Il y a une chose que j'ai du mal à comprendre.
On accuse volontiers le gouvernement actuel de faire le jeu de la pensée franc-maçonne. Il me semble pourtant là que nous voyons une opposition radicale à la construction nationale effectuée par la franc-maçonnerie tout au long de la 3e République.
Qu'était-ce alors que l'école de la République ? Un outil d'uniformisation, de constitution d'une unité nationale en effaçant tout ce qui pouvait être facteur de diversité. La nation française, telle que nous la comprenons aujourd'hui, est le fruit de cette politique, et c'est l'école qui en a été l'atelier de fabrication. Très concrètement, c'était quoi : une seule langue, une seule histoire. On a cherché sciemment à faire disparaître les langues régionales, pour imposer partout le français. On a imposé une conception nationale de l'histoire, commune à tous (nos ancêtres les gaulois, disaient les manuels y compris dans les écoles de la République outre-mer - comprendre : les colonies). On a promu cette conception nationale de l'histoire avec une approche nationale de la littérature : la littérature française (dans laquelle on rechignait à inclure des auteurs francophones qui ne soient pas français).
Tout ce travail de forge de la nation française, c'est l'école de Jules Ferry qui l'a accompli, et il est notoire que c'est l'un des grands succès de la franc-maçonnerie.
Et aujourd'hui, on voit ce travail détruit, brisé en miettes. Le tout par un gouvernement, et notamment un ministre de l'éducation, qu'on accuse facilement d'être la marionnette des maçons.
De toute évidence, il y a quelque chose qui ne colle pas.
Et je ne peux m'empêcher de voir une certaine ironie dans les positions actuelles de certains catholiques...
Projet gouvernemental d'intégration = désintégration !
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Peccator
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Re: Projet gouvernemental d'intégration = désintégration !
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
Re: Projet gouvernemental d'intégration = désintégration !
Bonsoir,
Au contraire Peccator, c'est parfaitement logique, si l'on place du point de vue des personnes à la manoeuvre (ou plutôt des esprits) qui n'ont pas pour but d'édifier mais de détruire.
La diversité, c'est ce qui faisait la richesse du Royaume de France, chaque terroir avait quasiment sa langue et son mode de vie qui était adapté au territoire. On a détruit toute cette diversité, brisant des siècles de tradition, pour créer un homme nouveau dépendant de l'administration Parisienne, soit disant un homme libre alors qu'en réalité il est totalement captif.
Maintenant que les français n'ont plus de racines, qu'ils ne savent plus d'où ils viennent, qu'ils ne peuvent plus se débrouiller par eux même, on fait venir des populations étrangères avec leur culture (en mettant bien en avant le fait qu'ils sont étrangers) pour mettre le feu au poudre dans le pays.
L'agriculture, qui était jadis très diversifiée, utilisant au mieux le territoire et le terroir et faisant travailler et vivre je ne sais combien de familles, est désormais extrêmement réduite et industrialisée, à tel point que la terre n'appartient plus aux paysans mais aux banques et à Bruxelles. Lorsqu'il y aura une crise importante, la France n'aura plus du tout la possibilité de nourrir sa population car l'industrialisation de l'agriculture a détruit la majorité des semences (un paysan ne peut plus semer ses propres graines désormais !) et le sol, à tel point qu'un sol jadis fertile ne donnerait plus rien s'il n'y avait pas les intrants, ne parlons pas également des millions d'hectares qui ont été bétonnés pour construire des grandes surfaces ou des quartiers résidentiels ni des modes de culture ancestraux qui ont été perdus.
Rappelons-nous de la phrase de notre Seigneur :
Au contraire Peccator, c'est parfaitement logique, si l'on place du point de vue des personnes à la manoeuvre (ou plutôt des esprits) qui n'ont pas pour but d'édifier mais de détruire.
La diversité, c'est ce qui faisait la richesse du Royaume de France, chaque terroir avait quasiment sa langue et son mode de vie qui était adapté au territoire. On a détruit toute cette diversité, brisant des siècles de tradition, pour créer un homme nouveau dépendant de l'administration Parisienne, soit disant un homme libre alors qu'en réalité il est totalement captif.
Maintenant que les français n'ont plus de racines, qu'ils ne savent plus d'où ils viennent, qu'ils ne peuvent plus se débrouiller par eux même, on fait venir des populations étrangères avec leur culture (en mettant bien en avant le fait qu'ils sont étrangers) pour mettre le feu au poudre dans le pays.
L'agriculture, qui était jadis très diversifiée, utilisant au mieux le territoire et le terroir et faisant travailler et vivre je ne sais combien de familles, est désormais extrêmement réduite et industrialisée, à tel point que la terre n'appartient plus aux paysans mais aux banques et à Bruxelles. Lorsqu'il y aura une crise importante, la France n'aura plus du tout la possibilité de nourrir sa population car l'industrialisation de l'agriculture a détruit la majorité des semences (un paysan ne peut plus semer ses propres graines désormais !) et le sol, à tel point qu'un sol jadis fertile ne donnerait plus rien s'il n'y avait pas les intrants, ne parlons pas également des millions d'hectares qui ont été bétonnés pour construire des grandes surfaces ou des quartiers résidentiels ni des modes de culture ancestraux qui ont été perdus.
Rappelons-nous de la phrase de notre Seigneur :
L'homme d'aujourd'hui, qui se croit tout puissant, est en réalité totalement déconnecté de la réalité. Qu'arrivera-t-il lorsqu'il n'aura plus rien à se mettre sous la dent et que du poison à boire ? et qu'il aura en même temps entre ses mains le pouvoir et la puissance atomique ?Car alors, la détresse sera si grande qu’il n’y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais. Et, si ces jours n’étaient abrégés, personne ne serait sauvé ; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés
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Cinci
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Re: Projet gouvernemental d'intégration = désintégration !
Peccator,
L'humanisme pourrait toujours être le fil conducteur reliant «quand même» la maçonnerie française de la IIIe République aux maçons d'aujourd'hui. C'est une hypothèse ici de ma part.
La IIIe République aura certainement fait son temps. Et, à vue de nez, «nos» socialistes actuels semblent attachés à vouloir terminer l'oeuvre de démolition complète de ce qu'était l'idéal national des politiciens (dont des maçons) de la IIIe République; c'est vrai.
Néanmoins, il reste un «projet républicain» qui ne paraît peut-être plus s'harnacher avec un nationalisme frontalier du XIXe siècle mais plutôt avec l'idée d'un empire pan-européen et théoriquement dédié à la défense des «droits de la personne», alors promoteur de libertés individuelles, de la liberté du commerce, du progrès.
Le seul élément qui est discriminé par rapport au temps de Jules Ferry : c'est l'idée que la nation puisse être le cadre adéquat dans lequel pouvoir réaliser les objectifs progressistes. La cassure d'avec la mentalité républicaine et maçonnique du temps d'Émile Zola provient des deux guerres mondiales à mon avis. Nombre de maçons réfugiés dans la chambre de commerce se seront alors réajustés évidemment.
Enfin
Je rajouterais qu'il n'y a pas de complot. Les maçons n'auront jamais partagés non plus, entre eux, les mêmes idées en tout. Si cela pouvait s'observer hier, cela se constaterait encore aujourd'hui; comme ceux d'aujourd'hui peuvent différer un peu, du côté des préférences politiques, par rapport à d'autres d'un passé plus ou moins récent.
Une sorte d'humanisme peut-être ?Tout ce travail de forge de la nation française, c'est l'école de Jules Ferry qui l'a accompli, et il est notoire que c'est l'un des grands succès de la franc-maçonnerie. Et aujourd'hui, on voit ce travail détruit, brisé en miettes. Le tout par un gouvernement, et notamment un ministre de l'éducation, qu'on accuse facilement d'être la marionnette des maçons.
De toute évidence, il y a quelque chose qui ne colle pas.
L'humanisme pourrait toujours être le fil conducteur reliant «quand même» la maçonnerie française de la IIIe République aux maçons d'aujourd'hui. C'est une hypothèse ici de ma part.
- «L’humanisme, c’est le pari jamais gagné d’éduquer les désirs, de dominer les angoisses, de faire de l’amour un principe qui déborde la satisfaction de la libido et de la haine un principe contenu par le droit. Jamais l’humanisme, comme les idéologies du XXe siècle l’ont promis, n’eut pour but de ramener le paradis sur la terre. En retour, l’humanisme s’engageait à adoucir les mœurs, pour reprendre l’expression de Voltaire, et rendre la vie un peu moins malheureuse, un peu moins souffrante aux pauvres créatures que nous sommes. Et qui sait? peut-être même accéder à une part légitime de «bonheur», cette «place au soleil» dont parlait Pascal et qui soit autre chose que la sacro-sainte propriété privée, ce à quoi les Pères de la nation américaine le réduisait.»
http://agora.qc.ca/Dossiers/humanisme
(... avec aussi un vidéo de Rémi Brague)
La IIIe République aura certainement fait son temps. Et, à vue de nez, «nos» socialistes actuels semblent attachés à vouloir terminer l'oeuvre de démolition complète de ce qu'était l'idéal national des politiciens (dont des maçons) de la IIIe République; c'est vrai.
Néanmoins, il reste un «projet républicain» qui ne paraît peut-être plus s'harnacher avec un nationalisme frontalier du XIXe siècle mais plutôt avec l'idée d'un empire pan-européen et théoriquement dédié à la défense des «droits de la personne», alors promoteur de libertés individuelles, de la liberté du commerce, du progrès.
Le seul élément qui est discriminé par rapport au temps de Jules Ferry : c'est l'idée que la nation puisse être le cadre adéquat dans lequel pouvoir réaliser les objectifs progressistes. La cassure d'avec la mentalité républicaine et maçonnique du temps d'Émile Zola provient des deux guerres mondiales à mon avis. Nombre de maçons réfugiés dans la chambre de commerce se seront alors réajustés évidemment.
Enfin
Je rajouterais qu'il n'y a pas de complot. Les maçons n'auront jamais partagés non plus, entre eux, les mêmes idées en tout. Si cela pouvait s'observer hier, cela se constaterait encore aujourd'hui; comme ceux d'aujourd'hui peuvent différer un peu, du côté des préférences politiques, par rapport à d'autres d'un passé plus ou moins récent.
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