Rencontre avec le Christ à l'heure de la mort ?

« Assurément, il est grand le mystère de notre religion : c'est le Christ ! » (1Tm 3.16)
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Arnaud Dumouch
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Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

Message non lu par Arnaud Dumouch »

Mac a écrit :
Jésus vient dans le monde et ressuscite les morts et vous dites qu'un ange de Dieu pousserait au suicide. Il y a un gros problème de cohérence. Ça colle pas.

Fraternellement. :coeur:
Non, je dis comme vous : Dieu envoie des épreuves terribles, dont la plus grande est son silence.

Et parfois, face à ces épreuves, les gens craquent et se suicident.

Mais l'Ecriture révèle pourquoi Dieu laisse le monde ainsi :
Deutéronome 28, 65 Parmi ces nations, tu n'auras pas de tranquillité et il n'y aura pas de repos pour la plante de tes pieds, mais là Yahvé te donnera un coeur tremblant, des yeux éteints, un souffle court.
Et Jésus explique : C'est pour pouvoir voir Dieu face à face. Car nul ne peut voir Dieu sans mourir à soi-même.
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Arnaud Dumouch
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Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

Message non lu par Arnaud Dumouch »

Raistlin a écrit :aucun doute n'est permis : après la mort vient le jugement particulier et les âmes vont soit au Paradis, soit en Enfer, soit au Purgatoire. Il n’existe AUCUN quatrième lieu.
Raistlin, votre phrase contient la solution : après la mort vient le jugement particulier : Mort, en Hébreux, ça se dit shéol.

Vous comprennez : la mort (aun sens Biblique) EST UN PASSAGE, VOIRE UN SEJOUR. Donc, après l'Hadès vient le jugement particulier.

Et c'est précisément cette nouvelle compréhension que l'Eglise autorise A TITRE D'HYPOTHESE en donnant deux Nihil Obstat. Maintenant, vous pouvez être contre. Ceci est l'objet du débat. Par contre, ce n'est pas (encore) hérétique et ce n'est pas (encore) la foi de l'Eglise >>> Libre discussion.
Raistlin a écrit : Pouvez-vous me dire où il est fait mention d'une quatrième alternative ?
après le passage de la mort vient le jugement particulier
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Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

Message non lu par Mac »

Arnaud Dumouch a écrit :Non, je dis comme vous : Dieu envoie des épreuves terribles, dont la plus grande est son silence.
Et parfois, face à ces épreuves, les gens craquent et se suicident.
Nous ne disons pas vraiment la même chose Arnaud. Car je ne crois pas que Dieu passe son temps à éprouver les hommes jusqu'à ce qu'ils se suicident. Et encore moins qu'Il enverrait un ange les pousser au suicide.
Mais repensez Arnaud deux secondes à ce "Père de l'enfant Prodigue" de l'évangile. Vous voyez ce père qui enverrait des épreuves à son fils et après laisserait cet enfant se suicider. Il ferrait bien au contraire tout pour empêcher une chose pareille.
Et Jésus explique : C'est pour pouvoir voir Dieu face à face. Car nul ne peut voir Dieu sans mourir à soi-même.
Mourir à soi-même et non mourir tout court en se suicidant c'est absurde.

Fraternellement. :coeur:
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Raistlin
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Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

Message non lu par Raistlin »

Arnaud Dumouch a écrit :Raistlin, votre phrase contient la solution : après la mort vient le jugement particulier : Mort, en Hébreux, ça se dit shéol.
Non, le Shéol est le séjour des morts, pas la mort en elle-même.

Arnaud Dumouch a écrit :Vous comprennez : la mort (aun sens Biblique) EST UN PASSAGE, VOIRE UN SEJOUR. Donc, après l'Hadès vient le jugement particulier.
Encore non. L'Église ne dit pas cela. Elle dit explicitement qu'après la séparation du corps et de l'âme (et donc la mort de l'individu), vient le jugement. Elle ne dit pas qu'il y a une salle d'attente. Vous allez trop loin.

Arnaud Dumouch a écrit :Et c'est précisément cette nouvelle compréhension que l'Eglise autorise A TITRE D'HYPOTHESE en donnant deux Nihil Obstat. Maintenant, vous pouvez être contre. Ceci est l'objet du débat. Par contre, ce n'est pas (encore) hérétique et ce n'est pas (encore) la foi de l'Eglise >>> Libre discussion.
De quel Nihil Obstat parlez-vous ? J’ai lu votre livre sur l’heure de la mort et, de ce dont je me souviens, il ne fait pas du tout mention de cette hypothèse sur le Shéol. L’heure de la mort telle que vous l’expliquiez était la « durée » entre la mort biologique et la séparation définitive de l’âme et du corps. Mais vous ne faites pas mention d’une espèce de quatrième lieu où attendent les âmes séparées.

Arnaud Dumouch a écrit :
Raistlin a écrit :Pouvez-vous me dire où il est fait mention d'une quatrième alternative ?
après le passage de la mort vient le jugement particulier
Quel rapport avec ma question ? Et l'Église ne parle JAMAIS du passage de la mort, elle parle de la mort.
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Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

Message non lu par Peccator »

Arnaud Dumouch a écrit :
Peccator a écrit : Sans illusions sur quoi ?
Sur Hitler. Hitler se convertir au Christ doux et humble de coeur ? :-@
Quand je vous dis que vous manquez de charité...

Peccator a écrit :1/ Hitler a fait un blasphème contre l'Esprit : il ne peut être sauvé. Ni par une conversion de son vivant, ni par une conversion in media viae mortis. Si on suppose cela, le conte ne mène nul part, puisque Hitler est de toute façon damné.
Le blasphème contre l'Esprit n'est pas du tout cela : Il ne vient pas du fait que la personne se convertirait ! Il vient du fait que la personne, parfaitement lucide et maître de ses actes, ne veut JAMAIS se convertir. S'il y a conversion, c'est qu'il n'y avait jamais eu blasphème contre l'Esprit.
Etes-vous conscient que vous dites là exactement la même chose que moi ?

Peccator a écrit :Mais combien sont choqués parce que nous sommes tous marqués du péché d'Adam et Eve, et que Dieu frappe toute l'humanité pour leur péché à eux ?
Idem pour ce conte qui imagine que Dieu a tenté une dernière pastorale pour pousser Hitler à se convertir : un temps d'errance dans le désert du shéol, comme le peuple Hébreux dans le désert du Sinaï durant 40 ans.
Vous mélangez tout.

Je tiens comme certitude de foi que Dieu a proposé le salut à Hitler exactement comme Il le propose à tout homme. Le principe du base du conte (Hitler lui aussi peut être sauvé) non seulement ne me choque pas, mais doit être tenu pour vrai : Hitler a eu la possibilité d'être sauvé, et peut-être l'est-il.


Ce qui me choque, ce n'est pas la possibilité du salut d'Hitler, mais ces idées d'âmes errantes dans le monde après la mort, cette idée d'un ange gardien qui incite au suicide, bref, toute la manière que vous décrivez dans ce conte selon laquelle Dieu oeuvrerait pour notre salut.

Votre conte contredit même votre propre hypothèse théologique, puisque votre hypothèse est l'affirmation d'une rencontre directe et personnelle avec Jésus, alors que dans votre conte Hitler rencontre sa mère, sa femme et je ne sais plus qui est la 3e femme, puis toutes ses victimes, mais pas Jésus lui-même.



Peccator a écrit : Ou est-ce dans l'Ancien Testament que l'Esprit de Dieu se ferait esprit de mensonge ?
Vous proposez 1 Rois 22, 20-23

Passage complexe, puisque c'est l'on pourrait croire que Celui qui est la Vérité deviendrait subitement mensonge... Ce qui bien sûr est absurde.
J'ai préparé une réponse, mais elle est longue et nous écarte de la question, donc je propose d'en discuter sur un autre fil.




Peccator a écrit : Je connais un passage de l'Ancien Testament où un prophète est tenté par le désespoir jusqu'à vouloir mourir : Elie. Et justement, Dieu ne le laisse pas mourir, mais le remet en marche.
Et il y a d'autre passage où Dieu tend un piège à un prophète et le fait tomber de telle manière qu'il en meurt :
Meurt-il de suicide ? Parce que Dieu reprend évidemment des vies : nous mourons tous.

Peccator a écrit : Pouvez-vous citer un seul passage de l'écriture où Dieu pousse un homme au suicide ?
Le livre de Job et les Lamentation de Jérémie :
Job ne se suicide pas, que je sache. Où voyez-vous Dieu le pousser au suicide ? Il l'éprouve, ça oui. Mais si vous ne savez pas faire la distinction entre épreuve et incitation au suicide, c'est grave !


Au contraire, voici la réponse de Job face à ses tourments (Job 10, 20):
"Je n'ai plus maintenant que peu de temps à vivre. Cesse donc tes attaques, laisse-moi enfin jouir tranquillement de ce peu qui me reste".
Job sait qu'il est âgé, et donc qu'il lui reste peu de temps à vivre, mais il désire jouir des jours qui lui restent : tout le contraire du désespoir qui pousse au suicide.

Au chapitre 17, Job semble désespéré. Mais c'est de ses amis qu'il désespère, pas de Dieu !
Job 17, 3 : "O Dieu, apporte-moi ta propre garantie, car à par Toi, qui voudrait s'engager sur moi".
Job 21, 34 : "Quelles consolations m'offrez-vous donc ? Du vent ! Et tous vos arguments ne sont qu'escroquerie."


Même au plus profond de sa douleur, Job continue d'avoir foi en Dieu, jamais son espérance ne s'éteint.
Job 23, 10 : "Pourtant, il connaît bien le chemin que je suis : il m'a mis à l'épreuve, mais j'en sortirai pur, comme l'or du creuset".



Dieu ne pousse pas davantage Jérémie au suicide. Il est même aberrant de soutenir une telle idée, puisque justement, Jérémie nous rappelle que le seul moyen d'éviter le désastre, c'est de toujours revenir à Dieu. Tout le contraire de la désespérance, donc !

Jérémie se lamente à cause des grandes épreuves qu'il subit : à ce moment là, il vient tout juste de passer une nuit au pilori. Il ne perd pas espoir en Dieu, mais il Lui dit sa grande fatigue sous le joug qu'il a à tirer. Ce sont les tourments des hommes qui le font se plaindre, et certainement pas Dieu qui chercherait à le pousser au suicide.
Au contraire, au coeur même de sa complainte (qui commence à Jér 20, 7, et non à 20,14), il en appelle à Dieu :
"Mais, Seigneur, tu es fort et tu combats pour moi." (Jér 20, 11a)
"Chantez pour le Seigneur, acclamez-le, car il a arraché le malheureux aux griffes des malfaiteurs" (Jér. 20, 13)


Citer le livre des Lamentations pour soutenir que Dieu pousserait l'homme au suicide, c'est là encore faire un énorme contresens.
Le coeur de ce livre, où Jérusalem pleure car son péché l'a menée à sa perte, c'est le chapitre 3, où le poète voit qu'en pleine détresse, il a toujours une vraie raison d'espérer.
Lam 3, 22-26 :
Les bontés du Seigneur ne sont pas épuisées, il n'est pas au bout de son amour,
Sa bonté se renouvelle chaque matin. Que ta fidélité est grande, Seigneur !
Je le dis : le Seigneur est mon trésor, voilà pourquoi j'espère en lui.
Le Seigneur est bon pour qui compte sur lui, pour qui se tourne vers lui.
Il est bon d'espérer en silence la délivrance que le Seigneur enverra.

On le voit, au coeur de ses pleurs, le poète des Lamentations n'est pas du tout sur le chemin du suicide, mais sur le chemin où il s'en remet entièrement à Dieu.

Nul désespoir dans ces Lamentations, mais au contraire, un noyau d'une espérance dure comme le diamant, et qui donne la force de continuer même au plus profond de la tourmente.

Lam 3, 55-58 :
Au fond du gouffre, Seigneur, j'ai fait appel à toi.
Tu m'as entendu de crier : "Ne bouche pas tes oreilles à mes soupirs et à mes cris."
Quand je t'ai appelé, tu t'es approché et tu m'as dit : "N'aie pas peur".
Seigneur, tu as plaidé pour moi, tu m'as sauvé la vie.

Drôle de façon que de pousser au suicide, vous en conviendrez.




Je suis de plus en plus inquiet : j'ai à vous lire en partant du principe que vous étiez catholique, et faisiez de la théologie catholique. Mais plus je vous lis, plus j'ai l'impression que c'est tout le contraire.

Prendre Job ou les Lamentations, ces magnifiques cris d'espérance au milieu de la détresse, ces livres qui nous ouvrent à la vie quand nous n'en pouvons plus, comme exemples à l'appui de cette idée aberrante que le Seigneur pourrait pousser un homme au suicide, que Dieu inciterait un homme au péché, c'est grave. Surtout pour quelqu'un qui s'affirme théologien.


J'ai peur, parce que prendre les Ecritures et les tordre pour leur faire dire un mensonge qui ressemble à la vérité, c'est une manoeuvre bien connue, et qui n'est jamais bon signe...




Celui qui a connu une nuit de l'esprit le sait.
Ca tombe bien, alors, parce que justement, je suis du nombre de ceux qui savent et qui témoignent. Je n'ai pas que des théories basées sur la lecture de la Bible, j'ai d'abord une expérience personnelle, expérience qui m'a amené à la foi. Car c'est du fond de ma nuit de l'esprit, du fond de mon désespoir, que le Seigneur est venu me chercher et m'a ramené à la vie.

Si vous ne savez pas distinguer la contrition du désespoir, alors vous faites des erreurs majeures de discernement. Dieu peut amener une âme très loin dans la contrition, aussi loin que nécessaire pour la ramener à la vie. Mais toujours, la contrition amène à la vie. Alors que le désespoir qui attire à la mort, lui, n'est pas inspiré par l'Esprit Saint.
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Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

Message non lu par Peccator »

Arnaud Dumouch a écrit :Mac, Pourquoi, selon vous des millions de gens se suicident, victimes du désespoir, et Dieu n'arrête pas leur geste en leur donant une apparition d'ange comme dans ce texte :
Luc 22, 43 Alors lui apparut, venant du ciel, un ange qui le réconfortait.
Tiens, à tout hasard, et le blasphème contre l'Esprit, il ne pourrait pas jouer, là ?

Comment Dieu peut-il sauver une âme qui dans son désespoir en arrive à nier toute possibilité de salut ?

Et qu'est-ce qui vous permet de dire que Dieu n'envoie cet ange, justement ? N'avons-nous pas tous un ange gardien qui veille sur nous ?


EDIT : je ne dis pas que tous les suicidés ont fait un blasphème contre l'Esprit. Il y a aussi la possibilité d'une conversion in extremis, "entre le pont et la rivière", et alors la personne est sauvée. Hors qu'est-ce qui est le plus important : de vivre longtemps en ce monde, ou d'être sauvé ?
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Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

Message non lu par Peccator »

Arnaud Dumouch a écrit :Raistlin, votre phrase contient la solution : après la mort vient le jugement particulier : Mort, en Hébreux, ça se dit shéol.
Shéol en hébreu : שאול
quand je regarde dans le dictionnaire français/hébreu à mort, je trouve : באר ,צַלְמָוֶת ,מות

Etrange, étrange : ça ne ressemble pas du tout ;)
Je ne connais pas l'hébreu moi-même, pourrait-on avoir quelques précisions ?

Vous comprennez : la mort (aun sens Biblique) EST UN PASSAGE,
Non. Ca, c'est VOTRE hypothèse. Arrêtez donc de présenter votre hypothèse comme une chose acceptée en théologie catholique, parce que ce n'est pas le cas. Ce n'est donc pas la mort au sens biblique, mais au sens d'Arnaud Dumouch.
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Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

Message non lu par Peccator »

Arnaud Dumouch a écrit :Et Jésus explique : C'est pour pouvoir voir Dieu face à face. Car nul ne peut voir Dieu sans mourir à soi-même.
Est-ce que votre théologie est fiable ? Mais là, c'est carrément dangereux, même au sens le plus mondain ! Vous vous rendez-compte que vous laissez entendre qu'en gros, en ce suicidant on devient capable de voir Dieu face à face ?

Mais heureusement que je n'avais rien lu de vous quand j'ai voulu mourir !

Mais enfin, mourir à soi-même, c'est tout sauf se suicider !
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Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

Message non lu par Peccator »

Raistlin a écrit :Je ne cesse de dire que l'on parle justement du Shéol avant le Christ, et du Paradis, de l'Enfer et du Purgatoire après le Christ - car le Christ a changé la donne -, et pour appuyer votre théorie inconnue dans la doctrine catholique, vous me balancez un passage du CEC qui parle du Shéol avant le Christ, ce que je n'ai jamais nié. M'avez-vous seulement lu ?

Donc je vous repose ma question puisque vous semblez ne pas l'avoir comprise : dans quel texte du Magistère trouve-t-on l'affirmation de l'existence conjointe et actuelle du Paradis, de l'Enfer, du Purgatoire et d'un 4ème "lieu" qui serait le Shéol ?

Car je le répète, la doctrine catholique, depuis l'oeuvre de rédemption accomplie par le Christ, connaît trois "lieux" : le Paradis, l'Enfer et le Purgatoire (on pourrait parler des limbes mais ça me semble inutile à ce stade). Il n'existe à ma connaissance AUCUNE référence magistérielle à un séjour des morts qui ne serait pas un de ces trois "lieux". Je me positionne bien sûr depuis le Christ, pas avant.

J'ignore à quel point cette idée est conforme au Magistère, mais il ne me semblerait pas aberrant que de considérer que les personnes à qui la Bonne Nouvelle n'a pas été annoncée vivent "avant" le Christ.
Il me semble un peu réducteur de limiter les choses à la compréhension la plus littérale de la chronologie des événements dans le monde.
Dans cette hypothèse, alors les âmes de morts qui n'ont pas entendu l'Evangile durant leur vie de ce monde seraient bel et bien au Shéol, où Jésus va pour leur proposer le salut.

Cette hypothèse (que j'exprime ici sans avoir encore cherché à l'éprouver sur la pierre de touche du Magistère) ne fait pas pour autant de la mort un passage : elle constate juste qu'il n'y a pas de différence fondamentale (pour la question du salut) entre un Irlandais du 1er siècle avant Jésus Christ et un Japonais du 8e siècle après Jésus-Christ.
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Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

Message non lu par Arnaud Dumouch »

Raistlin a écrit : Encore non. L'Église ne dit pas cela. Elle dit explicitement qu'après la séparation du corps et de l'âme (et donc la mort de l'individu), vient le jugement. Elle ne dit pas qu'il y a une salle d'attente. Vous allez trop loin.
Allez-y ! Cherchez. Trouvez un seul texte du Magistère qui définit ainsi la mort.

En fait, ce n'est pas le Magistère qui dit cela, c'est la scolastique.
Raistlin a écrit : De quel Nihil Obstat parlez-vous ? J’ai lu votre livre sur l’heure de la mort et, de ce dont je me souviens, il ne fait pas du tout mention de cette hypothèse sur le Shéol. L’heure de la mort telle que vous l’expliquiez était la « durée » entre la mort biologique et la séparation définitive de l’âme et du corps. Mais vous ne faites pas mention d’une espèce de quatrième lieu où attendent les âmes séparées.
Lisez dans l'heure de la mort le chapitre 4 : LES SIX DEGRÉS DU PURGATOIRE
L’existence du purgatoire
L’échelle de Jacob
Les six demeures du purgatoire

Vous allez voir ce qu'est le deuxième purgatoire, le shéol.

Vous trouverez ce chapitre ici sur Internet : http://eschatologie.free.fr/bibliotheque.html
Raistlin a écrit : Quel rapport avec ma question ? Et l'Église ne parle JAMAIS du passage de la mort, elle parle de la mort.
Détrompez -vous :

Et le CEC plein de fois :
2677
" l’heure de notre mort ". Qu’elle y soit présente comme à la mort en Croix de son Fils et qu’à l’heure de notre passage elle nous accueille comme notre mère (cf. Jn 19, 27) pour nous conduire à son Fils Jésus, en Paradis.
1517 Comme tous les sacrements, l’Onction des malades : En tant que sacrement de la Pâque du Christ, l’Eucharistie devrait toujours être le dernier sacrement de la pérégrination terrestre, le " viatique " pour le " passage " vers la vie éternelle.
Le Viatique, dernier sacrement du chrétien
1524 A ceux qui vont quitter cette vie, l’Église offre, en plus de l’Onction des malades, l’Eucharistie comme viatique. Reçue à ce moment de passage vers le Père,

Regardez Spe Salvi 47 :
. Il est clair que la « durée » de cette brûlure qui transforme, nous ne pouvons la calculer avec les mesures chronométriques de ce monde. Le « moment » transformant de cette rencontre échappe au chronométrage terrestre – c'est le temps du cœur, le temps du « passage »
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Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

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Passage, au sens de "passer une porte", pas au sens d'un tunnel d'une certaine durée, et certainement pas d'une durée pendant laquelle l'âme continuerait de hanter ce monde...
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
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Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

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Peccator a écrit :Passage, au sens de "passer une porte", pas au sens d'un tunnel d'une certaine durée, et certainement pas d'une durée pendant laquelle l'âme continuerait de hanter ce monde...
Bah si :

Regardez Spe Salvi 47 :
. Il est clair que la « durée » de cette brûlure qui transforme, nous ne pouvons la calculer avec les mesures chronométriques de ce monde. Le « moment » transformant de cette rencontre échappe au chronométrage terrestre – c'est le temps du cœur, le temps du « passage »
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Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

Message non lu par Mac »

Arnaud Dumouch a écrit :Regardez Spe Salvi 47 :

. Il est clair que la « durée » de cette brûlure qui transforme, nous ne pouvons la calculer avec les mesures chronométriques de ce monde. Le « moment » transformant de cette rencontre échappe au chronométrage terrestre – c'est le temps du cœur, le temps du « passage »
Mais qu'est ce que cela signifie "le temps du cœur"?

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Mac a écrit :
Arnaud Dumouch a écrit :Regardez Spe Salvi 47 :

. Il est clair que la « durée » de cette brûlure qui transforme, nous ne pouvons la calculer avec les mesures chronométriques de ce monde. Le « moment » transformant de cette rencontre échappe au chronométrage terrestre – c'est le temps du cœur, le temps du « passage »
Mais qu'est ce que cela signifie "le temps du cœur"?

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Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

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Arnaud Dumouch a écrit :Regardez Spe Salvi 47 :
. Il est clair que la « durée » de cette brûlure qui transforme, nous ne pouvons la calculer avec les mesures chronométrique[/b]s de ce monde.
Et donc, de là, vous concluez que les âmes errent dans le monde pendant 40 années ?
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
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