La femme courbée
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La femme courbée
Bonjour à tous
Peu après l'histoire de la tour de Siloé , Luc nous parle d'une femme handicapée ...
Un jour de sabbat, Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue lorsque arriva une femme toute courbée ; un esprit la tenait malade depuis déjà 18 ans et elle était totalement incapable de se redresser.
Dès que Jésus la voit, il l’interpelle :
— “Femme, te voici délivrée de ton infirmité !”
Jésus lui impose les mains, et aussitôt elle se redresse, rendant gloire à Dieu.
Mais le chef de la synagogue intervient, scandalisé, car Jésus l’a guérie un jour de sabbat, et il dit à la foule :
— “Il y a six jours pour travailler ; venez ces jours-là pour vous faire guérir mais pas le jour du sabbat !”
Le Seigneur lui répond en ces termes :
— “Comme vous êtes faux ! Chacun de vous ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne, même le jour du sabbat, pour le conduire à l’abreuvoir ? Et vous avez là une fille d’Abraham que Satan avait liée voici 18 ans : le sabbat n’était-il pas justement le jour pour la délier de son mal ?” ( Luc 13,10-16 )
Je trouve la réflexion du chef de la synagogue bizarre ! En effet , c'est justement et naturellement un jour de sabbat que cette femme et Jésus avaient des chances de se rencontrer puisque c'est le jour de rencontre par excellence . Le reste de la semaine , chacun vaque à ses occupations ...
Qu'en pensez-vous ?
Peu après l'histoire de la tour de Siloé , Luc nous parle d'une femme handicapée ...
Un jour de sabbat, Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue lorsque arriva une femme toute courbée ; un esprit la tenait malade depuis déjà 18 ans et elle était totalement incapable de se redresser.
Dès que Jésus la voit, il l’interpelle :
— “Femme, te voici délivrée de ton infirmité !”
Jésus lui impose les mains, et aussitôt elle se redresse, rendant gloire à Dieu.
Mais le chef de la synagogue intervient, scandalisé, car Jésus l’a guérie un jour de sabbat, et il dit à la foule :
— “Il y a six jours pour travailler ; venez ces jours-là pour vous faire guérir mais pas le jour du sabbat !”
Le Seigneur lui répond en ces termes :
— “Comme vous êtes faux ! Chacun de vous ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne, même le jour du sabbat, pour le conduire à l’abreuvoir ? Et vous avez là une fille d’Abraham que Satan avait liée voici 18 ans : le sabbat n’était-il pas justement le jour pour la délier de son mal ?” ( Luc 13,10-16 )
Je trouve la réflexion du chef de la synagogue bizarre ! En effet , c'est justement et naturellement un jour de sabbat que cette femme et Jésus avaient des chances de se rencontrer puisque c'est le jour de rencontre par excellence . Le reste de la semaine , chacun vaque à ses occupations ...
Qu'en pensez-vous ?
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Mac
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Re: La femme courbée
Bonsoir mike.adoo
On peut se rappeler ce verset :
"Les pharisiens, ayant entendu cela, dirent : Cet homme ne chasse les démons que par Béelzébul, prince des démons."
http://www.sourcedevie.com/lire-la-bibl ... 31.htm#ret
En Saint Mathieu nous avons un texte similaire à celui que vous proposez:
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu, chapitre 12, versets 9 à 13 :
Matthieu Chapitre 12
9 Et, ayant quitté ce lieu, il s'en vint à leur synagogue. 10 Or, il se trouvait (là) un homme qui avait une main sèche, et ils lui demandèrent : " Est-il permis de guérir, le jour du sabbat? " pour pouvoir l'accuser. 11 Il leur dit : " Quel sera celui d'entre vous, qui n'ayant qu'une brebis, si elle tombe dans une fosse un jour de sabbat, ne la prendra pour la retirer? 12 Or, combien un homme vaut plus qu'une brebis ! Il est donc permis de faire le bien le jour du sabbat. " 13 Alors il dit à l'homme : " Etends la main. " Il l'étendit, et elle redevint saine comme l'autre.
Lien vers synopse des évangile :
http://www.apologetique.net/Synopse/Synopse.aspx
Fraternellement.
Ils étaient bizarres dans leur têtes ces gens c'est incroyable.Je trouve la réflexion du chef de la synagogue bizarre !
On peut se rappeler ce verset :
"Les pharisiens, ayant entendu cela, dirent : Cet homme ne chasse les démons que par Béelzébul, prince des démons."
http://www.sourcedevie.com/lire-la-bibl ... 31.htm#ret
En Saint Mathieu nous avons un texte similaire à celui que vous proposez:
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu, chapitre 12, versets 9 à 13 :
Matthieu Chapitre 12
9 Et, ayant quitté ce lieu, il s'en vint à leur synagogue. 10 Or, il se trouvait (là) un homme qui avait une main sèche, et ils lui demandèrent : " Est-il permis de guérir, le jour du sabbat? " pour pouvoir l'accuser. 11 Il leur dit : " Quel sera celui d'entre vous, qui n'ayant qu'une brebis, si elle tombe dans une fosse un jour de sabbat, ne la prendra pour la retirer? 12 Or, combien un homme vaut plus qu'une brebis ! Il est donc permis de faire le bien le jour du sabbat. " 13 Alors il dit à l'homme : " Etends la main. " Il l'étendit, et elle redevint saine comme l'autre.
Lien vers synopse des évangile :
http://www.apologetique.net/Synopse/Synopse.aspx
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Peccator
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Re: La femme courbée
La réaction de ce chef de synagogue est effectivement étrange. Certes, on pourrait comprendre que l'action correcte, selon lui, aurait été de prendre rendez-vous pour le lendemain (en admettant que "prendre rendez-vous" ne soit pas déjà une forme de travail...).
Mais il montre surtout qu'il n'a pas compris le sens du sabbat, ce qui est ennuyeux pour un chef de synagogue.
Le jour du sabbat est le jour où l'homme se repose pour se consacrer à la louange divine. C'est le jour où il doit cesser de s'occuper de ses préoccupations terrestres, et se tourner vers le ciel.
"Tu te souviendras du jour du sabbat pour le sanctifier" (Exode 20, 8).
De quoi souffre donc cette femme ? Elle est courbée : c'est à dire qu'elle ne peut regarder que le sol, que la terre, et est dans l'impossibilité de regarder le ciel. Elle souffre dans son corps d'un handicap spirituel. On comprend alors que le jour du sabbat est justement le jour idéal pour la guérir !
Cette femme est ainsi depuis 18 ans (le texte insiste), c'est à dire 3 fois 6 ans. 6 est le chiffre de l'imperfection. 3 fois 6, c'est une pleine imperfection ! Cette femme est profondément, durablement blessée.
Que fait-elle au moment où elle est déliée ? elle se redresse et elle glorifie Dieu ! Elle reprend sa pleine posture d'être humain : elle se tient droit, en relation à Dieu.
On voit bien que Jésus respecte totalement le sens du sabbat.
Mais il montre surtout qu'il n'a pas compris le sens du sabbat, ce qui est ennuyeux pour un chef de synagogue.
Le jour du sabbat est le jour où l'homme se repose pour se consacrer à la louange divine. C'est le jour où il doit cesser de s'occuper de ses préoccupations terrestres, et se tourner vers le ciel.
"Tu te souviendras du jour du sabbat pour le sanctifier" (Exode 20, 8).
De quoi souffre donc cette femme ? Elle est courbée : c'est à dire qu'elle ne peut regarder que le sol, que la terre, et est dans l'impossibilité de regarder le ciel. Elle souffre dans son corps d'un handicap spirituel. On comprend alors que le jour du sabbat est justement le jour idéal pour la guérir !
Cette femme est ainsi depuis 18 ans (le texte insiste), c'est à dire 3 fois 6 ans. 6 est le chiffre de l'imperfection. 3 fois 6, c'est une pleine imperfection ! Cette femme est profondément, durablement blessée.
Que fait-elle au moment où elle est déliée ? elle se redresse et elle glorifie Dieu ! Elle reprend sa pleine posture d'être humain : elle se tient droit, en relation à Dieu.
On voit bien que Jésus respecte totalement le sens du sabbat.
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
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Mac
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Re: La femme courbée
bonjour et Merci Peccator pour vos commentaires intéressants.
On peut aussi noter que le chef de la synagogue consacre le jour du sabbat à Dieu et Jésus le consacre à Dieu à travers son prochain c'est à dire cette femme courbée.
Dans le texte où Jésus guérit la main paralysée de cet homme le jour du sabbat, le texte dit : "Et après avoir promené son regard sur eux avec colère, contristé de l'endurcissement de leur cœur,"...
Le noeud est là : est-il permis de faire le bien le jour du sabbat?
Fraternellement.
On peut aussi noter que le chef de la synagogue consacre le jour du sabbat à Dieu et Jésus le consacre à Dieu à travers son prochain c'est à dire cette femme courbée.
Dans le texte où Jésus guérit la main paralysée de cet homme le jour du sabbat, le texte dit : "Et après avoir promené son regard sur eux avec colère, contristé de l'endurcissement de leur cœur,"...
Le noeud est là : est-il permis de faire le bien le jour du sabbat?
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Peccator
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Re: La femme courbée
L'endurcissement du coeur, ce n'est pas que le manque d'amour pour son prochain. C'est avant tout un manque de relation à Dieu, une opposition au dessein de Dieu. Le coeur endurci, c'est ce qui amène Pharaon à s'opposer à la volonté de Dieu. Voilà ce qui peine Jésus : non seulement ces hommes ne montrent aucune bonté pour leur frère, mais ils se sont coupés de Dieu sous prétexte de l'adorer.
Luc le montre avec ce récit de la femme courbée. Matthieu et Marc nous rapportent la guérison d'un homme à la main "sèche", à la main paralysée.
Parce que cet homme a la main paralysée, il ne peut pas travailler. En le guérissant, Jésus lui redonne la capacité de faire son travail. Voilà qui pourrait paraître choquant, puisque le jour du sabbat est consacré au repos !
Il faut alors retourner lire ce qui est écrit à propos du jour du sabbat. C'est dans le livre de l'Exode : Ex 23, 12
Trad. français courant
"Vous avez six jours dans la semaine pour accomplir votre ouvrage, mais le septième jour, vous cesserez toute activité, afin que vos boeufs et vos ânes puissent se reposer, et que les serviteurs et les étrangers puissent reprendre haleine."
Trad. Liturgique :
"Pendant six jours, tu feras ce que tu as à faire, mais, le septième jour, tu chômeras, afin que ton bœuf et ton âne se reposent, et que le fils de ta servante et l’immigré reprennent souffle."
Voilà qui explicite le sens du sabbat exigé en Ex 20,8-11. Il s'agit certes de le consacrer à Dieu, mais aussi de "reprendre souffle", ou plus exactement, on reprend souffle parce qu'on le consacre à Dieu.
Reprendre souffle, c'est revenir à la vie (vie que Dieu nous donne), mais c'est aussi retrouver la capacité de travailler pendant la semaine qui suit.
On voit donc que Jésus permet très concrètement à cet homme de retrouver ses forces. Très concrètement aussi, Il redonne vie à cette main sèche. N'est-on pas là encore dans le vrai sens du sabbat ?
Luc le montre avec ce récit de la femme courbée. Matthieu et Marc nous rapportent la guérison d'un homme à la main "sèche", à la main paralysée.
Parce que cet homme a la main paralysée, il ne peut pas travailler. En le guérissant, Jésus lui redonne la capacité de faire son travail. Voilà qui pourrait paraître choquant, puisque le jour du sabbat est consacré au repos !
Il faut alors retourner lire ce qui est écrit à propos du jour du sabbat. C'est dans le livre de l'Exode : Ex 23, 12
Trad. français courant
"Vous avez six jours dans la semaine pour accomplir votre ouvrage, mais le septième jour, vous cesserez toute activité, afin que vos boeufs et vos ânes puissent se reposer, et que les serviteurs et les étrangers puissent reprendre haleine."
Trad. Liturgique :
"Pendant six jours, tu feras ce que tu as à faire, mais, le septième jour, tu chômeras, afin que ton bœuf et ton âne se reposent, et que le fils de ta servante et l’immigré reprennent souffle."
Voilà qui explicite le sens du sabbat exigé en Ex 20,8-11. Il s'agit certes de le consacrer à Dieu, mais aussi de "reprendre souffle", ou plus exactement, on reprend souffle parce qu'on le consacre à Dieu.
Reprendre souffle, c'est revenir à la vie (vie que Dieu nous donne), mais c'est aussi retrouver la capacité de travailler pendant la semaine qui suit.
On voit donc que Jésus permet très concrètement à cet homme de retrouver ses forces. Très concrètement aussi, Il redonne vie à cette main sèche. N'est-on pas là encore dans le vrai sens du sabbat ?
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
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Mac
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Re: La femme courbée
Oui ce que vous dites est juste et Jésus dans ce passage comme dans d'autres éclaire la loi car sa compréhension par les juifs de l'époque amenait des comportements qui peuvent nous paraître quand même bien bizarre; En définitive effectivement, "ils se sont coupés de Dieu sous prétexte de l'adorer" car il n'avait pas compris la volonté de Dieu et ont fini par agir comme des esclaves qui servent un maitre alors que Dieu est Père.Peccator a écrit :L'endurcissement du coeur, ce n'est pas que le manque d'amour pour son prochain. ...N'est-on pas là encore dans le vrai sens du sabbat ?
Fraternellement.
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Re: La femme courbée
Je trouve dommage que la première réaction soit de dire que "les juifs n'ont rien compris".
Ce chef de synagogue est chargé de faire appliquer un règlement, et il fait appliquer un règlement. C'est bien normal, de son point de vue. Moi je le comprends. Si chacun se met à faire ce qui lui plaît, c'est le désordre.
La réaction de cet homme est humaine. Nous avons tous plus ou moins tendance à la routine, et Jésus vient ouvrir nos fenêtres pour faire entrer les courants d'air du Saint Esprit : il faut le temps de s'y habituer.
Dans un autre passage d'évangile, les malades viennent voir Jésus le samedi soir pour se faire guérir et il y passe la soirée. C'est vrai que cette femme aurait pu attendre le coucher du soleil, mais Jésus nous rappelle que la charité est urgente.
Ce chef de synagogue est chargé de faire appliquer un règlement, et il fait appliquer un règlement. C'est bien normal, de son point de vue. Moi je le comprends. Si chacun se met à faire ce qui lui plaît, c'est le désordre.
La réaction de cet homme est humaine. Nous avons tous plus ou moins tendance à la routine, et Jésus vient ouvrir nos fenêtres pour faire entrer les courants d'air du Saint Esprit : il faut le temps de s'y habituer.
Dans un autre passage d'évangile, les malades viennent voir Jésus le samedi soir pour se faire guérir et il y passe la soirée. C'est vrai que cette femme aurait pu attendre le coucher du soleil, mais Jésus nous rappelle que la charité est urgente.
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Mac
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Re: La femme courbée
Bonsoir Fée Violine,
C'est le texte qui me semble démontrer que les juifs de l'époque n'avaient pas compris l'Amour de Dieu. Effectivement, je suis d'accord avec vous, si on regarde le texte juste d'un point de vu légaliste, on pourrait se dire que ce chef de synagogue ne fait qu'appliquer la loi et quoi de plus normal puisque c'est son rôle.
Cependant ce chef de synagogue est scandalisé parce que Jésus a fait le bien pour un être humain. Et Jésus Christ lui dit : " Comme vous êtes faux !". Et Il leur dit qu'en fait ils font du bien à des animaux le jour du sabbat et se scandalisent du bien que Lui fait à une pauvre femme, une fille d'Abraham.
Ps : Bonne année.
Fraternellement.
C'est le texte qui me semble démontrer que les juifs de l'époque n'avaient pas compris l'Amour de Dieu. Effectivement, je suis d'accord avec vous, si on regarde le texte juste d'un point de vu légaliste, on pourrait se dire que ce chef de synagogue ne fait qu'appliquer la loi et quoi de plus normal puisque c'est son rôle.
Cependant ce chef de synagogue est scandalisé parce que Jésus a fait le bien pour un être humain. Et Jésus Christ lui dit : " Comme vous êtes faux !". Et Il leur dit qu'en fait ils font du bien à des animaux le jour du sabbat et se scandalisent du bien que Lui fait à une pauvre femme, une fille d'Abraham.
Ps : Bonne année.
Fraternellement.
Re: La femme courbée
Bonjour à tousFée Violine a écrit :Je trouve dommage que la première réaction soit de dire que "les juifs n'ont rien compris".
Ce chef de synagogue est chargé de faire appliquer un règlement, et il fait appliquer un règlement. C'est bien normal, de son point de vue. Moi je le comprends. Si chacun se met à faire ce qui lui plaît, c'est le désordre.
La réaction de cet homme est humaine.
La remarque de Fée Violine ( que je salue au passage ) fait le lien avec la parabole du figuier citée quelques lignes avant et que voici :
Jésus leur dit cette parabole :
— “Un homme avait un figuier planté dans sa vigne ; il vint pour y chercher du fruit et il n’en trouva pas. il dit alors à celui qui soignait la vigne : Voilà trois ans que je viens chercher des fruits sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le donc, il ne fait qu’épuiser la terre ! Mais l’autre répondit : Maître, laisse-le encore cette année, je piocherai tout autour et je mettrai du fumier. Peut-être après cela donnera-t-il du fruit ; sinon, tu le couperas.” ( Luc 13,6-9 )
Le chef de synagogue fait ce que le vigneron aurait pu faire : C'est à dire obéir tout bonnement au propriétaire , qui symbolise la loi , et couper l'arbre . Jésus nous fait le portrait du bon ouvrier . Qu'a-t-il de plus ? La foi , l'espérance et la charité . Il croit que son maître l'écoutera et il l'espère . Couper l'arbre lui fait deuil , ce qui est un signe de charité ; Il va travailler dans l'espoir que le figuier donnera enfin du fruit , toujours mû par un élan de charité .
Peut-être l'aurez-vous remarqué , le figuier n'a pas donné de fruits pendant 3 ans qui font écho aux 6 jours dont parle le chef de synagogue ...
Comme l'écrit justement Peccator : Cette femme est ainsi depuis 18 ans (le texte insiste), c'est à dire 3 fois 6 ans. . Et ce " 18 " fait lui-même écho au " 18 " de la tour de Siloé .
Que celui qui sait compter compte !
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Peccator
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Re: La femme courbée
Les juifs de l'époque sont des hommes, ni plus, ni moins. Nous ne sommes pas meilleurs qu'eux. Qui ici peut prétendre avoir compris l'amour de Dieu ?Mac a écrit :C'est le texte qui me semble démontrer que les juifs de l'époque n'avaient pas compris l'Amour de Dieu.
Ces personnes scandalisées par le comportement de Jésus sont nos frères, ce pourrait être nous. En fait, c'est nous : ils ne font rien d'autre que continuer à reproduire le comportement qui était déjà celui d'Eve au jardin d'Eden. Retournons lire le livre de la Genèse, qui nous montre ça si bien...
Le serpent, avec ruse, vient tenter Eve.
Et voilà, tout est dit. Eve, notre mère à tous, fait ici exactement ce que fait le chef de synagogue : elle n'a pas compris le commandement de Dieu, elle y ajoute des interdits arbitraires.Gn 3, 2-3 a écrit :02 La femme répondit au serpent : « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin.
03 Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : “Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.” »
En réalité, qu'avait dit Dieu ?
Déjà, pour commencer, Eve se trompe : l'arbre interdit, c'est celui de la connaissance du bien et du mal, et non pas l'arbre qui est au milieu du jardin (qui est l'arbre de vie).Gn 2, 16-17 a écrit :16 Le Seigneur Dieu donna à l’homme cet ordre : « Tu peux manger les fruits de tous les arbres du jardin ;
17 mais l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ; car, le jour où tu en mangeras, tu mourras. »
Ensuite, elle ne répète pas le commandement de Dieu, mais une version déformée (est-ce de sa faute ? Est-ce Adam qui lui a mal transmis le commandement ?). Eve dit "tu n'y toucheras pas". Mais Dieu n'a pas dit ça !
Ca a l'air parfaitement anodin, alors qu'en fait c'est très grave (et c'est bien là toute la puissance de la ruse du malin !) : elle ajoute des interdits aux commandements de Dieu. Dieu donne des commandements qui sont le "mode d'emploi" de la vie. Le but des commandements est de nous donner la vie en plénitude. Eve (et les hommes après elle) ajoute des commandements arbitraires, comme si Dieu s'amusait à nous interdire des choses pour le plaisir d'interdire. "Tu n'y toucheras pas". On voit là qu'Eve tombe en réalité dans le péché d'idolâtrie : elle se construit sa propre image de Dieu.
Le chef de la synagogue n'est pas un imbécile, et le fait qu'il soit juif est tout à fait anecdotique. Il ne fait que faire ce que fait Eve, ce que fait tout homme : il reçoit un commandement qu'il ne comprend pas, il le transmet sous la forme d'un interdit arbitraire.
Et c'est là la mission de Jésus : détruire en nous les idoles, les fausses conceptions de Dieu, et nous restaurer dans une relation vraie à notre créateur.
Attention en lisant les évangiles, il y a un gros piège qu'il est important d'éviter : celui de se mettre à côté de Jésus et de juger les pécheurs. Dans la parabole du pharisien et du publicain, il nous est facile de voir la scène en nous tenant à côté de Jésus et de ricaner car décidément, ce pauvre pharisien n'a rien compris. Dans ces deux scènes de guérison un jour de sabbat, il nous est facile d'entrer dans la pièce et de ricaner de cet imbécile de chef de synagogue qui n'a rien compris au sabbat. Mais ces gens-là, Jésus ne ricane pas à leurs dépends ! Il les aime, il est venu pour eux ! Si Jésus fait cette guérison dans la synagogue, le jour du sabbat, ce n'est pas pour guérir cette femme ou cet hommes : ils auraient probablement pu attendre encore quelques heures. C'est précisément pour aider ceux qui sont là à comprendre, pour redresser en eux la foi qui est tordue, pour revivifier leur coeur.
A chacun de faire son examen de conscience et de voir quand est-ce qu'il lui arrive, à son tour, de faire comme ce chef de synagogue, comme Eve, c'est à dire comme chaque être humain en fait.
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
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Re: La femme courbée
Merci et bonne année à vous aussiMac a écrit :Bonsoir Fée Violine,![]()
C'est le texte qui me semble démontrer que les juifs de l'époque n'avaient pas compris l'Amour de Dieu. Effectivement, je suis d'accord avec vous, si on regarde le texte juste d'un point de vu légaliste, on pourrait se dire que ce chef de synagogue ne fait qu'appliquer la loi et quoi de plus normal puisque c'est son rôle.
Cependant ce chef de synagogue est scandalisé parce que Jésus a fait le bien pour un être humain. Et Jésus Christ lui dit : " Comme vous êtes faux !". Et Il leur dit qu'en fait ils font du bien à des animaux le jour du sabbat et se scandalisent du bien que Lui fait à une pauvre femme, une fille d'Abraham.
Ps : Bonne année.![]()
Fraternellement.
Penser que l'évangile critique "les juifs de l'époque", et que nous, nous avons beaucoup mieux compris, c'est la même erreur que Clovis pleurant au récit de la Passion et disant : "Ah! Si j'avais été là avec mes Francs...!"
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Mac
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Re: La femme courbée
Je ne suis pas convaincu Peccator car :Peccator a écrit :...
En fait, c'est nous : ils ne font rien d'autre que continuer à reproduire le comportement qui était déjà celui d'Eve au jardin d'Eden. Retournons lire le livre de la Genèse, qui nous montre ça si bien...
Le serpent, avec ruse, vient tenter Eve.Et voilà, tout est dit. Eve, notre mère à tous, fait ici exactement ce que fait le chef de synagogue : elle n'a pas compris le commandement de Dieu, elle y ajoute des interdits arbitraires.Gn 3, 2-3 a écrit :02 La femme répondit au serpent : « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin.
03 Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : “Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.” »
En réalité, qu'avait dit Dieu ?Déjà, pour commencer, Eve se trompe : l'arbre interdit, c'est celui de la connaissance du bien et du mal, et non pas l'arbre qui est au milieu du jardin (qui est l'arbre de vie).Gn 2, 16-17 a écrit :16 Le Seigneur Dieu donna à l’homme cet ordre : « Tu peux manger les fruits de tous les arbres du jardin ;
17 mais l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ; car, le jour où tu en mangeras, tu mourras. »
Ensuite, elle ne répète pas le commandement de Dieu, mais une version déformée (est-ce de sa faute ? Est-ce Adam qui lui a mal transmis le commandement ?). Eve dit "tu n'y toucheras pas". Mais Dieu n'a pas dit ça !
Ca a l'air parfaitement anodin, alors qu'en fait c'est très grave (et c'est bien là toute la puissance de la ruse du malin !) : elle ajoute des interdits aux commandements de Dieu. Dieu donne des commandements qui sont le "mode d'emploi" de la vie. Le but des commandements est de nous donner la vie en plénitude. Eve (et les hommes après elle) ajoute des commandements arbitraires, comme si Dieu s'amusait à nous interdire des choses pour le plaisir d'interdire. "Tu n'y toucheras pas". On voit là qu'Eve tombe en réalité dans le péché d'idolâtrie : elle se construit sa propre image de Dieu.
Le chef de la synagogue n'est pas un imbécile, et le fait qu'il soit juif est tout à fait anecdotique. Il ne fait que faire ce que fait Eve, ce que fait tout homme : il reçoit un commandement qu'il ne comprend pas, il le transmet sous la forme d'un interdit arbitraire.
Et c'est là la mission de Jésus : détruire en nous les idoles, les fausses conceptions de Dieu, et nous restaurer dans une relation vraie à notre créateur.
Dans la parabole du pharisien et du publicain, il nous est facile de voir la scène en nous tenant à côté de Jésus et de ricaner car décidément, ce pauvre pharisien n'a rien compris. Dans ces deux scènes de guérison un jour de sabbat, il nous est facile d'entrer dans la pièce et de ricaner de cet imbécile de chef de synagogue qui n'a rien compris au sabbat. Mais ces gens-là, Jésus ne ricane pas à leurs dépends ! Il les aime, il est venu pour eux ! Si Jésus fait cette guérison dans la synagogue, le jour du sabbat, ce n'est pas pour guérir cette femme ou cet hommes : ils auraient probablement pu attendre encore quelques heures. C'est précisément pour aider ceux qui sont là à comprendre, pour redresser en eux la foi qui est tordue, pour revivifier leur coeur.
A chacun de faire son examen de conscience et de voir quand est-ce qu'il lui arrive, à son tour, de faire comme ce chef de synagogue, comme Eve, c'est à dire comme chaque être humain en fait.
Jésus le dit dans ce texte : " Comme vous êtes faux !" au delà du fait que le texte dit que ce chef de synagogue soit scandalisé par le fait que Jésus guérit une femme infirme depuis 18 ans.
Par ailleurs dans le texte où Jésus guérit la main de l'homme nous lisons que ce problème de guérison le jour du sabbat est un faux problème car les juifs cherchaient juste un moyen pour accuser Jésus.
J'espère que vous êtes un peu meilleur que les juifs de l'époque qui lapidaient les femmes adultères quand même et que vous aurez compris que Dieu est Amour. Non, cela ne peut pas être nous, en tout cas pas moi. Je ne cherche pas des moyens d'accuser Jésus de quoique ce soit en prenant de faux prétexte.Les juifs de l'époque sont des hommes, ni plus, ni moins. Nous ne sommes pas meilleurs qu'eux. Qui ici peut prétendre avoir compris l'amour de Dieu ?
Ces personnes scandalisées par le comportement de Jésus sont nos frères, ce pourrait être nous.
Voulez-vous dire que Jésus reconnaît la lumière en ces juifs de l'époque en leur disant " Comme vous êtes faux !".Attention en lisant les évangiles, il y a un gros piège qu'il est important d'éviter : celui de se mettre à côté de Jésus et de juger les pécheurs.
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Re: La femme courbée
Je trouverais inquiétant Fée Violine si vous n'aviez pas mieux compris que les juifs de l'époque. L'Eglise aurait vraiment manqué son travail d'évangélisation.Fée Violine a écrit :Penser que l'évangile critique "les juifs de l'époque", et que nous, nous avons beaucoup mieux compris, c'est la même erreur que Clovis pleurant au récit de la Passion et disant : "Ah! Si j'avais été là avec mes Francs...!"
Fraternellement.
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Re: La femme courbée
Mais justement ! J'ai derrière moi 2000 ans d'explications, chose que n'avait pas ce pauvre chef de synagogue.
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Peccator
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Re: La femme courbée
A chaque fois que j'écoute attentivement la Parole, en la laissant me parler au lieu de chercher à entendre ce que j'y cherche, je suis étonné de voir qu'elle corrige en moi quelque chose que j'avais mal compris, qu'elle redresse une image déformée que je m'étais faite de Dieu.
Alors non, je ne vaux pas mieux que les juifs du temps de Jésus. Moi aussi, je me fais ma propre idole, et j'ai besoin que Jésus vienne rectifier tout ça. Moi aussi, je suis "faux", c'est à dire "faussé". Et moi aussi, il m'arrive de vouloir chasser celui qui ose venir présenter une image de Dieu différente de celle qui m'est familière, de celle qui m'est confortable.
Quand Jésus vient vous parler, à quoi le reconnaissez-vous, pour être si sûr que jamais vous ne cherchez à le chasser ? Ne vous est-il jamais arrivé de comprendre après coup que là, c'était Jésus qui vous parlait, qui se révélait à vous, et que vous n'avez pas su le reconnaître ?
J'aurai beau dire "Dieu est amour", je constate malgré tout que :
- ces juifs de l'époque aussi le disait déjà
- j'ai bien du mal à comprendre ce que ça veut dire, tellement ma conception de l'amour est limité par ma compréhension humain
Tous les soirs, je prie ce Dieu que j'ai cherché, ce Dieu que j'aimé, ce Dieu que j'ai reçu... et ce Dieu que j'ai renié. Non, je ne vaux pas mieux que ces chefs de synagogue. D'ailleurs, je suis probablement beaucoup moins assidu que lui à la prière.
Alors non, je ne vaux pas mieux que les juifs du temps de Jésus. Moi aussi, je me fais ma propre idole, et j'ai besoin que Jésus vienne rectifier tout ça. Moi aussi, je suis "faux", c'est à dire "faussé". Et moi aussi, il m'arrive de vouloir chasser celui qui ose venir présenter une image de Dieu différente de celle qui m'est familière, de celle qui m'est confortable.
Quand Jésus vient vous parler, à quoi le reconnaissez-vous, pour être si sûr que jamais vous ne cherchez à le chasser ? Ne vous est-il jamais arrivé de comprendre après coup que là, c'était Jésus qui vous parlait, qui se révélait à vous, et que vous n'avez pas su le reconnaître ?
J'aurai beau dire "Dieu est amour", je constate malgré tout que :
- ces juifs de l'époque aussi le disait déjà
- j'ai bien du mal à comprendre ce que ça veut dire, tellement ma conception de l'amour est limité par ma compréhension humain
Tous les soirs, je prie ce Dieu que j'ai cherché, ce Dieu que j'aimé, ce Dieu que j'ai reçu... et ce Dieu que j'ai renié. Non, je ne vaux pas mieux que ces chefs de synagogue. D'ailleurs, je suis probablement beaucoup moins assidu que lui à la prière.
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
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