Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2013-2014)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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Le Seigneur à la recherche des âmes

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Le samedi de Pâques

Livre des Actes des Apôtres 4,13-21.

Les membres du grand conseil d'Israël étaient surpris en voyant l'assurance de Pierre et de Jean, et en constatant que c'étaient des hommes quelconques et sans instruction. Ils reconnaissaient en eux des compagnons de Jésus,
ils regardaient debout près d'eux l'homme qui avait été guéri, et ils ne trouvaient rien à dire contre eux.
Après leur avoir ordonné de quitter la salle du conseil, ils se mirent à délibérer :
« Qu'allons-nous faire de ces gens-là ? Certes, un miracle notoire a été opéré par eux, c'est évident pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons pas le nier.
Mais il faut en limiter les conséquences dans le peuple ; nous allons donc les menacer pour qu'ils ne prononcent plus ce nom devant personne. »
Ayant rappelé Pierre et Jean, ils leur interdirent formellement de proclamer ou d'enseigner le nom de Jésus.
Ceux-ci leur répliquèrent : « Est-il juste devant Dieu de vous écouter, plutôt que d'écouter Dieu ? A vous de juger.
Quant à nous, il nous est impossible de ne pas dire ce que nous avons vu et entendu. »
Après de nouvelles menaces, on les relâcha ; en effet, à cause du peuple, on ne voyait pas comment les punir, car tout le monde rendait gloire à Dieu pour ce qui était arrivé.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16,9-15.
Ressuscité de grand matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d'abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons.
Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s'affligeaient et pleuraient.
Quand ils entendirent qu'il était vivant et qu'elle l'avait vu, ils refusèrent de croire.
Après cela, il se manifesta sous un aspect inhabituel à deux d'entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne.
Ceux-ci revinrent l'annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus.
Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table : il leur reprocha leur incrédulité et leur endurcissement parce qu'ils n'avaient pas cru ceux qui l'avaient vu ressuscité.
Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. »


CY Aelf, Paris

Saint marc est toujours aussi concis dans son texte, mais c'est cette concision qui permet au lecteur de s'investir dans le texte. Ce dépouillement appelle le lecteur à s'investir lui-même dans le récit, car les Evangiles ne "fonctionnent" dans la conscience du lecteur qu'à condition que celui-ci soit sincère et investisse sa propre conscience dans la recherche de la vérité.

Du reste, tandis que Marc rend manifeste l'incrédulité des Onze (on note au passage qu'il manque un des disciples, et cela est voulu), les Actes des Apôtres nous montrent que les membres du grand conseil d'Israël restent dans la même attitude du refus de croire. S'il ne s'agissait que de simple incrédulité, la guérison miraculeuse opérée par Pierre au seul nom de Jésus, eût suffi à vaincre leur réticence.

Les textes de ce jour me disent, en somme, que l'Histoire sainte se continue et se continue encore, pour vous comme pour moi, pour les croyants comme pour ceux qui ne croient pas.

Le danger auquel peu à peu vont être soumis tous les apôtres, ne sommes-nous pas en voie de le connaître de nouveau ? Ainsi, aujourd'hui comme autrefois, il y aura beaucoup de contradicteurs, il y aura des persécutions, mais selon la foi qui anime véritablement quiconque met sa confiance dans le Christ, il y aura aussi des signes merveilleux.

Aujourd'hui est le dernier jour de la neuvaine à la Miséricorde divine. Et c'est demain la fête de la Miséricorde. Or, en ce dernier jour, le Seigneur a demandé à sainte Faustine de présenter à sa miséricorde les "âmes froides".  Cette simple expression en dit long pour l'époque que nous vivons !

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Dimanche de la Miséricorde : la joie parfaite

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Deuxième dimanche de Pâques - Dimanche de la miséricorde

Livre des Actes des Apôtres 2,42-47.

Dans les premiers jours de l’Église, les frères étaient fidèles à écouter l’enseignement des Apôtres et à vivre en communion fraternelle, à rompre le pain et à participer aux prières.
La crainte de Dieu était dans tous les cœurs ; beaucoup de prodiges et de signes s'accomplissaient par les Apôtres.
Tous ceux qui étaient devenus croyants vivaient ensemble, et ils mettaient tout en commun ;
ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, pour en partager le prix entre tous selon les besoins de chacun.
Chaque jour, d'un seul cœur, ils allaient fidèlement au Temple, ils rompaient le pain dans leurs maisons, ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité. Ils louaient Dieu et trouvaient un bon accueil auprès de tout le peuple. Tous les jours, le Seigneur faisait entrer dans la communauté ceux qui étaient appelés au salut.



Première lettre de saint Pierre Apôtre 1,3-9.
Béni soit Dieu, le Père de Jésus Christ notre Seigneur : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître grâce à la résurrection de Jésus Christ pour une vivante espérance, pour l'héritage qui ne connaîtra ni destruction, ni souillure, ni vieillissement. Cet héritage vous est réservé dans les cieux, à vous que la puissance de Dieu garde par la foi, en vue du salut qui est prêt à se manifester à la fin des temps.
Vous en tressaillez de joie, même s'il faut que vous soyez attristés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d'épreuves ; elles vérifieront la qualité de votre foi qui est bien plus précieuse que l'or (cet or voué pourtant à disparaître, qu'on vérifie par le feu). Tout cela doit donner à Dieu louange, gloire et honneur quand se révélera Jésus Christ,
lui que vous aimez sans l'avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore ; et vous tressaillez d'une joie inexprimable qui vous transfigure, car vous allez obtenir votre salut qui est l'aboutissement de votre foi.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,19-31.
C'était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l'Esprit Saint.
Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. »
Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n'était pas avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. »
Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Il y a encore beaucoup d'autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre. Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.


Cy Aelf, Paris


En cette fête de la Miséricorde divine, je rejoins facilement l'apôtre Thomas, qui eut besoin de voir pour croire, mais qui après avoir vu, dût comme les autres, supporter de n'être pas cru. J'accepte l'épreuve et je la supporte,  non par ce que je suis fort, mais parce que j'ai confiance en Jésus.

Ce sera mon plus court partage de l'année : je partage désormais, avec saint François la "joie parfaite", de n'être pas reconnu par cet ordre religieux auquel le Seigneur m'a pourtant prédestiné. Le Seigneur agit ainsi, non pour m'affliger, mais afin que je ne m'appuie que sur lui et lui seul.

Je cite à nouveau ce merveilleux texte qui m'a ouvert les yeux et me soutient :

Au-dessus de toutes les grâces et dons de l'Esprit-Saint que le Christ accorde à ses amis, il y a celui de se vaincre soi-même, et de supporter volontiers pour l'amour du Christ les peines, les injures, les opprobres et les incommodités ; car de tous les autres dons de Dieu nous ne pouvons nous glorifier, puisqu'ils ne viennent pas de nous, mais de Dieu, selon que dit l'Apôtre : « Qu'as-tu que tu ne l'aies reçu de Dieu ? et si tu l'as reçu de lui, pourquoi t'en glorifies-tu comme si tu l'avais de toi-même ? ». Mais dans la croix de la tribulation et de l'affliction, nous pouvons nous glorifier parce que cela est à nous, c'est pourquoi l'Apôtre dit : « Je ne veux point me glorifier si ce n'est dans la croix de Notre-Seigneur Jésus Christ. »

Extrait de : http://www.missa.org/joie_parfaite.php

Alleluia !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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fernandes
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Re: Jésus rencontre la Samaritaine

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:coeur:

Merci .
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Sous la guidance de l'Esprit Saint

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Le lundi de la 2e semaine de Pâques

Livre des Actes des Apôtres 4,23-31.

Lorsque les chefs des prêtres et les anciens eurent relâché Pierre et Jean, ceux-ci rejoignirent les frères et rapportèrent tout ce qu'on leur avait dit.
Après ce récit, tous, d'un seul cœur, adressèrent à Dieu cette prière : « Maître, c'est toi qui as fait le ciel, la terre et la mer, et tout ce qu'ils contiennent.
C'est toi qui, par l'Esprit Saint, as mis dans la bouche de notre père David, ton serviteur, les paroles que voici : Pourquoi ces nations en tumulte, ces peuples aux projets stupides,
ces rois de la terre qui se groupent, ces grands qui conspirent entre eux contre le Seigneur et son Messie ?
Et c'est vrai : on a conspiré dans cette ville contre Jésus, ton Saint, ton Serviteur, que tu as consacré comme Messie. Hérode et Ponce Pilate, avec les païens et le peuple d'Israël,
ont accompli tout ce que tu avais décidé d'avance dans ta puissance et ta sagesse.
Et maintenant, Seigneur, sois attentif à leurs menaces : donne à ceux qui te servent d'annoncer ta parole avec une parfaite assurance.
Étends donc ta main pour guérir les malades, accomplis des signes et des prodiges, par le nom de Jésus, ton Saint, ton Serviteur. »
Comme leur prière se terminait, le lieu où ils étaient réunis se mit à trembler, ils furent tous remplis de l'Esprit Saint et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,1-8.
Il y avait un pharisien nommé Nicodème ; c'était un notable parmi les Juifs.
Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons bien, c'est de la part de Dieu que tu es venu nous instruire, car aucun homme ne peut accomplir les signes que tu accomplis si Dieu n'est pas avec lui. »
Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu. »
Nicodème lui répliqua : « Comment est-il possible de naître quand on est déjà vieux ? Est-ce qu'on peut rentrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois ? »
Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l'eau et de l'Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu.
Ce qui est né de la chair n'est que chair ; ce qui est né de l'Esprit est esprit.
Ne sois pas étonné si je t'ai dit qu'il vous faut renaître.
Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l'Esprit. »


Cy Aelf, Paris

La question que pose Nicodème : "Peut-on entrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois ?", peut nous paraître quelque peu rididicule, surtout de la part d'un notable, d'un membre éminent parmi les pharisiens !  Mais en réalité, de notre temps de néo-matérialisme et de paganisme couvert de nobles voiles idéologiques, naître de nouveau, devenir vraiment quelqu'un d'autre, cela paraît impossible.

Dans l'apparente naïveté de cette question se cache aussi la permanente crainte de la mort. C'est le cas pour Nicodème, qui est "déjà vieux". Au temps de Jésus, comme encore aujourd'hui, les juifs ne croient qu'à la résurrection finale, à la fin de temps. L'au-delà est plutôt le "sous-terre", les "régions inférieures, le Hadès des grecs, un lieu où les âmes errent en attendant la fin des temps. (Tandis que de nos jours, on enseigne aux peuples qu'il n'y a rien après la mort, ce qui fait de la vie l'unique occasion de toutes les expériences possibles et (in)imaginables !

La solution que donne Jésus ?  Naître de nouveau, vivre comme des anges dès à présent. Tous les saints ont compris cela, certains très tôt, les autres plus tard. Mais le corps est tout entier sous la guidance l'Esprit Saint. De sorte qu'un homme né de nouveau n'apparaît que dans sa manière de vivre - et encore: l'humilité cache beaucoup de choses.  Je songe en cet instant au petit frère André de Montréal. Le plus petit dans son ordre religieux, mais quel éclat de lumière !  En fait, on peut très bien citer aussi saint Joseph: les Evangiles en parlent très peu, mais il est le dernier des patriarches, celui qui a permis l'accomplissement de la prophétie : "D'Egypte, j'ai appelé mon Fils". Et il est, évidemment, le modèle des éducateurs chrétiens.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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De nos cachots vers la lumière

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Le mercredi de la 2e semaine de Pâques

Livre des Actes des Apôtres 5,17-26.

Le grand prêtre et tout son entourage, c'est-à-dire le parti des sadducéens, étaient remplis de fureur contre les Apôtres : ils les firent arrêter et jeter publiquement en prison.
Mais, pendant la nuit, l'ange du Seigneur ouvrit les portes de la cellule et les fit sortir en disant :
« Partez d'ici, tenez-vous dans le Temple et là, annoncez au peuple toutes les paroles de vie. »
Ils obéirent et, de bon matin, ils entrèrent dans le Temple et se mirent à enseigner. En arrivant, le grand prêtre et son entourage convoquèrent le grand conseil, tout le sénat des fils d'Israël, et ils envoyèrent chercher les Apôtres à la prison.
En arrivant, les gardes ne les trouvèrent pas dans la cellule. Ils revinrent donc avec cette nouvelle :
« Nous avons trouvé la prison parfaitement verrouillée, et les gardiens en faction devant les portes ; mais, quand nous avons ouvert, nous n'avons trouvé personne à l'intérieur. »
En entendant ce rapport, le commandant de la garde du Temple et les chefs des prêtres, en plein désarroi, se demandaient ce qui se passait.
Là-dessus, quelqu'un arriva avec cette nouvelle : « Les hommes que vous aviez mis en prison, les voilà qui se tiennent dans le Temple, et ils instruisent le peuple ! »
Alors, le commandant partit avec les gardes, pour ramener les Apôtres, mais sans violence, parce qu'ils redoutaient que le peuple ne leur jette des pierres.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,16-21.
Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici : quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées ; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient reconnues comme des œuvres de Dieu. »


Cy Aelf, Paris

Merveilleuse correspondance des textes de ce matin ! Dans le livre des Actes, les apôtres, mis au cachot à cause de leur enseignement, en sont retirés de nuit par l'ange du Seigneur. Et l'Evangile, quant à lui, témoigne que le Verbe est incarné est venu dans le monde pour opérer un jugement : car beaucoup d'hommes préfèrent les ténèbres à la lumière, parce que leurs oeuvres sont mauvaises.

Ainsi, toutes celles et tous ceux qui rencontrent le Christ sont appelés à contempler leurs propres oeuvres, c'est-à-dire leur façon de vivre, leur projet, leurs intentions et l'image qu'ils se donnent d'eux-mêmes. Pour peu que cet examen soit sincère, dans la plupart des cas, ce n'est pas un changement, mais une mutation complète qui commence. Et cette mutation est telle qu'elle n'arrive vraiment à son terme que dans l'au-delà.

Ayant changé de programme d'ordinateur - comme beaucoup, j'ai saisi cette occasion pour taper les noms de quelques "jeunes" que j'avais croisés lors de ma conversion à la fin des années 80. Nous avons tous vieilli, c'est évident, mais j'ai été consterné de découvrir les couples séparés, les visages boursouflés par la consommation d'alcool, les regards embrumés et j'ai reçu des invitations à rejoindre des "bons vivants" que j'avais croisés au cours de mes études... Eh bien, j'en suis certain: s'il en est quelques-un(e)s qui sont venus des ténèbres vers la Lumière, ce n'est pas par le biais du "miracle" informatique ! En tout cas, j'ai tourné la page de mon passé, elle est vraiment achevée et je trouve plus de vie dans ma solitude ou mon travail que dans mes sorties.

"Sortir, se changer les idées, voir d'autres gens, se distraire"... pourquoi ? Il y a encore tant à faire !

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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De l'utilité des épreuves

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b]Le vendredi de la 2e semaine de Pâques

Livre des Actes des Apôtres 5,34-42. [/b]
Comme les Apôtres étaient en train de comparaître, un membre du grand conseil se leva; c'était un pharisien nommé Gamaliel, docteur de la Loi honoré de tout le peuple. Il ordonna de faire sortir les Apôtres un instant, puis il dit : « Hommes d'Israël, faites bien attention à la décision que vous allez prendre envers ces hommes.
Il y a quelque temps, on a vu surgir Theudas ; il prétendait être quelqu'un, et quatre cents hommes environ s'étaient ralliés à lui ; il a été tué, et tous ses partisans ont été mis en déroute et réduits à rien. Après lui, à l'époque du recensement, on a vu surgir Judas le Galiléen qui a entraîné derrière lui une foule de gens. Il a péri lui aussi, et tous ses partisans ont été dispersés.
Eh bien, dans la circonstance présente, je vous le dis : ne vous occupez plus de ces gens-là, laissez-les. Car si leur intention ou leur action vient des hommes, elle tombera.
Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. Ne risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu. » Le conseil se laissa convaincre.
On convoqua alors les Apôtres, et, après les avoir fouettés, on leur interdit de parler au nom de Jésus, puis on les relâcha. Mais eux, en sortant du grand conseil, repartaient tout joyeux d'avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus.
Tous les jours, au Temple et dans leurs maisons, sans cesse, ils enseignaient cette Bonne Nouvelle : Jésus est le Messie.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,1-15.
Jésus était passé de l'autre côté du lac de Tibériade (appelé aussi mer de Galilée).
Une grande foule le suivait, parce qu'elle avait vu les signes qu'il accomplissait en guérissant les malades.
Jésus gagna la montagne, et là, il s'assit avec ses disciples.
C'était un peu avant la Pâque, qui est la grande fête des Juifs.
Jésus leva les yeux et vit qu'une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu'ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait bien ce qu'il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain. »
Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons, mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ! »
Jésus dit : « Faites-les asseoir. » Il y avait beaucoup d'herbe à cet endroit. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua ; il leur donna aussi du poisson, autant qu'ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Ramassez les morceaux qui restent, pour que rien ne soit perdu. »
Ils les ramassèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restaient des cinq pains d'orge après le repas.
A la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C'est vraiment lui le grand Prophète, celui qui vient dans le monde. »
Mais Jésus savait qu'ils étaient sur le point de venir le prendre de force et faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira, tout seul, dans la montagne
.


Cy Aelf, Paris

Les textes de ce jour nous parlent de l’épreuve. L’épreuve nécessaire qui, selon le cas, tournera à notre avantage ... ou bien, en cas d’échec et de chute, nous servira de leçon de foi.Cette mise à l’épreuve de notre foi nous est bien nécessaire et nous conduira à devenir de dociles serviteur de la miséricorde divine.

Dans le texte des Actes des Apôtres, Gamaliel met en garde les membres du conseil de ne pas prendre le risque de déplaire à Dieu. Si ce que les apôtres accomplissent vient de Dieu, rien ne pourra les abattre - mais en outre, la conséquence serait funeste pour tous ceux qui se seraient opposés à la volonté de Dieu.

Les apôtres sont donc relachés, mais pas sans avoir d’abord été fouettés. Or, voici une bastonnade de la Joie, voici une épreuve totalement inutile du point de vue humain, mais combien réjouissante sur le plan spirituel ! Ce paradoxe, je l’ai rencontré et je le rencontre encore. Ce sont ces obstacles que l’existence me propose : ils paraissent infranchissables lorsque je m’efforce de les vaincre, de passer par dessus, mais ils me remplissent d’allégresse lorsque j’en suis délivré par l’humilité. L’humilité, ne serait-ce pas de passer par dessous les obstacles ? Au contraire d’être découragés, les apôtres sont remplis de forces neuves.

Une autre forme de mise à l’épreuve de la foi se retrouve dans l’Evangile, lorsque Jésus s’adresse à Philippe au sujet de la nourriture. Jésus sait très bien que son disciple est en plein doute et c’est lui qu’il prend à témoin afin qu’il exprime clairement son doute : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacn ait un petit morceau de pain. » - c’est tout à fait clair !

Ainsi en est-il pour nous aussi. L’épreuve est présente dans nos vies - sous diverses formes et il arrive qu’elle fasse vaciller la foi que nous avions cru pourtant bien enracinée. Je me souviens du jour où j’ai dû fermer ma boutique pour plus d’une année. Comme j’ai douté ! Mais c’est au cours de cette année-là que j’ai reçu des signes du Seigneur, qui se sont multipliés de façon étrange, mais qui ont réellement fait grandir ma foi.

Ne nous étonnons donc pas. Dieu est miséricordieux et Il demeure miséricordieux. Je me suis plaint il y a quelques semaines de nouveaux obstacles à la reconnaissance de ma vocation par «les autorités» de l’Eglise. Mais intérieurement, Jésus m’a parlé pour dire: «Qu’est-ce qui est le plus important: avoir le titre d’apôtre de la Miséricorde, ou bien être miséricordieux ?

Je demeure dans la Joie et je reconnais le bien-fondé de l’épreuve, car tout ce qui s’élève sera abaissé, tout ce qui s’abaisse sera élevé.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Comment vivre et progresser dans la foi

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Fête des saints Philippe et Jacques (le mineur), apôtres

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 15,1-8.

Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l'avez reçu, et vous y restez attachés; vous serez sauvés par lui si vous le gardez tel que je vous l'ai annoncé ; autrement, c'est pour rien que vous êtes devenus croyants. Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j'ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il a été mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures, et il est apparu à Pierre, puis aux Douze ; ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois - la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont morts - ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.
Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l'avorton que je suis.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,6-14.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. »
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » !
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas,
Philippe ? Celui qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : 'Montre-nous le Père' ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres œuvres.
Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des œuvres.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père.
Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai
.


Cy Aelf Paris

Les deux apôtres fêtés aujourd’hui par l’Eglise sont cités l’un dans l’épître de saint Paul et l’autre dans l’Evangile du jour. Mais dans les deux textes également, c’est le contenu de la foi qui est mis en valeur. Ce qui est tout à fait logique, car les apôtres, saint Jean et saint Paul y compris ont évangélisé en demeurant strictement fidèle au contenu de la foi, à son essence même, et cela avec le secours de l’Esprit Saint.

Je remarque qu’aujourd’hui encore, Jésusinvite Philippe à lui ouvrir son coeur et son esprit, car cet homme intelligent - qui doutait déjà au moment de la multiplication des pains, désirerait quelque chose de plus simple, de plus immédiat: «Montre-nous le Père, cela nous suffit !» Ce serait si pratique, en effet ! Mais tous doivent passer par le joug de Jésus, par la guidance de sa parole et par les signes de ses oeuvres. Les juifs qui ont fait crucifier Jésus ne pouvaient pas accepter et croire que la guérison des aveugles et la rémission des péchés puissent venir d’un de leurs frères nommés Jésus de Nazareth. Philippe a dépassé cette incrédulité - qui est coupable: il a cru en Jésus, il a vu les signes et il croit.
Cependant, il voudrait bien que tout arrive selon sa propre compréhension et sa logique, ce qui n’est pas possible.

Il faut donc deux choses pour devenir apôtres de Jésus: il faut en même temps s’attacher au contenu de la foi - que l’Eglise ne cesse d’actualiser, et également: se laisser individuellement guider par le Seigneur, sans forcément comprendre tout ce qui advient dans nos existences personnelles.

Se laisser guider, croire que Jésus nous parle au travers des événements quotidiens, n’est-ce pas ce qui paraît le plus difficile ? Mais pour quiconque est un peu attentif et priant, le chemin se trace tout seul. Il n’est pas toujours facile de comprendre l’une ou l’autre étape et de l’accepter. Et pourtant, ce joug est simple et le fardeau léger !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: L'Emmaüs de chaque jour

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etienne lorant a écrit :Se laisser guider, croire que Jésus nous parle au travers des événements quotidiens, n’est-ce pas ce qui paraît le plus difficile ? Mais pour quiconque est un peu attentif et priant, le chemin se trace tout seul. Il n’est pas toujours facile de comprendre l’une ou l’autre étape et de l’accepter. Et pourtant, ce joug est simple et le fardeau léger !
Personnellement, le plus difficile est de se laisser guider, d'accepter les petits et les grands tracas de la vie qui se mettent au travers de notre chemin... Il est vrai qu'à travers des rencontres, des faits du quotidien, Jésus nous parle... Et encore, il y a des jours plus que d'autres, tout dépend, sans doute, de notre disposition intérieure... Mais j'ai tout de même du mal à réaliser que le chemin se trace tout seul...
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Re: L'Emmaüs de chaque jour

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astre a écrit :Personnellement, le plus difficile est de se laisser guider, d'accepter les petits et les grands tracas de la vie qui se mettent au travers de notre chemin... Il est vrai qu'à travers des rencontres, des faits du quotidien, Jésus nous parle... Et encore, il y a des jours plus que d'autres, tout dépend, sans doute, de notre disposition intérieure... Mais j'ai tout de même du mal à réaliser que le chemin se trace tout seul...
Il ne se trace pas sans notre entière acceptation. Ce qui fut pour moi extraordinaire, c'est que j'ai obtenu de nombreuses grâces - qui durent encore, au travers d'événements contraires qu'il me paraissait difficile, voire impossible d'accepter. Il a bien fallu que je sois privé d'une année de travail... afin que je me mette à chercher des chrétiens sur le web, dont un m'a "branché" sur la théologie de la Miséricorde, laquelle m'a conduit tout droit à renoncer à de gros défauts (la tabagie en toute première place). J'affirme, oui !, que le Seigneur peut nous laisser tomber durement sur le sol pour nous rappeler qu'il faut avoir confiance en Lui !

Bien à vous,

Etienne
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Re: L'Emmaüs de chaque jour

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Ce qui me pose problème, c'est de bien discerner ce qui fait partie du bon ou du mauvais chemin... J'ai toujours des doutes et quelque fois, je me rends bien compte que je passe à côté de bonnes choses ! Mes prières sont pourtant toujours dirigées dans le sens de guider mes pas, de découvrir et rencontrer ce que je dois voir et vivre... Avec l'âge, ma vue doit baisser :(
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Re: L'Emmaüs de chaque jour

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astre a écrit :Ce qui me pose problème, c'est de bien discerner ce qui fait partie du bon ou du mauvais chemin... J'ai toujours des doutes et quelque fois, je me rends bien compte que je passe à côté de bonnes choses ! Mes prières sont pourtant toujours dirigées dans le sens de guider mes pas, de découvrir et rencontrer ce que je dois voir et vivre...
Il est ennuyeux, le doute ! Mais c'est tout à fait humain de douter. Comme c'est tout à fait du diable de semer le doute et de tenter de le faire grandir ! Pour ma part, les relations que je poursuis avec ma propre congrégation religieuse sont au point mort: je me croyais membre, je suis toujours "sur le chemin". Il manque un témoignage à mon sujet (avec signature et tampon !)que devrait rédiger et envoyer le prêtre qui m'a le mieux connu... et qui est décédé il y a six ans.

Cette affaire m'a bouleversé, tellement depuis ma conversion à l'âge de 29 ans j'ai rencontré des refus et des obstacles. A présent que j'en ai presque le double, je suis de nouveau "soumis à la question"... MAIS dans ma prière, j'ai reçu cette pensée qui me soutient : "Qu'est-ce qui compte: de devenir vraiment miséricordieux, ou bien d'apparternir officiellement à un ordre religieux ?"
Ma peine n'en est pas soulagée, mais ma foi s'en est sortie grandie.

En union de prière.
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Dimanche : l'oeuvre de la Lumièe

Message non lu par etienne lorant »

Première lettre de saint Pierre Apôtre 1,17-21.
Frères, vous invoquez comme votre Père celui qui ne fait pas de différence entre les hommes, mais qui les juge chacun d'après ses actes ; vivez donc, pendant votre séjour sur terre, dans la crainte de Dieu.
Vous le savez : ce qui vous a libérés de la vie sans but que vous meniez à la suite de vos pères, ce n'est pas l'or et l'argent, car ils seront détruits ;
c'est le sang précieux du Christ, l'Agneau sans défaut et sans tache.
Dieu l'avait choisi dès avant la création du monde, et il l'a manifesté à cause de vous, en ces temps qui sont les derniers.
C'est par lui que vous croyez en Dieu, qui l'a ressuscité d'entre les morts et lui a donné la gloire ; ainsi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 24,13-35.
Le troisième jour après la mort de Jésus, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient ensemble de tout ce qui s'était passé. Or, tandis qu'ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s'approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas.
Jésus leur dit : « De quoi causiez-vous donc, tout en marchant ? » Alors, ils s'arrêtèrent, tout tristes.
L'un des deux, nommé Cléophas, répondit : « Tu es bien le seul de tous ceux qui étaient à Jérusalem à ignorer les événements de ces jours-ci. »  Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth : cet homme était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple.
Les chefs des prêtres et nos dirigeants l'ont livré, ils l'ont fait condamner à mort et ils l'ont crucifié. Et nous qui espérions qu'il serait le libérateur d'Israël ! Avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c'est arrivé.
A vrai dire, nous avons été bouleversés par quelques femmes de notre groupe. Elles sont allées au tombeau de très bonne heure,
et elles n'ont pas trouvé son corps ; elles sont même venues nous dire qu'elles avaient eu une apparition : des anges, qui disaient qu'il est vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l'avaient dit ; mais lui, ils ne l'ont pas vu. »
Il leur dit alors : « Vous n'avez donc pas compris ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes !  Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? »  Et, en partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur expliqua, dans toute l'Écriture, ce qui le concernait.
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d'aller plus loin.
Mais ils s'efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous : le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.
Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna.
Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.
Alors ils se dirent l'un à l'autre : « Notre cœur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait comprendre les Écritures ? »
A l'instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent :
« C'est vrai ! le Seigneur est ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. »
A leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain
.


Cy Aelf, Paris

Sur le nom d’Emmaüs, on trouve quantité de positionnements géographiques et autant de signification possibles. Mais en ce qui me concerne, c’est  l’origine du nom de Cléophas, l’un des compagnons, qui m’a paru importante, car ce n’est pas pour rien que saint Luc le cite, lui en particulier. Et, en effet, ce nom vient de "kleo":  célébrer et de "phasis": lever d'une étoile. Or, l’épisode rapporté se déroule à la tombée du jour et l’étoile est un signe, comme fut l’étoile de la nativité dans l’évangile selon saint Matthieu.  

Ne dirait-on pas, comme dans les meilleurs récits, que tout s’achève comme tout a commencé, ou mieux encore: qu’il s’agit bien de l’oeuvre de la lumière «qui brille dans les ténèbres, et que les ténèbres ne peuvent retenir" ?

Je note encore la mutation qui se produit quand la Parole se fait nourriture, lorsque  le pain se fait hostie.  Pour peu que certains d’entre nous l’aient expérimenté, je peux ajouter sans la moindre hésitation que l’hostie de chaque jour me confère plus de force intérieure que les aliments pour les muscles de mon corps. En effet, pour toutes celles et tous ceux qui croient, la résurrection n'est pas qu’une promesse, mais elle est aussi l’aboutissement de l’oeuvre du Père, en nous,  par le Christ et par l’Esprit.


.
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Re: L'Emmaüs de chaque jour

Message non lu par astre »

Ne pouvant assister à la messe demain, j'y suis allée ce soir et dans son homélie, suite au récit des disciples d'Emmaüs, le prêtre a fait allusion aux 4 temps de la messe... Je n'y avais pas du tout fait le rapprochement à l'étude de ce texte... (Comme quoi, j'ai des défaillances !) J'ai retrouvé sur le net un commentaire ! Je le partage avec vous ! A méditer...

http://www.kt42.fr/les-quatre-temps-de- ... s-a5380875
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Re: L'Emmaüs de chaque jour

Message non lu par katolik »

Bonsoir,

Ayant eu l'occasion d'effectuer une étude sur la résurrection, mais plus précisément sur ce texte des disciples d'emmaus, je me permet de mettre à votre disposition cette étude en pièce jointe.

Vous y découvrirez comment est fait le montage de ce texte .....

Bonne soirée à tous
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Pièces jointes
Chiasme.docx
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devoir sur la resurrection.docx
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Re: L'Emmaüs de chaque jour

Message non lu par astre »

Bonjour Katolik,

Merci beaucoup pour ce partage de votre étude sur ce texte des disciples d'Emmaüs. Je ne m'étais pas rendu compte de l'importance de ce passage d'Evangile. Lorsque l'on traverse des moments de ténèbres, on ressemble nous aussi aux disciples d'Emmaüs, notre visage est sombre et on ne s'aperçoit pas de la présence de Jésus à nos côtés...


Prière
Seigneur Jésus ressuscité, donne-moi je T’en prie Ton Esprit et Ta lumière pour comprendre Ta Parole, et croire en Ta présence à mes côtés.
J’ai besoin de toi, augmente ma foi !
J’ai besoin de Ton espérance au milieu des petits combats de chaque jour.
Je T’aime Jésus, et je crois que Ta présence, que Tu m’offres dans Ta Parole et dans Ton Eucharistie, transforment mon cœur, petit à petit.
J’ai confiance en Toi, Seigneur Jésus. Reste avec moi !
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