matin, comme depuis plusieurs jours, et même plusieurs mois, je trouve notre temps très troublé, mais je prends appui sur la pratique quotidienne: pas seulement ma participation à l'Eucharistie, mais aussi la prière, l'encouragement, l'accueil et quelques gestes gratuits en faveur des personnes les plus malheureuses que je peux rencontrer. Il y en a tant ! Quant à la tempête de ce monde, elle focalise presque tous les regards: et nous y buvons, de la coupe de ce monde !!!
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abjad
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Fée Violine
- Consul

- Messages : 13036
- Inscription : mer. 24 sept. 2008, 14:13
- Conviction : Catholique ordinaire. Laïque dominicaine
- Localisation : France
- Contact :
Re: Souffle de l'Esprit et tempêtes du monde
L'esprit et le vent, c'est le même mot non seulement en hébreu (indépendamment des histoires de changement de voyelles) mais en grec et en latin. Le mot grec "anémos" a donné "anémomètre" (instrument pour mesurer le vent) et les mots latins "animus" et "anima" (souffle de vie, âme, esprit). D'ailleurs "esprit" est de la famille de "respiration". Etc.
Sinon, le commentaire de st Augustin sur cet évangile:
Sinon, le commentaire de st Augustin sur cet évangile:
Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 63 ; PL 38, 424
« Il se fit un grand calme »
Le sommeil du Christ est le signe d’un mystère. Les occupants de la barque représentent les âmes qui traversent la vie de ce monde sur le bois de la croix. En outre, la barque est le symbole de l’Église. Oui, vraiment…le cœur de chaque fidèle est une barque naviguant sur la mer ; elle ne peut pas sombrer si l’esprit entretient de bonnes pensées.
On t’a insulté ; c’est le vent qui te fouette. Tu t’es mis en colère ; c’est le flot qui monte. La tentation surgit ; c’est le vent qui souffle. Ton âme est troublée ; ce sont les vagues qui montent… Réveille le Christ, laisse-le te parler. « Qui donc est celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? » Qui est-il ? « À lui la mer, c’est lui qui l’a faite » ; « par lui tout a été fait » (Ps 94,5; Jn 1,3). Imite donc les vents et la mer : obéis au Créateur. La mer se montre docile à la voix du Christ, et toi, tu restes sourd ? La mer obéit, le vent s’apaise, et toi, tu continues à souffler ? Que voulons-nous dire par là ? Parler, s’agiter, méditer la vengeance : n’est-ce pas continuer à souffler et ne pas vouloir céder devant la parole du Christ ? Quand ton cœur est troublé, ne te laisse pas submerger par les vagues.
Si pourtant le vent nous renverse — car nous ne sommes que des hommes — et s’il excite les émotions mauvaises de notre cœur, ne désespérons pas. Réveillons le Christ, afin de poursuivre notre voyage sur une mer paisible.
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Souffle de l'Esprit et tempêtes du monde
L'exemple que j'ai choisi n'est pas vraiment idéal, j'ai donc pris un autre mot (hébreu) et en voici quelques "extensions" :Fée Violine a écrit :L'esprit et le vent, c'est le même mot non seulement en hébreu (indépendamment des histoires de changement de voyelles) mais en grec et en latin. Le mot grec "anémos" a donné "anémomètre" (instrument pour mesurer le vent) et les mots latins "animus" et "anima" (souffle de vie, âme, esprit). D'ailleurs "esprit" est de la famille de "respiration". Etc.
Signification du terme " Hébreu" :
Il y a trois origines possibles dont une seule est pleinement en accord avec les écritures.
le nom vient du radical "avar", qui signifie "passer, passer à côté, traverser". Ce terme s'appliquerait donc à Abraham comme celui que Dieu prit "de l'autre côté du Fleuve [Euphrate]" (Jos 24:3). Les traducteurs de la Septante comprenaient ainsi ce terme, si bien qu'en Genèse 14:13, ils parlèrent d'Abraham comme de "l'émigrant" plutôt que de "l'Hébreu".
ce nom désigne ceux qui séjournent, c'est-à-dire qui "sont de passage", pour les distinguer des résidents ou des immigrés (voir l'utilisation de "avar" en Gn 18:5; Ex 32:27; 2Ch 30:10). Certes, les Israélites menèrent une vie nomade pendant un temps, mais ce n'était plus le cas après la conquête de Canaan. Cependant, le nom "d'Hébreux" continua de leur être donné.
Selon un troisième avis, qui s'harmonise bien avec les éléments bibliques, le nom "Hébreu" (Ivri) dérive de celui d'Éber (Évèr), arrière-petit-fils de Sem et ancêtre d'Abraham (Gn 11:10-26). Il est vrai qu'on ne sait rien d'Éber, si ce n'est qu'il est un des chaînons dans la généalogie entre Sem et Abraham.
Il semblerait donc que le terme Ivri (Hébreu) s'applique à tous ces descendants qui pourraient à bon droit se réclamer d'Éber comme ancêtre. Certains biblistes laissent entendre que c'était peut-être le cas à l'origine, mais qu'au fil du temps l'usage de ce nom fut restreint aux Israélites, les plus éminents des Ébérites, ou Hébreux. Voilà qui ne serait pas sans parallèle dans les Écritures.
Bien que de nombreux descendants d'Abraham n'aient pas été israélites, tels les Édomites, les Yishmaélites et aussi ses descendants par sa femme Qetoura, ce sont les Israélites qui sont appelés de manière distinctive la "semence d'Abraham" (Ps 105:6 ; Is 41:8 ; voir aussi Mt 3:9 ; 2Co 11:22). C'était bien sûr à cause de l'action de Dieu envers eux liée à l'alliance abrahamique. Cependant, le fait même que Dieu les constitua en nation, leur donna en héritage le pays de Canaan et leur accorda des victoires sur de nombreux ennemis puissants, distingua assurément les Israélites non seulement des autres descendants d'Abraham, mais aussi de tous les autres descendants d'Éber. Il se peut également que la plupart de ces descendants aient perdu leur identité d'"Ébérites" en se mêlant par des mariages à d'autres peuples.
Dès lors, il se pourrait fort bien que la mise en évidence d'Éber dans les listes généalogiques ait été un moyen pour Dieu d'indiquer que la bénédiction de Noé sur Sem s'accomplirait surtout sur les descendants d'Éber. D'ailleurs, les événements postérieurs démontrèrent que les Israélites furent les principaux bénéficiaires de cette bénédiction. Cette mention expresse d'Éber pouvait aussi servir à indiquer dans quelle lignée viendrait la Semence promise mentionnée par Yahwah dans la prophétie de Genèse 3:15, Éber y devenant un chaînon précis entre Sem et Abraham. Cette explication s'harmoniserait avec le fait que Yahwah est appelé "le Dieu des Hébreux".
Etc.
http://hlybk.pagesperso-orange.fr/bible/hebreu.htm
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Mal et malheur des hommes
Le mercredi de la 13e semaine du temps ordinaire
Livre d'Amos 5,14-15.21-24.
Cherchez le bien et non le mal, afin de vivre. Ainsi le Seigneur, Dieu de l'univers, sera avec vous, comme vous l'affirmez.
Détestez le mal, aimez le bien, faites régner le droit dans vos litiges ; peut-être alors le Seigneur, Dieu de l'univers, aura-t-il pitié de ce qui reste d'Israël.
Je déteste, je méprise vos fêtes, je n'ai aucun goût pour vos assemblées.
Quand vous me présentez des holocaustes et des offrandes, je ne les accueille pas ; vos sacrifices de bêtes grasses, je ne les regarde même pas.
Éloignez de moi le tapage de vos cantiques ; que je n'entende pas la musique de vos harpes.
Mais que le droit jaillisse comme une source ; la justice, comme un torrent qui ne tarit jamais !
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 8,28-34.
Comme Jésus arrivait sur l'autre rive du lac, dans le pays des Gadaréniens, deux possédés sortirent du cimetière à sa rencontre ; ils étaient si méchants que personne ne pouvait passer par ce chemin.
Et voilà qu'ils se mirent à crier : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu pour nous faire souffrir avant le moment fixé ? »
Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture.
Les démons suppliaient Jésus : « Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs. »
Il leur répondit : « Allez-y. » Ils sortirent et ils s'en allèrent dans les porcs ; et voilà que, du haut de la falaise, tout le troupeau se précipita dans la mer, et les porcs moururent dans les flots.
Les gardiens prirent la fuite et s'en allèrent en ville annoncer tout cela, avec l'affaire des possédés.
Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus ; et lorsqu'ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur région.
Dans la première lecture, par l'intermédiaire d'Amos, Dieu n'a qu'une chose à dire au peuple: qu'ils abandonnent leurs rites inutiles et qu'ils pratiquent de tout leur coeur le droit et le justice.
Le monde antique est habitué aux esprits mauvais qu'ils voient à l'oeuvre, notamment dans les catastrophes (l'effondrement de la tour de Siloé), mais aussi dans le constat de certaines maladies. C'est le cas notamment de la lèpre, mais aussi pour le "démoniaque aveugle et muet" (en Mathieu 12) - et bien d'autres encore. que les porcs soient des animaux impurs, c'est évident: ces animaux difformes se complaisent dans la boue et avalent tout les déchets de nourriture sans distinction. Mais on les garde en troupeaux car ils sont une source de revenus non négligeable. Dès lors, qu'un possédé garde des porcs, cela tient d'une certaine logique.
Cependant, là où Jésus apparaît, ni les maladies, ni les démons ne peuvent demeurer.
Mais ce qui fait le lien entre les deux lectures, c'est que les hommes préfèrent leurs habitudes de vie au salut que le salut qu'un Dieu tout amour veut leur apporter. Car pratiquer le droit et la justice, voilà qui dérange la quête de la richesse en ce monde - ou simplement le confort et l'auto-satisfaction. Pour les Gadaréniens, le problème est le même : le salut d'un des leurs est beaucoup moins important que la perte d'un troupeau entier !
Et de notre temps, qui cherche vraiment à pratiquer le droit et la justice - et plus encore : d'aimer son prochain comme soi-même ! Voici ce que m'a dit une infirmière. Constatant mes visites quotidiennes à ma mère de 89 ans, elle s'est ouverte peu à peu et m'a parlé des effets pervers de l'Alzeihmer - sur les patients MAIS AUSSI sur les parents qui ne voient pas assez souvent leurs enfants ET sur les aide-soignant(e)s ... dont certains sont victimes de dépressions.
.
Livre d'Amos 5,14-15.21-24.
Cherchez le bien et non le mal, afin de vivre. Ainsi le Seigneur, Dieu de l'univers, sera avec vous, comme vous l'affirmez.
Détestez le mal, aimez le bien, faites régner le droit dans vos litiges ; peut-être alors le Seigneur, Dieu de l'univers, aura-t-il pitié de ce qui reste d'Israël.
Je déteste, je méprise vos fêtes, je n'ai aucun goût pour vos assemblées.
Quand vous me présentez des holocaustes et des offrandes, je ne les accueille pas ; vos sacrifices de bêtes grasses, je ne les regarde même pas.
Éloignez de moi le tapage de vos cantiques ; que je n'entende pas la musique de vos harpes.
Mais que le droit jaillisse comme une source ; la justice, comme un torrent qui ne tarit jamais !
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 8,28-34.
Comme Jésus arrivait sur l'autre rive du lac, dans le pays des Gadaréniens, deux possédés sortirent du cimetière à sa rencontre ; ils étaient si méchants que personne ne pouvait passer par ce chemin.
Et voilà qu'ils se mirent à crier : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu pour nous faire souffrir avant le moment fixé ? »
Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture.
Les démons suppliaient Jésus : « Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs. »
Il leur répondit : « Allez-y. » Ils sortirent et ils s'en allèrent dans les porcs ; et voilà que, du haut de la falaise, tout le troupeau se précipita dans la mer, et les porcs moururent dans les flots.
Les gardiens prirent la fuite et s'en allèrent en ville annoncer tout cela, avec l'affaire des possédés.
Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus ; et lorsqu'ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur région.
Dans la première lecture, par l'intermédiaire d'Amos, Dieu n'a qu'une chose à dire au peuple: qu'ils abandonnent leurs rites inutiles et qu'ils pratiquent de tout leur coeur le droit et le justice.
Le monde antique est habitué aux esprits mauvais qu'ils voient à l'oeuvre, notamment dans les catastrophes (l'effondrement de la tour de Siloé), mais aussi dans le constat de certaines maladies. C'est le cas notamment de la lèpre, mais aussi pour le "démoniaque aveugle et muet" (en Mathieu 12) - et bien d'autres encore. que les porcs soient des animaux impurs, c'est évident: ces animaux difformes se complaisent dans la boue et avalent tout les déchets de nourriture sans distinction. Mais on les garde en troupeaux car ils sont une source de revenus non négligeable. Dès lors, qu'un possédé garde des porcs, cela tient d'une certaine logique.
Cependant, là où Jésus apparaît, ni les maladies, ni les démons ne peuvent demeurer.
Mais ce qui fait le lien entre les deux lectures, c'est que les hommes préfèrent leurs habitudes de vie au salut que le salut qu'un Dieu tout amour veut leur apporter. Car pratiquer le droit et la justice, voilà qui dérange la quête de la richesse en ce monde - ou simplement le confort et l'auto-satisfaction. Pour les Gadaréniens, le problème est le même : le salut d'un des leurs est beaucoup moins important que la perte d'un troupeau entier !
Et de notre temps, qui cherche vraiment à pratiquer le droit et la justice - et plus encore : d'aimer son prochain comme soi-même ! Voici ce que m'a dit une infirmière. Constatant mes visites quotidiennes à ma mère de 89 ans, elle s'est ouverte peu à peu et m'a parlé des effets pervers de l'Alzeihmer - sur les patients MAIS AUSSI sur les parents qui ne voient pas assez souvent leurs enfants ET sur les aide-soignant(e)s ... dont certains sont victimes de dépressions.
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Homélie du Pape François
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,21-29.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Il ne suffit pas de me dire : 'Seigneur, Seigneur !', pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ce jour-là, beaucoup me diront : 'Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ? '
Alors je leur déclarerai : 'Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal ! '
Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est abattue sur cette maison ; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet. »
Jésus acheva ainsi son discours. Les foules étaient frappées par son enseignement,
car il les instruisait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes.
Cy Aelf, Paris
Les gens ont besoin du «bon pasteur» qui sait comprendre et toucher le cœur. Précisément comme Jésus. C’est lui que nous devons suivre de près, sans nous laisser influencer par ceux qui «parlent de choses abstraites ou de casuistiques morales», par ceux «qui n’ont pas la foi et qui négocient tout avec les pouvoirs politiques et économiques», par les «révolutionnaires» qui veulent entreprendre «des guerres dites de libération» politique ou par les «contemplatifs éloignés du peuple».
------------------------------------------
C’est contre ces quatre attitudes que le Pape François a mis en garde au cours de la Messe célébrée jeudi 26 juin, dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, se référant au passage évangélique de Matthieu proposé par la liturgie (7, 21-29).
------------------------------------------
Le Pape François a voulu s’arrêter sur «ces scribes, qui a cette époque parlaient au peuple», mais «leur message ne touchait pas le cœur du peuple et le peuple les écoutait et s’en allait». Et il en a indiqué quatre catégories.
Assurément «le groupe le plus connu était celui des pharisiens» a-t-il dit, soulignant cependant qu’«il y avait aussi de bons pharisiens». Mais «Jésus, quand il se réfère aux pharisiens, parle des mauvais pharisiens, pas des bons». C’était des personnes qui «faisaient du culte de Dieu , de la religion, une collection de commandements».
Un autre groupe, a poursuivi le Pape, «était celui des sadducéens: ces derniers n’avaient pas la foi, ils avaient perdu la foi». Et ainsi, «ils faisaient leur métier religieux en suivant la route des accords avec les pouvoirs: les pouvoirs politiques, les pouvoirs économiques». En quelques mots, «c’était des hommes de pouvoir et ils négociaient avec tous». Mais «le peuple ne les suivait pas» eux non plus.
«Un troisième groupe — a-t-il encore expliqué — était celui des révolutionnaires» qui à cette époque s’appelaient souvent zélotes. C’était «ceux qui voulaient faire la révolution pour libérer le peuple d’Israël de l’occupation romaine». Ainsi, «là, il y avait aussi les guerriers», mais «le peuple a du bon sens et sait distinguer quand les fruits sont mûrs et quand ils ne le sont pas». C’est pourquoi «il ne les suivait pas».
Enfin, a affirmé le Pape, «le quatrième groupe» était composé de braves gens: les esséniens. «C’était des moines — a-t-il dit — des personnes bonnes qui consacraient leur vie à Dieu: ils pratiquaient la contemplation et la prière dans les monastères». Mais «ils étaient éloignés du peuple et le peuple ne pouvait pas les suivre».
Donc, a résumé le Pape, «telles étaient les voix qui parvenaient au peuple». Pourtant, «aucune de ces voix n’avait la force de réchauffer le cœur du peuple». Jésus, en revanche, y réussissait. C’est pourquoi «les foules étaient émerveillées: elle écoutaient Jésus et leur cœur était réchauffé», car son message «arrivait au cœur» et il «enseignait comme quelqu'un qui a autorité». Enfin, a-t-il poursuivi, «Jésus s’approchait du peuple; Jésus guérissait le cœur du peuple; Jésus comprenait les difficultés du peuple; Jésus n'avait pas honte de parler avec les pécheurs, il allait les voir; Jésus ressentait de la joie, cela lui faisait plaisir d’aller avec son peuple».
C’est exactement «pour cela que le peuple suivait Jésus: parce qu’il était le bon pasteur».
Précisément «en contemplant Jésus bon pasteur» il est opportun, a poursuivi le Pape, de faire un examen de conscience: «Qui est-ce que j’aime suivre? Qui m’influence?». Une question, a conclu François, qui doit nous pousser à demander «à Dieu, le Père, qu’il nous conduise près de Jésus, pour suivre Jésus, pour nous émerveiller de ce que dit Jésus».
http://www.news.va/fr/news/messe-a-sain ... ans-autori
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Il ne suffit pas de me dire : 'Seigneur, Seigneur !', pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ce jour-là, beaucoup me diront : 'Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ? '
Alors je leur déclarerai : 'Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal ! '
Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est abattue sur cette maison ; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet. »
Jésus acheva ainsi son discours. Les foules étaient frappées par son enseignement,
car il les instruisait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes.
Cy Aelf, Paris
Les gens ont besoin du «bon pasteur» qui sait comprendre et toucher le cœur. Précisément comme Jésus. C’est lui que nous devons suivre de près, sans nous laisser influencer par ceux qui «parlent de choses abstraites ou de casuistiques morales», par ceux «qui n’ont pas la foi et qui négocient tout avec les pouvoirs politiques et économiques», par les «révolutionnaires» qui veulent entreprendre «des guerres dites de libération» politique ou par les «contemplatifs éloignés du peuple».
------------------------------------------
C’est contre ces quatre attitudes que le Pape François a mis en garde au cours de la Messe célébrée jeudi 26 juin, dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, se référant au passage évangélique de Matthieu proposé par la liturgie (7, 21-29).
------------------------------------------
Le Pape François a voulu s’arrêter sur «ces scribes, qui a cette époque parlaient au peuple», mais «leur message ne touchait pas le cœur du peuple et le peuple les écoutait et s’en allait». Et il en a indiqué quatre catégories.
Assurément «le groupe le plus connu était celui des pharisiens» a-t-il dit, soulignant cependant qu’«il y avait aussi de bons pharisiens». Mais «Jésus, quand il se réfère aux pharisiens, parle des mauvais pharisiens, pas des bons». C’était des personnes qui «faisaient du culte de Dieu , de la religion, une collection de commandements».
Un autre groupe, a poursuivi le Pape, «était celui des sadducéens: ces derniers n’avaient pas la foi, ils avaient perdu la foi». Et ainsi, «ils faisaient leur métier religieux en suivant la route des accords avec les pouvoirs: les pouvoirs politiques, les pouvoirs économiques». En quelques mots, «c’était des hommes de pouvoir et ils négociaient avec tous». Mais «le peuple ne les suivait pas» eux non plus.
«Un troisième groupe — a-t-il encore expliqué — était celui des révolutionnaires» qui à cette époque s’appelaient souvent zélotes. C’était «ceux qui voulaient faire la révolution pour libérer le peuple d’Israël de l’occupation romaine». Ainsi, «là, il y avait aussi les guerriers», mais «le peuple a du bon sens et sait distinguer quand les fruits sont mûrs et quand ils ne le sont pas». C’est pourquoi «il ne les suivait pas».
Enfin, a affirmé le Pape, «le quatrième groupe» était composé de braves gens: les esséniens. «C’était des moines — a-t-il dit — des personnes bonnes qui consacraient leur vie à Dieu: ils pratiquaient la contemplation et la prière dans les monastères». Mais «ils étaient éloignés du peuple et le peuple ne pouvait pas les suivre».
Donc, a résumé le Pape, «telles étaient les voix qui parvenaient au peuple». Pourtant, «aucune de ces voix n’avait la force de réchauffer le cœur du peuple». Jésus, en revanche, y réussissait. C’est pourquoi «les foules étaient émerveillées: elle écoutaient Jésus et leur cœur était réchauffé», car son message «arrivait au cœur» et il «enseignait comme quelqu'un qui a autorité». Enfin, a-t-il poursuivi, «Jésus s’approchait du peuple; Jésus guérissait le cœur du peuple; Jésus comprenait les difficultés du peuple; Jésus n'avait pas honte de parler avec les pécheurs, il allait les voir; Jésus ressentait de la joie, cela lui faisait plaisir d’aller avec son peuple».
C’est exactement «pour cela que le peuple suivait Jésus: parce qu’il était le bon pasteur».
Précisément «en contemplant Jésus bon pasteur» il est opportun, a poursuivi le Pape, de faire un examen de conscience: «Qui est-ce que j’aime suivre? Qui m’influence?». Une question, a conclu François, qui doit nous pousser à demander «à Dieu, le Père, qu’il nous conduise près de Jésus, pour suivre Jésus, pour nous émerveiller de ce que dit Jésus».
http://www.news.va/fr/news/messe-a-sain ... ans-autori
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La foi: toujours le chemin de la vérité
Fête de saint Thomas, Apôtre
Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 2,19-22.
Frères, maintenant, dans le Christ Jésus, vous n'êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes citoyens du peuple saint, membres de la famille de Dieu,
car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire c'est le Christ Jésus lui-même.
En lui, toute la construction s'élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur.
En lui, vous êtes, vous aussi, des éléments de la construction pour devenir par l'Esprit Saint la demeure de Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,24-29.
L'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), n'était pas avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. »
Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Cy Aelf, Paris
L'apôtre Thomas est bien notre jumeau, comme il fut aussi le jumeau de Pierre et des autres disciples. C'est-à-dire qu'il est aussi notre jumeau dans la foi. Pierre n'a-t-il pas douté jusqu'à renier Jésus par trois fois lors de la passion ? Et ce disciple qui s'est - enfui, en abandonnant son vêtement, pour mieux prendre ses jambes à son cou - lors de l'arrestation de son maître, n'était-il pas le même que celui qui se disait le préféré de son maître ?
C'est que la foi n'est pas une connaissance donnée et reconnue 'une fois pour toute'. Ce ne serait pas humain s'il en était ainsi - et ce ne serait pas divin non plus !
Si notre Maître était visiblement présent à chaque heure de notre vie, nous ne fournirions plus aucun effort, je ne serais pas en train de chercher mes mots pour exprimer ce que je ressens, je n'aurais nul besoin de prier, bref, je ne serais pas comme je suis: chaque matin à l'Eucharistie pour ne plus me sentier seul face aux nécessités de l'existence et à ses difficultés, pour recevoir d'abord ce que je ferai ensuite dans ma journée.
Saint Paul a raison de parler d'une construction dans laquelle les convertis s'inscrivent chacun selon leur rapportt au Christ. C'est paradoxal, mais c'est ainsi: le croyant qui n'aurait pas de difficultés à surmonter dans sa démarche de foi, cesserait aussi d'avoir la foi. Ce ne serait plus de la foi, mais de la robotique ! Et ce serait contraire à l'amour, puisque l'amour ne trouve toute sa valeur que dans l'absolue liberté de dire "Oui" ou "Non".
Même les philosophes vous le diront: ce n'est la réponse qui compte, mais c'est la question. Notre bonheur, dans la foi, c'est que la réponse est déjà dans la question, elle y est comme un germe d'éternité.L
.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 2,19-22.
Frères, maintenant, dans le Christ Jésus, vous n'êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes citoyens du peuple saint, membres de la famille de Dieu,
car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire c'est le Christ Jésus lui-même.
En lui, toute la construction s'élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur.
En lui, vous êtes, vous aussi, des éléments de la construction pour devenir par l'Esprit Saint la demeure de Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,24-29.
L'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), n'était pas avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. »
Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Cy Aelf, Paris
L'apôtre Thomas est bien notre jumeau, comme il fut aussi le jumeau de Pierre et des autres disciples. C'est-à-dire qu'il est aussi notre jumeau dans la foi. Pierre n'a-t-il pas douté jusqu'à renier Jésus par trois fois lors de la passion ? Et ce disciple qui s'est - enfui, en abandonnant son vêtement, pour mieux prendre ses jambes à son cou - lors de l'arrestation de son maître, n'était-il pas le même que celui qui se disait le préféré de son maître ?
C'est que la foi n'est pas une connaissance donnée et reconnue 'une fois pour toute'. Ce ne serait pas humain s'il en était ainsi - et ce ne serait pas divin non plus !
Si notre Maître était visiblement présent à chaque heure de notre vie, nous ne fournirions plus aucun effort, je ne serais pas en train de chercher mes mots pour exprimer ce que je ressens, je n'aurais nul besoin de prier, bref, je ne serais pas comme je suis: chaque matin à l'Eucharistie pour ne plus me sentier seul face aux nécessités de l'existence et à ses difficultés, pour recevoir d'abord ce que je ferai ensuite dans ma journée.
Saint Paul a raison de parler d'une construction dans laquelle les convertis s'inscrivent chacun selon leur rapportt au Christ. C'est paradoxal, mais c'est ainsi: le croyant qui n'aurait pas de difficultés à surmonter dans sa démarche de foi, cesserait aussi d'avoir la foi. Ce ne serait plus de la foi, mais de la robotique ! Et ce serait contraire à l'amour, puisque l'amour ne trouve toute sa valeur que dans l'absolue liberté de dire "Oui" ou "Non".
Même les philosophes vous le diront: ce n'est la réponse qui compte, mais c'est la question. Notre bonheur, dans la foi, c'est que la réponse est déjà dans la question, elle y est comme un germe d'éternité.L
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Illustration de la deuxième lettre de St Paul à Timothée
"Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire.
Un temps viendra où les gens ne supporteront plus l’enseignement de la saine doctrine ; mais, au gré de leurs caprices, ils iront se chercher une foule de maîtres pour calmer leur démangeaison d’entendre du nouveau.
Ils refuseront d’entendre la vérité pour se tourner vers des récits mythologiques. Mais toi, en toute chose garde la mesure, supporte la souffrance, fais ton travail d’évangélisateur, accomplis jusqu’au bout ton ministère.
Moi, en effet, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu.
J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi.
Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse."
Ayant trouvé une très belle illustration de cette persérvérance dans "la course", je la dépose ici :
C'est extraordinaire ! Mais nous allons tous tomber, et nous allons tous nous relever afin d'aller jusqu'au bout de l'épreuve qui nous est proposée !
.
Un temps viendra où les gens ne supporteront plus l’enseignement de la saine doctrine ; mais, au gré de leurs caprices, ils iront se chercher une foule de maîtres pour calmer leur démangeaison d’entendre du nouveau.
Ils refuseront d’entendre la vérité pour se tourner vers des récits mythologiques. Mais toi, en toute chose garde la mesure, supporte la souffrance, fais ton travail d’évangélisateur, accomplis jusqu’au bout ton ministère.
Moi, en effet, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu.
J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi.
Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse."
Ayant trouvé une très belle illustration de cette persérvérance dans "la course", je la dépose ici :
C'est extraordinaire ! Mais nous allons tous tomber, et nous allons tous nous relever afin d'aller jusqu'au bout de l'épreuve qui nous est proposée !
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 3 invités