Vos idées pour sortir de la crise?

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PaxetBonum
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Re: Vos idées pour sortir de la crise?

Message non lu par PaxetBonum »

L'athée a écrit :Il faut que les bénéfices de l'entreprise qui serait alors nationalisée comme je l'ai mentionné dans mon message plus haut, soient partagés entre les employés et non pas tout pour une seule personne. Il y'aurait donc une augmentation de salaire pour tous, au lieu qu'une personne gagne tout pour elle, tout en sous payant ses employés.
Tout à fait d'accord mais dans les 2 sens : l'entreprise va bien tous les salaires augmentent, elle va mal tous les salaires diminuent. Il y a des patrons qui ne peuvent se payer pendant un certains temps voire un temps certains. Qui quand l'entreprise va mal voient leur salaire baisser mais ceux de leurs salariés augmenter (par ancienneté ou autre). Qui quand ils investissent pour la bonne marche de la société le font en sachant que cela va réduire leur salaire.
Bref égalité pour tous et dans les 2 sens.
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marie du hellfest
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Re: Vos idées pour sortir de la crise?

Message non lu par marie du hellfest »

Ma santé était en danger oui, et j'ai préféré arrêter suffisamment tôt les frais. Mais ce que je veux dire, c'est que dans la situation, j'étais incapable d'apporter la moindre preuve de mes problèmes. La douleur, n'importe qui peut la simuler. C'est vrai que je n'avais pas encore essayé le médecin du travail, j'avais juste envie que ça s'arrête rapidement. Mais dans un contexte de crise avec des directives de durcissement de remboursement de soins, ç'aurait pas été évident.

Même ma collègue intérimaire qui a failli perdre l'usage de son pouce en a fait les frais, alors qu'elle avait justement des preuves médicales sans ambigüité. Elle avait des radios, des avis des médecins et spécialistes qu'elle a consulté pendant les plusieurs mois où elle a été arrêtée. Et c'était même pas un arrêt maladie, c'était un accident de travail dûment enregistré. Ça n'a pas empêché les médecins de la sécu de l'accuser ouvertement de simuler, elle est ressortie de là en pleurant ...

Donc pour revenir à cette histoire de critères, en fait il faut choisir : soit il faut accepter que des gens sans scrupules profitent du système, soit il faut accepter que des gens honnêtes soient largués par le système, le juste milieu étant trèèèèès difficile à obtenir. Et puis bon, quand je parle de profiter, on vit à peine hein, c'est pas avec les assedic qu'on va se payer des voyages dans les îles ...


Sinon, pour en revenir au sujet lui-même, j'avais initialement fait quelques propositions qui sont parties à la trappe, les revoici dans le désordre :

Santé : faire une refonte du système de santé dans son ensemble pour briser le quasi-monopole des médecins sur les remboursements. Lancer une grande campagne de recherches scientifiques et non-partisanes pour déterminer les qualités et les limites de toutes les disciplines de la santé, et adapter les remboursements de la sécu en fonction des résultats. On y gagnera en efficacité pour les patients et en économies pour la sécu.

Au niveau lois et administration : assouplir et simplifier le système pour les personnes qui ont des idées novatrices et utiles. Il y a aujourd'hui des projets qui ont fait leurs preuves dans d'autres pays, où il y a une réelle demande, qui sont bloqués ou ralentis à l'extrême pour la seule raison qu'ils ne rentrent pas dans les petites cases administratives. Si l'état n'est pas en mesure d'apporter des solutions à certains problèmes, qu'il laisse ceux qui ont de l'imagination le faire à sa place.

Développer une réelle politique, à tous les niveaux (recherches, créations d'entreprises, aides aux particuliers etc) dans les énergies renouvelables, la dépollution, le recyclage, etc ... Trouver des solutions pour sortir du nucléaire.

Sur le plan économique, je sais pas trop, c'est pas ma spécialité. Déjà, remettre les banques au service de l'état et pas l'inverse. Taxer férocement la spéculation virtuelle, celle qui ne produit strictement rien et dont le seul but est d'enrichir encore un peu plus la finance. Renationaliser les secteurs-clés du pays : énergies, eau, etc ... et les banques que l'état a renfloué.

Relancer la démocratie participative à l'échelle locale. Que les citoyens s'impliquent dans des sujets qu'ils peuvent côtoyer au quotidien (par exemple, proposer le budget d'une mairie par référendum), ça ne pourra que donner de bons réflexes pour le reste.

Pour ceux que ça intéresse, je remets le sujet d'un livre que j'ai énormément apprécié, je vous en aurais bien cité des passages mais je ne l'ai pas sous la main actuellement. C'est une mine de bonnes idées, qui ont déjà été testées ici ou ailleurs :
viewtopic.php?f=30&t=28941&p=281653&hil ... es#p281653
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marie du hellfest
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Re: Vos idées pour sortir de la crise?

Message non lu par marie du hellfest »

@ PaxetBonum :

Je n'envie pas les patrons des petites entreprises ou les artisans, croyez-moi. Je reconnais qu'ils bossent souvent comme des dingues pour un salaire parfois minable. J'ai un ami qui était boulanger, il a fait des journées de 19h pendant plusieurs mois ("juste" 12/13h le reste des années) et quand il a fini par abandonner, il s'est retrouvé sans allocs, vu qu'il était son propre patron.

Ce n'est pas d'eux dont je parle.
Des boulots merdiques j'en ai fait quelques-uns, croyez-moi. Souvent en intérimaire, ça me permet de garder ma santé mentale.
J'ai bossé comme apprentie dans les caves du château de mon patron, au milieu de son parc, ses chevaux et ses 4x4. Avec mon salaire d'apprentie je n'arrivais pas à vivre, et quand je lui demandais de payer les paniers-repas et les heures sup (semaines de 60h en moyenne), il me regardait avec ses yeux de cocker et me répondait : "Mais tu sais, Marie, l'entreprise n'a pas les moyens de les payer". Forcément, il la gérait comme un gros naze, son entreprise. Et lui, pendant ce temps, il détournait des arbres destinés à ses chantiers pour les planter dans son parc, et a viré le chef de chantier parce qu'il refusait de le couvrir auprès du fournisseur.
J'ai vu des nanas qui bossaient comme des folles, 10h par jour, à la limite de la crise de nerfs se faire traiter de nulles par le grand patron, parce qu'elles n'avaient pas réussi à rattraper un retard du à une mauvaise organisation en amont. Est-ce que ce blaireau aurait pensé à embaucher quelques intérimaires supplémentaires alors que les palettes à traiter atteignaient littéralement le plafond de l'entrepôt ? Nooon, pensez-vous ! Y a des mères seules, des gens coincés par leur prêt bancaire, ceux qui sont contents d'avoir un boulot ici parce qu'ils n'ont pas de voiture, tout ce petit monde à disposition, pourquoi se priver ?
J'en ai vu d'autres, dans un boulot vraiment merdique, fatiguant, répétitif, avec des horaires à la con, ça pue, ça fait un bruit assourdissant. Des nanas payées au SMIC qui osent, lors des vœux de fin d'année de leur patron qui vient en Porsche, demander une augmentation. Réponse méprisante de l'intéressé : "Vous avez qu'à arrêter de jouer au loto, au lieu de demander des augmentations".

Des situations comme ça il y en a partout, partout, c'est inimaginable ! La plupart des gens n'ont pas l'énergie de se défendre quand ils galèrent déjà pour boucler le mois. Qui a envie de perdre son temps, son argent et son énergie pour une procédure qui prendrait des années et dont l'issue est plus qu'incertaine ?
Amusez-vous à prouver un harcèlement moral, quand les employés sont montés les uns contre les autres et qu'ils ont peur de perdre leur taf.

Alors oui, effectivement, durcir les conditions pour les allocs ça remettra quelques branleurs chroniques au travail (une partie trouvera simplement d'autres moyens détournés). Mais vous imaginez pas ce que ça implique pour tous ceux qui sont de bonne volonté et qui triment déjà.
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Héraclius
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Re: Vos idées pour sortir de la crise?

Message non lu par Héraclius »

Bon, je vais jouer au méchant libéral l'espace de quelques minutes.

|[Libéral / on]
Taxer férocement la spéculation virtuelle, celle qui ne produit strictement rien et dont le seul but est d'enrichir encore un peu plus la finance.
Elle permet aux entreprises de trouver des fonds pour croître. Ce qui revient à dire qu'elle produit indirectement. Après tout cela est très mal géré et complètement dérégulé, on est d'accord, mais pas sur que ce soit foncièrement mauvais.


Mon humble avis est que le France vit au dessus de ses moyens depuis les trente glorieuses. On emprunte, on emprunte, on emprunte pour augmenter les allocations et compenser le chômage en embauchant des fonctionnaires, tout cela en espérant que la croissance repartira un jour pour éponger tout cela.

Sauf qu'après cette longue attente on a débouché sur une crise qui révèle des problèmes plus profonds que pour d'autres pays. Et un jour, on risque de prendre conscience un peu tard du problème et le niveau de vie va baisser brutalement.

Il faudrait que les politiques corrompus cessent d'expliquer que tout va pour le mieux et fassent des réformes impopulaires malheureusement nécessaire.

La première chose, c'est de baisser les charges des entreprises françaises qui sont pas très loin d'être les plus taxées du monde.

[libéral - off]


Héraclius -
''Christus Iesus, cum in forma Dei esset, non rapínam arbitrátus est esse se æquálem Deo, sed semetípsum exinanívit formam servi accípiens, in similitúdinem hóminum factus ; et hábitu invéntus ut homo, humiliávit semetípsum factus oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus illum exaltávit et donávit illi nomen, quod est super omne nomen, ut in nómine Iesu omne genu flectátur cæléstium et terréstrium et infernórum.'' (Epître de Saint Paul aux Philippiens, 2, 7-10)
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Re: Vos idées pour sortir de la crise?

Message non lu par Peccator »

C'est quoi, un "emploi correct refusé" ?

J'ai un copain, il était responsable du service de maintenance d'une société d'équipements agricoles lourds (des machines complexes, où il fallait des compétences en mécanique, électricité et pneumatique...). Il avait une équipe de je ne sais plus combien de gusses, bossait à l'international, bref.
Quand il s'est retrouvé au chômage, le gars de Pôle Emploi lui a sorti "vous bossiez dans l'agricole ? Ca tombe bien, on a une boîte qui cherche quelqu'un pour dépanner des motoculteurs". Mon pote lui répond qu'il ne connait strictement rien aux moteurs thermiques (c'est vrai, en plus !) : on lui répond que de l'agricole, c'est de l'agricole, et qu'il n'a pas à refuser les jobs qu'on lui propose.

Les abus du système, je veux bien qu'on en parle. Mais quand on est passé soi-même par Pôle Emploi, et qu'on a des amis qui ont bien connu aussi, on voit les choses un peu autrement...


Par contre, les abus du système par les prestataires de Pôle Emploi, rémunérés sur les fonds publics alors qu'ils ne servent strictement à rien, ça je peux en parler aussi... Quand le "public/privé" devient l'exploitation organisée de la vache à lait des fonds publics...
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solomon
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Re: Vos idées pour sortir de la crise?

Message non lu par solomon »

La meilleure chose que pourrait faire la France serait:

- De créer un programme de nationalité difficile (comme l'Andorre, 20 ans de résidence)
- De se créer un fond d'investissement souverain comme HK, Singapour, la Norvège
- De payer une allocation fixe à tous les français sans condition

Mais évidemment, au vu de la gestion de la dette, on fera bien de confier la gestion de ce fond à Singapour...
James
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Re: Vos idées pour sortir de la crise?

Message non lu par James »

@L'athée
Hola, mon ami, des milliers par ci, des milliers par là. peut être pas grand chose, mais pas grand chose plus pas grand chose plus pas grand chose, enfin vous avez compris l'idée.
Je ne suis pas du tout contre le fait de se divertir, je suis moi même étudiant. J'ai besoin de sortir la tête de mes cours et de mon 35h. Le divertissement est obligatoire. Qu'un étudiant parte en soirée pour aller se faire un resto, un ciné, un bowling, il aurait mille fois raison de le faire.
Mais quand je vois que 90% des soirées sont des beuveries organisées, et payées avec l'argent des bourses... ça me fait mal.
Quand je vois que les gens de ma fac que je sers au McDo, deux, trois fois par semaine se plaignent que les bourses n'arrivent pas.
Qu'ils s'achètent des meubles ? ok! qu'ils aillent au ciné? ok! au resto? ok. Mais pas tous les jours, ou alors ils se trouvent un petit boulot.
Mais surtout que les beuveries qui sont pour moi, le plus grand fléau de l'éducation et même de la jeunesse ne soient pas financé par l'argent des bourses.
Comme je vous le disais, je doute que ces jeunes s’achètent tout ce que vous dites, seulement avec l'argent des bourses...
C'est financièrement impossible de vivre le train de vie que vous nous exposez en ne touchant que 5500€ à l'année! Ils doivent nécessairement avoir une autre rémunération ou des économies. Mais je comprends bien où vous voulez en venir avec les beuveries : évidemment, dans un monde idéal, on préfèrerait tous que nos congénères boivent modérément et gèrent leur budget au mieux... mais de là à les fliquer sur chacune de leur dépense et leur demander des comptes, ça me parait excessif surtout pour les maigres rentrées d'argent qui leur sont attribuées. D'autant plus que pour suivre tout cela, il faudrait une structure considérable derrière qui couterait surement plus à faire tourner que ce que les économies rapporteraient. En France, nous avons un seul système (si je ne dis pas de bêtises) qui peut se prétendre de la surveillance que vous proposez, c'est la sécurité sociale, et vous savez très bien dans quel état elle est actuellement...



@PaxetBonum
En tout cas le point non négociable c'est que aucune allocation chômage ne devrait être versée sans qu'un minimum de travail ne soit accompli.
Dans tout ce que vous affirmez avec L'athée, j'ai l'impression que vous considérez que ce chômage est usurpé.
Seulement, le fait de percevoir le chômage a toujours répondu à la close que vous venez d'énoncer : il faut avoir effectué un minimum de travail (3 mois à temps plein je crois) pour le percevoir. De plus, on ne touche pas le chômage dans n'importe quelle condition : il faut que son CDD arrive à son terme ou que l'on subisse un licenciement (faute grave exclue). Par conséquent, un salarié ne peut pas quitter son poste de son propre chef pour toucher le chômage sans frauder ou s'être entendu avec le patron : dans le premier cas, c'est aux organismes de contrôle de faire leur travail, et dans le second, c'est indétectable et à la limite, c'est même naturel si c'est pour le bien de l'entreprise.

Après, si vraiment vous pensez que TOUTE AIDE doit être assortie d'un travail, c'est le principe même du RSA qu'il faudrait discuter...
Je vais vous ouvrir l'autre bout de la lorgnette : les travailleurs indépendants.
Ils sont patrons d'abord d'eux-mêmes et parfois de quelques salariés.
Je peux vous dire que pour eux pas de chômage, pas d'indemnité en cas d'arrêt maladie si ils n'ont pas prévu par eux-mêmes.
Voyez EtienneLorant qui a le dos totalement cassé et qui est contraint à aller travailler faute de quoi il ne mangera pas.
A côté de cela j'ai vu des arrêt maladie pour séparation du conjoint, ou des maladies banales.
Bref il y a des patrons qui bossent bien plus que leurs salariés et n'auront jamais de protection et qui, souvent, au salaire horaire gagnent moins que le smic.
Je peux vous dire que le système actuel protège tellement les salariés que parfois il en empêche de travailler.
Exemple très intéressant : les freelances.
Savez-vous pourquoi beaucoup de gens décident de devenir freelances en dehors du fait de n'avoir de compte à rendre à personne?
C'est simplement parce que leur travail est rémunéré des dizaines de fois plus que ce qu'ils touchent en un mois!
Par exemple, en infographie, un freelance débutant peut demander entre 300€ et 500€ par jour!
En 2 jours de travail (charges incluses), ils touchent déjà plus que le RSA.
En 5 jours de travail (charges incluses), ils touchent déjà plus qu'un mois de travail en 38H/semaine dans n'importe quelle entreprise.
C'est l'exemple parfait de ce que je propose : QUI resterait à survivre avec un RSA minable sur son canapé si on lui proposait un tel salaire derrière?
Avec de telles rentrées d'argent, on peut facilement prendre le risque de ne pas être aussi couvert qu'un salarié.
Le hic c'est qu'il faut se trouver des missions... mais c'est un moindre mal quand on voit ce que ça peut rapporter.

Le cas du patron est assez différent : la personne qui souhaite créer son entreprise a beaucoup plus de choses à porter sur ses épaules (à commencer par des employés) et passe généralement par plusieurs années de galères et de privations. C'est un sacrifice à bien des niveaux dans l'espoir de voir son affaire tourner et toucher gros, ce qui en dit long sur ce que les élites attendent du peuple : décourager le plus possible les gens de montrer leur propre affaire afin d'asseoir le monopole de ceux qui sont déjà dans la course, et réduire les masses à de simples machines à bosser pour le compte d'une poignée. C'est un principe de base d'un système oligarchique. Si on tient vraiment à relancer une économie, il faut soutenir ces entrepreneurs qui, dans le système actuel, ne sont éligibles à aucune aide rémunératoire.
Tout à fait d'accord mais dans les 2 sens : l'entreprise va bien tous les salaires augmentent, elle va mal tous les salaires diminuent. Il y a des patrons qui ne peuvent se payer pendant un certains temps voire un temps certains. Qui quand l'entreprise va mal voient leur salaire baisser mais ceux de leurs salariés augmenter (par ancienneté ou autre). Qui quand ils investissent pour la bonne marche de la société le font en sachant que cela va réduire leur salaire.
Ça me semble assez fair-play seulement, il faut assurer aux salariés un salaire de base en dessous duquel le patron ne peut pas descendre : il n'est pas normal qu'un salarié soit payé une misère quelque soit la situation et qu'il endosse autant de responsabilité qu'un patron dans une affaire qui n'est pas la sienne. C'est pour ça qu'une combinaison "salaire + prime" obligatoire dans toute entreprise me semble un bon compromis : la prime fluctue avec les résultats mais pas le salaire.

A l'heure actuelle, on voit plutôt le contraire : les bons résultats sont d'avantage récompensés par des licenciements. :/



@Marie du Hellfest
James, je suis d'accord avec toutes vos propositions.
(...)
Ravi de voir que mes doux rêves vous ont plu, j'aurai du me présenter aux européennes :)
Vous avez bien saisi l'essence de mon discours qui est de tirer les gens vers le haut et non de les laisser se vautrer.
Ce que vous soulevez est aussi un point à ne pas négliger : la froideur de l'administration qui bien souvent se contente d'appliquer les simples critères des formulaires sans aucune considération ni aucune compassion. Ainsi des milliers de gens chaque année se retrouvent dans des "vides", à cheval entre 2 statuts, et ne peuvent toucher quoique ce soit alors que leur situation l'exigerait.
Au niveau lois et administration : assouplir et simplifier le système pour les personnes qui ont des idées novatrices et utiles. Il y a aujourd'hui des projets qui ont fait leurs preuves dans d'autres pays, où il y a une réelle demande, qui sont bloqués ou ralentis à l'extrême pour la seule raison qu'ils ne rentrent pas dans les petites cases administratives. Si l'état n'est pas en mesure d'apporter des solutions à certains problèmes, qu'il laisse ceux qui ont de l'imagination le faire à sa place.
Cette idée est déjà plus ou moins appliquée et me rappelle le gros problème dont elle souffre à l'heure actuelle : la réduction de l'innovation à la question de la technologie.
Toutes les aides, les bourses, les prêts que le gouvernement et les instituts proposent depuis une bonne dizaine d'années ne sont attribuées qu'à ceux qui ont un concept scientifique de pointe. Si vous innovez dans un autre domaine, démerdez-vous!
Des situations comme ça il y en a partout, partout, c'est inimaginable ! La plupart des gens n'ont pas l'énergie de se défendre quand ils galèrent déjà pour boucler le mois. Qui a envie de perdre son temps, son argent et son énergie pour une procédure qui prendrait des années et dont l'issue est plus qu'incertaine ?
Amusez-vous à prouver un harcèlement moral, quand les employés sont montés les uns contre les autres et qu'ils ont peur de perdre leur taf.
Alors ça, c'est un autre point du monde du travail qu'il faudrait réformer de fond en comble : les prudhommes!
Vous avez cité certains cas mais je pense que tous, nous avons des exemples de salariés qui sont traités comme des chiens par leur patrons et supérieurs, obligés de devoir assumer le travail de deux personnes (ou plus) sans pour autant en toucher le salaire, et j'en passe... Par exemple, une personne que je connais, jeune assistante de direction, qui subit les insultes (oui vous avez bien lu) de son patron et qui n'ose pas porter plainte parce qu'il la menace de jouer de son influence pour la griller dans les autres boites parisiennes.
Il suffit vraiment de laisser parler 5 minutes n'importe quel salarié avec un minimum d'expérience dans sa branche pour recueillir au moins une anecdote qui théoriquement serait répréhensible par la loi.



@Peccator
C'est quoi, un "emploi correct refusé" ?

J'ai un copain, il était responsable du service de maintenance d'une société d'équipements agricoles lourds (des machines complexes, où il fallait des compétences en mécanique, électricité et pneumatique...). Il avait une équipe de je ne sais plus combien de gusses, bossait à l'international, bref.
Quand il s'est retrouvé au chômage, le gars de Pôle Emploi lui a sorti "vous bossiez dans l'agricole ? Ca tombe bien, on a une boîte qui cherche quelqu'un pour dépanner des motoculteurs". Mon pote lui répond qu'il ne connait strictement rien aux moteurs thermiques (c'est vrai, en plus !) : on lui répond que de l'agricole, c'est de l'agricole, et qu'il n'a pas à refuser les jobs qu'on lui propose.

Les abus du système, je veux bien qu'on en parle. Mais quand on est passé soi-même par Pôle Emploi, et qu'on a des amis qui ont bien connu aussi, on voit les choses un peu autrement...
C'est tellement vrai!
J'ai des amis infographistes que le Pôle Emploi considère comme étant des informaticiens, et qui ne reçoivent que des propositions de poste pour de la programmation :D
Par contre, les abus du système par les prestataires de Pôle Emploi, rémunérés sur les fonds publics alors qu'ils ne servent strictement à rien, ça je peux en parler aussi... Quand le "public/privé" devient l'exploitation organisée de la vache à lait des fonds publics...
Dans le même genre, il y a les enveloppes débloquées par les ministères pour des projets qui ne seront pas concrétisés.
On pourrait parler du plan de relance de l'économie numérique de NKM par exemple :siffle:
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