Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2013-2014)
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Chaque témoin de Jésus est un martyr potentiel
Le lundi de la 3e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 6,8-15.
Étienne, qui était plein de la grâce et de la puissance de Dieu, accomplissait parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants.
Un jour, on vit intervenir les gens d'une synagogue (la synagogue dite des esclaves affranchis, des Cyrénéens et des Alexandrins) et aussi des gens originaires de Cilicie et de la province d'Asie. Ils se mirent à discuter avec Étienne,
mais sans pouvoir tenir tête à la sagesse et à l'Esprit Saint qui inspiraient ses paroles.
Alors ils soudoyèrent des hommes pour qu'ils disent : « Nous l'avons entendu prononcer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu. »
Ils ameutèrent le peuple, les anciens et les scribes, ils allèrent se saisir d'Étienne, et l'amenèrent devant le grand conseil.
Ils présentèrent de faux témoins, qui disaient : « Cet individu ne cesse pas de parler contre le Lieu saint et contre la Loi.
Nous l'avons entendu affirmer que ce Jésus, le Nazaréen, détruira le Lieu saint et changera les lois que Moïse nous a transmises. »
Tous ceux qui siégeaient au grand conseil avaient les yeux fixés sur Étienne, et son visage leur apparut comme celui d'un ange.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,22-29.
Jésus avait traversé le lac en marchant sur les eaux. Le lendemain, la foule restée sur l'autre rive du lac se rendit compte qu'il n'y avait eu là qu'une seule barque, et que Jésus n'y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui.
Cependant, d'autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l'endroit où l'on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce.
La foule s'était aperçue que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus. Alors les gens prirent les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus.
L'ayant trouvé sur l'autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés.
Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son empreinte. »
Ils lui dirent alors : « Que faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit :
« L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. »
Cy Aelf, Paris
Etienne, premier témoin et premier martyr. et les deux disent en réalité la même chose, car le mot de martyr signifie "témoin" à l'origine. Il existe un lien très proche et très puissant entre le témoignage d'Etienne et la proclamation de l'Evangile par Jésus. Car l'oeuvre de Dieu et travailler aux oeuvres de Dieu, c'est vivre en faisant confiance de bout en bout en Jésus-Christ.
Les correspondances de situations entre le témoignage d'Etienne et celui du Christ sont nombreuses : c'est toujours au nom même de Moïse et de la pratique religieuse juive que les deux ont fait l'objet d'une remise en question; de la même façon, c'est par la puissance de l'Esprit Saint qu'Etienne comme Jésus réfute les arguments trompeurs. Enfin, l'exaspération, la mise en accusation, la condamnation sans véritable procès et la mise à mort manifestent un refus de croire qui n'est pas vraiment réfléchi - mais il est clair qu'il n'est pas question de renoncer à "l'ordre établi".
Dès lors, le témoignage chrétien authentique fait, de nos jours encore, l'objet d'un refus sans véritable écoute. Et l'on fait taire les témoins du Christ d'une manière ou d'une autre, souvent de manière sanglante. Il ne faut pas s'en étonner: les témoins de Jésus accomplissent l'oeuvre de Dieu. Avec le secours de l'Esprit Saint, ils manifestent tant par leurs paroles que par leurs actes, que le Seigneur est toujours vivant et toujours à l'oeuvre dans les âmes. Les manières de vivre, hors de toute morale sont aussi bien dénoncées que les idéologies des plaisirs comme de la mort facile: il s'agit, continuellement, de mettre l'homme à la place de Dieu. Les sociétés restent marquées par l'écoute favorable qu'elles accordent aux mots de Satan à Adam et Eve: "Non, vous ne mourrez pas. Mais vous deviendrez comme des dieux, connaissant le bien et le mal"....
Si quelqu'un d'entre nous croit adhère vraiment à l'oeuvre de Dieu dont Jésus parle : en croyant en Celui que Dieu a envoyé, (il) (elle) se retrouve forcément en contradiction sur les façons de vivre du plus grand nombre, mais aussi, très souvent, au sein de leur propre famille. Dans les familles, combien se retrouvent séparés les uns des autres par la "logique" de la réussite individuelle et personnelle, plus forte que l'entr'aide et l'esprit de famille ?
...
Livre des Actes des Apôtres 6,8-15.
Étienne, qui était plein de la grâce et de la puissance de Dieu, accomplissait parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants.
Un jour, on vit intervenir les gens d'une synagogue (la synagogue dite des esclaves affranchis, des Cyrénéens et des Alexandrins) et aussi des gens originaires de Cilicie et de la province d'Asie. Ils se mirent à discuter avec Étienne,
mais sans pouvoir tenir tête à la sagesse et à l'Esprit Saint qui inspiraient ses paroles.
Alors ils soudoyèrent des hommes pour qu'ils disent : « Nous l'avons entendu prononcer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu. »
Ils ameutèrent le peuple, les anciens et les scribes, ils allèrent se saisir d'Étienne, et l'amenèrent devant le grand conseil.
Ils présentèrent de faux témoins, qui disaient : « Cet individu ne cesse pas de parler contre le Lieu saint et contre la Loi.
Nous l'avons entendu affirmer que ce Jésus, le Nazaréen, détruira le Lieu saint et changera les lois que Moïse nous a transmises. »
Tous ceux qui siégeaient au grand conseil avaient les yeux fixés sur Étienne, et son visage leur apparut comme celui d'un ange.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,22-29.
Jésus avait traversé le lac en marchant sur les eaux. Le lendemain, la foule restée sur l'autre rive du lac se rendit compte qu'il n'y avait eu là qu'une seule barque, et que Jésus n'y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui.
Cependant, d'autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l'endroit où l'on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce.
La foule s'était aperçue que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus. Alors les gens prirent les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus.
L'ayant trouvé sur l'autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés.
Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son empreinte. »
Ils lui dirent alors : « Que faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit :
« L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. »
Cy Aelf, Paris
Etienne, premier témoin et premier martyr. et les deux disent en réalité la même chose, car le mot de martyr signifie "témoin" à l'origine. Il existe un lien très proche et très puissant entre le témoignage d'Etienne et la proclamation de l'Evangile par Jésus. Car l'oeuvre de Dieu et travailler aux oeuvres de Dieu, c'est vivre en faisant confiance de bout en bout en Jésus-Christ.
Les correspondances de situations entre le témoignage d'Etienne et celui du Christ sont nombreuses : c'est toujours au nom même de Moïse et de la pratique religieuse juive que les deux ont fait l'objet d'une remise en question; de la même façon, c'est par la puissance de l'Esprit Saint qu'Etienne comme Jésus réfute les arguments trompeurs. Enfin, l'exaspération, la mise en accusation, la condamnation sans véritable procès et la mise à mort manifestent un refus de croire qui n'est pas vraiment réfléchi - mais il est clair qu'il n'est pas question de renoncer à "l'ordre établi".
Dès lors, le témoignage chrétien authentique fait, de nos jours encore, l'objet d'un refus sans véritable écoute. Et l'on fait taire les témoins du Christ d'une manière ou d'une autre, souvent de manière sanglante. Il ne faut pas s'en étonner: les témoins de Jésus accomplissent l'oeuvre de Dieu. Avec le secours de l'Esprit Saint, ils manifestent tant par leurs paroles que par leurs actes, que le Seigneur est toujours vivant et toujours à l'oeuvre dans les âmes. Les manières de vivre, hors de toute morale sont aussi bien dénoncées que les idéologies des plaisirs comme de la mort facile: il s'agit, continuellement, de mettre l'homme à la place de Dieu. Les sociétés restent marquées par l'écoute favorable qu'elles accordent aux mots de Satan à Adam et Eve: "Non, vous ne mourrez pas. Mais vous deviendrez comme des dieux, connaissant le bien et le mal"....
Si quelqu'un d'entre nous croit adhère vraiment à l'oeuvre de Dieu dont Jésus parle : en croyant en Celui que Dieu a envoyé, (il) (elle) se retrouve forcément en contradiction sur les façons de vivre du plus grand nombre, mais aussi, très souvent, au sein de leur propre famille. Dans les familles, combien se retrouvent séparés les uns des autres par la "logique" de la réussite individuelle et personnelle, plus forte que l'entr'aide et l'esprit de famille ?
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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L'homélie du Pape François
Extrait de l'homélie du Pape François
La Parole de Dieu nous remplit de joie
Dans son commentaire de l’Evangile, qui parle des disciples d’Emmaüs, le Pape a comparé les fidèles aux deux disciples qui reconnurent le Christ Ressuscité. Pareils à eux, « nous arrivons souvent à la messe du dimanche avec nos préoccupations, nos difficultés et nos désillusions. La vie, parfois, nous blesse et nous, nous nous en allons tristes, vers notre “Emmaüs”, tournant le dos au dessein de Dieu. Nous nous éloignons de Dieu. Mais la Liturgie de la Parole nous accueille : Jésus nous explique les Ecritures et rallume dans nos cœurs la chaleur de la foi et de l’espoir et dans la communion il nous donne la force. »
Le Pape exhorte alors les fidèles présents place Saint-Pierre à lire chaque jour un extrait de l’Evangile et à communier le dimanche comme il l’a déjà fait au cours des mois précédents. « Quand tu es triste, prends la Parole de Dieu ! Quand tu ne te sens pas bien, prends la Parole du Christ ! la Parole de Dieu et l’Eucharistie nous remplissent de joie » s’est exclamé alors François.
http://www.news.va/fr/news/appel-du-pap ... hanistan-2
La Parole de Dieu nous remplit de joie
Dans son commentaire de l’Evangile, qui parle des disciples d’Emmaüs, le Pape a comparé les fidèles aux deux disciples qui reconnurent le Christ Ressuscité. Pareils à eux, « nous arrivons souvent à la messe du dimanche avec nos préoccupations, nos difficultés et nos désillusions. La vie, parfois, nous blesse et nous, nous nous en allons tristes, vers notre “Emmaüs”, tournant le dos au dessein de Dieu. Nous nous éloignons de Dieu. Mais la Liturgie de la Parole nous accueille : Jésus nous explique les Ecritures et rallume dans nos cœurs la chaleur de la foi et de l’espoir et dans la communion il nous donne la force. »
Le Pape exhorte alors les fidèles présents place Saint-Pierre à lire chaque jour un extrait de l’Evangile et à communier le dimanche comme il l’a déjà fait au cours des mois précédents. « Quand tu es triste, prends la Parole de Dieu ! Quand tu ne te sens pas bien, prends la Parole du Christ ! la Parole de Dieu et l’Eucharistie nous remplissent de joie » s’est exclamé alors François.
http://www.news.va/fr/news/appel-du-pap ... hanistan-2
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Etienne premier martyr
Le mardi de la 3e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 7,51-60.8,1a.
Étienne, devant le grand conseil, déclarait : " Hommes à la tête dure, votre cœur et vos oreilles ne veulent pas connaître l'Alliance : depuis toujours vous résistez à l'Esprit Saint; vous êtes bien comme vos pères!
Y a-t-il un prophète que vos pères n'aient pas persécuté ? Ils ont même fait mourir ceux qui annonçaient d'avance la venue du Juste, celui-là que vous venez de livrer et de mettre à mort.
Vous qui aviez reçu la loi communiquée par les anges, vous ne l'avez pas observée. »
En écoutant cela, ils s'exaspéraient contre lui, et grinçaient des dents.
Mais Étienne, rempli de l'Esprit Saint, regardait vers le ciel ; il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu.
Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts : le Fils de l'homme est debout à la droite de Dieu. »
Ceux qui étaient là se bouchèrent les oreilles et se mirent à pousser de grands cris ; tous à la fois, ils se précipitèrent sur lui,
l'entraînèrent hors de la ville et commencèrent à lui jeter des pierres. Les témoins avaient mis leurs vêtements aux pieds d'un jeune homme appelé Saul.
Étienne, pendant qu'on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. »
Puis il se mit à genoux et s'écria d'une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s'endormit dans la mort.
Quant à Saul, lui aussi approuvait ce meurtre. Ce jour-là, éclata une violente persécution contre l’Eglise de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l’exception des Apôtres.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,30-35.
Après la multiplication des pains, la foule dit à Jésus : " Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire? Quelle œuvre vas-tu faire?
Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l'Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c'est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.
Le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »
Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous de ce pain-là, toujours. »
Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif.
Cy Aelf, Paris
Une fois de plus, les textes du jour nous montrent combien forts étaient l’idée sur Dieu plutôt que la foi et le raisonnement plutôt que l’amour, l’envie plutôt que la reconnaissance. Etienne, mis en jugement, a quant à lui, dépassé tout cela car il a rencontré Jésus et quiconque a rencontré Jésus, je peux en témoigner, n’a de cesse que de le retrouver.
Or, comment se déroule cette rencontre ? Elle n’est pas du domaine des idées. Elle touche d’abord le coeur mais de manière bien plus profonde que dans les rapports strictement humains. Le coeur est bouleversé, certes, mais en même l’esprit s’ouvre comme les yeux s’ouvrent et découvre «toutes choses nouvelles».
Ce qui fausse la rencontre, c’est le préjugé négatif, le rejet d’emblée, c’est le refus d’écouter en se fermant les oreilles et le coeur à la la fois. C’est ainsi qu’après la multiplication des pains, certains de ceux qui en ont bénéficié d’une façon prodigieuse, continuent de demander un signe pour croire. Comment peut-on être aussi froid et obtus ? Quel est le mobile qui a présidé à la multiplication des pains, si ce n’est pas la miséricorde ? Et donc, à moins d’une volonté négative - comme c’est le cas, il n’était pas nécessaire de poser la question: «Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire? Quelle œuvre vas-tu faire?»
Et Jésus répond tout naturellement qu’il suffit de croire.
La même remise en question est exercée sur Etienne, comme elle s’était appliquée à Jésus auparavant. Et Etienne va mourir de la même façon qu’est mort Jésus: en pardonnant à ses bourreaux et en remettant son esprit.
Lorsqu’on y réfléchit un peu, comment se fait-il que l’homme ait tant de difficultés de croire? Selon moi, il craint d’y laisser de sa liberté. Mais il ferait bien de tenir un compte de tous les dégâts qu’il a causés, contre lui-même et contre les autres par son attitude. Je peux bien le dire, moi qui ai vécu durant des années avant ma conversion, en me persuadant que seuls l’argent et la réussite sociale peuvent l’homme «heureux» !
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Livre des Actes des Apôtres 7,51-60.8,1a.
Étienne, devant le grand conseil, déclarait : " Hommes à la tête dure, votre cœur et vos oreilles ne veulent pas connaître l'Alliance : depuis toujours vous résistez à l'Esprit Saint; vous êtes bien comme vos pères!
Y a-t-il un prophète que vos pères n'aient pas persécuté ? Ils ont même fait mourir ceux qui annonçaient d'avance la venue du Juste, celui-là que vous venez de livrer et de mettre à mort.
Vous qui aviez reçu la loi communiquée par les anges, vous ne l'avez pas observée. »
En écoutant cela, ils s'exaspéraient contre lui, et grinçaient des dents.
Mais Étienne, rempli de l'Esprit Saint, regardait vers le ciel ; il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu.
Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts : le Fils de l'homme est debout à la droite de Dieu. »
Ceux qui étaient là se bouchèrent les oreilles et se mirent à pousser de grands cris ; tous à la fois, ils se précipitèrent sur lui,
l'entraînèrent hors de la ville et commencèrent à lui jeter des pierres. Les témoins avaient mis leurs vêtements aux pieds d'un jeune homme appelé Saul.
Étienne, pendant qu'on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. »
Puis il se mit à genoux et s'écria d'une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s'endormit dans la mort.
Quant à Saul, lui aussi approuvait ce meurtre. Ce jour-là, éclata une violente persécution contre l’Eglise de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l’exception des Apôtres.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,30-35.
Après la multiplication des pains, la foule dit à Jésus : " Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire? Quelle œuvre vas-tu faire?
Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l'Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c'est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.
Le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »
Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous de ce pain-là, toujours. »
Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif.
Cy Aelf, Paris
Une fois de plus, les textes du jour nous montrent combien forts étaient l’idée sur Dieu plutôt que la foi et le raisonnement plutôt que l’amour, l’envie plutôt que la reconnaissance. Etienne, mis en jugement, a quant à lui, dépassé tout cela car il a rencontré Jésus et quiconque a rencontré Jésus, je peux en témoigner, n’a de cesse que de le retrouver.
Or, comment se déroule cette rencontre ? Elle n’est pas du domaine des idées. Elle touche d’abord le coeur mais de manière bien plus profonde que dans les rapports strictement humains. Le coeur est bouleversé, certes, mais en même l’esprit s’ouvre comme les yeux s’ouvrent et découvre «toutes choses nouvelles».
Ce qui fausse la rencontre, c’est le préjugé négatif, le rejet d’emblée, c’est le refus d’écouter en se fermant les oreilles et le coeur à la la fois. C’est ainsi qu’après la multiplication des pains, certains de ceux qui en ont bénéficié d’une façon prodigieuse, continuent de demander un signe pour croire. Comment peut-on être aussi froid et obtus ? Quel est le mobile qui a présidé à la multiplication des pains, si ce n’est pas la miséricorde ? Et donc, à moins d’une volonté négative - comme c’est le cas, il n’était pas nécessaire de poser la question: «Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire? Quelle œuvre vas-tu faire?»
Et Jésus répond tout naturellement qu’il suffit de croire.
La même remise en question est exercée sur Etienne, comme elle s’était appliquée à Jésus auparavant. Et Etienne va mourir de la même façon qu’est mort Jésus: en pardonnant à ses bourreaux et en remettant son esprit.
Lorsqu’on y réfléchit un peu, comment se fait-il que l’homme ait tant de difficultés de croire? Selon moi, il craint d’y laisser de sa liberté. Mais il ferait bien de tenir un compte de tous les dégâts qu’il a causés, contre lui-même et contre les autres par son attitude. Je peux bien le dire, moi qui ai vécu durant des années avant ma conversion, en me persuadant que seuls l’argent et la réussite sociale peuvent l’homme «heureux» !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Les contradictions et la Joie
Le mercredi de la 3e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 8,1b-8.
Le jour de la mort d'Étienne, éclata une violente persécution contre l'Église de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l’exception des Apôtres.
Des hommes religieux ensevelirent Étienne et firent sur lui une grande lamentation.
Quant à Saul, il cherchait à détruire l'Église, il pénétrait dans les maisons, en arrachait hommes et femmes, et les mettait en prison.
Ceux qui s'étaient dispersés allèrent répandre partout la Bonne Nouvelle de la Parole.
C'est ainsi que Philippe, l'un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ.
Les foules, d'un seul cœur, s'attachaient à ce que disait Philippe, car tous entendaient parler des signes qu'il accomplissait, ou même ils les voyaient.
Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits mauvais, qui les quittaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et d'infirmes furent guéris.
Et il y eut dans cette ville une grande joie.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,35-40.
Après avoir multiplié les pains, Jésus disait à la foule des Juifs : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif.
Mais je vous l'ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas.
Tous ceux que le Père me donne viendront à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.
Car je ne suis pas descendu du ciel pour faire ma volonté, mais pour faire la volonté de celui qui m'a envoyé.
Or, la volonté de celui qui m'a envoyé, c'est que je ne perde aucun de ceux qu'il m'a donnés, mais que je les ressuscite tous au dernier jour.
Car la volonté de mon Père, c'est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »
Cy Aelf, Paris
Parce que Jésus, avec une grande patience, a supporté l’incrédulité, la contradiction, les moqueries, les accusation, le jugement, la condamnation et la mort, c’est aussi par le sang des témoins que le message de l’Evangile va se répandre rapidement hors des frontières d’Israël.
Pouvait-il en être autrement ? Lorsqu’on y réfléchit un peu, on comprend aisément que, derrière les persécuteurs qui peuvent être des personnes tout à fait estimables selon ce monde, c’est toujours Satan qui défend son pouvoir.
De sorte que le témoignage chrétien rencontrera toujours la contradiction, qui passe par des moqueries, des insultes, de fausses accusations, des brimades - et, on le voit encore en Syrie de nos jours, des crucifixions !
Mais pour ce lui qui se convertit, la joie de la délivrance du péché, la douceur du coeur renouvelé, le désir de plaire à Dieu la simplicité des rites et des sacrements - avec le secours de l’Esprit Saint, font des contradictions, des moqueries et même des brimades, autant d’occasions de «réjouissement» de l’âme. En fait, si l’âme chrétienne qui ne connaît pas la contradicition, ne peut pas non plus connaître cette joie qui est aussi consolation, force, vivant amour de Dieu.
Livre des Actes des Apôtres 8,1b-8.
Le jour de la mort d'Étienne, éclata une violente persécution contre l'Église de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l’exception des Apôtres.
Des hommes religieux ensevelirent Étienne et firent sur lui une grande lamentation.
Quant à Saul, il cherchait à détruire l'Église, il pénétrait dans les maisons, en arrachait hommes et femmes, et les mettait en prison.
Ceux qui s'étaient dispersés allèrent répandre partout la Bonne Nouvelle de la Parole.
C'est ainsi que Philippe, l'un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ.
Les foules, d'un seul cœur, s'attachaient à ce que disait Philippe, car tous entendaient parler des signes qu'il accomplissait, ou même ils les voyaient.
Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits mauvais, qui les quittaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et d'infirmes furent guéris.
Et il y eut dans cette ville une grande joie.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,35-40.
Après avoir multiplié les pains, Jésus disait à la foule des Juifs : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif.
Mais je vous l'ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas.
Tous ceux que le Père me donne viendront à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.
Car je ne suis pas descendu du ciel pour faire ma volonté, mais pour faire la volonté de celui qui m'a envoyé.
Or, la volonté de celui qui m'a envoyé, c'est que je ne perde aucun de ceux qu'il m'a donnés, mais que je les ressuscite tous au dernier jour.
Car la volonté de mon Père, c'est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »
Cy Aelf, Paris
Parce que Jésus, avec une grande patience, a supporté l’incrédulité, la contradiction, les moqueries, les accusation, le jugement, la condamnation et la mort, c’est aussi par le sang des témoins que le message de l’Evangile va se répandre rapidement hors des frontières d’Israël.
Pouvait-il en être autrement ? Lorsqu’on y réfléchit un peu, on comprend aisément que, derrière les persécuteurs qui peuvent être des personnes tout à fait estimables selon ce monde, c’est toujours Satan qui défend son pouvoir.
De sorte que le témoignage chrétien rencontrera toujours la contradiction, qui passe par des moqueries, des insultes, de fausses accusations, des brimades - et, on le voit encore en Syrie de nos jours, des crucifixions !
Mais pour ce lui qui se convertit, la joie de la délivrance du péché, la douceur du coeur renouvelé, le désir de plaire à Dieu la simplicité des rites et des sacrements - avec le secours de l’Esprit Saint, font des contradictions, des moqueries et même des brimades, autant d’occasions de «réjouissement» de l’âme. En fait, si l’âme chrétienne qui ne connaît pas la contradicition, ne peut pas non plus connaître cette joie qui est aussi consolation, force, vivant amour de Dieu.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Discours sur le pain vivant descendu du ciel
Le jeudi de la 3e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 8,26-40.
L'ange du Seigneur adressa la parole à Philippe : « Mets-toi en marche vers le midi, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. »
Et Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, reine d'Éthiopie, administrateur de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer Dieu.
Il en revenait, assis dans son char, et lisait le prophète Isaïe.
L'Esprit du Seigneur dit à Philippe : « Avance, et rejoins ce char. »
Philippe s'approcha en courant, et il entendit que l'homme lisait le prophète Isaïe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu vraiment ce que tu lis ? »
L'autre lui répondit : « Comment pourrais-je comprendre s'il n'y a personne pour me guider ? » Il invita donc Philippe à monter et à s'asseoir à côté de lui.
Le passage de l'Écriture qu'il lisait était celui-ci : Comme une brebis, on l'a conduit à l'abattoir, comme un agneau muet devant le tondeur, il n'ouvre pas la bouche.
Dans son humiliation, il n’a pas obtenu justice. Sa descendance, qui en parlera ? Car sa vie est retranchée de la terre.
Prenant la parole, l’eunuque dit à Philippe :
« Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ? De lui-même, ou bien d’un autre ? » Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus.
Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d’eau, et l’eunuque dit : « Voici de l’eau : qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? »
Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l'eau tous les deux, et Philippe baptisa l'eunuque.
Quand ils furent remontés de l'eau, l'Esprit du Seigneur emporta Philippe ; l'eunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux.
Philippe se retrouva dans la ville d'Ashdod, il annonçait la Bonne Nouvelle dans toutes les villes où il passait jusqu'à son arrivée à Césarée.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,44-51.
Après avoir multiplié les pains, Jésus disait à la foule des Juifs : " Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi.
Certes, personne n'a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi a la vie éternelle.
Moi, je suis le pain de la vie.
Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »
Cy Aelf, Paris
Après avoir multiplié les pains pour alimenter la foule venue l’écouter, Jésus donne le sens véritable du pain venu du ciel. Ce n’est ni un pain pour manger chaque jour, ni un sujet de spéculation sur la manne qui a nourri les juifs au désert. Mais le pain que donne le Père à tout homme, c’est son Fils et quiconque écoutera le Fils aura la vie éternelle
Ainsi, lorsque le Christ est venu dans le monde, il a donné et continue, de génération en génération, de donner le véritable sens des écritures. Tout l’enseignement que les juifs s’étaient appropriés à leur profit, va sortir d’Israël pour se répandre dans le monde entier.
De chaque être humain qui reçoit l’Evangile avec coeur, l’Esprit saint en fait une autre personne. Ce sont les mêmes hommes et les mêmes femmes du point de vue du corps et du point de vue de l’état civil, mais tous, par l’oeuvre de la Parole en eux, sont pour toujours différents. Ils sont nés de nouveau.
Pour bien confirmer la chose, notre prêtre nous a dit qu’à l’époque, un homosexuel était assimilé à un eunuque. En effet, du point de vue des juifs en tout cas, les hommes qui ne pouvaient pas jouer leur rôle dans le processus de la génération perpétuelle, ne pouvaient être que des eunuques, des êtres déchus.
Mais par le baptême, tout change...
Il en va toujours ainsi de notre temps. Ce que l'on retient d'un homme, c'est souvent le mauvais côté, rarement le bon - que peu connaissent. Mon ami Jean-Paul, qui fut buveur, coureur de jupons, qui faisait la noce du samedi au lundi, s'est réveillé un jour sur le banc d'un parc. Un voisin l'a accuilli chez lui pour qu'il se réchauffe... et à ce moment-là, tout a changé pour lui. Il s'est converti, il est retourné à l'église, il a commencé de rendre des services à tous et à toutes, il a porté de la nourriture provenant de l'aide sociale à des personnes handicapées. Puis il a commencé de souffrir, il a maigri beaucoup, il ne se nourrissait pratiquement plus. A Pâques, cette année, il m'a confié être atteint d'un cancer de la gorge. Il m'est impossible de le joindre car il a même donné son unique téléphone portable.
Mais il est clair pour moi que Jean-Paul estun de ceux au sujet desquels Jésus a: «Tu entends le vent, mais tu ne sais, ni d’où il vient ni vers où il va. Ainsi en est-il de tout homme né de l’Esprit.»
Livre des Actes des Apôtres 8,26-40.
L'ange du Seigneur adressa la parole à Philippe : « Mets-toi en marche vers le midi, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. »
Et Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, reine d'Éthiopie, administrateur de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer Dieu.
Il en revenait, assis dans son char, et lisait le prophète Isaïe.
L'Esprit du Seigneur dit à Philippe : « Avance, et rejoins ce char. »
Philippe s'approcha en courant, et il entendit que l'homme lisait le prophète Isaïe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu vraiment ce que tu lis ? »
L'autre lui répondit : « Comment pourrais-je comprendre s'il n'y a personne pour me guider ? » Il invita donc Philippe à monter et à s'asseoir à côté de lui.
Le passage de l'Écriture qu'il lisait était celui-ci : Comme une brebis, on l'a conduit à l'abattoir, comme un agneau muet devant le tondeur, il n'ouvre pas la bouche.
Dans son humiliation, il n’a pas obtenu justice. Sa descendance, qui en parlera ? Car sa vie est retranchée de la terre.
Prenant la parole, l’eunuque dit à Philippe :
« Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ? De lui-même, ou bien d’un autre ? » Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus.
Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d’eau, et l’eunuque dit : « Voici de l’eau : qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? »
Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l'eau tous les deux, et Philippe baptisa l'eunuque.
Quand ils furent remontés de l'eau, l'Esprit du Seigneur emporta Philippe ; l'eunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux.
Philippe se retrouva dans la ville d'Ashdod, il annonçait la Bonne Nouvelle dans toutes les villes où il passait jusqu'à son arrivée à Césarée.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,44-51.
Après avoir multiplié les pains, Jésus disait à la foule des Juifs : " Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi.
Certes, personne n'a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi a la vie éternelle.
Moi, je suis le pain de la vie.
Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »
Cy Aelf, Paris
Après avoir multiplié les pains pour alimenter la foule venue l’écouter, Jésus donne le sens véritable du pain venu du ciel. Ce n’est ni un pain pour manger chaque jour, ni un sujet de spéculation sur la manne qui a nourri les juifs au désert. Mais le pain que donne le Père à tout homme, c’est son Fils et quiconque écoutera le Fils aura la vie éternelle
Ainsi, lorsque le Christ est venu dans le monde, il a donné et continue, de génération en génération, de donner le véritable sens des écritures. Tout l’enseignement que les juifs s’étaient appropriés à leur profit, va sortir d’Israël pour se répandre dans le monde entier.
De chaque être humain qui reçoit l’Evangile avec coeur, l’Esprit saint en fait une autre personne. Ce sont les mêmes hommes et les mêmes femmes du point de vue du corps et du point de vue de l’état civil, mais tous, par l’oeuvre de la Parole en eux, sont pour toujours différents. Ils sont nés de nouveau.
Pour bien confirmer la chose, notre prêtre nous a dit qu’à l’époque, un homosexuel était assimilé à un eunuque. En effet, du point de vue des juifs en tout cas, les hommes qui ne pouvaient pas jouer leur rôle dans le processus de la génération perpétuelle, ne pouvaient être que des eunuques, des êtres déchus.
Mais par le baptême, tout change...
Il en va toujours ainsi de notre temps. Ce que l'on retient d'un homme, c'est souvent le mauvais côté, rarement le bon - que peu connaissent. Mon ami Jean-Paul, qui fut buveur, coureur de jupons, qui faisait la noce du samedi au lundi, s'est réveillé un jour sur le banc d'un parc. Un voisin l'a accuilli chez lui pour qu'il se réchauffe... et à ce moment-là, tout a changé pour lui. Il s'est converti, il est retourné à l'église, il a commencé de rendre des services à tous et à toutes, il a porté de la nourriture provenant de l'aide sociale à des personnes handicapées. Puis il a commencé de souffrir, il a maigri beaucoup, il ne se nourrissait pratiquement plus. A Pâques, cette année, il m'a confié être atteint d'un cancer de la gorge. Il m'est impossible de le joindre car il a même donné son unique téléphone portable.
Mais il est clair pour moi que Jean-Paul estun de ceux au sujet desquels Jésus a: «Tu entends le vent, mais tu ne sais, ni d’où il vient ni vers où il va. Ainsi en est-il de tout homme né de l’Esprit.»
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
L'oeuvre du pain qui descend du ciel
Le vendredi de la 3e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 9,1-20.
Saul était toujours animé d'une rage meurtrière contre les disciples du Seigneur. Il alla trouver le grand prêtre et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin de faire prisonniers et de ramener à Jérusalem tous les adeptes de la Voie de Jésus, hommes et femmes, qu'il découvrirait.
Comme il était en route et approchait de Damas, une lumière venant du ciel l'enveloppa soudain de sa clarté. Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? »
Il répondit : « Qui es-tu, Seigneur ? - Je suis Jésus, celui que tu persécutes.
Relève-toi et entre dans la ville : on te dira ce que tu dois faire. »
Ses compagnons de route s'étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne.
Saul se releva et, bien qu'il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le prirent par la main pour le faire entrer à Damas.
Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni boire.
Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur l'appela : « Ananie ! » Il répondit : « Me voici, Seigneur. »
Le Seigneur reprit : « Lève-toi, va dans la rue Droite, chez Jude : tu demanderas un homme appelé Saul, de Tarse. Il est en prière, et il a eu cette vision : un homme, du nom d'Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue. »
Ananie répondit : « Seigneur, j'ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu'il a fait à tes fidèles de Jérusalem.
S'il est ici, c'est que les chefs des prêtres lui ont donné le pouvoir d'arrêter tous ceux qui invoquent ton Nom. »
Mais le Seigneur lui dit : « Va ! cet homme est l'instrument que j'ai choisi pour faire parvenir mon Nom auprès des nations païennes, auprès des rois et des fils d'Israël.
Et moi, je lui ferai découvrir tout ce qu'il lui faudra souffrir pour mon Nom. »
Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en disant : « Saul, mon frère, celui qui m'a envoyé, c'est le Seigneur, c'est Jésus, celui qui s'est montré à toi sur le chemin que tu suivais pour venir ici. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d'Esprit Saint. »
Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva et il reçut le baptême.
Puis il prit de la nourriture et les forces lui revinrent.
Il passa quelques jours avec les disciples de Damas et, sans plus attendre, il proclamait Jésus dans les synagogues, affirmant qu'il est le Fils de Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,52-59.
Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
Voilà ce que Jésus a dit, dans son enseignement à la synagogue de Capharnaüm.
Cy Aelf, Paris
Jésus, dans la synagogue de Capharnaüm, tient des propos qui choquent : il faut manger sa chair et boire son sang ? Que veut-il dire, faut-il devenir cannibale, le tuer, puis le manger, et boire son sang ? Ces paroles ne commenceront à prendre une signification particulière qu’au moment de la dernière cène, par l’institution de l’Eucharistie - et , par la suite, tous comprendront.
Bien sûr, ceux qui l’ont endendu parler ainsi n’y ont rien compris. Mais le jour où les disciples commenceront à partager le pain dans un rite perpétuel, destiné à tous les fidèles, à ce moment-là, ils comprendront. Or, il ne s’agit pas simplement de comprendre des paroles symboliques, mais il faut encore y adhérer par la foi.
J’ai songé ce matin à cette «joie et force» que je puise chaque jour à la communion depuis deux à trois dizaines d’années ! Maintenant que je prends de l’âge, je me retourne et je découvre un monde qui a changé autour de moi sans que je sois atteint. Il est devenu tout à la fois plus jouisseur, plus dur et plus méchant.
Ce dernier jeudi saint, dans la soirée, lorsque je suis tombé front en avant sur un pavé, j’ai cru à un faux mouvement de mon pied droit. Mais au fil des jours, les langues se sont déliées: je suis resté étendu front contre le sol pendant vingt minutes jusqu’à l’arrivée de l’ambulance. Un vrai petit spectacle ! Une douzaine de personnes sont venus voir «le corps». Et en réalité, mon pied n’a jamais glissé, mais un inconnu m’a foncé dessus, dans le dos, sur un vélo qui a été déclaré volé le lendemain. Il s’agirait d’une vengeance d’un des dealers qui envahissaient mon couloir. Celui-ci est désormais sécurisé par l’installation, en face de chez moi, d’un restaurant italien.
Quel rapport avec les textes du jour ? J’en suis sorti indemne et je n’ai eu qu’une seule hâte: que la cicatrice des point de suture s’efface afin que je puisse, sans choquer, retourner à ma messe matinale. Et l’hostie du dimanche de Pâques, je l’ai reçue d’un fidèle qui sortait de la messe - lequel fidèle’est converti et est retourné à l’église... après avoir contemplé la petite image de Jésus miséricordieux... que j’avais déposée sur un de mes présentoirs de livres...en 2004 ! (Comment pourrait-on enfiler une série de telles coïncidences, sans l’oeuvre de la providence ?)
Si l’on me demande: quel rapport avec la première lecture ? Eh bien, l’apôtre est lui aussi tombé lourdement sur le sol. Parce que, comme toujours : «Ce qui s’élève sera abaisse, ce qui s’abaisse sera élevé»
.
Livre des Actes des Apôtres 9,1-20.
Saul était toujours animé d'une rage meurtrière contre les disciples du Seigneur. Il alla trouver le grand prêtre et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin de faire prisonniers et de ramener à Jérusalem tous les adeptes de la Voie de Jésus, hommes et femmes, qu'il découvrirait.
Comme il était en route et approchait de Damas, une lumière venant du ciel l'enveloppa soudain de sa clarté. Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? »
Il répondit : « Qui es-tu, Seigneur ? - Je suis Jésus, celui que tu persécutes.
Relève-toi et entre dans la ville : on te dira ce que tu dois faire. »
Ses compagnons de route s'étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne.
Saul se releva et, bien qu'il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le prirent par la main pour le faire entrer à Damas.
Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni boire.
Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur l'appela : « Ananie ! » Il répondit : « Me voici, Seigneur. »
Le Seigneur reprit : « Lève-toi, va dans la rue Droite, chez Jude : tu demanderas un homme appelé Saul, de Tarse. Il est en prière, et il a eu cette vision : un homme, du nom d'Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue. »
Ananie répondit : « Seigneur, j'ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu'il a fait à tes fidèles de Jérusalem.
S'il est ici, c'est que les chefs des prêtres lui ont donné le pouvoir d'arrêter tous ceux qui invoquent ton Nom. »
Mais le Seigneur lui dit : « Va ! cet homme est l'instrument que j'ai choisi pour faire parvenir mon Nom auprès des nations païennes, auprès des rois et des fils d'Israël.
Et moi, je lui ferai découvrir tout ce qu'il lui faudra souffrir pour mon Nom. »
Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en disant : « Saul, mon frère, celui qui m'a envoyé, c'est le Seigneur, c'est Jésus, celui qui s'est montré à toi sur le chemin que tu suivais pour venir ici. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d'Esprit Saint. »
Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva et il reçut le baptême.
Puis il prit de la nourriture et les forces lui revinrent.
Il passa quelques jours avec les disciples de Damas et, sans plus attendre, il proclamait Jésus dans les synagogues, affirmant qu'il est le Fils de Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,52-59.
Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
Voilà ce que Jésus a dit, dans son enseignement à la synagogue de Capharnaüm.
Cy Aelf, Paris
Jésus, dans la synagogue de Capharnaüm, tient des propos qui choquent : il faut manger sa chair et boire son sang ? Que veut-il dire, faut-il devenir cannibale, le tuer, puis le manger, et boire son sang ? Ces paroles ne commenceront à prendre une signification particulière qu’au moment de la dernière cène, par l’institution de l’Eucharistie - et , par la suite, tous comprendront.
Bien sûr, ceux qui l’ont endendu parler ainsi n’y ont rien compris. Mais le jour où les disciples commenceront à partager le pain dans un rite perpétuel, destiné à tous les fidèles, à ce moment-là, ils comprendront. Or, il ne s’agit pas simplement de comprendre des paroles symboliques, mais il faut encore y adhérer par la foi.
J’ai songé ce matin à cette «joie et force» que je puise chaque jour à la communion depuis deux à trois dizaines d’années ! Maintenant que je prends de l’âge, je me retourne et je découvre un monde qui a changé autour de moi sans que je sois atteint. Il est devenu tout à la fois plus jouisseur, plus dur et plus méchant.
Ce dernier jeudi saint, dans la soirée, lorsque je suis tombé front en avant sur un pavé, j’ai cru à un faux mouvement de mon pied droit. Mais au fil des jours, les langues se sont déliées: je suis resté étendu front contre le sol pendant vingt minutes jusqu’à l’arrivée de l’ambulance. Un vrai petit spectacle ! Une douzaine de personnes sont venus voir «le corps». Et en réalité, mon pied n’a jamais glissé, mais un inconnu m’a foncé dessus, dans le dos, sur un vélo qui a été déclaré volé le lendemain. Il s’agirait d’une vengeance d’un des dealers qui envahissaient mon couloir. Celui-ci est désormais sécurisé par l’installation, en face de chez moi, d’un restaurant italien.
Quel rapport avec les textes du jour ? J’en suis sorti indemne et je n’ai eu qu’une seule hâte: que la cicatrice des point de suture s’efface afin que je puisse, sans choquer, retourner à ma messe matinale. Et l’hostie du dimanche de Pâques, je l’ai reçue d’un fidèle qui sortait de la messe - lequel fidèle’est converti et est retourné à l’église... après avoir contemplé la petite image de Jésus miséricordieux... que j’avais déposée sur un de mes présentoirs de livres...en 2004 ! (Comment pourrait-on enfiler une série de telles coïncidences, sans l’oeuvre de la providence ?)
Si l’on me demande: quel rapport avec la première lecture ? Eh bien, l’apôtre est lui aussi tombé lourdement sur le sol. Parce que, comme toujours : «Ce qui s’élève sera abaisse, ce qui s’abaisse sera élevé»
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
C'est l'esprit qui fait vivre, la chair n'est capable de rie
Le samedi de la 3e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 9,31-42.
L'Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie. Dans la crainte du Seigneur, elle se construisait et elle avançait ; elle se multipliait avec l'assistance de l'Esprit Saint.
Or, il arriva que Pierre, parcourant tout le pays, descendit jusqu'à Lod et visita les fidèles de cette ville.
Il y trouva un certain Énéas alité depuis huit ans parce qu'il était paralysé.
Pierre lui dit : « Énéas, Jésus Christ te guérit, lève-toi et fais ton lit toi-même. » Et aussitôt il se leva.
Tous les habitants de Lod et de la plaine de Saron purent voir cet homme, et ils se convertirent au Seigneur.
Il y avait aussi à Jaffa une femme disciple du Seigneur, appelée Tabitha (ce nom veut dire : Gazelle). Toute sa vie se passait en bonnes actions et en aumônes.
Or, il arriva en ces jours-là qu'elle tomba malade et qu'elle mourut. Après la toilette funèbre, on la déposa dans la chambre du haut.
Comme Lod est près de Jaffa, les disciples, apprenant que Pierre s'y trouvait, lui envoyèrent deux hommes avec cet appel : « Viens chez nous sans tarder. »
Pierre se mit en route avec eux. A son arrivée on le fit monter à la chambre du haut, où il trouva toutes les veuves en larmes : elles lui montraient les tuniques et les manteaux que Tabitha faisait quand elle était avec elles.
Pierre fit sortir tout le monde, se mit à genoux et pria, puis il se tourna vers le corps, et il dit : « Tabitha, lève-toi ! » Elle ouvrit les yeux et, voyant Pierre, elle se redressa et s'assit.
Pierre, lui donnant la main, la fit lever. Puis il appela les fidèles et les veuves et la leur présenta vivante.
Toute la ville de Jaffa en fut informée, et beaucoup crurent au Seigneur.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,60-69.
Jésus avait dit dans la synagogue de Capharnaüm : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle. » Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, s'écrièrent : « Ce qu'il dit là est intolérable, on ne peut pas continuer à l'écouter ! »
Jésus connaissait par lui-même ces récriminations des disciples. Il leur dit : « Cela vous heurte ? Et quand vous verrez le Fils de l'homme monter là où il était auparavant ?. . .
C'est l'esprit qui fait vivre, la chair n'est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie.
Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas, et celui qui le livrerait.
Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. »
A partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s'en allèrent et cessèrent de marcher avec lui. Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle.Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint, le Saint de Dieu. »
Cy Aelf, Paris
Les textes de ce samedi nous montrent bien que, sans une foi d’adhésion personnelle à Jésus, il n’y a pas d’oeuvres dignes de la miséricorde divine, pas de manifestation surnaturelle, encore moins d’oeuvres miraculeuses comme celle accomplie par Pierre à Lod, envers Tabitha. Or, c’est le même Pierre, sous l‘emprise de la peur, Pierre qui a renié Jésus lors de la passion.
Parmi les disciples aussi - et de notre temps, pour toutes celles et tous ceux qui veulent suivre - se produiront de nécessaires épreuves, qui sont autant de remise en question de la compréhension du monde et de la vie. Je pense souvent aux doutes de l’apôtre Philippe : Jésus l’a lui-même mis au défi de croire, peu avant de multiplier les pains et les poissons.
Peu avant sa passion, Jésus interpelle encore Philippe en lui disant: « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? (Jn 14)
Philippe n’en ira pas moins évangéliser les peuples d’Asie mineure. Il ne s’agit donc pas de doutes réels, mais plutôt de difficultés de compréhension. Dans la relation personnelle au Christ, la compréhension raisonnable et intelligente doit être dépassée par un mouvement du coeur beaucoup plus profond, qui entraîne véritablement l'âme vers une adhésion totale à Jésus.
En ce mois de mai 2014, je me suis mis à écrire un journal personnel, que je tiens le soir ou tôt le matin. J’écris simplement les mots qui me viennent (ce n’est pas comme j’écris ici afin d’être pouvoir lu et compris de tous). Il y aurait donc beaucoup à effacer de ce journal, mais de temps à autre apparaissent des mots dont je peux ressentir qu’ils ne sont pas vraiment de moi, comme celui-ci:
«Ce que tu dois supporter, tu dois aussi l’accepter.»
Il me faut donc accepter en toute confiance les difficultés que l’âge, mais aussi les conditions économiques, poseront sur ma route. Ainsi, pour qui ce soit, il y a toute une façon d’être qui doit se mettre en place dans la durée afin de répondre à la volonté de Dieu.
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Livre des Actes des Apôtres 9,31-42.
L'Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie. Dans la crainte du Seigneur, elle se construisait et elle avançait ; elle se multipliait avec l'assistance de l'Esprit Saint.
Or, il arriva que Pierre, parcourant tout le pays, descendit jusqu'à Lod et visita les fidèles de cette ville.
Il y trouva un certain Énéas alité depuis huit ans parce qu'il était paralysé.
Pierre lui dit : « Énéas, Jésus Christ te guérit, lève-toi et fais ton lit toi-même. » Et aussitôt il se leva.
Tous les habitants de Lod et de la plaine de Saron purent voir cet homme, et ils se convertirent au Seigneur.
Il y avait aussi à Jaffa une femme disciple du Seigneur, appelée Tabitha (ce nom veut dire : Gazelle). Toute sa vie se passait en bonnes actions et en aumônes.
Or, il arriva en ces jours-là qu'elle tomba malade et qu'elle mourut. Après la toilette funèbre, on la déposa dans la chambre du haut.
Comme Lod est près de Jaffa, les disciples, apprenant que Pierre s'y trouvait, lui envoyèrent deux hommes avec cet appel : « Viens chez nous sans tarder. »
Pierre se mit en route avec eux. A son arrivée on le fit monter à la chambre du haut, où il trouva toutes les veuves en larmes : elles lui montraient les tuniques et les manteaux que Tabitha faisait quand elle était avec elles.
Pierre fit sortir tout le monde, se mit à genoux et pria, puis il se tourna vers le corps, et il dit : « Tabitha, lève-toi ! » Elle ouvrit les yeux et, voyant Pierre, elle se redressa et s'assit.
Pierre, lui donnant la main, la fit lever. Puis il appela les fidèles et les veuves et la leur présenta vivante.
Toute la ville de Jaffa en fut informée, et beaucoup crurent au Seigneur.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,60-69.
Jésus avait dit dans la synagogue de Capharnaüm : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle. » Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, s'écrièrent : « Ce qu'il dit là est intolérable, on ne peut pas continuer à l'écouter ! »
Jésus connaissait par lui-même ces récriminations des disciples. Il leur dit : « Cela vous heurte ? Et quand vous verrez le Fils de l'homme monter là où il était auparavant ?. . .
C'est l'esprit qui fait vivre, la chair n'est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie.
Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas, et celui qui le livrerait.
Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. »
A partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s'en allèrent et cessèrent de marcher avec lui. Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle.Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint, le Saint de Dieu. »
Cy Aelf, Paris
Les textes de ce samedi nous montrent bien que, sans une foi d’adhésion personnelle à Jésus, il n’y a pas d’oeuvres dignes de la miséricorde divine, pas de manifestation surnaturelle, encore moins d’oeuvres miraculeuses comme celle accomplie par Pierre à Lod, envers Tabitha. Or, c’est le même Pierre, sous l‘emprise de la peur, Pierre qui a renié Jésus lors de la passion.
Parmi les disciples aussi - et de notre temps, pour toutes celles et tous ceux qui veulent suivre - se produiront de nécessaires épreuves, qui sont autant de remise en question de la compréhension du monde et de la vie. Je pense souvent aux doutes de l’apôtre Philippe : Jésus l’a lui-même mis au défi de croire, peu avant de multiplier les pains et les poissons.
Peu avant sa passion, Jésus interpelle encore Philippe en lui disant: « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? (Jn 14)
Philippe n’en ira pas moins évangéliser les peuples d’Asie mineure. Il ne s’agit donc pas de doutes réels, mais plutôt de difficultés de compréhension. Dans la relation personnelle au Christ, la compréhension raisonnable et intelligente doit être dépassée par un mouvement du coeur beaucoup plus profond, qui entraîne véritablement l'âme vers une adhésion totale à Jésus.
En ce mois de mai 2014, je me suis mis à écrire un journal personnel, que je tiens le soir ou tôt le matin. J’écris simplement les mots qui me viennent (ce n’est pas comme j’écris ici afin d’être pouvoir lu et compris de tous). Il y aurait donc beaucoup à effacer de ce journal, mais de temps à autre apparaissent des mots dont je peux ressentir qu’ils ne sont pas vraiment de moi, comme celui-ci:
«Ce que tu dois supporter, tu dois aussi l’accepter.»
Il me faut donc accepter en toute confiance les difficultés que l’âge, mais aussi les conditions économiques, poseront sur ma route. Ainsi, pour qui ce soit, il y a toute une façon d’être qui doit se mettre en place dans la durée afin de répondre à la volonté de Dieu.
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Le bon pasteur et ses brebis
Le lundi de la 4e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 11,1-18.
Les Apôtres et les frères qui étaient en Judée avaient appris que les nations païennes elles aussi avaient reçu la parole de Dieu.
Lorsque Pierre fut de retour à Jérusalem, ceux qui venaient du judaïsme se mirent à discuter avec lui :
« Tu es entré chez des hommes qui n'ont pas la circoncision, et tu as mangé avec eux ! »
Alors Pierre reprit l'affaire depuis le début et leur exposa tout en détail :
« J'étais dans la ville de Jaffa, en train de prier, et voici la vision que j'ai eue dans une extase : c'était un objet qui descendait. On aurait dit une grande toile ; venant du ciel jusqu'à moi, elle se posait par les quatre coins.
Fixant les yeux sur elle, je l'examinai et je vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles et les oiseaux du ciel.
J'entendis une voix qui me disait : 'Allons, Pierre, immole ces bêtes et mange-les ! '
Je répondis : 'Certainement pas, Seigneur ! Jamais aucun aliment interdit ou impur n'est entré dans ma bouche. '
Une deuxième fois, du haut du ciel la voix reprit : 'Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne le déclare pas interdit. '
Cela recommença une troisième fois, puis tout fut remonté au ciel.
Et voilà qu'à l'instant même, devant la maison où j'étais, survinrent trois hommes qui m'étaient envoyés de Césarée.
L'Esprit me dit d'aller avec eux sans me faire de scrupule. Les six frères qui sont ici m'ont accompagné, et nous sommes entrés chez le centurion Corneille.
Il nous raconta comment il avait vu dans sa maison l'ange qui venait lui dire : 'Envoie quelqu'un à Jaffa pour convoquer Simon surnommé Pierre.
Il t'adressera des paroles par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison. '
Au moment où je prenais la parole, l'Esprit Saint s'empara de ceux qui étaient là, comme il l'avait fait au commencement pour nous.
Alors je me suis rappelé la parole que le Seigneur avait dite : 'Jean a baptisé avec de l'eau, mais vous, c'est dans l'Esprit Saint que vous serez baptisés. '
S'ils ont reçu de Dieu le même don que nous, en croyant au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour empêcher l'action de Dieu ? »
En entendant ces paroles, ils se calmèrent et ils rendirent gloire à Dieu, en disant : « Voici que les païens eux-mêmes ont reçu de Dieu la conversion qui fait entrer dans la vie. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,11-18.
Jésus disait aux Juifs : « Je suis le bon pasteur, le vrai berger. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis.
Le berger mercenaire, lui, n'est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas : s'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s'enfuit ; le loup s'en empare et les disperse.
Ce berger n'est qu'un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.
Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent,
comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.
J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.
Le Père m'aime parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite.
Personne n'a pu me l'enlever : je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j'ai reçu de mon Père. »
Cy Aelf, Paris
Les brebis qui ne sont pas de la bergerie d'Israël, le bon pasteur leur parlera et elles écouteront sa voix. C'est ainsi que le centurion Corneille est lui aussi appelé au baptême, même si au yeux des juifs, et même des juifs devenus chrétiens, cela paraît d'abord comme quelque chose d'inacceptable. Ils font à Pierre le reproche de s'être ainsi à la table d'hommes incirconcis et d'avoir mangé de leurs plats, dont des viandes probablement interdites.
En cette occasion, le prêtre nous a parlé du Seigneur comme étant le bon berger qui murmure à l'oreille de ses brebis - et il a fait allusion au roman "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux", dont un film a été tiré. C'est ainsi, nous a-t-il dit, que le Seigneur nous parle à nous aussi, ainsi qu'à tous les autres. Il parle au travers des événements quotidiens, des contrariétés, des peines et des changements de vie aussi Et Il nous guide ainsi, de manière certaine, pour peu que nous soyons attentifs. C'est souvent notre résistance d'hommes "raisonnables" et peu contemplatifs, qui nous empêchent souvent de comprendre et d'agir.
Ainsi, Pierre a commencé par résister à la parole qui est adressée dans une extase. Qu'est-ce qu'un bon juif comme Pierre irait faire à la table d'un centurion romain ? Comme il nous est pénible de sortir de nos habitudes !
A mon propre sujet, je peux dire que, chaque matin - et spécialement l'hiver, je dois me contraindre moi-même pour me lever, me préparer et me mettre en route pour la messe. Depuis plus de quinze ans, je supporte au réveil un fort sentiment dépressif ... qui ne ferait qu'empirer si je l'écoutais. La guérison de ma dépression au cours des années 90 se poursuit donc chaque jour. J'ai confiance que mes changements de vie futurs seront invisiblement guidés selon la volonté du bon Pasteur.
.
Livre des Actes des Apôtres 11,1-18.
Les Apôtres et les frères qui étaient en Judée avaient appris que les nations païennes elles aussi avaient reçu la parole de Dieu.
Lorsque Pierre fut de retour à Jérusalem, ceux qui venaient du judaïsme se mirent à discuter avec lui :
« Tu es entré chez des hommes qui n'ont pas la circoncision, et tu as mangé avec eux ! »
Alors Pierre reprit l'affaire depuis le début et leur exposa tout en détail :
« J'étais dans la ville de Jaffa, en train de prier, et voici la vision que j'ai eue dans une extase : c'était un objet qui descendait. On aurait dit une grande toile ; venant du ciel jusqu'à moi, elle se posait par les quatre coins.
Fixant les yeux sur elle, je l'examinai et je vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles et les oiseaux du ciel.
J'entendis une voix qui me disait : 'Allons, Pierre, immole ces bêtes et mange-les ! '
Je répondis : 'Certainement pas, Seigneur ! Jamais aucun aliment interdit ou impur n'est entré dans ma bouche. '
Une deuxième fois, du haut du ciel la voix reprit : 'Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne le déclare pas interdit. '
Cela recommença une troisième fois, puis tout fut remonté au ciel.
Et voilà qu'à l'instant même, devant la maison où j'étais, survinrent trois hommes qui m'étaient envoyés de Césarée.
L'Esprit me dit d'aller avec eux sans me faire de scrupule. Les six frères qui sont ici m'ont accompagné, et nous sommes entrés chez le centurion Corneille.
Il nous raconta comment il avait vu dans sa maison l'ange qui venait lui dire : 'Envoie quelqu'un à Jaffa pour convoquer Simon surnommé Pierre.
Il t'adressera des paroles par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison. '
Au moment où je prenais la parole, l'Esprit Saint s'empara de ceux qui étaient là, comme il l'avait fait au commencement pour nous.
Alors je me suis rappelé la parole que le Seigneur avait dite : 'Jean a baptisé avec de l'eau, mais vous, c'est dans l'Esprit Saint que vous serez baptisés. '
S'ils ont reçu de Dieu le même don que nous, en croyant au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour empêcher l'action de Dieu ? »
En entendant ces paroles, ils se calmèrent et ils rendirent gloire à Dieu, en disant : « Voici que les païens eux-mêmes ont reçu de Dieu la conversion qui fait entrer dans la vie. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,11-18.
Jésus disait aux Juifs : « Je suis le bon pasteur, le vrai berger. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis.
Le berger mercenaire, lui, n'est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas : s'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s'enfuit ; le loup s'en empare et les disperse.
Ce berger n'est qu'un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.
Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent,
comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.
J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.
Le Père m'aime parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite.
Personne n'a pu me l'enlever : je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j'ai reçu de mon Père. »
Cy Aelf, Paris
Les brebis qui ne sont pas de la bergerie d'Israël, le bon pasteur leur parlera et elles écouteront sa voix. C'est ainsi que le centurion Corneille est lui aussi appelé au baptême, même si au yeux des juifs, et même des juifs devenus chrétiens, cela paraît d'abord comme quelque chose d'inacceptable. Ils font à Pierre le reproche de s'être ainsi à la table d'hommes incirconcis et d'avoir mangé de leurs plats, dont des viandes probablement interdites.
En cette occasion, le prêtre nous a parlé du Seigneur comme étant le bon berger qui murmure à l'oreille de ses brebis - et il a fait allusion au roman "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux", dont un film a été tiré. C'est ainsi, nous a-t-il dit, que le Seigneur nous parle à nous aussi, ainsi qu'à tous les autres. Il parle au travers des événements quotidiens, des contrariétés, des peines et des changements de vie aussi Et Il nous guide ainsi, de manière certaine, pour peu que nous soyons attentifs. C'est souvent notre résistance d'hommes "raisonnables" et peu contemplatifs, qui nous empêchent souvent de comprendre et d'agir.
Ainsi, Pierre a commencé par résister à la parole qui est adressée dans une extase. Qu'est-ce qu'un bon juif comme Pierre irait faire à la table d'un centurion romain ? Comme il nous est pénible de sortir de nos habitudes !
A mon propre sujet, je peux dire que, chaque matin - et spécialement l'hiver, je dois me contraindre moi-même pour me lever, me préparer et me mettre en route pour la messe. Depuis plus de quinze ans, je supporte au réveil un fort sentiment dépressif ... qui ne ferait qu'empirer si je l'écoutais. La guérison de ma dépression au cours des années 90 se poursuit donc chaque jour. J'ai confiance que mes changements de vie futurs seront invisiblement guidés selon la volonté du bon Pasteur.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La foi se répand au travers des bouleversements
]Le mardi de la 4e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 11,19-26. [/b]
Le violent mouvement soulevé contre Étienne avait provoqué la dispersion des frères. Ils allèrent jusqu'en Phénicie, à Chypre et à Antioche. Ils annonçaient la Parole exclusivement aux Juifs.
Et pourtant, il y avait parmi eux des hommes, originaires de Chypre et de Cyrénaïque, qui, en arrivant à Antioche, s'adressaient aussi aux Grecs pour leur annoncer cette Bonne Nouvelle : Jésus est le Seigneur.
La puissance du Seigneur était avec eux : un grand nombre de gens devinrent croyants et se convertirent au Seigneur.
L'Église de Jérusalem entendit parler de tout cela, et l'on envoya Barnabé jusqu'à Antioche.
A son arrivée, voyant les effets de la grâce de Dieu, il fut dans la joie. Il les exhortait tous à rester d'un cœur ferme attachés au Seigneur ; c'était un homme de valeur, rempli d'Esprit Saint et de foi. Une foule considérable adhéra au Seigneur. Barnabé repartit pour aller à Tarse chercher Saul. Il le trouva et le ramena à Antioche.
Pendant toute une année, ils furent ensemble les hôtes de l'Église, ils instruisirent une foule considérable ; et c'est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,22-30.
On célébrait à Jérusalem l'anniversaire de la dédicace du Temple. C'était l'hiver.
Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon.
Les Juifs se groupèrent autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous laisser dans le doute ? Si tu es le Messie, dis-le-nous ouvertement ! »
Jésus leur répondit : « Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage.
Mais vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis.
Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut rien arracher de la main du Père.
Le Père et moi, nous sommes UN. »
Cy Aelf, Paris
La prédication des apôtres sous l'action de l'Esprit-Saint donne à l'Eglise naissante une vigueur extraordinaire.
La foi dans le Christ ne cessera plus de s'étendre en dépit des persécutions, lesquelles ne font que confirmer le message de l'Evangile.
Cette réflexion m'a fait tressaillir de joie dans la petite chapelle noyée sous la pluie, car c'est un fait qu' en disant ouvertement ma foi autour de moi, j'ai moi aussi connu des brimades. Elles ont pris la forme de "blagues et de plaisanteries" supportables au début - car je les connais quasi toutes. Cela a duré jusqu'au moment où l'on s'en est pris à ma personne par le truchement d'une drogue versée dans mon verre. Mais plus tard, en rentrant chez moi, j'ai fait une chute qui m'a laissé évanoui sans connaissance. Lorsque j'ai retrouvé mes esprits, j'étais aux urgences avec douze points de suture au front.
Sur le moment, j'ai cru à une "glissade" due à la faiblesse de mon pied droit - mais l'on m'a signalé : "votre vélo a été embarqué par la police." Etrange: je n'ai pas de vélo ! Les ambulanciers ne m'ont ne m'a pas cru, mais les langues ont fini par se délier : un inconnu, en faisant du "wheeling", m'a poussé dans le dos avec la roue avant.
Je suis resté en état de choc une dizaine de jours.
Dans l'état où j'étais, je n'ai pu assister à la messe de Pâques qu'à la radio, mais j'ai tout de même pu communier - et c'est à ce moment que j'ai réalisé pleinement ce que j'avais traversé. Car, entre-temps, quelques personnes étaient venues me parler en faveur de la foi. Même s'il est hors de question de recommencer à courir de nouveaux risques... cette crise de société que nous traversons sera, pour nous tous, un défi de foi, et un défi à relever !
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Livre des Actes des Apôtres 11,19-26. [/b]
Le violent mouvement soulevé contre Étienne avait provoqué la dispersion des frères. Ils allèrent jusqu'en Phénicie, à Chypre et à Antioche. Ils annonçaient la Parole exclusivement aux Juifs.
Et pourtant, il y avait parmi eux des hommes, originaires de Chypre et de Cyrénaïque, qui, en arrivant à Antioche, s'adressaient aussi aux Grecs pour leur annoncer cette Bonne Nouvelle : Jésus est le Seigneur.
La puissance du Seigneur était avec eux : un grand nombre de gens devinrent croyants et se convertirent au Seigneur.
L'Église de Jérusalem entendit parler de tout cela, et l'on envoya Barnabé jusqu'à Antioche.
A son arrivée, voyant les effets de la grâce de Dieu, il fut dans la joie. Il les exhortait tous à rester d'un cœur ferme attachés au Seigneur ; c'était un homme de valeur, rempli d'Esprit Saint et de foi. Une foule considérable adhéra au Seigneur. Barnabé repartit pour aller à Tarse chercher Saul. Il le trouva et le ramena à Antioche.
Pendant toute une année, ils furent ensemble les hôtes de l'Église, ils instruisirent une foule considérable ; et c'est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,22-30.
On célébrait à Jérusalem l'anniversaire de la dédicace du Temple. C'était l'hiver.
Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon.
Les Juifs se groupèrent autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous laisser dans le doute ? Si tu es le Messie, dis-le-nous ouvertement ! »
Jésus leur répondit : « Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage.
Mais vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis.
Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut rien arracher de la main du Père.
Le Père et moi, nous sommes UN. »
Cy Aelf, Paris
La prédication des apôtres sous l'action de l'Esprit-Saint donne à l'Eglise naissante une vigueur extraordinaire.
La foi dans le Christ ne cessera plus de s'étendre en dépit des persécutions, lesquelles ne font que confirmer le message de l'Evangile.
Cette réflexion m'a fait tressaillir de joie dans la petite chapelle noyée sous la pluie, car c'est un fait qu' en disant ouvertement ma foi autour de moi, j'ai moi aussi connu des brimades. Elles ont pris la forme de "blagues et de plaisanteries" supportables au début - car je les connais quasi toutes. Cela a duré jusqu'au moment où l'on s'en est pris à ma personne par le truchement d'une drogue versée dans mon verre. Mais plus tard, en rentrant chez moi, j'ai fait une chute qui m'a laissé évanoui sans connaissance. Lorsque j'ai retrouvé mes esprits, j'étais aux urgences avec douze points de suture au front.
Sur le moment, j'ai cru à une "glissade" due à la faiblesse de mon pied droit - mais l'on m'a signalé : "votre vélo a été embarqué par la police." Etrange: je n'ai pas de vélo ! Les ambulanciers ne m'ont ne m'a pas cru, mais les langues ont fini par se délier : un inconnu, en faisant du "wheeling", m'a poussé dans le dos avec la roue avant.
Je suis resté en état de choc une dizaine de jours.
Dans l'état où j'étais, je n'ai pu assister à la messe de Pâques qu'à la radio, mais j'ai tout de même pu communier - et c'est à ce moment que j'ai réalisé pleinement ce que j'avais traversé. Car, entre-temps, quelques personnes étaient venues me parler en faveur de la foi. Même s'il est hors de question de recommencer à courir de nouveaux risques... cette crise de société que nous traversons sera, pour nous tous, un défi de foi, et un défi à relever !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Apprendre à aimer de l'amour de Dieu
Fête de St Matthias, apôtre
Livre des Actes des Apôtres 1,15-17.20-26.
En ces jours-là, les frères étaient réunis au nombre d'environ cent vingt. Pierre se leva au milieu de l'assemblée et dit : « Frères, il fallait que l'Écriture s'accomplisse : par la bouche de David, l'Esprit Saint avait d'avance parlé de Judas, qui en est venu à servir de guide aux gens qui ont arrêté Jésus,
ce Judas qui pourtant était l'un de nous et avait reçu sa part de notre ministère.
Car il est écrit au livre des Psaumes : Que son domaine devienne un désert, et que personne n'y habite, et encore : Que sa charge passe à un autre.
Voici donc ce qu'il faut faire : il y a des hommes qui nous ont accompagnés durant tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu parmi nous, depuis son baptême par Jean jusqu'au jour où il nous a été enlevé. Il faut donc que l'un d'entre eux devienne avec nous témoin de sa résurrection. »
On en présenta deux : Joseph Barsabbas, surnommé Justus, et Matthias.
Puis l'assemblée fit cette prière : « Toi, Seigneur, qui connais le cœur de tous les hommes, montre-nous lequel des deux tu as choisi pour prendre place dans le ministère des Apôtres, que Judas a déserté en partant vers son destin. » On tira au sort, et le sort tomba sur Matthias, qui fut dès lors associé aux onze Apôtres.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,9-17.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie.
Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître.
Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera. Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.
Cy Aelf, Paris
Quel est cet amour qui fait l'objet d'un commandement ? Parce qu'il ne s'agit pas d'aimer le prochain selon notre goût personnel, mais d'aimer à l'imitation du Christ dont l'amour ne fait exception de personne. C'est pourquoi Jésus déclare encore : "Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?" (Mt - 5 : 46) On ne devient donc vraiment un ami de Jésus que lorsque l'on accomplit ce qu'il commande.
C'est sur ce point que repose, je le crois, toute l'éducation chrétienne. Je me souviens très bien de cette recommendation de ma mère, lorsque j'étais petit enfant : elle me disait: "Si tu vois un camarade qui n'a pas de "quatre heures", n'oublie pas de partager le tien avec lui". Et j'obéissais en songeant à ce que m'avait dit ma mère. J'obéissais à cause de l'amour d'une autre personne et j'en éprouvais un grand contentement.
De la même manière, à partir du moment où quelqu'un a pratiqué l'amour de charité et de miséricorde envers autrui, il entre directement dans le dessein de Dieu. Et c'est vrai qu'il aura sa récompense. Pas seulement au jour du jugement dernier, mais aussi dans le temps de sa vie. Car quiconque a un jour franchi la frontière de l'amour exclusif de soi-même est pasée d'emblée dans un autre univers. Je suis certain que d'autres que moi peuvent en témoigner.
Je retrouve la même considération dans le choix qui est fait de Matthias. Le tirage au sort auquel procèdent les apôtres, peut étonner aussi. Mais le sort, dans ce cas-ci, n'est pas le hasard: car le hasard ne fait pas l'objet de prière ! On ne s'en remet donc pas au hasard, mais au choix du Seigneur. Apprenons donc à dire avec Jésus : "Seigneur, non comme je veux, mais comme Toi tu veux !"
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Livre des Actes des Apôtres 1,15-17.20-26.
En ces jours-là, les frères étaient réunis au nombre d'environ cent vingt. Pierre se leva au milieu de l'assemblée et dit : « Frères, il fallait que l'Écriture s'accomplisse : par la bouche de David, l'Esprit Saint avait d'avance parlé de Judas, qui en est venu à servir de guide aux gens qui ont arrêté Jésus,
ce Judas qui pourtant était l'un de nous et avait reçu sa part de notre ministère.
Car il est écrit au livre des Psaumes : Que son domaine devienne un désert, et que personne n'y habite, et encore : Que sa charge passe à un autre.
Voici donc ce qu'il faut faire : il y a des hommes qui nous ont accompagnés durant tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu parmi nous, depuis son baptême par Jean jusqu'au jour où il nous a été enlevé. Il faut donc que l'un d'entre eux devienne avec nous témoin de sa résurrection. »
On en présenta deux : Joseph Barsabbas, surnommé Justus, et Matthias.
Puis l'assemblée fit cette prière : « Toi, Seigneur, qui connais le cœur de tous les hommes, montre-nous lequel des deux tu as choisi pour prendre place dans le ministère des Apôtres, que Judas a déserté en partant vers son destin. » On tira au sort, et le sort tomba sur Matthias, qui fut dès lors associé aux onze Apôtres.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,9-17.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie.
Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître.
Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera. Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.
Cy Aelf, Paris
Quel est cet amour qui fait l'objet d'un commandement ? Parce qu'il ne s'agit pas d'aimer le prochain selon notre goût personnel, mais d'aimer à l'imitation du Christ dont l'amour ne fait exception de personne. C'est pourquoi Jésus déclare encore : "Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?" (Mt - 5 : 46) On ne devient donc vraiment un ami de Jésus que lorsque l'on accomplit ce qu'il commande.
C'est sur ce point que repose, je le crois, toute l'éducation chrétienne. Je me souviens très bien de cette recommendation de ma mère, lorsque j'étais petit enfant : elle me disait: "Si tu vois un camarade qui n'a pas de "quatre heures", n'oublie pas de partager le tien avec lui". Et j'obéissais en songeant à ce que m'avait dit ma mère. J'obéissais à cause de l'amour d'une autre personne et j'en éprouvais un grand contentement.
De la même manière, à partir du moment où quelqu'un a pratiqué l'amour de charité et de miséricorde envers autrui, il entre directement dans le dessein de Dieu. Et c'est vrai qu'il aura sa récompense. Pas seulement au jour du jugement dernier, mais aussi dans le temps de sa vie. Car quiconque a un jour franchi la frontière de l'amour exclusif de soi-même est pasée d'emblée dans un autre univers. Je suis certain que d'autres que moi peuvent en témoigner.
Je retrouve la même considération dans le choix qui est fait de Matthias. Le tirage au sort auquel procèdent les apôtres, peut étonner aussi. Mais le sort, dans ce cas-ci, n'est pas le hasard: car le hasard ne fait pas l'objet de prière ! On ne s'en remet donc pas au hasard, mais au choix du Seigneur. Apprenons donc à dire avec Jésus : "Seigneur, non comme je veux, mais comme Toi tu veux !"
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
C'est l'oeuvre de Dieu qui s'accomplit en tous
Le jeudi de la 4e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 13,13-25.
Quittant l'île de Chypre pour l'Asie mineure, Paul et ses compagnons s'embarquèrent à Paphos, et arrivèrent à Pergé en Pamphylie. Mais Jean-Marc les quitta et s'en retourna à Jérusalem.
Quant à eux, ils poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé, et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et y prirent place.
Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue envoyèrent quelqu'un pour leur dire : « Frères, si vous avez un mot d'exhortation pour le peuple, prenez la parole. »
Paul se leva, fit un signe de la main et dit : « Hommes d'Israël, et vous aussi qui adorez notre Dieu, écoutez :
Le Dieu d'Israël a choisi nos pères ; il a fait grandir son peuple pendant le séjour en Égypte et, par la vigueur de son bras, il l'en a fait sortir.
Pendant une quarantaine d'années, il les a nourris au désert
et, après avoir exterminé sept nations païennes au pays de Canaan, il leur en a distribué le territoire en héritage.
Tout cela avait duré environ quatre cent cinquante ans. Après cela, il leur a donné des juges, jusqu'au prophète Samuel.
Puis ils demandèrent un roi, et Dieu leur a donné Saül, fils de Kish, un homme de la tribu de Benjamin, qui régna quarante ans.
Après l'avoir rejeté, Dieu a suscité David pour le faire roi, et il lui a rendu ce témoignage : J'ai trouvé David, fils de Jessé, c'est un homme selon mon cœur ; il accomplira toutes mes volontés.
Et, comme il l'avait promis, Dieu a fait sortir de sa descendance un sauveur pour Israël : c'est Jésus,
dont Jean Baptiste a préparé la venue en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d'Israël.
Au moment d'achever sa route, Jean disait : 'Celui auquel vous pensez, ce n'est pas moi. Mais le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de lui défaire ses sandales. '
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13,16-20.
Après avoir lavé les pieds de ses disciples, Jésus parla ainsi : " Amen, amen, je vous le dis : le serviteur n'est pas plus grand que son maître, le messager n'est pas plus grand que celui qui l'envoie.
Si vous savez cela, heureux êtes-vous, pourvu que vous le mettiez en pratique.
Je ne parle pas pour vous tous. Moi, je sais quels sont ceux que j'ai choisis, mais il faut que s'accomplisse la parole de l'Écriture : Celui qui partageait mon pain a voulu me faire tomber.
Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu'elles n'arrivent ; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS.
Amen, amen, je vous le dis : recevoir celui que j'envoie, c'est me recevoir moi-même ; et me recevoir, c'est recevoir celui qui m'envoie. »
Cy Aelf, Paris
En récaptitulant l'histoire sainte d'Antioche, saint Paul insiste, comme le fait Jésus lui-même, sur le fait qu'au travers de tous les personnages de l'histoire du peuple juif, c'est d'abord Dieu qui est à l'oeuvre et c'est donc Dieu qu'il faut reconnaître, louer, servir et adorer. Il ne s'agit donc pas d'élever Abraham, Moïse ou David sur un piédestal et de se faire une religion à partir de leurs paroles et de leurs actes. Mais en tout temps, il faut reconnaître que c'est Dieu qui se manifeste à travers eux.
Et ce qui vaut pour les personnages de l'ancienne alliance, vaut également pour la nouvelle. C'est Dieu à l'oeuvre qu'il faut reconnaître en Jésus-Christ. Voyez comment Jésus parle de Judas l'Iscariote, il ne dit pas "le traître", mais il dit que lui aussi, sans le savoir, accomplit l'oeuvre de Dieu par sa trahison. (Attention qu'il ne s'agit pas ici de déterminisme absolu ou de prédestination, mais d'omniscience de la part de Dieu). Mais la finale de cet évangile le dit clairement: le Christ est à l'oeuvre à travers ceux qu'Il envoie, et lui-même accomplit l'oeuvre que Dieu lui a donné d'accomplir.
Il s'agit donc pour tous les fidèles de contempler Dieu à l'oeuvre dans les oeuvres qu'accomplissent les hommes. Mais il ne s'agit pas de pratiquement "déifier" - comme les juifs firent d'Abraham, les saints et les saintes qui peuvent servir d'intercesseurs. En évoquant ce risque, le prêtre a dit son étonnement d'avoir vu à Lourdes, sur un autel, une statue de la sainte Vierge. Ce n'était pas sa place. Des "mariolâtres", il y en a beaucoup ! Et au moins une des très nombreuses voyantes de notre époque ont élevé la vierge Marie en "co-rédemptrice", ce qui fait d'elle l'égale du Christ, ce qui devrait conduire à changer la sainte Trinité en une sainte Quaternité !
Mais en vérité, c'est l'oeuvre de Dieu qui s'accomplit en tous.
Livre des Actes des Apôtres 13,13-25.
Quittant l'île de Chypre pour l'Asie mineure, Paul et ses compagnons s'embarquèrent à Paphos, et arrivèrent à Pergé en Pamphylie. Mais Jean-Marc les quitta et s'en retourna à Jérusalem.
Quant à eux, ils poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé, et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et y prirent place.
Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue envoyèrent quelqu'un pour leur dire : « Frères, si vous avez un mot d'exhortation pour le peuple, prenez la parole. »
Paul se leva, fit un signe de la main et dit : « Hommes d'Israël, et vous aussi qui adorez notre Dieu, écoutez :
Le Dieu d'Israël a choisi nos pères ; il a fait grandir son peuple pendant le séjour en Égypte et, par la vigueur de son bras, il l'en a fait sortir.
Pendant une quarantaine d'années, il les a nourris au désert
et, après avoir exterminé sept nations païennes au pays de Canaan, il leur en a distribué le territoire en héritage.
Tout cela avait duré environ quatre cent cinquante ans. Après cela, il leur a donné des juges, jusqu'au prophète Samuel.
Puis ils demandèrent un roi, et Dieu leur a donné Saül, fils de Kish, un homme de la tribu de Benjamin, qui régna quarante ans.
Après l'avoir rejeté, Dieu a suscité David pour le faire roi, et il lui a rendu ce témoignage : J'ai trouvé David, fils de Jessé, c'est un homme selon mon cœur ; il accomplira toutes mes volontés.
Et, comme il l'avait promis, Dieu a fait sortir de sa descendance un sauveur pour Israël : c'est Jésus,
dont Jean Baptiste a préparé la venue en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d'Israël.
Au moment d'achever sa route, Jean disait : 'Celui auquel vous pensez, ce n'est pas moi. Mais le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de lui défaire ses sandales. '
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13,16-20.
Après avoir lavé les pieds de ses disciples, Jésus parla ainsi : " Amen, amen, je vous le dis : le serviteur n'est pas plus grand que son maître, le messager n'est pas plus grand que celui qui l'envoie.
Si vous savez cela, heureux êtes-vous, pourvu que vous le mettiez en pratique.
Je ne parle pas pour vous tous. Moi, je sais quels sont ceux que j'ai choisis, mais il faut que s'accomplisse la parole de l'Écriture : Celui qui partageait mon pain a voulu me faire tomber.
Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu'elles n'arrivent ; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS.
Amen, amen, je vous le dis : recevoir celui que j'envoie, c'est me recevoir moi-même ; et me recevoir, c'est recevoir celui qui m'envoie. »
Cy Aelf, Paris
En récaptitulant l'histoire sainte d'Antioche, saint Paul insiste, comme le fait Jésus lui-même, sur le fait qu'au travers de tous les personnages de l'histoire du peuple juif, c'est d'abord Dieu qui est à l'oeuvre et c'est donc Dieu qu'il faut reconnaître, louer, servir et adorer. Il ne s'agit donc pas d'élever Abraham, Moïse ou David sur un piédestal et de se faire une religion à partir de leurs paroles et de leurs actes. Mais en tout temps, il faut reconnaître que c'est Dieu qui se manifeste à travers eux.
Et ce qui vaut pour les personnages de l'ancienne alliance, vaut également pour la nouvelle. C'est Dieu à l'oeuvre qu'il faut reconnaître en Jésus-Christ. Voyez comment Jésus parle de Judas l'Iscariote, il ne dit pas "le traître", mais il dit que lui aussi, sans le savoir, accomplit l'oeuvre de Dieu par sa trahison. (Attention qu'il ne s'agit pas ici de déterminisme absolu ou de prédestination, mais d'omniscience de la part de Dieu). Mais la finale de cet évangile le dit clairement: le Christ est à l'oeuvre à travers ceux qu'Il envoie, et lui-même accomplit l'oeuvre que Dieu lui a donné d'accomplir.
Il s'agit donc pour tous les fidèles de contempler Dieu à l'oeuvre dans les oeuvres qu'accomplissent les hommes. Mais il ne s'agit pas de pratiquement "déifier" - comme les juifs firent d'Abraham, les saints et les saintes qui peuvent servir d'intercesseurs. En évoquant ce risque, le prêtre a dit son étonnement d'avoir vu à Lourdes, sur un autel, une statue de la sainte Vierge. Ce n'était pas sa place. Des "mariolâtres", il y en a beaucoup ! Et au moins une des très nombreuses voyantes de notre époque ont élevé la vierge Marie en "co-rédemptrice", ce qui fait d'elle l'égale du Christ, ce qui devrait conduire à changer la sainte Trinité en une sainte Quaternité !
Mais en vérité, c'est l'oeuvre de Dieu qui s'accomplit en tous.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Jésus : le chemin, la vérité, la vie,
Le vendredi de la 4e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 13,26-33.
Dans la synagogue d'Antioche de Pisidie, Paul disait : " Fils de la race d'Abraham, et vous qui adorez notre Dieu, frères, c'est à nous tous que ce message de salut a été envoyé.
En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs n'avaient pas su reconnaître Jésus, ni comprendre les paroles des prophètes qu'on lit chaque sabbat ; et pourtant ils ont accompli ces mêmes paroles quand ils l'ont jugé.
Sans avoir trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort, ils ont réclamé à Pilate son exécution.
Et, après avoir réalisé tout ce qui était écrit de lui, ils l'ont descendu de la croix et mis au tombeau.
Mais Dieu l'a ressuscité d'entre les morts.
Il est apparu pendant plusieurs jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins devant le peuple.
Et nous, nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse que Dieu avait faite à nos pères,
il l'a entièrement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus ; c'est ce qui est écrit au psaume deuxième : Tu es mon fils, aujourd'hui je t'ai engendré.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,1-6.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Ne soyez donc pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que je vous aurais dit : Je pars vous préparer une place ?
Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi.
Pour aller où je m'en vais, vous savez le chemin. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Cy Aelf, Paris
Les mots de Jésus doivent être lu de façon dynamique, dans un mouvement : Jésus est le chemin qui conduit à la vérité, et quiconque vit selon la vérité possède la vie éternelle. A l'appui de cette affirmation, je rappelle les mots que Jésus donne à Pilate concernant sa propre personne, dans l'Evangile selon saint Jean : "Je suis né et venu dans le monde pour témoigner de la vérité - quiconque cherche (ou appartient à) la vérité entend ma voix".
L'Evangile selon saint Matthieu témoigne aussi de cette démarche essentielle: « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. En effet, le joug de Jésus indique bien une manière de vivre et le "repos" désigne aussi la vie éternelle.
Dans les Actes des Apôtres, saint Paul montre, à l'inverse, comment des personnes parfaitement instruites de la volonté divine, et chargées de l'enseigner aux autres, peuvent tromper les autres et se tromper elles-mêmes.
Comment est-ce possible ? Je réponds personnellement : parce qu'on a beau savoir, connaître, enseigner... si l'on ne s'implique pas soi-même, on reste toujours à l'extérieur du Royaume. Dieu est Amour: celui qui n'aime pas, se tient hors de l'amour. Comment comprendrait-il ?
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Livre des Actes des Apôtres 13,26-33.
Dans la synagogue d'Antioche de Pisidie, Paul disait : " Fils de la race d'Abraham, et vous qui adorez notre Dieu, frères, c'est à nous tous que ce message de salut a été envoyé.
En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs n'avaient pas su reconnaître Jésus, ni comprendre les paroles des prophètes qu'on lit chaque sabbat ; et pourtant ils ont accompli ces mêmes paroles quand ils l'ont jugé.
Sans avoir trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort, ils ont réclamé à Pilate son exécution.
Et, après avoir réalisé tout ce qui était écrit de lui, ils l'ont descendu de la croix et mis au tombeau.
Mais Dieu l'a ressuscité d'entre les morts.
Il est apparu pendant plusieurs jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins devant le peuple.
Et nous, nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse que Dieu avait faite à nos pères,
il l'a entièrement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus ; c'est ce qui est écrit au psaume deuxième : Tu es mon fils, aujourd'hui je t'ai engendré.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,1-6.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Ne soyez donc pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que je vous aurais dit : Je pars vous préparer une place ?
Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi.
Pour aller où je m'en vais, vous savez le chemin. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Cy Aelf, Paris
Les mots de Jésus doivent être lu de façon dynamique, dans un mouvement : Jésus est le chemin qui conduit à la vérité, et quiconque vit selon la vérité possède la vie éternelle. A l'appui de cette affirmation, je rappelle les mots que Jésus donne à Pilate concernant sa propre personne, dans l'Evangile selon saint Jean : "Je suis né et venu dans le monde pour témoigner de la vérité - quiconque cherche (ou appartient à) la vérité entend ma voix".
L'Evangile selon saint Matthieu témoigne aussi de cette démarche essentielle: « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. En effet, le joug de Jésus indique bien une manière de vivre et le "repos" désigne aussi la vie éternelle.
Dans les Actes des Apôtres, saint Paul montre, à l'inverse, comment des personnes parfaitement instruites de la volonté divine, et chargées de l'enseigner aux autres, peuvent tromper les autres et se tromper elles-mêmes.
Comment est-ce possible ? Je réponds personnellement : parce qu'on a beau savoir, connaître, enseigner... si l'on ne s'implique pas soi-même, on reste toujours à l'extérieur du Royaume. Dieu est Amour: celui qui n'aime pas, se tient hors de l'amour. Comment comprendrait-il ?
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
L'oeuvre du Seigneur en nous
Le samedi de la 4e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 13,44-52.
Le sabbat qui suivait la première prédication de Paul à Antioche de Pisidie, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur.
Quand les Juifs virent tant de monde, ils furent remplis de fureur ; ils repoussaient les affirmations de Paul avec des injures.
Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C'est à vous d'abord qu'il fallait adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les païens.
C'est le commandement que le Seigneur nous a donné : J'ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu'aux extrémités de la terre. »
En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux que Dieu avait préparés pour la vie éternelle devinrent croyants.
Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.
Mais les Juifs entraînèrent les dames influentes converties au judaïsme, ainsi que les notables de la ville ; ils provoquèrent des poursuites contre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire.
Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium,
tandis que les disciples étaient pleins de joie dans l'Esprit Saint.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,7-14.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu."
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père.
Comment peux-tu dire : 'Montre-nous le Père' ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres œuvres.
Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des œuvres.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. »
Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai.
L'oeuvre de Dieu s'accomplit et rien ne semble pouvoir l'arrêter. En chassant d'Antioche Paul et Barnabé, les juifs ne font que servir l'évangélisation des païens. Cependant, les textes du jour nous montrent comment le manque de foi de la part des chrétiens eux-mêmes peut desservir l'évangélisation. C'est pourquoi Jésus insiste : celui qui croit en moi accomplira les mêmes oeuvres que moi, et encore: Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai.
En sorte qu'aujourd'hui, l'Evangile donne à chacun de nous l'occasion de s'interroger, en conscience, quant à la qualité de sa foi. J'aurai 58 ans au début juillet et je me pose, bien entendu, la question de savoir si j'ai bien accompli quelque chose de la part du Seigneur depuis ma conversion en 1985. Cependant, si j'entreprends cet exercice, je me rends compte que je ne peux pas être vraiment objectif dans cet examen. Mes fautes et mes manques, je peux certes les mesurer, les quantifier ! Mais il n'en va pas de même du mouvement intérieur que l'amour de Jésus suscite en moi. Ne serait-ce pas une sorte de "dilatation du coeur" ? Et c'est de cette dilatation intérieure que sont sorties de bonnes oeuvres que j'ai pu accomplir - ou plutôt: les bonnes oeuvres que le Seigneur a accomplies à travers moi.
Puisque les textes du jour nous y invitent, n'hésitons pas à demander, aujourd'hui même, quelque chose en invoquant le nom de Jésus. En ce qui me concerne, c'est fait...
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Livre des Actes des Apôtres 13,44-52.
Le sabbat qui suivait la première prédication de Paul à Antioche de Pisidie, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur.
Quand les Juifs virent tant de monde, ils furent remplis de fureur ; ils repoussaient les affirmations de Paul avec des injures.
Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C'est à vous d'abord qu'il fallait adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les païens.
C'est le commandement que le Seigneur nous a donné : J'ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu'aux extrémités de la terre. »
En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux que Dieu avait préparés pour la vie éternelle devinrent croyants.
Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.
Mais les Juifs entraînèrent les dames influentes converties au judaïsme, ainsi que les notables de la ville ; ils provoquèrent des poursuites contre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire.
Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium,
tandis que les disciples étaient pleins de joie dans l'Esprit Saint.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,7-14.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu."
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père.
Comment peux-tu dire : 'Montre-nous le Père' ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres œuvres.
Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des œuvres.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. »
Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai.
L'oeuvre de Dieu s'accomplit et rien ne semble pouvoir l'arrêter. En chassant d'Antioche Paul et Barnabé, les juifs ne font que servir l'évangélisation des païens. Cependant, les textes du jour nous montrent comment le manque de foi de la part des chrétiens eux-mêmes peut desservir l'évangélisation. C'est pourquoi Jésus insiste : celui qui croit en moi accomplira les mêmes oeuvres que moi, et encore: Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai.
En sorte qu'aujourd'hui, l'Evangile donne à chacun de nous l'occasion de s'interroger, en conscience, quant à la qualité de sa foi. J'aurai 58 ans au début juillet et je me pose, bien entendu, la question de savoir si j'ai bien accompli quelque chose de la part du Seigneur depuis ma conversion en 1985. Cependant, si j'entreprends cet exercice, je me rends compte que je ne peux pas être vraiment objectif dans cet examen. Mes fautes et mes manques, je peux certes les mesurer, les quantifier ! Mais il n'en va pas de même du mouvement intérieur que l'amour de Jésus suscite en moi. Ne serait-ce pas une sorte de "dilatation du coeur" ? Et c'est de cette dilatation intérieure que sont sorties de bonnes oeuvres que j'ai pu accomplir - ou plutôt: les bonnes oeuvres que le Seigneur a accomplies à travers moi.
Puisque les textes du jour nous y invitent, n'hésitons pas à demander, aujourd'hui même, quelque chose en invoquant le nom de Jésus. En ce qui me concerne, c'est fait...
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Puisse le Seigneur accomplir ses œuvres en nous
Cinquième dimanche de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 6,1-7.
En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque récriminèrent contre ceux de langue hébraïque : ils trouvaient que, dans les secours distribués quotidiennement, les veuves de leur groupe étaient désavantagées. Les Douze convoquèrent alors l'assemblée des disciples et ils leur dirent : « Il n'est pas normal que nous délaissions la parole de Dieu pour le service des repas.
Cherchez plutôt, frères, sept d'entre vous, qui soient des hommes estimés de tous, remplis d'Esprit Saint et de sagesse, et nous leur confierons cette tâche. Pour notre part, nous resterons fidèles à la prière et au service de la Parole. »
La proposition plut à tout le monde, et l'on choisit : Étienne, homme rempli de foi et d'Esprit Saint, Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un païen originaire d'Antioche converti au judaïsme.
On les présenta aux Apôtres, et ceux-ci, après avoir prié, leur imposèrent les mains.
La parole du Seigneur était féconde, le nombre des disciples se multipliait fortement à Jérusalem, et une grande foule de prêtres juifs accueillaient la foi.
Première lettre de saint Pierre Apôtre 2,4-9.
Frères, approchez-vous de lui : il est la pierre vivante que les hommes ont éliminée, mais que Dieu a choisie parce qu'il en connaît la valeur.
Vous aussi, soyez les pierres vivantes qui servent à construire le Temple spirituel, et vous serez le sacerdoce saint, présentant des offrandes spirituelles que Dieu pourra accepter à cause du Christ Jésus.
On lit en effet dans l'Écriture : Voici que je pose en Sion une pierre angulaire, une pierre choisie et de grande valeur ; celui qui lui donne sa foi ne connaîtra pas la honte.
Ainsi donc, honneur à vous qui avez la foi, mais, pour ceux qui refusent de croire, l'Écriture dit : La pierre éliminée par les bâtisseurs est devenue la pierre d'angle, une pierre sur laquelle on bute, un rocher qui fait tomber. Ces gens-là butent en refusant d'obéir à la Parole, et c'est bien ce qui devait leur arriver.
Mais vous, vous êtes la race choisie, le sacerdoce royal, la nation sainte, le peuple qui appartient à Dieu ; vous êtes donc chargés d'annoncer les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,1-12.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Ne soyez donc pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que je vous aurais dit : Je pars vous préparer une place ?
Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi.
Pour aller où je m'en vais, vous savez le chemin. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. »
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : 'Montre-nous le Père' ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres œuvres.
Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des œuvres.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. »
Cy Aelf, Paris
Jésus est véritablement le chemin, la vérité et la vie. De même que nul ne peut aller vers le Père sans passer par lui, de même c'est le Père qui accomplit ses œuvres en tous ceux et toutes celles qui adhèrent à Jésus. Et cela fonctionne pratiquement à l'insu du monde; dans le monde, beaucoup refusent tant le Père que le Fils et prétendent pourtant faire régner l'ordre et l'harmonie sur la terre. Mais leurs œuvres aboutissent toujours à la mort et au chaos.
Dans les Actes des Apôtres, la façon dont le problème de la distribution de nourriture entre les veuves d'origine hébraïque et celles d'origines grecques, n'est pas liée aux qualifications particulières des sept qui sont choisies. Ils n'ont pas de diplômes de gestion, ils ne sont pas forcément multilingues, mais ils sont tous remplis de l'Esprit Saint et de sagesse - et c'est cela qui est déterminant. Car s'ils sont guidés par l'Esprit Saint, c'est encore l'oeuvre de Dieu qui s'accomplit à travers eux.
De même pour chacun d'entre nous. Les œuvres que le Seigneur nous donne d'accomplir ne brillent pas forcément devant le monde, ni même à nos propres yeux, mais ces œuvres-là mais elles demeurent. C'est ici que les mots de Pierre dans son épître prennent tout leur sens: la pierre rejetée par les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. Et donc désormais, les œuvres accomplies en Dieu demeureront, tandis que toutes les autres sont vouées à disparaître. Je prie donc l'Esprit Saint de me guider chaque jour - confiez-vous, vous aussi, et vous connaîtrez la paix et la joie, sans ressentir la fatigue et sans ressentir le regret des choses de ce monde.
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Livre des Actes des Apôtres 6,1-7.
En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque récriminèrent contre ceux de langue hébraïque : ils trouvaient que, dans les secours distribués quotidiennement, les veuves de leur groupe étaient désavantagées. Les Douze convoquèrent alors l'assemblée des disciples et ils leur dirent : « Il n'est pas normal que nous délaissions la parole de Dieu pour le service des repas.
Cherchez plutôt, frères, sept d'entre vous, qui soient des hommes estimés de tous, remplis d'Esprit Saint et de sagesse, et nous leur confierons cette tâche. Pour notre part, nous resterons fidèles à la prière et au service de la Parole. »
La proposition plut à tout le monde, et l'on choisit : Étienne, homme rempli de foi et d'Esprit Saint, Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un païen originaire d'Antioche converti au judaïsme.
On les présenta aux Apôtres, et ceux-ci, après avoir prié, leur imposèrent les mains.
La parole du Seigneur était féconde, le nombre des disciples se multipliait fortement à Jérusalem, et une grande foule de prêtres juifs accueillaient la foi.
Première lettre de saint Pierre Apôtre 2,4-9.
Frères, approchez-vous de lui : il est la pierre vivante que les hommes ont éliminée, mais que Dieu a choisie parce qu'il en connaît la valeur.
Vous aussi, soyez les pierres vivantes qui servent à construire le Temple spirituel, et vous serez le sacerdoce saint, présentant des offrandes spirituelles que Dieu pourra accepter à cause du Christ Jésus.
On lit en effet dans l'Écriture : Voici que je pose en Sion une pierre angulaire, une pierre choisie et de grande valeur ; celui qui lui donne sa foi ne connaîtra pas la honte.
Ainsi donc, honneur à vous qui avez la foi, mais, pour ceux qui refusent de croire, l'Écriture dit : La pierre éliminée par les bâtisseurs est devenue la pierre d'angle, une pierre sur laquelle on bute, un rocher qui fait tomber. Ces gens-là butent en refusant d'obéir à la Parole, et c'est bien ce qui devait leur arriver.
Mais vous, vous êtes la race choisie, le sacerdoce royal, la nation sainte, le peuple qui appartient à Dieu ; vous êtes donc chargés d'annoncer les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,1-12.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Ne soyez donc pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que je vous aurais dit : Je pars vous préparer une place ?
Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi.
Pour aller où je m'en vais, vous savez le chemin. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. »
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : 'Montre-nous le Père' ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres œuvres.
Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des œuvres.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. »
Cy Aelf, Paris
Jésus est véritablement le chemin, la vérité et la vie. De même que nul ne peut aller vers le Père sans passer par lui, de même c'est le Père qui accomplit ses œuvres en tous ceux et toutes celles qui adhèrent à Jésus. Et cela fonctionne pratiquement à l'insu du monde; dans le monde, beaucoup refusent tant le Père que le Fils et prétendent pourtant faire régner l'ordre et l'harmonie sur la terre. Mais leurs œuvres aboutissent toujours à la mort et au chaos.
Dans les Actes des Apôtres, la façon dont le problème de la distribution de nourriture entre les veuves d'origine hébraïque et celles d'origines grecques, n'est pas liée aux qualifications particulières des sept qui sont choisies. Ils n'ont pas de diplômes de gestion, ils ne sont pas forcément multilingues, mais ils sont tous remplis de l'Esprit Saint et de sagesse - et c'est cela qui est déterminant. Car s'ils sont guidés par l'Esprit Saint, c'est encore l'oeuvre de Dieu qui s'accomplit à travers eux.
De même pour chacun d'entre nous. Les œuvres que le Seigneur nous donne d'accomplir ne brillent pas forcément devant le monde, ni même à nos propres yeux, mais ces œuvres-là mais elles demeurent. C'est ici que les mots de Pierre dans son épître prennent tout leur sens: la pierre rejetée par les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. Et donc désormais, les œuvres accomplies en Dieu demeureront, tandis que toutes les autres sont vouées à disparaître. Je prie donc l'Esprit Saint de me guider chaque jour - confiez-vous, vous aussi, et vous connaîtrez la paix et la joie, sans ressentir la fatigue et sans ressentir le regret des choses de ce monde.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

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Les faux dieux d'hier et d'aujourd'hui
Le lundi de la 5e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 14,5-18.
A Iconium, les païens et les Juifs avec leurs chefs voulaient maltraiter Paul et Barnabé et les lapider. Lorsque ceux-ci s'en rendirent compte, ils se réfugièrent en Lycaonie dans les villes de Lystres et de Derbé et leurs environs.
Là encore, ils se mirent à annoncer la Bonne Nouvelle.
Or, à Lystres, se trouvait un homme qui ne pouvait pas se tenir sur ses pieds. Étant infirme de naissance, il n'avait jamais pu marcher.
Cet homme écoutait les paroles de Paul, qui fixa les yeux sur lui ; voyant qu'il avait la foi pour être sauvé,
Paul lui dit d'une voix forte : « Lève-toi, tiens-toi droit sur tes pieds. » D'un bond, l'homme se mit à marcher.
En voyant ce que Paul venait de faire, la foule s'écria en lycaonien : « Les dieux se sont faits pareils aux hommes, et ils sont descendus chez nous ! »
Ils prenaient Barnabé pour Zeus, et Paul pour Hermès, puisque c'était lui le porte-parole.
Le prêtre du temple de Zeus-hors-les-murs fit amener aux portes de la ville des taureaux et des guirlandes. D'accord avec la foule, il voulait offrir un sacrifice.
Devant tout ce bruit, les Apôtres Barnabé et Paul déchirèrent leurs vêtements et se précipitèrent vers la foule en criant :
« Malheureux, pourquoi faites-vous cela ? Nous ne sommes que des hommes, tout comme vous. Nous vous annonçons la Bonne Nouvelle : détournez-vous des faux dieux, et convertissez-vous au Dieu vivant, lui qui a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qu'ils contiennent.
Dans les générations passées, il a laissé toutes les nations suivre leurs chemins.
Pourtant, il n'a pas manqué de donner le témoignage de ses bienfaits, puisqu'il vous a envoyé du ciel la pluie et le temps des récoltes pour vous combler de nourriture et de bien-être. »
En parlant ainsi, ils réussirent, mais non sans peine, à détourner la foule de leur offrir un sacrifice.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,21-26.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui m'aime; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui. "
Jude lui demanda : « Seigneur, pour quelle raison vas-tu te manifester à nous, et non pas au monde ? »
Jésus dit alors à ses disciples : « Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui.
Celui qui ne m'aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, la parole que vous entendez n'est pas de moi : elle est du Père, qui m'a envoyé.
Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous ;
mais le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
Cy Aelf, Paris
L'évangélisation du monde commence. Au début, les apôtres se sont adressés aux juifs dans les synagogues, d'abord à Jérusalem, ensuite dans les villes étrangères où d'autres communautés juives s'étaient installées. Et enfin, comme dans ce passage, c'est à tous, juifs comme non-juifs, qu'ils adressent le message du salut qu'apporte Jésus-Christ.
Partout, ils vont rencontrer l'obstale des croyances et de la culture : d'abord avec les juifs, ensuite avec des Grecs qui les prennent pour des dieux de l'Olympe. Et bien que leur ayant longuement parlé de la venue du Seigneur, en dépit même du signe de la guérision miraculeuse du paralytique, c'est avec peine qu'ils obtiendront qu'on ne leur sacrifie pas des taureaux. Ce qui confirme, malheureusement, que leurs paroles n'ont que peu touché les coeurs à Lystres. Il leur faudra donc reprendre la leçon avec patience et douceur.
L'allié des apôtres, pas seulement, dans la guérison miraculeuse des malades, mais aussi dans la prédication (et dans la patience !), c'est l'Esprit Saint promis par Jésus dans l'Evangile de ce jour. L'Esprit-Saint nous fait nous souvenir de Jésus et nous en souvenir encore. N'est-ce pas le cas dans cet exercice que nous pratiquons chaque jour, d'abord par l'écoute attentive de l'homélie, ensuite en nous efforçant d'en vivre concrètement ?
Mais les obstacles sont différents. Aujourd'hui, les faux dieux ne sont plus les mêmes. Ils sont pourtant plus nombreux que jamais, car il y a désormais tant et plus de conceptions de l'être humain. Par exemple, il faut que l'homme ait le sentiment d'être parfaitement l'égal d'un ou d'une autre. C'est à l'homme de décider par lui-même s'il est de sexe masculin ou féminin. Et de décider de l'heure de sa mort. Mais lorsqu'on y réfléchit un peu, ces nouvelles conceptions de l'être humain, apportent-t-elle às celui-ci plus de liberté ou plus de confusion ? Personnellement, je ne cesse de rengre grâce au Seigneur, car il m'a instruit et établi dans l'amour de la Vérité et dans la contemplation quotidienne de l'oeuvre de son Amour...
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Livre des Actes des Apôtres 14,5-18.
A Iconium, les païens et les Juifs avec leurs chefs voulaient maltraiter Paul et Barnabé et les lapider. Lorsque ceux-ci s'en rendirent compte, ils se réfugièrent en Lycaonie dans les villes de Lystres et de Derbé et leurs environs.
Là encore, ils se mirent à annoncer la Bonne Nouvelle.
Or, à Lystres, se trouvait un homme qui ne pouvait pas se tenir sur ses pieds. Étant infirme de naissance, il n'avait jamais pu marcher.
Cet homme écoutait les paroles de Paul, qui fixa les yeux sur lui ; voyant qu'il avait la foi pour être sauvé,
Paul lui dit d'une voix forte : « Lève-toi, tiens-toi droit sur tes pieds. » D'un bond, l'homme se mit à marcher.
En voyant ce que Paul venait de faire, la foule s'écria en lycaonien : « Les dieux se sont faits pareils aux hommes, et ils sont descendus chez nous ! »
Ils prenaient Barnabé pour Zeus, et Paul pour Hermès, puisque c'était lui le porte-parole.
Le prêtre du temple de Zeus-hors-les-murs fit amener aux portes de la ville des taureaux et des guirlandes. D'accord avec la foule, il voulait offrir un sacrifice.
Devant tout ce bruit, les Apôtres Barnabé et Paul déchirèrent leurs vêtements et se précipitèrent vers la foule en criant :
« Malheureux, pourquoi faites-vous cela ? Nous ne sommes que des hommes, tout comme vous. Nous vous annonçons la Bonne Nouvelle : détournez-vous des faux dieux, et convertissez-vous au Dieu vivant, lui qui a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qu'ils contiennent.
Dans les générations passées, il a laissé toutes les nations suivre leurs chemins.
Pourtant, il n'a pas manqué de donner le témoignage de ses bienfaits, puisqu'il vous a envoyé du ciel la pluie et le temps des récoltes pour vous combler de nourriture et de bien-être. »
En parlant ainsi, ils réussirent, mais non sans peine, à détourner la foule de leur offrir un sacrifice.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,21-26.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui m'aime; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui. "
Jude lui demanda : « Seigneur, pour quelle raison vas-tu te manifester à nous, et non pas au monde ? »
Jésus dit alors à ses disciples : « Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui.
Celui qui ne m'aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, la parole que vous entendez n'est pas de moi : elle est du Père, qui m'a envoyé.
Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous ;
mais le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
Cy Aelf, Paris
L'évangélisation du monde commence. Au début, les apôtres se sont adressés aux juifs dans les synagogues, d'abord à Jérusalem, ensuite dans les villes étrangères où d'autres communautés juives s'étaient installées. Et enfin, comme dans ce passage, c'est à tous, juifs comme non-juifs, qu'ils adressent le message du salut qu'apporte Jésus-Christ.
Partout, ils vont rencontrer l'obstale des croyances et de la culture : d'abord avec les juifs, ensuite avec des Grecs qui les prennent pour des dieux de l'Olympe. Et bien que leur ayant longuement parlé de la venue du Seigneur, en dépit même du signe de la guérision miraculeuse du paralytique, c'est avec peine qu'ils obtiendront qu'on ne leur sacrifie pas des taureaux. Ce qui confirme, malheureusement, que leurs paroles n'ont que peu touché les coeurs à Lystres. Il leur faudra donc reprendre la leçon avec patience et douceur.
L'allié des apôtres, pas seulement, dans la guérison miraculeuse des malades, mais aussi dans la prédication (et dans la patience !), c'est l'Esprit Saint promis par Jésus dans l'Evangile de ce jour. L'Esprit-Saint nous fait nous souvenir de Jésus et nous en souvenir encore. N'est-ce pas le cas dans cet exercice que nous pratiquons chaque jour, d'abord par l'écoute attentive de l'homélie, ensuite en nous efforçant d'en vivre concrètement ?
Mais les obstacles sont différents. Aujourd'hui, les faux dieux ne sont plus les mêmes. Ils sont pourtant plus nombreux que jamais, car il y a désormais tant et plus de conceptions de l'être humain. Par exemple, il faut que l'homme ait le sentiment d'être parfaitement l'égal d'un ou d'une autre. C'est à l'homme de décider par lui-même s'il est de sexe masculin ou féminin. Et de décider de l'heure de sa mort. Mais lorsqu'on y réfléchit un peu, ces nouvelles conceptions de l'être humain, apportent-t-elle às celui-ci plus de liberté ou plus de confusion ? Personnellement, je ne cesse de rengre grâce au Seigneur, car il m'a instruit et établi dans l'amour de la Vérité et dans la contemplation quotidienne de l'oeuvre de son Amour...
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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