Ce n'était pas à vous, mais à Raistlin, dans les toutes premières pages ; j'avais en gros exposé la théorie classique de la perversion de la foi par les païens ayant envahi les Églises sitôt la tolérance proclamée par Constantin et ses successeurs.Suliko a écrit :Je ne suis pas sûre d'avoir compris votre réponse. Pourriez-vous m'indiquer sur quelle page de ce fil vous m'avez répondu?Je croyais que votre question se résumait par : "que croyez-vous que Dieu ait fait durant ces 1500 fichues années ?".
Vous répondez vous-mêmes à votre interrogation sur un autre plan ; je ne vous répondrai pas au niveau du développement historique, car je l'ai fait antérieurement dans ce fil.
Après tout, il n'avait pas fait différemment lorsqu'Israël s'était détourné de lui...Les Vaudois seraient les descendants spirituels en ligne directe du temps des apôtres? J'attends les sources...Plusieurs indices historiques laissent penser que les Vaudois n'étaient pas hérétiques, au sens "une branche déviante du catholicisme romain". Il semblerait qu'au contraire, ils n'aient jamais été soumis à Rome, et aient conservé la foi apostolique exempte d'un grand nombre de modifications que cette dernière y introduisit.
De toute façon, il est hautement improbable de penser que Dieu aurait confié le dépôt de la foi à une minorité historiquement et géographiquement très bien située...
Concernant les Vaudois, le quatrième paragraphe de cet article nous renseigne sur leurs résistance, d'après les travaux d'un historien du XVIIe siècle, Peter Allix (un protestant, je vous le concède
Suliko, je vous posais cette question en retournement de votre point de vue. Pour vous, ce que dit l'Église Catholique est la Vérité - et se pose alors pour vous la question du "pourquoi Dieu laisse-t-il les protestants errer ?". Pour moi, elle est dans l'erreur, et la question est de savoir pourquoi Dieu a laissé la majorité de la chrétienté la suivre dans son errance (Luther a parlé de captivité babylonienne de l'Église) pendant plus de mille ans. Les deux questions, il me semble, sont insolubles, du point de vue du "pourquoi Dieu laisse faire ?"?Les deux questionnements ne se valent pas! D'une part parce que l'Eglise n'est pas dans l'erreur et ne l'a pas été pendant plus d'un millénaire. D'autre part, parce que le fait d'être sincère ne préserve pas de l'erreur. La preuve : vous avez plein de musulmans, de bouddhistes, etc...qui sont tout à fait sincères, mais dans l'erreur. Puisque vous êtes chrétiens, vous le reconnaitrez vous-même. Or, c'est la même chose pour les protestants, si ce n'est qu'ils sont moins éloignés de la vérité que les musulmans ou les bouddhistes, sans pour autant que leur foi soit correcte.Vous ne pouvez pas m'expliquer pourquoi Dieu laisserait errer loin de la Vérité des catholiques tant de croyants sincères, de même que je ne peux pas expliquer pourquoi il a laissé la majorité de l'Église Universelle être dans l'erreur pendant plus d'un millénaire. C'était cela, mon retournement de question
Je ne sais pas pourquoi vous voulez faire du protestantisme un cas particulier par rapport aux autres religions non catholiques...
Les musulmans et les bouddhistes n'ont pas le même Dieu que nous. Je crois que le concile Vatican II vous a apporté des réponses sur les particularismes des "communautés ecclésiales" par rapport aux religions non-chrétiennes.
Après moi envers Raistlin, c'est à votre tour, Suliko, de faire preuve de méconnaissances des pratiques protestantes.Non, il est de foi catholique que les protestants sont coupés de la vérité et du salut, puisqu'il nous faut la foi et les oeuvres. Après, que Dieu dans Sa miséricorde accorde le salut aux incroyants de bonne volonté de relève pas de nous et c'est une toute autre question...Oh, que si, les interrogations sont comparables ; dans l'un, les gens sont coupés du Salut et de la Vérité ; dans l'autre, les gens sont coupés de la Vérité seulement, le Salut leur étant (grâce à Dieu) offert par la foiJ'en connais qui ont eu des surprises, à se retrouver directement au Paradis sans passer par un purgatoire X)
Et oui, je réaffirme : il est bien différent de n'être pas catholique parce qu'on n'a pas eu vent du message du Christ par son Eglise et de ne pas l'être pour avoir refusé et apostasié (cas de Luther, etc...)
Le protestantisme, s'il dit que les bonnes œuvres ne concourent pas au salut, exhorte les fidèles à en faire. Il met l'accent sur un foi de l'Esprit, foi vivante et du cœur, foi entraînant automatiquement des bonnes œuvres grâce à l'action de l'Esprit en nous. Une foi sans œuvre, sans fruits de l'Esprit, c'est un simulacre de foi, c'est une foi morte. Comme le dit Jacques dans son épître : "Tu crois que Dieu fait un ? Tu fais bien ; les démons aussi, et ils tremblent". La foi n'est pas un assentiment intellectuel, ni une connaissance ; c'est la réponse à la grâce de Dieu, réponse qui passe forcément par le fait de mettre ce dernier au centre. Le protestant, s'il a vraiment la foi par la régénération par l'Esprit, a des bonnes œuvres, et confesse le sacrifice de Christ. Peut-être n'est-il pas catholique ; mais, même dans votre schéma il me semble, il a accès au salut

