Bien sur il y a de grosses différences, pas du tout le même contexte déjà.
Mais je comprends pas vraiment le but de dire ça à part blâmer tel idéologie pour ça tout en excusant les dérives de la religion chrétienne. (je rappelle que ce n'est pas moi qui a abordé le sujet)
Et les idées des Lumières ne se réduisent pas à leur distance avec le catholicisme (Et cette notion de distance au catholicisme est floue : certains philosophes seraient très catholiques de nos jours alors que d'autres seraient complétement athées de nos jours) , vous n'allez pas me faire croire que l'idée des séparations de pouvoir est peu catholique ? ainsi que l'amorce de certaines sciences refoulés car allant à l'encontre de certaines interprétations fort littérales et erronées de la religion à cette époque ?
Puis, peut-on considérer TOUT les philosophes des lumières comme de mauvaises personnes à cause de cela ? il faut prendre en compte le contexte, il y bien trop de variables pour tout mettre dans une seule catégorie. (surtout que plusieurs parmi eux avaient juste pris leur distance avec un clergé malade et pas avec Dieu ou le christianisme)
Vous faites un peu trop de raccourci je trouve. (Mouvement "peu catholique" -> bam tout est mauvais, alors qu'ils n'étaient pas tous vraiment "impies",ect...puis même un impie peut avoir de bons côtés, non ? c'est la position de l’Église qui de chercher des vérités même éloignés d'elle)
Pour en revenir au positivisme, en quoi est-ce si mal pour celui qui ne voit aucune nature spirituelle ? bien sur c'est faux si elle existe, mais vu que cela n'est pas "vérifiable", on ne peut pas affirmer que c'est faux.
Puis, le positivisme doit bien exister dans certains domaines, et le spirituel n'est peut-être qu'une part juste pas encore connue de la science mais qui pourrait l'être un jour si elle existe ?
Bon c'était intéressant, mais je pense qu'on part tous de postulats trop différents, c'est un peu comme si on ne parlait pas la même langue.
Néanmoins, il y a des choses très intéressantes même si je ne suis pas trop d'accord.
Cela a su rester cordial;
Quant à votre deuxième point, la réponse est très simple : si la réponse est satisfaisante, si elle répond au problème, alors c'est gagné. Vous n'avez pas le droit de décréter qu'un problème est insoluble s'il existe une solution rationnelle. Or l'existence d'une Cause première :
1) Est pleinement rationnelle et rigoureuse dans sa démonstration
2) Explique pourquoi il y a de l'être plutôt que rien
3) N'est toujours pas réfutée proprement
En gros, votre objection est à peu près aussi pertinente que si vous décrétiez qu’on ne peut pas savoir si le carré de la longueur de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés des longueurs des deux autres côtés (théorème de Pythagore).
Cela exprime bien l'obsolescence de la philosophie (qui pour moi s'est arrêtée au 19'éme*) : dans les sciences positives tels la physique, il n'est pas du tout admis que car un modèle est satisfaisant (satisfaisant en quoi ? pour notre bien-être ? ce qu'on veut voir du monde ?) et cohérent qu'il est vrai. (La physique moderne aussi est cohérente, se tient et est presque compléte, sauf qu'on s'en rend compte qu'elle se base plus sur une harmonisation d'aprioris et de données incomplètes et ne correspond pas à la réalité, encore moins régit par notre intuitivité et ce qu'on voit au quotidien que ce que l'on croyait)
*C'est bien typique de l'époque : la physique et la chimie étaient considérées comme presque achevées au 19'éme siécle car les modèles étaient complets et se tenaient selon la "logique intuitive" bien caractéristique de la philosophie.
Quel désarroi quand tout fut remis en question...et la révélation que ces méthodes ne fonctionnaient pas et que la réalité était toujours plus contre-intuitive et contre-humaine, jamais aussi simple.
Qu'il fallait énormément de connaissances en un domaine pour juger, que le cumul de domaines était impossible..
Mais une telle chose n'est jamais arrivée à la philosophie, dont les philosophes n'ont plus aucunes vraies connaissances depuis longtemps. (le "philosophe réaliste" à un niveau scientifique d'un lecteur de Sciences & Vie, sinon il n'aurait pas le temps d'être philosophe ni de prétendre pouvoir réfléchir sur plus d'un ou deux domaines, donc se rendre compte que philosopher est impossible)
Un peu le même constat avec la psychanalyse, qui plombe encore la psychothérapie moderne française (vraiment lamentable, suffit de se renseigner sur l'autisme en France et de la situation des hôpitaux psychiatriques et de nombres de méthodes barbares et archaïques, test de la camisole pour l'autisme,ect...preuve que la psychothérapie française est restée une science du 19'éme siécle, non-positive, marqué par la volonté de la psychée indépendante)
Problème dû à une difficulté de voir la psyché comme influençable par le corps, privilégiant la psychanalyse en tant que sorte de philosophie curative. (les problèmes psychologique sont psychiques,ect...)
Problème que n'ont pas les américains par exemple, grand bien pour leur psychothérapie.
"With my eternal life, I will see the world through to its end. Until everyone who won't like me is gone."
— Porky Minch
"Can you face your fears ?"
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