Bonjour,
Il y a une question que je me pose depuis un certain temps.
J'aimerais savoir si la grâce de la foi est toujours précédée d'une grande douleur (morale ou physique) ou bien s'il n'y a pas de lien à faire.
Merci pour vos réponses.
Fraternellement.
Douleur et foi
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Initiation à la religion chrétienne, sous forme de questions & réponses, pour les chrétiens et les non-chrétiens. Cet espace n'est pas un lieu de débat mais d'exposé de la religion chrétienne ; les messages de ce forum sont modérés a priori et les réponses hétérodoxes ne seront pas publiées.
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Re: Douleur et foi
Pourquoi voulez-vous que le Don, ou la grâce, que vous fait Dieu de vous accorder la foi en Lui soit précédé(e) d'une douleur quelconque ? Je ne comprends pas où vous voulez en venir.
-
Ina
- Barbarus

Re: Douleur et foi
Joachim bonjour,
Je m'en veux un peu de m'être aussi mal exprimée. Veuillez m'en excuser.
De plus, je deviens paresseuse
mais il faut dire que le forum est si bien fait que je n'éprouve pas vraiment le besoin de faire des recherches. Je pose une question, et j'obtiens des réponses sérieuses.
Dieu ne nous envoie jamais de souffrance, j'en suis convaincue.
Mais, dans son infinie miséricorde, voyant la douleur d'un non croyant, n'aurait-Il pas la bonté de le prendre sous son aile en lui accordant de croire en lui ?
J'ai lu des témoignages de gens, athées, qui, suite à un immense désespoir se sont convertis.
Bon, là, au cours de discussions, j'ai entendu une phrase qui ne me convient pas du tout à savoir "il était si désespéré qu'il s'est raccroché à la religion".
Et moi je ne le ressens pas comme ça.
Je vois plutôt notre Seigneur qui tend la main, qui dit "viens, suis-moi et tu seras heureux".
Je ne me réfère à aucun écrit donc j'aimerais avoir la confirmation de la justesse de mon ressenti ou bien alors l'inverse.
N'hésitez pas à me dire que je me trompe si c'est le cas. Je ne cherche pas ma vérité mais La vérité.
Je m'en veux un peu de m'être aussi mal exprimée. Veuillez m'en excuser.
De plus, je deviens paresseuse
Dieu ne nous envoie jamais de souffrance, j'en suis convaincue.
Mais, dans son infinie miséricorde, voyant la douleur d'un non croyant, n'aurait-Il pas la bonté de le prendre sous son aile en lui accordant de croire en lui ?
J'ai lu des témoignages de gens, athées, qui, suite à un immense désespoir se sont convertis.
Bon, là, au cours de discussions, j'ai entendu une phrase qui ne me convient pas du tout à savoir "il était si désespéré qu'il s'est raccroché à la religion".
Et moi je ne le ressens pas comme ça.
Je vois plutôt notre Seigneur qui tend la main, qui dit "viens, suis-moi et tu seras heureux".
Je ne me réfère à aucun écrit donc j'aimerais avoir la confirmation de la justesse de mon ressenti ou bien alors l'inverse.
N'hésitez pas à me dire que je me trompe si c'est le cas. Je ne cherche pas ma vérité mais La vérité.
- Olivier C
- Consul

- Messages : 1293
- Inscription : jeu. 13 août 2009, 22:44
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Re: Douleur et foi
La souffrance, un événement douloureux, peuvent permettre à une personne d'atteindre le réel, de se poser les question sur l'essentiel, en oubliant le superflue qui peut nous submerger dans le quotidien.
Ainsi par exemple, une immobilisation forcée dans un hôpital pourra aider tel homme d'affaire à réfléchir sur le sens de sa vie, alors qu'il fonçait auparavant tête baissée vers des objectifs secondaires, voir insignifiants, leurs consacrant l'essentiel de son temps. Rendu enfin disponible, la grâce - qui ne lui a jamais manquée - pourra peut-être le toucher.
Ainsi par exemple, une immobilisation forcée dans un hôpital pourra aider tel homme d'affaire à réfléchir sur le sens de sa vie, alors qu'il fonçait auparavant tête baissée vers des objectifs secondaires, voir insignifiants, leurs consacrant l'essentiel de son temps. Rendu enfin disponible, la grâce - qui ne lui a jamais manquée - pourra peut-être le toucher.
Je suis un simple serviteur, je ne fais que mon devoir.
Re: Douleur et foi
Cathéchisme http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__PY.HTMIna a écrit : Mais, dans son infinie miséricorde, voyant la douleur d'un non croyant, n'aurait-Il pas la bonté de le prendre sous son aile en lui accordant de croire en lui ?
J'ai lu des témoignages de gens, athées, qui, suite à un immense désespoir se sont convertis.
La foi est une grâce
153 Lorsque S. Pierre confesse que Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant, Jésus lui déclare que cette révélation ne lui est pas venue " de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux " (Mt 16, 17 ; cf. Ga 1, 15 ; Mt 11, 25). La foi est un don de Dieu, une vertu surnaturelle infuse par Lui. " Pour prêter cette foi, l’homme a besoin de la grâce prévenante et aidante de Dieu, ainsi que des secours intérieurs du Saint-Esprit. Celui-ci touche le cœur et le tourne vers Dieu, ouvre les yeux de l’esprit et donne ‘à tous la douceur de consentir et de croire à la vérité’ " (DV 5).
La foi est un acte humain
154 Croire n’est possible que par la grâce et les secours intérieurs du Saint-Esprit. Il n’en est pas moins vrai que croire est un acte authentiquement humain. Il n’est contraire ni à la liberté ni à l’intelligence de l’homme de faire confiance à Dieu et d’adhérer aux vérités par lui révélées. Déjà dans les relations humaines il n’est pas contraire à notre propre dignité de croire ce que d’autres personnes nous disent sur elles-mêmes et sur leurs intentions, et de faire confiance à leurs promesses (comme, par exemple, lorsqu’un homme et une femme se marient), pour entrer ainsi en communion mutuelle. Dès lors, il est encore moins contraire à notre dignité de " présenter par la foi la soumission plénière de notre intelligence et de notre volonté au Dieu qui révèle " (Cc. Vatican I : DS 3008) et d’entrer ainsi en communion intime avec Lui.
155 Dans la foi, l’intelligence et la volonté humaines coopèrent avec la grâce divine : " Croire est un acte de l’intelligence adhérant à la vérité divine sous le commandement de la volonté mue par Dieu au moyen de la grâce " (S. Thomas d’A., s. th. 2-2, 2, 9 ; cf. Cc. Vatican I : DS 3010).
Les deux ne sont pas du tout contradictoires, et votre seconde phrase est la cause de la première (à mon humble avis)
J'ai entendu une phrase qui ne me convient pas du tout à savoir "il était si désespéré qu'il s'est raccroché à la religion".
Je vois plutôt notre Seigneur qui tend la main, qui dit "viens, suis-moi et tu seras heureux".
Se croire soi-même imparfait et trouver les autres parfaits, voilà le bonheur. (Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus)
Ce qui attire le plus de grâces du bon Dieu, c'est la reconnaissance, car si nous le remercions d'un bienfait, il est touché et s'empresse de nous en faire dix autres et si nous le remercions encore avec la même effusion, quelle multiplication incalculable de grâces ! (idem)
Ce qui attire le plus de grâces du bon Dieu, c'est la reconnaissance, car si nous le remercions d'un bienfait, il est touché et s'empresse de nous en faire dix autres et si nous le remercions encore avec la même effusion, quelle multiplication incalculable de grâces ! (idem)
-
Christophe67
- Barbarus

Re: Douleur et foi
Bonjour Ina,
Un avis personnel, Dieu nous appelle tous mais provoquer une douleur pour nous convertir serait contraire à notre liberté et il nous veut libre. Dieu n'est pas non plus sadique puisqu'il est parfait.
De plus dans le cadre d'un discernement on considère qu'un mal ne peut justifier un bien, dans ce cas ce n'est pas considéré comme une action ou un appel de Dieu.
Par contre Dieu peut autoriser, accepter ou laisser faire (j'ai peur d'être maladroit sur ce choix de mots) un mal en sachant qu'un plus grand bien va en ressortir. Le malheur ou la douleur rend humble (par exemple une dépression peut amener un orgueilleux à plus d'humilité face à sa douleur) et permet ainsi au coeur d'être dans de meilleures dispositions pour accueillir Dieu.
Si je me trompe n'hésitez pas à me corriger.
Cordialement.
Un avis personnel, Dieu nous appelle tous mais provoquer une douleur pour nous convertir serait contraire à notre liberté et il nous veut libre. Dieu n'est pas non plus sadique puisqu'il est parfait.
De plus dans le cadre d'un discernement on considère qu'un mal ne peut justifier un bien, dans ce cas ce n'est pas considéré comme une action ou un appel de Dieu.
Par contre Dieu peut autoriser, accepter ou laisser faire (j'ai peur d'être maladroit sur ce choix de mots) un mal en sachant qu'un plus grand bien va en ressortir. Le malheur ou la douleur rend humble (par exemple une dépression peut amener un orgueilleux à plus d'humilité face à sa douleur) et permet ainsi au coeur d'être dans de meilleures dispositions pour accueillir Dieu.
Si je me trompe n'hésitez pas à me corriger.
Cordialement.
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