Les occidentaux veulent repartir en guerre

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jean_droit
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Re: Les occidentaux veulent repartir en guerre

Message non lu par jean_droit »

Ce que je trouve curieux c'est que le site catholique Asianews soit aussi critique contre la politique occidentale en Syrie.

D'abord cette statistique rapportée dans la presse anglo-saxone :
L'OTAN admet 70 % de soutien de la population syrienne à Bachar el-Assad

La presse anglo-saxonne rapporte un rapport interne de l'OTAN (daté juin 2013) qui évalue les positions de la population syrienne [1]

Le document fait état de 70 % des Syriens soutenant le président Bachar el-Assad ; 20 % sans opinion et 10 % soutenant les « rebelles ».

Ces chiffres sont présentés comme reflétant une évolution des mentalités. La population étant lassée des excès et des divisions de l'opposition armée. Il ne s'agirait donc pas d'une évolution du point de vue de l'OTAN à la vieille de la tenue de la conférence de paix de « Genève-2 ».

Depuis deux ans, les événements en Syrie sont présentés par la presse atlantiste et du CCG comme une révolution pacifique cruellement réprimée par un tyran. Au contraire, la presse syrienne et anti-impérialiste les relate comme une attaque étrangère, armée et financée à coup de milliards de dollars.

Sur http://www.voltairenet.org le 05/06/2013
Ou encore ces affirmations non vérifiables et qui me semblent exagérées : C'est plutôt le scénario catastrophe :
La Syrie n'est pas seule !
Aujourd'hui, nous nous passerons d'une longue analyse pour nous contenter d'un simple résumé :

La Syrie n'est pas seule ! C'est ce que Téhéran a affirmé à Jeffrey Feltman et au Sultan Qaboos d'Oman [visite simultanée à la capitale iranienne le 25 Août courant].

La Méditerranée n'est ni un lac étatsunien, ni un lac « otanien » pour que nous rebroussions chemin ! C'est ce que le Commandant en chef des Forces armées russes a rétorqué à son homologue US, le général Dempsey.

Le Hezbollah a dressé ses rampes de lance missiles, leurs objectifs programmés allant de Dimona à Tel-Aviv.

Des forces spéciales sont déployées sur les rives du « Canal de Suez », prêtes à s'en prendre aux navires de guerre américains si la Syrie était attaquée.

La région du Golfe est aussi un « champ de bataille » ; les bases étatsuniennes, britanniques et françaises ainsi que les destroyers seront des cibles pour les torpilles et missiles iraniens.

Un demi-million de « Gardiens de la Révolution » sont prêts à traverser l'Irak pour se rendre en Syrie.

La Russie se serait préparée à compenser par voie maritime les armes détruites lors d'une éventuelle attaque de la Syrie et met en garde contre toute agression visant ses navires affrétés à cet effet.

Le suivi des objectifs des missiles syriens sera assuré par les Russes par voie maritime, et par le Hezbollah et l'Iran par voie terrestre.

Les systèmes d'écoute et de décryptage russes, iraniens et libanais [du Hezbollah] seront mis à la disposition de la Syrie.

Le pétrole ne passera plus par le « Détroit d'Ormuz » et Israël sera sous le feu des tirs.

Voilà pourquoi les dirigeants US nagent en pleine confusion…

Par Nasser Kandil sur http://www.mondialisation.ca le 01/09/2013
etienne lorant
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Re: Les occidentaux veulent repartir en guerre

Message non lu par etienne lorant »

RFI : Bachar el-Assad met en garde la France


C’est le grand titre du Figaro. Le Figaro, dont l’envoyé spécial à Damas, Georges Malbrunot, a longuement interviewé le président syrien.

Tout d’abord, el-Assad réfute toute utilisation d’armes chimiques : « toutes les accusations se fondent sur les allégations des terroristes et sur des images vidéo arbitraires diffusées sur Internet. (…) Si les Américains, les Français ou les Britanniques disposaient d’une seule preuve, ils l’auraient montrée, dès le premier jour », affirme-t-il.
« Le Moyen-Orient est un baril de poudre, et le feu s’en approche aujourd’hui, poursuit Bachar el-Assad. (…) Or personne ne peut savoir ce qui se passera. Tout le monde perdra le contrôle de la situation lorsque le baril de poudre explosera. Le chaos et l’extrémisme se répandront. Un risque de guerre régionale existe. »

A la question du Figaro, « la France est-elle devenue un pays ennemi de la Syrie ? », le président syrien répond : « quiconque contribue au renforcement financier et militaire des terroristes est l’ennemi du peuple syrien. Quiconque œuvre contre les intérêts de la Syrie et de ses citoyens est un ennemi. (…) Dans la mesure où la politique de l’État français est hostile au peuple syrien, cet État sera son ennemi. Cette hostilité prendra fin lorsque l’État français changera de politique. Il y aura des répercussions, négatives bien entendu, sur les intérêts de la France. »

Enfin, Bachar el-Assad envoie ce message en direction des parlementaires français qui doivent se réunir demain mercredi : « la question est de savoir si la réunion du Parlement français signifiera que les Français retrouveront l’indépendance dans leur prise de décision. Nous souhaitons que ce soit le cas. Que les parlementaires français décident en fonction de l’intérêt de la France. Je leur demande : pouvez-vous soutenir l’extrémisme et le terrorisme ? »
Voilà pour cette interview du président syrien.

Dans son éditorial, Le Figaro rappelle sa position : « on peut penser, comme certains, qu’il est urgent d’intervenir militairement en Syrie pour 'punir' un assassin et donner un coup d’arrêt symbolique à la prolifération des armes chimiques. On peut estimer - c’est l’opinion du Figaro - qu’une intervention militaire, décidée en dehors de la légalité internationale, aggraverait à coup sûr tous les malheurs de la région (qu’on pense aux conséquences sur Israël ou les minorités chrétiennes) sans en supprimer un seul. Mais, pour se faire une opinion, il faut avoir en main toutes les pièces du dossier. » Et cette interview en est une.

La question du vote

Parallèlement le débat se poursuit en France sur le thème « faut-il y aller ou pas ? », mais il y a aussi et surtout le débat sur le débat…

En effet, relève Sud-Ouest, « comme si la question syrienne n’était pas suffisamment compliquée en elle-même, vient se greffer dessus un autre sujet, moins dramatique : faut-il (ou non) un vote sur une intervention militaire en Syrie ? En apparence, la réponse est simple. Oui. Les parlementaires anglais ont voté, les congressistes américains vont le faire, pourquoi les députés français seraient-ils privés de ce droit. En réalité, les poisons et délices de notre Constitution font qu’un vote sur une question aussi essentielle n’est pas si simple à organiser. Le débat, tel qu’il est prévu demain, ne le permet pas. »

Et La Presse de la Manche de s’insurger, « ainsi donc, le Parlement se réunira demain. Le gouvernement présentera les preuves que ses services de renseignement ont accumulées pour justifier une opération punitive contre le dictateur syrien et son utilisation de produits chimiques contre son peuple. Y aura-t-il un vote ? Que nenni !, s’exclame le quotidien normand. On débattra, mais on ne votera pas demain au Parlement. »

L’Humanité fulmine également : « en s’arc-boutant sur ses prérogatives régaliennes, qui lui permettent d’engager notre pays dans une aventure militaire sans au préalable solliciter un vote de la représentation nationale, le Président accentue le malaise, les incompréhensions. (…) Si les parlementaires français se voyaient privés du droit de se prononcer par un vote, le sort du projet de François Hollande de procéder à des frappes contre le régime de Damas serait, estime le quotidien communiste, entre les mains des seuls Congressmen américains. Quel désastre pour la démocratie française. »

Rien que la constitution…

Le Midi Libre n’est pas du tout du même avis ; Le Midi Libre qui se pose en défenseur de la constitution : « il est sain que la représentation nationale puisse être tenue informée des intentions du pouvoir exécutif. Mais enclencher une guerre ne relève bien que de la décision d’un seul homme et de ses conseillers, relève le journal. Comment imaginer que 577 députés débattent d’une question aussi grave sans connaître les dessous de la guerre. Sans appréhender les complexités du Moyen-Orient. Sans savoir les équilibres des forces. Les Anglo-saxons nourris à une autre culture peuvent nous renvoyer à la face qu’une démocratie moderne du XXIe siècle doit partager une telle décision. La Constitution de 1958 répond autrement, estime Le Midi Libre, et elle nous protège de la cacophonie. François Hollande peut avoir le doigt sur le bouton. Lui et lui seul. Il est même rassurant que les chefs d’État français aient ce pouvoir. »

La République des Pyrénées est sur la même ligne et s’en prend aux ténors de l’opposition qui réclament un vote au Parlement : « il est curieux d’entendre s’élever des voix autorisées à droite pour exiger que le Parlement se prononce à l’avance sur une décision relevant du président de la République en tant que chef des armées, ou en tout cas, relève encore le quotidien béarnais, d’une pratique de la Constitution jamais contestée par eux auparavant. »

Hollande rame

En tout cas, François Hollande est dans une position très inconfortable… Il est obligé d’attendre le vote du Congrès américain en début de semaine prochaine.

http://www.rfi.fr/emission/20130903-une ... nce-figaro
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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