«343 salauds» clament leur droit à «leur pute»

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Anonymus
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Re: «343 salauds» clament leur droit à «leur pute»

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Bonjour,

Vous faites une analogie avec la drogue et c'est un très bon exemple.
En France, la consommation de drogue est illégale, néanmoins sa pénalisation est de l'ordre du symbole : les consommateurs ne sont pas pourchassés et rarement pénalisés. (En fait, c'est surtout lorsqu'elle se cumule avec une autre infraction que la consommation de drogue devient une circonstance aggravante). Au point que certaines villes parlent d'ouvrir des salles de "shoot".

Ce n'est pas pour autant que l'illégalité de la consommation de drogue est absurde. C'est immoral, elle finance les mafias, et c'est tout simplement cohérent d'interdire l'achat si on interdit la vente.

C'est exactement la même chose pour la prostitution.
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PaxetBonum
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Re: «343 salauds» clament leur droit à «leur pute»

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Anonymus a écrit : C'est exactement la même chose pour la prostitution.
Justement non car on ne commence pas par la lutte contre la source de la prostitution contrairement à la drogue.
On devrait arrêter les proxénètes (comme on arrête les producteurs de drogue) et les prostituées volontaires (comme on arrête les dealers).
Mais là l'état ne peut le faire car se sont les mêmes qui ont milités pour cette libération de la femme et liberalisation sexuelle…
Un peu comme si à la tête de l'état on avait un cartel de la drogue qui veut faire bonne figure…
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St François d'Assise
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Re: «343 salauds» clament leur droit à «leur pute»

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PaxetBonum a écrit :Un peu comme si à la tête de l'état on avait un cartel de la drogue qui veut faire bonne figure…
Il y en a quand même au moins un que son passage à la tête de l'Etat et d'une grande organisation internationale n'empêche pas de se retrouver en correctionnelle pour proxénétisme... Vous classez ça parmi la guerre des gangs ?
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PaxetBonum
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Re: «343 salauds» clament leur droit à «leur pute»

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:D
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Re: «343 salauds» clament leur droit à «leur pute»

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Vu aujourd'hui :

«... dans le sens opposé à leurs demandes séculaires. Pas même une petite miette d’écoute et de solidarité. À part « un soutien pour celles voulant sortir de l’industrie du sexe ». Merci de cette bienveillance ! Et celles qui y demeurent ?

Pour elles, les états généraux leur ont réservé la criminalisation des « prostitueurs », sans aucun discernement entre clients et agresseurs, entre mesures de protection et actes de coercition. Tout le monde dans le même sac. Les états généraux du féminisme correspondent en réalité à une mise à la porte des travailleuses du sexe avec leurs demandes, sans autres ménagements.


Ce n’est donc pas du côté du mouvement féministe québécois, enfin celui qui s’est exprimé aux états généraux du féminisme, que les travailleuses du sexe trouveront appui et solidarité. Au contraire : avec les résolutions proposées, les travailleuses du sexe devront continuer à travailler en danger, dans la clandestinité, la marginalité et la stigmatisation, en dehors de la protection des lois générales qui gouvernent les autres êtres humains. Et dans une clandestinité pire encore que le statu quo existant puisqu’on entend faire pression, dans les années qui viennent, pour criminaliser davantage les acteurs qui entrent en communication avec elles dans leur travail, avec tous les risques sociosanitaires inhérents à une clandestinité aggravée. Tout cela au nom du féminisme !

On peut donc conclure de ces états généraux du féminisme que la lutte des travailleuses (et travailleurs aussi) du sexe pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail devra se faire à contre-courant du féminisme dominant [...]»


http://www.ledevoir.com/societe/actuali ... r-la-porte


Ici c'est une féministe qui critique le projet de loi et qui est professeur à l'Université du Québec.
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Kerniou
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Re: «343 salauds» clament leur droit à «leur pute»

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Paxetbonum, vous mettez sur le même plan "la libération sexuelle" et la prostitution. Pour moi, ce n'est pas la même situation ni la même logique. La libération sexuelle prône la liberté de choix du partenaire pour "jouir de son corps" en dehors du mariage. Il n'est pas question de se faire payer ni d'en faire un métier ou une prestation rétribuée et encore moins d'avoir à remettre l'argent ainsi gagné à un proxénète ou une mafia qui à fortiori qui exercent contraintes et sévices.
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Re: «343 salauds» clament leur droit à «leur pute»

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Le problème c'est que l'on ne sait trop quel est le véritable objectif qui est poursuivi. On peut se demander si l'objectif ne viserait pas plutôt à accréditer une certaine vue idéologique d'un certain courant féministe. C'est quand même ennuyeux.

L'exemple :
En France, la consommation de drogue est illégale, néanmoins sa pénalisation est de l'ordre du symbole : les consommateurs ne sont pas pourchassés et rarement pénalisés.
C'est bien en quoi ! une loi prévue pour n'être pas appliquée vraiment sinon rien qu'occasionnellement, dans ce cas, ne risque pas non plus de constituer une grosse menace pour les esclavagistes des réseaux dont on parlerait.

La loi virtuel que vous évoquerez sert surtout à projeter l'idée que les clients sont tous des ordures sans nuance («Tous complices des affreux en Thaïlande !»), sert à vouloir planter dans le décor médiatique une espèce de culpabilité collective d'ordre purement masculine*, mais sans promettre de pouvoir faire disparaître réellement ni la commercialisation des services (dans les hôtels, les beaux quartiers, derrière des façades discrètes, etc) ni les conditions précaires ou risquées dans lesquelles vont se trouver de nombreuses personnes opérant dans l'ombre.

Bref, un vrai projet de politicien pourri, ne réglant rien du tout mais efficace peut-être pour enquiquiner potentiellement quelques citoyens ordinnaires, donnant l'impression qu'un dur combat aurait dû être engagé contre ceux désireux de monnayer des faveurs érotiques («Chose qui ne se fait pas !»; «Chose dégradante pour la personne !») or que ce serait pas le cas.

A part ça ...

Il ne va pas de soi pour tout le monde que l'offre de service sexuel devrait être une affaire impossible, monstrueuse, effrayante, à vous réduire la praticienne à l'état de loque. Le gouvernement socialiste pourrait aussi bien implanter un service d'aide aux handicapés et dont le panier de service comprendrait quelque manipulation physique qui sont si nécéssaires pour assurer le bonheur des gens. Qui penserait qu'il devrait s'agir alors d'un crime contre la personne ? D'autres diraient que ce sont surtout les conditions dans lequel un métier s'exerce qui rendra celui-ci dégradant ou pas. Être éboueur dans la Rome antique eût été une activité dégradante, mais éboueur syndiqué à Paris serait chose respectable.

Ce que je veux dire c'est qu'il me semble clair que tout un courant du féminisme me paraît imprégné d'une sorte de mentalité judéo-chrétienne étrange, manichéenne et digne de l'époque victorienne. Cette mentalité de «mère supérieure de couvent» est bizarre lorsque émanant d'un milieu non-confessionnel, laïciste, contemporain, alors que nous baignons dans une époque d'hédonisme, de sensualisme, d'hyperconsommation et du droit à jouir comme on aura rarement pu le voir dans l'histoire.

____
* Il est intendu là-dedans que les femmes ne sont que des victimes et donc innocentes (C'est parce qu'elles sont toutes forcées; c'est contre leur grée, leur nature s'y objecterait évidemment et patati ...)
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Re: «343 salauds» clament leur droit à «leur pute»

Message non lu par Peccator »

dont le panier de service comprendrait quelque manipulation physique qui sont si nécéssaires pour assurer le bonheur des gens
Je vois que vous êtes vous aussi victime de cette idéologie qui veut que le sexe soit une nécessité pour le bonheur des gens. Comme si on ne pouvait pas être heureux dans l'abstinence.

C'est triste de voir un tel endoctrinement, et une vision si réductrice du bonheur...
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Re: «343 salauds» clament leur droit à «leur pute»

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Non moi je suis un pauvre dans le domaine. Vous ne voyez pas. Si vous lisez, vous captez mal l'esprit.

:p
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Re: «343 salauds» clament leur droit à «leur pute»

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OK, je reconnais avoir un petit peu exagéré votre propos.

Mais j'ai beau tourner la question sous tous les angles, je ne vois pas comme réconcilier la conception chrétienne de la sexualité et une "offre de service".
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Re: «343 salauds» clament leur droit à «leur pute»

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Kerniou a écrit :Paxetbonum, vous mettez sur le même plan "la libération sexuelle" et la prostitution. Pour moi, ce n'est pas la même situation ni la même logique. La libération sexuelle prône la liberté de choix du partenaire pour "jouir de son corps" en dehors du mariage. Il n'est pas question de se faire payer ni d'en faire un métier ou une prestation rétribuée et encore moins d'avoir à remettre l'argent ainsi gagné à un proxénète ou une mafia qui à fortiori qui exercent contraintes et sévices.
Pourquoi pensez-vous que ceux qui disent qu'il est 'interdit d'interdire' iraient interdire une partie de cette libéralisation sexuelle ?
C'est une limite que vous imposez par vous -même.
Et si moi mon plaisir était d'avoir des rapports tarifés, qui aurait le droit de m'interdire de "jouir de mon corps en dehors du mariage" de cette façon ?

Revoyez les revendications de cette libéralisation sexuelle, même le journal "Libération" militait pour la pédophilie, alors vous imaginez la prostitution c'était largement compris là-dedans…

C'est tellement au même plan que c'est ce qui leur interdit de faire une vrai loi contre la prostitution et donc conduit à la stupidité de vouloir verbaliser les clients…
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Re: «343 salauds» clament leur droit à «leur pute»

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Je doute que l'idéologie d'avant-garde des années 1960 ait quelque chose à voir avec la mentalité légaliste et policière du ''vertueux'' contrôle d'aujourd'hui.

Pour ma part, j'aurais tendance à soupçonner bien davantage une bourgeoisie d'affaire et protestante. Ce genre de milieu ferait un meilleur terreau original à partir duquel faire germer des pousses de l'espèce dont on parle. Quelques grandes bourgeoises du militantisme féministe mondiale partageront tout simplement une certaine «éthique» qui sera, à peu de choses près, celle des milieux réformateurs du XIXe siècle.

Exemple :

«... la bourgeoisie du XIXe siècle voulait instaurer le règne de la sobriété : elle supprima les sports populaires et les festivals. Les fêtes, le football, la course de taureaux, les combats de coqs et la boxe scandalisaient les réformateurs bourgeois. Ces réjouissances étaient souvent cruelles; de plus, elles encombraient les lieux publics, interrompaient la conduite habituelle des affaires, distrayaient la population de son travail, favorisaient l'oisiveté, l'extravagance et l'insubordination, et encourageaient la licence et la débauche. Au nom du plaisir rationnel et de l'esprit de progrès, les réformateurs exhortèrent les travailleurs à renoncer aux sports publics désordonnés et aux fêtes traditionnelles, au profit de la douceur du foyer et du confort respectable du foyer familial. Les exhortations restant sans effets, ils eurent recours à l'action politique.

Mais, au début du siècle, ils se heurtèrent à une coallition conservatrice formée sans distinctions de classe sociale.

Les gens du commun furent soutenus dans leur défense des réjouissances immémoriales, par la noblesse traditionnelle, et particulièrement la noblesse provinciale qui n'avait pas encore été atteinte, à cette époque, ni par la piété évangélique, ni par l'humanisme sentimental, ni par l'esprit d'entreprise. «Si tous ces divertissements étaient bannis, quelles en seraient les conséquences ?» demandèrent-ils ? «Se voyant coupés de tout espoir d'accéder à ces plaisirs, les gens du peuple deviendraient tristes et découragés ... De plus, de par la nécéssité de se divertir de temps en temps, ils s'adonneraient à des plaisirs moins recommandables.»

Aux États-Unis, la campagne contre les distractions populaires fut très liée à la croisade menée contre l'alcool et pour une stricte observance du repos dominicale. Elle prit le double caractère d'un conflit entre classes et ethnies. La classe ouvrière, composée en grande partie d'immigrés et de catholiques, défendit ses droits de boire et de jouer aux jeux d'argent, contre les assauts de la respectabilité bourgeoise [...] Dans le New York du XIXe siècle, par exemple, le parti Whig s'identifiait à l'esprit d'entreprise, au progrès moral, à la sobriété, à la piété, à l'épargne, aux «bonnes habitudes», à l'étude et, enfin, au repos dominical obigatoire. Les démocrates, pour leur part, étaient à la fois le parti des ruraux réactionnaires et celui des masses immigrantes; ce qui ne l'empêchait pas de représenter aussi le cercle des sportifs, que Lee Benson caractérisait comme des amateurs d'alcool fort, de femmes faciles, de chevaux, et d'un langage vif et corsé.

Le passage des lois bleues* contraignit au secret et à la dissidence un grand nombre de distractions populaires, désormais illégales. [...]

___
* Lois interdisant les activités séculières le dimanche (le commerce, le théâtre, les voyages, le sport, etc.) Les premières prescriptions furent imprimées sur du papier bleu dans le Connecticut.»

Source : La culture du narcissisme, p. 150



Je crois que l'impulsion à vouloir prohiber le mauvais comportement d'autrui trouve sa source principalement dans des foyers protestants bien connus comme le sont les États-Unis ou la Suède, tiens ! Je pense que pour une frange importante du mouvement féministe (qui sera par ailleurs vendue aussi au mondialisme, au capitalisme et au super-capitalisme), la notion de progrès sera attaché à une forme quelconque de vertu. C'est ainsi qu'il me semblerait pouvoir y trouver une forme de parenté assez directe entre les anciennes égéries du mouvement qui s'appuyait sur la religion et des pontes d'aujourd'hui même si c'est pour mettre la religion sous le boisseau. Bref, il m'étonnerait fort que le mouvement verbalisateur soit dû à des archétypes de révolutionnaires à la Gabriel Matzneff.
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Re: «343 salauds» clament leur droit à «leur pute»

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Note amusante :

Il m'en rappelle aussi qu'Oscar Wilde aurait déjà dit (justement à cette époque de «progrès moral» qui était la sienne) : l'anglicanisme est pour les gens respectables, le catholicisme pour les saints et les pécheurs.
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Re: «343 salauds» clament leur droit à «leur pute»

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Cinci a écrit :Je doute que l'idéologie d'avant-garde des années 1960 ait quelque chose à voir avec la mentalité légaliste et policière du ''vertueux'' contrôle d'aujourd'hui.
Pas dans l'inspiration c'est évident, quand on voit comme cet appareil politique est capable de voler au secours des pédophiles on l'imagine mal chasser les péripatéticiennes.
Le modèle est dans le féminisme actuel : la femme au dessus de tout.
Dés lors la femme ne peut vendre son corps à moins qu'elle.
Mais comme les pourvoyeurs de cette idéologie sont ceux qui de l'autre côté militent pour la libéralisation outrancière de la sexualité, le serpent se pique lui-même et ne sait comment sortir de ce piège dans lequel il s'est lui-même enfermé…
Alors on promet une vrai réforme pour ses pauvres femmes exploitées et on accouche d'une chasse au client aussi risible qu'inefficace…
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Re: «343 salauds» clament leur droit à «leur pute»

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Enfin ...

En supposant qu'un aspect «soixante-huitard» pourrait jouer à quelque part - après tout ? - ce le serait peut-être du côté de la réception, c'est à dire de la façon dont le projet serait amené avec les thèmes de l'anti-esclavagisme et celui de la cupabilité fondamentale, lourde et capitale du petit mâle blanc de la classe moyenne, réactionnaire et non-libéré (pas fichu de changer de sexe ou d'être homo, etc.) et, donc, comment l'argumentaire pourrait alors toucher une zone favorable chez certains progressistes et s'y trouver bien accueilli.

A quelque part, ce me semble assez vraisemblable d'imaginer une révolution capitaliste en marche et qui se propose de donner aux praticiens de la gouvernance ce rôle paternaliste (attention : la caution morale ici) de protecteurs des femmes, des enfants, des minorités, des étrangers, des homosexuels. Alors «Attaquons l'infâme ou l'ancien modèle judéo-chrétien et patriarcal honni qui osait vouloir culpabiliser des femmes ... Quelle félonie !»

Il pourrait y avoir un mélange de genre ... une étrange coallition d'intérêts croisés ... un vieux réflexe traditionnel («Légiférons afin de rendre les gens vertueux malgré eux; du moins les forçant à voir le vrai») mâtiné d'un contenu un peu nouveau ... une vieille outre pour une cuvée du printemps ... la vieille peau de bique rassure les unes, le nectar d'ambroisie fraîchement tiré tente les autres ...
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