Formation "extraordinaire" des séminaristes

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AdoramusTe
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Re: Formation "extraordinaire" des séminaristes

Message non lu par AdoramusTe »

Jean-Mic a écrit : Tant pis si je ne me fais pas que des amis sur ce site, mais qu'est-ce qu'on en a à f... de tout ça !? Vous ne croyez pas pas que la vie de l'Eglise et l'annonce de l'Evangile, c'est ailleurs que ça se joue ?
Bien au contraire, la liturgie est de la plus haute importance dans la nouvelle évangélisation.
Vous êtes passé à côté du Magistère de l'Eglise en la matière.
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Re: Formation "extraordinaire" des séminaristes

Message non lu par Peccator »

Jean-Mic a écrit :
Guy a écrit :Maintenant je ne suis pas certain que ce 15%, nous le retrouvons dans les paroisses.
J'espère bien que non ! Extraordinaire elle est, extraordinaire elle doit rester !
[+] Texte masqué
Tant pis si je ne me fais pas que des amis sur ce site, mais qu'est-ce qu'on en a à f... de tout ça !? Vous ne croyez pas pas que la vie de l'Eglise et l'annonce de l'Evangile, c'est ailleurs que ça se joue ?
Jean-Mic
Relisez Sacrosanctum Concilium : la liturgie est source et sommet de la vie de l'Eglise. Source, car la liturgie nous permet de ressentir que nous faisons Eglise, autour du Christ, avec le Christ et par le Christ. Sommet, car toute notre vie de chrétien doit nous conduire à vouloir célébrer les sacrements, à les désirer ardemment, et donc à pratiquer la liturgie.

Attaché à la FORM, je suis pourtant du même avis qu'Adoramus Te : je suis fermement convaincu qu'améliorer la liturgie est fondamental dans la nouvelle évangélisation.
Il me semble capital de retrouver le sens du sacré. L'Eglise n'est pas une ONG, la messe n'est pas une réunion entre amis où on écoute quelques lectures, et ce n'est même pas une réunion de prière.



Mais je pense que la remarque de Guy a été lue "à l'envers" : il ne s'agit pas tant de savoir si les paroisses auraient envie d'avoir des messes dites selon la FERM que de savoir si les prêtres formés à la célébrer ont envie de servir en tant que curé de paroisse. Certains, oui, je n'en doute pas. Mais tous ?


En tout cas, depuis que j'ai découvert tout ce que l'étude de la FERM apporte (et ce alors même que je n'ai toujours pas été à une messe célébrée selon cette forme !), je suis convaincu que tous les séminaristes devraient être très solidement formés dans la FORM, et avoir une formation aussi dans la FERM. Déjà parce qu'ils peuvent être amenés à devoir célébrer ainsi, et ensuite parce que cela éclairerait bien des points obscurs de la FORM.
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Jean-Mic
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Re: Formation "extraordinaire" des séminaristes

Message non lu par Jean-Mic »

Peccator a écrit :Relisez Sacrosanctum Concilium : la liturgie est source et sommet de la vie de l'Eglise. Source, car la liturgie nous permet de ressentir que nous faisons Eglise, autour du Christ, avec le Christ et par le Christ. Sommet, car toute notre vie de chrétien doit nous conduire à vouloir célébrer les sacrements, à les désirer ardemment, et donc à pratiquer la liturgie.
Ca tombe bien, je viens de le re-re-relire (pour les besoins d'un article qu'on m'a commandé pour la revue diocésaine) et je ne vois toujours pas ce que les anciennes formes de la messe apportaient que la forme actuelle n'apporte pas.
Peccator a écrit :je suis fermement convaincu qu'améliorer la liturgie est fondamental dans la nouvelle évangélisation.
Améliorer, ça ne veut pas dire revenir en arrière.
Peccator a écrit :Il me semble capital de retrouver le sens du sacré.
Quelle que soit la forme retenue, c'est bien la question.
Peccator a écrit :L'Eglise n'est pas une ONG, la messe n'est pas une réunion entre amis où on écoute quelques lectures, et ce n'est même pas une réunion de prière.
Bien d'accord avec vous.

Jean-Mic
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Re: Formation "extraordinaire" des séminaristes

Message non lu par lorenzo »

Jean-Mic a écrit :je ne vois toujours pas ce que les anciennes formes de la messe apportaient que la forme actuelle n'apporte pas.
Une identité ? Je suis catholique. Pas protestant.
De fait, je n'aime guère l'ambiance "Garden Party" de la messe ordinaire.

De même, il faut bien avoir l'honnêteté d'avouer que la messe ordinaire attire beaucoup d'agnostiques.

Ce n'est pas le cas avec la messe tridentine.
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Re: Formation "extraordinaire" des séminaristes

Message non lu par Peccator »

lorenzo a écrit :Une identité ? Je suis catholique. Pas protestant.
De fait, je n'aime guère l'ambiance "Garden Party" de la messe ordinaire.
La "messe ordinaire" en question est-elle celle correctement célébrée selon la FORM, ou celle célébrée sous la forme infra-ordinaire mais si courante ?

Une messe correctement célébrée selon la FORM n'a rien d'une garden party.

Et la FERM ne préservait pas du n'importe quoi. Tous les prêtres n'étaient pas de grands liturgistes. Je n'ai aucun doute que les 3 messes de Daudet ne sont pas qu'un joli conte, mais qu'effectivement beaucoup de prêtres s'autorisaient des libertés.

N'oublions pas trop vite que les tenants actuels de la FERM sont des durs de durs, des convaincus, des militants. Ils ne sont pas le père Toulemonde. D'autant que je n'ai pas l'impression que la formation en séminaire dans les années 50 était formidable.

De même, il faut bien avoir l'honnêteté d'avouer que la messe ordinaire attire beaucoup d'agnostiques.

Ce n'est pas le cas avec la messe tridentine.
Alors c'est un argument en faveur de la FORM !
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Re: Formation "extraordinaire" des séminaristes

Message non lu par Jeremy43 »

Bonjour,

Le problème, comme le signale Peccator, c'est que la messe selon la forme ordinaire est rarement célébrée en suivant le missel de Paul VI, la langue vernaculaire devrait par exemple être l'exception, en France c'est la règle.

Pour la messe traditionnelle, je cite le livre "La Sainte Messe, hier aujourd'hui et demain".
Cette liturgie nous fait entrer dans un monde autre que celui de tous les jours, elle nous fait entrer dans le monde mystérieux du surnaturel, de Dieu. Elle est l'oeuvre de l'Eglise, assistée de l'Esprit-Saint, oeuvre réalisée par de multiples auteurs humains, au cours des siècles; oeuvre perfectible et donc toujours retouchée, mais oeuvre grandiose qui force l'admiration des non-croyants et peut les amener à la foi. ELle détache l'homme de lui-même pour le mener vers Dieu et c'est ce dont il a le plus besoin. Tout y respire l'adoration, le respect, le recueillement, le silence. L'esprit de réserve que Romano Guardini se plaisait à lui reconnaître l'éloigne de toute vulgarité.

Son sens de la grandeur de Dieu ne peut laisser indifférent le chrétien réformé, et son faste rappelle au chrétien d'Orient les splendeurs de sa propre liturgie. Ses nombreux emprunts implicites ou explicites à l'AT montrent au juif que nous ne renions pas nos origines communes, tandis que l'adoration presque palpable qui ressort de ses cérémonies en impose au musulman. Ainsi s'explique que la liturgie traditionnelle soit bien acceptée dans les pays de mission, lorsqu'elle est intelligemment célébrée. Son ancienneté, sa permanence et sa qualité lui donnent une autorité qui la met à l'abri des mutilations, tandis que la précision de ses rubriques retire les prétextes aux improvisations malheureuses.

...

Baiser l'autel, se frapper la poitrine... sont fréquents dans le missel de 1962 comme dans les liturgies orientales. Le retire aide la prière et la foi. Les cérémonies qui accompagnent la consécration, par exemple, aident à croire à la réalité du sacrifice de la messe : quand au milieu du canon silencieux, une lourde cloche se met en branle, que la clochette retentit, que l'encensoir dégage des nuages parfumés, que les ad faces entourent l'autel avec leurs torches et que toute l'assistance est agenouillée, le visiteur, entré par hasard dans l'eglise, comprend qu'il se passe beaucoup plus qu'il ne paraît en surface.

...

Dans ce grand poème tout est écrit pour être chanté, on n'y conçoit pas de texte sans mélodie. Et c'est le chant grégorien, "chant propre de la liturgie romaine", qui doit "occuper la première place". Pour amener les hommes à Dieu, il apporte un appui exceptionnel à la liturgie traditionnelle et lui est connaturel, comme la langue latine.
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Re: Formation "extraordinaire" des séminaristes

Message non lu par Altior »

Jeremy43 a écrit :Bonjour,

Le problème, comme le signale Peccator, c'est que la messe selon la forme ordinaire est rarement célébrée en suivant le missel de Paul VI, la langue vernaculaire devrait par exemple être l'exception, en France c'est la règle.
Pas seulement en France. Dans tout le monde, c'est pareil. Pourtant, il y a une société de prêtres qui pratique la FORM en latin. Ils sont, pour la plupart, des français ou bien des suisses francophones. Il s'agit de la communauté Saint Martin.

À mon avis, la différence entre les deux formes ne se borne pas à la langue utilisé. D'ailleurs, si la FORM est traduite en vernaculaire, rien n'empêche que la FERM soit traduite de la même manière. La vrai différence entre les deux n'est pas là, mais dans une complètement autre attitude devant Dieu.

Supposons que, dans ma paroisse de ville, la communauté passe de la FORM clownesque de maintenant à la même FORM avec le canon en latin, comme indiqué par le Concile. Assaisonée avec du chant grégorien, comme indiqué par le Concile. Avec l'autel vers l'Est, comme le Concile n'interdit pas. Avec Notre Seigneur distribué comme il est prescrit et pas comme il est toléré. Alors, j'ose vous demander: pourquoi pratiquer une telle "FORM réaménagé", ou "FORM conforme" si vous préférez, et pas pratiquer, simplement, la FERM ?
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Re: Formation "extraordinaire" des séminaristes

Message non lu par lorenzo »

Peccator a écrit :
De même, il faut bien avoir l'honnêteté d'avouer que la messe ordinaire attire beaucoup d'agnostiques.

Ce n'est pas le cas avec la messe tridentine.
Alors c'est un argument en faveur de la FORM !
Je persiste : dans le premier cas, les agnostiques ont-ils réellement conscience de ce à quoi ils vont assister durant la messe ?
Dans le second, ils savent. On ne devient pas fidèle de la forme extraordinaire par accident.

Et la nuance n'est pas des moindres.
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Re: Formation "extraordinaire" des séminaristes

Message non lu par Peccator »

Altior a écrit :Supposons que, dans ma paroisse de ville, la communauté passe de la FORM clownesque de maintenant à la même FORM avec le canon en latin, comme indiqué par le Concile. Assaisonée avec du chant grégorien, comme indiqué par le Concile. Avec l'autel vers l'Est, comme le Concile n'interdit pas. Avec Notre Seigneur distribué comme il est prescrit et pas comme il est toléré. Alors, j'ose vous demander: pourquoi pratiquer une telle "FORM réaménagé", ou "FORM conforme" si vous préférez, et pas pratiquer, simplement, la FERM ?
Pourquoi la FORM ? Pour son nouveau lectionnaire. Pour les psaumes. Pour la prière des fidèles (prière universelle). Pour l'anamnèse. Pour la possibilité de la célébrer de manière plus adaptée à des circonstances particulières.

Je ne suis pas favorable à une célébration majoritairement en latin. L'usage du vernaculaire a un sens symbolique majeur : le latin, même s'il est langue de l'Eglise, est une langue morte. Célébrer en vernaculaire est symbole d'un rite vivant, inscrit dans l'aujourd'hui. C'est le mystère de l'incarnation que l'on retrouve.
Pour autant, je déplore la suppression totale du latin. Même en célébrant en vernaculaire, on devrait pouvoir prendre régulièrement des parties en latin. Je réalise avec effroi que je ne sais réciter par coeur aucune des "longues" prières des fidèles en latin, j'ai besoin du texte (Gloria, Credo, et même Pater). Et surtout, on devrait célébrer de temps en temps en latin aussi, en signe de communion avec toute l'Eglise. La célébration en vernaculaire favorise la piété personnelle, la célébration en latin tourne la messe vers les autres. Nous avons besoin des deux.



J'ai trouvé hier matin à la paroisse un bouquin en 2 tomes : "Dans vos assemblées", un manuel de pastorale liturgique préparé par une équipe de liturgistes renommés sous la direction de Gelineau. J'ai commencé à le lire (c'est dense et très riche), et je découvre à quel point nos célébrations sont éloignées de l'esprit du Concile, et même de l'esprit du missel de Paul VI.
Je suis de plus en plus convaincu que ce dont l'Eglise a besoin, ce n'est pas un retour à la FERM, mais une formation solide en liturgie de ses acteurs liturgiques, à commencer par les équipes liturgiques en paroisse. C'est d'ailleurs ce qui est prévu par Vatican II, mais qui n'est pas appliqué en pratique...




Lorenzo : faites un peu plus confiance à Dieu, à l'efficacité de Sa Parole et de Ses sacrements. Ce n'est pas en filtrant pour que ne viennent à la messe que les "purs" que l'on servira l'évangélisation.
Avant Vatican II, il n'y avait que la FERM, et ça n'a jamais empêché les agnostiques de venir à la messe sans être pleinement conscient de ce qui s'y passe.
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Kerniou
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Re: Formation "extraordinaire" des séminaristes

Message non lu par Kerniou »

Pour avoir connu la messe en latin et la messe en français, pour faire simple, je dirais en fonction de mon expérience, dans les campagnes, que les fidèles suivent mieux la messe en français. Avant, l'assemblée était beaucoup plus bruyante: beaucoup de bavardages, la récitation du chapelet pendant et parallèlement à la messe; sans parler des "mademoiselles le long bec" qui s'égosillaient à massacrer le grégorien et l'harmonium. Je ne parlerai pas des vêpres où, à l'heure de la sieste et après le repas, certains messieurs s'endormaient et ronflaient pendant l'office.
Nous avons tendance à idéaliser en référence aux beaux offices dans les communautés religieuses et dans les paroisses (des beaux quartiers ?) en ville. Certains auraient même la nostalgie d'une époque qu'ils n'ont pas connue ...
Personnellement j'aime les chants grégoriens quand ils sont bien chantés, pas ceux des petites églises de campagne que j'ai entendus dans mon enfance.
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.
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Kerniou
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Re: Formation "extraordinaire" des séminaristes

Message non lu par Kerniou »

J'utilise un ton humoristique, c'est vrai mais ce que je dis est véridique.
Quand je parle du chapelet, j'évoque les paroissiens qui ne suivaient pas la messe et qui du début à la fin et à des rythmes différents, récitaient le chapelet à mi-voix, d'autres récitaient la grande prière du matin ou lisaient les litanies. Je ne dis pas qu'ils ne priaient pas avec foi et ferveur. Sans compter la placière qui récupérait la monnaie pour les chaises, cette deuxième quête pouvait se faire tout au long de la messe. Maintenant, on entend plus ce bruit de fond permanent qui altérait le recueillement.
Il y avait un vieil adage qui disait que" les domestiques qui ne vont pas à la messe sont bien bêtes parce que c'est un droit qu'on ne peut pas leur refuser. C'est l'occasion de se mettre propre, de se reposer pendant une heure et de voir du monde"...
Tous les paroissiens, bien sûr, n'en étaient pas là ... Mais il y avait, aussi, la peur de l'enfer.
Quant à la chorale, ou "les chanteuses" il s'agissait d'une ou deux dames qui n'avaient jamais appris à chanter et qui faisaient ce qu'elles pouvaient et l'assemblée suivait ...
Comme je l'ai déjà dit antérieurement, les gens patoisaient et avaient du mal avec le français, alors avec le latin ...
Pour avoir connu les deux, j'observe que les fidèles dans les campagnes suivent mieux et participent la messe en français. Les églises, me direz-vous, sont moins pleines. C'est vrai à la campagne comme à la ville où les offices étaient pourtant très beaux.
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Re: Formation "extraordinaire" des séminaristes

Message non lu par Kerniou »

Je ne parle pas de progrès, Jean-Droit, mais de constatation.
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Re: Formation "extraordinaire" des séminaristes

Message non lu par jean_droit »

Avant, l'assemblée était beaucoup plus bruyante: beaucoup de bavardages, la récitation du chapelet pendant et parallèlement à la messe; sans parler des "mademoiselles le long bec" qui s'égosillaient à massacrer le grégorien et l'harmonium. Je ne parlerai pas des vêpres où, à l'heure de la sieste et après le repas, certains messieurs s'endormaient et ronflaient pendant l'office.
N'êtes vous pas un peu caricaturiste ? Rien qu'un peu ?

Je note que vous parlez de chapelet, de chorale et de vêpres ...
Vous auriez pu ajouter confessions, jeûne, Salut du Très Saint Sacrement ....

Dans mon église de Dordogne il n'y a plus maintenant de récitation du chapelet, la chorale a disparu avec les "mademoiselles le long bec", les vêpres ne sont plus récitées, les confessions ont pratiquement disparu, le Salut du Très Saint Sacrement n'est plus pratiqué ....

Est-ce le progrès ?
Dernière modification par jean_droit le sam. 26 oct. 2013, 19:18, modifié 1 fois.
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Re: Formation "extraordinaire" des séminaristes

Message non lu par Peccator »

Altior, j'ignore quel âge vous avez, mais je crois comprendre que vous n'avez pas connu l'Eglise avant Vatican II.

Ce que décrit Kerniou, c'est ce que m'ont raconté des tas de gens aujourd'hui âgés, et qui allaient à la messe dans les années 50. Les gens qui ont vécu le changement du missel de Paul VI ont aujourd'hui dans les 70 ans. Allez leur demander comment c'était, la messe, avant.
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Re: Formation "extraordinaire" des séminaristes

Message non lu par Suliko »

Peccator a écrit :Altior, j'ignore quel âge vous avez, mais je crois comprendre que vous n'avez pas connu l'Eglise avant Vatican II.

Ce que décrit Kerniou, c'est ce que m'ont raconté des tas de gens aujourd'hui âgés, et qui allaient à la messe dans les années 50. Les gens qui ont vécu le changement du missel de Paul VI ont aujourd'hui dans les 70 ans. Allez leur demander comment c'était, la messe, avant.
Quant à moi, j'ai effectivement entendu des commentaires un peu négatifs au sujet de la messe en latin, mais ils venaient essentiellement de personnes issues de milieux peu fervents, voire carrément agnostiques ou athées, mais catholiques "par tradition". Les personnes restées pieuses tiennent souvent un autre discours. Et d'ailleurs, la destruction de la liturgie et l'abandon de la pratique religieuse coïncident : 1965-1970. On ne modifie pas comme cela une liturgie séculaire...Les fidèles ont été désorientés et ont souffert de cela. Certains passages du journal de Julien Green sont vraiment déchirants, à titre d'illustration.
Donc, pour ma part, j'ai une nette préférence pour la FERM. L'aspect sacrificiel du rite y est plus présent que dans les messes dans la FORM et il y a sans doute moins de communions sacrilèges...
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
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