C'est exactement la subjectivité morale que je dénonce.Silica a écrit : Parce qu'il ne me paraît pas amoral de boire des verres de vin dans une fête (cela ne fait de mal à personne à part éventuellement notre système digestif) ; par contre, forcer une personne à un rapport sexuel est une violence qu'on inflige à autrui.
On condamne certains travers et pas d'autres.
Se saouler est immoral cela altère la conscience et du coup d'autres immoralités peuvent en découler.
Ce que vous nommez morale philosophique fait parti de la morale.Silica a écrit : Je comprend parfaitement que nous évoluons dans des univers différents, mais je dirais que cette réalité (sortir, avoir plusieurs partenaires amoureux et sexuels au cours d'une vie) est celle d'une majorité de français. La morale est-elle un concept relatif ? De quelle morale parle t-on exactement ? Personnellement je dirais que n'est pas immoral ce qui ne blesse pas autrui volontairement ou en connaissance de cause.
La notion de morale est philosophique, celle de péché (que vous employez dans la même phrase) est religieuse. Or ceux qui ne sont pas religieux ne sont pas concernés par cette dernière notion, ils n'ont pas à s'en prémunir.
Si Dieu existe ses commandements sont pour tous et tous étant concernés doivent se prémunir contre le péché.
Dés lors des comportements désordonnés seraient évités et éviteraient de tomber dans le cloaque que décrit cette féministe.
Si cette personne respectait la femme elle commencerait par comprendre que dans ce qui avilie ces femmes c'est de se saouler, de se retrouver nu (et j'en passe) avec un inconnu…(et c'est tout autant valable pour l'homme comme quoi le sexisme est hors propos)
Le péché conduit au péché. C'est comme en physique toute action conduit à une réaction.
Et l'argument de la masse des pécheurs ne retire pas une once au péché.
Bref je m'aperçois que ces gens s'étonnent des effets de leurs mauvaises conduites, alors que c'est totalement logique.
Non je ne légitime pas plus un péché par rapport à un autre je les condamne tous avec une échelle de gravité.Silica a écrit : Je pense voir ce que vous voulez dire, mais regardez, ce que je vous disait plus haut se retrouve dans vos paroles : maintenant vous dites que le viol n'est pas surprenant si les victimes ont bu ou ont déjà partagé une intimité avec leur agresseur. Y a t-il des bons et des mauvais viols ? Des viols légitimes et des viols scandaleux ? Que faire du viol conjugal où la victime est l'épouse du violeur (même situation pour moi dans un couple non-marié) ?
Je ne dis pas que les victimes ont bu et partagé une "intimité" avec leur agresseur : je dis que l'on a là 2 victimes de leurs mauvaises conduites dont l'une ajoute à tout cela une agression ignoble. Tous ont péché mais dans des mesures différentes.
Enseigner la morale éviterait tous ces comportements.
Lutter contre le "sexisme" ne donnera rien si on ne supprime pas avant les autres comportements.
Là on est dans une totale perversion de la morale : une morale qui punirait les immoraux par des actes encore pires…Silica a écrit : Une femme qui marche dans la rue en jupe ou en jean est déjà considéré par certains comme quelque chose qui dépasse les bornes et doit être puni par une insulte ou une agression sexuelle.
Aucun sexisme là-dedans mais une immoralité totale et profonde qui légitime tout et n'importe quoi : violer pour punir d'un mauvais comportement, tuer pour n'avoir pas obtenu une cigarette, torturer pour obtenir de l'argent…

