Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2013-2014)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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Re: Devenir de vrais religieux

Message non lu par etienne lorant »

Vers 15 heures, j'ai quitté ma boutique et suis parti sur le parking du supermarché pour "l'heure de la Miséricorde" comme le prévoit la règle :

Le Seigneur Jésus n’a pas donné de formules de prière toutes prêtes pour 15 H. Ecoutons-le parler à Soeur Faustine à ce propos : Essaie à cette heure-là de faire le chemin de croix autant que tes occupations te le permettent; mais si tu ne peux pas faire le chemin de croix, entre au moins un moment à la chapelle et célèbre mon Cœur qui est plein de miséricorde dans le Très Saint Sacrement; et si tu ne peux entrer à la chapelle, plonge-toi dans la prière là où tu te trouves, ne serait-ce que pour un tout petit moment (P. J. 1572). Tout cela afin de s’unir à son agonie sur la croix. Quel est donc l’objet de la prière en cette Heure ? C'est le mystère de sa douloureuse Passion. C’est pourquoi notre prière doit remplir certaines conditions : il faut la faire à trois heures de l’après-midi : Chaque fois que tu entendras l'horloge sonner trois heures..., dit Jésus, elle doit s’adresser directement au Christ agonisant, et recourir aux mérites de sa Passion.

http://www.faustyna.pl/fr/index.php?opt ... &Itemid=78

Je renouvelle pour moi-même cette prescription ... et je chasse de ma tête tout souci.

Le monde dans lequel j'ai commencé de vivre ma solitude est source de profondes angoisses, qu'il convient que je chasse par la contemplation du Sauveur.

(Au moment où j'écris ces lignes, quinze à vingt jeunes fumeur de cannabis "attendent le bus" - je dois prier pour eux, non plus essayer de les contrarier).
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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PaxetBonum
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Re: Devenir de vrais religieux

Message non lu par PaxetBonum »

etienne lorant a écrit :
(Au moment où j'écris ces lignes, quinze à vingt jeunes fumeur de cannabis "attendent le bus" - je dois prier pour eux, non plus essayer de les contrarier).
Pourtant quoi de plus contrariant pour eux que votre prière, la conversion étant un véritable tournant à 180° ! ;)
Merci pour votre témoignage.
Bon courage à vous EtienneLorant !
Pax et Bonum !
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"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"

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Re: Devenir de vrais religieux

Message non lu par etienne lorant »

"Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu" - c'est "le petit pain biblique" que je viens de trouver...

J'ai tenu bon, mais vers 17h, j'ai été ahuri de voir un ouvrier communal passer et ramasser les canettes d'alcool et autres détritus que ces "étudiants" ont laissé traîner. C'est donc ainsi qu'au bout de nombreuses plaintes, les autorités réagissent ?!?
J'ai eu deux courageux clients aujourd'hui, pour un "gain" de vingt euros... si c'est bientôt tous les jours, alors je devrai chercher à déménager mon affaire... mais bon sang, ce n'est guère le moment pour de nouveaux investissements !

Le vendredi après-midi est la pire journée: les écoles ferment à 16h00, mais dès 11h00 plus de vingt adolescents (entre 12 et 18 ans) se donnent rendez-vous pour "bien démarrer le week-end", comme je les ai entendu dire. Que le Seigneur ait pitié de moi, et aussi de tous ceux et toutes celles qui sont en train de se détruire dès l'adolescence, qui ne trouveront pas de travail et se retrouveront clochards. Seigneur, je crois que j'ai peur de l'avenir - même de l'issue pour moi de cette année 2014. Qui sait, pourtant: le Seigneur ne m'a jamais abaissé que pour mieux me relever...

Etienne
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Vendredi : la patience du Serviteur fidèle

Message non lu par etienne lorant »

Le vendredi de la 2e semaine du temps ordinaire

Premier livre de Samuel 24,3-21.

David avait été obligé de fuir devant Saül. Saül prit trois mille hommes, choisis dans tout Israël, et partit à la poursuite de David et de ses gens le long du Rocher des Bouquetins.
Il arriva aux parcs à brebis qui sont en bordure de la route ; il y a là une caverne, où Saül entra pour se soulager. Or, David et ses hommes se trouvaient au fond de la caverne ; les hommes de David lui dirent : « C'est le moment, car le Seigneur t'a dit : 'Je livrerai ton ennemi entre tes mains, tu en feras ce que tu voudras. ' » David vint couper furtivement le pan du manteau de Saül. Alors le cœur lui battit d'avoir coupé le pan du manteau de Saül. Il dit à ses hommes : « Que le Seigneur me préserve de faire une chose pareille à mon seigneur, au roi consacré, qu'il me préserve de porter la main sur lui, qui a été consacré par l'onction du Seigneur. » Et David interdit sévèrement à ses hommes de se jeter sur Saül. Celui-ci quitta la caverne et continua sa route.
David se leva, sortit de la caverne, et lui cria : « Mon seigneur le roi ! » Saül regarda derrière lui. David s'inclina jusqu'à terre et se prosterna, puis il lui cria : « Pourquoi écoutes-tu les gens qui te disent : 'David te veut du mal' ?
Aujourd'hui même, tes yeux ont vu comment le Seigneur t'avait livré entre mes mains dans la caverne ; pourtant, j'ai refusé de te tuer, je t'ai épargné et j'ai dit : 'Je ne porterai pas la main sur mon seigneur le roi, qui a été consacré par l'onction du Seigneur. ' Regarde, père, regarde donc : voici dans ma main le pan de ton manteau. Puisque j'ai pu le couper, et que pourtant je ne t'ai pas tué, reconnais qu'il n'y a en moi ni méchanceté ni révolte. Je n'ai pas commis de crime contre toi, alors que toi, tu dresses des pièges pour m'enlever la vie.
C'est le Seigneur qui sera juge entre toi et moi, c'est le Seigneur qui me vengera de toi, mais ma main ne te touchera pas !
Comme dit le vieux proverbe : 'La méchanceté sort des méchants. ' C'est pourquoi ma main ne te touchera pas.
Après qui donc le roi d'Israël s'est-il mis en campagne ? Après qui cours-tu donc ? Après un chien crevé, après une misérable puce ! Que le Seigneur soit notre arbitre, qu'il juge entre toi et moi, qu'il examine et défende ma cause, et qu'il me rende justice, en me délivrant de ta main. »
Lorsque David eut fini de parler, Saül s'écria : « Est-ce bien toi que j'entends, mon fils David ? » et Saül se mit à crier et à pleurer. Puis il dit à David : « C'est toi qui es juste, et pas moi : car toi, tu m'as fait du bien, et moi, je t'ai fait du mal.
Aujourd'hui tu as montré toute ta bonté envers moi : le Seigneur m'avait livré entre tes mains, et tu ne m'as pas tué !
Quand un homme surprend son ennemi, va-t-il le laisser partir tranquillement ? Que le Seigneur te récompense pour le bien que tu m'as fait aujourd'hui. Je sais maintenant que tu régneras certainement, et que tu auras bien en main la royauté d'Israël. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 3,13-19.
Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu'il voulait. Ils vinrent auprès de lui,
et il en institua douze pour qu'ils soient avec lui, et pour les envoyer prêcher
avec le pouvoir de chasser les esprits mauvais.
Donc, il institua les Douze : Pierre (c'est le nom qu'il donna à Simon),
Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques (il leur donna le nom de « Boanerguès », c'est-à-dire : « Fils du tonnerre »), André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Thaddée, Simon le Zélote,
et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.


Cy Aelf, Paris

Par son attitude envers Saül, David manifeste bien qu'en dépit du danger, il demeure fidèle à son roi - il connaît la menace qui pèse sur lui, mais il prend patience.

La correspondance que je trouve dans l’Évangile, et qui me semble évidente,  c'est le choix de Judas Iscariote. Jésus lui confère le même pouvoir sur les esprits mauvais qu'il donne aux autres apôtres. Pourtant, dès ce moment, Jésus peut savoir ce qu'il adviendra de ce disciple. Mais voilà : le Seigneur n'agit pas selon les raisonnements humains.

Oh, c'est bien ce qui rend Jésus tout adorable à mes yeux de pécheur, car je dois me souvenir combien ma conversion a dû lui coûter de patience et de miséricorde. ! Cela a duré de longues années, jusqu'au moment où j'ai commencé de me dire: "Je ne ferai plus rien d'autre que de chercher la raison véritable du malheur de l'homme". Le jour où j'ai désiré connaître cette Vérité, c'est elle qui est venue à moi...

Je ne participe pas à la messe de demain matin, devant recevoir des ouvriers à domicile dès 7h30.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: A vin nouveau, outres neuves

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Homélie du Pape François

Discernement et docilité : deux mots qui décrivent la juste attitude pour vivre la liberté de la parole de Dieu, en brisant les schémas et les habitudes avec la capacité de s’adapter aux surprises incessantes et aux nouveautés. Telle est la réflexion proposée par le Pape François au cours de la Messe célébrée lundi matin, 20 janvier, dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe.

Comme de coutume, le Pape a axé sa méditation sur les lectures proposées par la liturgie – le passage tiré du premier livre de Samuel (15, 16-23) et le passage évangélique de Marc (2, 18-22) – qui aident à « réfléchir sur la parole de Dieu » et sur « notre attitude devant la parole de Dieu ». Et la parole de Dieu « est vivante et efficace, elle discerne les sentiments et les pensées du cœur » ; a expliqué le Pape en citant la Lettre aux Hébreux (4, 12-13). En effet, « la parole de Dieu vient à nous et illumine l’état de notre cœur, de notre âme » : en un mot, « elle discerne ».


Et précisément les deux lectures – a-t-il dit – « nous parlent de cette attitude que nous devons avoir », devant la « parole de Dieu : la docilité ». Il s’agit, a-t-il affirmé, d’« être dociles à la parole de Dieu. La parole de Dieu est vivante. C’est pourquoi elle vient et dit ce qu’elle veut dire : pas ce que je m’attends qu’elle dise ou que j’espère qu'elle dise ou que je veux qu’elle dise ». La parole de Dieu « est libre ».

D’où l’invitation à nous poser certaines questions : « Suis-je docile à la parole de Dieu ou est-ce que je fais ce que je crois être la parole de Dieu ? Ou bien je fais passer la parole de Dieu par un alambic et, à la fin, c’est une autre chose que celle que Dieu veut faire ? ». Mais, a averti le Pape, « si je fais cela, je finis comme le morceau d’étoffe neuve sur un vieux vêtement » dont parle l’Evangile. « Et l’accroc devient pire : si je fais cela, je deviens pire ».

Dans sa réflexion, le Pape est ensuite revenu au passage du premier livre de Samuel. « Saul, élu de Dieu, oint de Dieu, avait oublié – a-t-il noté – que Dieu est surprise et nouveauté. Il l’avait oublié. Il s’était enfermé dans ses pensées, dans ses schémas. Et ainsi il a raisonné humainement. Le Seigneur lui avait dit : fais-leur la guerre jusqu’à l’extermination ». Mais « l’habitude », a expliqué le Pape, « était de prendre le butin quand quelqu’un gagnait » pour le diviser ; « et avec la partie du butin, on faisait le sacrifice » à Dieu. Saul ne les a donc pas exterminés et a destiné plusieurs belles bêtes au Seigneur : « Il a raisonné avec sa pensée, avec son cœur, enfermé dans ses habitudes. Et Dieu, notre Dieu, n’est pas un Dieu des habitudes, c’est un Dieu des surprises ».

Ainsi, Saul « n’a pas obéi à la parole de Dieu, il n’a pas été docile à la parole de Dieu ».

Les paroles de Samuel « nous font penser à ce qu’est la liberté chrétienne, ce qu’est l’obéissance chrétienne » a encore dit le Pape. « La liberté chrétienne et l’obéissance chrétienne c’est la docilité à la parole de Dieu ; c’est avoir ce courage de devenir des outres nouvelles pour ce vin nouveau qui arrive sans cesse. Ce courage de toujours discerner, toujours discerner – et pas relativiser – ce que fait l’esprit dans mon cœur, ce que veut l’esprit dans mon cœur, où me conduit l’esprit dans mon cœur. Et obéir ». Et il a conclu, avec les deux paroles clés de sa méditation, « discerner et obéir » et avec une prière : « Demandons aujourd’hui la grâce de la docilité à la parole de Dieu, à cette parole qui est vivante et efficace, qui discerne les sentiments et les pensées du cœur ».


http://www.news.va/fr/news/messe-a-sain ... -surprises
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Fête de saint Paul Apôtre

Message non lu par etienne lorant »

1ère lecture : Saint Paul raconte sa conversion (Ac 22, 3-16)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Paul, menacé de mort par les Juifs de Jérusalem leur parlait ainsi : « Je suis Juif : né à Tarse, en Cilicie, mais élevé ici dans cette ville, j'ai reçu, à l'école de Gamaliel, un enseignement strictement conforme à la Loi de nos pères ; je défendais la cause de Dieu avec une ardeur jalouse, comme vous le faites tous aujourd'hui.
J'ai persécuté à mort les adeptes de la Voie que je suis aujourd'hui ; je les arrêtais et les jetais en prison, hommes et femmes ; le grand prêtre et tout le conseil des Anciens peuvent en témoigner. Eux-mêmes m'avaient donné des lettres pour nos frères et j'étais en route vers Damas : je devais faire prisonniers ceux qui étaient là-bas et les ramener à Jérusalem pour qu'ils subissent leur châtiment.
Donc, comme j'étais en route et que j'approchais de Damas, vers midi, une grande lumière venant du ciel m'enveloppa soudain. Je tombai sur le sol, et j'entendis une voix qui me disait : 'Saul, Saul, pourquoi me persécuter ?'
Et moi je répondis : 'Qui es-tu, Seigneur ? — Je suis Jésus le Nazaréen, celui que tu persécutes.' »
Mes compagnons voyaient la lumière, mais ils n'entendaient pas la voix de celui qui me parlait, et je dis : 'Que dois-je faire, Seigneur ?' Le Seigneur me répondit : 'Relève-toi, va jusqu'à Damas, et là on t'indiquera tout ce qu'il t'est prescrit de faire.'
Comme je n'y voyais plus, à cause de l'éclat de cette lumière, mes compagnons me prirent par la main, et c'est ainsi que j'arrivai à Damas. Or, Ananie, un homme religieux et fidèle à la Loi, estimé de tous les Juifs habitant la ville, vint me trouver et, arrivé auprès de moi, il me dit : 'Saul, mon frère, retrouve la vue.' Et moi, au même instant, je retrouvai la vue, et je le vis. Il me dit encore : 'Le Dieu de nos pères t'a destiné à connaître sa volonté, à voir celui qui est le Juste et à entendre la parole qui sort de sa bouche. Car tu seras pour lui, devant tous les hommes, le témoin de ce que tu as vu et entendu.
Et maintenant, pourquoi hésiter ? Lève-toi et reçois le baptême, sois lavé de tes péchés en invoquant le nom de Jésus.' »


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc ((Mc 16, 15-18)
Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres :
« Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création.
Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné.
Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais ; ils parleront un langage nouveau ; ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s'ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s'en trouveront bien. »


Cy Aelf, Paris

Paul raconte sa conversion aux juifs de Jérusalem qui le menacent de mort et comme il leur parle, il fait écho aux mots de  Marc dans l’Évangile : "Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé".  Mais, encore aujourd'hui, beaucoup se posent la question de savoir pourquoi Paul a été choisi. Ce que je réponds personnellement, c'est: pour devenir un instrument docile entre les mains du Seigneur. Les voyages, le témoignage et les épîtres de Paul sont extraordinaires. Il suffit de contempler la carte de ses voyages pour se donner une idée de l'intensité des œuvres de l'Esprit quand il conduit un témoin du Christ (voir le site ci-dessous) :

http://christus.fr/cartes-des-voyages-d ... ul-apotre/

Et pour en savoir un peu plus sur l'homme :

http://qe.catholique.org/l-eglise-dans- ... saint-paul

Enfin, si je devais citer les lectures de saint Paul qui m'ont le plus marqué, je choisirais sans hésiter:  entre les deux que je cite:

D'abord le renversement des rapports de force et des raisonnements humains que produit la foi (1 Cor 1):

Ce n'est pas pour baptiser que le Christ m'a envoyé, c'est pour prêcher l'Evangile, non point par la sagesse du discours, afin que la croix du Christ ne soit pas rendue vaine.
En effet, la doctrine de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une force divine.
Car il est écrit: " Je détruirai la sagesse des sages, et j'anéantirai la science des savants. "
Où est le sage? où est le docteur? où est le disputeur de ce siècle? Dieu n'a-t-il pas convaincu de folie la sagesse du monde?
Car le monde, avec sa sagesse, n'ayant pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication.
Les Juifs exigent des miracles, et les Grecs cherchent la sagesse;
nous, nous prêchons un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les Gentils,
mais pour ceux qui sont appelés, soit Juifs, soit Grecs, puissance de Dieu et sagesse de Dieu.
Car ce qui serait folie de Dieu est plus sage que la sagesse des hommes, et ce qui serait faiblesse de Dieu est plus fort que la force des hommes.
Considérez en effet votre vocation, mes frères; il n'y a parmi vous ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles.
Mais ce que le monde tient pour insensé, c'est ce que Dieu a choisi pour confondre les sages; et ce que le monde tient pour rien, c'est ce que Dieu a choisi pour confondre les forts;
et Dieu a choisi ce qui dans le monde est sans considération et sans puissance, ce qui n'est rien, pour réduire au néant ce qui est,
afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu.
Or c'est par lui que vous êtes dans le Christ-Jésus, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, et justice, et sanctification, et rédemption,
afin que, selon le mot de l'Ecriture, " celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur. "  

Ensuite, l'éloge de la charité (1 Cor 13):

J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.
J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien.
J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien.
L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;
il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ;
il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ;
il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.
L’amour ne passera jamais. Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance actuelle sera dépassée.
En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles.
Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé.
Quand j’étais petit enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant.
Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai parfaitement, comme j’ai été connu.
Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité.

C'est sur ces bases que je puis affirmer que, moi aussi, depuis ma conversion en 1985, je ne suis plus - plus du tout - la même personne que je fus. Il n'en reste que quelques traces surtout dans la peine et la souffrance, car depuis des années je vois autour de moi les hommes s'agiter pour toutes sortes de choses avant de butter finalement sur la même interrogation: qu'est-ce qui donne sens à la vie ?
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Lumière dans les ténèbres

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Troisième dimanche du temps ordinaire

Livre d'Isaïe 8,23b.9,1-3.

Dans les temps anciens, le Seigneur a couvert de honte le pays de Zabulon et le pays de Nephtali ; mais ensuite, il a couvert de gloire la route de la mer, le pays au-delà du Jourdain, et la Galilée, carrefour des païens.
Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; sur ceux qui habitaient le pays de l'ombre, une lumière a resplendi.
Tu as prodigué l'allégresse, tu as fait grandir la joie : ils se réjouissent devant toi comme on se réjouit en faisant la moisson, comme on exulte en partageant les dépouilles des vaincus.
Car le joug qui pesait sur eux, le bâton qui meurtrissait leurs épaules, le fouet du chef de corvée, tu les as brisés comme au jour de la victoire sur Madiane.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 4,12-23.
Quand Jésus apprit l'arrestation de Jean Baptiste, il se retira en Galilée.
Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord du lac, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.
Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Isaïe :
Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée, toi le carrefour des païens :
le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays de l'ombre et de la mort, une lumière s'est levée.
A partir de ce moment, Jésus se mit à proclamer : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche. »
Comme il marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans le lac : c'étaient des pêcheurs.
Jésus leur dit : « Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
Plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans leur barque avec leur père, en train de préparer leurs filets. Il les appela.
Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent.
Jésus, parcourant toute la Galilée, enseignait dans leurs synagogues, proclamait la Bonne Nouvelle du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.


Cy Aelf, Paris

Les premiers temps de l'évangélisation ne laissent pas deviner à quel point la terre des hommes sera retournée puis ensemencée par la Parole. Mais les mots de Jésus vont directement au plus profond du coeur des hommes et le délivrent des ténèbres qui l'empêchaient de l’accueillir . Ce que je suis en train d'écrire, c'est que le coeur de l'homme, avant sa rencontre avec le Christ, est comme un puits sombre où dominent en même temps les désirs et les craintes, la vérité et le mensonge, le bien et le mal.

Où en serais-je aujourd'hui s'il n'y avait eu l'éclair foudroyant de ma conversion ?  Mais plus les années passent, moins je suis surpris par les désordres, les malheurs et les attitudes d'indifférence que je vois se multiplier autour de moi. Au contraire, au milieu des bruits mauvais que je perçois, des refus d'aimer qui s'ajoutent les uns aux autres, des triomphes apparents d'une pensée sans amour, je ressens la Paix de Dieu qui continue de creuser l'humanité, d'y percer de nouvelles voies, d'ouvrir des regards hier éteints, aujourd'hui lumineux.

Demain dimanche, à défaut de bénéficier d'un co-voiturage pour me rendre à une messe dominicale, je vais assister à la messe télévisée dans la chambre de la maison de repos, en compagnie de ma mère. Or, la télévision que je lui ai offerte en janvier, c'est - aussi - celle que j'ai fait retirer de la maison familiale peu après le décès de mon père, son époux, en 2008. Ainsi est-il prouvé qu'il est possible, à quiconque a la foi, d'offrir même ce que l'on n'a pas...  Ainsi que dit Jésus, celui qui a des oreilles, qu'il entende !
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Pour une bonne évangélisation

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Le lundi de la 3e semaine du temps ordinaire

Deuxième livre de Samuel 5,1-7.10.

Toutes les tribus d'Israël vinrent trouver David à Hébron et lui dirent : « Nous sommes du même sang que toi ! Dans le passé déjà, quand Saül était notre roi, tu dirigeais les mouvements de l'armée d'Israël, et le Seigneur t'a dit : 'Tu seras le pasteur d'Israël mon peuple, tu seras le chef d'Israël. ' »
C'est ainsi que tous les anciens d'Israël vinrent trouver le roi à Hébron. Le roi David fit alliance avec eux, à Hébron, devant le Seigneur. Ils donnèrent l'onction à David pour le faire roi sur Israël.
Il avait trente ans quand il devint roi, et il régna quarante ans :
à Hébron il régna sur Juda pendant sept ans et demi ; et à Jérusalem il régna trente-trois ans, à la fois sur Israël et sur Juda.
Le roi avec ses hommes marcha sur Jérusalem contre les habitants de la région, les Jébusites. On lui dit : « Tu n'entreras pas ici : les aveugles et les boiteux suffiront à te repousser. » (Autrement dit : David n'entrera pas ici.)
Mais David s'empara de la citadelle de Sion, qu'on appelle maintenant la cité de David.
Il devint de plus en plus puissant, et sa puissance grandit beaucoup. Le Seigneur, Dieu des armées, était avec lui.



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 3,22-30.
Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Ce Jésus est possédé par Béelzéboul ; c'est par le chef des démons qu'il expulse les démons. »
Les appelant près de lui, Jésus disait en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ?
Si un royaume se divise, ce royaume ne peut pas tenir.
Si une famille se divise, cette famille ne pourra pas tenir.
Si Satan s'est dressé contre lui-même, s'il s'est divisé, il ne peut pas tenir ; c'en est fini de lui.
Mais personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens, s'il ne l'a d'abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison.
Amen, je vous le dis : Dieu pardonnera tout aux enfants des hommes, tous les péchés et tous les blasphèmes qu'ils auront faits.
Mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, il n'obtiendra jamais le pardon. Il est coupable d'un péché pour toujours. »
Jésus parla ainsi parce qu'ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »


Cy Aelf, Paris

La puissance qui avait été conférée par Dieu au roi David pour unifier Israël est ici mise en rapport avec le pouvoir que possède Jésus de chasser les démons. S'il est un point commun entre David et Jésus dans ces textes, c'est que tous deux n'emploient leur pouvoir que dans le but d'accomplir leur mission. Ainsi, lorsque David marche contre les Jébusites, ce n'est pas parce que ceux-ci l'auraient offensé, mais afin de donner Jérusalem au peuple comme étant la cité sainte, celle où sera bâti le temple.

Jésus, de même, n'est pas venu pour chasser les démons, mais pour sauver les hommes par sa Parole. Il les chasse et les expulse devant lui tout simplement parce qu'ils lui font obstacle. Mais lorsque des scribes, qui devraient être parmi les premiers à approuver son action, se permettent de parler contre lui, sur ce point précis, il les met en garde. Parler comme ils le font en suggérant au peuple qu'au contraire d'être le fils de Dieu, il serait le chef des démons, il leur répond directement, avec sévérité et gravité: c'est un blasphème.

L'enseignement que j'ai personnellement perçu en ce jour, c'est qu'il nous faut parler et agir à la manière de Jésus, c'est-à-dire: ne jamais considérer comme ennemis ceux qui ne croient pas, mais nous comporter simplement en dignes messagers de la Vérité. Cet Evangile me rappelle la Parole qui en choque beaucoup mais qui est incontournable :

- Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent. 45 Alors vous serez fils de votre Père qui est dans les cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. (en saint Matthieu, chapitre 5)
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
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Jésus, Seigneur de l'Univers

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Le jeudi de la 3e semaine du temps ordinaire

Deuxième livre de Samuel 7,18-19.24-29.

Lorsque le prophète Nathan eut transmis à David les promesses de Dieu, David se rendit en présence du Seigneur. Il dit : « Qui suis-je donc, Seigneur, et qu'est-ce que ma maison, pour que tu m'aies conduit jusqu'ici ?
Mais cela ne te paraît pas suffisant, Seigneur, et tu étends aussi tes promesses à la maison de ton serviteur jusque dans un avenir lointain. Tu as fait d'Israël ton peuple pour toujours, et toi, Seigneur, tu es devenu son Dieu.
Maintenant donc, Seigneur, la promesse que tu as faite à ton serviteur et à sa maison, maintiens-la toujours, et agis selon ta parole. On exaltera ton Nom pour toujours, en disant : 'Le Seigneur de l'univers est le Dieu d'Israël', et la maison de ton serviteur David subsistera en ta présence. Oui, c'est toi, Seigneur de l'univers, Dieu d'Israël, qui as fait cette révélation à ton serviteur : 'Je te bâtirai une maison. ' C'est pourquoi ton serviteur ose t'adresser cette prière : Seigneur, c'est toi qui es Dieu, tes paroles sont vérité, et tu as fait cette magnifique promesse à ton serviteur. Daigne bénir la maison de ton serviteur, pour qu'elle demeure toujours en ta présence. Car toi, Seigneur, tu as parlé, et par ta bénédiction la maison de ton serviteur sera bénie pour toujours. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 4,21-25.
Jésus disait encore à ses disciples cette parabole : « Est-ce que la lampe vient pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ? N'est-ce pas pour être mise sur le lampadaire ? Car rien n'est caché, sinon pour être manifesté ; rien n'a été gardé secret, sinon pour venir au grand jour. Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende ! »
Il leur disait encore : « Faites attention à ce que vous entendez ! La mesure dont vous vous servez servira aussi pour vous, et vous aurez encore plus. Car celui qui a recevra encore ; mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a. »



Cy Aelf, Paris

"Le Seigneur de l'univers est le Dieu d'Israël" ... parole quelque peu surprenante, à laquelle on pourrait bien ajouter: "Mais bien sûr !, s'Il est le Seigneur de l'univers, comment ne serait-il pas le Dieu d'Israël ?" Mais pour mieux comprendre cette formulation, il faut tenir compte du fait que David, comme tout bon juif, ne peut citer le nom de Dieu et, d'autre part, que pouvait bien signifier "l'univers" du temps du David ? Quelle pouvait être la connaissance de la géographie du monde en son temps ?

Ainsi, lorsque Jésus vient, il est bien, Lui, le Seigneur de l'univers. Bien au-delà de ce que l'on pouvait se représenter mille ans avant J.-C. Et Il est le Seigneur de l'univers non pas seulement pour une génération, mais pour toutes les générations - et comme c'est un bonheur que sa Parole nous ait rejoints ! Ainsi pouvons-nous nous réjouir de la même façon que le roi David, nous qui ne sommes pas rois sur la terre, mais simples fidèles.

Tout cela, Jésus l'annonce également dans l’Évangile mais de manière très discrète. La lampe sera mise sur le lampadaire, et le lampadaire, non seulement pour éclairer l'époque de la venue du Christ, mais plus encore : tous les hommes du monde entier et de tous les temps. C'est même à chacune et chacun d'entre nous que cette Parole s'adresse: prenons garde, car la mesure dont nous nous servirons pour notre prochain servira pour nous aussi...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Conversion, repentir, miséricorde

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Le samedi de la 3e semaine du temps ordinaire

Deuxième livre de Samuel 12,1-7a.10-17.

David avait gravement péché. Le Seigneur envoya vers lui le prophète Nathan qui alla le trouver et lui dit : « Dans une même ville, il y avait deux hommes, l'un était riche et l'autre était pauvre.
Le riche avait des brebis et des bœufs en très grand nombre.
Le pauvre avait tout juste une petite brebis qu'il avait achetée. Il la nourrissait, et elle grandissait chez lui avec ses enfants, elle mangeait de son pain, elle buvait dans sa coupe, elle dormait tout près de lui : elle était comme sa fille.
Un jour, un voyageur se présenta chez l'homme riche. Celui-ci, voulant nourrir son hôte tout en ménageant ses troupeaux, alla prendre la brebis du pauvre, et la prépara pour le voyageur...  »
En entendant cela, David entra dans une grande colère contre cet homme, et dit à Nathan : « Je le jure par le Seigneur qui est vivant : l'homme qui a fait cela mérite la mort !
Et il remboursera la brebis au quadruple, pour avoir commis une telle action et n'avoir pas eu de pitié. »
Alors Nathan dit à David : « Cet homme, c'est toi ! Ainsi parle le Seigneur Dieu d'Israël : Je t'ai sacré roi d'Israël, je t'ai sauvé de la main de Saül,
Désormais, l'épée ne cessera plus de frapper ta maison, pour te punir, parce que tu m'as méprisé et que tu as pris la femme d'Ourias le Hittite pour qu'elle devienne ta femme.
Ainsi parle le Seigneur : Je vais, dans ta propre maison, amener sur toi le malheur. Je t'enlèverai tes femmes sous tes yeux et je les donnerai à l'un de tes proches, qui les prendra à la face de ce soleil.
Toi, tu as agi en cachette, mais moi, j'agirai devant tout Israël, et à la face du soleil ! »
David dit à Nathan : « J'ai péché contre le Seigneur ! » Nathan lui répondit : « Le Seigneur a pardonné ton péché, tu ne mourras pas.
Cependant, parce que tu as bafoué le Seigneur, le fils que tu viens d'avoir mourra. »
Et Nathan retourna chez lui. Le Seigneur frappa l'enfant que la femme d'Ourias avait donné à David, et il tomba gravement malade.
David implora Dieu pour l'enfant : il jeûna strictement, s'enferma chez lui, et il passait la nuit couché sur le sol.
Les anciens de sa maison insistaient auprès de lui pour le faire lever, mais il refusa, et il ne prit avec eux aucune nourriture.




Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 4,35-41.
Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule en paraboles. Le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l'autre rive. »
Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque, comme il était ; et d'autres barques le suivaient.
Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d'eau.
Lui dormait sur le coussin à l'arrière. Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »
Réveillé, il interpelle le vent avec vivacité et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.
Jésus leur dit : « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ? »
Saisis d'une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ?
»


Comme membre de la Congrégation "Faustinum" de la Divine Miséricorde,  aujourd'hui je n'écris pas de commentaire, mais je laisse ma place à sainte Faustine, citée par l'Evangile au Quotidien dans ce commentaire:

Commentaire du jour
Sainte Faustine Kowalska (1905-1938), religieuse
Petit Journal, 1322 (trad. Parole et Dialogue 2002, p. 448)
« Pourquoi avoir peur ? »

La barque de ma vie vogue
Dans le crépuscule et les ombres de la nuit,
Et je ne vois aucun rivage :
Je suis sur les profondeurs de l’étendue de la mer.

La moindre tempête peut me noyer,
Engloutissant ma barque dans le tourbillon des eaux,
Si tu ne veillais toi-même sur moi, mon Dieu,
À chaque instant de ma vie, à chaque moment.

Parmi le fracas et la clameur des vagues,
Je vogue tranquillement avec confiance,
Et tel l’enfant, sans crainte, je regarde au loin,
Car tu es pour moi, Jésus, toute lumière.

Autour, l’épouvante et l’effroi,
Mais en mon âme le calme est plus profond que les profondeurs de la mer,
Car celui qui est avec toi, Seigneur, ne peut pas périr —
Ainsi m’assure ton amour divin.

Malgré tant de dangers autour de moi,
Je ne les redoute pas car je regarde le ciel étoilé,
Et je vogue, courageusement, gaiement,
Comme il convient à un cœur pur.

Mais c’est par-dessus tout,
Uniquement parce que tu es mon timonier, ô Dieu,
Que la barque de ma vie vogue si tranquillement.
Je le confesse dans la plus profonde humilité.


... tout en remerciant l'internaute qui me l'a signalé !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Fête de la Présentation du Seigneur

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Lettre aux Hébreux 2,14-18.
Puisque les hommes ont tous une nature de chair et de sang, Jésus a voulu partager cette condition humaine : ainsi, par sa mort, il a pu réduire à l’impuissance celui qui possédait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le démon, et il a rendu libres ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d'esclaves. Car ceux qu'il vient aider, ce ne sont pas les anges, ce sont les fils d'Abraham.
Il lui fallait donc devenir en tout semblable à ses frères, pour être, dans leurs relations avec Dieu, un grand prêtre miséricordieux et digne de confiance, capable d'enlever les péchés du peuple.
Ayant souffert jusqu'au bout l'épreuve de sa Passion, il peut porter secours à ceux qui subissent l'épreuve.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,22-40.
Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.
Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui.
L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur.
Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient.
Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu ton salut,
que tu as préparé à la face de tous les peuples :
lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple. »
Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui.
Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division.
- Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre. »
Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser.
Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
S'approchant d'eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Lorsqu'ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L'enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.



Cy Aelf, Paris

L'Epître de saint Paul rend bien compte de ce que représente pour les hommes cette manifestation du Seigneur dans le temple de Jérusalem. Si ce n'est pour les principales personnes concernées, qui sont citées dans l'Evangile, qui, parmi tous les juifs venus au temple ce jour-là, a pu reconnaître Celui en qui la Nouvelle Alliance devait être scellée ?

Jésus s'est fait homme afin de rendre libres ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d'esclaves. Ceux que les juifs appelaient le "Seigneur de l'univers" est venu libérer les hommes en prenant sur lui tous les péchés du monde.

Voici donc une fête dans laquelle la joie est partagée avec la contradiction, l'épreuve et les souffrances prédites. Et aujourd'hui encore, pour toute l'humanité, ainsi qu'en chaque homme et en chaque femme, la manifestation du Christ demeure un signe de division. Inutile de citer ici tous les signes de division qui secouent le monde: les media en sont remplis au point qu'ils débordent de cris, de fureurs et d'abjections.

Pourtant, la Joie est bien présente pour quiconque parmi nous reconnaît le salut que Jésus apporte à celles et ceux qui mettent en Lui leur confiance. C'est tout à fait le bon moment: adhérer au Christ de tout son coeur, c'est bien cela qui rend l'espérance plus forte que toutes les divisions et qui suscite la Joie. Au moment où j'écris, je sens cette Joie vibrer en moi, en dépit de tous mes ennuis personnels.

Ce matin, messe dans la maison de repos où célébrait l'Abbé François... mais du fait de son épuisement, il a été remplacé par un prêtre plus âgé encore. Celui-ci a bien dit la messe, il a lu (péniblement) son homélie, lmais sur le moment, j'ai trouvé que je n'avais pas eu le temps de bien me recueillir. Cependant, la Joie dont je parle a commencé de diffuser petit à petit au cours du repas qui a suivi et elle est maintenant comme la Lumière qui brille au fond de mes ténèbres. Merci, mon Dieu.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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S'en remettre à Dieu seul

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Le lundi de la 4e semaine du temps ordinaire

Deuxième livre de Samuel 15,13-14.30.16,5-13a.

Un messager vint annoncer à David : « Le cœur des hommes d'Israël a pris parti pour ton fils Absalon. »
Alors David dit à tous ses officiers, qui étaient avec lui à Jérusalem : « Vite, fuyons ! Autrement nous n'échapperons pas à Absalon. Hâtez-vous de partir : sans cela, il nous gagnera de vitesse, il nous précipitera dans le malheur et passera la ville au fil de l'épée. »
David gravissait en pleurant la montée des Oliviers, tête voilée et pieds nus ; tout le peuple qui l'accompagnait avait la tête voilée et montait en pleurant.
Comme David atteignait Bakhourim, il en sortit un homme du même clan que la famille de Saül. Il s'appelait Shiméi, fils de Guéra, et il s'avançait en proférant des malédictions.
Il lançait des pierres à David et à tous les officiers du roi, tandis que la foule et les guerriers entouraient le roi à droite et à gauche.
Shiméi maudissait le roi en lui criant : « Va-t'en donc, assassin, scélérat !
Le Seigneur a fait retomber sur toi tout le sang de la maison de Saül dont tu as usurpé la royauté ; c'est pourquoi le Seigneur a remis la royauté entre les mains de ton fils Absalon. Te voilà livré au malheur que tu mérites, car tu es un assassin. »
Abishaï, fils de Cerouya, dit au roi : « Ce chien crevé va-t-il longtemps maudire le roi, mon seigneur ? Je vais aller lui trancher la tête. »
Mais le roi répondit : « A quoi bon, fils de Cerouya ? S'il maudit, c'est peut-être parce que le Seigneur lui a ordonné de maudire David. Alors, qui donc pourrait le lui reprocher ? »
David dit à Abishaï et à tous ses officiers : « Même le fils qui est de mon sang s'attaque à ma vie : à plus forte raison ce descendant de Benjamin ! Laissez-le maudire, si le Seigneur le lui a ordonné.
Peut-être que le Seigneur considérera ma misère et me rendra le bonheur au lieu de sa malédiction d'aujourd'hui. »
David et ses hommes continuèrent leur route.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 5,1-20.
Jésus et ses disciples arrivèrent sur l'autre rive du lac, dans le pays des Géraséniens.
Comme Jésus descendait de la barque, aussitôt un homme possédé d'un esprit mauvais sortit du cimetière à sa rencontre ;
il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l'attacher, même avec une chaîne ;
en effet on l'avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser.
Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres.
Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui et cria de toutes ses forces :
« Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut ? Je t'adjure par Dieu, ne me fais pas souffrir ! »
Jésus lui disait en effet : « Esprit mauvais, sors de cet homme ! »
Et il lui demandait : « Quel est ton nom ? » L'homme lui répond : « Je m'appelle Légion, car nous sommes beaucoup. »
Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays.
Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture.
Alors, les esprits mauvais supplièrent Jésus : « Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux. »
Il le leur permit. Alors ils sortirent de l'homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils s'étouffaient dans la mer.
Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s'était passé.
Arrivés auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et devenu raisonnable, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte.
Les témoins leur racontèrent l'aventure du possédé et l'affaire des porcs.
Alors ils se mirent à supplier Jésus de partir de leur région.
Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui.
Il n'y consentit pas, mais il lui dit : « Rentre chez toi, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. »  Alors cet homme s'en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapole tout ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l'admiration.


Cy Aelf, Paris

Les textes de ce lundi m'ont semblé constituer une illustration de la possibilité offerte à l'homme de rejeter le mal et de choisir le bien.  David, gravissant le mont des Oliviers, tête voilée et pieds nus, fait une très belle déclaration à son officier qui voudrait réduire au silence l'homme qui le maudit : « A quoi bon, fils de Cerouya ? S'il maudit, c'est peut-être parce que le Seigneur lui a ordonné de maudire David. Alors, qui donc pourrait le lui reprocher ? »  N'est-ce pas ainsi que nous devrions accepter les peines et les revers de fortune qui nous sont proposés d'accepter en signes de pénitence ?  Cette attitude d'humilité devant Dieu ne peut que nous attirer sa faveur...

Dans l'Evangile, c'est pas sa Parole que Jésus chasse les démons qui torturaient l'homme errant au milieu des tombeaux. L'humilité de Jésus, le fils de David, est tout aussi lumineuse. Pourquoi avoir quitté les foules qu'il enseignait de l'autre côté du lac, si ce n'est pour délivrer cet homme ?  C'est le seul  qu'Il y gagnera, mais il est certain que cet homme y consacrera tout le reste de son existence.

La légion de démons qui l'infestaient, de même que tous ces porcs - animaux que les juifs considèrent comme impurs, m'ont fait l'effet de la multitude d'hommes et de femmes qui, aujourd'hui encore, auraient besoin aussi bien d'humilité que d'une Parole de délivrance. Les idéologies d'aujourd'hui font, à mes yeux, la part belle à la haine du diable sous des prétextes d'égalité, de tolérance et même de miséricorde.  Le démon a toujours des solutions simples et radicales à soumettre aux hommes, mais pour un chrétien il est bon et il est juste de s'en remettre à Dieu seul.
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Entre jugements et foi de confiance

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Le mercredi de la 4e semaine du temps ordinaire

Deuxième livre de Samuel 24,2.9-16a.17.

Le roi David dit à Joab, le chef de l'armée, qui était auprès de lui : « Parcourez toutes les tribus d'Israël, de Dane à Bershéba, et faites le recensement du peuple, afin que je connaisse le chiffre de la population. »
Joab donna au roi le résultat du recensement : Israël comptait huit cent mille hommes capables de combattre, et Juda cinq cent mille hommes.
Mais, lorsque David eut recensé le peuple, le cœur lui battit, et il dit au Seigneur : « Ce que je viens de faire est un grand péché ! Seigneur, pardonne cette faute à ton serviteur, car je me suis conduit comme un véritable insensé. »
Le lendemain matin, quand David se leva, la parole du Seigneur avait été adressée à Gad, le voyant, prophète attaché à David :
« Va dire à David : Ainsi parle le Seigneur : Je vais te présenter trois châtiments ; tu en choisiras un, et je te l'infligerai. »
Gad se rendit chez David et lui transmit ce message : « Préfères-tu qu'il y ait la famine dans ton royaume pendant trois ans ? Ou préfères-tu être poursuivi par tes ennemis et fuir devant eux pendant trois mois ? Ou préfères-tu qu'il y ait la peste dans ton royaume pendant trois jours ? Réfléchis donc, et choisis ce que je dois répondre à celui qui m'envoie. »
David dit au prophète : « Je suis dans une grande angoisse... Eh bien ! je préfère tomber entre les mains du Seigneur, car sa tendresse est inépuisable, mais surtout, que je ne tombe pas entre les mains des hommes ! » David choisit donc la peste,
et le Seigneur envoya la peste en Israël dès le lendemain jusqu'à la fin des trois jours. Depuis Dane jusqu'à Bershéba, il mourut soixante-dix mille hommes.
L'ange exterminateur étendit la main vers Jérusalem, mais le Seigneur renonça au châtiment, et il dit à l'ange exterminateur : « Assez ! Maintenant, retire ta main. »
Car David, en voyant l'ange frapper le peuple, avait dit au Seigneur : « C'est moi qui ai péché, c'est moi le coupable ; mais ceux-ci, le troupeau, qu'ont-ils fait ? Tourne donc ta main contre moi et ma famille ! »


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,1-6.
Jésus est parti pour son pays, et ses disciples le suivent.
Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. Les nombreux auditeurs, frappés d'étonnement, disaient : « D'où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?
N'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à cause de lui.
Jésus leur disait : « Un prophète n'est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison. »
Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains.
Il s'étonna de leur manque de foi. Alors il parcourait les villages d'alentour en enseignant.



Cy Aelf, Paris

Pourquoi Dieu punit-il un recensement ?  Parce qu'en procédant ainsi, les hommes montrent qu'ils préfèrent s'appuyer sur leurs propres forces plutôt que d'accorder à Dieu leur confiance. Et ce Jésus, n'est-il pas le fils de Joseph et Marie ? Quelles sont ces paroles étranges qui sortent de la bouche du charpentier, qu'est-ce qui lui prend ? Ne veut-il pas nous changer la religion !  

Cette attitude, qui consiste à mettre Dieu en question par des évaluations et des raisonnements, en nous posant des questions de fiabilité, de cohérence, et de logique, c'est justement cela qui nous empêche de Le rencontrer. De ce fait, notre foi se retrouve très souvent mise à l'épreuve de la confiance. Et remarquez: combien Dieu est prompt à renoncer au châtiment lorsque David reconnaît sa faute, quand il dit : "C'est moi qui ai péché, c'est ma famille qu'il faut frapper ?"

Les questions qui sont posées aujourd'hui ne touchent-elles pas autant l'attitude de confiance autant que la sincérité à nous reconnaître pécheurs ?
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Fête de la Présentation du Seigneur

Message non lu par Mac »

- Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre. »
La deuxième partie du verset est comme énigmatique. Que penses-tu Etienne? Merci.

Fraternellement. :coeur:
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Quelques clés pour annoncer l'Evangile

Message non lu par etienne lorant »

Le jeudi de la 4e semaine du temps ordinaire

Premier livre des Rois 2,1-4.10-12.

Comme les jours de David approchaient de leur fin, il exprima ses volontés à son fils Salomon :
« Je m'en vais par le chemin de tout le monde. Sois courageux, montre-toi un homme !
Tu garderas les observances du Seigneur ton Dieu, en suivant ses chemins. Tu observeras ses ordres, ses commandements, ses décrets et ses préceptes, selon ce qui est écrit dans la loi de Moïse. Ainsi tu réussiras dans tout ce que tu feras et entreprendras, et le Seigneur accomplira cette promesse qu'il m'a faite : 'Si tes fils veillent à suivre leur chemin et marchent devant moi avec fidélité, de tout leur esprit et de tout leur cœur, jamais tes descendants ne seront exclus du trône d'Israël. ' » David mourut, il fut enterré avec ses ancêtres, et on l'ensevelit dans la cité de David.
Le règne de David sur Israël avait duré quarante ans : il avait régné sept ans à Hébron, et trente-trois ans à Jérusalem.
Salomon prit possession du trône de David son père, et sa royauté fut solidement établie.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,7-13.
Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux. Il leur donnait pouvoir sur les esprits mauvais, et il leur prescrivit de ne rien emporter pour la route, si ce n'est un bâton ; de n'avoir ni pain, ni sac, ni pièces de monnaie dans leur ceinture.
« Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. »
Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l'hospitalité dans une maison, restez-y jusqu'à votre départ.
Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez en secouant la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. »
Ils partirent, et proclamèrent qu'il fallait se convertir.
Ils chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d'huile à de nombreux malades, et les guérissaient.



Cy Aelf, Paris

J'ai trouvé l'homélie de ce jour très compliquée. Le prêtre a répété, certes de manière intéressante, des questions qu'il avait déjà soulevées en d'autres circonstances. J'ai eu le sentiment qu'il n'avait pas trouvé la correspondance entre la lecture de l'ancien et celle du nouveau Testament.

Ce lien est pourtant très simple à découvrir. David fait ses dernières recommandations à Salomon, son successeur sur le trône et, dans l'Evangile, Jésus envoie ses disciples en en émettant lui aussi quelques recommandations.

De David à Jésus, celles-ci sont simples. David rappelle à Salomon que le succès de sa vie de roi dépendra de son obéissance aux préceptes édictés par Dieu. Quant à Jésus, s'il dit aux disciples de partir en étant pauvrement équipés, c'est parce qu'ils doivent, dans les choses les plus simples, placer leur confiance en Dieu.

Le changement est clair: d'un côté, l’obéissance aux préceptes de la Loi, de l'autre la confiance en toute occasion. Même un échec ne doit pas les inquiéter. Le témoignage de la poussière abandonnée chez ceux qui ne voudraient les recevoir et entendre le rappelle: "Tu es poussière et tu retourneras à la poussière".

Chacun d'entre nous est envoyé ainsi par Jésus. Nous ne savons pas qui nous allons rencontrer, nous ne savons pas comment aborder des frères en humanité que nous ne connaissons pas. Dans un autre texte, en saint Matthieu, Jésus dit: "Ne vous inquiétez pas de ce que vous direz, car ce n'est pas vous qui parlerez, mais l'Esprit de votre Père qui est en vous".
Donc, tout est simple ? Oui, tout est simple, mais à partir du moment où nous renonçons à nous-mêmes par pur amour de Jésus.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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