Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2013-2014)
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La foi chasse la crainte du monde
Le mardi de la 5e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 14,19-28.
Comme Paul et Barnabé se trouvaient à Lystres, des Juifs arrivèrent d'Antioche de Pisidie et d'Iconium, et ils parvinrent à retourner la foule; Paul fut lapidé, puis on le traîna hors de la ville en pensant qu'il était mort. Mais, quand les disciples se groupèrent autour de lui, il se releva et rentra dans la ville. Le lendemain, avec Barnabé, il partit pour Derbé ; dans cette ville, ils annoncèrent la Bonne Nouvelle et firent de nombreux disciples. Puis ils revinrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie. affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. »
Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui. Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie.
Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent vers Attalia, et prirent le bateau jusqu'à Antioche de Syrie, d'où ils étaient partis ; c'est là qu'ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l'œuvre qu'ils venaient maintenant d'accomplir.
A leur arrivée, ayant réuni les membres de l'Église, ils leur racontaient tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations païennes la porte de la foi. Ils demeurèrent alors un certain temps avec les disciples.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,27-31a.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m'en vais, et je reviens vers vous. Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit toutes ces choses maintenant, avant qu'elles n'arrivent ; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez.
Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car le prince du monde va venir. Certes, il n'y a rien en moi qui puisse lui donner prise, mais il faut que le monde sache que j'aime mon Père, et que je fais tout ce que mon Père m'a commandé.
Cy Aelf, Paris
C'est la paix que Jésus donne et Il ne la donne pas à la manière du monde. Qu'est-ce que cela peut vouloir dire ?
La paix que donne Jésus ne nous privera pas des conflits, des situations précraires, ni de menaces en tout genre. La lapidation de Paul à Antioche, par des Juifs venus expressément d'Antioche et d'Iconium pour le faire taire, en un est un bon exemple. Il s'agit moins de tranquillité que d'assurance intérieure. Car après avoir évangélisé Derbé, en compagnie d'autres disciples, Paul revient à Antioche et Iconium, afin de les encourager.
Il ne faut pas craindre les épreuves, car les épreuves fortifient la foi.
Jésus prévient que le prince du monde va venir. Et il est toujours bien présent, le diable dans le monde ! Il y était déjà avant que je me mette à rechercher une vérité qui soit satisfaisante pour mon être, en dépit de tous les événements contraires qui se bousculaient déjà sur les télévisions en noir et blanc... J'ai trouvé cette vérité en Jésus et elle ne m'a jamais abandonné. Elle m'a donné, au contraire, de pouvoir aller au-devant de situations complexes sans perdre mon assurance, et de continuer à avancer. Mais je sais bien que ce ne serait pas le cas si je ne me nourrissais pas régulièrement de ce qu'on appelait autrefois "le pain des forts", ce pain qui est l'Eucharistie. Pour beaucoup de gens de mon entourage, mon mode d'existence paraît faible et médiocre - je le sais car j'ai l'oreille fine, mais il n'y a aucune crainte en moi, car je n'anticipe rien, je vis le jour qui passe et je demeure dans la Joie.
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Livre des Actes des Apôtres 14,19-28.
Comme Paul et Barnabé se trouvaient à Lystres, des Juifs arrivèrent d'Antioche de Pisidie et d'Iconium, et ils parvinrent à retourner la foule; Paul fut lapidé, puis on le traîna hors de la ville en pensant qu'il était mort. Mais, quand les disciples se groupèrent autour de lui, il se releva et rentra dans la ville. Le lendemain, avec Barnabé, il partit pour Derbé ; dans cette ville, ils annoncèrent la Bonne Nouvelle et firent de nombreux disciples. Puis ils revinrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie. affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. »
Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui. Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie.
Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent vers Attalia, et prirent le bateau jusqu'à Antioche de Syrie, d'où ils étaient partis ; c'est là qu'ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l'œuvre qu'ils venaient maintenant d'accomplir.
A leur arrivée, ayant réuni les membres de l'Église, ils leur racontaient tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations païennes la porte de la foi. Ils demeurèrent alors un certain temps avec les disciples.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,27-31a.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m'en vais, et je reviens vers vous. Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit toutes ces choses maintenant, avant qu'elles n'arrivent ; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez.
Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car le prince du monde va venir. Certes, il n'y a rien en moi qui puisse lui donner prise, mais il faut que le monde sache que j'aime mon Père, et que je fais tout ce que mon Père m'a commandé.
Cy Aelf, Paris
C'est la paix que Jésus donne et Il ne la donne pas à la manière du monde. Qu'est-ce que cela peut vouloir dire ?
La paix que donne Jésus ne nous privera pas des conflits, des situations précraires, ni de menaces en tout genre. La lapidation de Paul à Antioche, par des Juifs venus expressément d'Antioche et d'Iconium pour le faire taire, en un est un bon exemple. Il s'agit moins de tranquillité que d'assurance intérieure. Car après avoir évangélisé Derbé, en compagnie d'autres disciples, Paul revient à Antioche et Iconium, afin de les encourager.
Il ne faut pas craindre les épreuves, car les épreuves fortifient la foi.
Jésus prévient que le prince du monde va venir. Et il est toujours bien présent, le diable dans le monde ! Il y était déjà avant que je me mette à rechercher une vérité qui soit satisfaisante pour mon être, en dépit de tous les événements contraires qui se bousculaient déjà sur les télévisions en noir et blanc... J'ai trouvé cette vérité en Jésus et elle ne m'a jamais abandonné. Elle m'a donné, au contraire, de pouvoir aller au-devant de situations complexes sans perdre mon assurance, et de continuer à avancer. Mais je sais bien que ce ne serait pas le cas si je ne me nourrissais pas régulièrement de ce qu'on appelait autrefois "le pain des forts", ce pain qui est l'Eucharistie. Pour beaucoup de gens de mon entourage, mon mode d'existence paraît faible et médiocre - je le sais car j'ai l'oreille fine, mais il n'y a aucune crainte en moi, car je n'anticipe rien, je vis le jour qui passe et je demeure dans la Joie.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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La joie domine toujours la peine
Le mercredi de la 5e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 15,1-6.
Certaines gens venues de Judée voulaient endoctriner les frères de l'Église d'Antioche en leur disant : « Si vous ne recevez pas la circoncision selon la loi de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. » Cela provoqua un conflit et des discussions assez graves entre ces gens-là et Paul et Barnabé. Alors on décida que Paul et Barnabé, avec quelques autres frères, monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de cette question.
L'Église d'Antioche pourvut à leur voyage. Ils traversèrent la Phénicie et la Samarie en racontant la conversion des païens, ce qui remplissait de joie tous les frères.
A leur arrivée à Jérusalem, ils furent accueillis par l'Église, les Apôtres et les Anciens, et ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux.
On vit alors intervenir certains membres du parti des pharisiens qui étaient devenus croyants. Ils disaient : « Il faut obliger ces gens à recevoir la circoncision, et à observer la loi de Moïse. »
Les Apôtres et les Anciens se réunirent pour examiner cette affaire.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,1-8.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage.
Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite :
Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples. »
Cy Aelf, Paris
Sur le chemin de retour vers Jerusalem, les apôtres ne parlent pas des difficultés rencontrées - et il y en a eu beaucoup. Mais ils rapportent la conversion des païens, car leurs coeurs en est rempli d'une joie qui se communique à tous. Or, pour le même motif, ils auraient pu tirer une sombre mine, car de nouveau les juifs réclament la circoncision pour tous les païens convertis. Mais c'est la joie qui prédomine. Notre prêtre a insisté sur ce thème - de la joie dépassant la peine puisque "Dieu est avec nous" en Jésus-Christ.
Le témoignage chrétien est donc témoignage de joie. Certes, je n'en ai jamais douté ! Converti moi-même, ce ne fut pourtant qu'à la fin d'un cheminement difficile, car j'avais l'esprit rempli de concepts philosophiques qui ne sont que sagesse humaine et donc précaires, mais auxquels je me raccrochais comme à une bouée de secours, au cas où... Je reconnais donc que le vigneron, qui n'est autre que le Père, a dû nettoyer le sarment que je fus: si je le croyant n'est pas "émondé" (j'aime le mot car il exprime une nette coupure des choses de ce monde), nombre de convertis finiraient, à la longue, par rechuter.
Eh bien, cette rechute toujours possible se retrouve dans la bouche des juifs convertis de Jérusalem, qui en rajoutent à ceux d'Antioche: non seulement, les anciens païens doivent recevoir la circoncision, mais ils doivent aussi observer la loi de Moïse...
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Livre des Actes des Apôtres 15,1-6.
Certaines gens venues de Judée voulaient endoctriner les frères de l'Église d'Antioche en leur disant : « Si vous ne recevez pas la circoncision selon la loi de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. » Cela provoqua un conflit et des discussions assez graves entre ces gens-là et Paul et Barnabé. Alors on décida que Paul et Barnabé, avec quelques autres frères, monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de cette question.
L'Église d'Antioche pourvut à leur voyage. Ils traversèrent la Phénicie et la Samarie en racontant la conversion des païens, ce qui remplissait de joie tous les frères.
A leur arrivée à Jérusalem, ils furent accueillis par l'Église, les Apôtres et les Anciens, et ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux.
On vit alors intervenir certains membres du parti des pharisiens qui étaient devenus croyants. Ils disaient : « Il faut obliger ces gens à recevoir la circoncision, et à observer la loi de Moïse. »
Les Apôtres et les Anciens se réunirent pour examiner cette affaire.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,1-8.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage.
Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite :
Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples. »
Cy Aelf, Paris
Sur le chemin de retour vers Jerusalem, les apôtres ne parlent pas des difficultés rencontrées - et il y en a eu beaucoup. Mais ils rapportent la conversion des païens, car leurs coeurs en est rempli d'une joie qui se communique à tous. Or, pour le même motif, ils auraient pu tirer une sombre mine, car de nouveau les juifs réclament la circoncision pour tous les païens convertis. Mais c'est la joie qui prédomine. Notre prêtre a insisté sur ce thème - de la joie dépassant la peine puisque "Dieu est avec nous" en Jésus-Christ.
Le témoignage chrétien est donc témoignage de joie. Certes, je n'en ai jamais douté ! Converti moi-même, ce ne fut pourtant qu'à la fin d'un cheminement difficile, car j'avais l'esprit rempli de concepts philosophiques qui ne sont que sagesse humaine et donc précaires, mais auxquels je me raccrochais comme à une bouée de secours, au cas où... Je reconnais donc que le vigneron, qui n'est autre que le Père, a dû nettoyer le sarment que je fus: si je le croyant n'est pas "émondé" (j'aime le mot car il exprime une nette coupure des choses de ce monde), nombre de convertis finiraient, à la longue, par rechuter.
Eh bien, cette rechute toujours possible se retrouve dans la bouche des juifs convertis de Jérusalem, qui en rajoutent à ceux d'Antioche: non seulement, les anciens païens doivent recevoir la circoncision, mais ils doivent aussi observer la loi de Moïse...
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Pour que nous demeurions dans la Joie
Le jeudi de la 5e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 15,7-21.
Comme la conversion des païens provoquait, dans l'Église de Jérusalem, des discussions assez graves, Pierre se leva et dit aux Apôtres et aux Anciens : " Frères, vous savez bien comment Dieu a manifesté son choix parmi vous dès les premiers temps : c'est par moi que les païens ont entendu la parole de l'Evangile et sont venus à la foi.
Dieu, qui connaît le cœur des hommes, leur a rendu témoignage en leur donnant l'Esprit Saint tout comme à nous ;
sans faire aucune distinction entre eux et nous, il a purifié leurs cœurs par la foi.
Alors, pourquoi mettez-vous Dieu à l'épreuve en plaçant sur les épaules des disciples un joug que nos pères et nous-mêmes n'avons pas été capables de porter ? Oui, c'est par la grâce du Seigneur Jésus, nous le croyons, que nous avons été sauvés, de la même manière qu'eux. »
Toute l'assemblée garda le silence, puis on écouta Barnabé et Paul rapporter tous les signes et les prodiges que Dieu avait accomplis par eux chez les païens. Quand ils eurent terminé, Jacques prit la parole : « Frères, écoutez-moi.
Simon-Pierre vous a rapporté comment, dès le début, Dieu a voulu prendre chez les nations païennes un peuple qui serait marqué de son nom. C'est ce que confirment les paroles des prophètes, puisqu'il est écrit : Après cela, je reviendrai pour reconstruire la demeure de David, qui s'est écroulée ; je reconstruirai ce qui était en ruines, je le relèverai ;
alors, le reste des hommes cherchera le Seigneur, ainsi que les nations païennes sur lesquelles mon nom a été prononcé. Voilà ce que dit le Seigneur. Il réalise ainsi ses projets,qui sont connus depuis toujours.
Je suis donc d'avis de ne pas surcharger ceux des païens qui se convertissent à Dieu,
mais de leur écrire qu'ils doivent s'abstenir des souillures de l'idolâtrie, des unions illégitimes, de la viande non saignée et du sang. En effet, depuis les temps les plus anciens Moïse a, dans chaque ville, des gens qui proclament sa Loi, puisqu'on en fait la lecture chaque sabbat dans les synagogues. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,9-11.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie.
Cy Aelf, Paris
A partir des juifs, ce sont tous les hommes que Dieu veut conduire au salut par son Esprit. Dès lors que Dieu a envoyé l'Esprit-Saint sur les païens qui se convertissent à l'enseignement des apôtres, il n'y a pas lieu d'imposer aux nouveaux croyants les rites et les règles de la loi de Moïse. Le salut est offert à tous les hommes qui suivront le Christ, car c'est par Lui et en Lui qu'ont été accomplis "la loi et les prophètes".
C'est pour cela que nous-mêmes, de notre temps, nous qui avons répondu à l'enseignement des prêtres, nous avons nous aussi reçu l'Esprit-Saint. Et il est véridique que la joie du Seigneur nous habite en tout temps.
A propos de l'amour de Jésus, saint Jean emploie trois fois le verbe "demeurer" - qui sonne à l'oreille comme une permancence de cette béatitude. Que nous soyons en bonne santé ou malade, quels que soient les soucis que nous ayons à supporter, quelles que soient nos peines, et même : quelle que soient nos joies, nous sommes invités à demeurer dans l'amour de Jésus. Car la joie dont le Seigneur veut nous combler, n'est pas de celle qui passe, mais qui, effectivement, demeure !
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Livre des Actes des Apôtres 15,7-21.
Comme la conversion des païens provoquait, dans l'Église de Jérusalem, des discussions assez graves, Pierre se leva et dit aux Apôtres et aux Anciens : " Frères, vous savez bien comment Dieu a manifesté son choix parmi vous dès les premiers temps : c'est par moi que les païens ont entendu la parole de l'Evangile et sont venus à la foi.
Dieu, qui connaît le cœur des hommes, leur a rendu témoignage en leur donnant l'Esprit Saint tout comme à nous ;
sans faire aucune distinction entre eux et nous, il a purifié leurs cœurs par la foi.
Alors, pourquoi mettez-vous Dieu à l'épreuve en plaçant sur les épaules des disciples un joug que nos pères et nous-mêmes n'avons pas été capables de porter ? Oui, c'est par la grâce du Seigneur Jésus, nous le croyons, que nous avons été sauvés, de la même manière qu'eux. »
Toute l'assemblée garda le silence, puis on écouta Barnabé et Paul rapporter tous les signes et les prodiges que Dieu avait accomplis par eux chez les païens. Quand ils eurent terminé, Jacques prit la parole : « Frères, écoutez-moi.
Simon-Pierre vous a rapporté comment, dès le début, Dieu a voulu prendre chez les nations païennes un peuple qui serait marqué de son nom. C'est ce que confirment les paroles des prophètes, puisqu'il est écrit : Après cela, je reviendrai pour reconstruire la demeure de David, qui s'est écroulée ; je reconstruirai ce qui était en ruines, je le relèverai ;
alors, le reste des hommes cherchera le Seigneur, ainsi que les nations païennes sur lesquelles mon nom a été prononcé. Voilà ce que dit le Seigneur. Il réalise ainsi ses projets,qui sont connus depuis toujours.
Je suis donc d'avis de ne pas surcharger ceux des païens qui se convertissent à Dieu,
mais de leur écrire qu'ils doivent s'abstenir des souillures de l'idolâtrie, des unions illégitimes, de la viande non saignée et du sang. En effet, depuis les temps les plus anciens Moïse a, dans chaque ville, des gens qui proclament sa Loi, puisqu'on en fait la lecture chaque sabbat dans les synagogues. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,9-11.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie.
Cy Aelf, Paris
A partir des juifs, ce sont tous les hommes que Dieu veut conduire au salut par son Esprit. Dès lors que Dieu a envoyé l'Esprit-Saint sur les païens qui se convertissent à l'enseignement des apôtres, il n'y a pas lieu d'imposer aux nouveaux croyants les rites et les règles de la loi de Moïse. Le salut est offert à tous les hommes qui suivront le Christ, car c'est par Lui et en Lui qu'ont été accomplis "la loi et les prophètes".
C'est pour cela que nous-mêmes, de notre temps, nous qui avons répondu à l'enseignement des prêtres, nous avons nous aussi reçu l'Esprit-Saint. Et il est véridique que la joie du Seigneur nous habite en tout temps.
A propos de l'amour de Jésus, saint Jean emploie trois fois le verbe "demeurer" - qui sonne à l'oreille comme une permancence de cette béatitude. Que nous soyons en bonne santé ou malade, quels que soient les soucis que nous ayons à supporter, quelles que soient nos peines, et même : quelle que soient nos joies, nous sommes invités à demeurer dans l'amour de Jésus. Car la joie dont le Seigneur veut nous combler, n'est pas de celle qui passe, mais qui, effectivement, demeure !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Aimer et le commandement d'aimer
Le vendredi de la 5e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 15,22-31.
Les Apôtres et les Anciens, décidèrent, avec toute l'Église, de choisir parmi eux des hommes qu'ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé. C'étaient des hommes qui avaient de l'autorité parmi les frères : Jude (appelé aussi Barsabbas) et Sila.
Voici la lettre qu'ils leur confièrent : « Les Apôtres et les Anciens saluent fraternellement les païens convertis, leurs frères, qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie.
Nous avons appris que quelques-uns des nôtres, sans aucun mandat de notre part, sont allés tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi.
Nous avons décidé à l'unanimité de choisir des hommes que nous enverrions chez vous, avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul qui ont consacré leur vie à la cause de notre Seigneur Jésus Christ.
Nous vous envoyons donc Jude et Silas, qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :
L'Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d'autres obligations que celles-ci, qui s'imposent :
vous abstenir de manger des aliments offerts aux idoles, du sang, ou de la viande non saignée, et vous abstenir des unions illégitimes. En évitant tout cela, vous agirez bien. Courage ! »
Alors on invita les messagers à se mettre en route, et ils se rendirent à Antioche. Ayant réuni l'assemblée des fidèles, ils communiquèrent la lettre.
A sa lecture, tous se réjouirent de l'encouragement qu'elle apportait.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,12-17.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître.
Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera.
Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.
Cy Aelf, Paris
Dans l'ancienne alliance, la réponse à l'amour de Dieu consistait pour les juifs à participer à la génération perpétuelle depuis Abraham. Mais dès la venue du Messie, la réponse à l'amour de Dieu doit être d'aimer son prochain comme soi-même. Ce qui, pour chacun d'entre nous, constitue un effort rarement facile, dans lequel il faut souvent impliquer sa volonté, quand ce n'est pas trancher dans son refus.
Car comment aimer réellement le voisin qui vous méprise et ne vous salue jamais, le SDF qui tend la main chaque jour à l'entrée des magasins, les ados qui se moquent de manière provocatrice, l'agent qui vous colle un PV en stationnement interdit, etc. Pire encore, comment aimer ceux qui ne manquent pas une occasion de vous railler et de vous causer du tort? Et enfin : comment expliquer que l'on puisse communier dans la même chapelle durant des années sans avoir jamais reçu d'aucun deux, en dehors du "signe de paix" durant la messe, aucun bonjour en rue ?
Bref, aimer le prochain, même en église, c'est difficile. Il faut y impliquer une forte volonté, il faut passer au-dessus de ses sentiments, de ses impressions, de ses habitudes. Cela ne devient possible qu'en passant par le Christ. Durant deux ans après ma conversion, je me suis contraint de fréquenter les couloirs des hopitaux le dimanche après la messe. J'y croisais parfois de mes clients et il y avait un vrai contact, souvent un petit service à rendre. Mais le plus souvent, je passais en priant, avec un chapelet dans la poche du manteau.
Je conseille à tous la lecture du journal d'Etty Hillesum :
http://www.cles.com/enquetes/article/et ... leversante
Livre des Actes des Apôtres 15,22-31.
Les Apôtres et les Anciens, décidèrent, avec toute l'Église, de choisir parmi eux des hommes qu'ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé. C'étaient des hommes qui avaient de l'autorité parmi les frères : Jude (appelé aussi Barsabbas) et Sila.
Voici la lettre qu'ils leur confièrent : « Les Apôtres et les Anciens saluent fraternellement les païens convertis, leurs frères, qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie.
Nous avons appris que quelques-uns des nôtres, sans aucun mandat de notre part, sont allés tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi.
Nous avons décidé à l'unanimité de choisir des hommes que nous enverrions chez vous, avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul qui ont consacré leur vie à la cause de notre Seigneur Jésus Christ.
Nous vous envoyons donc Jude et Silas, qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :
L'Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d'autres obligations que celles-ci, qui s'imposent :
vous abstenir de manger des aliments offerts aux idoles, du sang, ou de la viande non saignée, et vous abstenir des unions illégitimes. En évitant tout cela, vous agirez bien. Courage ! »
Alors on invita les messagers à se mettre en route, et ils se rendirent à Antioche. Ayant réuni l'assemblée des fidèles, ils communiquèrent la lettre.
A sa lecture, tous se réjouirent de l'encouragement qu'elle apportait.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,12-17.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître.
Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera.
Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.
Cy Aelf, Paris
Dans l'ancienne alliance, la réponse à l'amour de Dieu consistait pour les juifs à participer à la génération perpétuelle depuis Abraham. Mais dès la venue du Messie, la réponse à l'amour de Dieu doit être d'aimer son prochain comme soi-même. Ce qui, pour chacun d'entre nous, constitue un effort rarement facile, dans lequel il faut souvent impliquer sa volonté, quand ce n'est pas trancher dans son refus.
Car comment aimer réellement le voisin qui vous méprise et ne vous salue jamais, le SDF qui tend la main chaque jour à l'entrée des magasins, les ados qui se moquent de manière provocatrice, l'agent qui vous colle un PV en stationnement interdit, etc. Pire encore, comment aimer ceux qui ne manquent pas une occasion de vous railler et de vous causer du tort? Et enfin : comment expliquer que l'on puisse communier dans la même chapelle durant des années sans avoir jamais reçu d'aucun deux, en dehors du "signe de paix" durant la messe, aucun bonjour en rue ?
Bref, aimer le prochain, même en église, c'est difficile. Il faut y impliquer une forte volonté, il faut passer au-dessus de ses sentiments, de ses impressions, de ses habitudes. Cela ne devient possible qu'en passant par le Christ. Durant deux ans après ma conversion, je me suis contraint de fréquenter les couloirs des hopitaux le dimanche après la messe. J'y croisais parfois de mes clients et il y avait un vrai contact, souvent un petit service à rendre. Mais le plus souvent, je passais en priant, avec un chapelet dans la poche du manteau.
Je conseille à tous la lecture du journal d'Etty Hillesum :
http://www.cles.com/enquetes/article/et ... leversante
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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La persécution des chrétiens, signe majeur de vérité
Le samedi de la 5e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 16,1-10.
Paul, qui avait quitté Antioche avec Silas, arriva à Derbé, puis à Lystres. Il y avait là un disciple nommé Timothée; sa mère était une Juive devenue croyante, et son père était païen. A Lystres et à Iconium, il était estimé des frères. Paul désirait l'emmener, et il le prit avec lui. Il le soumit à la circoncision, pour tenir compte des Juifs de la région, car ils savaient tous que son père était païen.
Dans les villes où Paul et ses compagnons passaient, ils transmettaient les décisions prises par les Apôtres et les Anciens de Jérusalem, pour qu'elles entrent en vigueur.
Les Églises s'affermissaient dans la foi et le nombre de leurs fidèles augmentait chaque jour.
Paul et ses compagnons traversèrent la Phrygie et le pays des Galates, car le Saint-Esprit les avait empêchés d'annoncer la Parole dans la province d'Asie.
Arrivés en Mysie, ils essayèrent d'atteindre la Bithynie, mais l'Esprit de Jésus s'y opposa.
Ils traversèrent alors la Mysie et rejoignirent la côte à Troas.
Or, Paul eut une vision pendant la nuit : un Macédonien était là debout, et l'appelait : « Traverse la mer pour venir en Macédoine à notre secours. »
Après cette vision de Paul, nous avons cherché à partir immédiatement pour la Macédoine, car nous étions certains que Dieu venait de nous appeler à y porter la Bonne Nouvelle.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,18-21.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu'il en a eu d'abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde vous aimerait, car vous seriez à lui. Mais vous n'appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l'on a observé ma parole, on observera aussi la vôtre.
Les gens vous traiteront ainsi à cause de moi, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé.
Cy Aelf, Paris
Paul se sent obligé de soumettre Timothée à la circoncision, non pas parce que sa mère est juive, mais parce que son père est païen. C'est dire jusqu'où peuvent aller les préjugés ou les jugements ! Ce qui arrive au disciple de Paul se retrouve, de notre temps, dans les opinions préconçues et les idées toutes faites.
Ainsi, moi qui tiens une boutique de livres d'occasion, je suis donc commerçant d'abord et donc un homme qui aime l'argent. La vérité ne serait-elle pas tout simplement que je me sens bien au milieu des livres ? Et mon activité ne serait-elle pas liée au fait que mon père m'a contraint d'abandonner la philosophie et la littérature, pour terminer mes études dans un institut supérieur de commerce ? Et j'ai suivi cette formation car je ne pouvais faire autrement.
Eh bien, le simple fait de vivre d'achats et de ventes de marchandises d'occasion aura, un jour, levé contre moi une suspicion d'activités de receleur ! J'ai dû me défendre durant trois années et cette épreuve m'a laissé de pénibles séquelles sur le plan nerveux. Ce que je viens d'écrire est la simple vérité, derrière les opinions faciles. Dans ma paroisse, pour mon curé aussi, il est très étonnant qu'un vendeur de bouquins prétende être aussi un "apôtre de la miséricorde divine" ! (C'est étonnant aussi pour les responsables de la congrégation...)
La persécution des chrétiens, jusqu'au sang versé, n'existe pas en Occident, mais elle existe un peu partout dans le monde. Et elle est effective, tant de façon larvée que que de manière ostensible. S'il est un point qui rassure, sur le plan de la foi, c'est que l'âme finit toujours par se réjouir d'avoir pu endurer quelques peines du simple fait de voir son nom associé à celui de Jésus...
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Livre des Actes des Apôtres 16,1-10.
Paul, qui avait quitté Antioche avec Silas, arriva à Derbé, puis à Lystres. Il y avait là un disciple nommé Timothée; sa mère était une Juive devenue croyante, et son père était païen. A Lystres et à Iconium, il était estimé des frères. Paul désirait l'emmener, et il le prit avec lui. Il le soumit à la circoncision, pour tenir compte des Juifs de la région, car ils savaient tous que son père était païen.
Dans les villes où Paul et ses compagnons passaient, ils transmettaient les décisions prises par les Apôtres et les Anciens de Jérusalem, pour qu'elles entrent en vigueur.
Les Églises s'affermissaient dans la foi et le nombre de leurs fidèles augmentait chaque jour.
Paul et ses compagnons traversèrent la Phrygie et le pays des Galates, car le Saint-Esprit les avait empêchés d'annoncer la Parole dans la province d'Asie.
Arrivés en Mysie, ils essayèrent d'atteindre la Bithynie, mais l'Esprit de Jésus s'y opposa.
Ils traversèrent alors la Mysie et rejoignirent la côte à Troas.
Or, Paul eut une vision pendant la nuit : un Macédonien était là debout, et l'appelait : « Traverse la mer pour venir en Macédoine à notre secours. »
Après cette vision de Paul, nous avons cherché à partir immédiatement pour la Macédoine, car nous étions certains que Dieu venait de nous appeler à y porter la Bonne Nouvelle.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,18-21.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu'il en a eu d'abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde vous aimerait, car vous seriez à lui. Mais vous n'appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l'on a observé ma parole, on observera aussi la vôtre.
Les gens vous traiteront ainsi à cause de moi, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé.
Cy Aelf, Paris
Paul se sent obligé de soumettre Timothée à la circoncision, non pas parce que sa mère est juive, mais parce que son père est païen. C'est dire jusqu'où peuvent aller les préjugés ou les jugements ! Ce qui arrive au disciple de Paul se retrouve, de notre temps, dans les opinions préconçues et les idées toutes faites.
Ainsi, moi qui tiens une boutique de livres d'occasion, je suis donc commerçant d'abord et donc un homme qui aime l'argent. La vérité ne serait-elle pas tout simplement que je me sens bien au milieu des livres ? Et mon activité ne serait-elle pas liée au fait que mon père m'a contraint d'abandonner la philosophie et la littérature, pour terminer mes études dans un institut supérieur de commerce ? Et j'ai suivi cette formation car je ne pouvais faire autrement.
Eh bien, le simple fait de vivre d'achats et de ventes de marchandises d'occasion aura, un jour, levé contre moi une suspicion d'activités de receleur ! J'ai dû me défendre durant trois années et cette épreuve m'a laissé de pénibles séquelles sur le plan nerveux. Ce que je viens d'écrire est la simple vérité, derrière les opinions faciles. Dans ma paroisse, pour mon curé aussi, il est très étonnant qu'un vendeur de bouquins prétende être aussi un "apôtre de la miséricorde divine" ! (C'est étonnant aussi pour les responsables de la congrégation...)
La persécution des chrétiens, jusqu'au sang versé, n'existe pas en Occident, mais elle existe un peu partout dans le monde. Et elle est effective, tant de façon larvée que que de manière ostensible. S'il est un point qui rassure, sur le plan de la foi, c'est que l'âme finit toujours par se réjouir d'avoir pu endurer quelques peines du simple fait de voir son nom associé à celui de Jésus...
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Peccator
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Re: Jésus rencontre la Samaritaine
Bonjour Mac,
j'ai trouvé la réponse à votre question ! Il y avait bien un contrat de mariage.
Dans un livre intitulé "La vie quotidienne aux temps bibliques", de Jacques Briend et Michel Quesnel, chez Bayard.
Le mariage comprenait plusieurs étapes :
1/ L'homme se rend à la maison des parents de la jeune fille qu'il désire épouser pour la demander en mariage
2/ Les deux familles se mettent d'accord sur les conditions du mariage. L'homme (ou ses parents) versent au père de la jeune fille une somme d'argent : le mohar (Ex 22, 15-16). Ce n'est pas un achat, mais une compensation car la jeune fille quitte sa famille pour en intégrer celle de son mari.
3/ Le jeune homme ou sa famille font des cadeaux à la jeune fille (et à sa famille), pour fêter l'acceptation de la demande en mariage.
4/ Un contrat est réalisé. On parle parfois de fiançailles, mais en réalité la jeune fille a déjà juridiquement le statut d'épouse dès la signature de ce contrat, même si la nuit de noce n'a pas encore eu lieu. On peut penser à Marie qui était déjà épouse de Joseph alors qu'elle habitait encore chez ses parents. Trace biblique de la signature de ce contrat : T 7, 14 (j'aurais dû y penser, le livre de Tobit nous décrit assez bien comment procède un jeune homme qui cherche à se marier).
5/ On célèbre le banquet de mariage, qui précède la nuit de noce (penser à Cana). Les festivités peuvent durer une semaine, mais la nuit de noce est le premier soir.
Entre la signature du contrat et le banquet de noces, le marié s'active à trouver le financement de ce fameux banquet... Et je suppose que parfois, il attendait aussi que la future mariée grandisse un peu
A noter que la majorité légale pour une jeune femme était à 12 ans 1/2 : Plus jeune, son père pouvait lui imposer un mari. A partir de cette âge, le consentement de la jeune femme était nécessaire.
Enfin, on notera que le banquet de noces, comme tous les repas, était exclusivement entre hommes, les femmes n'étant pas à table avec eux. Dans la péricope des noces de Cana, il faut imaginer Marie dans la cour, travaillant à la cuisine avec les autres femmes, et non à table avec son fils.
j'ai trouvé la réponse à votre question ! Il y avait bien un contrat de mariage.
Dans un livre intitulé "La vie quotidienne aux temps bibliques", de Jacques Briend et Michel Quesnel, chez Bayard.
Le mariage comprenait plusieurs étapes :
1/ L'homme se rend à la maison des parents de la jeune fille qu'il désire épouser pour la demander en mariage
2/ Les deux familles se mettent d'accord sur les conditions du mariage. L'homme (ou ses parents) versent au père de la jeune fille une somme d'argent : le mohar (Ex 22, 15-16). Ce n'est pas un achat, mais une compensation car la jeune fille quitte sa famille pour en intégrer celle de son mari.
3/ Le jeune homme ou sa famille font des cadeaux à la jeune fille (et à sa famille), pour fêter l'acceptation de la demande en mariage.
4/ Un contrat est réalisé. On parle parfois de fiançailles, mais en réalité la jeune fille a déjà juridiquement le statut d'épouse dès la signature de ce contrat, même si la nuit de noce n'a pas encore eu lieu. On peut penser à Marie qui était déjà épouse de Joseph alors qu'elle habitait encore chez ses parents. Trace biblique de la signature de ce contrat : T 7, 14 (j'aurais dû y penser, le livre de Tobit nous décrit assez bien comment procède un jeune homme qui cherche à se marier).
5/ On célèbre le banquet de mariage, qui précède la nuit de noce (penser à Cana). Les festivités peuvent durer une semaine, mais la nuit de noce est le premier soir.
Entre la signature du contrat et le banquet de noces, le marié s'active à trouver le financement de ce fameux banquet... Et je suppose que parfois, il attendait aussi que la future mariée grandisse un peu
A noter que la majorité légale pour une jeune femme était à 12 ans 1/2 : Plus jeune, son père pouvait lui imposer un mari. A partir de cette âge, le consentement de la jeune femme était nécessaire.
Enfin, on notera que le banquet de noces, comme tous les repas, était exclusivement entre hommes, les femmes n'étant pas à table avec eux. Dans la péricope des noces de Cana, il faut imaginer Marie dans la cour, travaillant à la cuisine avec les autres femmes, et non à table avec son fils.
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etienne lorant
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Sous la guidance de l'Esprit Saint
Sixième dimanche de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 8,5-8.14-17.
Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ.
Les foules, d'un seul cœur, s'attachaient à ce que disait Philippe, car tous entendaient parler des signes qu'il accomplissait, ou même ils les voyaient.
Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits mauvais, qui les quittaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et d'infirmes furent guéris.
Et il y eut dans cette ville une grande joie.
Les Apôtres, restés à Jérusalem, apprirent que la Samarie avait accueilli la parole de Dieu. Alors ils leur envoyèrent Pierre et Jean.
A leur arrivée, ceux-ci prièrent pour les Samaritains afin qu'ils reçoivent le Saint-Esprit ; en effet, l'Esprit n'était encore venu sur aucun d'entre eux : ils étaient seulement baptisés au nom du Seigneur Jésus.
Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils recevaient le Saint-Esprit.
Première lettre de saint Pierre Apôtre 3,15-18.
Frère, c'est le Seigneur, le Christ, que vous devez reconnaître dans vos cœurs comme le seul saint. Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l'espérance qui est en vous ;
mais faites-le avec douceur et respect. Ayez une conscience droite, pour faire honte à vos adversaires au moment même où ils calomnient la vie droite que vous menez dans le Christ.
Car il vaudrait mieux souffrir pour avoir fait le bien, si c'était la volonté de Dieu, plutôt que pour avoir fait le mal.
C'est ainsi que le Christ est mort pour les péchés, une fois pour toutes ; lui, le juste, il est mort pour les coupables afin de vous introduire devant Dieu. Dans sa chair, il a été mis à mort ; dans l'esprit, il a été rendu à la vie.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,15-21.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Si vous m'aimez, vous resterez fidèles à mes commandements.
Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l'Esprit de vérité. c'est l'Esprit de vérité. Le monde est incapable de le recevoir, parce qu'il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure auprès de vous, et qu'il est en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous.
D'ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous.
Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui m'aime ; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père ; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui. »
Cy Aelf, Paris
Le chrétien doit toujours se tenir prêt à recevoir l'Esprit-Saint, car celui-ci peut le visiter n'importe où, n'importe quand. Et le moyen d'être toujours disposé à sa venue, c'est de suivre les commandements laissés par Jésus.
A ce sujet, il n'est rien de plus sûr, du moins pour moi, que de garder toujours en mémoire le sermon sur la montagne et les Béatitudes que je tiens à citer ici :
Heureux les pauvres en esprit,
car le Royaume des Cieux est à eux.
Heureux les doux,
car ils recevront la terre en héritage.
Heureux les affligés,
car ils seront consolés.
Heureux les affamés et assoiffés de la justice,
car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux,
car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs,
car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix,
car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux les persécutés pour la justice,
car le Royaume des Cieux est à eux.
Car les deux principaux commandements : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu (...) et tu aimeras ton prochain comme toi-même" ont les huit facettes des béatitudes et tous les fidèles s'y retrouveront à un moment où l'autre s'ils s'efforcent réellement de suivre le Seigneur. La vérification de la foi correctement vécue, c'est la finale du dicours des béatitudes qui la donne :
Heureux êtes-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on vous calomnie de toutes manières à cause de moi. Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux.
L'Esprit-Saint vient inéluctablement au secours des hommes et des femmes qui tendent à vivre véritablement de l'amour de Dieu, tel que Jésus l'a manifesté. L'Esprit-Saint n'est pas seulement le Défenseur, mais il nourrit continuellement le croyant de ce qui vient du Père, comme ce qui vient du Fils, afin que tout soit accompli et que Dieu soit glorifié partout.
Ne nous laissons donc pas perturber par les événements qui surviennent et qui semblent contraires à notre désir d'authencité, mais ouvrons les yeux : même les persécutions, les injustices, les mensonges proférés contre nous, ne peuvent que contribuer à nous faire grandir dans la foi.
Joyeux dimanche à tous.
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Livre des Actes des Apôtres 8,5-8.14-17.
Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ.
Les foules, d'un seul cœur, s'attachaient à ce que disait Philippe, car tous entendaient parler des signes qu'il accomplissait, ou même ils les voyaient.
Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits mauvais, qui les quittaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et d'infirmes furent guéris.
Et il y eut dans cette ville une grande joie.
Les Apôtres, restés à Jérusalem, apprirent que la Samarie avait accueilli la parole de Dieu. Alors ils leur envoyèrent Pierre et Jean.
A leur arrivée, ceux-ci prièrent pour les Samaritains afin qu'ils reçoivent le Saint-Esprit ; en effet, l'Esprit n'était encore venu sur aucun d'entre eux : ils étaient seulement baptisés au nom du Seigneur Jésus.
Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils recevaient le Saint-Esprit.
Première lettre de saint Pierre Apôtre 3,15-18.
Frère, c'est le Seigneur, le Christ, que vous devez reconnaître dans vos cœurs comme le seul saint. Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l'espérance qui est en vous ;
mais faites-le avec douceur et respect. Ayez une conscience droite, pour faire honte à vos adversaires au moment même où ils calomnient la vie droite que vous menez dans le Christ.
Car il vaudrait mieux souffrir pour avoir fait le bien, si c'était la volonté de Dieu, plutôt que pour avoir fait le mal.
C'est ainsi que le Christ est mort pour les péchés, une fois pour toutes ; lui, le juste, il est mort pour les coupables afin de vous introduire devant Dieu. Dans sa chair, il a été mis à mort ; dans l'esprit, il a été rendu à la vie.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,15-21.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Si vous m'aimez, vous resterez fidèles à mes commandements.
Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l'Esprit de vérité. c'est l'Esprit de vérité. Le monde est incapable de le recevoir, parce qu'il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure auprès de vous, et qu'il est en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous.
D'ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous.
Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui m'aime ; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père ; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui. »
Cy Aelf, Paris
Le chrétien doit toujours se tenir prêt à recevoir l'Esprit-Saint, car celui-ci peut le visiter n'importe où, n'importe quand. Et le moyen d'être toujours disposé à sa venue, c'est de suivre les commandements laissés par Jésus.
A ce sujet, il n'est rien de plus sûr, du moins pour moi, que de garder toujours en mémoire le sermon sur la montagne et les Béatitudes que je tiens à citer ici :
Heureux les pauvres en esprit,
car le Royaume des Cieux est à eux.
Heureux les doux,
car ils recevront la terre en héritage.
Heureux les affligés,
car ils seront consolés.
Heureux les affamés et assoiffés de la justice,
car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux,
car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs,
car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix,
car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux les persécutés pour la justice,
car le Royaume des Cieux est à eux.
Car les deux principaux commandements : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu (...) et tu aimeras ton prochain comme toi-même" ont les huit facettes des béatitudes et tous les fidèles s'y retrouveront à un moment où l'autre s'ils s'efforcent réellement de suivre le Seigneur. La vérification de la foi correctement vécue, c'est la finale du dicours des béatitudes qui la donne :
Heureux êtes-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on vous calomnie de toutes manières à cause de moi. Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux.
L'Esprit-Saint vient inéluctablement au secours des hommes et des femmes qui tendent à vivre véritablement de l'amour de Dieu, tel que Jésus l'a manifesté. L'Esprit-Saint n'est pas seulement le Défenseur, mais il nourrit continuellement le croyant de ce qui vient du Père, comme ce qui vient du Fils, afin que tout soit accompli et que Dieu soit glorifié partout.
Ne nous laissons donc pas perturber par les événements qui surviennent et qui semblent contraires à notre désir d'authencité, mais ouvrons les yeux : même les persécutions, les injustices, les mensonges proférés contre nous, ne peuvent que contribuer à nous faire grandir dans la foi.
Joyeux dimanche à tous.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Jésus, la Lumière qui brille dans les ténèbres.
Le mardi de la 6e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 16,22-34.
Dans la ville de Philippes, la foule se souleva contre Paul et Silas; les magistrats ordonnèrent de les dépouiller de leurs vêtements pour leur donner la bastonnade.
Après les avoir roués de coups, on les jeta en prison, en donnant au gardien la consigne de les surveiller de près.
Pour appliquer cette consigne, il les mit tout au fond de la prison, avec les pieds coincés dans des blocs de bois.
Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les autres détenus les écoutaient.
Tout à coup, il y eut un violent tremblement de terre, qui secoua les fondations de la prison : à l'instant même, toutes les portes s'ouvrirent, et les entraves de tous les détenus sautèrent.
Le gardien, tiré de son sommeil, vit que les portes de la prison étaient ouvertes ; croyant que les détenus s'étaient évadés, il dégaina son épée et il allait se donner la mort.
Mais Paul se mit à crier : « Ne va pas te faire de mal, nous sommes tous là. »
Le gardien réclama de la lumière ; tout tremblant, il accourut et se jeta aux pieds de Paul et de Silas.
Puis il les emmena dehors et leur demanda : « Que dois-je faire pour être sauvé, mes seigneurs ? »
Ils lui répondirent : « Crois au Seigneur Jésus ; alors tu seras sauvé, toi et toute ta maison. »
Ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu'à tous ceux qui vivaient dans sa maison.
A l'heure même, en pleine nuit, le gardien les emmena pour laver leurs plaies. A l'instant même, il reçut le baptême avec tous les siens. Puis il invita Paul et Silas à monter chez lui, fit préparer la table et, avec toute sa maison, il laissa déborder sa joie de croire en Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,5-11.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son père, il disait à ses disciples : " Je m'en vais maintenant auprès de celui qui m'a envoyé, et aucun de vous ne me demande : 'Où vas-tu?'
Mais, parce que je vous ai parlé ainsi, votre cœur est plein de tristesse.
Pourtant, je vous dis la vérité : c'est votre intérêt que je m'en aille, car, si je ne m'en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l'enverrai.
Quand il viendra, il dénoncera l'erreur du monde sur le péché, sur le bon droit, et sur la condamnation.
Il montrera où est le péché, car l'on ne croit pas en moi.
Il montrera où est le bon droit, car je m'en vais auprès du Père, et vous ne me verrez plus.
Il montrera où est la condamnation, car le prince de ce monde est déjà condamné.
Cy Aelf, Paris
Le premier contact des apôtres avec une ville sous domination romaine est très rude. Ils se font déshabiller, rouer de coups, et on les envoie croupir au fond d'un cachot, les pieds serrés dans des cales de bois. Devant ce débordement de violence, comment aurions-nous réagi ? Je me suis questionné moi-même et j'ai conclu que je me serais laisser envahir par la peur. Mais pas les apôtres Paul et Silas qui s'étaient mis à prier et chanter les louanges de Dieu, au fond de cette fosse qui m'a rappelé la fosse dans laquelle Daniel et ses compagnons avaient été précipités ainsi que Jonas dans le ventre du grand poisson. Et de fil en aiguille, mon esprit à voyagé jusqu'au "cachot de la mort", à Auschwitz, dans lequel saint Maximilien Kolbe, lui aussi, a prié et chanté.
Dans tous ces événements, ce qui manque d'abord, c'est la lumière. Par contre, ce qui déborde, c'est la Joie. J'écris la Joie avec une majuscule, parce qu'elle n'a rien de comparable avec la réjouissance d'un moment. Cette Joie est surnaturelle, ce qui ne signifie pas "hors de la nature" mais qu'elle procède d'abord de l'esprit. Et cette joie, à son tour, est une forme de lumière.
Finalement, arrivé à l'église un peu abattu par le ciel couvert de ce matin, j'en suis ressorti joyeux comme à chaque fois. Pas joyeux de façon béate, mais rempli de dynamisme.
Le lien fort que je trouve entre la première lecture et l'Evangile, c'est cette lumière qu'apporte le Défenseur avec lui. Par trois fois (comme il y eut trois reniements de Pierre dans l'obscurité de la nuit de Pâques), Jésus parle de l'Esprit Saint, non comme celui qui "explique", mais comme l'Esprit qui montre :
Il montrera où est le péché, car l'on ne croit pas en moi.
Il montrera où est le bon droit, car je m'en vais auprès du Père, et vous ne me verrez plus.
Il montrera où est la condamnation, car le prince de ce monde est déjà condamné.
Jésus n'est plus visible et pourtant l'Esprit ne celle de nous le montrer à l'oeuvre, que ce soit en nous, hors de nous et par nous aussi si nous croyons en Lui.
.
Livre des Actes des Apôtres 16,22-34.
Dans la ville de Philippes, la foule se souleva contre Paul et Silas; les magistrats ordonnèrent de les dépouiller de leurs vêtements pour leur donner la bastonnade.
Après les avoir roués de coups, on les jeta en prison, en donnant au gardien la consigne de les surveiller de près.
Pour appliquer cette consigne, il les mit tout au fond de la prison, avec les pieds coincés dans des blocs de bois.
Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les autres détenus les écoutaient.
Tout à coup, il y eut un violent tremblement de terre, qui secoua les fondations de la prison : à l'instant même, toutes les portes s'ouvrirent, et les entraves de tous les détenus sautèrent.
Le gardien, tiré de son sommeil, vit que les portes de la prison étaient ouvertes ; croyant que les détenus s'étaient évadés, il dégaina son épée et il allait se donner la mort.
Mais Paul se mit à crier : « Ne va pas te faire de mal, nous sommes tous là. »
Le gardien réclama de la lumière ; tout tremblant, il accourut et se jeta aux pieds de Paul et de Silas.
Puis il les emmena dehors et leur demanda : « Que dois-je faire pour être sauvé, mes seigneurs ? »
Ils lui répondirent : « Crois au Seigneur Jésus ; alors tu seras sauvé, toi et toute ta maison. »
Ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu'à tous ceux qui vivaient dans sa maison.
A l'heure même, en pleine nuit, le gardien les emmena pour laver leurs plaies. A l'instant même, il reçut le baptême avec tous les siens. Puis il invita Paul et Silas à monter chez lui, fit préparer la table et, avec toute sa maison, il laissa déborder sa joie de croire en Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,5-11.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son père, il disait à ses disciples : " Je m'en vais maintenant auprès de celui qui m'a envoyé, et aucun de vous ne me demande : 'Où vas-tu?'
Mais, parce que je vous ai parlé ainsi, votre cœur est plein de tristesse.
Pourtant, je vous dis la vérité : c'est votre intérêt que je m'en aille, car, si je ne m'en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l'enverrai.
Quand il viendra, il dénoncera l'erreur du monde sur le péché, sur le bon droit, et sur la condamnation.
Il montrera où est le péché, car l'on ne croit pas en moi.
Il montrera où est le bon droit, car je m'en vais auprès du Père, et vous ne me verrez plus.
Il montrera où est la condamnation, car le prince de ce monde est déjà condamné.
Cy Aelf, Paris
Le premier contact des apôtres avec une ville sous domination romaine est très rude. Ils se font déshabiller, rouer de coups, et on les envoie croupir au fond d'un cachot, les pieds serrés dans des cales de bois. Devant ce débordement de violence, comment aurions-nous réagi ? Je me suis questionné moi-même et j'ai conclu que je me serais laisser envahir par la peur. Mais pas les apôtres Paul et Silas qui s'étaient mis à prier et chanter les louanges de Dieu, au fond de cette fosse qui m'a rappelé la fosse dans laquelle Daniel et ses compagnons avaient été précipités ainsi que Jonas dans le ventre du grand poisson. Et de fil en aiguille, mon esprit à voyagé jusqu'au "cachot de la mort", à Auschwitz, dans lequel saint Maximilien Kolbe, lui aussi, a prié et chanté.
Dans tous ces événements, ce qui manque d'abord, c'est la lumière. Par contre, ce qui déborde, c'est la Joie. J'écris la Joie avec une majuscule, parce qu'elle n'a rien de comparable avec la réjouissance d'un moment. Cette Joie est surnaturelle, ce qui ne signifie pas "hors de la nature" mais qu'elle procède d'abord de l'esprit. Et cette joie, à son tour, est une forme de lumière.
Finalement, arrivé à l'église un peu abattu par le ciel couvert de ce matin, j'en suis ressorti joyeux comme à chaque fois. Pas joyeux de façon béate, mais rempli de dynamisme.
Le lien fort que je trouve entre la première lecture et l'Evangile, c'est cette lumière qu'apporte le Défenseur avec lui. Par trois fois (comme il y eut trois reniements de Pierre dans l'obscurité de la nuit de Pâques), Jésus parle de l'Esprit Saint, non comme celui qui "explique", mais comme l'Esprit qui montre :
Il montrera où est le péché, car l'on ne croit pas en moi.
Il montrera où est le bon droit, car je m'en vais auprès du Père, et vous ne me verrez plus.
Il montrera où est la condamnation, car le prince de ce monde est déjà condamné.
Jésus n'est plus visible et pourtant l'Esprit ne celle de nous le montrer à l'oeuvre, que ce soit en nous, hors de nous et par nous aussi si nous croyons en Lui.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Aimer et le commandement d'aimer
Voici un récit qui nous montre comment une âme passe du "commandement" de l'amour, à l'amour pur et simple. Un témoignage étonnant !
En octobre 1944, à l'âge de 19 ans, alors qu'il est étudiant en médecine, Bernard Py est déporté à Dachau. C'est dans ce camp de concentration, " cet enfer ", dit-il, que par l'intermédiaire d'un prêtre étonnant, le père dominicain Morelli, le jeune prisonnier va faire une expérience de Dieu inoubliable dans son extrême fragilité morale et physique dans ce lieu d'anéantissement de toute dignité humaine, Bernard Py va découvrir le bonheur de rencontrer Dieu, aussi étonnant que cela puisse paraître. Aujourd'hui, à 89 ans, ce rescapé continue de vivre la foi chevillée au corps et témoigne de son expérience étonnante dans le livre : " Dachau, mon baptême ! " paru aux éditions religieuses Saint Paul en 2011
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En octobre 1944, à l'âge de 19 ans, alors qu'il est étudiant en médecine, Bernard Py est déporté à Dachau. C'est dans ce camp de concentration, " cet enfer ", dit-il, que par l'intermédiaire d'un prêtre étonnant, le père dominicain Morelli, le jeune prisonnier va faire une expérience de Dieu inoubliable dans son extrême fragilité morale et physique dans ce lieu d'anéantissement de toute dignité humaine, Bernard Py va découvrir le bonheur de rencontrer Dieu, aussi étonnant que cela puisse paraître. Aujourd'hui, à 89 ans, ce rescapé continue de vivre la foi chevillée au corps et témoigne de son expérience étonnante dans le livre : " Dachau, mon baptême ! " paru aux éditions religieuses Saint Paul en 2011
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Beaucoup d'idées assemblées ne font pas la Vérité
Le mercredi de la 6e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 17,15.22-34.18,1.
Les frères qui escortaient Paul l'accompagnèrent jusqu'à Athènes. Quand ils s'en retournèrent, Paul les chargea de dire à Silas et à Timothée de le rejoindre le plus tôt possible.
Alors Paul, debout au milieu de l'Aréopage, fit ce discours : « Citoyens d'Athènes, je constate que vous êtes, en toutes choses, des hommes particulièrement religieux. En effet, en parcourant la ville, et en observant vos monuments sacrés, j'y ai trouvé, en particulier, un autel portant cette inscription : 'Au dieu inconnu'. Or, ce que vous vénérez sans le connaître, voilà ce que, moi, je viens vous annoncer.
Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qu'il contient, lui qui est le Seigneur du ciel et de la terre, n'habite pas les temples construits par l'homme, et ne se fait pas servir par la main des hommes. Il n'a besoin de rien, lui qui donne à tous la vie, le souffle et tout le reste.
A partir d'un seul homme, il a fait tous les peuples pour qu'ils habitent sur toute la surface de la terre, fixant la durée de leur histoire et les limites de leur habitat ; il les a faits pour qu'ils cherchent Dieu et qu'ils essayent d'entrer en contact avec lui et de le trouver, lui qui, en vérité, n'est pas loin de chacun de nous.
En effet, c'est en lui qu'il nous est donné de vivre, de nous mouvoir, d'exister ; c'est bien ce que disent certains de vos poètes : Oui, nous sommes de sa race.
Si donc nous sommes de la race de Dieu, nous ne devons pas penser que la divinité ressemble à l'or, à l'argent ou à la pierre travaillés par l'art et l'imagination de l'homme.
Et voici que Dieu, sans tenir compte des temps où les hommes l'ont ignoré, leur annonce maintenant qu'ils ont tous, partout, à se convertir. En effet, il a fixé le jour où il va juger l'univers avec justice, par un homme qu'il a désigné ; il en a donné la garantie à tous en ressuscitant cet homme d'entre les morts. »
Quand ils entendirent parler de résurrection des morts, les uns riaient, et les autres déclarèrent : « Sur cette question nous t'écouterons une autre fois. »
C'est ainsi que Paul les quitta.
Cependant quelques hommes s'attachèrent à lui et devinrent croyants. Parmi eux, il y avait Denis, membre de l'Aréopage ; il y eut aussi une femme nommée Damaris, et d'autres avec eux.
Après cela, Paul partit d'Athènes pour se rendre à Corinthe.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,12-15.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « J'aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l'instant vous n'avez pas la force de les porter.
Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière. En effet, ce qu'il dira ne viendra pas de lui-même : il redira tout ce qu'il aura entendu ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
Il me glorifiera, car il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
Tout ce qui appartient au Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : Il reprend ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
Cy Aelf, Paris
Paul s'est mis à précher au mis à prêcher au milieu de l'Aéropage, lieu de toutes sortes de discussions philosophiques, politiques, voire judiciaires. Il subit un échec et cet échec, je peux dire que je le comprends fort bien car j'ai moi-même commencé à rechercher la vérité en passant par la philosophie. Cela remonte loin dans ma vie (j'étais étudiant) et je me souviens bien que j'y avais pris goût. C'était amusant de manier les concepts. Mais c'est assez trompeur, car la base même d'un discours peut être fausse, et dès lors la conclusion l'est aussi.
Par exemple, le professeur avait posé comme préalable que la liberté est "la capacité de faire des choix". Si cette capacité de choisir est amoindrie de quelque façon que ce soit, le résultat final est faussé, le choix n'est pas vraiment libre.
Ainsi, dès la première leçon, lorsqu'il nous a dit que la liberté est fonction de la santé, et qu'un homme blessé ou malade perd en grande partie cette capacité de choisir... notre professeur s'est trompé. Beaucoup plus tard, la vie m'a appris que c'est faux : la capacité de faire des choix est tout au contraire "aiguisée" par la proximité d'un danger.
Ainsi la philosophie peut conduire un homme dans toutes sortes de directions qui ne sont pas forcément vérifiables. Mais c'est un jeu de l'esprit très motivant, qui ouvre des combinaisons en tous genres et aboutit parfois à des conclusions surprenantes.
Les Grecs qui ont écouté Paul avaient bel et bien élevé une statue au "dieu inconnu" - mais quant à reconnaître qu'un homme puisse être un dieu et qu'il ait la capacité de revenir du "séjour des morts", cela n'était pas discutable.
Cet échec de la raison à connaître le Christ, c'est également l'échec des idéologies de notre temps - et de tous les temps.
Mais dans l'Evangile, Jésus se situe sur un tout autre plan - et l'on pourrait dire : sur le plan du "tout autre".
Pour connaître la vérité toute entière, l'homme doit s'en remettre à plus grand que lui-même, à plus fort que sa raison et son intelligence. Car la vérité elle-même n'est pas uniquement connaissable de manière humaine, mais elle est donnée, elle fait l'objet d'une révélation de la part de Dieu. La conclusion est simple: nous n'arriverons pas de nos propres forces à connaître Dieu et à vivre selon sa volonté. Mais il nous faut nous en remettre à Lui sans restriction, en toute confiance, en toute foi.Il n'est guère étonnant que le diable, tout au commencement, se soit contenté de remettre en question ce que Dieu avait dit à Adam et Eve. Son premier objectif a été de briser la relation de confiance absolue que nos premiers parents entretenaient avec Dieu.
Nous avons été affaiblis dans notre relation à Dieu. C'est ce qui explique, pour terminer, ce que Jésus dit à la fin de son discours :
" J'aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l'instant vous n'avez pas la force de les porter.
Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière." Puissions-nous donc apprendre à nous en remettre au Seigneur en tout et pourtout: telle est la seule sagesse qui dure.
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Livre des Actes des Apôtres 17,15.22-34.18,1.
Les frères qui escortaient Paul l'accompagnèrent jusqu'à Athènes. Quand ils s'en retournèrent, Paul les chargea de dire à Silas et à Timothée de le rejoindre le plus tôt possible.
Alors Paul, debout au milieu de l'Aréopage, fit ce discours : « Citoyens d'Athènes, je constate que vous êtes, en toutes choses, des hommes particulièrement religieux. En effet, en parcourant la ville, et en observant vos monuments sacrés, j'y ai trouvé, en particulier, un autel portant cette inscription : 'Au dieu inconnu'. Or, ce que vous vénérez sans le connaître, voilà ce que, moi, je viens vous annoncer.
Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qu'il contient, lui qui est le Seigneur du ciel et de la terre, n'habite pas les temples construits par l'homme, et ne se fait pas servir par la main des hommes. Il n'a besoin de rien, lui qui donne à tous la vie, le souffle et tout le reste.
A partir d'un seul homme, il a fait tous les peuples pour qu'ils habitent sur toute la surface de la terre, fixant la durée de leur histoire et les limites de leur habitat ; il les a faits pour qu'ils cherchent Dieu et qu'ils essayent d'entrer en contact avec lui et de le trouver, lui qui, en vérité, n'est pas loin de chacun de nous.
En effet, c'est en lui qu'il nous est donné de vivre, de nous mouvoir, d'exister ; c'est bien ce que disent certains de vos poètes : Oui, nous sommes de sa race.
Si donc nous sommes de la race de Dieu, nous ne devons pas penser que la divinité ressemble à l'or, à l'argent ou à la pierre travaillés par l'art et l'imagination de l'homme.
Et voici que Dieu, sans tenir compte des temps où les hommes l'ont ignoré, leur annonce maintenant qu'ils ont tous, partout, à se convertir. En effet, il a fixé le jour où il va juger l'univers avec justice, par un homme qu'il a désigné ; il en a donné la garantie à tous en ressuscitant cet homme d'entre les morts. »
Quand ils entendirent parler de résurrection des morts, les uns riaient, et les autres déclarèrent : « Sur cette question nous t'écouterons une autre fois. »
C'est ainsi que Paul les quitta.
Cependant quelques hommes s'attachèrent à lui et devinrent croyants. Parmi eux, il y avait Denis, membre de l'Aréopage ; il y eut aussi une femme nommée Damaris, et d'autres avec eux.
Après cela, Paul partit d'Athènes pour se rendre à Corinthe.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,12-15.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « J'aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l'instant vous n'avez pas la force de les porter.
Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière. En effet, ce qu'il dira ne viendra pas de lui-même : il redira tout ce qu'il aura entendu ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
Il me glorifiera, car il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
Tout ce qui appartient au Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : Il reprend ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
Cy Aelf, Paris
Paul s'est mis à précher au mis à prêcher au milieu de l'Aéropage, lieu de toutes sortes de discussions philosophiques, politiques, voire judiciaires. Il subit un échec et cet échec, je peux dire que je le comprends fort bien car j'ai moi-même commencé à rechercher la vérité en passant par la philosophie. Cela remonte loin dans ma vie (j'étais étudiant) et je me souviens bien que j'y avais pris goût. C'était amusant de manier les concepts. Mais c'est assez trompeur, car la base même d'un discours peut être fausse, et dès lors la conclusion l'est aussi.
Par exemple, le professeur avait posé comme préalable que la liberté est "la capacité de faire des choix". Si cette capacité de choisir est amoindrie de quelque façon que ce soit, le résultat final est faussé, le choix n'est pas vraiment libre.
Ainsi, dès la première leçon, lorsqu'il nous a dit que la liberté est fonction de la santé, et qu'un homme blessé ou malade perd en grande partie cette capacité de choisir... notre professeur s'est trompé. Beaucoup plus tard, la vie m'a appris que c'est faux : la capacité de faire des choix est tout au contraire "aiguisée" par la proximité d'un danger.
Ainsi la philosophie peut conduire un homme dans toutes sortes de directions qui ne sont pas forcément vérifiables. Mais c'est un jeu de l'esprit très motivant, qui ouvre des combinaisons en tous genres et aboutit parfois à des conclusions surprenantes.
Les Grecs qui ont écouté Paul avaient bel et bien élevé une statue au "dieu inconnu" - mais quant à reconnaître qu'un homme puisse être un dieu et qu'il ait la capacité de revenir du "séjour des morts", cela n'était pas discutable.
Cet échec de la raison à connaître le Christ, c'est également l'échec des idéologies de notre temps - et de tous les temps.
Mais dans l'Evangile, Jésus se situe sur un tout autre plan - et l'on pourrait dire : sur le plan du "tout autre".
Pour connaître la vérité toute entière, l'homme doit s'en remettre à plus grand que lui-même, à plus fort que sa raison et son intelligence. Car la vérité elle-même n'est pas uniquement connaissable de manière humaine, mais elle est donnée, elle fait l'objet d'une révélation de la part de Dieu. La conclusion est simple: nous n'arriverons pas de nos propres forces à connaître Dieu et à vivre selon sa volonté. Mais il nous faut nous en remettre à Lui sans restriction, en toute confiance, en toute foi.Il n'est guère étonnant que le diable, tout au commencement, se soit contenté de remettre en question ce que Dieu avait dit à Adam et Eve. Son premier objectif a été de briser la relation de confiance absolue que nos premiers parents entretenaient avec Dieu.
Nous avons été affaiblis dans notre relation à Dieu. C'est ce qui explique, pour terminer, ce que Jésus dit à la fin de son discours :
" J'aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l'instant vous n'avez pas la force de les porter.
Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière." Puissions-nous donc apprendre à nous en remettre au Seigneur en tout et pourtout: telle est la seule sagesse qui dure.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Ascension : tous envoyés pour accomplir la volonté du Père
Ascension du Seigneur, solennité
Livre des Actes des Apôtres 1,1-11.
Mon cher Théophile, dans mon premier livre j'ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le commencement, jusqu'au jour où il fut enlevé au ciel après avoir, dans l'Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu'il avait choisis. C'est à eux qu'il s'était montré vivant après sa Passion : il leur en avait donné bien des preuves, puisque, pendant quarante jours, il leur était apparu, et leur avait parlé du royaume de Dieu.
Au cours d'un repas qu'il prenait avec eux, il leur donna l'ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d'y attendre ce que le Père avait promis. Il leur disait : « C'est la promesse que vous avez entendue de ma bouche.
Jean a baptisé avec de l'eau ; mais vous, c'est dans l'Esprit Saint que vous serez baptisés d'ici quelques jours. »
Réunis autour de lui, les Apôtres lui demandaient : « Seigneur, est-ce maintenant que tu vas rétablir la royauté en Israël ? »
Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les délais et les dates que le Père a fixés dans sa liberté souveraine. Mais vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. »
Après ces paroles, ils le virent s'élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée.
Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s'en allait, voici que deux hommes en vêtements blancs se tenaient devant eux et disaient : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l'avez vu s'en aller vers le ciel. »
Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 1,17-23.
Frères, que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père dans sa gloire, vous donne un esprit de sagesse pour le découvrir et le connaître vraiment. Qu'il ouvre votre cœur à sa lumière, pour vous faire comprendre l'espérance que donne son appel, la gloire sans prix de l'héritage que vous partagez avec les fidèles, et la puissance infinie qu'il déploie pour nous, les croyants. C'est la force même, le pouvoir, la vigueur, qu'il a mis en œuvre dans le Christ quand il l'a ressuscité d'entre les morts et qu'il l'a fait asseoir à sa droite dans les cieux.
Il l'a établi au-dessus de toutes les puissances et de tous les êtres qui nous dominent, quel que soit leur nom, aussi bien dans le monde présent que dans le monde à venir. Il lui a tout soumis et, le plaçant plus haut que tout, il a fait de lui la tête de l'Église qui est son corps, et l'Église est l'accomplissement total du Christ, lui que Dieu comble totalement de sa plénitude.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 28,16-20.
Au temps de Pâques, les onze disciples s'en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes.
Jésus s'approcha d'eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre.
Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ;
et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde.
Cy Aelf, Paris
Si l'on y réfléchit un peu, il n'était pas possible que Jésus demeure parmi les hommes sans ruiner le labeur auquel la foi donne aux disciples et aux fidèles de se livrer. Mais c'est avec le secours de l'Esprit Saint que les disciples iront évangéliser la terre, et c'est encore par l'Esprit Saint que les fidèles de tous les temps progresseront dans la pratique des vertus chrétiennes.
Chaque semaine, j'entends notre prêtre nous inciter inlassablement à rencontrer Jésus parmi celles et ceux qui constituent notre prochain. Ce n'est pas facile, mais c'est le lieu où tout se joue. En effet, la vie du chrétien passe sans cesse de la "dimension verticale" (par la prière et l'oraison) à la "dimension horizontale" (par la rencontre de l'autre et la pratique de la charité). Et si l'on y songe un peu, ces deux dimensions de la vie chrétienne reproduisent la croix du Christ au coeur de l'histoire humaine.
Nous sommes tous destinés, de cette manière, à devenir des saintes et des saints. Certes, nous ne figurerons pas tous au calendrier, mais nous avons tous la mission d'accomplir, en nous et autour de nous, la volonté du Père. Nous sommes le grain semé en terre, nous sommes la pincée de levain engloutie dans la pâte, nous sommes la lampe posée sur la table afin que tous puissent voir.
Aujourd'hui, je me demande : qu'est-ce qui m'est le plus difficile ? Et je peux répondre, pour moi-même, car je connais mes points de résistance à la grâce. Mais je ne cesse de demander du secours et je l'obtgiens de la miséricorde divine. Notre époque est propice à l'attention à Dieu par l'attention aux pauvres. Seigneur, fais de nous des instruments de Ta paix !
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Livre des Actes des Apôtres 1,1-11.
Mon cher Théophile, dans mon premier livre j'ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le commencement, jusqu'au jour où il fut enlevé au ciel après avoir, dans l'Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu'il avait choisis. C'est à eux qu'il s'était montré vivant après sa Passion : il leur en avait donné bien des preuves, puisque, pendant quarante jours, il leur était apparu, et leur avait parlé du royaume de Dieu.
Au cours d'un repas qu'il prenait avec eux, il leur donna l'ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d'y attendre ce que le Père avait promis. Il leur disait : « C'est la promesse que vous avez entendue de ma bouche.
Jean a baptisé avec de l'eau ; mais vous, c'est dans l'Esprit Saint que vous serez baptisés d'ici quelques jours. »
Réunis autour de lui, les Apôtres lui demandaient : « Seigneur, est-ce maintenant que tu vas rétablir la royauté en Israël ? »
Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les délais et les dates que le Père a fixés dans sa liberté souveraine. Mais vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. »
Après ces paroles, ils le virent s'élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée.
Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s'en allait, voici que deux hommes en vêtements blancs se tenaient devant eux et disaient : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l'avez vu s'en aller vers le ciel. »
Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 1,17-23.
Frères, que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père dans sa gloire, vous donne un esprit de sagesse pour le découvrir et le connaître vraiment. Qu'il ouvre votre cœur à sa lumière, pour vous faire comprendre l'espérance que donne son appel, la gloire sans prix de l'héritage que vous partagez avec les fidèles, et la puissance infinie qu'il déploie pour nous, les croyants. C'est la force même, le pouvoir, la vigueur, qu'il a mis en œuvre dans le Christ quand il l'a ressuscité d'entre les morts et qu'il l'a fait asseoir à sa droite dans les cieux.
Il l'a établi au-dessus de toutes les puissances et de tous les êtres qui nous dominent, quel que soit leur nom, aussi bien dans le monde présent que dans le monde à venir. Il lui a tout soumis et, le plaçant plus haut que tout, il a fait de lui la tête de l'Église qui est son corps, et l'Église est l'accomplissement total du Christ, lui que Dieu comble totalement de sa plénitude.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 28,16-20.
Au temps de Pâques, les onze disciples s'en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes.
Jésus s'approcha d'eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre.
Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ;
et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde.
Cy Aelf, Paris
Si l'on y réfléchit un peu, il n'était pas possible que Jésus demeure parmi les hommes sans ruiner le labeur auquel la foi donne aux disciples et aux fidèles de se livrer. Mais c'est avec le secours de l'Esprit Saint que les disciples iront évangéliser la terre, et c'est encore par l'Esprit Saint que les fidèles de tous les temps progresseront dans la pratique des vertus chrétiennes.
Chaque semaine, j'entends notre prêtre nous inciter inlassablement à rencontrer Jésus parmi celles et ceux qui constituent notre prochain. Ce n'est pas facile, mais c'est le lieu où tout se joue. En effet, la vie du chrétien passe sans cesse de la "dimension verticale" (par la prière et l'oraison) à la "dimension horizontale" (par la rencontre de l'autre et la pratique de la charité). Et si l'on y songe un peu, ces deux dimensions de la vie chrétienne reproduisent la croix du Christ au coeur de l'histoire humaine.
Nous sommes tous destinés, de cette manière, à devenir des saintes et des saints. Certes, nous ne figurerons pas tous au calendrier, mais nous avons tous la mission d'accomplir, en nous et autour de nous, la volonté du Père. Nous sommes le grain semé en terre, nous sommes la pincée de levain engloutie dans la pâte, nous sommes la lampe posée sur la table afin que tous puissent voir.
Aujourd'hui, je me demande : qu'est-ce qui m'est le plus difficile ? Et je peux répondre, pour moi-même, car je connais mes points de résistance à la grâce. Mais je ne cesse de demander du secours et je l'obtgiens de la miséricorde divine. Notre époque est propice à l'attention à Dieu par l'attention aux pauvres. Seigneur, fais de nous des instruments de Ta paix !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La contradiction n'affaiblit pas mais fait grandir la foi
Le vendredi de la 6e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 18,9-18.
A Corinthe, une nuit, Paul eut cette vision; le Seigneur lui disait : " Sois sans crainte, continue à parler, ne reste pas muet. Je suis avec toi, et personne n'essaiera de te maltraiter, car dans cette ville j'ai à moi un peuple nombreux. » Paul demeura un an et demi à Corinthe ; il enseignait aux gens la parole de Dieu.
Pendant que Gallion était proconsul en Grèce, les Juifs tous ensemble se soulevèrent contre Paul et le conduisirent au tribunal en disant : « Le culte de Dieu auquel cet individu veut amener les gens est contraire à la Loi. »
Au moment où Paul allait ouvrir la bouche, Gallion déclara aux Juifs : « S'il s'agissait d'un délit ou d'un méfait grave, je recevrais votre plainte comme il se doit ; mais puisqu'il s'agit de discussions concernant la doctrine, les appellations et la Loi qui vous sont propres, cela vous regarde. Moi, je ne veux pas être juge de ces affaires. »
Et il les renvoya du tribunal. Alors, ils se saisirent tous de Sosthène, le chef de la synagogue, et se mirent à le frapper devant le tribunal, tandis que Gallion demeurait indifférent.
Paul resta encore un certain temps à Corinthe, puis il fit ses adieux aux frères et prit le bateau pour la Syrie ; il emmenait Priscille et Aquila ; à Cencrées, il s'était fait raser la tête, car le vœu qui le lui interdisait venait d'expirer.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,20-23a.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira. Vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie. La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l'enfant est né, elle ne se souvient plus de son angoisse, dans la joie qu'elle éprouve du fait qu'un être humain est né dans le monde.
Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l'enlèvera.
En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger. "
Cy Aelf, Paris
Paul devait éprouver une grande crainte devant la résistance rencontrée à Corinthe. De fait, les juifs de Corinthe étaient mal disposés à son égard et ils finirent par le traîner devant un tribunal romain. Mais pour la même raison que Pilate avait essayé de faire libérer Jésus (car les Romains ne s'occupaient pas des débats religieux dans les pays qu'ils occupaient), Gallion renvoie les dignitaires juifs et c'est finalement Sosthène, le chef de la synagogue qui se fait rosser par ses propres sujets.
Situation tragi-comique, mais qui n'enlève rien au courage dont Paul a dû faire preuve face à l'hostilité des juifs, ni à sa confiance dans la parole du Seigneur.
Le fidèle chrétien rencontre lui aussi une opposition farouche et, comme Paul, il doit enraciner sa confiance dans le Seigneur et faire face. La faiblesse est ainsi opposée à la force, et la force finit par changer de camp. Mais il ne s'agit plus d'être fort et déterminé à la manière humaine, mais tout au contraire de faire confiance et de s'abandonner dans la foi au Seigneur.
Notre situation, en cette année 2014, à nous, membres d'une Eglise, qui est de plus en plus souvent décriée, dont on cherche les failles pour la remettre en question, paraît pour l'instant meilleure que celle des apôtres. Mais des forces occultes sont en jeu dans le monde, il y a de nouveau des bruits de conflits, il y a d'immenses pauvretés humaines qui se livrent à toutes sortes de pratiques contraires à la dignité humaine, aux commandements de l'Eglise, ainsi qu'à la charité.
Comme l'apôtre Paul, qui éprouve d'abord de la crainte, à Corinthe, nous avons besoin du secours de la grâce.
Et dans l'Evangile, Jésus nous répond en prenant l'image de la femme enceinte, qui craint un accouchement difficile, mais dont les souffrances et les craintes disparaissent dans la joie d'avoir donné la vie à un enfant. Le monde d'aujourd'hui n'a-t-il pas de quoi nous plonger dans la peine ? Mais il nous appartient de commencer chacune de nous journée par une rencontre avec la Parole, le Verbe vivant. Et nous reprendrons courage et nous irons de l'avant.
Livre des Actes des Apôtres 18,9-18.
A Corinthe, une nuit, Paul eut cette vision; le Seigneur lui disait : " Sois sans crainte, continue à parler, ne reste pas muet. Je suis avec toi, et personne n'essaiera de te maltraiter, car dans cette ville j'ai à moi un peuple nombreux. » Paul demeura un an et demi à Corinthe ; il enseignait aux gens la parole de Dieu.
Pendant que Gallion était proconsul en Grèce, les Juifs tous ensemble se soulevèrent contre Paul et le conduisirent au tribunal en disant : « Le culte de Dieu auquel cet individu veut amener les gens est contraire à la Loi. »
Au moment où Paul allait ouvrir la bouche, Gallion déclara aux Juifs : « S'il s'agissait d'un délit ou d'un méfait grave, je recevrais votre plainte comme il se doit ; mais puisqu'il s'agit de discussions concernant la doctrine, les appellations et la Loi qui vous sont propres, cela vous regarde. Moi, je ne veux pas être juge de ces affaires. »
Et il les renvoya du tribunal. Alors, ils se saisirent tous de Sosthène, le chef de la synagogue, et se mirent à le frapper devant le tribunal, tandis que Gallion demeurait indifférent.
Paul resta encore un certain temps à Corinthe, puis il fit ses adieux aux frères et prit le bateau pour la Syrie ; il emmenait Priscille et Aquila ; à Cencrées, il s'était fait raser la tête, car le vœu qui le lui interdisait venait d'expirer.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,20-23a.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira. Vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie. La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l'enfant est né, elle ne se souvient plus de son angoisse, dans la joie qu'elle éprouve du fait qu'un être humain est né dans le monde.
Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l'enlèvera.
En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger. "
Cy Aelf, Paris
Paul devait éprouver une grande crainte devant la résistance rencontrée à Corinthe. De fait, les juifs de Corinthe étaient mal disposés à son égard et ils finirent par le traîner devant un tribunal romain. Mais pour la même raison que Pilate avait essayé de faire libérer Jésus (car les Romains ne s'occupaient pas des débats religieux dans les pays qu'ils occupaient), Gallion renvoie les dignitaires juifs et c'est finalement Sosthène, le chef de la synagogue qui se fait rosser par ses propres sujets.
Situation tragi-comique, mais qui n'enlève rien au courage dont Paul a dû faire preuve face à l'hostilité des juifs, ni à sa confiance dans la parole du Seigneur.
Le fidèle chrétien rencontre lui aussi une opposition farouche et, comme Paul, il doit enraciner sa confiance dans le Seigneur et faire face. La faiblesse est ainsi opposée à la force, et la force finit par changer de camp. Mais il ne s'agit plus d'être fort et déterminé à la manière humaine, mais tout au contraire de faire confiance et de s'abandonner dans la foi au Seigneur.
Notre situation, en cette année 2014, à nous, membres d'une Eglise, qui est de plus en plus souvent décriée, dont on cherche les failles pour la remettre en question, paraît pour l'instant meilleure que celle des apôtres. Mais des forces occultes sont en jeu dans le monde, il y a de nouveau des bruits de conflits, il y a d'immenses pauvretés humaines qui se livrent à toutes sortes de pratiques contraires à la dignité humaine, aux commandements de l'Eglise, ainsi qu'à la charité.
Comme l'apôtre Paul, qui éprouve d'abord de la crainte, à Corinthe, nous avons besoin du secours de la grâce.
Et dans l'Evangile, Jésus nous répond en prenant l'image de la femme enceinte, qui craint un accouchement difficile, mais dont les souffrances et les craintes disparaissent dans la joie d'avoir donné la vie à un enfant. Le monde d'aujourd'hui n'a-t-il pas de quoi nous plonger dans la peine ? Mais il nous appartient de commencer chacune de nous journée par une rencontre avec la Parole, le Verbe vivant. Et nous reprendrons courage et nous irons de l'avant.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Dimanche : La prière avec Marie au cénacle
Septième dimanche de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 1,12-14.
Les Apôtres, après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel, retournèrent du mont des Oliviers à Jérusalem, qui n’est pas loin. (La distance ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat.)
Arrivés dans la ville, ils montèrent à l'étage de la maison ; c'est là qu'ils se tenaient tous : Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques.
D'un seul cœur, ils participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes dont Marie, mère de Jésus, et avec ses frères.
Première lettre de saint Pierre Apôtre 4,13-16.
Mes bien-aimés, puisque vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin d'être dans la joie et l'allégresse quand sa gloire se révélera. Si l'on vous insulte à cause du nom du Christ, heureux êtes-vous, puisque l'Esprit de gloire, l'Esprit de Dieu, repose sur vous. Si l'on fait souffrir l'un de vous, que ce ne soit pas comme meurtrier, voleur, malfaiteur, ou comme dénonciateur. Mais si c'est comme chrétien, qu'il n'ait pas de honte, et qu'il rende gloire à Dieu à cause de ce nom de chrétien.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17,1-11a.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il leva les yeux au ciel et pria ainsi : « Père, l'heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle, c'est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
Moi, je t'ai glorifié sur la terre en accomplissant l'œuvre que tu m'avais confiée.
Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de toi : donne-moi la gloire que j'avais auprès de toi avant le commencement du monde.
J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé fidèlement ta parole.
Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m'as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m'avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis venu d'auprès de toi, et ils ont cru que c'était toi qui m'avais envoyé.
Je prie pour eux ; ce n'est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m'as donnés : ils sont à toi,
et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi, et je trouve ma gloire en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes.
Cy Aelf, Paris
Nous sommes proches de la Pentecôte. Les disciples se sont rassemblés au Cénacle en compagnie de Marie, qui prie avec eux, et soutient leur prière par la sienne. Elle est, déjà, selon le mot du père Jean Lafrance, la "toute puissance suppliante". Comme le Christ priait le Père à Gethsémani, Marie pire le Fils au cénacle, en soutenant la prière des apôtres. Et désormais, il en sera toujours ainsi dans l'histoire de l'Eglise.
Mon premier chapelet, je l'ai reçu des mains de ma tante Marie-Thérese, qui a beaucoup souffert des traitements que les médecins, dans les années 50, lui avaient infligé afin de lui faire gagner quelques centimètres de taille. Traitements d'élongation du dos ... inutiles et douloureux. S'il m'est permis d'en dire un mot, ma tante Thérèse fut silencieuse toute sa vie, elle ne s'est jamais rebellée, elle n'a jamais élevé la voix, mais elle fut l'âme la plus priante de ma famille.
Dans l'Evangile, Jean nous dévoile un peu de cette prière soutenue que Jésus entrenait avec le Père. Lui aussi insiste auprès du Père. Pour s'en convaincre, il suffit de relire le dernier paragraphe de l'Evangile de ce dimanche :
"Je prie pour eux ; ce n'est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m'as donnés : ils sont à toi,
et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi, et je trouve ma gloire en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes."
La prière de Jésus à cet instant est pour nous une éducation à la prière continuelle. Et Marie au cénacle est l'image vivante de la prière continuelle. Nous est-il vraiment possible de prier sans jamais nous arrêter ? C'est une question d'attention - il s'agit de ne jamais se laisser distraire "en profondeur". Les eaux de surface peuvent être secouées par une tempête, mais l'eau profonde demeure tranquille et sûre. Celles et ceux qui ont un jour expérimenté comment descendre dans cette paix profonde, sont de grands priants en devenir et ils connaîtront la Paix que le Seigneur seul peut donner.
Tant que le Christ était sur terre, sa prière était présente avec son être même. Tout en reliant des hommes à la Trinité, elle rendait le ciel présent sur la terre. A l'Ascension, une nouvelle phase va commencer. Les apôtres vont se réunir autour de la Vierge et pendant dix jours la prière sera encore ininterrompue grâce à la présence de Marie : Tous d'un même cœur étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie, Mère de Jésus, et avec ses frères (Actes 1, 14). C'est Marie, la Mère du Seigneur, qui assure la présence et la cohérence de la prière des disciples.Il nous faudra revenir sur la prière de Marie après Pâques, car c'est dans cette étape qu'elle remémore dans son cœur les événements de la vie de son Fils et les transforme en prière. Elle est vraiment le modèle et le type même des élus qui crient vers Dieu jour et nuit, en un mot elle apparaît comme la Mère de la prière continuelle. Et ceux qui dans l’Église sont appelés personnellement à revivre cette prière auront toujours les yeux tournés vers elle et vers le Christ qui l'a choisie pour mère de ses disciples.
Pour le moment, elle est au Cénacle et elle prie dans l'attente de la force d'en haut promise par le Christ et qui doit descendre sur les apôtres. Sûrement reprend-elle avec les disciples les paroles de Jésus après la Cène, qui sont surtout des prières. Après avoir vu le Christ rejoindre son Père, elle ne peut oublier ses paroles ; avec les disciples elle a encore sous les yeux ce « Jésus » en prière durant sa vie terrestre, et elle sait, parce que lui-même l'a affirmé, que là-haut, Il priera le Père d'envoyer l'Esprit-Saint à ses apôtres. Elle sait aussi que cet Esprit n'est pas extérieur aux disciples, mais qu'il habite leur cœur : Je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet, pour être avec vous à jamais, l'Esprit de vérité que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit ni ne le connaît. Vous vous le connaissez parce qu'il demeure avec vous et qu'il est en vous (Jn 14, 16-17).
Tout en reprenant les paroles du Seigneur, on peut se demander, comme pour le Christ, quel est le fond de cette prière ; j'ai envie de dire la note dominante, ce qui donne la tonalité à sa prière. Le mot des Actes livre en partie la réponse, il est dit qu'ils étaient assidus à la prière, un adjectif qui indique la continuité, la durée, en un mot la persévérance. On peut facilement penser que la prière de Marie au Cénacle devait ressembler à celle de Jésus à l'agonie qui murmurait sans cesse le nom du Père : Abba. Prière toute simple, faite d'une répétition inlassable qui creuse le cœur et fait jaillir la prière de l'Esprit, telle une source cachée. C'est une prière très unifiée qui cherche ses racines plus dans la supplication que dans le discours.C'est la prière des pauvres, des malades et des pécheurs de l’Évangile qui se résume en un cri adressé au Sauveur : Jésus, aie pitié de moi.
Si la prière du Christ s'adressait toujours au Père, la prière de Marie et des disciples doit surtout s'adresser à Jésus, Seigneur de gloire. Et l'objet de cette prière est la promesse même de Jésus de leur envoyer l'Esprit-Saint. On pourrait dire que c'est Jésus lui-même qui leur a prescrit de prier de cette manière : Il leur enjoignit de ne pas quitter Jérusalem, mais d'y attendre ce que le Père avait promis, ce que, dit-il, je vous appris : Jean, lui, a baptisé avec de l'eau, mais vous, c'est dans l'Esprit-Saint que vous serez baptisés sous peu de jours (Act 1, 4-5). Avec Marie, les apôtres ne peuvent rien demander d'autre à Jésus que l'envoi de l'Esprit, puisque lui-même a promis de prier à cette intention (Jn 14,16) C'est aussi dans ce contexte de saint Jean que Jésus a beaucoup parlé de la prière faite en son nom : Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Leur prière se résume donc en une seule parole : Seigneur Jésus, envoie-nous ton Esprit.
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Livre des Actes des Apôtres 1,12-14.
Les Apôtres, après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel, retournèrent du mont des Oliviers à Jérusalem, qui n’est pas loin. (La distance ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat.)
Arrivés dans la ville, ils montèrent à l'étage de la maison ; c'est là qu'ils se tenaient tous : Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques.
D'un seul cœur, ils participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes dont Marie, mère de Jésus, et avec ses frères.
Première lettre de saint Pierre Apôtre 4,13-16.
Mes bien-aimés, puisque vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin d'être dans la joie et l'allégresse quand sa gloire se révélera. Si l'on vous insulte à cause du nom du Christ, heureux êtes-vous, puisque l'Esprit de gloire, l'Esprit de Dieu, repose sur vous. Si l'on fait souffrir l'un de vous, que ce ne soit pas comme meurtrier, voleur, malfaiteur, ou comme dénonciateur. Mais si c'est comme chrétien, qu'il n'ait pas de honte, et qu'il rende gloire à Dieu à cause de ce nom de chrétien.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17,1-11a.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il leva les yeux au ciel et pria ainsi : « Père, l'heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle, c'est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
Moi, je t'ai glorifié sur la terre en accomplissant l'œuvre que tu m'avais confiée.
Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de toi : donne-moi la gloire que j'avais auprès de toi avant le commencement du monde.
J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé fidèlement ta parole.
Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m'as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m'avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis venu d'auprès de toi, et ils ont cru que c'était toi qui m'avais envoyé.
Je prie pour eux ; ce n'est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m'as donnés : ils sont à toi,
et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi, et je trouve ma gloire en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes.
Cy Aelf, Paris
Nous sommes proches de la Pentecôte. Les disciples se sont rassemblés au Cénacle en compagnie de Marie, qui prie avec eux, et soutient leur prière par la sienne. Elle est, déjà, selon le mot du père Jean Lafrance, la "toute puissance suppliante". Comme le Christ priait le Père à Gethsémani, Marie pire le Fils au cénacle, en soutenant la prière des apôtres. Et désormais, il en sera toujours ainsi dans l'histoire de l'Eglise.
Mon premier chapelet, je l'ai reçu des mains de ma tante Marie-Thérese, qui a beaucoup souffert des traitements que les médecins, dans les années 50, lui avaient infligé afin de lui faire gagner quelques centimètres de taille. Traitements d'élongation du dos ... inutiles et douloureux. S'il m'est permis d'en dire un mot, ma tante Thérèse fut silencieuse toute sa vie, elle ne s'est jamais rebellée, elle n'a jamais élevé la voix, mais elle fut l'âme la plus priante de ma famille.
Dans l'Evangile, Jean nous dévoile un peu de cette prière soutenue que Jésus entrenait avec le Père. Lui aussi insiste auprès du Père. Pour s'en convaincre, il suffit de relire le dernier paragraphe de l'Evangile de ce dimanche :
"Je prie pour eux ; ce n'est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m'as donnés : ils sont à toi,
et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi, et je trouve ma gloire en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes."
La prière de Jésus à cet instant est pour nous une éducation à la prière continuelle. Et Marie au cénacle est l'image vivante de la prière continuelle. Nous est-il vraiment possible de prier sans jamais nous arrêter ? C'est une question d'attention - il s'agit de ne jamais se laisser distraire "en profondeur". Les eaux de surface peuvent être secouées par une tempête, mais l'eau profonde demeure tranquille et sûre. Celles et ceux qui ont un jour expérimenté comment descendre dans cette paix profonde, sont de grands priants en devenir et ils connaîtront la Paix que le Seigneur seul peut donner.
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Voici un extrait, déjà cité, je crois, du livre "Jour et Nuit" de l'abbé Jean Lafrance :Tant que le Christ était sur terre, sa prière était présente avec son être même. Tout en reliant des hommes à la Trinité, elle rendait le ciel présent sur la terre. A l'Ascension, une nouvelle phase va commencer. Les apôtres vont se réunir autour de la Vierge et pendant dix jours la prière sera encore ininterrompue grâce à la présence de Marie : Tous d'un même cœur étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie, Mère de Jésus, et avec ses frères (Actes 1, 14). C'est Marie, la Mère du Seigneur, qui assure la présence et la cohérence de la prière des disciples.Il nous faudra revenir sur la prière de Marie après Pâques, car c'est dans cette étape qu'elle remémore dans son cœur les événements de la vie de son Fils et les transforme en prière. Elle est vraiment le modèle et le type même des élus qui crient vers Dieu jour et nuit, en un mot elle apparaît comme la Mère de la prière continuelle. Et ceux qui dans l’Église sont appelés personnellement à revivre cette prière auront toujours les yeux tournés vers elle et vers le Christ qui l'a choisie pour mère de ses disciples.
Pour le moment, elle est au Cénacle et elle prie dans l'attente de la force d'en haut promise par le Christ et qui doit descendre sur les apôtres. Sûrement reprend-elle avec les disciples les paroles de Jésus après la Cène, qui sont surtout des prières. Après avoir vu le Christ rejoindre son Père, elle ne peut oublier ses paroles ; avec les disciples elle a encore sous les yeux ce « Jésus » en prière durant sa vie terrestre, et elle sait, parce que lui-même l'a affirmé, que là-haut, Il priera le Père d'envoyer l'Esprit-Saint à ses apôtres. Elle sait aussi que cet Esprit n'est pas extérieur aux disciples, mais qu'il habite leur cœur : Je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet, pour être avec vous à jamais, l'Esprit de vérité que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit ni ne le connaît. Vous vous le connaissez parce qu'il demeure avec vous et qu'il est en vous (Jn 14, 16-17).
Tout en reprenant les paroles du Seigneur, on peut se demander, comme pour le Christ, quel est le fond de cette prière ; j'ai envie de dire la note dominante, ce qui donne la tonalité à sa prière. Le mot des Actes livre en partie la réponse, il est dit qu'ils étaient assidus à la prière, un adjectif qui indique la continuité, la durée, en un mot la persévérance. On peut facilement penser que la prière de Marie au Cénacle devait ressembler à celle de Jésus à l'agonie qui murmurait sans cesse le nom du Père : Abba. Prière toute simple, faite d'une répétition inlassable qui creuse le cœur et fait jaillir la prière de l'Esprit, telle une source cachée. C'est une prière très unifiée qui cherche ses racines plus dans la supplication que dans le discours.C'est la prière des pauvres, des malades et des pécheurs de l’Évangile qui se résume en un cri adressé au Sauveur : Jésus, aie pitié de moi.
Si la prière du Christ s'adressait toujours au Père, la prière de Marie et des disciples doit surtout s'adresser à Jésus, Seigneur de gloire. Et l'objet de cette prière est la promesse même de Jésus de leur envoyer l'Esprit-Saint. On pourrait dire que c'est Jésus lui-même qui leur a prescrit de prier de cette manière : Il leur enjoignit de ne pas quitter Jérusalem, mais d'y attendre ce que le Père avait promis, ce que, dit-il, je vous appris : Jean, lui, a baptisé avec de l'eau, mais vous, c'est dans l'Esprit-Saint que vous serez baptisés sous peu de jours (Act 1, 4-5). Avec Marie, les apôtres ne peuvent rien demander d'autre à Jésus que l'envoi de l'Esprit, puisque lui-même a promis de prier à cette intention (Jn 14,16) C'est aussi dans ce contexte de saint Jean que Jésus a beaucoup parlé de la prière faite en son nom : Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Leur prière se résume donc en une seule parole : Seigneur Jésus, envoie-nous ton Esprit.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Patience, espérance et prière à l'Esprit Saint
Le lundi de la 7e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 19,1-8.
Pendant qu'Apollos était à Corinthe, Paul traversait le haut pays ; il arriva à Éphèse, où il trouva quelques disciples.
Il leur demanda : « Quand vous êtes devenus croyants, avez-vous reçu le Saint-Esprit ? » Ils lui répondirent : « Nous n'avons même pas appris qu'il y a le Saint-Esprit. »
Paul reprit : « Quel baptême avez-vous donc reçu ? » Ils répondirent : « Celui de Jean Baptiste. »
Alors Paul leur expliqua : « Jean donnait un baptême de conversion ; et il disait au peuple de croire en celui qui devait venir après lui, c'est-à-dire en Jésus. »
Après ces explications, ils se firent baptiser au nom du Seigneur Jésus.
Et quand Paul leur eut imposé les mains, le Saint-Esprit vint sur eux, et ils se mirent à dire des paroles mystérieuses et à parler comme des prophètes.
Ils étaient une douzaine d'hommes au total.
Ensuite, Paul se rendit à la synagogue ; et là, pendant trois mois, dans ses entretiens, il s'efforçait de convaincre en parlant avec assurance du royaume de Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,29-33.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il parlait à ses disciples. Ceux-ci lui disent alors : " Voici que tu parles ouvertement, sans employer de paraboles. Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et qu'il n'y a pas besoin de t'interroger : voilà pourquoi nous croyons que tu es venu de Dieu. »
Jésus leur répondit : « C'est maintenant que vous croyez !
L'heure vient - et même elle est venue - où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; pourtant je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi. Je vous ai dit tout cela pour que vous trouviez en moi la paix. Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance : moi, je suis vainqueur du monde. »
Cy Aelf, Paris
C'est tout à la fin, lors du dernier repas, que les disciples se mettent à croire véritablement. Hors c'est le moment où ils vont se disperser, car l'arrestation de Jésus est imminente. Il leur faudra du temps - et du temps à investir dans la confiance. Cette même confiance et patience que saint Paul va manifester à Corinthe.
Les textes de ce jour m'ont semblé m'inviter à vivre moi aussi de cette attente et de développer en moi l'attitude de la confiance.
L'époque que nous vivons est de plus en plus confuse, si l'on écoute les nouvelles. Après les élections européennes, les politiciens vont essayer de former des coalitions tandis que l'homme de la rue, comme toujours, s'efforce de s'adapter aux conditions de son existence. Ce lundi, il y a déjà deux jours que beaucoup n'ont rien mangé. Les "allocataires sociaux" seront payés aujourd'hui, mais l'argent ne sera disponible que demain sur les comptes bancaires. Ce matin, j'ai vu, de mes yeux vu, un homme vider dans un thermos des restes de canettes qui traînent dans une caisse, sur le parking. Elles y sont depuis samedi, et il va boire çà !?!
Dans le même temps, je me suis mis à prier pour cet inconnu. Si je l'ai vu faire, c'est que le Seigneur l'a voulu, c'est un appel à pratiquer la miséricorde. Ah, point n'est nécessaire de lire beaucoup de livres pieux pour rencontrer Jésus dans le coeur de l'homme qui a faim !!!
Donc, ne vivons pas dans la crainte de l'avenir, mais dans l'amour de Dieu qui nous engage auprès des plus faibles.
.
Livre des Actes des Apôtres 19,1-8.
Pendant qu'Apollos était à Corinthe, Paul traversait le haut pays ; il arriva à Éphèse, où il trouva quelques disciples.
Il leur demanda : « Quand vous êtes devenus croyants, avez-vous reçu le Saint-Esprit ? » Ils lui répondirent : « Nous n'avons même pas appris qu'il y a le Saint-Esprit. »
Paul reprit : « Quel baptême avez-vous donc reçu ? » Ils répondirent : « Celui de Jean Baptiste. »
Alors Paul leur expliqua : « Jean donnait un baptême de conversion ; et il disait au peuple de croire en celui qui devait venir après lui, c'est-à-dire en Jésus. »
Après ces explications, ils se firent baptiser au nom du Seigneur Jésus.
Et quand Paul leur eut imposé les mains, le Saint-Esprit vint sur eux, et ils se mirent à dire des paroles mystérieuses et à parler comme des prophètes.
Ils étaient une douzaine d'hommes au total.
Ensuite, Paul se rendit à la synagogue ; et là, pendant trois mois, dans ses entretiens, il s'efforçait de convaincre en parlant avec assurance du royaume de Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,29-33.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il parlait à ses disciples. Ceux-ci lui disent alors : " Voici que tu parles ouvertement, sans employer de paraboles. Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et qu'il n'y a pas besoin de t'interroger : voilà pourquoi nous croyons que tu es venu de Dieu. »
Jésus leur répondit : « C'est maintenant que vous croyez !
L'heure vient - et même elle est venue - où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; pourtant je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi. Je vous ai dit tout cela pour que vous trouviez en moi la paix. Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance : moi, je suis vainqueur du monde. »
Cy Aelf, Paris
C'est tout à la fin, lors du dernier repas, que les disciples se mettent à croire véritablement. Hors c'est le moment où ils vont se disperser, car l'arrestation de Jésus est imminente. Il leur faudra du temps - et du temps à investir dans la confiance. Cette même confiance et patience que saint Paul va manifester à Corinthe.
Les textes de ce jour m'ont semblé m'inviter à vivre moi aussi de cette attente et de développer en moi l'attitude de la confiance.
L'époque que nous vivons est de plus en plus confuse, si l'on écoute les nouvelles. Après les élections européennes, les politiciens vont essayer de former des coalitions tandis que l'homme de la rue, comme toujours, s'efforce de s'adapter aux conditions de son existence. Ce lundi, il y a déjà deux jours que beaucoup n'ont rien mangé. Les "allocataires sociaux" seront payés aujourd'hui, mais l'argent ne sera disponible que demain sur les comptes bancaires. Ce matin, j'ai vu, de mes yeux vu, un homme vider dans un thermos des restes de canettes qui traînent dans une caisse, sur le parking. Elles y sont depuis samedi, et il va boire çà !?!
Dans le même temps, je me suis mis à prier pour cet inconnu. Si je l'ai vu faire, c'est que le Seigneur l'a voulu, c'est un appel à pratiquer la miséricorde. Ah, point n'est nécessaire de lire beaucoup de livres pieux pour rencontrer Jésus dans le coeur de l'homme qui a faim !!!
Donc, ne vivons pas dans la crainte de l'avenir, mais dans l'amour de Dieu qui nous engage auprès des plus faibles.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Confiance en Dieu de bout en bout
Le mardi de la 7e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 20,17-27.
Paul, se hâtant de revenir à Jérusalem après avoir traversé la Grèce, avait fait escale à Milet. De là il envoya un message à Ephèse pour convoquer les Anciens de cette Église.
Quand ils furent auprès de lui, il leur adressa la parole : « Vous savez comment je me suis comporté tout le temps où j'étais avec vous, depuis le jour de mon arrivée dans ce pays d'Asie.
J'ai servi le Seigneur en toute humilité, dans les larmes, et au milieu des épreuves provoquées par les complots des Juifs.
Vous savez que je n'ai rien négligé de ce qui pouvait vous être utile ; au contraire, j'ai prêché, je vous ai instruits en public ou dans vos maisons.
J'adjurais les Juifs et les païens de se convertir à Dieu et de croire en notre Seigneur Jésus.
Et maintenant, me voici contraint par l'Esprit de me rendre à Jérusalem, sans savoir ce que je vais y trouver.
Je sais seulement que l'Esprit Saint, dans chaque ville où je passe, témoigne que la prison et les épreuves m'attendent.
Mais pour moi la vie ne compte pas, pourvu que je tienne jusqu'au bout de ma course et que j'achève le ministère que j'ai reçu du Seigneur Jésus : rendre témoignage à la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu.
Et maintenant, je sais que vous ne reverrez plus mon visage, vous tous chez qui je suis passé en proclamant le Royaume. J'en témoigne donc aujourd'hui devant vous : on ne peut pas me reprocher de vous avoir menés à votre perte, car je n'ai rien négligé pour vous annoncer le plan de Dieu tout entier.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17,1-11a.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il leva les yeux au ciel et pria ainsi : « Père, l'heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle, c'est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t'ai glorifié sur la terre en accomplissant l'œuvre que tu m'avais confiée.
Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de toi : donne-moi la gloire que j'avais auprès de toi avant le commencement du monde.
J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé fidèlement ta parole.
Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m'as donné vient de toi,
car je leur ai donné les paroles que tu m'avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis venu d'auprès de toi, et ils ont cru que c'était toi qui m'avais envoyé.
Je prie pour eux ; ce n'est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m'as donnés : ils sont à toi,
et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi, et je trouve ma gloire en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes.
Cy Aelf, Paris
Les textes de ce jour nous montre Jésus à la fin de son enseignement; par les mots qu'il emploie, il rassemble en quelques mots fort chargés de sens. Les répétitions de mots rappellent la répétion à laquelle les enfants s'appliquent pour bien retenir la leçon. Mais ici Jésus qui veut en imprimer le souvenir dans la mémoire de ses apôtres. Ils s'en souviendront lorsque l'hésitation les saisira, lorsque les épreuves et les diffucltés surviendront.
C'est ce qui arrive à Paul. Il revient à Jérusalem après avoir traversé et évangélisé de nombreuses contrées et il comprend qu'il ne reverra plus celles et ceux qu'il a conduit à la foi.
La vie du chrétien de notre temps - et de tous les temps, suit le même chemin. Pas de retour en arrière, pas de regret, lorsque nous aurons accompli tout ce que le Seigneur nous a inspiré, nous poursuivrons notre marche vers une rencontre tout à fait personnelle avec notre Roi, avec Jésus glorifié.
Puissions-nous en tout temps demeurer dans la Paix reçue de Dieu.
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Livre des Actes des Apôtres 20,17-27.
Paul, se hâtant de revenir à Jérusalem après avoir traversé la Grèce, avait fait escale à Milet. De là il envoya un message à Ephèse pour convoquer les Anciens de cette Église.
Quand ils furent auprès de lui, il leur adressa la parole : « Vous savez comment je me suis comporté tout le temps où j'étais avec vous, depuis le jour de mon arrivée dans ce pays d'Asie.
J'ai servi le Seigneur en toute humilité, dans les larmes, et au milieu des épreuves provoquées par les complots des Juifs.
Vous savez que je n'ai rien négligé de ce qui pouvait vous être utile ; au contraire, j'ai prêché, je vous ai instruits en public ou dans vos maisons.
J'adjurais les Juifs et les païens de se convertir à Dieu et de croire en notre Seigneur Jésus.
Et maintenant, me voici contraint par l'Esprit de me rendre à Jérusalem, sans savoir ce que je vais y trouver.
Je sais seulement que l'Esprit Saint, dans chaque ville où je passe, témoigne que la prison et les épreuves m'attendent.
Mais pour moi la vie ne compte pas, pourvu que je tienne jusqu'au bout de ma course et que j'achève le ministère que j'ai reçu du Seigneur Jésus : rendre témoignage à la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu.
Et maintenant, je sais que vous ne reverrez plus mon visage, vous tous chez qui je suis passé en proclamant le Royaume. J'en témoigne donc aujourd'hui devant vous : on ne peut pas me reprocher de vous avoir menés à votre perte, car je n'ai rien négligé pour vous annoncer le plan de Dieu tout entier.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17,1-11a.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il leva les yeux au ciel et pria ainsi : « Père, l'heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle, c'est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t'ai glorifié sur la terre en accomplissant l'œuvre que tu m'avais confiée.
Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de toi : donne-moi la gloire que j'avais auprès de toi avant le commencement du monde.
J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé fidèlement ta parole.
Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m'as donné vient de toi,
car je leur ai donné les paroles que tu m'avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis venu d'auprès de toi, et ils ont cru que c'était toi qui m'avais envoyé.
Je prie pour eux ; ce n'est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m'as donnés : ils sont à toi,
et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi, et je trouve ma gloire en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes.
Cy Aelf, Paris
Les textes de ce jour nous montre Jésus à la fin de son enseignement; par les mots qu'il emploie, il rassemble en quelques mots fort chargés de sens. Les répétitions de mots rappellent la répétion à laquelle les enfants s'appliquent pour bien retenir la leçon. Mais ici Jésus qui veut en imprimer le souvenir dans la mémoire de ses apôtres. Ils s'en souviendront lorsque l'hésitation les saisira, lorsque les épreuves et les diffucltés surviendront.
C'est ce qui arrive à Paul. Il revient à Jérusalem après avoir traversé et évangélisé de nombreuses contrées et il comprend qu'il ne reverra plus celles et ceux qu'il a conduit à la foi.
La vie du chrétien de notre temps - et de tous les temps, suit le même chemin. Pas de retour en arrière, pas de regret, lorsque nous aurons accompli tout ce que le Seigneur nous a inspiré, nous poursuivrons notre marche vers une rencontre tout à fait personnelle avec notre Roi, avec Jésus glorifié.
Puissions-nous en tout temps demeurer dans la Paix reçue de Dieu.
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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