Peccator a écrit :M. Dumouch,
vous recommencez : vous annoncez que vous allez faire une démonstration théologie (en théologie, l'agonie c'est le passage entre ce monde et l'autre), et pour prouvez ce que vous affirmez, vous vous appuyez sur la mystique.
La démonstration de théologie est mise plus haut mais presque personne n'y a réagit. Alors je m'adapte et je passe par des arguments plus simples. Je vous la remets :
Cette démonstration théologique part de
5 dogmes de la foi et d’une constatation expérimentale :
Premier dogme: la CHARITE seule (une amitié réciproque avec Dieu, autrement appelée FOI VIVIFIEE PAR LA CHARITE) ouvre le Ciel. Elle est le SALUT, la JUSTIFICATION, la source des MERITES. (Concile de Trente, chapitres 4 à 7 de la 6ème session).
2° La FOI (au sens confiance en Dieu et croyance en des vérités) est présupposée au salut, à titre de DISPOSITION, comme la connaissance et la confiance en l'ami est une DISPOSITION à l’amitié (Concile de Trente, chapitres 4 à 7 de la 6ème session, réponse à Luther).
3° Il est nécessaire, pour être sauvé, d'avoir LA FOI EXPLICITE au Christ et à son Evangile, au salut proposé (pour la même raison, la charité, étant une amitié, il faut connaître le coeur de l'ami). Voir les dogmes multiples dont le Symbole « Quicumque » (Dz 75)
4° Dieu propose A TOUS le salut (ce qui ne veut pas dire que tous l’acceptent). (rappelé solennellement par Vatican II: “Puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l'homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l'Esprit Saint offre à tous, d'une façon que Dieu seul connaît, la possibilité d'être associé au mystère pascal” (GS n° 22, 5, trad. officielle).
Voici quelques textes du Magistère plus anciens.
Dentzinger 340:
"Mais maintenant, en raison de l'autorité des saints témoignages qui se trouvent en abondance dans le domaine des saintes Ecritures et qui sont dévoilés de par la doctrine des anciens, je confesse volontiers que le Christ est également venu sauver non seulement ceux qui croient, mais ceux qui sont perdus, car ils sont perdus contre sa volonté. Et il ne convient pas que la richesse de la bonté infinie et les bienfaits divins soient limités seulement à ceux-là qui manifestement sont sauvés.
(pape Simplicius, 3 mars 468, Concile d'Arles)
Dentzinger 623:
"Dieu veut que tous les hommes sans exception soient sauvés"
(pape Léon IV, 10 avril 847, Concile de Pavie)
Dentzinger 780 :
On ne peut admettre en effet que tous les petits enfants, dont tant meurent chaque jour, périssent sans que le Dieu de miséricorde, qui veut que personne ne périsse, leur ait procuré à eux aussi un moyen de salut.
(Pape Grégoire IX, Décrétales, I, III, tit. 42, c. 3).
5° AUSSITÔT APRÈS LA MORT, l’âme en état de mort spirituelle est séparée de Dieu pour l’éternité (Benoît XII, Constitution Benedictus Deus du 29 janvier 1336; Dumeige p. 510.)
6° Seul le péché contre l’Esprit Saint (péché mortel lucide, volontaire, sans faiblesse) n'est jamais pardonné ni en ce monde ni dans l'autre (ceci n'est pas dogmatique mais scripturaire) : « Matthieu 12, 31 Aussi je vous le dis, tout péché et blasphème sera remis aux hommes, mais le blasphème contre l'Esprit ne sera pas remis. Et quiconque aura dit une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera remis; mais quiconque aura parlé contre l'Esprit Saint, cela ne lui sera remis ni en ce monde ni dans l'autre. » [/quote]
5° « Seul le blasphème contre l’Esprit Saint damne » (à savoir un acte parfaitement lucide et volontaire. Cette dernière proposition n’est pas un dogme mais une affirmation explicite de Jésus : « Matthieu 12, 31 Aussi je vous le dis, tout péché et blasphème sera remis aux hommes, mais le blasphème contre l'Esprit ne sera pas remis.
Matthieu 12, 32 Et quiconque aura dit une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera remis ; mais quiconque aura parlé contre l'Esprit Saint, cela ne lui sera remis ni en ce monde ni dans l'autre.”
C’est ce que confirme le Catéchisme de l’Eglise Catholiique : L’enfer est implique un CHIOIX : CEC 1037 Dieu ne prédestine personne à aller en enfer (cf. DS 397 ; 1567) ; il faut pour cela une aversion volontaire de Dieu (un péché mortel), et y persister jusqu’à la fin. Dans la liturgie eucharistique et dans les prières quotidiennes de ses fidèles, l’Église implore la miséricorde de Dieu, qui veut " que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir " (2 P 3, 9).
6° Ajoutons, la constatation observable suivante :
Nous constatons que beaucoup d’hommes ne se voient pas proposé ce salut par la charité, bien que la grâce de Dieu les attire. C’est ce que montre saint Paul ici :
“Romains 10, 13 En effet, quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.
Romains 10, 14 Mais comment l'invoquer sans d'abord croire en lui? Et comment croire sans d'abord l'entendre? Et comment entendre sans que quelqu’un l’ait prêché? “
J’en tire la conclusión suivante :
Puisque cette possibilité d’aimer Dieu de charité n’est pas proposé à tous en ce que nous voyons de leur vie, c’est qu’elle est nécessairement proposée dans ce que nous ne voyons pas de la vie à savoir l’heure de la mort, le passage entre ce monde et l’autre. Ainsi se réalise au sens eschatologique cette prophétie d’Isaïe :
“Matthieu 4, 14 pour que s'accomplît l'oracle d'Isaïe le prophète (8, 23) : Terre de Zabulon et terre de Nephtali, Route de la mer, Pays de Transjordane, Galilée des nations! Le peuple qui demeurait dans les ténèbres a vu une grande lumière ; sur ceux qui demeuraient dans la région sombre de la mort, une lumière s'est levée. Dès lors Jésus se mit à prêcher et à dire : "Repentez-vous, car le Royaume des Cieux est tout proche."
Le plus simple est que cela se fasse par le Christ lui-même accompagné de l'Eglise du Ciel :
Matthieu 24, 14 "Cette Bonne Nouvelle du Royaume sera proclamée dans le monde entier, en témoignage à la face de toutes les nations. Et alors viendra la fin.
Il se peut que vous ayez une solution meilleure ? A vous de la proposer cher Peccator