21 juin Saint Louis de Gonzague

« Que le juste pratique encore la justice, et que le saint se sanctifie encore. » (Ap 22.11)
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21 juin : Saint Louis de Gonzague

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Prière de Saint Louis de Gonzague

Vierge sainte, mon guide et ma souveraine,
Je viens me jeter dans le sein de votre Miséricorde,
Et mettre, dès ce moment et pour toujours,
Mon âme et mon corps sous votre sauvegarde et sous votre protection spéciale.
Je vous confie et je remets entre vos mains
Toutes mes espérances et mes consolations, toutes mes peines et mes misères,
Ainsi que le cours et la fin de ma vie, afin que,
Par votre intercession et par vos mérites,
Toutes mes œuvres soient faites selon votre volonté
Et en vue de plaire à votre divin Fils.

Source : missel.free.fr

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Re: 21 juin : Saint Louis de Gonzague

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"En France, il n'y a plus de roi !" (Louis XVI, à Varennes, nuit du 21 au 22 juin 1791, après lecture du décret de l'Assemblée Nationale).
21 juin, date cardinale de la Révolution "dite française" où la trahison, le manque de courage et la démagogie réunies fabriquèrent la nasse dans laquelle la famille royale fut prise, au sein des ténèbres, dans un bourg d'Argonne jusqu'alors anonyme...Est-ce pour fêter cette victoire des "frères" que l'ex prince de Blois institua la fête de la musique au seuil du bel été ?
Dernière modification par coeurderoy le jeu. 21 juin 2012, 20:48, modifié 2 fois.
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Re: 21 juin : Saint Louis de Gonzague

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A cette heure-ci de la journée, chaque 21 juin le Champenois que je suis a toujours un petit pincement au coeur : passé Châlons, la berline royale avait parcouru la partie la plus dangereuse du voyage : les hussards de Choiseul, stationnés à Poste-Somme-Vesle (aujourd'hui Pont-de-Somme-Vesle, après Notre-Dame de l'Epine pour ceux qui connaissent cette route filant sur l'Argonne) devaient encadrer et protéger la fin du voyage jusqu'à Montmédy...
En cette fin d'après-midi orageuse, le roi sentit "la terre manquer sous ses pieds" en constatant que la plaine était vide à perte de vue : personne au rendez-vous convenu. L'angoisse et l'inquiétude allaient croître progressivement juqu'à l'entrée du bourg de Varennes où le drame se joua, peu avant minuit...
Louis XVI, comme Jésus, a eu en effet son Judas : toutes les mesures de protection soigneusement mises au point par Fersen pour sauver la Monarchie avaient été délibérément démantelées et désamorcées : ne restait plus qu'une famille en détresse livrée à l'inconnu, à l'arbitraire et aux diktats de quelques meneurs chargés de chauffer à blanc le "peuple souverain"...
Parmi les occupants de ce qui était devenu le cercueil roulant de la Monarchie, une femme en prière, la propre soeur du Roi, Elisabeth de France, que l'Eglise a béatifiée...
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Re: 21 juin : Saint Louis de Gonzague

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21 juin Saint Louis de Gonzague

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LITANIES DE SAINT LOUIS DE GONZAGUE

Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus, écoutez-nous.
Jésus, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, mère de Dieu et la nôtre, priez pour nous.

Saint Louis de Gonzague, patron de la jeunesse, priez pour nous.

Saint Louis de Gonzague, qui avanciez en âge et en sagesse devant Dieu et devant les hommes, priez pour nous.

Saint Louis de Gonzague, qui fûtes fidèle à Dieu jusque dans les moindres choses, priez pour nous.

Saint Louis de Gonzague, qui désirâtes avec la plus vive ardeur la dissolution de votre corps, pour être réuni à Jésus-Christ, priez pour nous.

Saint Louis de Gonzague, qui avez généreusement exposé votre vie pour soulager le prochain, priez pour nous.

Saint Louis de Gonzague, à qui la crainte du Seigneur a fait supporter volontiers de cruelles douleurs, priez pour nous.

Saint Louis de Gonzague, qui vîtes approcher votre dernière heure avec une âme véritablement magnanime, priez pour nous.

Saint Louis de Gonzague, patron de la jeunesse , priez pour nous.

Saint Louis de Gonzague, dont la mort a été précieuse aux yeux du Seigneur, priez pour nous.

Saint Louis de Gonzague, qui, dans le court espace de votre vie, avez fourni une longue carrière, priez pour nous.

Saint Louis de Gonzague, dont la mort est pour la jeunesse un aiguillon et un modèle continuel de vertu, priez pour nous.

Saint Louis de Gonzague, qui même après votre mort nous faites entendre votre voix, priez pour nous.

Saint Louis de Gonzague, que le Seigneur a rendu participant de la gloire des Saints, priez pour nous,

Saint Louis de Gonzague, qui suivez en tous lieux l'Agneau sans tache, priez pour nous.

Saint Louis de Gonzague, notre protecteur et notre appui, priez pour nous.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

Jésus, écoutez-nous.
Jésus, exaucez-nous.


Ne cessez, ô grand Saint, d'invoquer pour nous le Seigneur notre Dieu, Afin qu'il nous accorde le salut.


Prions

Seigneur, qui, en appelant à vous Saint Louis de Gonzague, n'avez fait que l'élever à une vie plus parfaite, accordez-nous par ses mérites et son intercession, de persévérer si constamment dans la vigilance et la prière, que nous méritions de paraître purs à vos yeux au sortir de la vie, et de nous reposer éternellement avec lui dans le sein de votre miséricorde, par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Source : imagessaintes.canalblog.com

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Re: 21 juin Saint Louis de Gonzague

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Biographie

Louis de Gonzague était le fils de Ferrante de Gonzague et de Marta de Tana Santena, issus de familles illustres où l’on compte nombre d’évêques et de cardinaux. Ferrante, en catholique fidèle, avait refusé une haute dignité offerte par Henri VIII d'Angleterre ; Marta s'adonnait aux œuvres de charité et aux lectures spirituelles. Louis, le premier de leur huit enfants, naquit au château de Castiglione, près de Mantoue, le 9 mars 1568 ; la naissance s'était présentée dans des conditions si difficiles qu’il fut ondoyé immédiatement ; le baptême solennel eut lieu le 20 avril 1568.

Louis fut, dès le berceau, le modèle du calme le plus aimable. Il lui arriva plus tard de disparaître : on le retrouvait dans quelque coin, à genoux et les mains jointes. Sa mère avait le désir qu’il se consacrât à Dieu, mais son père le destinait à la carrière militaire ; il lui avait fait faire un costume de soldat et des armes adaptées à ses quatre ans. Un jour, il l'emmena à la forteresse de Casale où Louis, fort réjoui, chargea lui-même, à l'insu de tous, une petite pièce de campagne ; quand le coup partit, on crut à une révolte, et Louis faillit être tué par le recul de la pièce. Bien mieux, il se mit à employer le langage des soldats.

Quand son père embarqua ses troupes pour Tunis. Louis retourna dans sa famille ; c'était la fin de ce qu'il appela plus tard sa vie de péché, dont il eut toujours une honte extrême. Ferrante, revenu de son expédition en 1577, envoya Louis et son frère Rodolphe à Florence, à la cour du grand-duc ; Louis étudiait le latin et le toscan, cet attique de l'italien, et on le citait en exemple aux princesses Eléonore et Marie de Médicis. Il entreprenait une lutte acharnée contre les défauts qu'il s'était découverts : la colère, l'impatience, le mécontentement intérieur ; il ne connaissait pas encore la prière mentale, mais la lecture d'un petit livre sur les mystères du Rosaire, développait sa dévotion envers la mère de Dieu. C'est à l'église des Servites, devant la Vierge de l'Annonciation, qu'il fit, à cette époque, son vœu de chasteté perpétuelle, et bien qu'il ne subît jamais la moindre tentation, il se livra, dès lors, à une vigilance et à une mortification sévères.

A l'automne 1579, son père l'appela à Mantoue où il fut atteint des premiers symptômes de la pierre ; mis au régime, on obtint une guérison parfaite, mais sa santé générale en fut ébranlée. Quelques mois plus tard, à Castiglione il décidait de continuer les jeûnes où il avait trouvé le bien de son âme. Il passait en contemplation des heures entières pendant lesquelles il fondait en larmes ; un opuscule de méditations quotidiennes, par saint Pierre Casinius, et des lettres de l'Inde, qui tombèrent entre ses mains, lui firent connaître la Compagnie de Jésus. Pendant une absence de son père, il reçut le saint cardinal Charles Borromée qui lui donna, pour la première fois, la communion, le 22 juillet.

Revenu à Casale, il fit de grands progrès dans les langues anciennes, lisant surtout Sénèque, Plutarque et les auteurs spirituels ; il fréquentait le couvent des Capucins et celui des Barnabites, dont il admirait la concorde, la douce gaieté, l'ordre de vie et le mépris des choses d'ici-bas. En 1581, de retour à Castiglione, il ne prenait par jour qu'une once de nourriture ; ses instruments de pénitence étaient des chaînes à chien et des molettes d'éperon ; il passait une partie des nuits en oraison et commençait à souffrir de douleurs de tête qui ne le quittèrent plus. Sans guide spirituel, il aurait pu aboutir à un faux mysticisme, si sa prière continuelle n'avait été : Dirigez-moi, mon Dieu !

Quand, en 1581, Ferrante étant grand-chambellan du roi d'Espagne, Louis fut, à la cour de Madrid, page du prince héritier ; il s’adonnat aux études scientifiques, mais le discours latin dont il salua Philippe II après la soumission du Portugal, montre que sa formation littéraire était solide[5]. Aux heures des leçons de danse et d'escrime, il s'esquivait malgré les remontrances de son père ; il ne semble pas que l'obéissance ait alors été sa vertu dominante. Il lisait Louis de Grenade et réussissait à méditer une heure sans distraction, après avoir lutté parfois pendant trois ou quatre heures. La mort de l’Infant le fortifia dans son mépris du monde qu’il songeait d'ailleurs à quitter depuis Mantoue.

Après avoir pensé aux capucins et à un ordre ancien à réformer, il se décida pour la Compagnie de Jésus qui était dans l'élan de sa première ferveur ; il y était attiré par son goût pour l'éducation de la jeunesse et la conversion des païens ; de plus, il était sûr que, dans cet ordre seul, il ne serait chargé plus tard d'aucun honneur ecclésiastique.

Son père, pour gagner du temps, lui fit visiter les cours de Mantoue, Ferrare, Parme et Turin. Plusieurs évêques essayèrent de le persuader qu'il travaillerait plus à la gloire de Dieu en gouvernant sa principauté, mais en vain. Son père finit par donner son consentement, après l'avoir aperçu, par une fente de la porte, se donner la discipline jusqu'au sang et avoir assisté à un interrogatoire sur sa vocation poursuivit pendant une heure.

Avant de partir, Louis séjourna pendant quelques mois à Milan pour les affaires de son père, tout en poursuivant ses études philosophiques. En juillet 1585, il fit à Mantoue les Exercices de saint Ignace, signa le 2 novembre, en faveur de Rodolphe, son acte d'abdication relativement à sa principauté[6], et prit, le 4, le chemin de Rome ; il passa par Lorette pour accomplir un vœu de sa mère au moment de sa naissance. Le 25, il arrivait au noviciat Saint-André sur le Quirinal, où son postulat fut abrégé : il avait donné auparavant assez de preuves de la solidité de sa vocation.

Trois mois après, son père mourait dans des sentiments de piété remarquables, regrettant de s'être opposé si longtemps à la volonté de Dieu sur son fils. Louis, bien qu’il éprouvât une grande peine, se réjouissait de cette fin ; depuis qu'il avait quitté Castiglione, il ne pensait à sa famille qu’en priant pour elle. Il ne voulait plus entendre parler de son origine et fréquentait de préférence les frères coadjuteurs ; il sortait avec des vêtements râpés, un sac sur le dos pour recueillir les aumônes. Il écrivit alors la méditation connue sous le nom de Traité des Anges.

Le 27 octobre 1586, il partit pour Naples avec le maître des novices, mais un érysipèle et de la fièvre étant survenus, on le renvoya à Rome, dès le mois de mai, au collège romain où il prononça ses premiers vœux (25 novembre 1587). Il soutint publiquement des thèses de philosophie, puis passa à la théologie. Il discutait toujours avec vigueur, mais avec modération, n'interrompant jamais personne. En février et mars 1588, il recevait les ordres mineurs et s'appliquait de plus en plus à l'obéissance : il avait toujours une tendance marquée à résister lorsqu'on contrariait son zèle pour les pénitences extérieures.

En septembre 1589, le Père général lui ordonna d’aller à Castiglione, pour régler une querelle entre son frère Rodolphe et le duc de Mantoue au sujet du château de Solférino. Louis fit appel à la générosité du duc et le pria pour l'amour de Jésus de se réconcilier avec Rodolphe. Il réussit aussi à faire accepter le mariage secret de son frère qui avait fait scandale. Reçu à la maison des jésuites de Milan, il y eut la révélation de sa mort prochaine ; il aurait voulu revoir Rome où avait débuté sa vie religieuse ; le Père général l'y rappela précisément. A Sienne, invité à adresser une allocution aux élèves du collège, il parla sur le texte : Extote factores verbi et non auditores tantum.

De retour à Rome, il fit encore un discours sur les obligations de l'épiscopat, en présence de plusieurs évêques et sur leur demande. Pour fortifier son amour de Dieu, il lisait les soliloques de saint Augustin, l'explication du Cantique des cantiques par saint Bernard, la Vie de sainte Catherine de Gênes. Quant à son amour pour le prochain, il le manifesta surtout pendant la famine et la peste des années 1590-1591 ; il se dévoua à l'hôpital Saint-Sixte, puis à Santa Maria della Consolazione ; en chemin il rencontra un pestiféré, le porta sur ses épaules, et rentra malade (3 mars). Il resta languissant pendant plusieurs mois. Dans une sorte de ravissement qui dura toute une nuit, il apprit qu'il mourrait le jour de l'Octave du Saint-Sacrement, le 20 juin : ce jour-là il parut justement mieux et dut insister à plusieurs reprises pour obtenir la viatique ; on le trouvait si bien que le Père Bellarmin lui-même, son confesseur, ne fut pas admis à rester auprès de lui le soir ; il n'y avait que deux autres Pères et l'infirmier quand il rendit le dernier soupir entre dix et onze heures.

Son corps fut enseveli dans la crypte de l'Annonciade ; sept ans plus tard, à cause d'une inondation du Tibre, on enleva le cercueil et on fit une distribution de reliques ; les autres furent mises dans une chapelle de la même église, déplacées plusieurs fois, puis déposées dans la nouvelle église de Saint-Ignace, construite à la place de l'Annonciade. La béatification eut lieu sous le Pontificat de Paul V, verbalement le 21 mai 1605, avec confirmation écrite le 19 octobre de la même année. La canonisation fut décrétée par Benoît XIII, le 26 avril 1726, et proclamée solennellement le 31 décembre suivant. Le 21 juin 1925, saint Louis de Gonzague a été déclaré par Pie XI « Patron céleste de toute la Jjeunesse chrétienne. »

Né en 1568, décédé en 1591... à l'âge de vingt-trois ans ! Comment se fait-il qu'il me faille autant de temps pour me sanctifier, Seigneur ?!?
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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Re: 21 juin Saint Louis de Gonzague

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Prière de Saint Louis de Gonzague à Saint Michel Archange

Ô prince invincible, gardien fidèle de l'Église de Dieu et des âmes justes, vous qui, animé d'une si grande charité et d'un si grand zèle, avez livré tant de batailles et accompli d'entreprises, non pour vous acquérir à vous-même renommée et réputation, comme le font les capitaines de ce monde, mais pour accroître et défendre la Gloire et l'Honneur que nous devons tous à notre Dieu, en même temps que pour satisfaire au désir que vous aviez du salut des hommes, venez, je vous en prie, au secours de mon âme qui est attaquée continuellement et mise en danger par ses ennemis : la chair, le monde et le démon. Vous avez conduit jadis le peuple d'Israël dans le désert, veuillez aussi être mon guide et mon compagnon dans le désert de ce monde, jusqu'à ce que vous m'ayez conduit hors de tout danger dans la terre des vivants, dans cette bienheureuse patrie d'où nous sommes tous exilés.

Source : parousie.over-blog.fr

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Re: 21 juin : Saint Louis de Gonzague

Message non lu par coeurderoy »


Je viens d'apercevoir le livre de Mona Ozouf, sorti en poche cette année...


Belle scène de La Nuit de Varennes (sorti en France en mai 82) : http://www.youtube.com/watch?v=dpFU5TLT-LA
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Re: 21 juin Saint Louis de Gonzague

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Lettre de Saint Louis de Gonzague à sa mère
quelques jours avant sa mort

"Je chanterai sans fin les Miséricordes de Dieu.
Que la Grâce et la consolation de l'Esprit-Saint, très vénérée mère, soient toujours avec vous.
Votre lettre m'a trouvé encore vivant dans cette région des morts, mais prêt à partir pour aller à jamais louer Dieu dans la terre des vivants. Je pensais qu'à cette heure, j'aurais déjà fait le pas décisif. Si « la charité, comme dit Saint-Paul, pousse à pleurer avec ceux qui pleurent et à se réjouir avec ceux qui sont dans la joie », la joie de votre Seigneurie devra être bien grande, pour la grâce que Dieu nous accorde dans ma personne, Dieu Notre-Seigneur me conduisant au vrai bonheur et m'assurant que je ne le perdrai pas.
Je vous avoue que je m'abîme et que je me perds dans la considération de cette Bonté Divine, cette mer immense, sans rivage et sans fond, qui m'appelle à un repos éternel après de bien courtes et bien légères fatigues. Elle m'invite du haut du Ciel à ce souverain bonheur que j'ai cherché avec trop de négligence et elle me promet la récompense du peu de larmes que j'ai versées. Que votre Seigneurie veille donc à ne pas offenser cette infinie Bonté, ce qui arriverait sûrement si vous veniez à pleurer comme mort celui qui va vivre en la présence de Dieu et qui vous servira plus par ses prières qu'il ne le fit ici-bas.
Notre séparation ne sera pas longue ; nous nous reverrons au Ciel et, réunis pour ne plus nous séparer, nous jouirons de notre Rédempteur, nous Le louerons de toutes nos forces et nous chanterons éternellement ses Miséricordes. Tout ce qu'Il fait est bien fait, puisque s'Il nous enlève ce qu'Il nous avait donné, c'est pour le mettre en lieu sûr et nous rendre ce que tous, nous désirons davantage.
Je vous écris tout cela uniquement à cause du désir que j'ai que vous, Madame ma mère, et toute la famille receviez la nouvelle de ma mort comme une grande faveur. Que votre bénédiction maternelle m'accompagne et me dirige dans la traversée de l'océan de ce monde et me fasse arriver heureusement au port de mes désirs et de mes espérances. Je vous écris avec d'autant plus de plaisir qu'il ne me reste plus d'autre preuve à vous donner de l'amour et du profond respect qu'un fils doit à sa mère. "

10 juin 1591

Source : parousie.over-blog.fr

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