Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2013-2014)
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Formes de désobéissance à Dieu
Le jeudi de la 1re semaine du temps ordinaire
Premier livre de Samuel 4,1-11.
Israël sortit pour aller combattre les Philistins. Israël campa près d'Ebène-Ezer, tandis que les Philistins étaient campés à Aphek.
Les Philistins se déployèrent contre Israël, et le combat s'engagea. Dans cette bataille rangée en rase campagne, Israël fut battu par les Philistins, qui leur tuèrent environ quatre mille hommes,
et le peuple revint au camp. Les anciens d'Israël dirent alors : « Pourquoi le Seigneur nous a-t-il fait battre aujourd'hui par les Philistins ? Faisons venir de Silo l'arche de l'Alliance du Seigneur ; qu'elle vienne au milieu de nous, et qu'elle nous sauve de la main de nos ennemis. »
Le peuple envoya chercher au sanctuaire de Silo l'arche de l'Alliance du Seigneur des armées, qui siège sur les Kéroubim. Les deux fils du prêtre Éli, Ophni et Phinéès, étaient auprès de l'arche de Dieu.
Quand elle arriva au camp, tout Israël poussa une grande acclamation, qui fit résonner la terre.
Les Philistins entendirent le bruit et dirent : « Que signifie cette grande acclamation dans le camp des Hébreux ? » Ils comprirent alors que l'arche du Seigneur était arrivée dans le camp.
Alors ils eurent peur, car ils se disaient : « Dieu est venu au camp des Hébreux. » Puis ils dirent : « Malheur à nous ! Les choses ont bien changé depuis hier.
Malheur à nous ! Qui nous délivrera de la main de ce Dieu puissant ? C'est lui qui a frappé l'Égypte de toutes sortes de calamités.
Prenez courage, Philistins, soyez des hommes, pour ne pas être asservis aux Hébreux comme ils vous ont été asservis : soyez des hommes et combattez ! »
Les Philistins livrèrent bataille, Israël fut battu et chacun s'enfuit dans sa tente. Ce fut un très grand désastre : en Israël trente mille soldats tombèrent.
L'arche de Dieu fut prise, et les deux fils d'Éli furent tués.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1,40-45.
Un lépreux vient trouver Jésus ; il tombe à ses genoux et le supplie : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. »
A l'instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié.
Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. »
Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu'il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.
Cy Aelf, Paris
Chacun des deux textes de ce jour nous montrent, pas seulement des formes de désobéissance à Dieu, mais aussi d'incompréhension et d'instrumentalisation de l'amour de Dieu. Dans le récit de la bataille contre les Philistins, les juifs ne prétendent pas attendre que leur "Seigneur des armées" leur livre le pays sans combattre: ils décident d'impliquer Dieu, au point de faire avancer devant leur troupe l'Arche d'Alliance. En faisant cela, ils montrent eux-mêmes que leur religion, leur façon de croire est fausse et ne leur causera finalement que de terribles désillusions. Mais le temps venu, Dieu choisira David comme roi d'Israël et celui-ci, d'une simple pierre lancée avec sa fronde, abattra le champion Goliath, entraînant la capitulation sans condition des Philistins. Plus de trente mille soldats juifs étaient donc tombés pour rien, si ce n'est pas l'incrédulité et le manque de foi des chefs d'Israël.
Au chapitre 8 du Premier livre de Samuel, on trouve la demande faite par les juifs pour obtenir de Samuel un roi. Mais le Seigneur essaie, par la bouche de son prophète, de les dissuader d'un tel choix. Je trouve très touchante la manière paternelle qu'a Dieu de vouloir expliquer à son peuple les désavantages d'une royauté: tout ce qu'il leur en coûtera. En agissant ainsi, non seulement Il passe outre le fait que le peuple élu vient une nouvelle fois de l'offenser: "C'est moi qu'ils rejettent, dit Dieu, pour que je ne règne plus sur eux". Mais il est vraiment le Dieu qui prend soin du bonheur de ses enfants et il les prévient:
6 Ce langage déplut à Samuel parce qu'ils disaient: «Donne-nous un roi pour nous juger;» et Samuel pria Yahweh.
7 Yahweh dit à Samuel: «Ecoute la voix du peuple dans tout ce qu'il te dira; car ce n'est pas toi qu'ils rejettent, c'est moi qu'ils rejettent, pour que je ne règne plus sur eux.
8 Comme ils ont toujours agi à mon égard depuis le jour où je les ai fait monter d'Egypte jusqu'à présent, me délaissant pour servir d'autres dieux, ainsi ils agissent envers toi.
9 Et maintenant, écoute leur voix; mais dépose témoignage contre eux, et fais-leur connaître le droit du roi qui règnera sur eux.»
10 Samuel rapporta toutes les paroles de Yahweh au peuple qui lui demandait un roi.
11 Il dit: «Voici quel sera le droit du roi qui règnera sur vous: Il prendra vos fils, et il les mettra sur son char et parmi ses cavaliers, et ils courront devant son char.
12 Il s'en fera des chefs de mille et des chefs de cinquante; il leur fera labourer ses champs, récolter ses moissons, fabriquer ses armes de guerre et l'attirail de ses chars.
13 Il prendra vos filles pour parfumeuses, pour cuisinières et pour boulangères.
14 Vos champs, vos vignes et vos oliviers les meilleurs, il les prendra et les donnera à ses serviteurs.
15 Il prendra la dîme de vos moissons et de vos vignes, et la donnera à ses courtisans et à ses serviteurs.
16 Il prendra vos serviteurs et vos servantes, vos meilleurs boeufs et vos ânes, et les emploiera à ses ouvrages.
17 Il prendra la dîme de vos troupeaux, et vous-mêmes serez ses esclaves.
18 Vous crierez en ce jour-là à cause de votre roi que vous vous serez choisi, mais Yahweh ne vous exaucera pas.»
19 Le peuple refusa d'écouter la voix de Samuel; ils dirent: «Non, mais il y aura un roi sur nous,
20 et nous serons, nous aussi, comme toutes les nations; notre roi nous jugera, il marchera à notre tête et conduira nos guerres.»
21 Après avoir entendu toutes les paroles du peuple, Samuel les redit aux oreilles de Yahweh.
22 Et Yahweh dit à Samuel: «Ecoute leur voix et établis un roi sur eux.» Alors Samuel dit aux hommes d'Israël: «Que chacun de vous s'en aille à sa ville.»
Les juifs sont finalement très humains: il leur faut un Dieu selon leur ressemblance, un Dieu qui soit à leur service en échange d'une pratique superficielle, de rites et de sacrifices à l'autel. Le lépreux que Jésus rencontre, dans l’Évangile du jour, a bien été éduqué dans cette manière de croire tout à fait superficielle. Une fois guéri, il va désobéir non seulement à Jésus, mais aussi à la règle instituée par les juifs eux-mêmes: car,afin que sa guérison soit officiellement reconnue, il devait d'abord se présenter aux prêtres et donner ce qui est prévu par la loi de Moïse. De cette façon, sa 'purification' eut été pleinement reconnue.
En agissant comme il le fait, d'une part il donne une arme aux ennemis de Jésus - lesquels pourront le faire passer comme ils voudront, pour un manipulateur, un rebouteux, un sorcier ou un possédé (on se souvient bien ici de l'accusation portée contre Jésus par les pharisiens: "C'est par le chef des démons qu'il expulse les démons !"), et d'autre part, il oblige Jésus à changer de projet et s'écarter de Capharnaüm et de la Galilée.
La question que je me suis posée aujourd'hui, c'est de savoir dans quelle mesure j'ai très souvent prié Dieu afin qu'Il entre dans mes projets et les fasse aboutir, alors que la seule chose qui compte, c'est que SON projet envers moi aboutisse. Pardon, Seigneur, aide-moi à agir selon Ta volonté. Qu'il m'en soit fait, non comme je veux, mais comme Toi, Tu veux !"
Premier livre de Samuel 4,1-11.
Israël sortit pour aller combattre les Philistins. Israël campa près d'Ebène-Ezer, tandis que les Philistins étaient campés à Aphek.
Les Philistins se déployèrent contre Israël, et le combat s'engagea. Dans cette bataille rangée en rase campagne, Israël fut battu par les Philistins, qui leur tuèrent environ quatre mille hommes,
et le peuple revint au camp. Les anciens d'Israël dirent alors : « Pourquoi le Seigneur nous a-t-il fait battre aujourd'hui par les Philistins ? Faisons venir de Silo l'arche de l'Alliance du Seigneur ; qu'elle vienne au milieu de nous, et qu'elle nous sauve de la main de nos ennemis. »
Le peuple envoya chercher au sanctuaire de Silo l'arche de l'Alliance du Seigneur des armées, qui siège sur les Kéroubim. Les deux fils du prêtre Éli, Ophni et Phinéès, étaient auprès de l'arche de Dieu.
Quand elle arriva au camp, tout Israël poussa une grande acclamation, qui fit résonner la terre.
Les Philistins entendirent le bruit et dirent : « Que signifie cette grande acclamation dans le camp des Hébreux ? » Ils comprirent alors que l'arche du Seigneur était arrivée dans le camp.
Alors ils eurent peur, car ils se disaient : « Dieu est venu au camp des Hébreux. » Puis ils dirent : « Malheur à nous ! Les choses ont bien changé depuis hier.
Malheur à nous ! Qui nous délivrera de la main de ce Dieu puissant ? C'est lui qui a frappé l'Égypte de toutes sortes de calamités.
Prenez courage, Philistins, soyez des hommes, pour ne pas être asservis aux Hébreux comme ils vous ont été asservis : soyez des hommes et combattez ! »
Les Philistins livrèrent bataille, Israël fut battu et chacun s'enfuit dans sa tente. Ce fut un très grand désastre : en Israël trente mille soldats tombèrent.
L'arche de Dieu fut prise, et les deux fils d'Éli furent tués.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1,40-45.
Un lépreux vient trouver Jésus ; il tombe à ses genoux et le supplie : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. »
A l'instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié.
Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. »
Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu'il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.
Cy Aelf, Paris
Chacun des deux textes de ce jour nous montrent, pas seulement des formes de désobéissance à Dieu, mais aussi d'incompréhension et d'instrumentalisation de l'amour de Dieu. Dans le récit de la bataille contre les Philistins, les juifs ne prétendent pas attendre que leur "Seigneur des armées" leur livre le pays sans combattre: ils décident d'impliquer Dieu, au point de faire avancer devant leur troupe l'Arche d'Alliance. En faisant cela, ils montrent eux-mêmes que leur religion, leur façon de croire est fausse et ne leur causera finalement que de terribles désillusions. Mais le temps venu, Dieu choisira David comme roi d'Israël et celui-ci, d'une simple pierre lancée avec sa fronde, abattra le champion Goliath, entraînant la capitulation sans condition des Philistins. Plus de trente mille soldats juifs étaient donc tombés pour rien, si ce n'est pas l'incrédulité et le manque de foi des chefs d'Israël.
Au chapitre 8 du Premier livre de Samuel, on trouve la demande faite par les juifs pour obtenir de Samuel un roi. Mais le Seigneur essaie, par la bouche de son prophète, de les dissuader d'un tel choix. Je trouve très touchante la manière paternelle qu'a Dieu de vouloir expliquer à son peuple les désavantages d'une royauté: tout ce qu'il leur en coûtera. En agissant ainsi, non seulement Il passe outre le fait que le peuple élu vient une nouvelle fois de l'offenser: "C'est moi qu'ils rejettent, dit Dieu, pour que je ne règne plus sur eux". Mais il est vraiment le Dieu qui prend soin du bonheur de ses enfants et il les prévient:
6 Ce langage déplut à Samuel parce qu'ils disaient: «Donne-nous un roi pour nous juger;» et Samuel pria Yahweh.
7 Yahweh dit à Samuel: «Ecoute la voix du peuple dans tout ce qu'il te dira; car ce n'est pas toi qu'ils rejettent, c'est moi qu'ils rejettent, pour que je ne règne plus sur eux.
8 Comme ils ont toujours agi à mon égard depuis le jour où je les ai fait monter d'Egypte jusqu'à présent, me délaissant pour servir d'autres dieux, ainsi ils agissent envers toi.
9 Et maintenant, écoute leur voix; mais dépose témoignage contre eux, et fais-leur connaître le droit du roi qui règnera sur eux.»
10 Samuel rapporta toutes les paroles de Yahweh au peuple qui lui demandait un roi.
11 Il dit: «Voici quel sera le droit du roi qui règnera sur vous: Il prendra vos fils, et il les mettra sur son char et parmi ses cavaliers, et ils courront devant son char.
12 Il s'en fera des chefs de mille et des chefs de cinquante; il leur fera labourer ses champs, récolter ses moissons, fabriquer ses armes de guerre et l'attirail de ses chars.
13 Il prendra vos filles pour parfumeuses, pour cuisinières et pour boulangères.
14 Vos champs, vos vignes et vos oliviers les meilleurs, il les prendra et les donnera à ses serviteurs.
15 Il prendra la dîme de vos moissons et de vos vignes, et la donnera à ses courtisans et à ses serviteurs.
16 Il prendra vos serviteurs et vos servantes, vos meilleurs boeufs et vos ânes, et les emploiera à ses ouvrages.
17 Il prendra la dîme de vos troupeaux, et vous-mêmes serez ses esclaves.
18 Vous crierez en ce jour-là à cause de votre roi que vous vous serez choisi, mais Yahweh ne vous exaucera pas.»
19 Le peuple refusa d'écouter la voix de Samuel; ils dirent: «Non, mais il y aura un roi sur nous,
20 et nous serons, nous aussi, comme toutes les nations; notre roi nous jugera, il marchera à notre tête et conduira nos guerres.»
21 Après avoir entendu toutes les paroles du peuple, Samuel les redit aux oreilles de Yahweh.
22 Et Yahweh dit à Samuel: «Ecoute leur voix et établis un roi sur eux.» Alors Samuel dit aux hommes d'Israël: «Que chacun de vous s'en aille à sa ville.»
Les juifs sont finalement très humains: il leur faut un Dieu selon leur ressemblance, un Dieu qui soit à leur service en échange d'une pratique superficielle, de rites et de sacrifices à l'autel. Le lépreux que Jésus rencontre, dans l’Évangile du jour, a bien été éduqué dans cette manière de croire tout à fait superficielle. Une fois guéri, il va désobéir non seulement à Jésus, mais aussi à la règle instituée par les juifs eux-mêmes: car,afin que sa guérison soit officiellement reconnue, il devait d'abord se présenter aux prêtres et donner ce qui est prévu par la loi de Moïse. De cette façon, sa 'purification' eut été pleinement reconnue.
En agissant comme il le fait, d'une part il donne une arme aux ennemis de Jésus - lesquels pourront le faire passer comme ils voudront, pour un manipulateur, un rebouteux, un sorcier ou un possédé (on se souvient bien ici de l'accusation portée contre Jésus par les pharisiens: "C'est par le chef des démons qu'il expulse les démons !"), et d'autre part, il oblige Jésus à changer de projet et s'écarter de Capharnaüm et de la Galilée.
La question que je me suis posée aujourd'hui, c'est de savoir dans quelle mesure j'ai très souvent prié Dieu afin qu'Il entre dans mes projets et les fasse aboutir, alors que la seule chose qui compte, c'est que SON projet envers moi aboutisse. Pardon, Seigneur, aide-moi à agir selon Ta volonté. Qu'il m'en soit fait, non comme je veux, mais comme Toi, Tu veux !"
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Re: L'appel de Jésus
L'homélie du Pape François
Dieu prépare la voie pour chaque homme. Il le fait avec amour: un «amour artisanal», car il la prépare artisanalement pour chacun. Il est prêt à intervenir à chaque fois que le chemin est à corriger, précisément comme le font une maman et un papa. Telle est la réflexion proposée par le Pape François lundi matin, 13 janvier, au cours de la célébration de la Messe dans la chapelle de Sainte-Marthe.
Le Pape s’est inspiré de l’épisode de l’Evangile de Marc (1, 14-20) où l’on raconte que Jésus, après l’arrestation de Jean, alla en Galilée, donnant l’impression de vouloir commencer une autre étape du chemin. «Et il proclame l’Evangile — a remarqué le Pape — avec les mêmes paroles que Jean: les temps sont accomplis et le royaume de Dieu est proche, convertissez-vous. Jésus dit la même chose que disait Jean. Jean avait préparé la voie à Jésus. Et Jésus la suit».
Il s’agit d’une œuvre de préparation, a encore dit le Saint-Père, que Jésus mène de l’avant depuis de nombreuses générations. Dans la généalogie de Jésus lui-même, a-t-il rappelé, il y a «des pécheurs et des pécheresses. Mais comment a fait le Seigneur? Il s’en est mêlé; il a corrigé la route; il a réglé les choses. Pensons au grand David, grand pécheur et ensuite grand saint. Le Seigneur sait. Quand le Seigneur nous dit: avec un amour éternel je t’ai aimé, il se réfère à cela. Depuis de nombreuses générations, le Seigneur a pensé “en nous”». Et ainsi, il nous accompagne en éprouvant les mêmes sentiments que nous, quand on se prépare au mariage, quand on est dans l’attente d’un enfant: à chaque moment de notre histoire «il nous attend et nous accompagne».
Le Pape s’est ensuite adressé à un groupe de prêtres qui ont concélébré à l’occasion de leur soixantième anniversaire d’ordination et il a dit: «Vous pensez à vos soixante ans de messes. Que de choses ont eu lieu. Que de choses. Le Seigneur était là qui préparait la voie également pour d’autres que nous ne connaissons pas, mais que lui connaît». Il est «le Seigneur de la préparation, qui nous aime depuis toujours et ne nous abandonne jamais». Peut-être — a-t-il admis — «est-ce là un acte de foi qui n’est pas facile à croire, c’est vrai. Car notre rationalisme nous fait dire: mais pourquoi le Seigneur, avec les nombreuses personnes avec lesquelles il a affaire, doit-il penser à moi?». Et pourtant il «a préparé la route pour moi, avec nos mamans, avec nos grands-mères, nos pères, nos grands-pères et nos arrières-grands-parents, tous: le Seigneur fait ainsi. Et cela est son amour: concret, éternel et aussi artisanal».
«Prions — telle a été l’exhortation conclusive — en demandant cette grâce de comprendre l’amour de Dieu. Mais on ne le comprend jamais n’est-ce pas! On le sent, on pleure, mais pour ce qui est de le comprendre, on n’y arrive pas. Cela aussi nous dit à quel point cet amour est grand».
http://www.news.va/fr/news/vatican-lhom ... esse-a-sai
Dieu prépare la voie pour chaque homme. Il le fait avec amour: un «amour artisanal», car il la prépare artisanalement pour chacun. Il est prêt à intervenir à chaque fois que le chemin est à corriger, précisément comme le font une maman et un papa. Telle est la réflexion proposée par le Pape François lundi matin, 13 janvier, au cours de la célébration de la Messe dans la chapelle de Sainte-Marthe.
Le Pape s’est inspiré de l’épisode de l’Evangile de Marc (1, 14-20) où l’on raconte que Jésus, après l’arrestation de Jean, alla en Galilée, donnant l’impression de vouloir commencer une autre étape du chemin. «Et il proclame l’Evangile — a remarqué le Pape — avec les mêmes paroles que Jean: les temps sont accomplis et le royaume de Dieu est proche, convertissez-vous. Jésus dit la même chose que disait Jean. Jean avait préparé la voie à Jésus. Et Jésus la suit».
Il s’agit d’une œuvre de préparation, a encore dit le Saint-Père, que Jésus mène de l’avant depuis de nombreuses générations. Dans la généalogie de Jésus lui-même, a-t-il rappelé, il y a «des pécheurs et des pécheresses. Mais comment a fait le Seigneur? Il s’en est mêlé; il a corrigé la route; il a réglé les choses. Pensons au grand David, grand pécheur et ensuite grand saint. Le Seigneur sait. Quand le Seigneur nous dit: avec un amour éternel je t’ai aimé, il se réfère à cela. Depuis de nombreuses générations, le Seigneur a pensé “en nous”». Et ainsi, il nous accompagne en éprouvant les mêmes sentiments que nous, quand on se prépare au mariage, quand on est dans l’attente d’un enfant: à chaque moment de notre histoire «il nous attend et nous accompagne».
Le Pape s’est ensuite adressé à un groupe de prêtres qui ont concélébré à l’occasion de leur soixantième anniversaire d’ordination et il a dit: «Vous pensez à vos soixante ans de messes. Que de choses ont eu lieu. Que de choses. Le Seigneur était là qui préparait la voie également pour d’autres que nous ne connaissons pas, mais que lui connaît». Il est «le Seigneur de la préparation, qui nous aime depuis toujours et ne nous abandonne jamais». Peut-être — a-t-il admis — «est-ce là un acte de foi qui n’est pas facile à croire, c’est vrai. Car notre rationalisme nous fait dire: mais pourquoi le Seigneur, avec les nombreuses personnes avec lesquelles il a affaire, doit-il penser à moi?». Et pourtant il «a préparé la route pour moi, avec nos mamans, avec nos grands-mères, nos pères, nos grands-pères et nos arrières-grands-parents, tous: le Seigneur fait ainsi. Et cela est son amour: concret, éternel et aussi artisanal».
«Prions — telle a été l’exhortation conclusive — en demandant cette grâce de comprendre l’amour de Dieu. Mais on ne le comprend jamais n’est-ce pas! On le sent, on pleure, mais pour ce qui est de le comprendre, on n’y arrive pas. Cela aussi nous dit à quel point cet amour est grand».
http://www.news.va/fr/news/vatican-lhom ... esse-a-sai
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Re: Pour grandir, diminuer d'abord
L'homélie du Pape François
Comment doit être le prêtre
C’est « la relation avec Jésus Christ » qui sauve le prêtre de la tentation de la mondanité, du risque de devenir « onctueux » plutôt qu’« oint », de l’idolâtrie « du dieu Narcisse ». Le prêtre, en effet, peut « tout perdre » mais pas son lien avec le Seigneur, autrement il n’aurait plus rien à donner aux personnes.
C’est avec des paroles fortes, et en proposant un véritable examen de conscience, que le Pape François s’est adressé directement aux prêtres en réaffirmant la valeur de leur onction. I l’a fait dans l’homélie de la Messe célébrée samedi matin, 11 janvier, dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe.
Le Pape a poursuivi la méditation sur la première lettre de Jean déjà commencée ces derniers jours. Le passage proposé par la liturgie (5, 5-13) — a-t-il expliqué — «nous dit que nous avons la vie éternelle parce que nous croyons au nom de Jésus ». Voilà les paroles de l’apôtre : « Je vous ai écrit ces choses, à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle ».
Une réflexion qui a conduit le Saint-Père à se poser une question décisive : quelle est notre relation avec Jésus ? Une question tout à fait fondamentale, « parce que c’est dans notre relation avec Jésus que se renforce notre victoire ». une question « forte », a-t-il reconnu, surtout pour « nous qui sommes prêtres : quelle est ma relation avec Jésus Christ ? ».
« Nous sommes oints par l’esprit – telle a été la réflexion proposée par le Pape – et quand un prêtre s’éloigne de Jésus Christ au lieu d’être oint, il finit par être onctueux ». Et, a-t-il noté, « que de mal font à l’Eglise les prêtres onctueux : ceux qui mettent la force dans les choses artificielles, dans les vanités », ceux qui ont « une attitude, un langage maniéré ».
« Il est beau de trouver des prêtres – a souligné le Pape – qui ont donné la vie comme prêtres ». Des prêtres dont les gens disent : « Oui, il a mauvais caractère, il a ci, il a ça, mais c’est un prêtre ! Et les gens ont du flair ! ». En revanche, s’il s’agit de « prêtres, pour dire le mot, “idolâtres”, qui au lieu d’avoir Jésus ont de petites idoles – certains sont dévots au Dieu Narcisse – les gens quand ils voient cela disent : les pauvres ! ». Donc c’est précisément « la relation avec Jésus Christ », a assuré le Pape, qui nous sauve « des mondanités et de l’idolâtrie qui nous fait onctueux » et qui nous conserve « dans l’onction ».
Enfin s’adressant aux présents, le Pape François a conclu ainsi l’homélie : « Et aujourd’hui à vous qui avez eu la gentillesse de venir concélébrer ici avec moi, je vous souhaite cela : perdez tout dans la vie mais ne perdez pas cette relation avec Jésus Christ. C’est votre victoire. Et allons de l’avant avec cela ! »
http://www.news.va/fr/news/messe-a-sain ... -le-pretre
Comment doit être le prêtre
C’est « la relation avec Jésus Christ » qui sauve le prêtre de la tentation de la mondanité, du risque de devenir « onctueux » plutôt qu’« oint », de l’idolâtrie « du dieu Narcisse ». Le prêtre, en effet, peut « tout perdre » mais pas son lien avec le Seigneur, autrement il n’aurait plus rien à donner aux personnes.
C’est avec des paroles fortes, et en proposant un véritable examen de conscience, que le Pape François s’est adressé directement aux prêtres en réaffirmant la valeur de leur onction. I l’a fait dans l’homélie de la Messe célébrée samedi matin, 11 janvier, dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe.
Le Pape a poursuivi la méditation sur la première lettre de Jean déjà commencée ces derniers jours. Le passage proposé par la liturgie (5, 5-13) — a-t-il expliqué — «nous dit que nous avons la vie éternelle parce que nous croyons au nom de Jésus ». Voilà les paroles de l’apôtre : « Je vous ai écrit ces choses, à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle ».
Une réflexion qui a conduit le Saint-Père à se poser une question décisive : quelle est notre relation avec Jésus ? Une question tout à fait fondamentale, « parce que c’est dans notre relation avec Jésus que se renforce notre victoire ». une question « forte », a-t-il reconnu, surtout pour « nous qui sommes prêtres : quelle est ma relation avec Jésus Christ ? ».
« Nous sommes oints par l’esprit – telle a été la réflexion proposée par le Pape – et quand un prêtre s’éloigne de Jésus Christ au lieu d’être oint, il finit par être onctueux ». Et, a-t-il noté, « que de mal font à l’Eglise les prêtres onctueux : ceux qui mettent la force dans les choses artificielles, dans les vanités », ceux qui ont « une attitude, un langage maniéré ».
« Il est beau de trouver des prêtres – a souligné le Pape – qui ont donné la vie comme prêtres ». Des prêtres dont les gens disent : « Oui, il a mauvais caractère, il a ci, il a ça, mais c’est un prêtre ! Et les gens ont du flair ! ». En revanche, s’il s’agit de « prêtres, pour dire le mot, “idolâtres”, qui au lieu d’avoir Jésus ont de petites idoles – certains sont dévots au Dieu Narcisse – les gens quand ils voient cela disent : les pauvres ! ». Donc c’est précisément « la relation avec Jésus Christ », a assuré le Pape, qui nous sauve « des mondanités et de l’idolâtrie qui nous fait onctueux » et qui nous conserve « dans l’onction ».
Enfin s’adressant aux présents, le Pape François a conclu ainsi l’homélie : « Et aujourd’hui à vous qui avez eu la gentillesse de venir concélébrer ici avec moi, je vous souhaite cela : perdez tout dans la vie mais ne perdez pas cette relation avec Jésus Christ. C’est votre victoire. Et allons de l’avant avec cela ! »
http://www.news.va/fr/news/messe-a-sain ... -le-pretre
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Le règne de Dieu parmi nous
Le vendredi de la 1re semaine du temps ordinaire
Premier livre de Samuel 8,4-7.10-22a.
Samuel, devenu vieux, avait remis à ses fils le gouvernement d'Israël. Tous les anciens se réunirent et vinrent le trouver à Rama.
Ils lui dirent : « Tu es devenu vieux, et tes fils ne marchent pas sur tes traces. Donne-nous donc, pour nous gouverner, un roi comme en ont toutes les nations. »
Samuel fut mécontent parce qu'ils avaient dit : « Donne-nous un roi pour nous gouverner », et il se mit à prier le Seigneur.
Or, le Seigneur lui répondit : « Donne satisfaction au peuple pour tout ce qu'il demande. Ce n'est pas toi qu'ils rejettent, c'est moi qu'ils rejettent, car ils ne veulent pas que je règne sur eux. »
Samuel rapporta toutes les paroles du Seigneur au peuple qui lui demandait un roi :
« Voici quel sera le statut du roi qui va régner sur vous. Il prendra vos fils, il les affectera à ses chars et à ses chevaux, et les fera courir devant son char.
Il les utilisera comme chefs de mille hommes et comme chefs de cinquante ; il les fera labourer et moissonner à son profit, fabriquer ses armes de guerre et ses attelages.
Il prendra vos filles pour la préparation de ses parfums, pour sa cuisine et pour sa boulangerie.
Il prendra vos champs, vos vignes et vos oliveraies les meilleures, pour les donner aux gens de sa maison.
Sur vos cultures et vos vignes il prélèvera la dîme, pour la donner à ses ministres et aux gens de sa maison.
Les meilleurs de vos serviteurs, de vos servantes, de vos bœufs et de vos ânes, il les prendra et les fera travailler pour lui.
Il prélèvera la dîme sur vos troupeaux, et vous-mêmes deviendrez ses esclaves.
Alors, vous pousserez des cris pour vous plaindre du roi que vous avez voulu, mais alors le Seigneur ne vous répondra pas ! »
Le peuple refusa d'écouter Samuel et dit : « Tant pis ! il nous faut un roi !
Nous voulons être, nous aussi, comme toutes les autres nations ; notre roi nous gouvernera, il marchera à notre tête et combattra avec nous. »
Samuel entendit toutes les paroles du peuple et les rapporta au Seigneur.
Et le Seigneur lui dit : « Écoute-les et donne-leur un roi. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 2,1-12.
Jésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu'il était à la maison.
Tant de monde s'y rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte. Il leur annonçait la Parole.
Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l'approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé.
Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés. »
Or, il y avait dans l'assistance quelques scribes qui raisonnaient en eux-mêmes :
« Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »
Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu'ils faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenir de tels raisonnements ?
Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire au paralysé : 'Tes péchés sont pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi, prends ton brancard et marche' ?
Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre,
je te l'ordonne, dit-il au paralysé : Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi. »
L'homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n'avons jamais rien vu de pareil. »
Cy Aelf, Paris
Le Royaume que les juifs ont refusé à Dieu, le voici qu'il revient en la personne de Jésus, à Capharnaüm. Car toutes les personnes présentes dans la cour de la maison de Pierre se rendent bien compte que si Jésus possède aussi bien le pouvoir de remettre les péchés que de faire se lever le paralytique... alors, c'est vraiment Dieu qui est venu est régner sur eux en la personne de Jésus. Mais ce règne, de nos jours encore, les hommes le refusent.
Jésus remet donc les péchés mais cela fait immédiatement scandale. J'ai songé à Michelle Martin, l'ex-épouse de Dutroux. Elle a purgé sa peine et voudrait bien se retirer dans un couvent de Clarisses - lesquelles sont prêtes à l'accueillir. Cependant, elles n'en ont pas la possibilité du fait de la haine populaire qui continue de se manifester bruyamment. (*)
C'est que le règne de Dieu n'advient que par adhésion personnelle, par conversion. Jésus sera finalement rejeté et mis à mort. Cependant, pour ceux qui croient, le Royaume est une réalité, le règne du Seigneur s'exerce déjà. Tout cela est assez paradoxal et ne s'explique que par la foi. Ce qui permet au Seigneur de régner parmi nous, c'est la foi. L’évangéliste Marc l'indique lui-même : Jésus va remettre ses péchés au malade paralysé parce qu'il a perçu la foi des hommes qui le lui ont amené.
Je prie donc que le Seigneur me trouve toujours fidèle à ses invitations. Je connais un peu la façon dont Il règne sur moi - et je peux dire que la surprise est toujours au rendez-vous. A son invitation, j'ai pardonné à la femme d'ouvrage la tablette non payée que je lui avait permis d'emporter pour essai. C'était en novembre. Je lui annulé sa dette, mais sans rien lui dire. Je crois qu'elle ne repassera pas pour nettoyer les sols et passer l'aspirateur, comme c'était prévu ce matin-même. Eh bien, après avoir résolu de ne pas la payer, j'ai tout de même placé l'argent à l'endroit habituel. Car en examen de conscience, j'ai découvert la volonté du Seigneur qui est de ne pas juger.
Autre exemple : je lutte depuis déjà trois ans contre le tapage que des adolescents font régner, pratiquement devant ma vitrine, chaque vendredi après-midi : ils "brossent" les dernières heures de cours de la semaine et se réfugient dans mon passage de galerie pour fumer de la marijuana ou du cannabis, boire de l'alcool, tout en se passant de la musique de rap. Ils shootent dans les bouteilles qu'ils ont vidées et pratiquent du wheeling en large et en travers. Bref, leur week-end commence... Le son est si puissant que je suis habituellement obligé de me "cloîtrer" dans le magasin et de me passer ma propre musique pour ne plus avoir à supporter la leur.
Sur ce point aussi, le Seigneur est intervenu et m'a poussé de consacrer à la visite des malades et des personnes âgées cet après-midi du vendredi. Je sais bien que le Seigneur me le revaudra, que ma clientèle ne me fera pas défaut malgré mon absence. Et ce jour-là, j'ai mieux à faire. Voici donc un exemple de la façon dont le Christ règne dans ma vie.
Si j'ai posté mon témoignage, d'autres le peuvent aussi.
(*) http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/15620920
Premier livre de Samuel 8,4-7.10-22a.
Samuel, devenu vieux, avait remis à ses fils le gouvernement d'Israël. Tous les anciens se réunirent et vinrent le trouver à Rama.
Ils lui dirent : « Tu es devenu vieux, et tes fils ne marchent pas sur tes traces. Donne-nous donc, pour nous gouverner, un roi comme en ont toutes les nations. »
Samuel fut mécontent parce qu'ils avaient dit : « Donne-nous un roi pour nous gouverner », et il se mit à prier le Seigneur.
Or, le Seigneur lui répondit : « Donne satisfaction au peuple pour tout ce qu'il demande. Ce n'est pas toi qu'ils rejettent, c'est moi qu'ils rejettent, car ils ne veulent pas que je règne sur eux. »
Samuel rapporta toutes les paroles du Seigneur au peuple qui lui demandait un roi :
« Voici quel sera le statut du roi qui va régner sur vous. Il prendra vos fils, il les affectera à ses chars et à ses chevaux, et les fera courir devant son char.
Il les utilisera comme chefs de mille hommes et comme chefs de cinquante ; il les fera labourer et moissonner à son profit, fabriquer ses armes de guerre et ses attelages.
Il prendra vos filles pour la préparation de ses parfums, pour sa cuisine et pour sa boulangerie.
Il prendra vos champs, vos vignes et vos oliveraies les meilleures, pour les donner aux gens de sa maison.
Sur vos cultures et vos vignes il prélèvera la dîme, pour la donner à ses ministres et aux gens de sa maison.
Les meilleurs de vos serviteurs, de vos servantes, de vos bœufs et de vos ânes, il les prendra et les fera travailler pour lui.
Il prélèvera la dîme sur vos troupeaux, et vous-mêmes deviendrez ses esclaves.
Alors, vous pousserez des cris pour vous plaindre du roi que vous avez voulu, mais alors le Seigneur ne vous répondra pas ! »
Le peuple refusa d'écouter Samuel et dit : « Tant pis ! il nous faut un roi !
Nous voulons être, nous aussi, comme toutes les autres nations ; notre roi nous gouvernera, il marchera à notre tête et combattra avec nous. »
Samuel entendit toutes les paroles du peuple et les rapporta au Seigneur.
Et le Seigneur lui dit : « Écoute-les et donne-leur un roi. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 2,1-12.
Jésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu'il était à la maison.
Tant de monde s'y rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte. Il leur annonçait la Parole.
Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l'approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé.
Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés. »
Or, il y avait dans l'assistance quelques scribes qui raisonnaient en eux-mêmes :
« Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »
Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu'ils faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenir de tels raisonnements ?
Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire au paralysé : 'Tes péchés sont pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi, prends ton brancard et marche' ?
Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre,
je te l'ordonne, dit-il au paralysé : Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi. »
L'homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n'avons jamais rien vu de pareil. »
Cy Aelf, Paris
Le Royaume que les juifs ont refusé à Dieu, le voici qu'il revient en la personne de Jésus, à Capharnaüm. Car toutes les personnes présentes dans la cour de la maison de Pierre se rendent bien compte que si Jésus possède aussi bien le pouvoir de remettre les péchés que de faire se lever le paralytique... alors, c'est vraiment Dieu qui est venu est régner sur eux en la personne de Jésus. Mais ce règne, de nos jours encore, les hommes le refusent.
Jésus remet donc les péchés mais cela fait immédiatement scandale. J'ai songé à Michelle Martin, l'ex-épouse de Dutroux. Elle a purgé sa peine et voudrait bien se retirer dans un couvent de Clarisses - lesquelles sont prêtes à l'accueillir. Cependant, elles n'en ont pas la possibilité du fait de la haine populaire qui continue de se manifester bruyamment. (*)
C'est que le règne de Dieu n'advient que par adhésion personnelle, par conversion. Jésus sera finalement rejeté et mis à mort. Cependant, pour ceux qui croient, le Royaume est une réalité, le règne du Seigneur s'exerce déjà. Tout cela est assez paradoxal et ne s'explique que par la foi. Ce qui permet au Seigneur de régner parmi nous, c'est la foi. L’évangéliste Marc l'indique lui-même : Jésus va remettre ses péchés au malade paralysé parce qu'il a perçu la foi des hommes qui le lui ont amené.
Je prie donc que le Seigneur me trouve toujours fidèle à ses invitations. Je connais un peu la façon dont Il règne sur moi - et je peux dire que la surprise est toujours au rendez-vous. A son invitation, j'ai pardonné à la femme d'ouvrage la tablette non payée que je lui avait permis d'emporter pour essai. C'était en novembre. Je lui annulé sa dette, mais sans rien lui dire. Je crois qu'elle ne repassera pas pour nettoyer les sols et passer l'aspirateur, comme c'était prévu ce matin-même. Eh bien, après avoir résolu de ne pas la payer, j'ai tout de même placé l'argent à l'endroit habituel. Car en examen de conscience, j'ai découvert la volonté du Seigneur qui est de ne pas juger.
Autre exemple : je lutte depuis déjà trois ans contre le tapage que des adolescents font régner, pratiquement devant ma vitrine, chaque vendredi après-midi : ils "brossent" les dernières heures de cours de la semaine et se réfugient dans mon passage de galerie pour fumer de la marijuana ou du cannabis, boire de l'alcool, tout en se passant de la musique de rap. Ils shootent dans les bouteilles qu'ils ont vidées et pratiquent du wheeling en large et en travers. Bref, leur week-end commence... Le son est si puissant que je suis habituellement obligé de me "cloîtrer" dans le magasin et de me passer ma propre musique pour ne plus avoir à supporter la leur.
Sur ce point aussi, le Seigneur est intervenu et m'a poussé de consacrer à la visite des malades et des personnes âgées cet après-midi du vendredi. Je sais bien que le Seigneur me le revaudra, que ma clientèle ne me fera pas défaut malgré mon absence. Et ce jour-là, j'ai mieux à faire. Voici donc un exemple de la façon dont le Christ règne dans ma vie.
Si j'ai posté mon témoignage, d'autres le peuvent aussi.
(*) http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/15620920
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Les chemins de la conversion
Le samedi de la 1re semaine du temps ordinaire
Premier livre de Samuel 9,1-4.17-19.10,1a.
Il y avait dans la tribu de Benjamin un riche propriétaire qui s'appelait Kish.
Cet homme avait un fils nommé Saül, qui était jeune et beau. Aucun fils d'Israël n'était plus beau que lui et il dépassait tout le monde de la tête.
Des ânesses appartenant à Kish, père de Saül, s'étaient égarées. Kish dit à Saül : « Prends avec toi l'un des serviteurs, et pars à la recherche des ânesses. »
Ils traversèrent la montagne d'Éphraïm, ils traversèrent le pays de Shalisha sans les trouver ; ils traversèrent le pays de Shaalim : elles n'y étaient pas ; ils traversèrent le pays de Benjamin sans les trouver. Alors ils allèrent consulter Samuel.
Quand Samuel aperçut Saül, le Seigneur lui dit : « Voilà l'homme dont je t'ai parlé ; c'est lui qui gouvernera mon peuple. »
Saül aborda Samuel à l'entrée de la ville et lui dit : « Indique-moi où est la maison du voyant. »
Samuel répondit à Saül : « C'est moi le voyant. Monte devant moi sur le haut lieu où je vais offrir un sacrifice. Vous mangerez aujourd'hui avec moi. »
Le lendemain, Samuel prit une fiole d'huile et la répandit sur la tête de Saül ; puis il l'embrassa et lui dit : « Oui, c'est le Seigneur qui t'a consacré comme chef d'Israël, son peuple choisi. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 2,13-17.
Jésus sortit de nouveau sur le rivage du lac ; toute la foule venait à lui, et il les instruisait.
En passant, il aperçut Lévi, fils d'Alphée, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit.
Comme il était à table dans sa maison, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car il y avait beaucoup de monde.
Même les scribes du parti des pharisiens le suivaient aussi, et, voyant qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains, ils disaient à ses disciples : « Il mange avec les publicains et les pécheurs ! »
Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »
Cy Aelf, Paris
Saül, fils de Kish et Levi, fils d'Alphée sont les deux convertis dont nous parlent les textes de ce samedi. A première vue, la conversion de Saül n'aboutit qu'à la suite d'un long voyage à la recherche des ânesses égarées. Après avoir parcouru en vain une montagne et traversé trois pays, Saül songe à faire appel au prophète et c'est celui-ci qui lui révèle sa vocation.
Quant à la conversion, de Lévi, fils d'Alphée, elle semble immédiate, mais que sait-on de l'état d'esprit de Lévi au moment de sa rencontre avec Jésus ? Si l'on veut, ma propre conversion fut également "instantanée" : mais en réalité, elle est survenue au bout d'une longue et pénible recherche de vérité - d'une explication sur la cause réelle du malheur de l'homme. Or, comme Jésus l'a si bien dit : "Quiconque cherche la vérité entend ma voix".
Je remarque aussi que les noms jouent un rôle important dans les textes. Lévi va devenir Matthieu l'Evangéliste et personne ne se souviendra de Lévi, le collecteur d'impôts, l'homme d'argent et de péché. Quant à Saül, qui a reçu l'onction royale, il ne retournera jamais à la maison de son père.
Ici encore, je peux témoigner moi aussi de mon premier à mon second prénom et de curieuses difficultés que j'éprouve à écrire sur le plus connu des réseaux sociaux.Je me suis inscrit, mais lorsque l'on me demande de citer des noms de personnes que je connais... je suis bloqué: ce n'est plus sur le passé que je m'appuie. Je n'ai nul besoin de rechercher de l'affection auprès de toutes les personnes que j'ai croisées avant ma conversion. Je ne suis plus Bruno, je suis Etienne. A ma naissance, mes parents avaient hésité jusqu'à la dernière minute et finalement, le prêtre, de la paroisse de Butare au Rwanda, m'avait baptisé sous le double nom de "Bruno Etienne". Et en fait, il y eut un Bruno, un homme un peu fermé sur lui-même, qui se sous-estimait beaucoup, qui cherchait à comprendre le sens de la vie et des souffrances. Puis il y eut Etienne. Pour moi, les deux sont devenus incompatibles: le premier est mort ! Et le second est vivant pour toujours.
Les textes nous disent encore que quiconque cherche sa voie dans l'Eglise, (qu'il) (qu'elle) place d'abord sa confiance en Dieu. Le Seigneur, par des chemins que Lui seul connaît, répondra sûrement. Cependant, il faut savoir que les surprises peuvent être très étonnantes et que l'on dira parfois : "Mais, Seigneur, pourquoi !?!" Il faut avoir confiance. Je suis finalement devenu membre des "Apôtres de la Miséricorde divine" et c'est bien ce que je devais être.
Trois mots pour terminer:
CONFIANCE, CONFIANCE et CONFIANCE.
Premier livre de Samuel 9,1-4.17-19.10,1a.
Il y avait dans la tribu de Benjamin un riche propriétaire qui s'appelait Kish.
Cet homme avait un fils nommé Saül, qui était jeune et beau. Aucun fils d'Israël n'était plus beau que lui et il dépassait tout le monde de la tête.
Des ânesses appartenant à Kish, père de Saül, s'étaient égarées. Kish dit à Saül : « Prends avec toi l'un des serviteurs, et pars à la recherche des ânesses. »
Ils traversèrent la montagne d'Éphraïm, ils traversèrent le pays de Shalisha sans les trouver ; ils traversèrent le pays de Shaalim : elles n'y étaient pas ; ils traversèrent le pays de Benjamin sans les trouver. Alors ils allèrent consulter Samuel.
Quand Samuel aperçut Saül, le Seigneur lui dit : « Voilà l'homme dont je t'ai parlé ; c'est lui qui gouvernera mon peuple. »
Saül aborda Samuel à l'entrée de la ville et lui dit : « Indique-moi où est la maison du voyant. »
Samuel répondit à Saül : « C'est moi le voyant. Monte devant moi sur le haut lieu où je vais offrir un sacrifice. Vous mangerez aujourd'hui avec moi. »
Le lendemain, Samuel prit une fiole d'huile et la répandit sur la tête de Saül ; puis il l'embrassa et lui dit : « Oui, c'est le Seigneur qui t'a consacré comme chef d'Israël, son peuple choisi. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 2,13-17.
Jésus sortit de nouveau sur le rivage du lac ; toute la foule venait à lui, et il les instruisait.
En passant, il aperçut Lévi, fils d'Alphée, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit.
Comme il était à table dans sa maison, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car il y avait beaucoup de monde.
Même les scribes du parti des pharisiens le suivaient aussi, et, voyant qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains, ils disaient à ses disciples : « Il mange avec les publicains et les pécheurs ! »
Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »
Cy Aelf, Paris
Saül, fils de Kish et Levi, fils d'Alphée sont les deux convertis dont nous parlent les textes de ce samedi. A première vue, la conversion de Saül n'aboutit qu'à la suite d'un long voyage à la recherche des ânesses égarées. Après avoir parcouru en vain une montagne et traversé trois pays, Saül songe à faire appel au prophète et c'est celui-ci qui lui révèle sa vocation.
Quant à la conversion, de Lévi, fils d'Alphée, elle semble immédiate, mais que sait-on de l'état d'esprit de Lévi au moment de sa rencontre avec Jésus ? Si l'on veut, ma propre conversion fut également "instantanée" : mais en réalité, elle est survenue au bout d'une longue et pénible recherche de vérité - d'une explication sur la cause réelle du malheur de l'homme. Or, comme Jésus l'a si bien dit : "Quiconque cherche la vérité entend ma voix".
Je remarque aussi que les noms jouent un rôle important dans les textes. Lévi va devenir Matthieu l'Evangéliste et personne ne se souviendra de Lévi, le collecteur d'impôts, l'homme d'argent et de péché. Quant à Saül, qui a reçu l'onction royale, il ne retournera jamais à la maison de son père.
Ici encore, je peux témoigner moi aussi de mon premier à mon second prénom et de curieuses difficultés que j'éprouve à écrire sur le plus connu des réseaux sociaux.Je me suis inscrit, mais lorsque l'on me demande de citer des noms de personnes que je connais... je suis bloqué: ce n'est plus sur le passé que je m'appuie. Je n'ai nul besoin de rechercher de l'affection auprès de toutes les personnes que j'ai croisées avant ma conversion. Je ne suis plus Bruno, je suis Etienne. A ma naissance, mes parents avaient hésité jusqu'à la dernière minute et finalement, le prêtre, de la paroisse de Butare au Rwanda, m'avait baptisé sous le double nom de "Bruno Etienne". Et en fait, il y eut un Bruno, un homme un peu fermé sur lui-même, qui se sous-estimait beaucoup, qui cherchait à comprendre le sens de la vie et des souffrances. Puis il y eut Etienne. Pour moi, les deux sont devenus incompatibles: le premier est mort ! Et le second est vivant pour toujours.
Les textes nous disent encore que quiconque cherche sa voie dans l'Eglise, (qu'il) (qu'elle) place d'abord sa confiance en Dieu. Le Seigneur, par des chemins que Lui seul connaît, répondra sûrement. Cependant, il faut savoir que les surprises peuvent être très étonnantes et que l'on dira parfois : "Mais, Seigneur, pourquoi !?!" Il faut avoir confiance. Je suis finalement devenu membre des "Apôtres de la Miséricorde divine" et c'est bien ce que je devais être.
Trois mots pour terminer:
CONFIANCE, CONFIANCE et CONFIANCE.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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- Inscription : mar. 10 sept. 2013, 21:38
- Localisation : Près de Paris
Accepter de se laisser "bousculer" par Dieu
Dieu intervient dans nos vies, pas toujours de la manière dont nous nous y attendions, pas toujours de la manière que nous espérions, pas toujours d'une manière qui nous soit confortable. Si l'on veut que Dieu agisse, alors il faut accepter d'être parfois bousculé.
Saül, fils de Kish, était parti à la recherche de quelques animaux égarés, sur l'ordre de son père. Son espoir était de retrouver ce qui était perdu, et de rentrer tranquillement à la maison. Il ne pouvait pas imaginer que de ce voyage, il reviendrait roi, avec la charge de tout un peuple. C'est bien plus que quelques ânesses dont il aura à s'occuper.
Lévi, fils d'Alphée, lui n'avait rien demandé du tout. Il était tranquillement assis à son bureau, à faire son travail. En se levant ce matin là, il n'avait probablement pas idée qu'il serait quelques heures plus tard appelé à marcher à la suite du Fils de l'homme, à en recevoir un nouveau nom, à être son témoin, et encore moins à prendre quelques années plus tard la plume pour écrire un livre qui serait le plus lu au monde. Quelle lourde responsabilité l'attendait, quand il s'est levé ce matin là.
Comme Saül fils de Kish, comme Lévi fils d'Alphée, nous aussi devons accepter de nous laisser bousculer par Dieu, de le laisser faire irruption dans nos vies et tout y changer. Jésus ne nous demande pas de lui donner plus que nous ne pouvons : il demande simplement de tout lui donner. Rien de plus. Et alors, si nous acceptons de marcher à sa suite, de lui offrir notre vie, il nous donnera en retour bien du travail et des responsabilités. Oui, ce qu'il nous propose, c'est un nouveau joug à épauler. Mais son joug est doux, son fardeau léger, car c'est un joug double et c'est Lui qui porte le plus lourd.
Saül, fils de Kish, était parti à la recherche de quelques animaux égarés, sur l'ordre de son père. Son espoir était de retrouver ce qui était perdu, et de rentrer tranquillement à la maison. Il ne pouvait pas imaginer que de ce voyage, il reviendrait roi, avec la charge de tout un peuple. C'est bien plus que quelques ânesses dont il aura à s'occuper.
Lévi, fils d'Alphée, lui n'avait rien demandé du tout. Il était tranquillement assis à son bureau, à faire son travail. En se levant ce matin là, il n'avait probablement pas idée qu'il serait quelques heures plus tard appelé à marcher à la suite du Fils de l'homme, à en recevoir un nouveau nom, à être son témoin, et encore moins à prendre quelques années plus tard la plume pour écrire un livre qui serait le plus lu au monde. Quelle lourde responsabilité l'attendait, quand il s'est levé ce matin là.
Comme Saül fils de Kish, comme Lévi fils d'Alphée, nous aussi devons accepter de nous laisser bousculer par Dieu, de le laisser faire irruption dans nos vies et tout y changer. Jésus ne nous demande pas de lui donner plus que nous ne pouvons : il demande simplement de tout lui donner. Rien de plus. Et alors, si nous acceptons de marcher à sa suite, de lui offrir notre vie, il nous donnera en retour bien du travail et des responsabilités. Oui, ce qu'il nous propose, c'est un nouveau joug à épauler. Mais son joug est doux, son fardeau léger, car c'est un joug double et c'est Lui qui porte le plus lourd.
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
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Dimanche : c'est Lui le fils de Dieu
Deuxième dimanche du temps ordinaire
Livre d'Isaïe 49,3.5-6.
Parole du Serviteur de Dieu. Le Seigneur m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je me glorifierai. » Maintenant le Seigneur parle, lui qui m'a formé dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob et que je lui rassemble Israël. Oui, j'ai du prix aux yeux du Seigneur, c'est mon Dieu qui est ma force.
Il parle ainsi : « C'est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob et ramener les rescapés d'Israël : je vais faire de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu'aux extrémités de la terre. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1,29-34.
Comme Jean Baptiste voyait Jésus venir vers lui, il dit : « Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c'est de lui que j'ai dit : Derrière moi vient un homme qui a sa place devant moi, car avant moi il était.
Je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l'eau, c'est pour qu'il soit manifesté au peuple d'Israël. »
Alors Jean rendit ce témoignage : « J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur lui.
Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a dit : 'L'homme sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint. '
Oui, j'ai vu, et je rends ce témoignage : c'est lui le Fils de Dieu. »
Cy Aelf, Paris
La première lecture de ce dimanche fait remonter la promesse de la venue du Seigneur au temps où les juifs vivaient sous le régime de la déportation. C'est un message d'espérance qui va bien plus loin que la restauration du peuple dans ses frontières, puisque le serviteur annoncé sera bien plus que celui qui rassemblera Israël, il sera la lumière des nations, jusqu'à ce que son nom parvienne aux extrémités de la terre. C'est bien de Jésus, du Messie, du fils de Dieu qu'il s'agit.
Dans l’Évangile, Jean-Baptiste déclare "Je ne le connaissais pas" et il dit cela malgré leur toute première "rencontre", lors de la visite de Marie à sa cousine Elisabeth: dès ce moment, depuis le sein de sa mère, Jean avait manifesté sa joie. Si c'est bien ce qui s'est passé lors de la visite de Marie à sa cousine Elisabeth, il est clair que Jean peut ressentir la présence de Jésus, même si ce dernier n'est pas visible. Et donc, lorsqu'il dit qu'il ne le connaissait pas, il veut dire simplement que, jusqu'au baptême de Jésus, il ne pouvait pas proclamer Jésus comme étant le Seigneur.
Je n'ai pas grand chose à ajouter aux textes de ce dimanche. Si ce n'est que le temps de Dieu n'est jamais le nôtre. Nous serons toujours surpris par sa visite ! Et c'est la raison pour laquelle tous ceux et toutes celles, parmi nous, qui consacrent chaque jour un temps à la prière, à l'adoration, à la contemplation de l'oeuvre du Seigneur dans leur propre vie... ce sont des bienheureux. Ils sont bienheureux, elles sont bienheureuses, quand bien même la peine et la douleur semblent dominer, quand bien même le mal semble triompher. Ainsi quiconque cherche la Vérité, la vit déjà dans son coeur. Et je me réjouis à cause de cela.
Livre d'Isaïe 49,3.5-6.
Parole du Serviteur de Dieu. Le Seigneur m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je me glorifierai. » Maintenant le Seigneur parle, lui qui m'a formé dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob et que je lui rassemble Israël. Oui, j'ai du prix aux yeux du Seigneur, c'est mon Dieu qui est ma force.
Il parle ainsi : « C'est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob et ramener les rescapés d'Israël : je vais faire de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu'aux extrémités de la terre. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1,29-34.
Comme Jean Baptiste voyait Jésus venir vers lui, il dit : « Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c'est de lui que j'ai dit : Derrière moi vient un homme qui a sa place devant moi, car avant moi il était.
Je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l'eau, c'est pour qu'il soit manifesté au peuple d'Israël. »
Alors Jean rendit ce témoignage : « J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur lui.
Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a dit : 'L'homme sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint. '
Oui, j'ai vu, et je rends ce témoignage : c'est lui le Fils de Dieu. »
Cy Aelf, Paris
La première lecture de ce dimanche fait remonter la promesse de la venue du Seigneur au temps où les juifs vivaient sous le régime de la déportation. C'est un message d'espérance qui va bien plus loin que la restauration du peuple dans ses frontières, puisque le serviteur annoncé sera bien plus que celui qui rassemblera Israël, il sera la lumière des nations, jusqu'à ce que son nom parvienne aux extrémités de la terre. C'est bien de Jésus, du Messie, du fils de Dieu qu'il s'agit.
Dans l’Évangile, Jean-Baptiste déclare "Je ne le connaissais pas" et il dit cela malgré leur toute première "rencontre", lors de la visite de Marie à sa cousine Elisabeth: dès ce moment, depuis le sein de sa mère, Jean avait manifesté sa joie. Si c'est bien ce qui s'est passé lors de la visite de Marie à sa cousine Elisabeth, il est clair que Jean peut ressentir la présence de Jésus, même si ce dernier n'est pas visible. Et donc, lorsqu'il dit qu'il ne le connaissait pas, il veut dire simplement que, jusqu'au baptême de Jésus, il ne pouvait pas proclamer Jésus comme étant le Seigneur.
Je n'ai pas grand chose à ajouter aux textes de ce dimanche. Si ce n'est que le temps de Dieu n'est jamais le nôtre. Nous serons toujours surpris par sa visite ! Et c'est la raison pour laquelle tous ceux et toutes celles, parmi nous, qui consacrent chaque jour un temps à la prière, à l'adoration, à la contemplation de l'oeuvre du Seigneur dans leur propre vie... ce sont des bienheureux. Ils sont bienheureux, elles sont bienheureuses, quand bien même la peine et la douleur semblent dominer, quand bien même le mal semble triompher. Ainsi quiconque cherche la Vérité, la vit déjà dans son coeur. Et je me réjouis à cause de cela.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Peccator
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Re: Dimanche : c'est Lui le fils de Dieu
L'évangile de ce dimanche nous adresse une double invitation.
Jean est occupé par ses activités ordinaires. Et pourtant, il ne cesse d'être attentif à la présence de Dieu. Quand Jésus vient à ses côtés, il le reconnait aussitôt. C'était d'ailleurs déjà le cas alors qu'il était encore dans le ventre de sa mère.
Cela m'interpelle sur ma propre manière d'être : est-ce que je me laisse absorber par mes préoccupations de ce monde, ou est-ce que je suis attentif pour reconnaître Jésus quand Il vient me voir ?
La seconde invitation est celle du témoignage : Jean ne se contente pas de reconnaître Jésus, il témoigne de qui Il est, il témoigne de ce qu'il a vu, lui, Jean. Il parle avec force et conviction, et annonce à tous non ce qu'il pense, mais ce qui est du domaine de son expérience personnelle. "Oui, j'ai vu, et je rends témoignage".
Cela m'interpelle sur ma propre manière de professer ma foi. Est-ce que je suis hésitant ? Est-ce que j'ai un peu honte, un peu peur d'être chrétien ? d'être connu comme tel ? Ou est-ce que j'annonce à mon tour la Bonne Nouvelle. Et de quoi suis-je le témoin ? Est-ce que je répète les mots que l'on m'a appris ? Est-ce que je témoigne à partir de mon vécu, de mon expérience, de ma propre relation à Dieu ?
Ce passage d'évangile me rappelle aussi pourquoi je dois être attentif, pourquoi je dois témoigner de ce que j'ai vu. Non pas pour être célèbre. Non pas parce que j'ai envie de partager mes émotions. Pourquoi Jean baptise-t-il à Béthanie ? "Si je suis venu baptiser dans l'eau, c'est pour qu'Il soit manifesté au peuple d'Israël". La voilà, la raison de mon témoignage : pour la gloire de Dieu, pour que le Christ continue d'être manifesté au monde. Je ne suis qu'une créature de Dieu, et la raison d'être de la Création, c'est pour que soit manifestée la gloire de Dieu.
Demain sera pour moi un jour de joie : les jeunes de notre paroisse recevront le sacrement de confirmation. Demain, leur baptême sera parachevé, et ils seront appelés à être eux aussi pleinement témoins. Alleluia.
Jean est occupé par ses activités ordinaires. Et pourtant, il ne cesse d'être attentif à la présence de Dieu. Quand Jésus vient à ses côtés, il le reconnait aussitôt. C'était d'ailleurs déjà le cas alors qu'il était encore dans le ventre de sa mère.
Cela m'interpelle sur ma propre manière d'être : est-ce que je me laisse absorber par mes préoccupations de ce monde, ou est-ce que je suis attentif pour reconnaître Jésus quand Il vient me voir ?
La seconde invitation est celle du témoignage : Jean ne se contente pas de reconnaître Jésus, il témoigne de qui Il est, il témoigne de ce qu'il a vu, lui, Jean. Il parle avec force et conviction, et annonce à tous non ce qu'il pense, mais ce qui est du domaine de son expérience personnelle. "Oui, j'ai vu, et je rends témoignage".
Cela m'interpelle sur ma propre manière de professer ma foi. Est-ce que je suis hésitant ? Est-ce que j'ai un peu honte, un peu peur d'être chrétien ? d'être connu comme tel ? Ou est-ce que j'annonce à mon tour la Bonne Nouvelle. Et de quoi suis-je le témoin ? Est-ce que je répète les mots que l'on m'a appris ? Est-ce que je témoigne à partir de mon vécu, de mon expérience, de ma propre relation à Dieu ?
Ce passage d'évangile me rappelle aussi pourquoi je dois être attentif, pourquoi je dois témoigner de ce que j'ai vu. Non pas pour être célèbre. Non pas parce que j'ai envie de partager mes émotions. Pourquoi Jean baptise-t-il à Béthanie ? "Si je suis venu baptiser dans l'eau, c'est pour qu'Il soit manifesté au peuple d'Israël". La voilà, la raison de mon témoignage : pour la gloire de Dieu, pour que le Christ continue d'être manifesté au monde. Je ne suis qu'une créature de Dieu, et la raison d'être de la Création, c'est pour que soit manifestée la gloire de Dieu.
Demain sera pour moi un jour de joie : les jeunes de notre paroisse recevront le sacrement de confirmation. Demain, leur baptême sera parachevé, et ils seront appelés à être eux aussi pleinement témoins. Alleluia.
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
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etienne lorant
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A vin nouveau, outres neuves
Le lundi de la 2e semaine du temps ordinaire
Premier livre de Samuel 15,16-23.
Après la victoire de Saül sur les Amalécites, Samuel dit à Saül : « Je vais t'apprendre ce que le Seigneur m'a dit pendant la nuit. » Saül lui dit : « Parle. » Alors Samuel déclara : « Toi qui reconnaissais ta petitesse, n'es-tu pas devenu le chef des tribus d'Israël, puisque le Seigneur t'a consacré roi d'Israël ?
Il t'a envoyé en campagne et t'a donné cet ordre : 'Va, livre ces impies, les Amalécites, à l'extermination, fais-leur la guerre jusqu'à destruction totale. '
Pourquoi n'as-tu pas obéi au Seigneur ? Pourquoi t'es-tu jeté sur le butin, as-tu fait ce qui est mal aux yeux du Seigneur ? »
Saül répondit à Samuel : « Mais j'ai obéi au Seigneur ! Je suis allé là où il m'envoyait, j'ai ramené Agag, roi des Amalécites, et j'ai livré son peuple à l'extermination. Dans le butin, le peuple a choisi le meilleur de ce qui était voué à l'extermination, petit et gros bétail, pour l'offrir au Seigneur ton Dieu, à Guilgal. »
Samuel répliqua : « Est-ce que le Seigneur aime les holocaustes et les sacrifices autant que l'obéissance à sa parole ? Oui, l'obéissance vaut mieux que le sacrifice, la docilité vaut mieux que la graisse des béliers.
La révolte est un péché comme le recours à la divination ; le refus d'obéir est un crime comme la consultation des idoles. Parce que tu as rejeté la parole du Seigneur, lui aussi t'a rejeté : tu ne seras plus roi ! »
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 2,18-22.
Comme les disciples de Jean Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vient demander à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, comme les disciples de Jean et ceux des pharisiens ? »
Jésus répond : « Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux ? Tant qu'ils ont l'Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner.
Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé : ce jour-là ils jeûneront.
Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d'étoffe neuve ; autrement la pièce neuve tire sur le vieux tissu et le déchire davantage. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement la fermentation fait éclater les outres, et l'on perd à la fois le vin et les outres. A vin nouveau, outres neuves. »
Cy Aelf, Paris
La raison invoquée par le roi Saül pour sa désobéissance, c'est qu'il ne s'agit pas de désobéissance mais de zèle. Le motif qu'il invoque est bien celui-ci : "Dans le butin, le peuple a choisi le meilleur de ce qui était voué à l'extermination, petit et gros bétail, pour l'offrir au Seigneur ton Dieu, à Guilgal." Dans l’Évangile, les disciples de Jean se sont ralliés aux pharisiens pour jeûner. Or, Jean pratiquait le jeûne dans l'attente du Seigneur, mais son jeûne est achevé ! Et donc, en agissant ils montrent soit qu'ils n'ont pas compris les "signes des temps", soit qu'ils considèrent leurs pratiques religieuses comme inamovibles.
Ce qui est dénoncé, ce sont, encore et toujours, des comportements qui visent à "contenir" Dieu dans un raisonnement d'homme. Qu'on en fasse plus ou moins que ce qui est demandé, ce n'est pas du zèle, c'est un refus de comprendre. Mais par contre, le jeûne que les disciples de Jésus pratiqueront lorsque celui-ci leur sera enlevé ne sera pas un jeûne "d'obligaton", mais un jeûne de désir et d'attente.
Les images que donne Jésus concernant le vêtement et les outres sont vraiment superbes et nous disent que pour vivre de Son amour, il nous faut quitter les "vêtements étriqués" de nos raisonnements et les "vieilles outres" de nos raisonnements qui semblaient les plus cohérents: car la Vérité dépasse complètement le raisonnement et quant, à l'Amour, il est destiné à unifier le croyant dans une démarche d'absolu.
Premier livre de Samuel 15,16-23.
Après la victoire de Saül sur les Amalécites, Samuel dit à Saül : « Je vais t'apprendre ce que le Seigneur m'a dit pendant la nuit. » Saül lui dit : « Parle. » Alors Samuel déclara : « Toi qui reconnaissais ta petitesse, n'es-tu pas devenu le chef des tribus d'Israël, puisque le Seigneur t'a consacré roi d'Israël ?
Il t'a envoyé en campagne et t'a donné cet ordre : 'Va, livre ces impies, les Amalécites, à l'extermination, fais-leur la guerre jusqu'à destruction totale. '
Pourquoi n'as-tu pas obéi au Seigneur ? Pourquoi t'es-tu jeté sur le butin, as-tu fait ce qui est mal aux yeux du Seigneur ? »
Saül répondit à Samuel : « Mais j'ai obéi au Seigneur ! Je suis allé là où il m'envoyait, j'ai ramené Agag, roi des Amalécites, et j'ai livré son peuple à l'extermination. Dans le butin, le peuple a choisi le meilleur de ce qui était voué à l'extermination, petit et gros bétail, pour l'offrir au Seigneur ton Dieu, à Guilgal. »
Samuel répliqua : « Est-ce que le Seigneur aime les holocaustes et les sacrifices autant que l'obéissance à sa parole ? Oui, l'obéissance vaut mieux que le sacrifice, la docilité vaut mieux que la graisse des béliers.
La révolte est un péché comme le recours à la divination ; le refus d'obéir est un crime comme la consultation des idoles. Parce que tu as rejeté la parole du Seigneur, lui aussi t'a rejeté : tu ne seras plus roi ! »
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 2,18-22.
Comme les disciples de Jean Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vient demander à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, comme les disciples de Jean et ceux des pharisiens ? »
Jésus répond : « Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux ? Tant qu'ils ont l'Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner.
Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé : ce jour-là ils jeûneront.
Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d'étoffe neuve ; autrement la pièce neuve tire sur le vieux tissu et le déchire davantage. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement la fermentation fait éclater les outres, et l'on perd à la fois le vin et les outres. A vin nouveau, outres neuves. »
Cy Aelf, Paris
La raison invoquée par le roi Saül pour sa désobéissance, c'est qu'il ne s'agit pas de désobéissance mais de zèle. Le motif qu'il invoque est bien celui-ci : "Dans le butin, le peuple a choisi le meilleur de ce qui était voué à l'extermination, petit et gros bétail, pour l'offrir au Seigneur ton Dieu, à Guilgal." Dans l’Évangile, les disciples de Jean se sont ralliés aux pharisiens pour jeûner. Or, Jean pratiquait le jeûne dans l'attente du Seigneur, mais son jeûne est achevé ! Et donc, en agissant ils montrent soit qu'ils n'ont pas compris les "signes des temps", soit qu'ils considèrent leurs pratiques religieuses comme inamovibles.
Ce qui est dénoncé, ce sont, encore et toujours, des comportements qui visent à "contenir" Dieu dans un raisonnement d'homme. Qu'on en fasse plus ou moins que ce qui est demandé, ce n'est pas du zèle, c'est un refus de comprendre. Mais par contre, le jeûne que les disciples de Jésus pratiqueront lorsque celui-ci leur sera enlevé ne sera pas un jeûne "d'obligaton", mais un jeûne de désir et d'attente.
Les images que donne Jésus concernant le vêtement et les outres sont vraiment superbes et nous disent que pour vivre de Son amour, il nous faut quitter les "vêtements étriqués" de nos raisonnements et les "vieilles outres" de nos raisonnements qui semblaient les plus cohérents: car la Vérité dépasse complètement le raisonnement et quant, à l'Amour, il est destiné à unifier le croyant dans une démarche d'absolu.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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gerardh
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- Conviction : chrétien non catholique
- Localisation : Le Chambon sur Lignon (France)
Re: A vin nouveau, outres neuves
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Bonjour,
Les vieux objets c'est la religion judaïque ou sa continuation "chrétienne". Les objets nouveaux c'est la foi chrétienne qui se place sous la grâce et non sous la Loi.
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Bonjour,
Les vieux objets c'est la religion judaïque ou sa continuation "chrétienne". Les objets nouveaux c'est la foi chrétienne qui se place sous la grâce et non sous la Loi.
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etienne lorant
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Préceptes divins et préjugés humains
Lecture du premier livre de Samuel
Le Seigneur dit à Samuel : « Combien de temps encore vas-tu pleurer Saül ? Je l'ai rejeté. Il ne régnera plus sur Israël. Je t'envoie chez Jessé de Bethléem, car j'ai découvert un roi parmi ses fils. Prends une corne que tu rempliras d'huile, et pars ! »
Samuel répondit : « Comment faire ? Saül va le savoir, et il me tuera. »
Le Seigneur reprit : « Emmène avec toi une génisse, et tu diras que tu viens offrir un sacrifice au Seigneur. Tu inviteras Jessé au sacrifice ; je te dirai alors ce que tu dois faire : tu consacreras par l'onction celui que je te désignerai. »
Samuel obéit à l'ordre du Seigneur.
Quand il parvint à Bethléem, les anciens de la ville furent pris de crainte ; ils allèrent à sa rencontre et lui demandèrent : « Est-ce pour la paix que tu viens ? »
Samuel répondit : « Oui, pour la paix. Je suis venu offrir un sacrifice au Seigneur. Purifiez-vous pour sacrifier avec moi. »
Il purifia lui-même Jessé et ses fils et les invita au sacrifice. Lorsqu'ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c'est celui que le Seigneur a en vue pour lui donner l'onction ! »
Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l'ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes, car les hommes regardent l'apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. »
Jessé appela Abinadab et le présenta à Samuel, qui dit : « Ce n'est pas lui non plus que le Seigneur a choisi. »
Jessé présenta Shamma, mais Samuel dit : « Ce n'est pas lui non plus que le Seigneur a choisi. »
Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n'a choisi aucun de ceux-là. N'as-tu pas d'autres garçons ? »
Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. »
Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu'il ne sera pas arrivé. »
Jessé l'envoya chercher : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau.
Le Seigneur dit alors : « C'est lui ! donne-lui l'onction. »
Samuel prit la corne pleine d'huile, et lui donna l'onction au milieu de ses frères.
L'esprit du Seigneur s'empara de David à partir de ce jour-là. Quant à Samuel, il se mit en route et revint chez lui, à Rama.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu'ils font le jour du sabbat ! Cela n'est pas permis. »
Jésus leur répond : « N'avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu'il fut dans le besoin et qu'il eut faim, lui et ses compagnons ? Au temps du grand prêtre Abiathar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l'offrande que seuls les prêtres peuvent manger, et il en donna aussi à ses compagnons. » Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l'homme est maître, même du sabbat. »
Cy Aelf, Paris
C'est le dernier fils de Jessé qui est l'élu, lui le plus jeune, qui était roux, que l'on avait envoyé garder le troupeau le jour même de l'arrivée du prophète. Certainement, son père avait estimé que de toute manière, il ne ferait pas l'affaire: on ne donne pas l'onction royale à un petit enfant, d'autant que la couleur de ses cheveux était tout à fait inhabituelle chez de bons Israélites ! Mais Dieu ne prête pas attention à l'apparence, à la taille, à la couleur de cheveux mais au coeur.
De la même façon, Dieu n'a pas fait l'homme pour le sabbat, mais il a fait le sabbat pour l'homme. Ce jour de sabbat, avec toutes les interdictions qui frappaient les membres de la communauté, rendaient la vie difficile à beaucoup. C'est ainsi que les disciples qui ont arraché quelques épis de blé en passant dans un champ, se font pratiquement accuser d'avoir moissonné - donc travaillé un jour de Sabbat ! Jésus réagira encore plus vivement chaque fois qu'il se fera accuser de guérir un membre de la communauté au cours du Sabbat. Faire un miracle un jour de Sabbat est-ce donc un travail ? Bien sûr que non ! Tout au contraire, le jour du repos, c'est le jour idéal pour manifester la miséricorde divine.
Très souvent, je me suis reproché de courir les marchés aux puces le dimanche, puisque dans mon cas, c'était vraiment prolonger mon travail d'une demie journée. Mais à présent, c'est fini: le dimanche est bien le jour à sanctifier, le jour pour essayer de renouer avec la famille. Et ce n'est pas aussi facile qu'on peut l'imaginer...
Le Seigneur dit à Samuel : « Combien de temps encore vas-tu pleurer Saül ? Je l'ai rejeté. Il ne régnera plus sur Israël. Je t'envoie chez Jessé de Bethléem, car j'ai découvert un roi parmi ses fils. Prends une corne que tu rempliras d'huile, et pars ! »
Samuel répondit : « Comment faire ? Saül va le savoir, et il me tuera. »
Le Seigneur reprit : « Emmène avec toi une génisse, et tu diras que tu viens offrir un sacrifice au Seigneur. Tu inviteras Jessé au sacrifice ; je te dirai alors ce que tu dois faire : tu consacreras par l'onction celui que je te désignerai. »
Samuel obéit à l'ordre du Seigneur.
Quand il parvint à Bethléem, les anciens de la ville furent pris de crainte ; ils allèrent à sa rencontre et lui demandèrent : « Est-ce pour la paix que tu viens ? »
Samuel répondit : « Oui, pour la paix. Je suis venu offrir un sacrifice au Seigneur. Purifiez-vous pour sacrifier avec moi. »
Il purifia lui-même Jessé et ses fils et les invita au sacrifice. Lorsqu'ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c'est celui que le Seigneur a en vue pour lui donner l'onction ! »
Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l'ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes, car les hommes regardent l'apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. »
Jessé appela Abinadab et le présenta à Samuel, qui dit : « Ce n'est pas lui non plus que le Seigneur a choisi. »
Jessé présenta Shamma, mais Samuel dit : « Ce n'est pas lui non plus que le Seigneur a choisi. »
Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n'a choisi aucun de ceux-là. N'as-tu pas d'autres garçons ? »
Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. »
Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu'il ne sera pas arrivé. »
Jessé l'envoya chercher : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau.
Le Seigneur dit alors : « C'est lui ! donne-lui l'onction. »
Samuel prit la corne pleine d'huile, et lui donna l'onction au milieu de ses frères.
L'esprit du Seigneur s'empara de David à partir de ce jour-là. Quant à Samuel, il se mit en route et revint chez lui, à Rama.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu'ils font le jour du sabbat ! Cela n'est pas permis. »
Jésus leur répond : « N'avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu'il fut dans le besoin et qu'il eut faim, lui et ses compagnons ? Au temps du grand prêtre Abiathar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l'offrande que seuls les prêtres peuvent manger, et il en donna aussi à ses compagnons. » Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l'homme est maître, même du sabbat. »
Cy Aelf, Paris
C'est le dernier fils de Jessé qui est l'élu, lui le plus jeune, qui était roux, que l'on avait envoyé garder le troupeau le jour même de l'arrivée du prophète. Certainement, son père avait estimé que de toute manière, il ne ferait pas l'affaire: on ne donne pas l'onction royale à un petit enfant, d'autant que la couleur de ses cheveux était tout à fait inhabituelle chez de bons Israélites ! Mais Dieu ne prête pas attention à l'apparence, à la taille, à la couleur de cheveux mais au coeur.
De la même façon, Dieu n'a pas fait l'homme pour le sabbat, mais il a fait le sabbat pour l'homme. Ce jour de sabbat, avec toutes les interdictions qui frappaient les membres de la communauté, rendaient la vie difficile à beaucoup. C'est ainsi que les disciples qui ont arraché quelques épis de blé en passant dans un champ, se font pratiquement accuser d'avoir moissonné - donc travaillé un jour de Sabbat ! Jésus réagira encore plus vivement chaque fois qu'il se fera accuser de guérir un membre de la communauté au cours du Sabbat. Faire un miracle un jour de Sabbat est-ce donc un travail ? Bien sûr que non ! Tout au contraire, le jour du repos, c'est le jour idéal pour manifester la miséricorde divine.
Très souvent, je me suis reproché de courir les marchés aux puces le dimanche, puisque dans mon cas, c'était vraiment prolonger mon travail d'une demie journée. Mais à présent, c'est fini: le dimanche est bien le jour à sanctifier, le jour pour essayer de renouer avec la famille. Et ce n'est pas aussi facile qu'on peut l'imaginer...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Dimanche : c'est Lui le fils de Dieu
L'homélie du Pape François
C’est beau, ce passage de l’Évangile. Jean qui baptisait ; et Jésus, qui avait été baptisé avant, quelques jours avant, et venu et il est passé devant Jean. Et Jean a senti à l’intérieur de lui-même la force de l’Esprit-Saint pour rendre témoignage à Jésus. En le regardant, et en regardant la foule qui l’entourait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde ». Et il rend témoignage à Jésus ; voici Jésus, voici celui qui vient nous sauver ; voici celui qui nous donnera la force de l’espérance.
Jésus est appelé l’Agneau : il est l’Agneau qui enlève le péché du monde. On peut se dire : mais comment un agneau, si faible, un faible petit agneau, comment peut-il enlever tant de péchés, tant de méchancetés ? Par l’amour. Par sa douceur. Jésus n’a jamais cessé d’être un agneau : doux, bon, plein d’amour, proche des petits, proche des pauvres. Il était là, parmi les gens, il guérissait tout le monde, il enseignait, il priait. Jésus, si faible, comme un agneau. Mais il a eu la force de porter sur lui tous nos péchés, tous. « Mais, Père, vous ne connaissez pas ma vie ; moi, j’ai [des péchés] que je ne peux même pas porter avec un camion… ». Bien souvent, quand nous regardons notre conscience, nous trouvons de gros [péchés] ! Mais lui, il les porte. Il est venu pour cela : pour pardonner, pour faire la paix dans le monde, mais avant, dans les cœurs. Peut-être que nous avons tous quelque chose qui tourmente notre cœur, peut-être que nous avons l’obscurité dans le cœur, peut-être que l’on se sent un peu triste à cause d’une faute… Lui, il est venu pour enlever tout cela, il nous donne la paix, il pardonne tout. « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché » : il enlève le péché avec sa racine, tout ! C’est cela, le salut de Jésus, avec son amour et avec sa douceur. Et en entendant ce que dit Jean-Baptiste, qui rend témoignage à Jésus comme Sauveur, nous devons grandir dans la foi en Jésus.
Nous avons bien souvent confiance dans le médecin : c’est bien, parce que le médecin est là pour nous guérir ; nous avons confiance dans une personne : nos frères, nos sœurs peuvent nous aider. C’est bien d’avoir cette confiance humaine, entre nous. Mais nous oublions la confiance dans le Seigneur : c’est cela, la clé du succès de la vie. La confiance dans le Seigneur, confions-nous dans le Seigneur ! « Seigneur, regarde ma vie ; je suis dans l’obscurité, j’ai cette difficulté, j’ai ce péché… » ; tout ce que nous avons : « Regarde ceci : je te fais confiance ! » Et cela, c’est un pari que nous devons faire : lui faire confiance, et il ne déçoit jamais. Jamais, jamais ! Écoutez bien, vous, les jeunes, qui commencez maintenant votre vie : Jésus ne déçoit jamais. Jamais. Voilà le témoignage de Jean : Jésus, le bon, le doux, qui finira comme un agneau, tué. Sans crier. Il est venu pour nous sauver, pour enlever le péché. Le mien, le tien et celui du monde : tout, tout.
Et maintenant, je vous invite à faire quelque chose : fermons les yeux, imaginons cette scène, là-bas, au bord du fleuve : Jean-Baptiste en train de baptiser et Jésus qui passe. Et entendons la voix de Jean : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Regardons Jésus et, en silence, que chacun de nous dise quelque chose à Jésus, dans son cœur. En silence. [Pause de silence]
Que le Seigneur Jésus qui est doux et bon – c’est un agneau – qui est venu pour enlever les péchés, nous accompagne sur la route de notre vie. Ainsi soit-il.
http://www.zenit.org/fr/articles/jesus-ne-decoit-jamais
C’est beau, ce passage de l’Évangile. Jean qui baptisait ; et Jésus, qui avait été baptisé avant, quelques jours avant, et venu et il est passé devant Jean. Et Jean a senti à l’intérieur de lui-même la force de l’Esprit-Saint pour rendre témoignage à Jésus. En le regardant, et en regardant la foule qui l’entourait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde ». Et il rend témoignage à Jésus ; voici Jésus, voici celui qui vient nous sauver ; voici celui qui nous donnera la force de l’espérance.
Jésus est appelé l’Agneau : il est l’Agneau qui enlève le péché du monde. On peut se dire : mais comment un agneau, si faible, un faible petit agneau, comment peut-il enlever tant de péchés, tant de méchancetés ? Par l’amour. Par sa douceur. Jésus n’a jamais cessé d’être un agneau : doux, bon, plein d’amour, proche des petits, proche des pauvres. Il était là, parmi les gens, il guérissait tout le monde, il enseignait, il priait. Jésus, si faible, comme un agneau. Mais il a eu la force de porter sur lui tous nos péchés, tous. « Mais, Père, vous ne connaissez pas ma vie ; moi, j’ai [des péchés] que je ne peux même pas porter avec un camion… ». Bien souvent, quand nous regardons notre conscience, nous trouvons de gros [péchés] ! Mais lui, il les porte. Il est venu pour cela : pour pardonner, pour faire la paix dans le monde, mais avant, dans les cœurs. Peut-être que nous avons tous quelque chose qui tourmente notre cœur, peut-être que nous avons l’obscurité dans le cœur, peut-être que l’on se sent un peu triste à cause d’une faute… Lui, il est venu pour enlever tout cela, il nous donne la paix, il pardonne tout. « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché » : il enlève le péché avec sa racine, tout ! C’est cela, le salut de Jésus, avec son amour et avec sa douceur. Et en entendant ce que dit Jean-Baptiste, qui rend témoignage à Jésus comme Sauveur, nous devons grandir dans la foi en Jésus.
Nous avons bien souvent confiance dans le médecin : c’est bien, parce que le médecin est là pour nous guérir ; nous avons confiance dans une personne : nos frères, nos sœurs peuvent nous aider. C’est bien d’avoir cette confiance humaine, entre nous. Mais nous oublions la confiance dans le Seigneur : c’est cela, la clé du succès de la vie. La confiance dans le Seigneur, confions-nous dans le Seigneur ! « Seigneur, regarde ma vie ; je suis dans l’obscurité, j’ai cette difficulté, j’ai ce péché… » ; tout ce que nous avons : « Regarde ceci : je te fais confiance ! » Et cela, c’est un pari que nous devons faire : lui faire confiance, et il ne déçoit jamais. Jamais, jamais ! Écoutez bien, vous, les jeunes, qui commencez maintenant votre vie : Jésus ne déçoit jamais. Jamais. Voilà le témoignage de Jean : Jésus, le bon, le doux, qui finira comme un agneau, tué. Sans crier. Il est venu pour nous sauver, pour enlever le péché. Le mien, le tien et celui du monde : tout, tout.
Et maintenant, je vous invite à faire quelque chose : fermons les yeux, imaginons cette scène, là-bas, au bord du fleuve : Jean-Baptiste en train de baptiser et Jésus qui passe. Et entendons la voix de Jean : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Regardons Jésus et, en silence, que chacun de nous dise quelque chose à Jésus, dans son cœur. En silence. [Pause de silence]
Que le Seigneur Jésus qui est doux et bon – c’est un agneau – qui est venu pour enlever les péchés, nous accompagne sur la route de notre vie. Ainsi soit-il.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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La main paralysée et le doigt de Dieu
Lecture du premier livre de Samuel
Le Philistin Goliath venait tous les jours défier l'armée d'Israël.
David dit au roi Saül : « Que personne ne perde courage à cause de ce Philistin. Moi, ton serviteur, j'irai me battre avec lui. »
Saül répondit à David : « Tu ne peux pas marcher contre ce Philistin pour lutter avec lui, car tu n'es qu'un enfant, et lui, c'est un homme de guerre depuis sa jeunesse. »
David insista : « Le Seigneur, qui m'a sauvé des griffes du lion et de l'ours, me sauvera des mains de ce Philistin. »
Alors Saül lui dit : « Va, et que le Seigneur soit avec toi ! »
David prit son bâton, il choisit dans le torrent cinq cailloux bien ronds et les mit dans une poche de son sac de berger ; puis, la fronde à la main, il marcha vers le Philistin.
Le Philistin s'avança, précédé de son porte-bouclier, et arriva près de David.
Lorsqu'il le vit, il le regarda avec mépris car c'était un jeune garçon ; il était roux et de belle apparence.
Le Philistin lui dit : « Suis-je donc un chien, pour que tu viennes contre moi avec un bâton ? » Et il lui lança une malédiction en invoquant ses dieux.
Il dit à David : « Viens ici, que je te donne en pâture aux oiseaux du ciel et aux bêtes sauvages ! »
David lui répondit : « Tu marches contre moi avec l'épée, la lance et le javelot, mais moi, je marche contre toi au nom du Seigneur des armées, le Dieu des troupes d'Israël que tu as insulté. Aujourd'hui le Seigneur va te livrer en mon pouvoir, je vais te tuer, te trancher la tête, donner aujourd'hui même les cadavres de l'armée philistine aux oiseaux du ciel et aux bêtes sauvages. Toute la terre saura qu'il y a un Dieu pour Israël, et tous ces gens rassemblés sauront que le Seigneur ne donne la victoire ni par l'épée ni par la lance,
mais que le Seigneur combat lui-même, et qu'il vous livre entre nos mains. »
Goliath s'était avancé et venait à la rencontre de David.
Celui-ci s'élança et courut vers les rangs des ennemis au-devant du Philistin.
Il plongea la main dans son sac, et en retira un caillou qu'il lança avec sa fronde. Il atteignit le Philistin au front, le caillou s'y enfonça, et Goliath tomba la face contre terre.
Ainsi David triompha avec une fronde et un caillou : quand il frappa le Philistin à mort,
il n'avait pas d'épée à la main. David se précipita, et arrivé près du Philistin, il lui prit son épée, qu'il tira du fourreau, et le tua en lui tranchant la tête.
Quand les Philistins virent que leur champion était mort, ils prirent la fuite.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
Un jour, Jésus entra dans une synagogue ; il y avait là un homme dont la main était paralysée.
On observait Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat ; on pourrait ainsi l'accuser.
Il dit à l'homme qui avait la main paralysée : « Viens te mettre là devant tout le monde. »
Et s'adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal ? de sauver une vie, ou de tuer ? » Mais ils se taisaient. Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l'endurcissement de leurs coeurs, il dit à l'homme : « Étends la main. » Il l'étendit, et sa main redevint normale.
Une fois sortis, les pharisiens se réunirent avec les partisans d'Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.
Cy Aelf, Paris
La petitesse du moyen utilisé pour vaincre le champion des Philistins trouve sa correspondance dans la façon dont Jésus va guérir l'homme à la main paralysée. Jésus n'a nul besoin de le toucher : mais le malade étend la main, et c'est comme s'il s'était guéri de lui-même. Et c'est un fait qu'il n'a rien demandé, du moins pas ouvertement, mais il aura certainement espéré et prié pour sa guérison. Du simple point de vue de la foi, tous ne devraient-ils pas se réjouir ?
Mais les pharisiens présents "montent en épingle" ce petit épisode. Ils nous révèlent aussi qu'ils sont en relation avec Hérode, qui craint pour son pouvoir. Ainsi, le pouvoir en place peut s'associer à une religion ou une construction philosophique bien établies (je songe à la "libre pensée"), afin d'entraver l'oeuvre du Dieu de la miséricorde. Cet épisode est donc d'une grande actualité, du fait de sa conclusion: ils cherchent à faire périr Jésus, qui est un danger pour "l'ordre établi". Nous aussi, nouss sommes un danger pour l'ordre établi. Et je m'en réjouis.
Le Philistin Goliath venait tous les jours défier l'armée d'Israël.
David dit au roi Saül : « Que personne ne perde courage à cause de ce Philistin. Moi, ton serviteur, j'irai me battre avec lui. »
Saül répondit à David : « Tu ne peux pas marcher contre ce Philistin pour lutter avec lui, car tu n'es qu'un enfant, et lui, c'est un homme de guerre depuis sa jeunesse. »
David insista : « Le Seigneur, qui m'a sauvé des griffes du lion et de l'ours, me sauvera des mains de ce Philistin. »
Alors Saül lui dit : « Va, et que le Seigneur soit avec toi ! »
David prit son bâton, il choisit dans le torrent cinq cailloux bien ronds et les mit dans une poche de son sac de berger ; puis, la fronde à la main, il marcha vers le Philistin.
Le Philistin s'avança, précédé de son porte-bouclier, et arriva près de David.
Lorsqu'il le vit, il le regarda avec mépris car c'était un jeune garçon ; il était roux et de belle apparence.
Le Philistin lui dit : « Suis-je donc un chien, pour que tu viennes contre moi avec un bâton ? » Et il lui lança une malédiction en invoquant ses dieux.
Il dit à David : « Viens ici, que je te donne en pâture aux oiseaux du ciel et aux bêtes sauvages ! »
David lui répondit : « Tu marches contre moi avec l'épée, la lance et le javelot, mais moi, je marche contre toi au nom du Seigneur des armées, le Dieu des troupes d'Israël que tu as insulté. Aujourd'hui le Seigneur va te livrer en mon pouvoir, je vais te tuer, te trancher la tête, donner aujourd'hui même les cadavres de l'armée philistine aux oiseaux du ciel et aux bêtes sauvages. Toute la terre saura qu'il y a un Dieu pour Israël, et tous ces gens rassemblés sauront que le Seigneur ne donne la victoire ni par l'épée ni par la lance,
mais que le Seigneur combat lui-même, et qu'il vous livre entre nos mains. »
Goliath s'était avancé et venait à la rencontre de David.
Celui-ci s'élança et courut vers les rangs des ennemis au-devant du Philistin.
Il plongea la main dans son sac, et en retira un caillou qu'il lança avec sa fronde. Il atteignit le Philistin au front, le caillou s'y enfonça, et Goliath tomba la face contre terre.
Ainsi David triompha avec une fronde et un caillou : quand il frappa le Philistin à mort,
il n'avait pas d'épée à la main. David se précipita, et arrivé près du Philistin, il lui prit son épée, qu'il tira du fourreau, et le tua en lui tranchant la tête.
Quand les Philistins virent que leur champion était mort, ils prirent la fuite.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
Un jour, Jésus entra dans une synagogue ; il y avait là un homme dont la main était paralysée.
On observait Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat ; on pourrait ainsi l'accuser.
Il dit à l'homme qui avait la main paralysée : « Viens te mettre là devant tout le monde. »
Et s'adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal ? de sauver une vie, ou de tuer ? » Mais ils se taisaient. Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l'endurcissement de leurs coeurs, il dit à l'homme : « Étends la main. » Il l'étendit, et sa main redevint normale.
Une fois sortis, les pharisiens se réunirent avec les partisans d'Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.
Cy Aelf, Paris
La petitesse du moyen utilisé pour vaincre le champion des Philistins trouve sa correspondance dans la façon dont Jésus va guérir l'homme à la main paralysée. Jésus n'a nul besoin de le toucher : mais le malade étend la main, et c'est comme s'il s'était guéri de lui-même. Et c'est un fait qu'il n'a rien demandé, du moins pas ouvertement, mais il aura certainement espéré et prié pour sa guérison. Du simple point de vue de la foi, tous ne devraient-ils pas se réjouir ?
Mais les pharisiens présents "montent en épingle" ce petit épisode. Ils nous révèlent aussi qu'ils sont en relation avec Hérode, qui craint pour son pouvoir. Ainsi, le pouvoir en place peut s'associer à une religion ou une construction philosophique bien établies (je songe à la "libre pensée"), afin d'entraver l'oeuvre du Dieu de la miséricorde. Cet épisode est donc d'une grande actualité, du fait de sa conclusion: ils cherchent à faire périr Jésus, qui est un danger pour "l'ordre établi". Nous aussi, nouss sommes un danger pour l'ordre établi. Et je m'en réjouis.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Peccator
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Re: La main paralysée et le doigt de Dieu
Les pharisiens qui sont rassemblés aujourd'hui à la synagogue avec tout le peuple des croyants, aujourd'hui jour de sabbat, n'ont qu'une intention au coeur : louer Dieu, de la manière la plus droite, la plus pure dont ils soient capables. Ils consacrent tout leur effort à être juste en toute circonstance, à être pour le peuple des témoins de la justice, à clairement montrer par leur vie autant que par leur parole que l'homme doit craindre Dieu et lui rendre grâce de ses bienfaits.
Quelle démarche admirable de foi, d'engagement de toute sa vie.
Mais aujourd'hui, ces pharisiens montrent comment en focalisant leur amour pour Dieu sur le respect de la Loi, ils finissent par fermer leur coeur et se construire une idée fausse de Dieu, et de l'amour dont Dieu aime les hommes.
Une idée fausse, parce qu'ils n'ont pas compris à quel point Dieu aime l'homme. A tel point qu'Il a créé l'homme à Son image. C'est là ce que Jésus cherche à expliquer à maintes reprise : en tout homme, nous voyons le visage de Dieu.
Comment alors pourrait-il être préférable de se réunir pour crier "Seigneur, Seigneur !", mais dans le même temps refuser de prendre soin d'un homme alors qu'on le pourrait ? Par quelle logique corrompue en arrivons-nous à crier vers Dieu, sans voir qu'Il se montre à nous, là, sous les traits de notre prochain.
Alors Jésus aujourd'hui est en colère. Une sainte colère, car ces hommes qui veulent aimer Dieu de toutes leurs forces en aiment en réalité un autre : sans s'en rendre compte, ils se sont érigé une idole, un faux Dieu qui voudrait recevoir l'amour des hommes, sans donner en retour son amour pour les hommes. Jésus est en colère, parce qu'en pensant aimer, ces pharisiens ferment en réalité leur coeur : ils se sont fermé à l'amour, sans même s'en apercevoir.
"L'homme est-il fait pour le sabbat, ou le sabbat pour l'homme ?" demandait Jésus dans la lecture d'hier. Comment répondre à cette question ? En écoutant cet épisode de l'homme à la main sèche, en écoutant la réponse de Jésus à Mc 2, 27 (le sabbat est fait pour l'homme), on pourrait croire naïvement que Jésus change la Loi, qu'il révèle qu'en réalité, le sabbat est pour l'homme, alors que la Loi aurait établi le contraire, contraignant l'homme à un repos forcé tous les sept jours.
Et pourtant, Jésus n'est pas là pour abroger, mais pour accomplir. L'homme pourrait-il donc être fait pour le sabbat ? Qu'est-ce que le sabbat ?
Dans la Torah, le sabbat est instauré pour être un jour de libération :
Dt 5, 12-14 :
12 Qu'on garde le jour du sabbat en le tenant pour sacré comme le Seigneur ton Dieu te l'a ordonné. 13 Tu travailleras six jours, faisant tout ton ouvrage, 14 mais le septième jour, c'est le sabbat du Seigneur ton Dieu.
Le travail, que l'homme accomplit pendant 6 jours, est la conséquence du péché originel. Le 7e jour est un jour sacré : c'est le jour du Seigneur, et c'est un jour où l'homme ne travaille pas. Si l'on ne travaille pas, c'est parce que ce jour étant le jour de Dieu, il ne saurait être le jour du péché. Ce jour-là, Dieu accorde sa grâce à l'homme, et le ramène à Lui.
Cette libération annoncée dès le jardin d'Eden, cette libération dont le sabbat est une portion d'héritage donnée par anticipation, Dieu la donnera totalement par le sacrifice de Jésus sur la croix. C'est cette même libération qui nous est donnée chaque fois que nous célébrons l'eucharistie.
On entend presque Jésus vitupérer "Engeance de vipères". Non qu'il cesserait d'aimer ces pharisiens, qui consacrent sincèrement tous leurs efforts à respecter la Loi que Dieu a donné à Son peuple. Mais on le voit bien, ce sont bien des héritiers du serpent de la Genèse qui ont ainsi réussi à prendre la sainte Loi de Dieu, et à la tordre, la retourner jusqu'à lui faire dire le contraire. Dieu instaure le sabbat comme libération, et la vipère entraîne l'homme à le vivre comme servitude, une servitude où son coeur se ferme, une servitude où l'homme met l'amour de côté et ne garde que la crainte.
N'écoutons pas la vipère qui siffle près de nous. Gardons ces paroles de Jésus en notre coeur, et n'oublions pas qu'aimer Dieu, c'est aussi aimer l'homme.
Quelle démarche admirable de foi, d'engagement de toute sa vie.
Mais aujourd'hui, ces pharisiens montrent comment en focalisant leur amour pour Dieu sur le respect de la Loi, ils finissent par fermer leur coeur et se construire une idée fausse de Dieu, et de l'amour dont Dieu aime les hommes.
Une idée fausse, parce qu'ils n'ont pas compris à quel point Dieu aime l'homme. A tel point qu'Il a créé l'homme à Son image. C'est là ce que Jésus cherche à expliquer à maintes reprise : en tout homme, nous voyons le visage de Dieu.
Comment alors pourrait-il être préférable de se réunir pour crier "Seigneur, Seigneur !", mais dans le même temps refuser de prendre soin d'un homme alors qu'on le pourrait ? Par quelle logique corrompue en arrivons-nous à crier vers Dieu, sans voir qu'Il se montre à nous, là, sous les traits de notre prochain.
Alors Jésus aujourd'hui est en colère. Une sainte colère, car ces hommes qui veulent aimer Dieu de toutes leurs forces en aiment en réalité un autre : sans s'en rendre compte, ils se sont érigé une idole, un faux Dieu qui voudrait recevoir l'amour des hommes, sans donner en retour son amour pour les hommes. Jésus est en colère, parce qu'en pensant aimer, ces pharisiens ferment en réalité leur coeur : ils se sont fermé à l'amour, sans même s'en apercevoir.
"L'homme est-il fait pour le sabbat, ou le sabbat pour l'homme ?" demandait Jésus dans la lecture d'hier. Comment répondre à cette question ? En écoutant cet épisode de l'homme à la main sèche, en écoutant la réponse de Jésus à Mc 2, 27 (le sabbat est fait pour l'homme), on pourrait croire naïvement que Jésus change la Loi, qu'il révèle qu'en réalité, le sabbat est pour l'homme, alors que la Loi aurait établi le contraire, contraignant l'homme à un repos forcé tous les sept jours.
Et pourtant, Jésus n'est pas là pour abroger, mais pour accomplir. L'homme pourrait-il donc être fait pour le sabbat ? Qu'est-ce que le sabbat ?
Dans la Torah, le sabbat est instauré pour être un jour de libération :
Dt 5, 12-14 :
12 Qu'on garde le jour du sabbat en le tenant pour sacré comme le Seigneur ton Dieu te l'a ordonné. 13 Tu travailleras six jours, faisant tout ton ouvrage, 14 mais le septième jour, c'est le sabbat du Seigneur ton Dieu.
Le travail, que l'homme accomplit pendant 6 jours, est la conséquence du péché originel. Le 7e jour est un jour sacré : c'est le jour du Seigneur, et c'est un jour où l'homme ne travaille pas. Si l'on ne travaille pas, c'est parce que ce jour étant le jour de Dieu, il ne saurait être le jour du péché. Ce jour-là, Dieu accorde sa grâce à l'homme, et le ramène à Lui.
Cette libération annoncée dès le jardin d'Eden, cette libération dont le sabbat est une portion d'héritage donnée par anticipation, Dieu la donnera totalement par le sacrifice de Jésus sur la croix. C'est cette même libération qui nous est donnée chaque fois que nous célébrons l'eucharistie.
On entend presque Jésus vitupérer "Engeance de vipères". Non qu'il cesserait d'aimer ces pharisiens, qui consacrent sincèrement tous leurs efforts à respecter la Loi que Dieu a donné à Son peuple. Mais on le voit bien, ce sont bien des héritiers du serpent de la Genèse qui ont ainsi réussi à prendre la sainte Loi de Dieu, et à la tordre, la retourner jusqu'à lui faire dire le contraire. Dieu instaure le sabbat comme libération, et la vipère entraîne l'homme à le vivre comme servitude, une servitude où son coeur se ferme, une servitude où l'homme met l'amour de côté et ne garde que la crainte.
N'écoutons pas la vipère qui siffle près de nous. Gardons ces paroles de Jésus en notre coeur, et n'oublions pas qu'aimer Dieu, c'est aussi aimer l'homme.
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Devenir de vrais religieux (texte corrigé)
Le jeudi de la 2e semaine du temps ordinaire
Premier livre de Samuel 18,6-9.19,1-7.
Lorsque David revint après avoir tué le Philistin Goliath, les femmes de toutes les villes d'Israël sortirent au-devant du roi Saül pour chanter et danser au son des tambourins, des cris de joie et des cymbales.
Les femmes dansaient en se renvoyant ce refrain : « Saül a tué ses milliers, et David, ses dizaines de milliers. »
Saül le prit très mal et fut très irrité. Il disait : « A David on donne les dizaines de milliers, et à moi seulement les milliers ; il ne lui manque plus que la royauté ! »
Depuis ce jour-là, Saül regardait David d'un œil envieux.
Saül dit à Jonathan son fils et à tous ses gens sa volonté de faire mourir David. Mais Jonathan, le fils de Saül, aimait beaucoup David et il alla le prévenir : « Mon père Saül veut te faire mourir. Demain matin, sois sur tes gardes, reste caché, dissimule-toi. Moi, je sortirai et je me tiendrai à côté de mon père dans la campagne, pas loin de toi. Je parlerai de toi à mon père, je verrai ce qu'il dira et je te le ferai savoir. »
Jonathan fit à son père Saül l'éloge de David et il continua : « Que le roi ne commette pas de crime contre son serviteur David, car lui n'a commis aucun crime contre toi. Au contraire, il t'a rendu un grand service.
Il a risqué sa vie, il a tué Goliath le Philistin, et le Seigneur a donné une grande victoire à tout Israël : tu l'as vu et tu en as été heureux. Pourquoi donc commettre un crime contre la vie d'un homme innocent, en faisant mourir David sans motif ? »
Saül écouta Jonathan et fit ce serment : « Je le jure par le Seigneur qui est vivant : David ne mourra pas ! »
Alors Jonathan appela David et lui répéta tout ce que le roi avait dit. Puis il le conduisit à Saül, et il reprit sa place comme avant.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 3,7-12.
Jésus se retira avec ses disciples au bord du lac ; et beaucoup de gens, venus de la Galilée, le suivirent ; et aussi beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon avaient appris tout ce qu'il faisait, et ils vinrent à lui. Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour qu'il ne soit pas écrasé par la foule. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. Et lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui et criaient : « Tu es le Fils de Dieu ! » Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.
Cy Aelf, Paris
Il y a beaucoup d'émotions et de sentiments forts exprimés dans les textes de ce jour. Dans la première lecture, on voit Jonathan raisonner Saül et le ramener à une plus juste considération du jeune David.
De quoi le roi est-il jaloux ? Du succès de son triomphe sur Goliath ? Des danses improvisées en son honneur par les femmes ? Ou bien: est-ce qu'il craint déjà pour son pouvoir ? Le texte cite également son envie. Mais Jonathan réussit à le raisonner.
De la manière dont ce passage est écrit, je me souviens des bandes dessinées de mon enfance, où l'on pouvait voir un ange et un démon essayer d'influencer un personnage, l'un favorablement, l'autre négativement. Le diablotin tout rouge excitait avec sa fourche un gamin qui hésitait entre étudier ses leçons ou jouer au ballon.
Dans l’Évangile aussi, les sentiments et les émotions sont à l'oeuvre. Un homme qui ne vit qu'en se laissant emporter par ses émotions, est d'une façon ou d'une autre la proie facile du démon, quel qu'il soit. Devant l'excitation de la foule qui l'entoure, Jésus doit donc prendre des précautions : il parle désormais depuis une barque que les apôtres tiennent à sa disposition. Les démons sont bien présents : ils voient Jésus, ils se prosternent, ils crient...
Je suis heureux, ce matin, qu'à mon arrivée au travail, moqué comme je le fus par une bande de jeunes adolescents, je n'ai guère réagi. Mais je venais de méditer - en chemin depuis l'église - ce que l'homélie m'avait apporté - et du coup, je n'ai pas dit un seul mot, j'ai ramassé jusqu'entre leurs jambes toutes sortes de détritus et je me suis efforcé de prier pour eux.
Puissions-nous vivre en hommes et femmes véritablement religieux. Que notre foi ne soit pas un sentiment, que notre prière ne soit du rabâchage et que l'Esprit Saint nous guide derrière Jésus chaque jour de la vie.
Premier livre de Samuel 18,6-9.19,1-7.
Lorsque David revint après avoir tué le Philistin Goliath, les femmes de toutes les villes d'Israël sortirent au-devant du roi Saül pour chanter et danser au son des tambourins, des cris de joie et des cymbales.
Les femmes dansaient en se renvoyant ce refrain : « Saül a tué ses milliers, et David, ses dizaines de milliers. »
Saül le prit très mal et fut très irrité. Il disait : « A David on donne les dizaines de milliers, et à moi seulement les milliers ; il ne lui manque plus que la royauté ! »
Depuis ce jour-là, Saül regardait David d'un œil envieux.
Saül dit à Jonathan son fils et à tous ses gens sa volonté de faire mourir David. Mais Jonathan, le fils de Saül, aimait beaucoup David et il alla le prévenir : « Mon père Saül veut te faire mourir. Demain matin, sois sur tes gardes, reste caché, dissimule-toi. Moi, je sortirai et je me tiendrai à côté de mon père dans la campagne, pas loin de toi. Je parlerai de toi à mon père, je verrai ce qu'il dira et je te le ferai savoir. »
Jonathan fit à son père Saül l'éloge de David et il continua : « Que le roi ne commette pas de crime contre son serviteur David, car lui n'a commis aucun crime contre toi. Au contraire, il t'a rendu un grand service.
Il a risqué sa vie, il a tué Goliath le Philistin, et le Seigneur a donné une grande victoire à tout Israël : tu l'as vu et tu en as été heureux. Pourquoi donc commettre un crime contre la vie d'un homme innocent, en faisant mourir David sans motif ? »
Saül écouta Jonathan et fit ce serment : « Je le jure par le Seigneur qui est vivant : David ne mourra pas ! »
Alors Jonathan appela David et lui répéta tout ce que le roi avait dit. Puis il le conduisit à Saül, et il reprit sa place comme avant.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 3,7-12.
Jésus se retira avec ses disciples au bord du lac ; et beaucoup de gens, venus de la Galilée, le suivirent ; et aussi beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon avaient appris tout ce qu'il faisait, et ils vinrent à lui. Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour qu'il ne soit pas écrasé par la foule. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. Et lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui et criaient : « Tu es le Fils de Dieu ! » Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.
Cy Aelf, Paris
Il y a beaucoup d'émotions et de sentiments forts exprimés dans les textes de ce jour. Dans la première lecture, on voit Jonathan raisonner Saül et le ramener à une plus juste considération du jeune David.
De quoi le roi est-il jaloux ? Du succès de son triomphe sur Goliath ? Des danses improvisées en son honneur par les femmes ? Ou bien: est-ce qu'il craint déjà pour son pouvoir ? Le texte cite également son envie. Mais Jonathan réussit à le raisonner.
De la manière dont ce passage est écrit, je me souviens des bandes dessinées de mon enfance, où l'on pouvait voir un ange et un démon essayer d'influencer un personnage, l'un favorablement, l'autre négativement. Le diablotin tout rouge excitait avec sa fourche un gamin qui hésitait entre étudier ses leçons ou jouer au ballon.
Dans l’Évangile aussi, les sentiments et les émotions sont à l'oeuvre. Un homme qui ne vit qu'en se laissant emporter par ses émotions, est d'une façon ou d'une autre la proie facile du démon, quel qu'il soit. Devant l'excitation de la foule qui l'entoure, Jésus doit donc prendre des précautions : il parle désormais depuis une barque que les apôtres tiennent à sa disposition. Les démons sont bien présents : ils voient Jésus, ils se prosternent, ils crient...
Je suis heureux, ce matin, qu'à mon arrivée au travail, moqué comme je le fus par une bande de jeunes adolescents, je n'ai guère réagi. Mais je venais de méditer - en chemin depuis l'église - ce que l'homélie m'avait apporté - et du coup, je n'ai pas dit un seul mot, j'ai ramassé jusqu'entre leurs jambes toutes sortes de détritus et je me suis efforcé de prier pour eux.
Puissions-nous vivre en hommes et femmes véritablement religieux. Que notre foi ne soit pas un sentiment, que notre prière ne soit du rabâchage et que l'Esprit Saint nous guide derrière Jésus chaque jour de la vie.
Dernière modification par etienne lorant le ven. 24 janv. 2014, 15:25, modifié 2 fois.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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