Disputatio autour de l'Être nécessaire

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Raistlin
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Zarus a écrit :C'est fort beau ces déclarations enflammées, mais le problème c'est que je vois des personnes appartenant à d'autres religions (ou même pas à des religions proprement dits) qui ont l'air aussi passionnés et sincères que vous...
Et pourtant, je ne pense qu'il n'y a que dans le christianisme que vous trouverez la sainteté. La sincérité n'a jamais été un gage de vérité, j'en conviens. Mais la grâce est visible Zarus, il faut juste savoir regarder. Idem pour les miracles par exemple.

Zarus a écrit :C'est sûr que si tout pouvait être vrai et que l'on n'avait que des cases à cocher, la religion chrétienne serait une des réalités les plus agréables (voir la plus agréable) mais le fait qu'on ne puisse pas savoir si on à raison est dérangeant...ça serait ballot de se retrouver devant Mahomet (Ou un Messie qui ne serait pas Jésus mais celui qu'attendent les juifs) après notre mort si on est chrétien. :-D
Je pense que vous vous trompez. Certes, la foi requiert en définitive... un acte de foi. Mais il est naïf de mettre toutes les religions sur le même plan, comme vous le faites, comme s'il n'existait pas de critères rationnels pour les départager.

Pourtant, ce n’est pas faute d’essayer de vous le dire : vous ignorez beaucoup de choses, mais avez la tête pleine d’idées préconçues.

Plutôt que de partir du principe qu’on ne peut pas départager les religions, posez-vous plutôt cette question : existe-t-il des critères de véracité dans les religions et si oui lesquels ? C’est une approche bien plus rationnelle et bien plus digne d’un homme de bonne volonté.
Lorsque vous aurez étudié le sujet à fond, vous aurez le droit de poser un jugement. En attendant, vous ne faites que poser des pétitions de principe.

Cordialement,
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Cher Raistlin,


La définition des êtres contingents est qu’ils n’ont pas en eux-mêmes la raison de leur existence.

Ils l'ont de leurs ancêtres.

Aucun être contingent n’a jamais été et ne sera jamais la cause de son être propre. Donc une somme d’êtres contingents, même à l’infini, ne sera jamais capable de rendre compte de l’être dont il dispose.

Si chaque effet contingent a d'être par sa cause prochaine, et si l'on peut remonter à l'infini la série des causes, chacun des êtres sera causé et aura en sa cause la raison suffisante de son existence.

Multiplier à l’infini l’enchaînement des êtres contingents ne répond pas à la question de savoir pourquoi il y a de l’être plutôt que rien car les êtres contingents, précisément, ne peuvent pas rendre compte de l’être qui existe et dont ils sont détenteurs.

Précisément, cela se peut, comme montré au § précédent.

Je suis tout à fait d’accord avec saint Thomas d’Aquin pour dire qu’on peut concevoir un Univers éternel où les êtres contingents s’enchaînent. Mais alors, il me semble qu’il faudrait conclure la chose suivante : éternellement, l’être est donné aux êtres contingents. Et celui qui donne éternellement l’être aux choses contingentes est un être qui a nécessairement l’être par soi.

Aristote ne le pense pas.

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Cher Raistlin,


Il n'y a que dans le christianisme que vous trouverez la sainteté.

1. La sainteté définie selon les critères du christianisme...
2. Même ainsi définie, vous pouvez la trouver chez des infidèles


Plutôt que de partir du principe qu’on ne peut pas départager les religions, posez-vous plutôt cette question : existe-t-il des critères de véracité dans les religions et si oui lesquels ? C’est une approche bien plus rationnelle et bien plus digne d’un homme de bonne volonté. Lorsque vous aurez étudié le sujet à fond, vous aurez le droit de poser un jugement. En attendant, vous ne faites que poser des pétitions de principe.

3. Serais curieux de lire vos preuves de la seconde classe des préambules de la foi : ça risque d'être sportif...


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Cher Popeye,

J'attends toujours une démonstration convaincante selon laquelle une chaîne infinie d'êtres n'ayant pas par eux-mêmes l'existence puisse rendre compte de pourquoi ils existent. Désolé, mais ça me semble intenable.

Je ne nie pas qu'on puisse imaginer un Univers éternel et une chaîne infinie d'êtres contingents qui s'enchaînent. Mais je dis que cela ne saurait suffire à expliquer pourquoi ces êtres ont l'existence puisque aucun d'eux n'est sa propre raison d'existence. Et puis, je vous pose cette question : un être n'ayant pas par lui-même l'existence peut-il faire exister un autre être par lui-même ? Lorsque deux personnes donnent naissance à un enfant, donnent-elles vraiment l'existence par elles-mêmes, tirée de rien, ou ne font-elles qu'agir sur ce qui existe déjà pour qu'un nouvel être soit appelé à l'existence ? Je penche fortement pour la seconde option. Ainsi, même dans un enchaînement infini d'êtres contingents, il me semble douteux de dire que les êtres contingents s'appellent tour à tour à l'existence car nul ne peut donner ce qu'il n'a pas en propre, et les êtres contingents n'ont pas l'existence en propre.

En fait, il me semble bien que la démonstration de l'Être nécessaire est totalement indépendante de l'éternité ou non de l'Univers. Car le problème ne se situe pas là, il se situe dans le fait qu'aucun être de l'Univers n'a l'être par soi. Et cette difficulté, une multiplication à l'infinie d'êtres contingents ne me semble pas la lever.

Ceci étant dit, je conçois tout à fait que je puisse me tromper quelque part, et surtout d'avoir mal compris quelque chose que vous auriez déjà expliqué. Dans ce cas, soyez indulgent, je vous en prie, et veuillez me réexpliquer les choses... lentement si possible. :-D


Ensuite, en ce qui concerne la sainteté, je ne suis encore pas d'accord avec vous. Il existe des figures de sainteté dans l'Église que nous ne retrouvons pas ailleurs. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de grands hommes ailleurs, bien entendu (songeons à Gandhi par exemple). Mais le saint, je le crois et je le lis dans la vie des saints, vit l'amour à un degré suréminent. Et puis, il y a les miracles...

Enfin, en ce qui concerne les preuves de la religion, oui je pense qu'il existe des choses. Soyons bien clairs : il ne s'agit pas de démontrer la foi au sens mathématique du terme. Mais notre foi ne s'appuie pas sur du vent Popeye. Notre foi s'appuie sur des faits. Et ces faits sont en partie étudiables, analysables, criticables. Comme ils le sont dans d'autres religions.
Je pense donc en effet, que toutes les religions n'ont pas le même degré de crédibilité. Que les athées ricanent sur ça leur chante, je me permettrai juste de souligner que ces éléments de crédibilité, je les étudie depuis ma conversion, et qu'en effet je pense qu'ils existent bel et bien.

Prenons un exemple : la mort et la Résurrection de Jésus, vérités centrales de notre foi. Certes, y adhérer sera toujours en définitive un acte de foi. Mais il est faux de dire qu'à ce sujet, toutes les hypothèses (hallucinations des disciples, Jésus pas vraiment mort, etc.) se valent sur le plan de la critique rationnelle. L'hypothèse de la Résurrection est, je pense, la plus crédible car c'est celle qui rend mieux compte de tous les faits. Bien sûr, il est toujours possible de nier les faits (tenez, je peux même nier l'existence de Napoléon en disant que tous les bouquins à son sujet mentent depuis 2 siècles), mais la négation d'un fait n'est pas forcément l'option la plus rationnelle.

Cordialement,
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Re: Disputatio autour de l'Être nécessaire

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Question subsidiaire, cher Popeye, mais qui m'intéresse fortement : que proposeriez-vous de dire à un athée pour l'amener à reconnaître l'existence du Créateur ?
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Re: Disputatio autour de l'Être nécessaire

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Cher Raistlin,


J'attends toujours une démonstration convaincante selon laquelle une chaîne infinie d'êtres n'ayant pas par eux-mêmes l'existence puisse rendre compte de pourquoi ils existent. Désolé, mais ça me semble intenable.

Je ne nie pas qu'on puisse imaginer un Univers éternel et une chaîne infinie d'êtres contingents qui s'enchaînent. Mais je dis que cela ne saurait suffire à expliquer pourquoi ces êtres ont l'existence puisque aucun d'eux n'est sa propre raison d'existence. Et puis, je vous pose cette question : un être n'ayant pas par lui-même l'existence peut-il faire exister un autre être par lui-même ?

Cela suffisait manifestement à Aristote. Car si aucun être singulier sujet à la génération n'est à lui même cause de son existence, il tient sa cause d'un sujet générateur singulier antécédent, comme déjà dit : Si chaque effet contingent a d'être par sa cause prochaine, et si l'on peut remonter à l'infini la série des causes, chacun des êtres sera causé et aura en sa cause la raison suffisante de son existence.


Ainsi, même dans un enchaînement infini d'êtres contingents, il me semble faux de dire que les l'êtres contingents s'appellent tour à tour à l'existence car nul ne peut donner ce qu'il n'a pas en propre, et les êtres contingents n'ont pas l'existence en propre.

Nul ne peut donner ce qu'il a. Mais l'ayant par réception, quoi l'empêcherait de le transmettre ? Il faut donc prouver qu'existe un premier ayant l'être en propre et dont l'être soit l'effet propre...


En fait, il me semble bien que la démonstration de l'Être nécessaire est totalement indépendante de l'éternité ou non de l'Univers. Car le problème ne se situe pas là, il se situe dans le fait qu'aucun être de l'Univers n'a l'être par soi. Et cette difficulté, une multiplication à l'infinie d'êtres contingents ne me semble pas la lever.

Et comment cette démonstration serait-elle autre chose qu'une démonstration de l'existence de Dieu ?

Aussi, autant je vous accorde que postuler l'existence de Dieu n'est pas un préalable à la démonstration de l'être nécessaire (votre "Nul besoin de supposer Dieu pour déduire l’Être nécessaire"), autant vous devez m'accorder que la démonstration de l'être nécessaire se donne dans celle de Dieu, et réciproquement, puisque l'Être nécessaire est Dieu (mon "Si vous démontrez l'existence de Dieu et de ses attributs, vous démontrez l'existence d'un être nécessaire").

*

Ensuite, en ce qui concerne la sainteté, je ne suis encore pas d'accord avec vous. Il existe des figures de sainteté dans l'Église que nous ne retrouvons pas ailleurs. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de grands hommes ailleurs, bien entendu (songeons à Gandhi par exemple). Mais le saint, je le crois et je le lis dans la vie des saints, vit l'amour à un degré suréminent. Et puis, il y a les miracles...

1. Pas ailleurs ? Cela suppose d'envisager l'Eglise quant à l'âme et non quant au corps. Si donc vous l'envisagez quant au corps, est évident que des saints peuvent vivre en dehors des limites de l'Eglise visible. Ou serait-ce qu'un infidèle négatif soit nécessairement pécheur ?

2. De plus, votre définition de la sainteté comme vie d'amour à un degré suréminent est une notion confessionnellement typée. Pourquoi un incroyant devrait-il l'admettre a priori et reconnaître dans un chrétien vivant selon l'enseignement chrétien la preuve de la véracité d'icelui ? Bref, en quoi aimer Dieu prouve-t-il son existence?

3. Quant aux miracles, je rigole. Car qui atteste des miracles ? Et d'où vient qu'il faudrait croire en ceux les attestant ?


Enfin, en ce qui concerne les preuves de la religion, oui il existe des choses. Soyons bien clairs : il ne s'agit pas de démontrer la foi au sens mathématique du terme. Mais notre foi ne s'appuie pas sur du vent Popeye. Notre foi s'appuie sur des faits. Et ces faits sont en partie étudiables, analysables, criticables. Comme ils le sont dans d'autres religions. Je pense donc en effet, que toutes les religions n'ont pas le même degré de crédibilité. Que les athées ricanent sur ça leur chante, je me permettrai juste de rappeler que ces éléments de crédibilité, je les étudie depuis ma conversion, et qu'en effet je pense commencer à savoir un peu de quoi je parle.

Puis donc vous savez de quoi vous parlez, vous n'ignorez pas l'enseignement ecclésial relatif à l'évidence de crédibilité des préambules de la foi. Point n'est besoin d'être athée pour ricaner face à cette évidence là. Le cardinal Ratzinger lui-même, du temps d'avant son pontificat, affirmait ne plus y croire (je vais tacher de retrouver la référence).


Prenons un exemple : la mort et la Résurrection de Jésus, vérités centrales de notre foi. Certes, y adhérer sera toujours en définitive un acte de foi. Mais il est faux de dire qu'à ce sujet, toutes les hypothèses (hallucinations des disciples, Jésus pas vraiment mort, etc.) se valent sur le plan de la critique rationnelle. L'hypothèse de la Résurrection est de loin la plus crédible car c'est celle qui rend mieux compte de tous les faits. Bien sûr, il est toujours possible de tout nier (tenez, je peux même nier l'existence de Napoléon en disant que tous les bouquins à son sujet mentent depuis 2 siècles), mais la négation d'un fait n'est pas forcément l'option la plus rationnelle.

C'est du foutage de gueule ! Soyons sérieux. Qui sont les "témoins" de la Résurrection ? Quelques individus affirmant Jésus s'être manifesté à eux en privé, en précisant qu'il n'était pas reconnaissable sinon par ses actes... Napoléon était bien plus visible. Et c'est pourquoi l'évidence morale du fait, assurée pour le second, l'est bien moins pour le premier.


Cordialement

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Raistlin a écrit :Question subsidiaire, cher Popeye, mais qui m'intéresse fortement : que proposeriez-vous de dire à un athée pour l'amener à reconnaître l'existence du Créateur ?
Mon cher Kamaradejeu,

1. Pourquoi voudriez-vous que je m'échine à démontrer quoique ce soit à qui que ce soit ? Vouloir convaincre, une faute de goût.

2. Pour vous répondre, j'attendrais de connaître le tempérament intellectuel du philosophe. Selon qu'empirique ou rationaliste, des raisonnement a posteriori / a priori.

3. Le point commun de toutes ces preuves est épistémologique : l'adéquation de la pensée au réel. Vous avez donc à démontrer en préalable l'inanité des thèses de la sophistique ancienne, du nominalisme médiéval et du criticisme kantien.

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Popeye a écrit :Cela suffisait manifestement à Aristote. Car si aucun être singulier sujet à la génération n'est à lui même cause de son existence, il tient sa cause d'un sujet générateur singulier antécédent, comme déjà dit : Si chaque effet contingent a d'être par sa cause prochaine, et si l'on peut remonter à l'infini la série des causes, chacun des êtres sera causé et aura en sa cause la raison suffisante de son existence.
Oui, mais au final, on ne fait que repousser la question sans jamais y répondre. On n'explique jamais pourquoi il y a de l'être plutôt que rien. Autrement dit, cette régression à l'infini fait tomber dans l'inintelligible. Reprenez l'analogie que j'ai déjà donnée : expliquer le mouvement des aiguilles d'une montre en multipliant à l'infini le nombre des rouages est-elle une réponse satisfaisante ? Je ne pense pas.

Popeye a écrit :Nul ne peut donner ce qu'il a. Mais l'ayant par réception, quoi l'empêcherait de le transmettre ? Il faut donc prouver qu'existe un premier ayant l'être en propre et dont l'être soit l'effet propre...
La démonstration que je propose part justement de la contingence des êtres de l'Univers pour remonter à l'existence nécessaire d'un être ayant l'être en propre. Vous dites qu'ayant reçu l'existence par réception, un être pourrait la transmettre. Peut-on transmettre ce qu'on n'a pas en propre ? J'ai appris que non, mais peut-être ai-je mal appris.

Néanmoins, la régression à l'infini que vous proposez ne résout de toute façon pas le problème, et c'est pourquoi elle me semble insuffisante.

Popeye a écrit :Et comment cette démonstration serait-elle autre chose qu'une démonstration de l'existence de Dieu ?

Aussi, autant je vous accorde que postuler l'existence de Dieu n'est pas un préalable à la démonstration de l'être nécessaire (votre "Nul besoin de supposer Dieu pour déduire l’Être nécessaire"), autant vous devez m'accorder que la démonstration de l'être nécessaire se donne dans celle de Dieu, et réciproquement, puisque l'Être nécessaire est Dieu (mon "Si vous démontrez l'existence de Dieu et de ses attributs, vous démontrez l'existence d'un être nécessaire").
Aaaaaaah, je crois que je commence à comprendre ce que vous essayez de me dire. :p

Oui, je suis d'accord. Mais comment démontrez-vous l'existence de Dieu autrement qu'en partant de l'Être nécessaire ?

Popeye a écrit :1. Pas ailleurs ? Cela suppose d'envisager l'Eglise quant à l'âme et non quant au corps. Si donc vous l'envisagez quant au corps, est évident que des saints peuvent vivre en dehors des limites de l'Eglise visible. Ou serait-ce qu'un infidèle négatif soit nécessairement pécheur ?
"Des saints peuvent vivre en dehors des limites de l'Église visible." Désolé, mais je ne trouve cela évident. C'est peut-être vrai mais pour moi, la sainteté est avant tout un effet de la grâce et que celle-ci se trouve dans l'Église.

Popeye a écrit :2. De plus, votre définition de la sainteté comme vie d'amour à un degré suréminent est une notion confessionnellement typée. Pourquoi un incroyant devrait-il l'admettre a priori et reconnaître dans un chrétien vivant selon l'enseignement chrétien la preuve de la véracité d'icelui ? Bref, en quoi aimer Dieu prouve-t-il son existence?
Bien sûr que ma définition de la sainteté est typée. Elle ne prouve pas Dieu, mais elle en est un indice. Edith Stein s'est convertie en lisant la vie de sainte Thérèse d'Avila par exemple.

Popeye a écrit :3. Quant aux miracles, je rigole. Car qui atteste des miracles ? Et d'où vient qu'il faudrait croire en ceux les attestant ?
L'Église atteste en définitive le miracle. Mais les faits sont étudiables et étudiés par des non catholiques. Songeons aux miracles de Lourdes. Aux apparitions à Fatima. Et même quand seuls des catholiques sont témoins des miracles (comme par exemple en ce qui concerne les nombreux prodiges du saint Padre Pio), si leur témoignage est recevable et fiable (et d'un strict point de vue rationnel, le simple fait qu'il s'agisse de catholiques ne suffit pas à les récuser), alors ils sont objectivement étudiables.

Donc je ne pense pas qu'il y ait nécessairement de quoi rire.

Popeye a écrit :Puis donc vous savez de quoi vous parlez, vous n'ignorez pas l'enseignement ecclésial relatif à l'évidence de crédibilité des préambules de la foi. Point n'est besoin d'être athée pour ricaner face à cette évidence là. Le cardinal Ratzinger lui-même, du temps d'avant son pontificat, affirmait ne plus y croire (je vais tacher de retrouver la référence).
C'est-à-dire ? Qu'entendez-vous par "préambules de la foi" ? L'existence de Dieu, par exemple ?

Et je n'ai jamais dit que les indices dont je parlais étaient évidents. Sinon, ils seraient acceptés par tous. J'ai dit qu'il existait des indices rationnels de la véracité de notre religion, notamment par rapport aux autres religions.

Je vais même plus loin : le théorème de Pythagore n'est pas évident, il n'en est pas moins vrai et démontrable. De même, sans être évidente, je pense que l'existence de Dieu est vraie (encore heureux !) et surtout démontrable.

Popeye a écrit :C'est du foutage de gueule ! Soyons sérieux. Qui sont les "témoins" de la Résurrection ? Quelques individus affirmant Jésus s'être manifesté à eux en privé, en précisant qu'il n'était pas reconnaissable sinon par ses actes... Napoléon était bien plus visible. Et c'est pourquoi l'évidence morale du fait, assurée pour le second, l'est bien moins pour le premier.
Et je pense que vous allez trop vite. Car ces témoins que vous récusez si rapidement ont donné leur vie pour ce qui, selon certains athées, serait un mensonge. Donne-t-on sa vie pour un mensonge qu'on a soi-même forgé ? Quant on est fou, oui. Mais alors, il y eut beaucoup de fous qui étaient atteints de la même folie et en même temps, ce qui relève quasiment du miracle.
Dira-t-on qu'ils eurent tous des hallucinations ? Pour reprendre vos propres mots, le foutage de gueule se situe ici, car nul n'a jamais constaté d'hallucination collective, surtout durant dans le temps et se payant le luxe d'un tombeau vide.
Mais peut-être dira-t-on que les récits du Nouveau Testament sont des légendes inventées par une obscure communauté ? Là encore, ça ne tient pas car cette communauté aurait inventé des légendes quelques années après les faits (ce qui ne s'est JAMAIS vu : il faut plusieurs générations pour forger des légendes), sans que les personnes vivantes au moment des faits ne réagissent pour dénoncer le mensonge ? Et le pire, c'est que les membres de cette obscure communauté auraient donné leur vie pour ces légendes qu'ils auraient eux-mêmes forgées ? Et si on creuse encore, on voit que cette hypothèse devient de plus en plus absurde car rien dans les milieux religieux de l'époque ne permet d'expliquer comment une telle "idée" de la Résurrection d'un homme - et qui ne meurt plus -, de son entrée dans le Ciel, de sa mort rédemptrice, de sa divinité (surtout en milieu juif... et même en milieu païen car si les romains divinisaient leurs empereurs, jamais aucun grec ni romain ne s'était dit qu'un homme pouvait prétendre exister avant les siècles, bref être éternel) est née, et surtout affirmée aussi rapidement, sans développement progressif identifiable.

Donc non Popeye, je ne suis pas d'accord avec vous sur le fait que les raisons de croire soient du "foutage du gueule". Bien plus, ce sont les hypothèses adverses qui en sont : hallucinations collectives, disciples trompeurs mais donnant leur vie pour leur propre tromperie sans que jamais rien ne s'évente, etc.

Bien sûr, il ne s'agit pas d'établir une quelconque certitude rationnelle en la matière, cela est impossible. Mais je constate une chose : les théories alternatives censées expliquer le phénomène chrétien sont toutes rationnellement plus faibles que celle de la Résurrection, car rendent moins bien compte des faits. Bien sûr, comme je l'ai dit, on peut toujours contester les faits (le fameux "tout le monde ment" cher au Dr House :-D )...

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Re: Disputatio autour de l'Être nécessaire

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Popeye a écrit :Vouloir convaincre, une faute de goût.
N'est-ce pas pourtant ce que vous faites en ce moment même ? :roule:

Sinon, à la question pourquoi vouloir démontrer l'existence du Créateur à nos contemporains athées, les raisons sont simples :
1- Par amour de la vérité
2- Parce que le Christ nous demande d'annoncer la vérité aux Nations

Popeye a écrit :Le point commun de toutes ces preuves est épistémologique : l'adéquation de la pensée au réel. Vous avez donc à démontrer en préalable l'inanité des thèses de la sophistique ancienne, du nominalisme médiéval et du criticisme kantien.
Ouh là, effectivement. :s

Néanmoins, je pense que dans notre mentalité scientifique, il n'est pas difficile de faire accepter que notre pensée puisse dire quelque chose du réel. Sinon, ce serait renoncer à toute science, ce qu'aucun moderne n'acceptera. La démonstration de l'existence de Dieu, partant de l'expérience directe des choses (l'observation de la contingences des êtres) et en déduisant logiquement l'existence d'une Cause première, me semble donc tout à fait valable pour un esprit moderne.

Cordialement,
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Re: Disputatio autour de l'Être nécessaire

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N'est-ce pas pourtant ce que vous faites en ce moment même ? :roule:

Ah, mais très cher, je discerne mes interlocuteurs avec soin. :p


Sinon, à la question pourquoi vouloir démontrer l'existence du Créateur à nos contemporains athées, les raisons sont simples :
1- Par amour de la vérité
2- Parce que le Christ nous demande d'annoncer la vérité aux Nations


1. Reste à prouver qu'il s'agit là de la vérité...
2. Reste à vouloir lui obéir...



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Re: Disputatio autour de l'Être nécessaire

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Cher Raistlin,

Oui, mais au final, on ne fait que repousser la question sans jamais y répondre. On n'explique jamais pourquoi il y a de l'être plutôt que rien. Autrement dit, cette régression à l'infini fait tomber dans l'inintelligible. Reprenez l'analogie que j'ai déjà donnée : expliquer le mouvement des aiguilles d'une montre en multipliant à l'infini le nombre des rouages est-elle une réponse satisfaisante ? Je ne pense pas.

Sauf à tomber dans un sophisme à la Gorgias (le non être est ; l'être n'est pas), force est d'admettre la thèse éléatique : l'être est ; le non-être n'est pas. Il n'y a donc pas à expliquer pourquoi l'être est : il est nécessaire que l'être soit.

Reste la thèse éléatique s'être donnée comme négation de la pluralité et du devenir, en contradiction flagrante des données empiriques. D'où la thèse d'Aristote : l'être est un transcendantal qui se prend d'emblée en des acceptions multiples (les dix catégories et leurs dérivées, jusqu'à l'individuel singulier. Aussi, quant aux êtres contingents, singuliers, réputés par Aristote découler d'une succession infinie de générations successives, à la contingence des singuliers répond la nécessité de leur espèce, nécessité de fait puisque de fait, pour Aristote, les espèces réalisées en les divers singuliers existent depuis toujours.

Thomas d'Aquin ne pouvait accepter une telle doctrine, négatrice du dogme de la création, aussi introduira-t-il un argument de type néoplatonicien, en faisant participer (par hiérarchie formelle) les différentes espèces à un être premier. Bref, contredire Aristote supposait de démontrer la création.


La démonstration que je propose part justement de la contingence des êtres de l'Univers pour remonter à l'existence nécessaire d'un être ayant l'être en propre. Vous dites qu'ayant reçu l'existence par réception, un être pourrait la transmettre. Peut-on transmettre ce qu'on n'a pas en propre ? J'ai appris que non, mais peut-être ai-je mal appris.

Vous avez bien appris la leçon métaphysique donnée par Thomas d'Aquin. Je dis seulement qu'elle ne s'est pas imposée à l'intelligence d'Aristote, nullement qu'elle serait fausse.


Mais comment démontrez-vous l'existence de Dieu autrement qu'en partant de l'Être nécessaire ?

Il y a de multiples preuves. Thomas en donne 5.
Et Anselme une sixième...

*

Pour moi, la sainteté est avant tout un effet de la grâce et que celle-ci se trouve dans l'Église.

Certes, mais la notion d'Eglise est d'acception multiple. Vous devez distinguer l'Eglise quant à l'âme et quant au corps.


Bien sûr que ma définition de la sainteté est typée. Elle ne prouve pas Dieu, mais elle en est un indice. Edith Stein s'est convertie en lisant la vie de sainte Thérèse d'Avila par exemple.

En quoi cette conversion prouve-t-elle l'institution divine de l'Eglise ? :sonne:


L'Église atteste en définitive le miracle.

Il s'agit donc d'un argument d'autorité qui, pour être reçu, suppose la foi. Loin de prouver la foi, il la suppose.


Mais les faits sont étudiables et étudiés par des non catholiques. Songeons aux miracles de Lourdes. Aux apparitions à Fatima. Et même quand seuls des catholiques sont témoins des miracles (comme par exemple en ce qui concerne les nombreux prodiges du saint Padre Pio), si leur témoignage est recevable et fiable (et d'un strict point de vue rationnel, le simple fait qu'il s'agisse de catholiques ne suffit pas à les récuser), alors ils sont objectivement étudiables.

Même admis qu'il y ait des manifestations du surnaturel dans l'Eglise et qu'elles soient observables, cela ne prouve pas la véracité du Christianisme. Somme toute, cela ne prouve que la fécondité mystique, paradoxale, de la Croix ; non la divinité de celui qui y fut cloué.


Qu'entendez-vous par "préambules de la foi" ?

Pour un champion de l'apologétique, vous faites fort. :p

Je vous ferais un post explicatif au plus tôt.


Et je n'ai jamais dit que les indices dont je parlais étaient évidents. Sinon, ils seraient acceptés par tous. J'ai dit qu'il existait des indices rationnels de la véracité de notre religion, notamment par rapport aux autres religions.

Bien sûr, il ne s'agit pas d'établir une quelconque certitude rationnelle en la matière, cela est impossible.

L'enseignement traditionnel de l'Eglise est qu'ils sont évidents et que cette évidence génère la certitude.

Mais le magistère contemporain pataugeant allègrement dans les palinodies doctrinales, peut-être enseignera-t-il demain le fidéisme...


Je vais même plus loin : le théorème de Pythagore n'est pas évident, il n'en est pas moins vrai et démontrable. De même, sans être évidente, je pense que l'existence de Dieu est vraie (encore heureux !) et surtout démontrable.

:sonne:

Si démontrable, évident...


Et je pense que vous allez trop vite. Car ces témoins que vous récusez si rapidement ont donné leur vie pour ce qui, selon certains athées, serait un mensonge. Donne-t-on sa vie pour un mensonge qu'on a soi-même forgé ?

D'une, il n'y a aucune impossibilité psychologique à l'éventualité que vous soulevez, des menteurs pouvant préférer périr que perdre la face. De deux, à admettre votre argument, il prouve seulement la sincérité des Apôtres, nullement la véracité de ce qu'ils enseignaient.


Mais peut-être dira-t-on que les récits du Nouveau Testament sont des légendes inventées par une obscure communauté ? Là encore, ça ne tient pas car cette communauté aurait inventé des légendes quelques années après les faits (ce qui ne s'est JAMAIS vu : il faut plusieurs générations pour forger des légendes), sans que les personnes vivantes au moment des faits ne réagissent pour dénoncer le mensonge ?

Il y a dans tous les écrits bibliques une part de fiction littéraire.


Mais je constate une chose : les théories alternatives censées expliquer le phénomène chrétien sont toutes rationnellement plus faibles que celle de la Résurrection

Bof.


+
Jeremy43
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Re: Disputatio autour de l'Être nécessaire

Message non lu par Jeremy43 »

Bonjour,

Il faut ouvrir son coeur. Creusez au fond de vous et vous trouverez la Vérité, vos yeux s'ouvriront et vous verrez la réalité.

Vous savez, les personnes de ce forum ne sont pas nées avec une Sainte Bible dans une main et un chapelet dans l'autre, mais elles ont rencontré Dieu à un moment de leur vie et Il a tout changé, c'est cela le miracle de Dieu, Il transforme des déserts en jardin luxuriant. C'est fantastique.

Pour vous raconter mon expérience, j'ai rencontré le Seigneur alors que j'étais au bout du rouleau, j'avais envie que tout cesse... c'est alors qu'Il est arrivé, me remplissant de joie et d'un amour inexprimable, moi qui ne connaissait absolument rien en religion, j'étais tout d'un coup un fils de Dieu ! Tout ce que le péché avait détruit de beau en moi, le Seigneur l'a réparé, je suis redevenu le petit garçon que j'étais. Il est si beau... j'espère vraiment que vous rencontrerez un jour avant votre mort le Seigneur car Il vous aime et Il veille sur vous en permanence.
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Zarus
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Re: Disputatio autour de l'Être nécessaire

Message non lu par Zarus »

Jeremy43 a écrit :Bonjour,

Il faut ouvrir son coeur. Creusez au fond de vous et vous trouverez la Vérité, vos yeux s'ouvriront et vous verrez la réalité.

Vous savez, les personnes de ce forum ne sont pas nées avec une Sainte Bible dans une main et un chapelet dans l'autre, mais elles ont rencontré Dieu à un moment de leur vie et Il a tout changé, c'est cela le miracle de Dieu, Il transforme des déserts en jardin luxuriant. C'est fantastique.

Pour vous raconter mon expérience, j'ai rencontré le Seigneur alors que j'étais au bout du rouleau, j'avais envie que tout cesse... c'est alors qu'Il est arrivé, me remplissant de joie et d'un amour inexprimable, moi qui ne connaissait absolument rien en religion, j'étais tout d'un coup un fils de Dieu ! Tout ce que le péché avait détruit de beau en moi, le Seigneur l'a réparé, je suis redevenu le petit garçon que j'étais. Il est si beau... j'espère vraiment que vous rencontrerez un jour avant votre mort le Seigneur car Il vous aime et Il veille sur vous en permanence.

C'est joli et je ne vous traite pas de menteur, mais j'ai déjà vu des gens persuadés d'avoir été sauvé par l'islam, pourquoi les prendre moins au sérieux que vous ?

Si il m'aime et veille sur moi, pourquoi attendre pour Me rencontrer et me priver de son fameux Paradis si je meurs par malchance avant ?*
J'ai entendu parler d'une pauvre étudiante de mon âge qui à est décédé la semaine passée d'une rupture d'anévrisme (pas de possibilité de cette fameuse "confession entre la mort et vie qui peuvent absoudre des péchés"), ça aurait pu être moi...
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Re: Disputatio autour de l'Être nécessaire

Message non lu par Popeye »

Disons qu'il vous aime à sa manière... :-D

"Dieu aime tous les hommes et même toutes ses créatures, en ce sens qu’il veut du bien à toutes. Mais il ne veut pas tout bien à toutes. Donc, en tant qu’il ne veut pas pour certains ce bien qu’est la vie éternelle, on dit qu’il les a en haine ou qu’il les réprouve." ST, I, 23, 3, ad.1

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Re: Disputatio autour de l'Être nécessaire

Message non lu par Peccator »

Zarus a écrit :Si il m'aime et veille sur moi, pourquoi attendre pour Me rencontrer et me priver de son fameux Paradis si je meurs par malchance avant ?
Mais il ne cesse de frapper à votre porte, c'est vous qui ne voulez pas ouvrir !
Estimeriez-vous que ce serait une marque d'amour que de défoncer la porte et de vous "obliger à aimer" (formule évidemment privée de sens, puisque l'amour ne peut être que libre) ?

Vous n'avez d'ailleurs, me semble-t-il, jamais répondu à une question fort pertinente : pourquoi tenez-vous à tel point à trouver une explication du monde sans Dieu ? Pourquoi le rejeter avec une telle constance ? Pourquoi ce parti-pris qui fait que vous préférez continuer à fermer les yeux et vous boucher les oreilles, plutôt que d'entendre son appel ?
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
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