Sortir du sens scientifique et philosophique ? Pourquoi pas du réel tant qu'on y est ? Pourquoi ne pas faire comme Descartes et construire une physique déconnectée de tout enracinement dans l’expérience (physique qui s’est révélée fausse, bien entendu) ? Pourquoi ne pas faire comme ceux de la Flat Earth Society et soutenir que la Terre est plate ?Arnaud Dumouch a écrit :Raistlin a écrit : Soit, elle n’est peut-être pas contra fide au sens fort du terme. Mais elle me semble abusive. Car ce qui me choque, c’est que vous proposez une définition de la mort que rien n’atteste.On ne s'en sortira pas. Dois je vous réciter la liste des textes ? Je vous l'ai dit : Chercher DANS LA BIBLE le sens du mot mort = shéol = Hadès.
Sortez du sens scientifique et philosophique.
Désolé Arnaud mais il est légitime de confronter votre théorie à notre savoir scientifique, philosophique et aussi théologique.
Vous citez la Bible mais justement, dans la Bible, le Shéol est le lieu de séjour des morts, pas de ceux qui sont biologiquement morts mais pas « théologiquement » (si tant est que cela veuille dire quelque chose). Le Shéol n’est pas le lieu d’un passage.
Arnaud, j’ai pris une journée de recul pour y réfléchir et votre théorie me semble toujours intenable et douteuse. Je m’explique. La mort n’est pas un concept flottant. Il est une acception commune de la mort, fondée sur le bon sens et l’expérience, qui dit que lorsqu’une personne a quitté ce monde sans possibilité de réanimation, alors elle est morte. Voilà pourquoi autant la distinction entre l’arrêt des fonctions vitales et la mort véritable est justifiée (car on sait bien qu’on peut relancer un cœur qui s’est arrêté), autant cette notion de mort théologique ne me semble reposer sur rien de concret.
En outre, j’insiste sur le fait que l’Église, lorsqu’elle enseigne explicitement et infailliblement que dès la mort vient le jugement (CEC 1021 et 1022), entend de façon certaine la mort dans son acception courante. Il semble donc indu d’introduire une nouvelle définition de ce que serait la mort, afin de justifier votre théorie. Et je reste convaincu que cette théorie, sans nier frontalement la doctrine catholique, ne lui est pas non plus fidèle.
Enfin, je termine par un point que j’ai déjà souligné mais que je rappelle ici tant il me paraît important. La saine théologie doit être au service du royaume de Dieu et du Salut des âmes, pas au service de notre vaine gloire et de nos curiosités. Or votre théorie, qu’apporte-t-elle ? En disant qu’il existerait un « lieu » avant le jugement où les âmes auraient le temps de se convertir, que faites-vous si ce n’est relativiser l’enseignement constant de l’Église qui exhorte à se convertir ici-bas en vue du jugement ? En outre, si de toute façon toutes les âmes se voient proposer une autre chance, pourquoi évangéliser ?
Bien entendu, vous rappelez qu’il ne s’agit que d’une théorie, et c’est tout à votre honneur. Mais voici ma question : à quoi sert-elle ? Quelle est son utilité pour la sanctification et l’édification du peuple de Dieu ? Quelle utilité pour l’évangélisation et le Salut des âmes ?
Voilà ce que je pense de toute cela, à tort ou à raison.



