Bonjour Mac,
Que sont ces bêtes sauvages ?
Bonne question ! Je dois avouer que ce n'est pas évident du premier jet ... peut-être ... alors tel que dans la foulée de ce que nous disions avec Porphyre sur l'autre fil, se questionnant nous-mêmes à propos du chapitre 16 de Marc, au sujet des disciples
conduits par l'Esprit et avec cette manipulation rendue inoffensive des serpents (les signes qui les accompagneront, etc) : peut-être faudrait-il y voir encore, dans une certaine mesure, l'utilisation d'un langage allégorique du côté de Marc, pour évoquer des forces de vie non domestiquées (infra-humaines ou inhumaines, inconscientes, anarchiques en premier lieu).
L'anthropologue suisse Jean-François Froger parlait des «passions» de son côté. Voir au moins les pages 2 et 3 du document ci-dessous :
http://mimopedagogie.pagesperso-orange. ... saume8.pdf
Jésus avec les bêtes sauvages dans le désert et pendant que les anges le servaient ressemble à une photo du premier Adam, comme un renvoi à la condition initiale de l'homme dans le texte de la Genèse; qu'une condition où l'homme est au carrefour de la Création, médiateur entre le monde d'en bas et le monde d'en haut. Une histoire d'harmonie à retrouver, avec la justice.
- «Aussitôt l’Esprit pousse Jésus au désert.
Durant quarante jours, au désert, il fut tenté
par Satan. Il était avec les bêtes sauvages
et les anges le servaient.»
(Mc 1, 12-13)
Lecture en église pour le 13 mars :
- «La reine Esther, dans l'angoisse mortelle qui l'étreignait, chercha refuge auprès du Seigneur. Elle priait ainsi le Seigneur Dieu d'Israël : «Mon Seigneur, notre Roi, c'est toi le seul Dieu; viens me secourir, car je suis seule, et je n'ai pas d'autres secours que toi, et je vais risquer ma vie.
Depuis ma naissance, j'ai entendu répéter, dans la tribu de mes pères, que tu as choisi Israël de préférence à toutes les nations, et nos pères de préférence à tous leurs ancêtres, pour en faire à jamais un peuple qui t'appartienne, et tu as fait pour eux tout ce que tu avais promis.
Souviens-toi, Seigneur ! Fais-toi connaître au moment de notre détresse; donne-moi du courage, toi le Roi des dieux, qui domine tout autorité. Mets sur mes lèvres un langage harmonieux quand je serai en présence de ce lion, et change son coeur qu'il se mette à détester celui qui nous combat, qu'il le détruise avec tous ses partisans. Délivre-nous par ta main, viens me secourir car je suis seule, et je n'ai que toi, Seigneur, toi qui connais tout.»
- Prière d'Esther, VI, 1-19 (parmi les additions grecques)
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Ici c'est
une autre découverte pour moi franchement. Parce que je ne lis jamais le texte d'Esther habituellement. Or ce texte me paraît éclairer réellement ce que disait Jean-François Froger, de même qu'il se révèle propre à mieux faire pénétrer la profondeur du texte évangélique.
Tout ça parce que tu auras eu l'impulsion de poser une question, Mac. Il faudra t'encourager à continuer (sourire).
:>