Position de l'Église sur l'euthanasie

« Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu'il sache discerner le bien du mal » (1R 3.9)
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Boris
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Message non lu par Boris »

Mourir de façon catholique, ce n'est pas mettre en scène sa mort comm ce fut le cas pour M. Welby !
Par contre on peut s'y préparer :
- sacrement de la confession
- sacrement du saint viatique
...

Ce le fut absoluement pas le cas. Et ce n'est pas la famille qui a demandé une messe d'enterrement mais les groupes de pression.
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LumendeLumine
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Message non lu par LumendeLumine »

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Franck a écrit :Cet article du CEC aurait pu jouer à l'extrême limite au moment où les médecins devaient prendre la décision de placer M. Welby sous respiration artificielle. Cependant une fois cet acte médical accompli, il n'était plus possible de prétendre satisfaire aux conditions énoncées par cet article pour deux raisons: M. Welby était hors de danger et débrancher cet appareil revenait à lui donner directement la mort.
Je ne suis pas sûr de comprendre votre raisonnement. Qu'on refuse d'entreprendre un traitement ou qu'on cesse ce traitement une fois commencé, c'est la même chose: on donne la mort, ou plutôt on la permet. Le refus de l'acharnement thérapeutique implique de renoncer à tenter de prolonger la vie du malade, c'est-à-dire de le livrer à la mort; s'il est légitime, alors il est légitime de cesser des traitements qui permettent au malade de survivre, donc indirectement causer sa mort.

M. Welby était hors de danger? Je ne sais pas si vous réalisez quelle ironie il y a à dire cela. Le danger, c'est une technique qui se croit toute-puissante et place ceux qu'une maladie affligeante condamnerait autrement à une mort certaine dans une condition végétative où l'esprit est retenu pour une période de temps arbitrairement longue dans un corps qui n'a plus grand-chose en commun avec ce qu'on l'on conçoit comme un organisme vivant. C'est une chose inhumaine, ça crève les yeux! Je me considère comme un catholique intègre, du moins intellectuellement, et je veux obéir à ma Mère l'Église; et je vois que l'évolution de la médecine pose une nouvelle problématique, que garder en vie à tout prix, au point où est rendue la technique, conduit et conduira à réduire des hommes à une existence misérable, indigne, absurde.

Evangelium Vitae a été produit en réaction à la culture de mort, c'est pourquoi il est si ferme dans sa condamnation de l'euthanasie. Néanmoins je pense que les conditions dont il parle pour définir l'acharnement thérapeutique ne constituent pas une liste exhaustive. Déjà le CEC est plus large dans les termes employés. Je ne souscris pas comme vous à l'idée que l'acharnement thérapeutique ne se définit que comme un traitement qui viserait à apporter un bref sursis. Ce sont les termes employés par Evangelium Vitae mais j'ose croire qu'il ne sont pas exhaustifs.

Quel est le plus grand mal, la torture ou le meurtre? C'est évidemment la torture. Or si le médecin se rend indirectement coupable de meurtre s'il débranche le patient, il se rend indirectement coupable de torture en le gardant dans cette condition, et tant que cela durera. À la place du médecin, je serais dans un terrible dilemme moral: je ne vois pas en tout cas garder pendant des années sur moi le poids de conserver un M. Welby paralysé de la tête aux pieds, respirant parce qu'on lui insuffle de l'air, digérant parce qu'on fait passer des nutriments dans ses intestins, conscient de sa condition, capable de ressentir pleinement toute la souffrance physique et psychologique que cet état sans issue lui cause. Est-ce que je le débrancherais? il faudrait oser pourtant... Non, nous ne sommes pas les maîtres de la vie que Dieu nous donne. Mais n'y a-t-il pas une différence entre la vie que Dieu nous donne, et la vie qu'on imprime sur un corps sans autonomie? Et l'autonomie, c'est la vie; la vie implique une activité immanente, de l'organisme sur lui-même visant à sa propre conservation. Il y a une limite entre aider un patient à se conserver, et faire se conserver un patient comme un cornichon dans un bocal. Je ne crois pas qu'elle soit claire et que dans l'abstrait on puisse trancher. Néanmoins le cas de M. Welby me semble clair; c'est un corps sans mouvement qu'on anime. C'est horrible! Comment pouvez-vous voir là quoi que ce soit de chrétien?
Franck a écrit :La maladie dont il souffrait ne le conduisait précisément pas de manière inexorable vers la mort après la mise en place de la respiration artificielle.
Le corps humain ne peut pas fonctionner sans ses muscles. Une maladie qui paralyse tous les muscles, et qu'on ne peut guérir, c'est une maladie qui conduit inexorablement vers la mort. La respiration artificielle ne peut pas constituer une solution à long terme.
Que pensez-vous du cas de Terri Schiavo?
Je ne sais pas, je suis mal informé sur ce point. En général je dirais que le cas des comateux est différent: le coma est réversible, quoique tous les comateux n'en reviennent pas nécessairement. Du fait qu'il est réversible, on doit prolonger les traitements. Mais s'il n'était pas réversible, il ne faudrait rien entreprendre pour eux: je ne vois pas quel bien on poursuivrait. Quand la fin est venue, elle est venue. La technique doit s'incliner à un moment donné.
Boris a écrit :Les lobbies de la culture de mort ont cherché à tendre un piège à l'Eglise : sauf que M. Welby a déclaré très ouvertement ne pas être catholique. De plus il a voulu mourir n écoutan Bob Dylan, autrement dit encore un point pas très catholique.

Pourquoi alors lui faire des obsèques catholiques puisque ce n'est pas sa religion et qu'il a tout fait pour que cela se sache.
En fait ce point me préoccupe peu et ce n'est pas cela que j'ai amené. Ce qui me tracasse c'est la portée qu'il faut donner à CEC 2278 que j'ai cité plus haut, et si dans le cas de M. Welby il était légitime de cesser les traitements.[/align]
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Boris
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Message non lu par Boris »

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LumendeLumine a écrit :Je ne suis pas sûr de comprendre votre raisonnement. Qu'on refuse d'entreprendre un traitement ou qu'on cesse ce traitement une fois commencé, c'est la même chose: on donne la mort, ou plutôt on la permet. Le refus de l'acharnement thérapeutique implique de renoncer à tenter de prolonger la vie du malade, c'est-à-dire de le livrer à la mort; s'il est légitime, alors il est légitime de cesser des traitements qui permettent au malade de survivre, donc indirectement causer sa mort.
Justement pas : l'écharnement thérapeutique consiste à donner des soins pour prolonger la vie à tout prix. Le fait de refuser ce soins relève du refus de l'acharnement.
Par contre, lorsque de tels soins sont en place et provoque la mort, je dis bien PROVOQUE LA MORT si on les arrêtent, alors on sort du cadre de l'acharnement thérapeutique.

Regardez Jean-Paul II : il a refusé des soins avant que ceux-ci commence pour ne garder que des soins anti-douleurs.


L'acharnement thérapeutique c'est la réanimation alors que celle-ci va conduire à un état végétatif ! il vaut mieux dans ce cas laisser la personne mourir en lui prodiguant des anti-douleurs.

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LumendeLumine
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[align=justify]Non, l'acharnement thérapeutique ce n'est pas la réanimation; c'est, d'après le Catéchisme de l'Église Catholique, des "procédures médicales onéreuses, périlleuses, extraordinaires ou disproportionnées avec les résultats attendus".

Notez que le magistère de l'Église nous donne bien du fil à retordre avec ses définitions. L'euthanasie est définie comme "une action ou une omission qui, de soi et dans l'intention, donne la mort afin de supprimer toute douleur. " (Evangelium Vitae). Or, renoncer à des "procédures médicales onéreuses, périlleuses, extraordinaires ou disproportionnées avec les résultats attendus", n'est-ce pas "une action ou une omission qui, de soi et dans l'intention, donne la mort afin de supprimer toute douleur"? Ou la différence ne réside-t-elle que dans l'intention, alors qu'objectivement, l'acte est le même? Pas suffisant pour distinguer clairement les deux...[/align]
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Il est évident que l'intention entre pour une grande part.

Pour revenir à la réanimation, elle entre dans certains cas dans la case "disproportionnées avec les résultats attendus". Certaines perosnnes qui font un malaise (donc acte naturel) et qui sont réanimées pour devenir des légumes car trop de cellules du cerveau ont été détruites par manque de sang, n'est-ce pas un acte disproportionné ? On sait que la personne sera un légume.
Peut-être que demain on saura reconstruire ces cellules (voir les résultats des recherches sur les cellules souches du liquide amnyotique), mais pas aujourd'hui.

Pour l'affaire Welby, ous somems bien sur la question de l'intention : dans ce cas là, l'intention était clairement de donner la mort dans une volonté de suicide (l'euthanasie est aussi un suicide en plus d'un meurtre).
L'Eglise ne peut donc n'y approuver la démarche de suicide de M. Welby, ni son meurtre réalisé par un médecin (qui est sensé sauver des vies, en donnant la mort, il a enfraint le serment d'Hypocrate)

Quels étaient exactement les soins reçus par M. Welby ?
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[align=justify]Qui êtes-vous pour connaître l'intention du médecin? Il me semble en tout cas (mais je ne prétends pas le savoir) qu'ici l'intention n'était pas tant de donner la mort que de cesser un traitement n'ayant pour effet que de prolonger sans perspective d'amélioration la lente agonie de M. Welby, lequel n'avait déjà plus grand muscle actif dans son corps et chez qui les fonctions essentielles de respiration et de digestion avaient cessé.

C'est la doctrine du double effet, qui légitime l'auto-défense même si elle implique la mort de l'agresseur et qui résoud certains cas douloureux en bioéthique. On reconnaît qu'il est vain et cruel de poursuivre un traitement permettant de prolonger la vie du patient. La mort en résulte, mais elle n'est pas recherchée en soi.

Les soins reçus par M. Welby consistaient en divers tuyaux reliés à diverses pompes effectuant en son corps les fonctions de respiration et de digestion. L'homme était complètement paralysé à part les yeux. Sa vie ne consistait qu'à attendre la mort dans de grandes souffrances physiques et psychologiques, mort que l'on retardait parce qu'on le pouvait. Mais mon opinion est que ce n'est pas parce qu'on le peut que c'est bon de le faire.[/align]
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Message non lu par Boris »

Dire que le médecin ne voulait pas donner la mort est ridicule : tous les vecteurs d'informations ont été très clairs sur ce point et le médecin a été obligé de dire que s'il a tué M. Welby, c'était pour répondre à la demande de suicide de cet homme et qu'il ne cercherait pas a tué d'autre patient.

Lisez tout même la presse !
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Je ne suis pas certain que l'intention du médecin soit déterminante quant à la valeur morale de l'acte...
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)
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[align=justify]Tout dépend des mots que vous mettez sur les choses, Boris. Libre à vous de parler de suicide ou d'assassinat si vous êtes en désaccord avec mon argumentaire; toutefois j'ai suffisamment mis en lumière que le caractère de renoncement à un traitement pervers de l'acte objectif prédomine sur celui de mettre à mort. M. Welby a cessé de respirer non parce qu'on l'en a empêché, mais parce qu'il en était incapable et qu'on a cessé de lui imprimer artificiellement ce mouvement.[/align]
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De l'Euthanasie

Message non lu par Pyo »

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Défigurée par une tumeur, une quinquagénaire demande à mourir dignement

PLOMBIERES-LES-DIJON (AFP) — "Je l'ai combattue pendant sept ans, je ne veux pas que cette tumeur ait le dernier mot, aidez-moi à partir dignement", implore Chantal Sébire, cruellement défigurée par la maladie, retranchée dans son appartement de Plombières-les-Dijon (Côte-d'Or).

Le combat pour la légalisation de l'euthanasie en France mené par Chantal, une ancienne professeur des écoles de 52 ans, ressemble à celui de Marie Humbert, qui avait aidé son fils tétraplégique à mourir en septembre 2003.

Cette mère de trois enfants est atteinte par une maladie orpheline, incurable et évolutive. Aujourd'hui, elle exhorte l'Etat à abréger ses "atroces" souffrances malgré, dit-elle, son "amour de la vie à 200 pour cent".

"J'avais des projets jusqu'à mes 100 ans, à 50 ans je recommençais des études et je marchais vers un DESS", a-t-elle confié à l'AFP, depuis son domicile près du canal de Bourgogne.

Souffrant d'hémorragies nasales, Chantal apprend en 2002 qu'elle est atteinte d'une "Esthesioneuroblastome", une tumeur évolutive des sinus et de la cavité nasale.

Une maladie très rare, "seuls 200 cas ont été recensés dans le monde depuis 20 ans", précise-t-elle, avant de souligner que la tumeur "est incurable" et que son évolution provoque une déformation spectaculaire et irréversible du visage, et des souffrances "atroces".

L'évolution, "je la sens, elle devient périlleuse, cette énorme masse qui envahit les sinus ne s'arrêtera pas", affirme-t-elle, avant de mentionner les diagnostics des "deux seuls" neuro-chirurgiens qui ont accepté de l'ausculter.

"En 2000, j'ai perdu l'odorat et le goût puis la tumeur s'est étendue et a mangé les mâchoires, avant de s'attaquer aux orbites des yeux. J'ai perdu la vue en octobre 2007", décrit-elle sans pour autant s'apitoyer.

"Les médecins ne savent pas toujours écouter les patients et face à cette maladie, ils sont acculés à une impuissance révoltante pour eux", regrette-t-elle.

De la douleur, calmée provisoirement par de "simples aspirines", Chantal en parle comme "des coups d'aiguille qui rentrent dans l'oeil de façon intense pendant six à sept secondes" et peuvent perdurer "trois ou quatre heures".

Des aiguilles, ajoute-t-elle, qui "rentrent dans tous les vaisseaux de la tête" et qui lui "font perdre le sommeil" et la volonté de poursuivre le combat contre la maladie.

"Aujourd'hui, je suis allée au bout de ce que je peux supporter et mon fils et mes filles n'en peuvent plus de me voir souffrir", assène Chantal en toute lucidité.

"C'est trop dur de ne plus voir les choses, même si je salue encore chaque matin le canard qui chante sur le canal de Bourgogne", plaisante-t-elle.

Pour Chantal, l'heure est maintenant à un autre combat: celui "de partir dignement dans la mort".

"Face à l'incurabilité de sa maladie, entendons la souffrance d'un patient conscient, qui exprime sa volonté avec détermination sans être atteinte par la moindre pathologie psychiatrique", lance-t-elle.

Mais en France, l'euthanasie est interdite. Le médecin traitant de Chantal, le Dr Emmanuel Debost, se refuse à agir contre la loi même si, selon des propos tenus à France 3, sa conscience lui commande "d'aider (sa) patiente à mourir".

Sur les "huit neuro-chirurgiens consultés, deux seuls" ont accepté de la recevoir, avant de lui déclarer que "cette tumeur (était) incurable".

Refusant d’être "mise dans un état second avec la médication qui n’améliore pas la souffrance", Mme Sébire ne demande "qu’à partir sereinement", en accord avec ses trois enfants.

"On ne permettrait pas à un animal d’endurer ce que j’endure", affirme-t-elle, en dénonçant une "loi Léonetti incomplète" qui ne permet pas l’euthanasie.

Mardi soir, son témoignage a été diffusé sur France 2, et ce même jour Mme Sébire a écrit au président Nicolas Sarkozy pour qu’il entende ce qu’elle appelle un "message d’amour".
Qu'en penser? :(
Je l'ai entendue à la radio ce matin, c'était vraiment émouvant.
Peut-on lui refuser d'être euthanasiée?
Quelle autre solution lui permettrait de partir dignement? Que préconise l'Eglise dans des cas tels celui-ci?
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Boris
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Re: Une quinquagénaire demande à mourir dignement

Message non lu par Boris »

Si ce sont les émotions qui prennent les décisions, autant se suicider tout de suite avant de changer d'émotion !

C'est honteux de jouer sur les sentiments. Il n'y a rien qui fluctue plus que les émotions/sentiments !

Comment prendre une décision sur de tels sables mouvants ?

Ce qu'il faut c'est un traitement passant par une éducation à la différence.

La question n'est pas se que l'on ressent, mais comment dépasser cela. Comment l'entourage doit dépasser cela.

Si on se base uniquement sur les sentiments, alors comment condamner Hitler pour qui les Juifs représentaient un sentiment de haine ?
C'est du même enjeu.

Cette dame subit-elle un acharnement thérapeutique ? Qu'elle l'arrête dans ce cas.
C'est d'entourage et de prière dont elle a besoin. Pas de suicide.

On voit bien où mène notre société hyper-matérialiste, incapable de se défaire de ses plaisirs et déplaisirs comme des enfants immatures.
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giorgino
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Re: Une quinquagénaire demande à mourir dignement

Message non lu par giorgino »

Tout à fait boris !! On voit bien que cette femme fait du cinéma !!
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Re: Une quinquagénaire demande à mourir dignement

Message non lu par Boris »

giorgino a écrit :Tout à fait boris !! On voit bien que cette femme fait du cinéma !!
Non, sa souffrance est peut-être réelle.
Mais la solution n'est pas la solution finale !

Sa souffrance est par contre liée à un matérialisme trop fort.
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Invité
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Re: Une quinquagénaire demande à mourir dignement

Message non lu par Invité »

On s'étonne de constater la compassion de certaines personnes ici...

Certes l'euthanasie n'est pas la solution (et je précise que je suis contre en toute circonstance) mais de dire que la souffrance de cette femme est liée à un matérialisme (et est "peut-être réelle") est faire preuve de peu de compassion. Même saint Paul (et avant lui Élie et Job) désire mourir à un certain moment où les souffrances sont absurdes et insupportables. C'est sa seule foi qui le garde en vie et qui l'encourage à poursuivre sa course jusqu'au bout. Si cette femme n'a pas la foi, pour des raisons que Dieu seul connaît, nous pouvons alors comprendre son désir d'en finir. Qui n'a pas voulu mourir dans un temps de souffrance extrême ? À moins ne n'avoir jamais connu la souffrance... seuls ceux qui la côtoient - qui l'étreignent - sont habiletés à en parler, sinon, mieux vaut se taire que de dire des bêtises à la personne qui souffre. Ce n'est pas juste une question esthétique matérialiste ! Elle souffre un martyr physique. Notre position devrait plutôt se limiter à prier pour qu'elle trouve la foi et qu'elle trouve un sens à sa vie, à ses souffrances... et non pas de la juger à l'emporte-pièce en disant que sa souffrance est hédoniste ou émotionnelle. J'aimerais bien voir comment vous vivriez une telle souffrance...
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laiglejo
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Re: Une quinquagénaire demande à mourir dignement

Message non lu par laiglejo »

Boris a écrit :Si ce sont les émotions qui prennent les décisions, autant se suicider tout de suite avant de changer d'émotion !
C'est évident, devant la souffrance, il ne faut pas avoir d'émotions ni de sentiments.......et d'abord, s'ils souffrent, c'est leur faute......et puis d'abord, ils nous "gonflent" à déranger notre petite vie proprette de catho protégée par la loi.....
Sa souffrance est par contre liée à un matérialisme trop fort
.....C'est ce que je disais : c'est sa faute et son problème !

Vive Eurodisneyland, le paradis pour le enfants propres, riches, beaux et en bonne santé :hypocrite:
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