Pro-vie ou pro-choix ?

« Dieu leur donnera peut-être de se convertir et de connaître la vérité. » (2Tm 2.25)
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Forum de débats dialectiques entre personnes de bonne volonté autour de la religion chrétienne (catholicisme) et des objections formulées à son encontre

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Pro-vie ou pro-choix ?

Pro-vie ultra-radical : l'avortement doit être illégal en toutes circonstances, même si la vie de la mère et du fœtus est menacée.
15
33%
Pro-vie radical : l'avortement doit être illégal, sauf si la vie de la mère et du fœtus est menacée.
3
7%
Pro-vie modéré : l'avortement doit être illégal, sauf si la vie de la mère est menacée.
8
18%
Pro-vie ultra-modéré : l'avortement doit être illégal, sauf si la vie ou la santé de la mère est menacée.
4
9%
Couçi-couça : l'avortement doit être illégal, sauf si la vie ou la santé de la mère est menacée, ainsi qu'en cas de grossesse consécutive à un viol.
5
11%
Pro-choix ultra-modéré : l'avortement doit être illégal, sauf si la vie ou la santé de la mère est menacée, en cas de viol, et aussi en cas de maladies/malformations de l'embryon.
3
7%
Pro-choix modéré : l'avortement doit être autorisé en toutes circonstances, sauf comme remplacement ou supplétif d'une contraception.
2
4%
Pro-choix radical : l'avortement doit être autorisé en toutes circonstances, sauf comme remplacement d'une contraception.
1
2%
Pro-choix ultra-radical : l'avortement doit être autorisé en toutes circonstances.
4
9%
 
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Peccator
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Re: Pro-vie ou pro-choix ?

Message non lu par Peccator »

Ok, le terme sexualité débridée est excessif.

Mais le principe même de la contraception, c'est bien de dire que je peux avoir des relations sexuelles quand je veux sans risquer d'avoir des enfants, non ?
Si je ne veux pas d'enfants, je peux tout simplement m'abstenir, non ?

La contraception, c'est un peu la même chose que de dire : j'adore manger des pizzas, je veux pouvoir en manger tous les jours, mais ne pas prendre un gramme. C'est vouloir le plaisir, mais refuser les conséquences. Et ça, ce n'est pas se montrer responsable.
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
Atest
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Re: Pro-vie ou pro-choix ?

Message non lu par Atest »

Je constate qu'une seule discipline, choisie justement parce qu'elle ne devrait pas poser de difficulté à un penseur matérialiste, permet déjà de trancher la question.
non justement c'est ce que j'essayais de vous dire, elle n'a rien trancher. car il faut encore dire en quoi tuer un "être humain"(génétique) c'est mal.
Par contre, je m'interroge sur le choix des disciplines que vous considéreriez comme légitime d'appeler en éclairage de la question. Ai-je le droit d'écouter ce qu'a à dire la théologie catholique ? L'anthropologie chrétienne ? Et même sans me limiter au christianisme, dans un esprit d'ouverture, puis-je aller interroger les maîtres bouddhistes ? Ou dois-je me limiter aux disciplines qui donnent une réponse allant dans votre sens ?
vous pouvez justifier vos propos par ce que vous voulez, par de l'astrologie ou la boule de cristal ou un jeu de tarot ou un livre sacré mais ce sera plus long car il faudra commencer par justifier leurs épistémologie ou leurs absences. Mais compte tenue du fait que ni vous ni moi ne comptions passer 50ans sur ce sujet, il vaut mieux que vous vous limitiez aux disciplines auxquelles nous accordons tout les deux une légitimité.
Déjà, il faudrait montrer que décider d'avorter apporte effectivement le bonheur à la mère. L'expérience réelle montre pourtant que ce n'est pas le cas.
L'expérience réelle? ça vie sans avortement n'existe pas vu qu'elle a fait le choix d'avorter. Il faudrait qu'elle ai fait le choix de ne pas avorter, ou avoir été forcé etc... (déjà dit)
il existe beaucoups de témoignages de femmes le vivant très bien. (Et beaucoups aussi le vivant mal si vous voulez, je ne le nie pas).
Enfin ce qui compte n'ai pas de savoir si elle est heureuse après l'avortement mais si elle est plus heureuse(ou moins malheureuse) que si elle ne l'avait pas fait. Or d'après ses déductions, elle ne l'était pas, sinon elle n'aurait pas avorté etc..
Ensuite j'ai aussi déjà parler de la préférence pour la raison par rapport au hasard(qui ne peut prédire). l'importance de la décision etc...
Non. Avec l'avortement, nous devons faire un choix entre :
- la perception immédiate que la mère a de son bonheur futur, de sa souffrance future...
- tout l'avenir de cet être humain qui lui aussi aura à connaître bonheur, souffrance, sensations, volonté, conscience.
non ,
- paradigme pro-choix on préfère A) Le Bonheur, la souffrance, les sentiments, les senations, la volonté, la conscience.
- paradigme pro-vie on préfère B) la vie humaine (génétiquement).

vous, vous êtes déjà à l'intérieur du paradigme pro-vie, car dans le paradigme où on préfère le bonheur(pro-choix) l'embryon ne fait pas partie de l'équation car B) n'est pas encore dans son cas. or ici il est question de choisir un paradigme. qu'est ce qui prime entre le bonheur ou la vie(biologique)? c'est l'un au dépend de l'autre.
Si, comme vous le faites, on prend en considération le bonheur et les souffrances futures de la mère (puisque bien souvent, c'est quand même surtout pour son avenir qu'elle s'inquiète), alors logiquement on ne peut pas refuser de prendre en compte le bonheur et les souffrances à venir de cet embryon.
Si précisément, parce qu'il n'est pas encore important vu qu'il n'en a pas. ce n'est qu'un "important potentiel".
Si elle choisi d'avorter, elle considère que ce sa capacité à exprimer sa volonté quant à son avenir a plus de poids que l'avenir d'un autre être humain, qui lui ne peut pas encore exprimer sa volonté.
Ce n'est pas qu'il ne peut pas l'exprimer, c'est plutôt qu'il n'en a pas.

je crois qu'il y a peut être
1) une idée sous-jacente que la nature est bien faite (sophisme naturaliste) parce que Dieu est derrière tout ça et que le mal ne pourrait venir que de nous et notre """libre-arbitre""". Par conséquent le hasard(l'ignorance) fait mieux les choses qu'une décision réfléchie et justifier.
2) un déni des affirmations suivantes:
un embryon( à sa première division) ne souffre pas, n'a pas de volonté, son existence ne lui importe pas comme la vie de sa mère ou de toute l'humanité, il ne veut ni vivre, ni mourrir, il ne sait même pas qu'il est.
Des fois vous dites qu'il est "innocent" comme si ça avait un rapport avec la question et comme si il était déjà une personne.

en quoi est il donc important? son adn? sa potentialité de bonheur(paradigme pro-choix là déjà)? sa potentialité est a décidé car il n'est qu'en puissance et pas en acte.
mais de toute façon le bonheur de l'être humain c'est secondaire dans votre paradigme car même si il naissait sans cerveau et qu'il provoquerait plein de misère il faudrait finir la grossesse tant que toutes ces cellules ne sont pas mortes.

Ce qui compte, c'est bien le bonheur, la souffrance, les sensations, les sentiments, la conscience. Sans tout ça, vous comme moi êtes près(pour certains) à donner le reste de notre "vie" pour le bien de ceux qui peuvent encore le ressentir. C'est aussi pour ça que vous ressentez de l'empathie, vous savez que l'autres souffre car il est conscient comme vous, sa souffrance vous attriste et sa joie vous fait plaisir. grâce à cette empathie nous communiquons nous créons une morale etc...


Ici il y a quelquechose de plus mystique, c'est que après avoir positiver "l'être humain" lui avoir mis une essence(et le piédestal qui va avec comme toute essence) et une âme vous vous interdisez de repensez ce piédestal et vous lui inventer des sentiments, une conscience, un "moi". Et tout ça sans aucunes raisons, à part un argument circulaire que j'ai déjà évoqué.
Je comprend que c'est difficile, par exemple cette essence conduit à une forme démesuré de spécisme (en plus d'autres potentielles comme le sexisme) et j'ai moi même dû redescendre de ce piédestal sur lequel je plaçais l'Humain quand j'ai arrêté de manger de la viande.

Suliko
Ben voyons...Vous avez déjà vu un seul animal capable de produire une oeuvre d'art, de philosopher, bref, de tout ce qui est englobé par les mots culture et civilisation?!
Cette position qui consiste à dire que l'homme n'est qu'un animal est intenable, tant il est évident qu'il est plus que cela...

Chinotar, vous êtes totalement aveuglé et ne vous rendez même pas compte des conséquences de votre position...
Tout ce qui englobe les mots culture et civilisation n'ont là aussi pas d'essence: la culture est à la nature ce que la féminité est à la masculinité. En l'occurence ils sont définit comme spécificités de notre espèce. c'est notre évolution, mais elle n'est pas ontologiquement mieux qu'une autre. selon quel critère elle le serait? des espèces ont existé avant nous et existeront après nous...
C'est vous qui êtes complètement aveuglé et qui vous ne vous rendez pas compte des conséquences de votre position. Quand à votre "évidence", sauf narcissisme par exemple, je vois que l'humain est clairement un primate. Il ressemble à un chimpanzé autant qu'un lion ressemble à un tigre . la correspondance entre génotype et phénotype avec les autres espèce montre bien aussi qu'il n'ai pas une exception etc.. (bref, cf la théorie de l'évolution)

seba15,
oui, je suis catholique, mais je pense être plutôt progressiste dans ma vision.
D'ailleurs je pense que dans les propositions du pape il y a souvent des incohérences, pourquoi dire, on est pour plus d'égalité et moins de pauvreté et proposé ensuite des mesures contre la contraception qui vont décuplé le nombre d'enfant et de bouche à nourrir. De nos jours avoir des politique qui disent faites un tas d'enfant sans contraception et en toute circonstance ça n'est pas raisonnable.
On voit ce que ça donne l'explosion démographiques en afriques et en asie et c'est pas très réjouissant. certes un nouveau né ça fait un croyant potentiel mais il faut voir les conditions de vie de cette personne.
Les moyens de contraception diminuraient aussi fortement le nombre d'avortement ;)

Peccator,
Comment imagineriez-vous une relation d'amour à Dieu où vous mettriez une capote ? Mon Dieu, je veux t'aimer, mais surtout que notre amour ne puisse pas être fécond ?
je ne sais plus trop quoi dire là... votre conception de l'amour me semble bien triste.

la capote permettrait de sauver plein de petit embryon...et des mst etc...

En réalité, le Pape nous explique que Dieu nous invite à vivre pleinement l'amour. Hors l'amour est toujours une ouverture à l'autre, un élan vers l'autre, un accueil de l'autre. Hors la sexualité débridée contemporaine, même pratiquée dans le respect de ses partenaires, n'est en réalité qu'un élan vers soi, son plaisir, sa propre personne. Mais qu'il est difficile de renoncer à soi...
Je ne sais pas si le Pape s'y connait en amour mais tout ça me semble une vision bien triste, bien réductrice et bien autoritaire, bref à l'opposé d'une certaine conception que je me fais de l'amour.
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Suliko
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Re: Pro-vie ou pro-choix ?

Message non lu par Suliko »

car il faut encore dire en quoi tuer un "être humain"(génétique) c'est mal.
Ben voyons! En quoi le fait de tuer un être humain est mal?! Vous êtes sérieux? Et d'ailleurs, vous n'avez pas répondu à la totalité de mon post (sur la notion de dignité intrinsèque)...
mais de toute façon le bonheur de l'être humain c'est secondaire dans votre paradigme car même si il naissait sans cerveau et qu'il provoquerait plein de misère
On croit rêver...Vous légitimez l'avortement d'enfants handicapés parce qu'ils rendraient soi-disant leurs parents malheureux et vous osez sincèrement nous parler de bonheur? Je vous le répète : on ne fait pas son bonheur sans Dieu, et surtout pas en sacrifiant l'enfant qui est dans son sein...
Tout ce qui englobe les mots culture et civilisation n'ont là aussi pas d'essence: la culture est à la nature ce que la féminité est à la masculinité. En l'occurence ils sont définit comme spécificités de notre espèce. c'est notre évolution, mais elle n'est pas ontologiquement mieux qu'une autre. selon quel critère elle le serait? des espèces ont existé avant nous et existeront après nous...
Tout ça, c'est du blabla faussement scientifique. Les faits sont là : vous ne trouverez aucun animal capable de créer une oeuvre d'art, de philosopher, etc...Il faut être aveuglé pour considérer malgré tout que l'être humain n'est qu'un simple primate...
Les moyens de contraception diminuraient aussi fortement le nombre d'avortement
C'est faux! La majorité des femmes qui avortent étaient sous contraception. En fait, les deux phénomènes (contraception et avortement généralisé) sont liés (il s'agit de dissocier relations sexuelles et procréation. Ainsi, quand tout ne se passe pas comme prévu, l'avortement reste une solution...).

Suliko
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
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Re: Pro-vie ou pro-choix ?

Message non lu par Peccator »

Cette discussion ne peut pas faire autrement que tourner en rond.

Nous sommes sur un forum catholique, qui déclare explicitement que nous y présentons le point de vue des catholiques.

Vous me demandez de vous convaincre en mettant de côté tout argumentaire catholique, mais en me limitant au point de vue matérialiste.

Je suis donc obligé de me faire violence, de mettre dans une boîte toute conviction intime, pour adopter un système de pensée qui non seulement n'est pas le mien, mais dont je suis intimement convaincu qu'il est vicié à la base (puisqu'il pose que l'homme doit se penser en dehors de toute relation à Dieu).


Mais enfin, si je voulais défendre un point de vue matérialiste avec des arguments matérialistes (ce donc je doute être capable), j'irais le faire sur un forum matérialiste, pas sur un forum catholique !


Donc rien que cette requête n'est pas honnête, puisque vous ne me demandez pas d'expliquer mon point de vue, mais d'adopter le vôtre. Vous n'êtes plus dans le dialogue respectueux, mais dans la propagande. Vous n'êtes pas là pour écouter ce que nous avons à dire, mais pour nous convaincre que nous avons tort et que vous avez raison.


J'avais déjà fait ce constat sur un autre fil. Peut-être êtes vous vraiment venu pour découvrir la pensée catholique, mais actuellement tout ce que vous faites, c'est systématiquement chercher la faille pour démontrer son erreur.
C'est comme si vous alliez vous un maître de musique indienne, qui essaie de vous expliquer la théorie de la musique indienne, mais que dès le 1er cours, vous lui expliquiez que vous savez écrire de la musique, et que ce n'est pas comme ça qu'on fait...



Vous me demander de limiter mon argumentaire à des disciplines auxquelles vous accordez une légitimité, en rappelant que tout ce qui a trait à la religion chrétienne est pour vous illégitime (mais alors, que faites-vous donc ici, si rien de ce que nous avons à dire n'est légitime ?). Mais vous ne faites aucune liste des disciplines en question : je vais donc être forcé de construire des argumentations pour risquer toujours de m'entendre dire qu'elle n'est pas légitime dès le départ...


-----------


J'explique que ce qui accorde de la valeur à un embryon, c'est effectivement toute la potentialité de sa vie. C'est le fait qu'il a une vie à vivre, et que le seul fait que nous ne sachions encore rien de sa vie ne permet pas de dire que cette vie n'a pas de valeur. Vous me répondez que disant cela, j'adopte un paradigme pro-vie.

:bocal:

Dois-je donc pour vous convaincre adopter un paradigme pro-choix, et partant de là en conclure qu'il faut favoriser la vie ? Vous rendez-vous compte de l'incohérence de vos requêtes ?




Et vous ne réfutez pas le fait qu'en prenant la décision d'avorter, la mère prend bel et bien en considération les potentialités de sa propre vie : elle ne le fait pas en considérant uniquement l'instant présent, mais bel et bien en imaginant les conséquences de l'arrivée de cet enfant sur sa vie future. Il est donc évident que vous accordez plus d'importance aux potentialités d'une vie qu'à une autre.



Je relis votre intervention (parce que contrairement à ce que vous affirmez, je prends le temps de vous lire, de vous relire, et même après avoir rédigé ma réponse, je retourne vous lire pour m'assurer que c'est bien à votre message que je réponds) :
dans le paradigme où on préfère le bonheur(pro-choix) l'embryon ne fait pas partie de l'équation
Mais voilà, tout est dit : l'embryon ne fait pas partie de l'équation. Effectivement, si on le retire de l'équation, il n'y a plus aucune raison qu'on se préoccupe de quoique ce soit d'autre que des sentiments, des émotions et de la volonté de la mère. En fait, dans votre paradigme, vous vous prononcez pour l'avortement avant même de réfléchir à la question, puisque vous raisonnez déjà en faisant comme si l'embryon n'était pas là.


Maintenant que j'ai constaté cela, je revendique être enfermé dans un paradigme pro-vie : je constate qu'il y a bel et bien un embryon qui est là, que c'est une vie, et que je ne peux pas le "retirer de l'équation".


Vous me demandez ce qui prime, du bonheur ou de la vie ? Mais comment connaître le bonheur quand on ne vit pas ? Cette question n'a tout simplement pas de sens ! Pour parler de bonheur, il faut bien que je commence par la vie.

Donc la question n'est pas entre le bonheur et la vie, mais entre le bonheur de la mère (ou plus exactement, de l'idée qu'elle se fait de son bonheur futur) et le bonheur de l'enfant (qui effectivement est bien un bonheur futur). Vous me dites qu'en laissant vivre l'enfant, je fais le pari du hasard. Alors déjà, non, je fais le pari de Dieu (décidément, c'est terrible, n'est-ce pas, cette manie des cathos de trouver Dieu partout...) : Dieu veut que nous soyons heureux, il ne veux pas notre malheur. Ensuite, je ne vois pas comment miser sur le bonheur futur de la mère est moins "hasardeux".

Bien sûr, on peut utiliser notre raison pour construire des scénarios plus ou moins vraisemblables. Mais vous biaisez complètement l'analyse, puisque vous partez du principe que si une femme avorte et se déclare heureuse, alors c'est recevable, mais que si une femme ayant avorté déclare regretter sa décision, c'est qu'elle est dans un paradigme culpabilisant et qu'il faut lui apprendre à penser autrement...

:bocal:


C'est la même chose que si vous avez envie de faire du wingsuit. Vous allez rencontrer des pratiquants, ils vont vous dire que c'est génial, qu'il y a des risques mais qu'en se préparant bien, on peut gérer les risques, et qu'on a des super sensations. Et vous allez rencontrer des gens qui vont vous dire qu'ils en on fait, et qu'un de leur copain est mort, et que toute la préparation que l'on peut faire est une illusion, parce que ça reste super dangereux et qu'on ne maîtrise pas totalement le risque, et que si c'était à refaire, ils préfèreraient n'avoir jamais essayé et que leur pote soit encore en vie. Mais vu que vous, vous avez envie d'essayer, vous allez accorder beaucoup de poids aux arguements de ceux qui pratiquent, et beaucoup moins de poids à ceux qui vous disent de ne pas essayer. C'est un biais très connu en psychologie (est-ce que la psychologie est une discipline légitime ?).

Car tout le problème est là : vous nous reprochez d'être dans le paradigme pro-vie, mais vous-même est depuis le départ dans le paradigme pro-choix.


Hop, vous avez raison, il sert souvent, ce bocal...


-----------


Par ailleurs, ma conception de l'amour vous parait bien triste ? Mais vous n'avez aucune idée de ce qu'est l'amour de Dieu, puisque vous n'avez toujours aucune idée de qui est Dieu ! Comment pouvez-vous alors avoir la moindre idée de si cet amour est joyeux ou triste ? Et comment en général pouvez-vous avoir la moindre idée de ma conception de l'amour ?
Vous êtes insultant et méprisant.

Oser dire que l'amour est une ouverture à l'autre, un accueil de l'autre en même temps qu'un don de soi, c'est avoir une vision triste de l'amour ? Mais qu'est-ce donc que l'amour selon vous, alors ?
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Re: Pro-vie ou pro-choix ?

Message non lu par Belin »

seba15 a écrit :Le préservatif n'est pas le domaine réservé de ceux qui ont une sexualité débridé.
Ça peut être un moyen comme la pillule dans un couple.
Mais bon, l'interdire c'est dire faites un peu plein d'enfant.
Je pense que dès fois le pape devrais botter en toucher plutôt que de partir dans des discussions contreversée.
Voyons! je vais m'essayer de faire une comparaison. L'Eglise demande de ne pas voler. Si pour une raison ou une autre quelqu'un est incapable de ne pas voler est ce que c'est du devoir de l'Eglise de lui donner des conseils pour qu'il vole sans se faire prendre par la police ou bien sans se faire lyncher par la population? ( dans le pays ou je vis les voleurs sont brûlés avec des pneus par la population avant l'arrivé des forces de l'ordre)
De même l'Eglise préconise dans le couple une vie sexuelle qui ne s'oppose pas à la finalité de la sexualité selon les desseins de Dieu ( l'union ET la procréation) . Si pour une raison ou une autre quelqu'un ne peux pas vivre dans la continence sexuelle. Est ce que c'est du devoir de l'Eglise de donner des conseils pour vivre dans la luxure en évitant les conséquences de ce péché? Nous sommes assez intelligent nous même. Ne faisons pas de l'Eglise la complice de nos péchés.
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Re: Pro-vie ou pro-choix ?

Message non lu par Cgs »

[Merci de revenir au sujet]
Cgs
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.
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Re: Pro-vie ou pro-choix ?

Message non lu par seba15 »

J'ai l'impression que le terme "pro-vie" c'est quand même un peu déformer la vérité.
Quand on parle d'une personne qui peut être handicapé tout ça vie si elle né et subir l'oppression des personnes extérieures, Ou même avoir une cellule familiale explosée avec un père par exemple qui ne reconnait pas l'enfant. ça serait presque du pro-souffrance non ? :(
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Re: Pro-vie ou pro-choix ?

Message non lu par mizzati »

Quand on parle d'une personne qui peut être handicapé tout ça vie si elle né et subir l'oppression des personnes extérieures, Ou même avoir une cellule familiale explosée avec un père par exemple qui ne reconnait pas l'enfant. ça serait presque du pro-souffrance non ? :(
Il me semble que pour un catholique, meme si la situation de départ de l'enfant est source de souffrance, son bonheur dépendra seulement de sa possible relation a dieu.
Donc si il nait malheureux, c'est pas grave, mais si il le reste, c'est sa faute (En gros).
" C'est par croire que les hommes sont esclaves. Réfléchir, c'est nier ce que l'on croit. "
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Re: Pro-vie ou pro-choix ?

Message non lu par Peccator »

mizzati a écrit :
Quand on parle d'une personne qui peut être handicapé tout ça vie si elle né et subir l'oppression des personnes extérieures, Ou même avoir une cellule familiale explosée avec un père par exemple qui ne reconnait pas l'enfant. ça serait presque du pro-souffrance non ? :(
Il me semble que pour un catholique, meme si la situation de départ de l'enfant est source de souffrance, son bonheur dépendra seulement de sa possible relation a dieu.
C'est en tout cas ainsi que je comprend les choses. Surtout que ça joue dans les deux sens : on voit bien qu'il y a des gens qui partent avec "tous les atouts de leur côté", et qui pourtant ne sont pas heureux.
Donc si il nait malheureux, c'est pas grave, mais si il le reste, c'est sa faute (En gros).
Heu... non. On ne peut pas dire ça. Dire à quelqu'un que c'est de sa faute s'il est malheureux, ce n'est pas faire preuve de beaucoup d'amour...
Et ce serait oublier qu'on n'existe pas tout seul. Peut-être y a-t-il des gens qui découvrent l'amour de Dieu tous seuls, mais dans l'immense majorité des cas, ça passe par la médiation des hommes qui eux aussi donnent des preuves d'amour. Il est donc de notre responsabilité de savoir montrer cet amour à tous. Y compris, et d'autant plus, à ceux qui n'en reçoivent pas beaucoup dans leur environnement familial.

Nous ne sommes pas chrétiens seuls face à Dieu. Nous avons une responsabilité envers notre prochain. N'est-ce pas d'ailleurs l'évangile d'aujourd'hui ?
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Re: Pro-vie ou pro-choix ?

Message non lu par Menthe »

Bonsoir,
seba15 a écrit :J'ai l'impression que le terme "pro-vie" c'est quand même un peu déformer la vérité.
Quand on parle d'une personne qui peut être handicapé tout ça vie si elle né et subir l'oppression des personnes extérieures, Ou même avoir une cellule familiale explosée avec un père par exemple qui ne reconnait pas l'enfant. ça serait presque du pro-souffrance non ? :(
Pourquoi "pro-souffrance" ?
Je ne suis pas "pro-vie", mais pourquoi les enfants qui vont naitre dans des conditions "défavorables" seraient forcément malheureux et en souffrance toute leur vie ? J'ai une amie qui a été conçue à un "mauvais moment" : sa mère était encore dans les études - elle les a interrompu pour pouvoir élever sa fille -, son père n'avait pas encore de travail, ils n'avaient pas beaucoup d'argent. Et pourtant, elle a eu une enfance très heureuse, et ses parents ne regrettent pas leur choix. Un copain est né d'une relation d'un soir entre sa mère et un quasi-inconnu qui ne l'a pas reconnu et dont il ne connait même pas l'identité. Il est heureux d'être là, et sa mère le considère aujourd'hui comme une belle surprise. Je ne vais pas ressortir tous les exemples que j'ai dans mon entourage, je ne veux pas dire que rien de tout cela ne compte (un handicap peut peser très lourd), juste apporter un peu de nuances. D'autant que je crains un peu l'effet boomerang, c'est-à-dire la culpabilisation de celles qui font le choix de ne pas avorter "alors qu'elles auraient mieux fait".
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Re: Pro-vie ou pro-choix ?

Message non lu par seba15 »

Moi j'ai plus souvent vu des cas, de femme qui avorte parce qu'elles savent que c'est pas durable avec la personne avec qui elle ont eu cet enfant. Mais qui ensuite fonde un couple normal avec enfants plus tard.
Car la norme c'est quand même d'avoir ses deux parents, c'est le moule de la société et déjà même en couple il peut y avoir des haut et des bas.
Même si une mère qui élève seule son enfant c'est aussi possible, mais bon est-ce que l'enfant ne manquera pas d'un père un jour ou l'autre ?
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Re: Pro-vie ou pro-choix ?

Message non lu par Suliko »

Car la norme c'est quand même d'avoir ses deux parents, c'est le moule de la société et déjà même en couple il peut y avoir des haut et des bas.
La norme jusqu'il y a peu, c'était aussi de ne pas avoir de relations non durables, mais de se marier pour faire des enfants...
De toute façon, on n'a pas le droit de sacrifier un enfant innocent au nom de la norme actuelle. Il faut assumer la conséquence de ses actes, car il n'y a jamais de contraception fiable à 100%.
Même si une mère qui élève seule son enfant c'est aussi possible, mais bon est-ce que l'enfant ne manquera pas d'un père un jour ou l'autre ?
C'est clair que si l'enfant est éliminé dans le sein de sa mère, la question de l'équilibre ne se pose plus. Mais quel cynisme!
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
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Re: Pro-vie ou pro-choix ?

Message non lu par Peccator »

Parce qu'un enfant manquera d'un père, il vaut donc mieux qu'il meure avant sa naissance ?

Mais il y a des tas d'enfants qui n'ont pas de père ! Que doit faire une femme dont le mari est soldat et meurt à la guerre alors qu'elle est enceinte ? Que doit faire une femme dont le mari se tue en voiture alors qu'elle attend un enfant ? Et les enfants qui sont nés, mais dont le père disparait, ou meurt ? Pensez-vous qu'il aurait mieux valu qu'ils ne naissent pas ?


Et que doit-on faire des enfants dont la mère meurt en couche ? Les étouffer à la naissance, parce qu'on sait bien qu'un enfant a besoin d'une mère ?
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
seba15
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Re: Pro-vie ou pro-choix ?

Message non lu par seba15 »

Après il y a des cas ou les familles monoparentale sont viable.
Mais bon peut-on jeté la pierre a une femme d'avoir eu un échec et d'avorter pour refaire ça vie autrement. Ça me semblerait un recul social quand même conséquent.
Et d'ailleurs si la mort choque alors pourquoi ne pas se choquer des mort en voiture ou du au cancer des poumons, on entend jamais le pape parler de ses questions la (arrêter de fumer, conduisez doucement), mais dans ce cas la la vie est aussi menacée.
Enfin bref, le fondamentalisme n'est pas bon, je pense que c'est pas un bon profil pour la communauté chretienne de se faire voir sur ce jour là. Faisons des messes ensemble vivons en communauté mais laissons les femmes avoir le choix qu'elle ont le droit désormais et acceptons leur choix.
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Suliko
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Re: Pro-vie ou pro-choix ?

Message non lu par Suliko »

Mais bon peut-on jeté la pierre a une femme d'avoir eu un échec et d'avorter pour refaire ça vie autrement. Ça me semblerait un recul social quand même conséquent.
Non! Le recul social est le fait d'avoir légalisé le meurtre de l'enfant dans le sein de sa mère!
Et d'ailleurs si la mort choque alors pourquoi ne pas se choquer des mort en voiture ou du au cancer des poumons, on entend jamais le pape parler de ses questions la (arrêter de fumer, conduisez doucement), mais dans ce cas la la vie est aussi menacée.
Parce que cela n'a rien à voir. Dans le cas de l'avortement, on décide de tuer un être innocent qui ne peut pas se défendre ni s'exprimer!
Enfin bref, le fondamentalisme n'est pas bon, je pense que c'est pas un bon profil pour la communauté chretienne de se faire voir sur ce jour là. Faisons des messes ensemble vivons en communauté mais laissons les femmes avoir le choix qu'elle ont le droit désormais et acceptons leur choix.
Le meurtre légal n'est pas un choix! Il ne s'agit pas de fondamentalisme, mais de défendre la vie humaine! L'Eglise ne doit pas se soucier de plaire au monde. C'est ce qu'elle fait trop souvent depuis quelques décennies et les résultats sont lamentables...
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
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