Bals de pureté
Règles du forum
Forum de discussions entre chrétiens sur les questions morales et éthiques. Certaines discussions de ce forum peuvent heurter la sensibilité des jeunes lecteurs.
Forum de discussions entre chrétiens sur les questions morales et éthiques. Certaines discussions de ce forum peuvent heurter la sensibilité des jeunes lecteurs.
Bals de pureté
Un documentaire intéressant sur les bals de virginité aux Etats-Unis :
http://www.arte.tv/guide/fr/045430-000/ ... -virginite
http://www.arte.tv/guide/fr/045430-000/ ... -virginite
"Le Seigneur me conduit par le juste chemin pour l'honneur de Son nom"
"На свете счастья нет, но есть покой и воля". Пушкин
"На свете счастья нет, но есть покой и воля". Пушкин
- Anaisunivers
- Senator

- Messages : 761
- Inscription : jeu. 11 nov. 2010, 22:24
Re: Bals de pureté
L'extrait sur le site est assez spécial...
Je verrais si je peux le voir à la TV.
En ce qui concerne le concept, je trouve ces mises en scène affreuses et hypocrites par certains côtés.
Qu'en pensez-vous ?
Cordialement,
Je verrais si je peux le voir à la TV.
En ce qui concerne le concept, je trouve ces mises en scène affreuses et hypocrites par certains côtés.
Qu'en pensez-vous ?
Cordialement,
- Jean-Mic
- Pater civitatis

- Messages : 4176
- Inscription : mar. 07 févr. 2012, 20:17
- Localisation : Nevers
Re: Bals de pureté
Comprenons-nous bien. Je ne remets pas en cause la vertu de virginité et le choix de l'abstinence, mais il y une manière de la prôner qui relève plus du malaise : "plus ça me fait peur, plus je durcis mon discours et plus j'affiche mon mépris".
Fraternellement
Jean-Mic
Heureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes. Ils n'ont pas fini de s'amuser !
-
Peccator
- Pater civitatis

- Messages : 2230
- Inscription : mar. 10 sept. 2013, 21:38
- Localisation : Près de Paris
Re: Bals de pureté
L'extrait ne donne pas vraiment idée du contenu du documentaire, et je n'ai pas la télévision.
Les évangéliques ne sont pas seuls à prôner l'abstinence hors du mariage : l'Eglise catholique a toujours dit de même (et que je sache, les orthodoxes aussi).
Par contre, la manière dont ces évangéliques ritualisent tout cela me semble accorder trop d'importance à la tentation. Leur combat semble bel et bien une autre manière d'être obsédé par le sexe.
Le juste traitement à réserver au malin, c'est de l'ignorer. Un combat aussi "dur" est pour moi signe d'une foi encore très jeune, qui peine à avoir confiance dans la victoire définitive du Christ.
Les évangéliques ne sont pas seuls à prôner l'abstinence hors du mariage : l'Eglise catholique a toujours dit de même (et que je sache, les orthodoxes aussi).
Par contre, la manière dont ces évangéliques ritualisent tout cela me semble accorder trop d'importance à la tentation. Leur combat semble bel et bien une autre manière d'être obsédé par le sexe.
Le juste traitement à réserver au malin, c'est de l'ignorer. Un combat aussi "dur" est pour moi signe d'une foi encore très jeune, qui peine à avoir confiance dans la victoire définitive du Christ.
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
- Kerniou
- Mater civitatis

- Messages : 5192
- Inscription : mer. 21 oct. 2009, 11:14
- Localisation : Bretagne
Re: Bals de pureté
J'ai regardé ce documentaire qui m'a laissée très, très perplexe.
Le fait de mélanger le bal et la religion m'a beaucoup gênée. Mettre une croix dans une salle de bal ? Croix à laquelle les jeunes filles enroulnt leurs étoles ? Croix, autour de laquelle des adolescentes dansent un ballet avec un passage où elles relèvent le devant de la jupe de tulle et ce devant leur père ? Là, j'ai été TRES mal à l'aise.
Dans ce contexte musico-religieux ou religieux-balesque (excusez la terminologie!), promettre de rester vierge jusqu'au mariage, à Dieu devant leur père ? A moins que ce ne soit à leur père devant Dieu ? Le contexte fait qu'on se pose la question ! Les références à Dieu et au père sont tellement associées ! Pourquoi autant associer l'image du père et celle de Dieu ? Il ne faudrait pas confondre " Dieu-le-père ", " Dieu, le père "ou " le père, Dieu " de sa fille ... Comme si, au cours de cette célébration pseudo religieuse, le père, devant Dieu, s'instituait responsable et gardien de la virginité de safille ? J'ai trouvé malsaine et déplacée la relation établie, instituée, ritualisée officiellement célébrée entre le père et la virginité de sa fille ?
Qu'un père doive veiller sur sa fille pour la protéger du danger, c'est normal. Alors pourquoi en faire cette promesse spécifique, solennelle et officielle devant Dieu ? Il n'est pas promis de la laisser faire des études, par exemple !
Qu'une adolescente danse pour la première fois, au bal, avec son père, pourquoi pas ? Mais, aussi, pourquoi ? Pourquoi organiser une cérémonie pour ritualiser cette première danse de la jeune adolescente et à fortiori dans un contexte pour le moins confus si ce n'est, douteux, au regard des repères psychologiques ?
Pourquoi lier la virginité de la fille à son père alors que la virginité est destinée au futur mari ? Pourquoi toutes ces promesses à son père alors que c'est à son mari qu'une jeune fille est promise.
Pour en arriver à l'ultime promesse, des étapes se succèdent dès la puberté, peut-être dès l'apparition des règles, je ne sais pas. On pouvait voir des fillettes de 10 à 12 ans.
Ce reportage a des côtés de "hors de ma famille point de salut, c'est le danger absolu". La plus âgée de jeunes filles ne travaillait pas si ce n'est pour initier les plus jeunes dans "un cours de grâce" où l'on apprend à ne pas porter de jupes trop courtes ni de décolleté profond et à ne pas se pencher quand on porte un etc ... Pour moi, il s'agit de conseils que donnent toutes les mères à leur fille. Ces familles organisent leur vie en dehors du monde et la famille est un cocon dont on ne sort que par le mariage mais en restant dans la communauté.
Le discours lénifiant sur le sauvetage de l'Amérique par la virginité me paraît idéologiquement plus que douteux.
L'Amérique, " terre messianique ", où la relation père-fille est divinisée et la virginité sacralisée pour le salut de ladite l'Amérique!
Décidément la" kitchitude "de ce mélange indigeste me semble grotesque sinon malsaine.
Ou autrement dit et de façon lapidaire: Comment un père captatif pourrait-il magnifier un trop fort attachement et une relation intrusive entre sa fille et lui ? .
Il va sans dire que je ne remets pas en cause ces valeurs mais la méthode.
Le fait de mélanger le bal et la religion m'a beaucoup gênée. Mettre une croix dans une salle de bal ? Croix à laquelle les jeunes filles enroulnt leurs étoles ? Croix, autour de laquelle des adolescentes dansent un ballet avec un passage où elles relèvent le devant de la jupe de tulle et ce devant leur père ? Là, j'ai été TRES mal à l'aise.
Dans ce contexte musico-religieux ou religieux-balesque (excusez la terminologie!), promettre de rester vierge jusqu'au mariage, à Dieu devant leur père ? A moins que ce ne soit à leur père devant Dieu ? Le contexte fait qu'on se pose la question ! Les références à Dieu et au père sont tellement associées ! Pourquoi autant associer l'image du père et celle de Dieu ? Il ne faudrait pas confondre " Dieu-le-père ", " Dieu, le père "ou " le père, Dieu " de sa fille ... Comme si, au cours de cette célébration pseudo religieuse, le père, devant Dieu, s'instituait responsable et gardien de la virginité de safille ? J'ai trouvé malsaine et déplacée la relation établie, instituée, ritualisée officiellement célébrée entre le père et la virginité de sa fille ?
Qu'un père doive veiller sur sa fille pour la protéger du danger, c'est normal. Alors pourquoi en faire cette promesse spécifique, solennelle et officielle devant Dieu ? Il n'est pas promis de la laisser faire des études, par exemple !
Qu'une adolescente danse pour la première fois, au bal, avec son père, pourquoi pas ? Mais, aussi, pourquoi ? Pourquoi organiser une cérémonie pour ritualiser cette première danse de la jeune adolescente et à fortiori dans un contexte pour le moins confus si ce n'est, douteux, au regard des repères psychologiques ?
Pourquoi lier la virginité de la fille à son père alors que la virginité est destinée au futur mari ? Pourquoi toutes ces promesses à son père alors que c'est à son mari qu'une jeune fille est promise.
Pour en arriver à l'ultime promesse, des étapes se succèdent dès la puberté, peut-être dès l'apparition des règles, je ne sais pas. On pouvait voir des fillettes de 10 à 12 ans.
Ce reportage a des côtés de "hors de ma famille point de salut, c'est le danger absolu". La plus âgée de jeunes filles ne travaillait pas si ce n'est pour initier les plus jeunes dans "un cours de grâce" où l'on apprend à ne pas porter de jupes trop courtes ni de décolleté profond et à ne pas se pencher quand on porte un etc ... Pour moi, il s'agit de conseils que donnent toutes les mères à leur fille. Ces familles organisent leur vie en dehors du monde et la famille est un cocon dont on ne sort que par le mariage mais en restant dans la communauté.
Le discours lénifiant sur le sauvetage de l'Amérique par la virginité me paraît idéologiquement plus que douteux.
L'Amérique, " terre messianique ", où la relation père-fille est divinisée et la virginité sacralisée pour le salut de ladite l'Amérique!
Décidément la" kitchitude "de ce mélange indigeste me semble grotesque sinon malsaine.
Ou autrement dit et de façon lapidaire: Comment un père captatif pourrait-il magnifier un trop fort attachement et une relation intrusive entre sa fille et lui ? .
Il va sans dire que je ne remets pas en cause ces valeurs mais la méthode.
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.
Re: Bals de pureté
Avé
Les vrais obsédés sexuels, ici, c'est eux...
En la matière, il y a une différence essentielle entre vertu et pudibonderie. Ce n'est pas la même chose.
Pour comprendre la différence, il faut regarder ou écouter les œuvres d'art qui précèdent la fin du 18ème siècle (ou cette association a commencé). De notre point de vue, c'est parfois très osé, même en contexte religieux ! Un exemple : le réfectoire baroque des moines dans le musée lyonnais des Beaux-Arts (un ancien couvent). Il y a un ensemble de stucs, très réussis, qui représentent des scènes de l'histoire sainte. Parmi eux, un montrant une tentation de Saint Antoine - et parmi les objets de cette tentation, une jolie fille vraiment très sexy :
http://www.google.fr/imgres?client=fire ... K8CEK0DMEU
Ça, dans un monastère !? dirait-on. Ben oui, car en voyant cette scène, le moine se remet dans la posture du saint et revit son épreuve.
Mais ce genre de subtilité n'est guère compréhensible par des ploucs créationnistes...
Cordialement
MB
Les vrais obsédés sexuels, ici, c'est eux...
En la matière, il y a une différence essentielle entre vertu et pudibonderie. Ce n'est pas la même chose.
Pour comprendre la différence, il faut regarder ou écouter les œuvres d'art qui précèdent la fin du 18ème siècle (ou cette association a commencé). De notre point de vue, c'est parfois très osé, même en contexte religieux ! Un exemple : le réfectoire baroque des moines dans le musée lyonnais des Beaux-Arts (un ancien couvent). Il y a un ensemble de stucs, très réussis, qui représentent des scènes de l'histoire sainte. Parmi eux, un montrant une tentation de Saint Antoine - et parmi les objets de cette tentation, une jolie fille vraiment très sexy :
http://www.google.fr/imgres?client=fire ... K8CEK0DMEU
Ça, dans un monastère !? dirait-on. Ben oui, car en voyant cette scène, le moine se remet dans la posture du saint et revit son épreuve.
Mais ce genre de subtilité n'est guère compréhensible par des ploucs créationnistes...
Cordialement
MB
- Fée Violine
- Consul

- Messages : 13034
- Inscription : mer. 24 sept. 2008, 14:13
- Conviction : Catholique ordinaire. Laïque dominicaine
- Localisation : France
- Contact :
Re: Bals de pureté
Je n'ai pas regardé la vidéo, mais je trouve très intéressante l'analyse de Kerniou.
Dans un genre beaucoup plus sain, je pense au récit de Pierre-Jakez Hélias dans "Le Cheval d'orgueil", quand il décrit les bals en Bretagne dans sa jeunesse : les bals se passent sur la place du village, en présence des parents et de toute la communauté, et uniquement de jour. Dès que le soleil se couche, la musique s'arrête et chacun rentre chez soi.
Ainsi les filles et les garçons dansent ensemble (ce qui leur permet de faire connaissance, car il faut bien que les mariages se fassent), mais dans des limites bien précises. D'ailleurs, dans cette société, le bal avait une fonction sociale bien plus vaste que sa fonction sentimentale. La fille qui voit danser un garçon peut voir s'il est fort et en bonne santé (donc bon pour le travail, le mariage et la paternité), sociable, poli etc. Et réciproquement.
Dans un genre beaucoup plus sain, je pense au récit de Pierre-Jakez Hélias dans "Le Cheval d'orgueil", quand il décrit les bals en Bretagne dans sa jeunesse : les bals se passent sur la place du village, en présence des parents et de toute la communauté, et uniquement de jour. Dès que le soleil se couche, la musique s'arrête et chacun rentre chez soi.
Ainsi les filles et les garçons dansent ensemble (ce qui leur permet de faire connaissance, car il faut bien que les mariages se fassent), mais dans des limites bien précises. D'ailleurs, dans cette société, le bal avait une fonction sociale bien plus vaste que sa fonction sentimentale. La fille qui voit danser un garçon peut voir s'il est fort et en bonne santé (donc bon pour le travail, le mariage et la paternité), sociable, poli etc. Et réciproquement.
- Jean-Mic
- Pater civitatis

- Messages : 4176
- Inscription : mar. 07 févr. 2012, 20:17
- Localisation : Nevers
Re: Bals de pureté
Oui et non. Je crois qu'il y a(vait) une part de perversité (mal) refoulée dans la création de ces œuvres et surtout dans leur commande par des religieux pour orner leur églises ou leurs couvents. Le meilleur exemple est l'iconographie de sainte Agathe, prétexte à l'affichage de la nudité et du sadisme.MB a écrit :Pour comprendre la différence, il faut regarder ou écouter les œuvres d'art qui précèdent la fin du 18ème siècle (ou cette association a commencé). De notre point de vue, c'est parfois très osé, même en contexte religieux !
...
Ça, dans un monastère !? dirait-on. Ben oui, car en voyant cette scène, le moine se remet dans la posture du saint et revit son épreuve.
Il y a près de chez moi une collégiale (Saint-Pierre de Varzy) où le retable au-dessus de l'autel majeur montre Agathe présentant ses seins sur un plateau, comme deux flans ou deux pâtés (comme vous voudrez). On a beau savoir que le culte de sainte Agathe était celui de l'innocence et de la virginité bafouée, et qu'Agathe est la sainte patronne tantôt des jeunes filles à marier, tantôt des mères chrétiennes et des nourrices, et que c'est pour cette raison qu'on la présentait à la vénération des fidèles, vous ne m'empêcherez pas d'avoir des doutes sur la libido des pieux chanoines qui avait commandé un tel tableau pour leur église ! D'autre tableaux sont encore plus explicites, tenailles rougies au feu et mains baladeuses à l'appui ...
Vous en aurez une petite idée en cliquant :
https://www.google.fr/search?q=sainte+a ... 76&bih=670
http://fr.wikipedia.org/wiki/Agathe_de_Catane
Vous pouvez voir que quelques-uns des plus grands peintres s'y sont essayés : Zurbaran. Piero della Francesca, Tiepolo, ..., tous des artistes qui travaillaient essentiellement (uniquement ?) sur commande d'Eglise !
Eux au moins avait du génie. On ne peut pas en dire autant de la propagande des puritains américains montrée plus haut.
Fraternellement
Jean-Mic
Heureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes. Ils n'ont pas fini de s'amuser !
Re: Bals de pureté
Bonjour,
J'avais visionné ce documentaire il y a quelques semaines et je vous trouve assez durs et critiques. Personnellement, si je suis d'accord avec le fond (et quel catholique ne le serait pas?), la forme me gêne beaucoup. Néanmoins, contrairement à ce qu'écrit Kerniou, ce ne sont pas des adolescentes qui dansent en robe de tulle dont elles relèvent le haut devant la croix: ce sont des enfants (Pour moi, une fille de 10 ans est une enfant, pas une adolescente et si mes souvenirs sont bons, les jeunes filles étaient, elles, en robes de bal tout à fait correctes.).
Alors oui, personnellement, danser dans de tels bals avec mon père m'aurait énormément gênée et je me suis sentie mal à l'aise en visionnant ces extraits-là. Néanmoins, j'ai aussi bien conscience que n'étant pas Américaine, il se peut tout simplement que j'aie du mal à comprendre certains aspects de cette culture...D'autant plus que je n'ai pas eu spécialement l'impression que ces évangéliques étaient particulièrement obsédés par le sexe. Après tout, c'est le documentaire qui se focalise sur cet aspect-là des chose...Je préfère laisser à ces chrétiens américains le bénéfice du doute...D'autant plus qu'à la fin du visionnage, vous pouvez lire des indications qui montrent bien que ceux qui ont tourné ce documentaire sont hostiles à la chasteté en soi et donc au fond du propos, pas seulement à la forme (en soi contestable).
Et puis finalement, nous sommes mal placés pour critiquer si fortement ces évangéliques, car on ne peut pas dire que l'enseignement moral de l'Eglise soit globalement bien accepté et transmis dans nos paroisses catholiques! Balayons d'abord devant notre porte avant de critiquer les autres.
Enfin, j'ajoute que les membres de ce forum savent bien que l'on ne peut pas me qualifier de particulièrement admirative du protestantisme et donc que je n'ai aucun intérêt particulier à défendre ces Américains, si ce n'est mon souci de justice.
En ce qui concerne les nus, je trouve comme Jean-Mic qu'il y a parfois des aspirations malsaines dans certains tableaux de la Renaissance. D'ailleurs, je trouve assez frappant de voir à quel point un nu médiéval peut produire une impression différente qu'un nu baroque! Le premier reste plus "chaste" (si l'on peut dire...).
Bien à vous,
Suliko
J'avais visionné ce documentaire il y a quelques semaines et je vous trouve assez durs et critiques. Personnellement, si je suis d'accord avec le fond (et quel catholique ne le serait pas?), la forme me gêne beaucoup. Néanmoins, contrairement à ce qu'écrit Kerniou, ce ne sont pas des adolescentes qui dansent en robe de tulle dont elles relèvent le haut devant la croix: ce sont des enfants (Pour moi, une fille de 10 ans est une enfant, pas une adolescente et si mes souvenirs sont bons, les jeunes filles étaient, elles, en robes de bal tout à fait correctes.).
Alors oui, personnellement, danser dans de tels bals avec mon père m'aurait énormément gênée et je me suis sentie mal à l'aise en visionnant ces extraits-là. Néanmoins, j'ai aussi bien conscience que n'étant pas Américaine, il se peut tout simplement que j'aie du mal à comprendre certains aspects de cette culture...D'autant plus que je n'ai pas eu spécialement l'impression que ces évangéliques étaient particulièrement obsédés par le sexe. Après tout, c'est le documentaire qui se focalise sur cet aspect-là des chose...Je préfère laisser à ces chrétiens américains le bénéfice du doute...D'autant plus qu'à la fin du visionnage, vous pouvez lire des indications qui montrent bien que ceux qui ont tourné ce documentaire sont hostiles à la chasteté en soi et donc au fond du propos, pas seulement à la forme (en soi contestable).
Et puis finalement, nous sommes mal placés pour critiquer si fortement ces évangéliques, car on ne peut pas dire que l'enseignement moral de l'Eglise soit globalement bien accepté et transmis dans nos paroisses catholiques! Balayons d'abord devant notre porte avant de critiquer les autres.
Enfin, j'ajoute que les membres de ce forum savent bien que l'on ne peut pas me qualifier de particulièrement admirative du protestantisme et donc que je n'ai aucun intérêt particulier à défendre ces Américains, si ce n'est mon souci de justice.
En ce qui concerne les nus, je trouve comme Jean-Mic qu'il y a parfois des aspirations malsaines dans certains tableaux de la Renaissance. D'ailleurs, je trouve assez frappant de voir à quel point un nu médiéval peut produire une impression différente qu'un nu baroque! Le premier reste plus "chaste" (si l'on peut dire...).
Bien à vous,
Suliko
Dernière modification par Suliko le jeu. 23 janv. 2014, 17:58, modifié 1 fois.
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
- Kerniou
- Mater civitatis

- Messages : 5192
- Inscription : mer. 21 oct. 2009, 11:14
- Localisation : Bretagne
Re: Bals de pureté
Malgré nos différences d'appréciation, nous avons toutes les deux éprouvé un malaise.
Au delà du discours, ce sont les mises en scènes qui m'ont gênée et, là, l'opinion de l'équipe de tournage ne participe pas à la chorégraphie de la danse. Quelque soit l'âge des fillettes, le "relevé" de jupe en passant devant la croix en face des pères et du public, est chargé du même symbole. Symbole que des fillettes habillées de tulle blanc ont "gestué" en toute innocence dans un bal de la pureté !
Toutes les mères, chrétiennes ou pas, apprennent à leur fille et dès leur plus jeune âge, qu'elle ne doit pas relever sa jupe ! C'est la pudeur la plus élémentaire qu'on enseigne aux petites filles dès qu'elles portent une jupe ou une robe, les attributs vestimentaires féminins par excellence !
Imaginons la scène avec les fillettes maquillées et vêtues de tulle rouge ! Le symbole reste le même.
Au delà du discours, ce sont les mises en scènes qui m'ont gênée et, là, l'opinion de l'équipe de tournage ne participe pas à la chorégraphie de la danse. Quelque soit l'âge des fillettes, le "relevé" de jupe en passant devant la croix en face des pères et du public, est chargé du même symbole. Symbole que des fillettes habillées de tulle blanc ont "gestué" en toute innocence dans un bal de la pureté !
Toutes les mères, chrétiennes ou pas, apprennent à leur fille et dès leur plus jeune âge, qu'elle ne doit pas relever sa jupe ! C'est la pudeur la plus élémentaire qu'on enseigne aux petites filles dès qu'elles portent une jupe ou une robe, les attributs vestimentaires féminins par excellence !
Imaginons la scène avec les fillettes maquillées et vêtues de tulle rouge ! Le symbole reste le même.
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Baidu [Spider] et 14 invités

