Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2013-2014)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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La vie est plus que l'existence

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Le mercredi de la 11e semaine du Temps Ordinaire

Deuxième livre des Rois 2,1.6-14.

Voici comment le Seigneur enleva Élie au ciel dans un ouragan. Ce jour-là, Élie et Élisée étaient partis de Guilgal.
Une troisième fois, Élie dit à Élisée : « Arrête-toi ici ; moi, le Seigneur m'envoie au Jourdain. » Mais Élisée répliqua : « Par le Seigneur qui est vivant, et par ta vie, je ne te quitterai pas. » Ils continuèrent donc tous les deux.
Cinquante frères-prophètes, qui les avaient suivis, s'arrêtèrent à distance, pendant que tous deux se tenaient au bord du Jourdain.
Élie prit son manteau, le roula et en frappa les eaux, qui s'écartèrent de part et d'autre. Ils traversèrent tous deux à pied sec.
Pendant qu'ils passaient, Élie dit à Élisée : « Dis-moi ce que tu veux que je fasse pour toi avant d'être enlevé loin de toi. » Élisée répondit : « Que je reçoive une double part de l'esprit que tu as reçu ! »
Élie reprit : « Tu demandes quelque chose de difficile : tu l'obtiendras si tu me vois lorsque je serai enlevé loin de toi. Sinon, tu ne l'obtiendras pas. »
Ils étaient en train de marcher tout en parlant lorsqu'un char de feu, avec des chevaux de feu, les sépara, et Élie monta au ciel dans un ouragan.
Élisée le vit, et il se mit à crier : « Mon père !... Mon père !... Char d'Israël et ses coursiers ! » Puis il cessa de le voir. Il saisit ses vêtements et les déchira en deux.
Il ramassa le manteau qu'Élie avait laissé tomber, il revint et s'arrêta sur la rive du Jourdain.
Avec le manteau d'Élie, il frappa les eaux, mais elles ne s'écartèrent pas. Élisée dit alors : « Où est donc le Seigneur, le Dieu d'Élie ? » Il frappa encore une fois, les eaux s'écartèrent, et il traversa.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle : quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.
Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra
.


Cy Aelf, Paris

Il est loin le temps où Elisée avait prié Elie d'attendre, pour le suivre, d'avoir pu embrasser ses parents une dernière fois. Dans la scène proposée par la première lecture, le voici qui s'obstine à suivre son maître jusqu'au bout. Et il l'appelle deux fois "mon père". Quant à la "double-part", elle est par tradition l'héritage que cédaient les juifs à leur premier-né. En définitive, Elisée a pleinement adhéré à la vocation de prophète.

N'en va-t-il pas de même pour chaque fidèle, pour chacun d'entre nous ? Nous n'héritons pas que de nos parents, mais Dieu nous donne un dessein, un projet, un talent qui nous sont particuliers.

A la mort de mon père, en avril 2008, j'étais inscrit depuis deux jours sur le forum où j'ai écrit le plus à ce jour. Et c'est en entendant un prêtre citer Julien Green dans une homélie que j'ai trouvé un cheminn à suivre. Je n'ai pas oublié mon papa Gabriel, mais lui-même était dévoué au même "Abba" !

Ainsi, ce qui est apparent n'est pas tout à fait le réel. Et ce n'est pas l'évidence qui fait la vérité ! D'où le recours à l'Esprit de Dieu dans le secret. Recours pour devenir qui l'on doit devenir, mais aussi recours pour chaque circonstance de la vie. N'est-ce pas intéressant de noter cela ?

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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De la relation au Père

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Le jeudi de la 11e semaine du Temps Ordinaire

Livre de l'Ecclésiastique 48,1-14.

Le prophète Élie surgit comme un feu, sa parole brûlait comme une torche.
Il fit venir la famine sur les hommes d'Israël, et, dans son ardeur, en fit périr un grand nombre.
Par la parole du Seigneur, il ferma le ciel, et à trois reprises il en fit descendre le feu.
Comme tu étais redoutable, Élie, dans tes prodiges ! Qui pourrait se glorifier d'être ton égal ?
Toi qui as fait revenir un homme de la mort par la parole du Très-Haut ;
toi qui as précipité des rois dans leur perte, et jeté à bas de leur couche des hommes pleins de gloire ;
toi qui as entendu au Sinaï des reproches, au mont Horeb des décrets de châtiment ;
toi qui as sacré des rois pour exercer la vengeance, et des prophètes pour prendre ta succession ;
toi qui fus emporté dans un tourbillon de feu par un char aux coursiers de feu ;
toi qui fus préparé pour la fin des temps, ainsi qu'il est écrit, afin d'apaiser la colère avant qu'elle n'éclate, afin de ramener le cœur des pères vers les fils et de rétablir les tribus de Jacob,
heureux ceux qui te verront, heureux ceux qui se sont endormis dans l'amour du Seigneur, car nous aussi nous posséderons la vraie vie.
Quand Élie fut enveloppé dans le tourbillon, Élisée fut rempli de son esprit, et pendant toute sa vie aucun chef ne l'a intimidé, personne n'a pu le faire fléchir.
Aucun événement n'a pu l'abattre, et, jusque dans la tombe, son corps manifesta son pouvoir de prophète.
Pendant sa vie, il a fait des prodiges ; après sa mort, des œuvres merveilleuses.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,7-15.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait  : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens  : ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié.
Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui nous devaient.
Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes. »

Cy Aelf, Paris

La première lecture nous montre des hommes qui ont été comme des prodiges aux yeux des autres hommes, et que l'on admire parce qu'ils ont pu détrôner des rois, fermer le ciel à la pluie, faire périr des méchants, etc., tandis que, dans l'Evangile, la prière du Notre Père, celle que Jésus nous a laissée, nous invite à entrer dans l'intimité du Père, dans cette relation toute particulière animée par l'Esprit.

Le lien entre les deux textes est donc la relation privilégiée vec le Père.

Notre prêtre nous a parlé du pardon comme d'une chose que les hommes comprennent difficilement. Il nous a parlé comme d'une corvée des centaines, voire des milliers, de confessions entendues. Car beaucoup d'hommes et de femmes viennent au sacrement, moins pour être délivrés de leurs péchés qu'afin quasiment de se justifier. Or qu'il n'y a rien à justifier, mais simplement confesser, c'est-à-dire avouer et reconnaître sans chercher à fournir d'explications. Le pardon est à ce prix, mais généralement aussi, les pénitents s'en retournent non avec la joie - la joie de l'Amour !, mais avec une forme de satisfaction "un peu comme l'homme qui vient de payer ses taxes"...

Il a bien parlé. A ma conversion, c'est évidemment la pure et simple reconnaissance de ma pauvreté, pratiquement de ma nudité intérieure, qui m'a valu d'être soudainement revêtu de l'Amour et comme embrassé en lui.

Ayons une prière aujourd'hui pour ceux et celles qui nous ont causé du chagrin, car nous aussi, par nos fautes, nous causons du chagrin à notre Père...

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Teano
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Re: De la relation au Père

Message non lu par Teano »

Merci Seigneur, de nous avoir donné cette prière !
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"


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Re: De la relation au Père

Message non lu par Peccator »

etienne lorant a écrit :Notre prêtre nous a parlé du pardon comme d'une chose que les hommes comprennent difficilement. Il nous a parlé comme d'une corvée des centaines, voire des milliers, de confessions entendues. Car beaucoup d'hommes et de femmes viennent au sacrement, moins pour être délivrés de leurs péchés qu'afin quasiment de se justifier. Or qu'il n'y a rien à justifier, mais simplement confesser, c'est-à-dire avouer et reconnaître sans chercher à fournir d'explications.
Ce qui est excusable est impardonnable : s'il y a des excuses, c'est à dire des raisons valables qui ont entraîné une situation, une décision, une action... alors, il n'y a rien à pardonner, puisque c'est excusé. Toute la différence entre "demander pardon" et "présenter ses excuses"...


La puissance du pardon, c'est justement de pouvoir agir sur ce qui est inexcusable. Qu'il est difficile à l'homme de croire au pardon, à la remise gratuite et immotivée de ses dettes !
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
etienne lorant
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Convoitise et danger des richesses

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Le vendredi de la 11e semaine du Temps Ordinaire

Deuxième livre des Rois 11,1-4.9-18.20.

Athalie était la mère du roi Okozias. Lorsqu'elle apprit sa mort, elle entreprit d'exterminer toute la descendance royale. Mais Josabeth, fille du roi Joram et sœur d'Okozias, prit Joas, un des fils du roi Okozias, pour le soustraire au massacre. Elle le cacha, lui et sa nourrice, dans une chambre du Temple, pour le dissimuler aux regards d'Athalie ; c'est ainsi qu'il évita la mort.
Il demeura avec Josabeth pendant six ans, caché dans le Temple, tandis qu'Athalie régnait sur le pays.
Au bout de sept ans, le grand prêtre Joad envoya chercher les officiers des mercenaires et des gardes, et les fit venir près de lui dans le Temple. Il conclut une alliance avec eux, leur fit prêter serment dans le Temple, et leur montra le fils du roi.
Les officiers exécutèrent tous les ordres du prêtre Joad. Chacun prit ses hommes, ceux qui entraient en service le jour du sabbat, et ceux qui en sortaient ce jour-là, et ils rejoignirent le grand prêtre.
Celui-ci leur remit les lances et les boucliers du roi David, qui étaient conservés dans le Temple.
Les gardes se postèrent, les armes à la main, devant l'autel, du côté sud et du côté nord du Temple, afin d'entourer le fils du roi.
Alors Joad fit avancer celui-ci, le couronna et lui remit les insignes de la royauté. On lui donna l'onction royale, on l'acclama en battant des mains et en criant : « Vive le roi ! »
Athalie entendit cette clameur du peuple, et elle accourut au Temple.
Et voilà ce qu'elle vit : le roi debout devant la colonne, selon le rituel ; auprès de lui les officiers et les trompettes, et tout le peuple du pays criant sa joie tandis que les trompettes sonnaient. Alors, elle déchira ses vêtements et s'écria : « Trahison ! Trahison ! »
Le prêtre Joad donna cet ordre aux officiers : « Faites-la sortir du Temple. Si quelqu'un veut la suivre, frappez-le par l'épée. » En effet, le prêtre Joad avait interdit de la mettre à mort dans le Temple.
On mit la main sur elle, et elle arriva au palais par la Porte des Chevaux. C'est là qu'elle fut mise à mort.
Joad conclut une alliance entre le Seigneur, le roi et le peuple, pour faire de celui-ci le peuple du Seigneur ; il conclut l'alliance entre le roi et le peuple.
Alors, tout le peuple du pays entra dans le temple de Baal et le démolit. Ils mirent en pièces ses autels et ses statues et, devant les autels, ils tuèrent Matane, le prêtre de Baal. Le prêtre Joad posta ensuite des gardes devant le Temple.
Tout le peuple du pays était dans la joie, et la ville retrouva le calme. Quant à Athalie, on l'avait mise à mort par l'épée dans le palais royal.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,19-23.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et la rouille les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où les mites et la rouille ne dévorent pas, où les voleurs ne percent pas les murs pour voler.
Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.
La lampe du corps, c'est l'œil. Donc, si ton œil est vraiment clair, ton corps tout entier sera dans la lumière ;
mais si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera plongé dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres y aura-t-il !


Cy Aelf, Paris

Pour commenter la première lecture, et établir le lien avec l'Evangile, il suffirait d'ouvrir le Livre de la Sagesse, au chapitre 2, qui conclut:

Ignorant les desseins secrets de Dieu, ils n'espèrent pas de rémunération pour la sainteté, et ils ne croient pas à la récompense des âmes pures. Car Dieu a créé l'homme pour l'immortalité, et il l'a fait à l'image de sa propre nature. C'est par l'envie du diable que la mort est venue dans le monde, ils en feront l'expérience, ceux qui lui appartiennent.

D'un côté, nous avons l'histoire d'une reine possessive et avide de pouvoir, qui n'hésite pas à faire massacrer sa propre descendance afin de régner seule.  C'est une forme de folie destructrice qui commence par la mort des autres et s'achève contre soi-même. Les "traders" ne vivent-ils pas de cette diablerie ?  Mais lorsqu'on a l'esprit absorbé par le gain, on entre dans une forme de folie.

De l'autre, nous avons Jésus qui parle du Royaume en vue et tout dépend de la manière dont nous regardons. En définitive, deux choses freinent l'accession au Royaume: ce sont les richesses matérielles d'une part, celles dont on a hérité et que l'on gère, mais à défaut d'héritage, l'envie ou la peur de manquer sont elles aussi ennemies de l'âme, car elles peuvent très bien plonger celle-ci dans les ténèbres.

A défaut de posséder de grandes richesses, les hommes peuvent passer toute leur vie à jalouser ceux qui ont quelque bien, et c'est tout aussi destructeur.

Ces réalités-là - y compris dans la prudence qui devient la peur du lendemain - constituent véritablement des obstacles au progrès dans la vie spirituelle.  Je voudrais reconnaître ici que je souffre moi aussi, par périodes, de la crainte de manquer d'argent. Or, dans le "Petit Journal de sainte Faustine", le livre de référence de la théologie de la miséricorde divine, il existe une promesse du Seigneur à sainte Faustine, qui est d'une clarté extraordinaire:
"Je t’assure un revenu permanent dont tu vivras. Ton devoir est d’avoir une complète confiance en Ma bonté, et Mon devoir est de te donner tout ce dont tu as besoin. Je me rends Moi-même dépendant de ta confiance ; si ta confiance en Moi est grande, Ma largesse n’aura pas de mesure” (P. J. 548).

Je n'ai donc pas d'excuse, d'autant qu'au cours des trois années qui ont suivi ma conversion, tout ce que je donnais me revenait, parfois doublé, souvent triplé !  

Que les lectures de ce jour soient pour nous l'occasion d'un examen de conscience...
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Re: Convoitise et danger des richesses

Message non lu par Teano »

Athalie, acte II, scène 5 :

"C'était pendant l'horreur d'une profonde nuit.
Ma mère Jézabel devant moi s'est montrée,
Comme au jour de sa mort pompeusement parée.
Ses malheurs n'avaient point abattu sa fierté ;
Même elle avait encor cet éclat emprunté
Dont elle eut soin de peindre et d'orner son visage,
Pour réparer des ans l'irréparable outrage.
« Tremble, m'a-t-elle dit, fille digne de moi.
Le cruel Dieu des Juifs l'emporte aussi sur toi.
Je te plains de tomber dans ses mains redoutables,
Ma fille. » En achevant ces mots épouvantables,
Son ombre vers mon lit a paru se baisser ;
Et moi, je lui tendais les mains pour l'embrasser.
Mais je n'ai plus trouvé qu'un horrible mélange
D'os et de chairs meurtris et traînés dans la fange,
Des lambeaux pleins de sang et des membres affreux
Que des chiens dévorants se disputaient entre eux."


Teano
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Re: Convoitise et danger des richesses

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Homélie du Pape François (court résumé trouvé !)

Richesse, vanité et pouvoir «enchainent le cœur » alors que « Jésus veut que nous ayons un cœur libre ». C’est le message offert par le Pape François, ce vendredi, durant la messe célébrée en la chapelle de la Maison Sainte Marthe au Vatican. « Combien de personnages importants, orgueilleux, hommes et femmes de pouvoir, ont fini dans l’anonymat, dans la misère ou en prison ». De là l’exhortation à ne pas accumuler l’argent, la vanité, l’orgueil et le pouvoir. Ces trésors, a fait remarquer le Pape, « ne servent pas ». « Le Seigneur, a encore ajouté le Pape, nous demande au contraire d’accumuler « des trésors dans le ciel ».

Le Pape s’est basé sur l’Evangile du jour dans lequel Jésus conseille de ne pas accumuler de trésors sur la terre. C’est un conseil de prudence, parce que « les trésors sur la terre ne sont pas en sécurité. Il suffit que viennent les voleurs ». Et si quelqu’un pense être tranquille « avec les investissements », le Pape met en garde : « La Bourse peut s’effondrer, et tu restes sans rien ». Les richesses peuvent servir « pour faire de bonnes choses, pour subvenir aux besoins de ta famille. Mais si tu les accumules comme un trésor, elles te volent ton âme ! ».

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"Mais si tu les accumules comme un trésor, elles te volent ton âme !».

C'est très bien dit, mais j'ajouterais que la peur de manquer peut voler l'âme aussi. Dès lors, nous devons apprendre à nous remettre de plus en plus au Seigneur, en lui faisant confiance pour tout ce qui concerne notre vie matérielle. La pensée du Pape devient ainsi, pour moi, comme une limite à fixer aux soucis. Aujourd'hui, mon souci du manque de clientèle, s'arrête au petit durillon que j'ai attrapé au pied gauche. C'est la première fois dans toute ma vie que je souffre d'un durillon !!! Et cela me limite, bien sûr, c'est un peu "incapacitant" pour quelque chose de très simple: la marche...

Donc, un bon état des pieds, c'est un grand trésor aussi ! :dance:

http://www.news.va/fr/news/accumulons-d ... rs-au-ciel
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Dieu est Amour

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Le samedi de la 11e semaine du Temps Ordinaire

Deuxième livre des Chroniques 24,17-25.

Après la mort du prêtre Joad, les chefs de Juda vinrent se prosterner devant le roi Joas, et le roi les écouta. Les habitants de la Judée abandonnèrent le temple du Seigneur, Dieu de leurs pères, pour adorer les arbres sacrés et les idoles. À cause de cette infidélité, la colère de Dieu s'abattit sur Juda et sur Jérusalem. Pour les ramener à lui, Dieu envoya chez eux des prophètes. Ceux-ci transmirent le message, mais personne ne les écouta.
Dieu revêtit de son esprit Zacharie, le fils du prêtre Joad. Zacharie se présenta devant le peuple et lui dit : « Ainsi parle Dieu : Pourquoi transgressez-vous les commandements du Seigneur ? Cela fera votre malheur : puisque vous avez abandonné le Seigneur, le Seigneur vous abandonne. »
Ils s'ameutèrent alors contre lui et, par ordre du roi, le lapidèrent sur le parvis du Temple.
Le roi Joas, en faisant mourir Zacharie, fils de Joad, oubliait la bonté que celui-ci lui avait témoignée. Zacharie s'était écrié en mourant : « Que le Seigneur le voie, et qu'il fasse justice ! »
Or, à la fin de l'année, l'armée syrienne monta contre le roi Joas et pénétra en Juda et à Jérusalem. Ses hommes massacrèrent tous les chefs du peuple et envoyèrent toutes les dépouilles au roi de Damas.
L'armée syrienne ne comptait qu'un petit nombre d'hommes, et pourtant le Seigneur leur livra une armée très importante, parce que les Judéens avaient abandonné le Seigneur, Dieu de leurs pères ; et Joas reçut le châtiment qu'il méritait.
Lorsque les Syriens partirent, le laissant dans de grandes souffrances, ses serviteurs complotèrent contre lui parce qu'il avait répandu le sang du fils du prêtre Joad, et ils le ]tuèrent dans son lit. Il mourut, et on l'ensevelit dans la cité de David, mais non pas dans le tombeau des rois.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,24-34.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Aucun homme ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent.
C'est pourquoi je vous dis : Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie, au sujet de la nourriture, ni pour votre corps, au sujet des vêtements. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ?
Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils ne font pas de réserves dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ?
D'ailleurs, qui d'entre vous, à force de souci, peut prolonger tant soit peu son existence ?
Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'était pas habillé comme l'un d'eux. Si Dieu habille ainsi l'herbe des champs, qui est là aujourd'hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ?
Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : 'Qu'allons-nous manger ? ' ou bien : 'Qu'allons-nous boire ? ' ou encore : 'Avec quoi nous habiller ? '
Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché.
Ne vous faites pas tant de souci pour demain : demain se souciera de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine.


Cy Aelf, Paris

Chaque fois que l'homme s'éloigne de Dieu pour vivre à sa façon, selon ses goûts et ses désirs, mais aussi selon ses propres idées et sa conception de la vie, des malheurs surviennent immanquablement.

Cependant, dans l'ancien testament, les juifs attribuent les revers de fortune et les malheurs à leur désobéissance. "Puisque vous abandonnez le Seigneur, le Seigneur vous abandonne", dit le texte. On est pris tout entier dans une relation d'obéissance et de soumission à l'autorité divine. Mais en réalité, Dieu n'est pas ainsi. Il est compris comme tel, comme étant l'autortié absolue, mais lorsqu'il se manifeste à Elie, dans un précédent, rien ne se passe comme Elie avait songé.

Je cite ici un commentaire que j'ai trouvé intéressant:

Élie attend que la montagne se mette à trembler, que les éclairs zèbrent le ciel, qu'un feu dévore la montagne et qu'un ouragan dévaste ce pays rebelle et mette à genoux, par la force, ce peuple qui ne veut pas respecter le Seigneur. Or voilà qu'effectivement l'ouragan se déchaîne "mais Dieu n'est pas dans l'ouragan", Après l'ouragan, il y a un tremblement de terre "mais Dieu n'est pas dans le tremblement de terre." Ensuite il y a un feu, comme celui du Buisson Ardent, un feu comme celui qui dévorait la montagne du temps de Moïse, "mais Dieu n'est pas dans le feu". Élie est dérouté. Dieu n'est pas dans la force, Dieu n'est pas dans la puissance, Dieu n'est pas dans la violence. Alors arrive le murmure d'une brise légère et Élie comprend que Dieu est dans le murmure de cette brise légère, que Dieu se révèle à lui dans la douceur et la faiblesse. Élie voile sa face car il sait que Dieu vient se manifester à lui.

C'est Jésus qui nous montre le vrai visage de Dieu. Il est Père et il est tout amour. Il est amour et Il ne peut se manifester aux hommes que dans ce type de relation. Puisqu'il n'y a pas d'amour sans liberté, Dieu ne nous force ra jamais à l'aimer.

Avec Jésus, Dieu tout-puissant devient donc notre Père. Un Père qui est semblable à un père de famille, et c'est ainsi que Jésus le présente à ses disciples. Qu'ils ne se fassent pas tant de soucis, mais qu'ils se consacrent à rechercher le Royaume et sa justice: tout le reste, ils l'obtient par surcroît.

Aujourd'hui, je peux moi-même remercier le Père. Au cours des dernières semaines, je m'étais fait beaucoup de soucis au sujet de mon avenir. Mais dans la soirée d'hier, j'ai découvert que ma fin de carrière ne posera pas les grandes difficultés financières auxquelles je m'attendais. En réalité je n'aurais qu'à procéder à des "ajustements", mais ce sont en réalité mes relations avec les organismes de l'Etat qui m'ont toujours posé problème.  Cet apaisement est une grâce !


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(Lire ici: "Dieu ne se manifeste pas dans la force" : http://www.moinesdiocesains-aix.cef.fr/ ... force.html
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Jeremy43
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Re: Dieu est Amour

Message non lu par Jeremy43 »

Bonjour,

Merci pour vos méditations Etienne, c'est un plaisir de les lire et heureux que vos problèmes s'arrangent.

Puisse la douceur et l'amour de Dieu toucher notre (mon) coeur de pierre.
etienne lorant
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L'Eucharistie, nourriture du chrétien

Message non lu par etienne lorant »

Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, solennité

Livre du Deutéronome 8,2-3.14b-16a.

Moïse disait au peuple d’Israël : « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert ; le Seigneur ton Dieu te l’a imposée pour te faire connaître la pauvreté ; il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur : est-ce que tu allais garder ses commandements, oui ou non ?
Il t'a fait connaître la pauvreté, il t'a fait sentir la faim, et il t'a donné à manger la manne - cette nourriture que ni toi ni tes pères n'aviez connue - pour te faire découvrir que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur.
N'en tire pas orgueil, et n'oublie pas le Seigneur ton Dieu qui t'a fait sortir du pays d'Égypte, de la maison d'esclavage.
C'est lui qui t'a fait traverser ce désert, vaste et terrifiant, pays des serpents brûlants et des scorpions, pays de la sécheresse et de la soif.
C'est lui qui, pour toi, a fait jaillir l'eau de la roche la plus dure. C'est lui qui, dans le désert, t'a donné la manne - cette nourriture inconnue de tes pères - pour te faire connaître la pauvreté et pour t'éprouver avant de te rendre heureux.


Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10,16-17.
Frères, La coupe d'action de grâce que nous bénissons, n'est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas communion au corps du Christ ?
Puisqu'il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,51-58.
Après avoir nourri la foule avec cinq pains et deux poissons, Jésus disait : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »
Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement.»


Cy Aelf, Paris

A propos de lui-même, Jésus avait dit aux disciples (en St Jean 4):  « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? »  Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. »

Cette nourriture n'est donc pas visible, ni palpable, on ne peut la mâcher ni la digérer pour refaire nos fordes physiques. . Mais elle est un ferment, une ferveur, une fièvre; elle est la pression intérieure qui entraîne Jésus de bout en bout. C'est le pain de l'amour de Dieu, c'est un feu qui est de la même nature que celui de la Pentecôte.

De sorte qu'en chaque Eucharistie, par sa communion, le fidèle qui tend à aimer Dieu "de tout son coeur, de toute son âme et de toutes ses forces", se rend lui-même capable d'accomplir les mêmes oeuvres que celles de Jésus. Naturellement, ces oeuvres n'ont pas la même amplitude que celles du Seigneur, mais elles sont tout de même inspirées par Dieu.

Voici donc ce qui rend l'Eucharistie si imporante dans la vie du chrétien. Communier au corps (comme au corps et au sang), c'est se rendre capable d'accomplir des oeuvres semblables.  Non, je ne trahis pas le texte en écrivant cela, je ne fais que le lire:  De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi.

Avons-nous bien conscience, lorsque nous allons communier, de l'événement extraordinaire qui se produit en nous ?  Pour moi, je sais que je reçois toujours "force et joie". Cette force et cette joie ne me seront pas d'utilité pour "gagner mon pain à la sueur de mon front", mais elles feront beaucoup plus que cela, car il y a déjà dans chaque communion, un ferment de vie éternelle.

« J’ai envie de crier à ceux qui me demandent si je mange que je mange plus qu’eux, car je suis nourrie par l’Eucharistie du sang et de la chair de Jésus. J’ai envie de leur dire que c’est eux qui arrêtent en eux les effets de cette nourriture, ils en bloquent les effets. » (Marthe Robin)


http://www.martherobin.com/site/vie/euc ... riture.htm
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Dieu est Amour

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Jeremy43 a écrit :Puisse la douceur et l'amour de Dieu toucher notre (mon) coeur de pierre.
C'est déjà fait, l'amour de Dieu a touché le vôtre comme il a touché le mien - et moi ce n'était pas une pierre, mais une vraie carrière de pierres !

:clap: :clap: :clap:
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Les voies et pensées du Seigneur (Is 55, 8).

Message non lu par etienne lorant »

Le lundi de la 12e semaine du Temps Ordinaire

Deuxième livre des Rois 17,5-8.13-15a.18.

Le roi d'Assyrie lança des attaques à travers tout le pays d'Israël, et monta contre Samarie, qu'il assiégea pendant trois ans.
La neuvième année du règne d'Osée, il s'empara de Samarie et déporta en Assyrie les fils d'Israël.
Ce malheur arriva parce qu'ils avaient péché contre le Seigneur leur Dieu, lui qui les avait fait monter du pays d'Égypte et les avait arrachés au pouvoir de Pharaon, le roi des Égyptiens. Ils avaient adoré d'autres dieux
et suivi les coutumes des nations que le Seigneur avait chassées devant eux.
Pourtant le Seigneur avait donné cet avertissement à Israël et à Juda, par la bouche de tous les prophètes et de tous les voyants : « Détournez-vous de votre conduite mauvaise. Observez mes commandements et mes préceptes, selon toute la Loi que j'ai prescrite à vos pères et que je leur ai fait parvenir par mes serviteurs les prophètes. »
Mais ils n'ont pas obéi et ils se sont entêtés comme l'avaient fait leurs pères, qui n'avaient pas fait confiance au Seigneur leur Dieu. Ils ont méprisé ses lois, ainsi que l'Alliance qu'il avait conclue avec leurs pères et les avertissements qu'il leur avait donnés. Alors le Seigneur s'est mis dans une grande colère contre les tribus d'Israël et les a rejetées loin de lui. Il n'est resté que la seule tribu de Juda.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,1-5.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : " Ne jugez pas, pour ne pas être jugés; le jugement que vous portez contre les autres sera porté aussi contre vous ; la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous.
Qu'as-tu à regarder la paille dans l'œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? Comment vas-tu dire à ton frère : 'Laisse moi retirer la paille de ton œil', alors qu'il y a une poutre dans ton œil à toi ? Esprit faux ! Enlève d'abord la poutre de ton œil, alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l'œil de ton frère.


Cy Aelf, Paris

La première lecture nous donne le point de vue des juifs concernant ce qu'ils vivent et ce qu'ils ont déjà vécu : lorsqu'un malheur frappe Israël, c'est parce que le peuple à désobéi et n'a pas fait confiance au Seigneur son Dieu. Mais comment pourraient-ils se représenter que cette dispersion, dans tout le monde connu jusqu'alors, favoriserait l'édification de synagogues et de lieux de cultes que les apôtres visiteront plus tard ?

Les juifs, dans ce type de raisonnement, ressemblent à beaucoup d'entre nous. Devant une difficulté inattendue, combien d'entre nous ne sont pas exclamés : "Mais qu'est-ce que j'ai pu faire au bon Dieu pour que une telle tuile tombe sur moi !"... Mais lorsqu'on y revient plus tard, il arrive bien souvent qu'au moment de commettre une grosse bêtise - qui ne paraîtra comme telle plus tard - un évènement contraire, inattendu, s'est produit et qui nous en a prémunis. Lorsque j'étais soldat, c'est une punition injuste qui m'a valu de me retrouver à l'abri dans un petit casernement: j'y ai fini mon temps dans le secrétariat d'un Etat-Major... Mais sur le moment,bien sûr, je m'étais exclamé: "Qu'est-ce que j'ai pu faire au bon Dieu pour que çà tombe sur moi !?!

L'Evangile nous invite donc de manière pressante à renoncer aux jugements et aux raisonnements simplistes. Le Seigneur a un projet pour tous et un projet pour chacun. Entrer dans ce projet par une disposition paisible et sereine, confiante et nourrie d'espérance, voilà qui plaît au Seigneur.

.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Les voies et pensées du Seigneur (Is 55, 8).

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La paille et la poutre - L'homélie du Pape François

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,1-5.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : " Ne jugez pas, pour ne pas être jugés; le jugement que vous portez contre les autres sera porté aussi contre vous ; la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous.
Qu'as-tu à regarder la paille dans l'œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? Comment vas-tu dire à ton frère : 'Laisse moi retirer la paille de ton œil', alors qu'il y a une poutre dans ton œil à toi ?  Esprit faux ! Enlève d'abord la poutre de ton œil, alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l'œil de ton frère.


Cy Aelf, Paris

(RV) Ne pas juger les autres, sous peine d’être jugé soi-même, voilà l’enseignement du Pape François délivré lors de son homélie ce lundi matin à la Chapelle Sainte-Marthe. Quelqu’un qui juge est un usurpateur car Dieu est « l’unique juge », qui juge un frère se trompe et finira par être jugé de la même façon et « finira victime du même manque de miséricorde ».

Prenant appui sur le sermon sur la montagne, où Jésus dénonce l’hypocrisie de celui qui veut enlever la paille dans l’œil de son frère alors qu’il a lui-même une poutre dans l’œil, le Pape François estime que celui qui juge « se trompe, s’embrouille l’esprit et va vers une défaite ».

Juger l’autre revient à « confondre la réalité » : « celui qui juge est si obsédé par celui qu’il veut juger que cette paille ne le laisse pas dormir ! Il oublie sa poutre et confond paille et poutre. Celui qui juge finit mal car prendre la place de Dieu revient à parier sur une défaite : celle d’être jugé de la même façon qu’on a jugé ».

Suivre l'exemple de Jésus, le premier défenseur

Le Pape François ajoute que « Dieu prend du temps pour juger » alors que celui qui juge « le fait immédiatement ». « Seul Dieu juge, ajoute François, et ceux à qui Dieu donne l’autorité de le faire ».

Jésus est un exemple à suivre pour le Pape : « Jésus, devant Dieu, n’accuse jamais ! Au contraire, il défend ! C’est le premier Paraclet. Ensuite arrive le deuxième, l’Esprit Saint. Et l’accusateur est le démon, Satan. Oui, Jésus jugera, à la fin du monde, entre temps, il intercède, il défend » détaille François. Celui qui est jugé pourra toujours compter sur la défense de Jésus, son premier défenseur, son premier avocat.
En somme, celui qui juge « imite le principe de ce monde, qui va toujours derrière les gens pour les accuser devant le Père, affirme le Pape, alors que le Seigneur nous donne la grâce d’imiter Jésus, et pas d’imiter l’autre, qui nous détruira au bout du compte ». Plus qu'un accusateur, le Pape François conseille d’être un défenseur des autres devant Dieu : « si je vois une mauvaise chose chez un autre, je vais me taire, aller prier et le défendre devant le Père, comme le fait Jésus. Prier pour lui, mais ne pas le juger ! Il faut bien se souvenir de cela quand vient l’envie de juger les autres » a conclu François.


http://www.news.va/fr/news/celui-qui-ju ... -cest-un-h
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Nativité de saint Jean -Baptiste

Message non lu par etienne lorant »

Nativité de saint Jean Baptiste, solennité

Livre d'Isaïe 49,1-6.

Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs ! J'étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m'a appelé ; j'étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom.
Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m'a protégé par l'ombre de sa main ; il a fait de moi sa flèche préférée, il m'a serré dans son carquois.
Il m'a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je me glorifierai. »
Et moi, je disais : « Je me suis fatigué pour rien, c'est pour le néant, c'est en pure perte que j'ai usé mes forces. » Et pourtant, mon droit subsistait aux yeux du Seigneur, ma récompense auprès de mon Dieu.
Maintenant le Seigneur parle, lui qui m'a formé dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob et que je lui rassemble Israël. Oui, j'ai du prix aux yeux du Seigneur, c'est mon Dieu qui est ma force.
Il parle ainsi : « C'est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob et ramener les rescapés d'Israël : je vais faire de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu'aux extrémités de la terre. »


Livre des Actes des Apôtres 13,22-26.
Dans la synagogue d’Antioche de Pisidie, Paul disait aux Juifs : « Dieu a suscité David pour le faire roi, et il lui a rendu ce témoignage ; J’ai trouvé David, fils de Jessé, c’est un homme selon mon cœur ; il accomplira toutes mes volontés.
Et, comme il l'avait promis, Dieu a fait sortir de sa descendance un sauveur pour Israël : c'est Jésus,
dont Jean Baptiste a préparé la venue en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d'Israël.
Au moment d'achever sa route, Jean disait : 'Celui auquel vous pensez, ce n'est pas moi. Mais le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de lui défaire ses sandales. '
Fils de la race d'Abraham, et vous qui adorez notre Dieu, frères, c'est à nous tous que ce message de salut a été envoyé.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,57-66.80.
Quand arriva le moment où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.
Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait prodigué sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l'enfant. Ils voulaient le nommer Zacharie comme son père.
Mais sa mère déclara : « Non, il s'appellera Jean. »
On lui répondit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père comment il voulait l'appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Son nom est Jean. » Et tout le monde en fut étonné.
A l'instant même, sa bouche s'ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.
La crainte saisit alors les gens du voisinage, et dans toute la montagne de Judée on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient en étaient frappés et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.
L'enfant grandit et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu'au jour où il devait être manifesté à Israël
.

Cy Aelf, Paris

A l'occasion de cette solennité, notre prêtre a estimé intéressant de nous lire l'homélie de saint Augustin pour la nativité de Jean Baptiste. Choix judicieux car très intéressant ! On peut trouver la liturgie complète sur le lien elf.org/office-lectures à la date du jour :

L'Église considère la naissance de Jean comme particulièrement sacrée : on ne trouve aucun des saints qui nous ont précédés dont nous célébrions solennellement la naissance. Nous ne célébrons que celle de Jean et celle du Christ. Ce ne peut être sans motif ; et si peut-être nous n'y voyons pas très clair en raison de la noblesse d'un tel mystère, nous le méditerons cependant de façon fructueuse et profonde.

Jean naît d'une vieille femme stérile ; le Christ naît d'une jeune fille vierge. ~ La naissance de Jean rencontre l'incrédulité, et son père devient muet ; Marie croit à celle du Christ, et elle le conçoit par la foi. ~ Nous vous avons proposé d'en chercher la raison, nous vous avons annoncé que nous allions y réfléchir. Mais c'était un simple préambule, et si nous ne sommes pas capables de scruter les replis d'un si grand mystère, faute de capacité ou de temps, vous serez mieux instruits par celui qui parle en vous, même en notre absence, celui à qui vous pensez avec affection, celui que vous avez accueilli dans votre cœur, celui dont vous êtes devenus les temples. ~

Jean apparaît donc comme une frontière placée entre les deux testaments, l'ancien et le nouveau. Qu'il forme une sorte de frontière, le Seigneur lui-même l'atteste lorsqu'il dit : La Loi et les Prophètes vont jusqu'à Jean. Il est donc un personnage de l'antiquité et le héraut de la nouveauté. Parce qu'il représente l'antiquité, il naît de deux vieillards ; parce qu'il représente la nouveauté, il se révèle prophète dans les entrailles de sa mère. En effet, avant sa naissance, lorsque Marie s'approcha, il bondit dans le sein de sa mère. Là déjà il était désigné pour sa mission, désigné avant d'être né. Il apparaît déjà comme le précurseur du Christ, avant que celui-ci puisse le voir. Ces choses-là sont divines et elles dépassent la capacité de la faiblesse humaine. Enfin a lieu sa naissance, il reçoit son nom, son père retrouve la parole. Il faut rattacher ces événements à leur symbolisme profond. ~

Zacharie se tait et perd la parole jusqu'à la naissance de Jean, précurseur du Seigneur, qui lui rend la parole. Que signifie le silence de Zacharie sinon que la prophétie a disparu, et qu'avant l'annonce du Christ, elle est comme cachée et close ? Elle s'ouvre à son avènement, elle devient claire pour l'arrivée de celui qui était prophétisé. La parole rendue à Zacharie à la naissance de Jean correspond au voile déchiré à la mort de Jésus sur la croix. Si Jean s'était annoncé lui-même, la bouche de Zacharie ne se serait pas rouverte. La parole lui est rendue à cause de la naissance de celui qui est la voix ; car on demandait à Jean qui annonçait déjà le Seigneur : Toi, qui es-tu ? Et il répondit : Je suis la voix qui crie dans le désert. La voix, c'est Jean, tandis que le Seigneur est la Parole : Au commencement était le Verbe. Jean, c'est la voix pour un temps ; le Christ, c'est le Verbe au commencement, c'est le Verbe éternel.

En ce jour, j'ai appris également l'agonie du père Alphonse Dethier, après plus de 65 ans de prêtrise. Après ma conversion en 1985, c'est lui que j'avais voulu rencontrer afin de faire retraite. Je me demandais comment j'allais pouvoir reprendre une vie après ce qui m'était arrivé. Je désirais bien sûr le sacrement de Réconciliation, mais plus simplement encore: réapprendre à vivre, car je me sentais dans la peau d'un enfant avant qu'il sache tout simplement mettre un pied devant l'autre et marcher. Mais cette année-là, le père était absent et je ne m'étais pas renseigné avant de me mettre en route... je me suis retrouvé sur le site Marial de Banneux... avec les sandales que j'ai gardées en souvenir et que je porte encore aujourd'hui !

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L'homélie du Pape François

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Les trois vocations de Jean le Baptiste


(RV) Un chrétien ne s’annonce pas lui-même mais annonce le Seigneur. C’est ce qu’a souligné le Pape François lors de l’homélie de la messe célébrée ce mardi matin en la chapelle de la maison Sainte-Marthe, en ce jour de la Solennité de la Nativité de Saint Jean-Baptiste.

Le Pape s’est arrêté sur les vocations du «plus grand parmi les prophètes» : préparer, discerner et diminuer.
Préparer la venue du Seigneur, discerner qui est le Seigneur et diminuer afin que le Seigneur grandisse.

Le Pape François a indiqué dans ces trois verbes, les vocations de Jean-Baptiste, un modèle toujours actuel pour les chrétiens. Jean, a dit le Pape, préparait le chemin de Jésus «sans prendre rien pour lui».

C’était un homme important : «les gens le cherchaenit, le suivaient parce que les paroles de Jean étaient fortes». Ses paroles, a-t-il poursuivi, touchaient «les cœurs». Et là, a-t-il observé, peut-être a-t-il eu «la tentation de croire que c’était important, mais ça ne s’est pas produit». En effet, lorsque les docteurs de la loi se rapprochèrent pour lui demander s’il était le Messie, Jean répondit : «Ce sont des rumeurs: seulement des rumeurs» mais «je suis venu pour préparer le chemin du Seigneur». Le Pape a mis en évidence la première vocation du Pape : «Préparer le peuple, préparer le cœur du peuple pour la rencontre avec le Seigneur». Mais qui est le Seigneur ?


«C’est la seconde vocation de Jean: discerner, parmi tant de bonnes personnes, qui est le Seigneur. Et l’Esprit le lui a révélé et il a eu le courage de dire : «C’est lui. C’est l’Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde. Les disciples regardent cet homme qui passait et ils le laissèrent aller. Le jour d’après, la même chose s’est produite.« C’est lui ! Il est plus digne que moi ». Les disciples se sont rassemblés derrière lui. Dans la préparation, Jean disait : « Suivez-moi … ». Dans le discernement, qui sait discerner et marquer le Seigneur, dit : «Devant moi…c’est lui !».

La troisième vocation de Jean, a t’il poursuivi, c’est de diminuer. À partir de ce moment, note le Souverain Pontife, «sa vie commença à s’abaisser, à diminuer afin que grandisse le Seigneur, jusqu’à s’anéantir soi-même » : «Il doit grandir, moi, au contraire, diminuer », «derrière moi, devant moi, loin de moi» :
«Ce fut l’étape la plus difficile pour Jean car le Seigneur avait un style qu’il n’avait pas imaginé, à tel point qu’en prison-car il était en prison à ce moment-là- il a souffert non seulement de l’obscurité de la cellule mais également de l’obscurité dans son cœur : «Mais était-ce bien cela ? Me serais-je trompé ? Car le Messie a un style simple, sans façons…On ne comprend pas… ». Et vu que c’était un homme de Dieu, il demande à ses disciples de venir vers lui pour demander : «Mais, est-ce vraiment toit ou nous devons attendre quelqu’un d’autre ?».

«L’humiliation de Jean- a t’il constaté- est double: l’humiliation de sa mort, comme prix d’un caprice” mais aussi l’humiliation “de l’obscurité de l’âme ». Jean qui a su «attendre» Jésus, qui a su «discerner », «voit maintenant Jésus de loin». «Cette promesse- a répété le Pape- s’est éloignée. Et il finit seul. Dans l’obscurité, dans l’humiliation». Il reste seul « car il s’est tellement anéanti afin que le Seigneur grandisse». Jean, a-t-il encore dit, voit le Seigneur qui est «loin» et lui, «humilié mais avec le cœur en paix»

«Trois vocations dans un homme: préparer, discerner, laisser grandir le Seigneur et se diminuer. C’est beau de penser ainsi à cette vocation du chrétien. Un chrétien ne s’annonce pas lui-même, il annonce un autre, il prépare le chemin pour un autre : le Seigneur. Un chrétien doit apprendre à discerner, il doit savoir discerner la vérité de ce qui semble une vérité et de ce qui n’existe pas : un homme de discernement. Et un chrétien doit être un homme qui sache s’abaisser afin que le Seigneur grandisse, dans le cœur et dans l’âme des autres».


http://www.news.va/fr/news/un-chretien- ... e-seigneur
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