Bof ... je n'entend rien de votre discours, Peccator. Puis je vous trouve comme une sévérité mal placée.
A vous lire l'on croirait qu'il suffit d'être «bon chrétien» pour nager dans la béatitude. La responsabilité en incomberait maintenant au pauvre pékin (!) Job est une rognure de mauvais dévot sûrement, parce qu'il ne flotte pas sur un nuage en dépit de petites avanies de rien du tout. «Quel âne, ce Job ! S'il s'occupait de rechercher la joie du ciel au lieu de s'occuper de son ventre aussi !»
Par ailleurs, je ne sais pas ce qui vous autorise à penser que ceux «en difficulté avec des questions de foi» ne seraient reliés à rien cf tant que vous n'avez pas la foi vous n'êtes relié a rien, juste a des idées plus ou moins bien comprises. Voyons ... Encore une fois, moi j'ai l'impression que vous allez trop loin.
Les gens en difficultés sont similaires à vous. Je ne vois pas que les pauvres seraient davantage coupés du vrai (parce qu'ils pourraient souffrir, ne pas éprouver de joie, etc.), Dieu se devant alors d'être plus loin d'eux (!)
Ensuite
Non, moi le texte du pape François me laisse de glace. Franchement. Il ne me touche pas. J'ai l'impression d'y trouver un rabâchage quelque peu hermétique et où certains mots reviendront en boucle, mais sans que moi-même j'y puisse trouver un élément vraiment nourrisant; c'est comme ça.
J'ai assisté à une messe de minuit hier, pour vous dire, mais alors exécrable, interminable, comme morte, sans saveur, décevante ... ah là, là là ... avec une homélie qui ne m'a rien apporté, rien mais quand je dis rien ... moche, rabâchage de mots comme dans le texte de François, mots qui ne riment à rien, à dormir debout ... J'ai quitté avant la fin (chose que je fais pratiquement jamais). Mais, en sortant, voici que je croise une femme abandonnée là comme une pauvre chose, indigente, sale, clocharde, esseulée, affalée dans les marches, hors du temple, hors du cénacle des bons chrétiens que je venais de laisser à l'intérieur. Elle m'a regardée, fait un sourire et adressée une petite salutation de la main. Vraiment j'en avais le coeur serré : cette vision d'un instant valait plus que la totalité de ce à qui je venais d'assister.
Un simple mouvement amical de reconnaissance humaine (pas sûr que la foi devait entrer là-dedans; peu importe) était de plus grande portée évangélique que tout le discours de l'évêque, ronronant, somnifère, à se perdre ... Cette messe de minuit ratée (pour moi) avait le don de me rappeler les moins bons aspects de la religiosité communautaire, le genre d'aspect moins intéressant auquel je me heurte tout le temps sur ce forum aussi d'ailleurs, comme avec votre billet précédent cf vous ne recherchez pas les joies du ciel, etc.
Disputatio autour de l'Être nécessaire
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Forum de débats dialectiques entre personnes de bonne volonté autour de la religion chrétienne (catholicisme) et des objections formulées à son encontre
NB : L'attention des intervenants est particulièrement attirée sur la courtoisie et le respect ; les blasphèmes et provocations visant à blesser le sentiment religieux des lecteurs seront modérés ; les discussions inutilement polémiques seront verrouillées et leur initiateurs sanctionnés.
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Peccator
- Pater civitatis

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Re: Disputatio autour de l'Être nécessaire
Oh, mais ce n'est pas moi qui le dit... Bienheureux les pauvres, bienheureux les coeurs purs... La béatitude, ce n'est pas moi qui la promet.Cinci a écrit :A vous lire l'on croirait qu'il suffit d'être «bon chrétien» pour nager dans la béatitude.
La vraie question, c'est qu'est-ce que ça veut dire, être "bon chrétien".
Nous n'avons pas dû lire le même livre de Job, parce que moi, ce que je lis, c'est qu'il traverse les épreuves avec une totale confiance en Dieu. Sa colère est justement envers ses amis qui se targuent de respecter la Loi, et cherchent à le pousser à la rébellion contre Dieu.La responsabilité en incomberait maintenant au pauvre pékin (!) Job est une rognure de mauvais dévot sûrement, parce qu'il ne flotte pas sur un nuage en dépit de petites avanies de rien du tout. «Quel âne, ce Job ! S'il s'occupait de rechercher la joie du ciel au lieu de s'occuper de son ventre aussi !»
Effectivement, ces mots sont excessifs. Sans la foi, on est relié à des hommes, et c'est déjà pas mal.Par ailleurs, je ne sais pas ce qui vous autorise à penser que ceux «en difficulté avec des questions de foi» ne seraient reliés à rien cf tant que vous n'avez pas la foi vous n'êtes relié a rien, juste a des idées plus ou moins bien comprises. Voyons ... Encore une fois, moi j'ai l'impression que vous allez trop loin.
Mais il faut quand même se poser la question fondamentale : à quoi nous relie la religion ? (Pour mémoire, je rappelle que religion vient de religare en latin, c'est à dire relier). Dans le contexte païen de la religion romaine, la religion relie les hommes entre eux pour constituer la cité, sous l'égide des dieux. Mais ce n'est pas le cas de la religion chrétienne : nous sommes d'abord liés à Dieu, et c'est par Dieu que nous sommes liés entre nous ensuite.
Et il faudra bien m'expliquer comment on fait pour être relié à Dieu sans la foi.
Vous posez la question de ceux qui sont en difficulté avec des questions de foi. Mais ça, nous le sommes tous ! Dieu est un mystère, nous sommes perpétuellement en difficulté avec des questions de foi, et c'est en les approfondissant qu'on fait grandir la foi.
La foi, ça commence comme une petite graine, qui cherche à pousser pour devenir un bel arbre avec de beaux fruits. Du moment qu'on a la petite graine, on a la foi, et il s'agit de la nourrir, de la faire grandir. Mais sans la petite graine, sans la foi, que reste-t-il ?
Les gens en difficultés sont similaires à vous. Je ne vois pas que les pauvres seraient davantage coupés du vrai (parce qu'ils pourraient souffrir, ne pas éprouver de joie, etc.), Dieu se devant alors d'être plus loin d'eux (!)
Mais enfin ? A quel titre les pauvres seraient-ils coupés du Vrai ? Depuis quand faudrait-il être riche pour être dans la joie ? Et depuis quand la richesse préserverait-elle de la souffrance ?
Et évidemment que les gens en difficulté sont mes semblables, mes frères !
Peut-être serait-il bon de se rappeler maintenant que la joie n'est pas l'absence de souffrance. Aujourd'hui, j'ai passé ma journée dans une joie profonde, et pourtant je peux vous dire que mon coeur souffre et que mes larmes coulent.
Désolé que mon message vous déplaise, mais que voudriez-vous que je vous dise ? Qu'il faut être riche pour être heureux ? Que ceux qui souffrent ne peuvent pas trouver consolation ? Ce n'est pas là le message évangélique.Cette messe de minuit ratée (pour moi) avait le don de me rappeler les moins bons aspects de la religiosité communautaire, le genre d'aspect moins intéressant auquel je me heurte tout le temps sur ce forum aussi d'ailleurs, comme avec votre billet précédent cf vous ne recherchez pas les joies du ciel, etc.
Qu'est-ce donc que la joie pour vous ?
Et tant qu'on y est, qu'est-ce que la foi ?
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