Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2013-2014)
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etienne lorant
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Re: Fête de la Présentation du Seigneur
Un glaive te percera le coeur : c'est que Marie, plus que toutes les autres mères, est celle qui a donné son fils aux hommes, qui a dû renoncer à son statut de mère. Mais comment une mère pourrait-elle renoncer à son fils ? Pour que celui-ci puisse se donner à tous.
Marie étant devenue par son sacrifice notre mère à tous, est celle qu'il faut prier lorsque des liens trop humains nous retiennent d'avancer dans la foi. Quelles sont donc nos "pensées secrètes", celles que nous voudrions garder pour nous, en dépit de notre baptême ? Prions Marie et elle nous seront dévoilées...
Marie étant devenue par son sacrifice notre mère à tous, est celle qu'il faut prier lorsque des liens trop humains nous retiennent d'avancer dans la foi. Quelles sont donc nos "pensées secrètes", celles que nous voudrions garder pour nous, en dépit de notre baptême ? Prions Marie et elle nous seront dévoilées...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Mac
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Re: Fête de la Présentation du Seigneur
Bonjour Etienne,
C'est comme cela que je l'avais compris mais je me demandais si je comprenais bien. C'est une grande révélation que fait Saint Siméon. Merci beaucoup.
Fraternellement.
C'est comme cela que je l'avais compris mais je me demandais si je comprenais bien. C'est une grande révélation que fait Saint Siméon. Merci beaucoup.
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Peccator
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Re: Fête de la Présentation du Seigneur
Une autre interprétation, plus courante dans les commentaires que j'ai pu lire : faire attention à la syntaxe de la phrase, et au fait qu'il y a une incise, révélée par les tirets :
Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. - Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre.
C'est alors la division dont Jésus est signe, qui dévoile les pensées secrètes d'un grand nombre : on ne peut plus faire semblant, soit on choisit le Christ, soit on choisit le monde. Nous le voyons d'ailleurs bien dans l'actualité aujourd'hui.
Mais cette lecture par Marie est intéressante.
Attention au piège des versets : le texte n'a pas été écrit en versets. Le découpage et la numérotation des versets est très tardive : elle est le travail de Robert Estienne, un imprimeur du XVIe siècle, qui avait tout simplement numéroté les lignes dans la marge. C'est donc un découpage dû à une mise en page, et non à une analyse sémantique (malheureusement).
Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. - Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre.
C'est alors la division dont Jésus est signe, qui dévoile les pensées secrètes d'un grand nombre : on ne peut plus faire semblant, soit on choisit le Christ, soit on choisit le monde. Nous le voyons d'ailleurs bien dans l'actualité aujourd'hui.
Mais cette lecture par Marie est intéressante.
Attention au piège des versets : le texte n'a pas été écrit en versets. Le découpage et la numérotation des versets est très tardive : elle est le travail de Robert Estienne, un imprimeur du XVIe siècle, qui avait tout simplement numéroté les lignes dans la marge. C'est donc un découpage dû à une mise en page, et non à une analyse sémantique (malheureusement).
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
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etienne lorant
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La gloire de l'homme tient dans son repentir
Le vendredi de la 4e semaine du temps ordinaire
Livre de l'Ecclésiastique 47,2-11.
Dans le sacrifice de communion, on met à part la graisse des animaux offerts à Dieu ; ainsi David a été mis à part entre les fils d'Israël. Il a joué avec les lions comme si c'étaient des chevreaux, et avec les ours comme si c'étaient des agneaux. N'était-il pas tout jeune quand il a tué le géant et supprimé la honte de son peuple, lorsqu'il lança la pierre de sa fronde et abattit l'arrogance de Goliath ?
Il invoqua le Seigneur Très-Haut qui a mis dans sa main la vigueur pour supprimer le puissant guerrier et relever la force de son peuple. C'est pourquoi on lui a fait gloire d'avoir tué dix mille hommes : on l'a célébré en bénissant le Seigneur quand on lui a donné la glorieuse couronne royale.
En effet, il a détruit les ennemis qui entouraient le pays, il a anéanti ses adversaires philistins, il a détruit leur force comme on le voit encore aujourd'hui. Dans tout ce qu'il a fait, il a célébré la louange du Saint, du Très-Haut, en proclamant sa gloire. De tout son cœur, il a chanté les psaumes, il a aimé son Créateur.
Devant l'autel, il a placé des chantres, et leur voix rendit les chants plus doux.
Il a donné de l'éclat aux fêtes, il a organisé de façon définitive les temps de service, pour que le saint nom du Seigneur soit célébré, et que les chants retentissent dans le sanctuaire dès le matin.
Le Seigneur a pardonné les péchés de David, il a pour toujours exalté sa force, il a fondé sur lui l'Alliance avec les rois, le trône de gloire d'Israël.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,14-29.
Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait : « C'est Jean le Baptiste qui est ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles. »
Certains disaient : « C'est le prophète Élie. » D'autres disaient encore : « C'est un prophète comme ceux de jadis. »
Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j'ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! »
Car c'était lui, Hérode, qui avait fait arrêter Jean et l'avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe,
et Jean lui disait : « Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère. »
Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n'y arrivait pas
parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l'avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l'entendre.
Cependant, une occasion favorable se présenta lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l'armée et aux notables de la Galilée.
La fille d'Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi tout ce que tu veux, je te le donnerai. »
Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c'est la moitié de mon royaume. »
Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu'est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean le Baptiste. »
Aussitôt la jeune fille s'empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste. »
Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus.
Aussitôt il envoya un garde avec l'ordre d'apporter la tête de Jean. Le garde s'en alla, et le décapita dans la prison.
Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.
Cy Aelf, Paris
Le roi David fut certes un grand roi, mais il le fut d'abord dans ses abaissements. Une première fois, après avoir pris la femme de Urie le Hittite, son meilleur soldat : il s'était arrangé pour l'isoler devant un ennemi au cours d'une bataille. Mais après que le prophète Nathan lui ait ouvert les yeux sur sa honte, il se repentit sincèrement. Une seconde fois, il fit ce qui déplaisait au Seigneur, en ordonnant un recensement. Ce recensement déplut profondément à Dieu, car si l'on place sa confiance en Dieu, on n'a nul besoin de compter le nombre d'hommes capables de porter des armes. Mais de nouveau, il reconnut son péché et il épargna ainsi que le châtiment de la peste tomba sur Jérusalem.
Dans le regard que le Seigneur pose sur n'importe quel homme, sur n'importe femme, il y a cette demande : écarte-toi du mal et donne-moi ta confiance !
Le roi Hérode a lui aussi l'occasion de reconnaître sa faute et de renvoyer Hérodiade la femme de son frère Philippe. Il le sait bien: ce n'est pas parce qu'il est roi qu'il peut se permettre un adultère.Dans les cris de Jean le Baptiste, qui montent depuis le cachot où il a été jeté, c'est la conscience qui appelle.
N'est-ce pas qu'au fond de chacun , une voix s'élève des profondeurs pour nous appeler à renoncer au péché ? J'ai connu de nombreuses fois ce débat intérieur, qui peut être douloureux et devenir de plus en plus pénible. Je peux confirmer, et je confirme, qu'il n'y aucune autre issue pour la conscience, dans ce débat pénible, que de renoncer au péché. Celui qui ne renonce pas à sa faute, ne peut que tomber plus bas encore. C'est ce qui est arrivé au roi Hérode dans cet Évangile : il a voulu faire taire l'appel de Dieu dans sa conscience et tout ce qu'il a réussi, c'est commettre un et plusieurs autres péchés.
Soyons donc libres en apprenant à dire : Seigneur, aie pitié de moi, car je suis un pécheur !
Livre de l'Ecclésiastique 47,2-11.
Dans le sacrifice de communion, on met à part la graisse des animaux offerts à Dieu ; ainsi David a été mis à part entre les fils d'Israël. Il a joué avec les lions comme si c'étaient des chevreaux, et avec les ours comme si c'étaient des agneaux. N'était-il pas tout jeune quand il a tué le géant et supprimé la honte de son peuple, lorsqu'il lança la pierre de sa fronde et abattit l'arrogance de Goliath ?
Il invoqua le Seigneur Très-Haut qui a mis dans sa main la vigueur pour supprimer le puissant guerrier et relever la force de son peuple. C'est pourquoi on lui a fait gloire d'avoir tué dix mille hommes : on l'a célébré en bénissant le Seigneur quand on lui a donné la glorieuse couronne royale.
En effet, il a détruit les ennemis qui entouraient le pays, il a anéanti ses adversaires philistins, il a détruit leur force comme on le voit encore aujourd'hui. Dans tout ce qu'il a fait, il a célébré la louange du Saint, du Très-Haut, en proclamant sa gloire. De tout son cœur, il a chanté les psaumes, il a aimé son Créateur.
Devant l'autel, il a placé des chantres, et leur voix rendit les chants plus doux.
Il a donné de l'éclat aux fêtes, il a organisé de façon définitive les temps de service, pour que le saint nom du Seigneur soit célébré, et que les chants retentissent dans le sanctuaire dès le matin.
Le Seigneur a pardonné les péchés de David, il a pour toujours exalté sa force, il a fondé sur lui l'Alliance avec les rois, le trône de gloire d'Israël.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,14-29.
Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait : « C'est Jean le Baptiste qui est ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles. »
Certains disaient : « C'est le prophète Élie. » D'autres disaient encore : « C'est un prophète comme ceux de jadis. »
Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j'ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! »
Car c'était lui, Hérode, qui avait fait arrêter Jean et l'avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe,
et Jean lui disait : « Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère. »
Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n'y arrivait pas
parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l'avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l'entendre.
Cependant, une occasion favorable se présenta lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l'armée et aux notables de la Galilée.
La fille d'Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi tout ce que tu veux, je te le donnerai. »
Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c'est la moitié de mon royaume. »
Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu'est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean le Baptiste. »
Aussitôt la jeune fille s'empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste. »
Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus.
Aussitôt il envoya un garde avec l'ordre d'apporter la tête de Jean. Le garde s'en alla, et le décapita dans la prison.
Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.
Cy Aelf, Paris
Le roi David fut certes un grand roi, mais il le fut d'abord dans ses abaissements. Une première fois, après avoir pris la femme de Urie le Hittite, son meilleur soldat : il s'était arrangé pour l'isoler devant un ennemi au cours d'une bataille. Mais après que le prophète Nathan lui ait ouvert les yeux sur sa honte, il se repentit sincèrement. Une seconde fois, il fit ce qui déplaisait au Seigneur, en ordonnant un recensement. Ce recensement déplut profondément à Dieu, car si l'on place sa confiance en Dieu, on n'a nul besoin de compter le nombre d'hommes capables de porter des armes. Mais de nouveau, il reconnut son péché et il épargna ainsi que le châtiment de la peste tomba sur Jérusalem.
Dans le regard que le Seigneur pose sur n'importe quel homme, sur n'importe femme, il y a cette demande : écarte-toi du mal et donne-moi ta confiance !
Le roi Hérode a lui aussi l'occasion de reconnaître sa faute et de renvoyer Hérodiade la femme de son frère Philippe. Il le sait bien: ce n'est pas parce qu'il est roi qu'il peut se permettre un adultère.Dans les cris de Jean le Baptiste, qui montent depuis le cachot où il a été jeté, c'est la conscience qui appelle.
N'est-ce pas qu'au fond de chacun , une voix s'élève des profondeurs pour nous appeler à renoncer au péché ? J'ai connu de nombreuses fois ce débat intérieur, qui peut être douloureux et devenir de plus en plus pénible. Je peux confirmer, et je confirme, qu'il n'y aucune autre issue pour la conscience, dans ce débat pénible, que de renoncer au péché. Celui qui ne renonce pas à sa faute, ne peut que tomber plus bas encore. C'est ce qui est arrivé au roi Hérode dans cet Évangile : il a voulu faire taire l'appel de Dieu dans sa conscience et tout ce qu'il a réussi, c'est commettre un et plusieurs autres péchés.
Soyons donc libres en apprenant à dire : Seigneur, aie pitié de moi, car je suis un pécheur !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Mac
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Re: Fête de la Présentation du Seigneur
Ce texte peut peut-être nous éclairer davantage :
Matthieu 9:4-6
4 Mais Jésus connaissait leurs pensées. Il leur dit:
---Pourquoi avez-vous ces mauvaises pensées en vous-mêmes?
5 Qu'est-ce qui est le plus facile? Dire: «Tes péchés te sont pardonnés» ou dire: «Lève-toi et marche»?
6 Eh bien, vous saurez que le *Fils de l'homme a, sur la terre, le pouvoir de pardonner les péchés.
Alors il dit au paralysé:
---Je te l'ordonne: lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi.
Donc Jésus connaît leurs pensées secrètes.
Et il y a d'autres textes où il est dit que Jésus connaissait les pensées secrètes de ses interlocuteurs/
Matthieu 9:4-6
4 Mais Jésus connaissait leurs pensées. Il leur dit:
---Pourquoi avez-vous ces mauvaises pensées en vous-mêmes?
5 Qu'est-ce qui est le plus facile? Dire: «Tes péchés te sont pardonnés» ou dire: «Lève-toi et marche»?
6 Eh bien, vous saurez que le *Fils de l'homme a, sur la terre, le pouvoir de pardonner les péchés.
Alors il dit au paralysé:
---Je te l'ordonne: lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi.
Donc Jésus connaît leurs pensées secrètes.
Et il y a d'autres textes où il est dit que Jésus connaissait les pensées secrètes de ses interlocuteurs/
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Peccator
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Re: Fête de la Présentation du Seigneur
Jésus connait les pensées secrètes, bien entendu : Dieu sonde les reins et les coeurs.Mac a écrit :Et il y a d'autres textes où il est dit que Jésus connaissait les pensées secrètes de ses interlocuteurs/
Mais qu'il les connaisse, ce n'est pas la même chose que de dire qu'elles sont dévoilées.
Dévoiler peut prendre deux sens :
- faire apparaître publiquement les pensées cachées des personnes
- les révéler à la personne elle-même, qui se découvre elle-même
Dans le sens "public", nous voyons bien que Jésus est facteur de division, qu'il sépare pour mettre de l'ordre (cf Gn 1, où Dieu crée en séparant). Il y a ceux qui choisissent Jésus, et ceux qui choisissent le monde.
Dans le sens "privé", "intime", le disciple de Jésus apprend à discerner en lui-même le jeu des esprits, à séparer en lui les pensées qui l'attirent vers le monde et celles qui le font avancer vers le Royaume. Et ce faisant, chacun découvre en lui des "pensées secrètes" qu'il ne savait pas avoir.
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
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Mac
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Re: Fête de la Présentation du Seigneur
Je comprends mieux le mot division, enfin ses implications dans la bouche de Saint Siméon. Je n'aurais pas pensé la chose sous cette angle, mais c'est très très tangible effectivement.Il y a ceux qui choisissent Jésus, et ceux qui choisissent le monde.
Vous en savez des choses Peccator mon frère.
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Peccator
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Re: Fête de la Présentation du Seigneur
Mais non, je fais comme vous : je lis, je cherche, et je vais voir ce que les autres ont compris.
Vos commentaires sont très intéressants, et c'est surtout le partage qui est enrichissant.
Vos commentaires sont très intéressants, et c'est surtout le partage qui est enrichissant.
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
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etienne lorant
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Sagesse, chemin, vérité, vie.
Le samedi de la 4e semaine du temps ordinaire
Premier livre des Rois 3,4-13.
Le roi Salomon se rendit à Gabaon, qui était alors le grand sanctuaire, pour y offrir un sacrifice ; il immola sur l'autel un millier de bêtes en holocauste. En ce lieu, pendant la nuit, le Seigneur lui apparut en songe. Il lui dit : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. »
Salomon répondit : « Tu as montré beaucoup d'amour à ton serviteur David, mon père, lui qui a marché en ta présence dans la fidélité, la justice et la rectitude de cœur envers toi. Tu lui as gardé ce grand amour, tu lui as donné un fils qui est assis maintenant sur son trône.
Ainsi donc, Seigneur mon Dieu, c'est toi qui m'as fait roi à la place de David mon père ; or, je suis un tout jeune homme, incapable de se diriger, et me voilà au centre du peuple que tu as élu ; c'est un peuple nombreux, si nombreux qu'on ne peut ni l'évaluer ni le compter.
Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu'il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal ; comment sans cela gouverner ton peuple, qui est si important ? »
Cette demande de Salomon plut au Seigneur, qui lui dit : « Puisque c'est cela que tu as demandé, et non pas de longs jours, ni la richesse, ni la mort de tes ennemis ; mais puisque tu as demandé le discernement, l'art d'être attentif et de gouverner,
je fais ce que tu as demandé : je te donne un cœur intelligent et sage, tel que personne n'en a eu avant toi et que personne n'en aura après toi. Et je te donne aussi même ce que tu n'as pas demandé : je te donne et la richesse et la gloire, si bien que pendant toute ta vie tu n'auras pas d'égal parmi les rois.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,30-34.
Après leur première mission, les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger. Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l'écart.
Les gens les virent s'éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. Jésus, voyant une grande foule de gens sur le bord du lac, fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement.
Cy Aelf, Paris
Le coeur intelligent et sage, que Dieu va donner à Salomon, c'est son Esprit Saint. Le texte m'a fait sourire, car si c'est la sagesse que demande Salomon, c'est qu'il était déjà inspiré avant de formuler sa demande ! Ainsi, ce qui apparaît c'est que la bonne disposition du coeur envers Dieu, c'est cela qui qui constitue la richesse et une richesse - et qui en apporte d'autres avec elle.
C'est d'abord de cela qu'ont besoin les hommes : une bonne disposition de l'esprit envers Dieu. C'est ce qui leur permettra d'évaluer et de bien discerner comment agir et vivre. Ce n'est certes pas le coeur encombré par de multiples désirs qui peut acquérir la vraie richesse, mais c'est le coeur qui reconnaît sa pauvreté et que les biens de ce monde ne durent jamais.
Lorsque Jésus parle de Salomon, il dit : "Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. (St-Luc 11,13) Et en effet, lorsque Jésus enseigne les foules, c'est Dieu lui-même qui vient enseigner aux hommes tout ce dont ils ont réellement besoin.
Au milieu de cette époque tourmentée que nous vivons, comme je vois le monde retourner à la mise en oeuvre d'idéologies malsaines, contraires à Dieu autant qu'aux hommes, je prie l'Esprit Saint de venir au secours de notre faiblesse et de nous guider sur le chemin qui conduit à la vérité et à la Vie.
Premier livre des Rois 3,4-13.
Le roi Salomon se rendit à Gabaon, qui était alors le grand sanctuaire, pour y offrir un sacrifice ; il immola sur l'autel un millier de bêtes en holocauste. En ce lieu, pendant la nuit, le Seigneur lui apparut en songe. Il lui dit : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. »
Salomon répondit : « Tu as montré beaucoup d'amour à ton serviteur David, mon père, lui qui a marché en ta présence dans la fidélité, la justice et la rectitude de cœur envers toi. Tu lui as gardé ce grand amour, tu lui as donné un fils qui est assis maintenant sur son trône.
Ainsi donc, Seigneur mon Dieu, c'est toi qui m'as fait roi à la place de David mon père ; or, je suis un tout jeune homme, incapable de se diriger, et me voilà au centre du peuple que tu as élu ; c'est un peuple nombreux, si nombreux qu'on ne peut ni l'évaluer ni le compter.
Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu'il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal ; comment sans cela gouverner ton peuple, qui est si important ? »
Cette demande de Salomon plut au Seigneur, qui lui dit : « Puisque c'est cela que tu as demandé, et non pas de longs jours, ni la richesse, ni la mort de tes ennemis ; mais puisque tu as demandé le discernement, l'art d'être attentif et de gouverner,
je fais ce que tu as demandé : je te donne un cœur intelligent et sage, tel que personne n'en a eu avant toi et que personne n'en aura après toi. Et je te donne aussi même ce que tu n'as pas demandé : je te donne et la richesse et la gloire, si bien que pendant toute ta vie tu n'auras pas d'égal parmi les rois.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,30-34.
Après leur première mission, les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger. Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l'écart.
Les gens les virent s'éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. Jésus, voyant une grande foule de gens sur le bord du lac, fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement.
Cy Aelf, Paris
Le coeur intelligent et sage, que Dieu va donner à Salomon, c'est son Esprit Saint. Le texte m'a fait sourire, car si c'est la sagesse que demande Salomon, c'est qu'il était déjà inspiré avant de formuler sa demande ! Ainsi, ce qui apparaît c'est que la bonne disposition du coeur envers Dieu, c'est cela qui qui constitue la richesse et une richesse - et qui en apporte d'autres avec elle.
C'est d'abord de cela qu'ont besoin les hommes : une bonne disposition de l'esprit envers Dieu. C'est ce qui leur permettra d'évaluer et de bien discerner comment agir et vivre. Ce n'est certes pas le coeur encombré par de multiples désirs qui peut acquérir la vraie richesse, mais c'est le coeur qui reconnaît sa pauvreté et que les biens de ce monde ne durent jamais.
Lorsque Jésus parle de Salomon, il dit : "Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. (St-Luc 11,13) Et en effet, lorsque Jésus enseigne les foules, c'est Dieu lui-même qui vient enseigner aux hommes tout ce dont ils ont réellement besoin.
Au milieu de cette époque tourmentée que nous vivons, comme je vois le monde retourner à la mise en oeuvre d'idéologies malsaines, contraires à Dieu autant qu'aux hommes, je prie l'Esprit Saint de venir au secours de notre faiblesse et de nous guider sur le chemin qui conduit à la vérité et à la Vie.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Dimanche : Manifestation de la gloire de Dieu
Cinquième dimanche du temps ordinaire
Livre d'Isaïe 58,7-10.
Partage ton pain avec celui qui a faim, recueille chez toi le malheureux sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement, ne te dérobe pas à ton semblable.
Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, et tes forces reviendront rapidement. Ta justice marchera devant toi, et la gloire du Seigneur t'accompagnera. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. » si tu donnes de bon cœur à celui qui a faim, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera comme la lumière de midi.
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 2,1-5.
Frères, quand je suis venu chez vous, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige du langage humain ou de la sagesse.
Parmi vous, je n'ai rien voulu connaître d'autre que Jésus Christ, ce Messie crucifié.
Et c'est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je suis arrivé chez vous.
Mon langage, ma proclamation de l'Évangile, n'avaient rien à voir avec le langage d'une sagesse qui veut convaincre ; mais c'est l'Esprit et sa puissance qui se manifestaient, pour que votre foi ne repose pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,13-16.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel ? Il n'est plus bon à rien : on le jette dehors et les gens le piétinent.
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.
Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux.
Cy Aelf, Paris
Que de belles et justes correspondances entre les textes de ce dimanche !
Isaïe nous dit qu'à condition de pratiquer la miséricorde envers autrui, "notre obscurité sera comme la lumière de midi."
Et Jésus reprend: "Que votre lumière brille devant les hommes : alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux".
Lorsqu'il est question de la lumière d'un homme, ce n'est donc certes pas la lumière de son intelligence, ni la lumière de la raison, ni celle de son habileté, mais c'est la lumière d'En Haut, qui lui permet, en dépit même de sa bassesse, de sa pauvreté, de son obscurité humaines, de manifester la gloire de Dieu.
L'exemple qui nous en est donné, par le choix de Liturgie, c'est le témoignage de l'apôtre Paul. Dans son épître, il rappelle aux Corinthiens que ce n'est certes pas la beauté de son discours qui les a convaincus. Lui-même était "faible, craintif et tout tremblant" - tout le contraire de ce qu'on attend d'un orateur !
Mais au moment d'ouvrir la bouche, c'est la puissance de l'Esprit-Saint qui s'est manifestée en lui. Les mots qu'il a employés ne sont certes pas ceux qu'il aurait pu préparer en écrivant un discours, mais ils ont jailli directement de son âme de converti. Et de la sorte, ces premiers auditeurs Corinthiens ont tout de suite compris que le message était infiniment plus important que le messager.
Voici donc la gloire à laquelle nous sommes tous appelés. Que ce soit par le geste de miséricorde ou par l'annonce de l’Évangile, c'est Dieu qui se manifeste à tous et à travers tous.
Livre d'Isaïe 58,7-10.
Partage ton pain avec celui qui a faim, recueille chez toi le malheureux sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement, ne te dérobe pas à ton semblable.
Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, et tes forces reviendront rapidement. Ta justice marchera devant toi, et la gloire du Seigneur t'accompagnera. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. » si tu donnes de bon cœur à celui qui a faim, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera comme la lumière de midi.
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 2,1-5.
Frères, quand je suis venu chez vous, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige du langage humain ou de la sagesse.
Parmi vous, je n'ai rien voulu connaître d'autre que Jésus Christ, ce Messie crucifié.
Et c'est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je suis arrivé chez vous.
Mon langage, ma proclamation de l'Évangile, n'avaient rien à voir avec le langage d'une sagesse qui veut convaincre ; mais c'est l'Esprit et sa puissance qui se manifestaient, pour que votre foi ne repose pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,13-16.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel ? Il n'est plus bon à rien : on le jette dehors et les gens le piétinent.
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.
Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux.
Cy Aelf, Paris
Que de belles et justes correspondances entre les textes de ce dimanche !
Isaïe nous dit qu'à condition de pratiquer la miséricorde envers autrui, "notre obscurité sera comme la lumière de midi."
Et Jésus reprend: "Que votre lumière brille devant les hommes : alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux".
Lorsqu'il est question de la lumière d'un homme, ce n'est donc certes pas la lumière de son intelligence, ni la lumière de la raison, ni celle de son habileté, mais c'est la lumière d'En Haut, qui lui permet, en dépit même de sa bassesse, de sa pauvreté, de son obscurité humaines, de manifester la gloire de Dieu.
L'exemple qui nous en est donné, par le choix de Liturgie, c'est le témoignage de l'apôtre Paul. Dans son épître, il rappelle aux Corinthiens que ce n'est certes pas la beauté de son discours qui les a convaincus. Lui-même était "faible, craintif et tout tremblant" - tout le contraire de ce qu'on attend d'un orateur !
Mais au moment d'ouvrir la bouche, c'est la puissance de l'Esprit-Saint qui s'est manifestée en lui. Les mots qu'il a employés ne sont certes pas ceux qu'il aurait pu préparer en écrivant un discours, mais ils ont jailli directement de son âme de converti. Et de la sorte, ces premiers auditeurs Corinthiens ont tout de suite compris que le message était infiniment plus important que le messager.
Voici donc la gloire à laquelle nous sommes tous appelés. Que ce soit par le geste de miséricorde ou par l'annonce de l’Évangile, c'est Dieu qui se manifeste à tous et à travers tous.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Dimanche : Manifestation de la gloire de Dieu
La messe du dimanche n'aura pas lieu dans la maison de repos où j'avais l'habitude de me rendre... parce qu'elle a été dite ce matin samedi à 11h !
Merci, merci, trois fois merci !!!
Merci, merci, trois fois merci !!!
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Le Seigneur présent à tous
Le lundi de la 5e semaine du temps ordinaire
Premier livre des Rois 8,1-7.9-13.
Salomon rassembla auprès de lui à Jérusalem les anciens d'Israël et tous les chefs des tribus, les chefs de famille des fils d'Israël, pour aller chercher l'arche de l'Alliance du Seigneur dans la cité de David, c'est-à-dire à Sion.
Tous les hommes d'Israël se rassemblèrent auprès du roi Salomon au septième mois, durant la fête des Tentes.
Quand tous les anciens d'Israël furent arrivés, les prêtres se chargèrent de l'arche.
Ils emportèrent l'arche du Seigneur et la tente de la Rencontre avec tous les objets sacrés qui s'y trouvaient ; ce sont les prêtres et les lévites qui les transportèrent.
Le roi Salomon, et avec lui toute la communauté d'Israël qu'il avait convoquée, offrit en sacrifice devant l'Arche des moutons et des bœufs : il y en avait tant qu'on ne pouvait les compter.
Puis les prêtres transportèrent l'Arche à sa place, dans le sanctuaire qu'on appelle le Saint des saints ; ils la déposèrent sous les ailes des Kéroubim.
Ceux-ci étendaient leurs ailes au-dessus de l'emplacement de l'Arche : ils abritaient l'Arche avec ses barres.
Dans l'Arche, il n'y avait rien, sinon les deux tables de la Loi que Moïse y avait placées, quand le Seigneur avait conclu alliance avec les fils d'Israël au mont Horeb, à leur sortie d'Égypte.
Quand les prêtres sortirent du sanctuaire, la nuée remplit le temple du Seigneur,
et, à cause d'elle, les prêtres furent obligés d'interrompre le service divin : la gloire du Seigneur remplissait le Temple !
Alors Salomon s'écria : « Le Seigneur a décidé d'habiter la nuée obscure.
Et maintenant, je t'ai construit, Seigneur, une demeure divine, un lieu où tu résideras éternellement. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,53-56.
Jésus et ses disciples, ayant traversé le lac, abordèrent à Génésareth et accostèrent.
Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus : ils parcoururent toute la région, et se mirent à transporter les malades sur des brancards là où l'on apprenait sa présence. Et dans tous les endroits où il était, dans les villages, les villes ou les champs, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.
Cy Aelf, Paris
La différence essentielle entre la première et la seconde Alliance apparaît clairement dans les textes lus ce matin. D'une part, il y a la présence de Dieu au sein de la nuée obscure, au coeur du temple de Jérusalem. Et par contraste, dans l’Évangile,
Dieu, pleinement présent en Jésus-Christ, se manifeste à tous et les guérit tous. En soi, les textes sont d'une telle simplicité de compréhension, qu'ils ne nécessitent pas un long commentaire.
Cependant, je pourrais dire que, moi aussi, je suis venu ce matin à la rencontre de Jésus. Les événements se bousculent dans ma propre famille et je suis venu chez un réconfort dans l'Eucharistie. Dans cette visite au Seigneur, de chaque matin, tout se met en route chez moi, depuis le lever jusqu'au départ, la marche, la prière personnelle, et la participation à la messe. Aujourd'hui encore, j'ai reçu force et joie pour vivre cette journée.
Premier livre des Rois 8,1-7.9-13.
Salomon rassembla auprès de lui à Jérusalem les anciens d'Israël et tous les chefs des tribus, les chefs de famille des fils d'Israël, pour aller chercher l'arche de l'Alliance du Seigneur dans la cité de David, c'est-à-dire à Sion.
Tous les hommes d'Israël se rassemblèrent auprès du roi Salomon au septième mois, durant la fête des Tentes.
Quand tous les anciens d'Israël furent arrivés, les prêtres se chargèrent de l'arche.
Ils emportèrent l'arche du Seigneur et la tente de la Rencontre avec tous les objets sacrés qui s'y trouvaient ; ce sont les prêtres et les lévites qui les transportèrent.
Le roi Salomon, et avec lui toute la communauté d'Israël qu'il avait convoquée, offrit en sacrifice devant l'Arche des moutons et des bœufs : il y en avait tant qu'on ne pouvait les compter.
Puis les prêtres transportèrent l'Arche à sa place, dans le sanctuaire qu'on appelle le Saint des saints ; ils la déposèrent sous les ailes des Kéroubim.
Ceux-ci étendaient leurs ailes au-dessus de l'emplacement de l'Arche : ils abritaient l'Arche avec ses barres.
Dans l'Arche, il n'y avait rien, sinon les deux tables de la Loi que Moïse y avait placées, quand le Seigneur avait conclu alliance avec les fils d'Israël au mont Horeb, à leur sortie d'Égypte.
Quand les prêtres sortirent du sanctuaire, la nuée remplit le temple du Seigneur,
et, à cause d'elle, les prêtres furent obligés d'interrompre le service divin : la gloire du Seigneur remplissait le Temple !
Alors Salomon s'écria : « Le Seigneur a décidé d'habiter la nuée obscure.
Et maintenant, je t'ai construit, Seigneur, une demeure divine, un lieu où tu résideras éternellement. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,53-56.
Jésus et ses disciples, ayant traversé le lac, abordèrent à Génésareth et accostèrent.
Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus : ils parcoururent toute la région, et se mirent à transporter les malades sur des brancards là où l'on apprenait sa présence. Et dans tous les endroits où il était, dans les villages, les villes ou les champs, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.
Cy Aelf, Paris
La différence essentielle entre la première et la seconde Alliance apparaît clairement dans les textes lus ce matin. D'une part, il y a la présence de Dieu au sein de la nuée obscure, au coeur du temple de Jérusalem. Et par contraste, dans l’Évangile,
Dieu, pleinement présent en Jésus-Christ, se manifeste à tous et les guérit tous. En soi, les textes sont d'une telle simplicité de compréhension, qu'ils ne nécessitent pas un long commentaire.
Cependant, je pourrais dire que, moi aussi, je suis venu ce matin à la rencontre de Jésus. Les événements se bousculent dans ma propre famille et je suis venu chez un réconfort dans l'Eucharistie. Dans cette visite au Seigneur, de chaque matin, tout se met en route chez moi, depuis le lever jusqu'au départ, la marche, la prière personnelle, et la participation à la messe. Aujourd'hui encore, j'ai reçu force et joie pour vivre cette journée.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Dieu est sorti du temple
Le mardi de la 5e semaine du temps ordinaire
Premier livre des Rois 8,22-23.27-30.
Le jour de la consécration du Temple, Salomon se plaça devant l'autel du Seigneur, en face de toute l'assemblée d'Israël ; il étendit les mains vers le ciel et fit cette prière : « Seigneur, Dieu d'Israël, il n'y a pas de Dieu comme toi, ni là-haut dans les cieux, ni sur la terre ici-bas ; car tu gardes fidèlement ton Alliance avec tes serviteurs, quand ils marchent devant toi de tout leur cœur.
Serait-il donc possible que Dieu habite sur la terre ? Les cieux et les hauteurs des cieux ne peuvent te contenir : encore moins ce Temple que j'ai construit !
Sois attentif à la prière et à la supplication de ton serviteur. Écoute, Seigneur mon Dieu, la prière et le cri qu'il lance aujourd'hui vers toi.
Que tes yeux soient ouverts nuit et jour sur ce Temple, sur ce lieu dont tu as dit : 'C'est ici que sera mon Nom. ' Écoute donc la prière que ton serviteur viendra faire en ce lieu.
Écoute la supplication de ton serviteur et de ton peuple Israël, lorsqu'ils prieront en ce lieu. Toi, du ciel où tu habites, écoute et pardonne. [/b]
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7,1-13.
Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Ils se réunissent autour de Jésus,
et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire non lavées. -
Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, fidèles à la tradition des anciens ; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s'être aspergés d'eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d'autres pratiques : lavage de coupes, de cruches et de plats. -
Alors les pharisiens et les scribes demandent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas sans s'être lavé les mains. »
Jésus leur répond : « Isaïe a fait une bonne prophétie sur vous, hypocrites, dans ce passage de l'Écriture : Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. Il est inutile, le culte qu'ils me rendent ; les doctrines qu'ils enseignent ne sont que des préceptes humains.
Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes. »
Il leur disait encore : « Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition.
En effet, Moïse a dit : Honore ton père et ta mère. Et encore : Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort.
Et vous, vous dites : 'Supposons qu'un homme déclare à son père ou à sa mère : Les ressources qui m'auraient permis de t'aider sont corbane, c'est-à-dire offrande sacrée. ' Vous l'autorisez à ne plus rien faire pour son père ou sa mère,
et vous annulez la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre. »
Cy Aelf, Paris
Avec la venue du Christ, Dieu est sorti du temple de Jérusalem. Il n'habite plus la nuée obscure, Lui qui est lumière, mais il passe par les rues, il écoute, il voit et il parle. Il sort également de nos églises et il nous voit tels que nous sommes, il entend nos raisonnements, il voit par nos yeux les malheureux que nous évitons, il souffre de nos maladies, il peine sous le fardeau de nos manques de miséricorde...
Mais aujourd'hui, par ces lectures, je me sens doublement réconforté, car je n'ai certes pas dit à mon père que les ressources à ma disposition pour l'assister étaient "corbane" ! Et à présent qu'il nous a quittés, je vais chaque jour surveiller que le repas de la maison de repos (dont la qualité a beaucoup baissé) lui soit quand même servi de la manière qui convient - car les viandes doivent être moulues, et les pommes de terre servies en purée.
Quant à mon propre entretien, oui, je suis complètement laissé à mes propres forces. Du moins selon les apparences. J'ai déjà dû m'hospitaliser moi-même, il y a quelques années, et je n'ai prévenu personne de la famille. Cependant, j'ai été tout surpris, dans la toute dernière chambre disponible de trouver: Jésus sur sa croix, qui m'avait attendu. Tous les autres crucifix, dans toutes les autres chambres, de tout l'hôpital, avaient été retirés - pour raison de "laïcité".
Oui, Dieu est sorti du temple et Il habite parmi nous.
Premier livre des Rois 8,22-23.27-30.
Le jour de la consécration du Temple, Salomon se plaça devant l'autel du Seigneur, en face de toute l'assemblée d'Israël ; il étendit les mains vers le ciel et fit cette prière : « Seigneur, Dieu d'Israël, il n'y a pas de Dieu comme toi, ni là-haut dans les cieux, ni sur la terre ici-bas ; car tu gardes fidèlement ton Alliance avec tes serviteurs, quand ils marchent devant toi de tout leur cœur.
Serait-il donc possible que Dieu habite sur la terre ? Les cieux et les hauteurs des cieux ne peuvent te contenir : encore moins ce Temple que j'ai construit !
Sois attentif à la prière et à la supplication de ton serviteur. Écoute, Seigneur mon Dieu, la prière et le cri qu'il lance aujourd'hui vers toi.
Que tes yeux soient ouverts nuit et jour sur ce Temple, sur ce lieu dont tu as dit : 'C'est ici que sera mon Nom. ' Écoute donc la prière que ton serviteur viendra faire en ce lieu.
Écoute la supplication de ton serviteur et de ton peuple Israël, lorsqu'ils prieront en ce lieu. Toi, du ciel où tu habites, écoute et pardonne. [/b]
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7,1-13.
Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Ils se réunissent autour de Jésus,
et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire non lavées. -
Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, fidèles à la tradition des anciens ; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s'être aspergés d'eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d'autres pratiques : lavage de coupes, de cruches et de plats. -
Alors les pharisiens et les scribes demandent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas sans s'être lavé les mains. »
Jésus leur répond : « Isaïe a fait une bonne prophétie sur vous, hypocrites, dans ce passage de l'Écriture : Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. Il est inutile, le culte qu'ils me rendent ; les doctrines qu'ils enseignent ne sont que des préceptes humains.
Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes. »
Il leur disait encore : « Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition.
En effet, Moïse a dit : Honore ton père et ta mère. Et encore : Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort.
Et vous, vous dites : 'Supposons qu'un homme déclare à son père ou à sa mère : Les ressources qui m'auraient permis de t'aider sont corbane, c'est-à-dire offrande sacrée. ' Vous l'autorisez à ne plus rien faire pour son père ou sa mère,
et vous annulez la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre. »
Cy Aelf, Paris
Avec la venue du Christ, Dieu est sorti du temple de Jérusalem. Il n'habite plus la nuée obscure, Lui qui est lumière, mais il passe par les rues, il écoute, il voit et il parle. Il sort également de nos églises et il nous voit tels que nous sommes, il entend nos raisonnements, il voit par nos yeux les malheureux que nous évitons, il souffre de nos maladies, il peine sous le fardeau de nos manques de miséricorde...
Mais aujourd'hui, par ces lectures, je me sens doublement réconforté, car je n'ai certes pas dit à mon père que les ressources à ma disposition pour l'assister étaient "corbane" ! Et à présent qu'il nous a quittés, je vais chaque jour surveiller que le repas de la maison de repos (dont la qualité a beaucoup baissé) lui soit quand même servi de la manière qui convient - car les viandes doivent être moulues, et les pommes de terre servies en purée.
Quant à mon propre entretien, oui, je suis complètement laissé à mes propres forces. Du moins selon les apparences. J'ai déjà dû m'hospitaliser moi-même, il y a quelques années, et je n'ai prévenu personne de la famille. Cependant, j'ai été tout surpris, dans la toute dernière chambre disponible de trouver: Jésus sur sa croix, qui m'avait attendu. Tous les autres crucifix, dans toutes les autres chambres, de tout l'hôpital, avaient été retirés - pour raison de "laïcité".
Oui, Dieu est sorti du temple et Il habite parmi nous.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La sagesse de Salomon et celle de Jésus
Le mercredi de la 5e semaine du temps ordinaire
Premier livre des Rois 10,1-10.
La reine de Saba avait entendu parler de la renommée de Salomon. Elle vint donc pour le mettre à l'épreuve en lui proposant des énigmes. Elle arriva à Jérusalem avec une escorte imposante : des chameaux chargés d'aromates et d'une énorme quantité d'or et de pierres précieuses. Quand elle fut parvenue auprès de Salomon, elle lui proposa les énigmes qu'elle avait préparées, mais Salomon trouva réponse à tout et ne fut arrêté par aucune difficulté.
Lorsque la reine de Saba vit toute la sagesse de Salomon, le palais qu'il avait construit,
les plats servis à sa table, le logement de ses officiers, la tenue du service et l'habillement des serviteurs, les holocaustes qu'il offrait au temple du Seigneur, elle en eut le souffle coupé, et elle dit au roi : « Ce que j'ai entendu dire dans mon pays sur toi et sur ta sagesse, c'était donc vrai !
Je ne voulais pas croire ce qu'on disait, avant de venir et de voir de mes yeux ; mais vraiment, on ne m'en avait pas appris la moitié ! Tu surpasses en sagesse et en magnificence la renommée qui était venue jusqu'à moi.
Heureux tes gens, heureux tes serviteurs que voici, eux qui se tiennent continuellement devant toi et qui entendent ta sagesse !
Béni soit le Seigneur ton Dieu, qui t'a montré sa bienveillance en te plaçant sur le trône d'Israël. Parce que le Seigneur aime Israël pour toujours, il t'a établi roi pour exercer le droit et la justice. »
Elle fit présent au roi de cent vingt lingots d'or, d'une grande quantité d'aromates et de pierres précieuses ; il n'est plus jamais venu une quantité d'aromates pareille à celle que la reine de Saba avait apportée au roi Salomon.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7,14-23.
Jésus appela la foule et lui dit : " Ecoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur. »
Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l'interrogeaient sur cette parole énigmatique.
Alors il leur dit : « Ainsi, vous aussi, vous êtes incapables de comprendre ? Ne voyez-vous pas que tout ce qui entre dans l'homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n'entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C'est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments.
Il leur dit encore : « Ce qui sort de l'homme, c'est cela qui le rend impur. Car c'est du dedans, du cœur de l'homme, que sortent les pensées perverses : inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l'homme impur. »
Cy Aelf, Paris
La reine de Saba est venue vérifier la sagesse de Salomon en lui posant des énigmes qu'il démêle très facilement. Et en se prêtant à ce jeu, le roi y gagne beaucoup. Telle est la sagesse que les récits des juifs accordent à Salomon - et qui tient surtout à l'intelligence. C'est une considération très humaine de ce que peut être la sagesse.
Dans l’Évangile de ce jour, c'est Jésus qui pose l'énigme qu'il est le seul à pouvoir résoudre. Or, ce qu'il dit, en quelques mots, c'est qu'aucun aliment n'est impur devant Dieu. Et l'explication est extraordinaire, car le coeur devient le fondement de la vie humaine. Même la nourriture est un bien accessoire à côté des sentiments qui animent l'homme.
Je me suis remis en question de nouveau: qu'est-ce qui me pousse à agir d'une manière et pas d'une autre; pour quelle raison suis-je souvent inquiet, si j'ai la foi; quels sont mes obstacles intérieurs au témoignage, etc. Voici un partage très bref, mais spontané.
Premier livre des Rois 10,1-10.
La reine de Saba avait entendu parler de la renommée de Salomon. Elle vint donc pour le mettre à l'épreuve en lui proposant des énigmes. Elle arriva à Jérusalem avec une escorte imposante : des chameaux chargés d'aromates et d'une énorme quantité d'or et de pierres précieuses. Quand elle fut parvenue auprès de Salomon, elle lui proposa les énigmes qu'elle avait préparées, mais Salomon trouva réponse à tout et ne fut arrêté par aucune difficulté.
Lorsque la reine de Saba vit toute la sagesse de Salomon, le palais qu'il avait construit,
les plats servis à sa table, le logement de ses officiers, la tenue du service et l'habillement des serviteurs, les holocaustes qu'il offrait au temple du Seigneur, elle en eut le souffle coupé, et elle dit au roi : « Ce que j'ai entendu dire dans mon pays sur toi et sur ta sagesse, c'était donc vrai !
Je ne voulais pas croire ce qu'on disait, avant de venir et de voir de mes yeux ; mais vraiment, on ne m'en avait pas appris la moitié ! Tu surpasses en sagesse et en magnificence la renommée qui était venue jusqu'à moi.
Heureux tes gens, heureux tes serviteurs que voici, eux qui se tiennent continuellement devant toi et qui entendent ta sagesse !
Béni soit le Seigneur ton Dieu, qui t'a montré sa bienveillance en te plaçant sur le trône d'Israël. Parce que le Seigneur aime Israël pour toujours, il t'a établi roi pour exercer le droit et la justice. »
Elle fit présent au roi de cent vingt lingots d'or, d'une grande quantité d'aromates et de pierres précieuses ; il n'est plus jamais venu une quantité d'aromates pareille à celle que la reine de Saba avait apportée au roi Salomon.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7,14-23.
Jésus appela la foule et lui dit : " Ecoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur. »
Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l'interrogeaient sur cette parole énigmatique.
Alors il leur dit : « Ainsi, vous aussi, vous êtes incapables de comprendre ? Ne voyez-vous pas que tout ce qui entre dans l'homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n'entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C'est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments.
Il leur dit encore : « Ce qui sort de l'homme, c'est cela qui le rend impur. Car c'est du dedans, du cœur de l'homme, que sortent les pensées perverses : inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l'homme impur. »
Cy Aelf, Paris
La reine de Saba est venue vérifier la sagesse de Salomon en lui posant des énigmes qu'il démêle très facilement. Et en se prêtant à ce jeu, le roi y gagne beaucoup. Telle est la sagesse que les récits des juifs accordent à Salomon - et qui tient surtout à l'intelligence. C'est une considération très humaine de ce que peut être la sagesse.
Dans l’Évangile de ce jour, c'est Jésus qui pose l'énigme qu'il est le seul à pouvoir résoudre. Or, ce qu'il dit, en quelques mots, c'est qu'aucun aliment n'est impur devant Dieu. Et l'explication est extraordinaire, car le coeur devient le fondement de la vie humaine. Même la nourriture est un bien accessoire à côté des sentiments qui animent l'homme.
Je me suis remis en question de nouveau: qu'est-ce qui me pousse à agir d'une manière et pas d'une autre; pour quelle raison suis-je souvent inquiet, si j'ai la foi; quels sont mes obstacles intérieurs au témoignage, etc. Voici un partage très bref, mais spontané.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Demander le secours de la Sagesse
Le lundi de la 6e semaine du temps ordinaire
Lettre de saint Jacques 1,1-11.
Moi, Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, je vous salue joyeusement, vous qui appartenez aux douze tribus d'lsraël dispersées dans le monde.
Mes frères, quand vous butez sur toute sorte d'épreuves, pensez que c'est une grande joie.
Car l'épreuve, qui vérifie la qualité de votre foi, produit en vous la persévérance, et la persévérance doit vous amener à une conduite parfaite ; ainsi vous serez vraiment parfaits, il ne vous manquera rien.
Mais s'il manque à l'un de vous la sagesse, qu'il la demande à Dieu : lui qui donne à tous avec simplicité et sans faire de reproches, il la lui donnera. Mais qu'il demande avec foi, sans la moindre hésitation, car celui qui hésite est semblable au va-et-vient des flots de la mer agités par le vent. Qu'il ne s'imagine pas, cet homme-là, qu'il recevra du Seigneur quoi que ce soit, s'il est partagé, instable dans tout ce qu'il fait.
Parmi les frères, l'homme de basse condition pourra s'enorgueillir de ce que Dieu l'élève,
et le riche de ce que Dieu l'abaisse, car il passera comme l'herbe en fleur.
Quand le soleil est monté, avec sa chaleur brûlante, l'herbe a séché, sa fleur est tombée, et l'éclat de sa beauté s'en est allé ; ainsi le riche se flétrira avec toutes ses entreprises.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 8,11-13.
Les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus : pour le mettre à l'épreuve, ils lui demandaient un signe venant du ciel.
Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. »
Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l'autre rive.
Cy Aelf, Paris
La sagesse des hommes n'a que peu de rapports avec la sagesse de Dieu. La première s'acquiert, devient une connaissance , et cette connaissance, on la range dans un tiroir de son cerveau - ou dans la mémoire d'un ordinateur. Si nécessaire, on l'en retirera. Ou bien, l'on en effacera jusqu'au souvenir, par pure caprice de la nature. Cette sagesse ne vaut pas grand chose.
La sagesse de Dieu, quant à elle, vient à nous comme un don précieux, comme une grâce suit une peine, comme un secours vient à l'homme qui souffre, comme une eau pure et fraîche pour désaltérer ceux qui ont beaucoup marché.
Les Juifs qui demandent à Jésus un "signe venant du ciel" ne l'obtiendront pas, car c'est une preuve qu'ils demandent. Et d'ailleurs, ce signe, s'ils l'obtenaient, qu'en feraient-ils ? Ils se mettraient à en discuter entre eux. Les guérisons miraculeuses ne les ont pas convaincus, ni les démons chassés, ni la multiplication des pains. Ils pourraient bien reconnaître Jésus en tant que prophète, mais certes pas comme étant le Messie ! Quelles prodiges demandent-ils ? La vérité, c'est qu'ils ne le savent pas eux-mêmes...
Quant à nous, prions le Seigneur de nous donner de Sa sagesse afin que nous ne nous laissions pas dérouter par les événements de ce temps, ni les problèmes physiques ou moraux que nous pose souvent notre condition humaine.
La sagesse, je la vois comme dans l'épisode de l’Évangile qui rapporte la barque des apôtres saisie dans la tempête. Nous aussi, tous autant que nous sommes, nous nous mettrons à douter de la présence de Jésus, qui semblera dormir, quelque part dans un recoin de notre mémoire. Mais la sagesse, comme dit bien saint Jacques, il faut la demander en toute simplicité et sans se plaindre. N'est-ce pas toujours le temps de demander la sagesse divine ? Aujourd'hui, demandons-la.
Lettre de saint Jacques 1,1-11.
Moi, Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, je vous salue joyeusement, vous qui appartenez aux douze tribus d'lsraël dispersées dans le monde.
Mes frères, quand vous butez sur toute sorte d'épreuves, pensez que c'est une grande joie.
Car l'épreuve, qui vérifie la qualité de votre foi, produit en vous la persévérance, et la persévérance doit vous amener à une conduite parfaite ; ainsi vous serez vraiment parfaits, il ne vous manquera rien.
Mais s'il manque à l'un de vous la sagesse, qu'il la demande à Dieu : lui qui donne à tous avec simplicité et sans faire de reproches, il la lui donnera. Mais qu'il demande avec foi, sans la moindre hésitation, car celui qui hésite est semblable au va-et-vient des flots de la mer agités par le vent. Qu'il ne s'imagine pas, cet homme-là, qu'il recevra du Seigneur quoi que ce soit, s'il est partagé, instable dans tout ce qu'il fait.
Parmi les frères, l'homme de basse condition pourra s'enorgueillir de ce que Dieu l'élève,
et le riche de ce que Dieu l'abaisse, car il passera comme l'herbe en fleur.
Quand le soleil est monté, avec sa chaleur brûlante, l'herbe a séché, sa fleur est tombée, et l'éclat de sa beauté s'en est allé ; ainsi le riche se flétrira avec toutes ses entreprises.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 8,11-13.
Les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus : pour le mettre à l'épreuve, ils lui demandaient un signe venant du ciel.
Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. »
Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l'autre rive.
Cy Aelf, Paris
La sagesse des hommes n'a que peu de rapports avec la sagesse de Dieu. La première s'acquiert, devient une connaissance , et cette connaissance, on la range dans un tiroir de son cerveau - ou dans la mémoire d'un ordinateur. Si nécessaire, on l'en retirera. Ou bien, l'on en effacera jusqu'au souvenir, par pure caprice de la nature. Cette sagesse ne vaut pas grand chose.
La sagesse de Dieu, quant à elle, vient à nous comme un don précieux, comme une grâce suit une peine, comme un secours vient à l'homme qui souffre, comme une eau pure et fraîche pour désaltérer ceux qui ont beaucoup marché.
Les Juifs qui demandent à Jésus un "signe venant du ciel" ne l'obtiendront pas, car c'est une preuve qu'ils demandent. Et d'ailleurs, ce signe, s'ils l'obtenaient, qu'en feraient-ils ? Ils se mettraient à en discuter entre eux. Les guérisons miraculeuses ne les ont pas convaincus, ni les démons chassés, ni la multiplication des pains. Ils pourraient bien reconnaître Jésus en tant que prophète, mais certes pas comme étant le Messie ! Quelles prodiges demandent-ils ? La vérité, c'est qu'ils ne le savent pas eux-mêmes...
Quant à nous, prions le Seigneur de nous donner de Sa sagesse afin que nous ne nous laissions pas dérouter par les événements de ce temps, ni les problèmes physiques ou moraux que nous pose souvent notre condition humaine.
La sagesse, je la vois comme dans l'épisode de l’Évangile qui rapporte la barque des apôtres saisie dans la tempête. Nous aussi, tous autant que nous sommes, nous nous mettrons à douter de la présence de Jésus, qui semblera dormir, quelque part dans un recoin de notre mémoire. Mais la sagesse, comme dit bien saint Jacques, il faut la demander en toute simplicité et sans se plaindre. N'est-ce pas toujours le temps de demander la sagesse divine ? Aujourd'hui, demandons-la.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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